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 Dum Spiro Spero

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Luke G. Hugh
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/01/2016
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MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Mer 5 Oct 2016 - 17:32



Quel plus grand péché que celui de la chair. Mais quand était il réellement quand celui ci était prit par la force. A quoi bon y penser, le bonhomme n'en avait cure et son esprit trop contaminé par l'alcool et la haine, n'avait pas la jugeote d'un enfant de 3 ans. Même d'un enfant d'ailleurs. Non. Sa conscience n'était plus que celle d'un animal assoiffé de puissance et de domination sur sa proie. Les phalanges du violeur entravaient celle de la frêle victime qui subissait ses coups violents. L'être, le fauve se libérait de toute contraire, de toute morale. Au diable le diable lui même, de toutes façons, c'était en enfer qu'il finirait. Alors autant sévir de tous les crimes possibles pendant que le temps le lui permettait encore.

Ce temps qui pour une fois ne s'écoulait pas comme une traînée de poudre. Les secondes lui laissaient tout le loisir de sentir encore la témérité de celle qui faisait son en cas. Celle qui n'avait vraiment pas eu de chance aujourd'hui. La jeune femme aurait pu tomber sur un gaillard bien plus sympathique quelques semaines plus tôt. Mais il rien ne se déroulait jamais comme on le voulait dans ce nouveau monde. Rien. Pas même en cet instant. Son instinct bestial prenait le dessus sur les efforts vains de la silhouette au courbe si généreuse. Putain, qu'est c'qu'il prenait son pied ! Là, tel le roi du monde. Le maître de l'univers. Mieux encore. Le maître des enfers, Lucifer en personne. Celui qui ne laissait pas de répit à ses sujets. Et de répit, l'une de ses vierges qui donnerait tout pour garder sa dignité, n'en avait pas, et n'en aurait jamais jusqu'à temps que celui ci le décide. Luke avait le pouvoir. Le pouvoir sur tout. Là, au creux de son bas ventre, la créature dénuée de compassion prenait, sans détour, avec violence, encore et encore.

Mais il est dit et il le sera toujours. Rien ne se passe jamais comme il est prévu. La seconde d'avant, la virilité de l'homme assénait son châtiment à sa victime du moment. Celle d'après, une douleur fulgurante à la tête lui faisait presque tourné de l’œil. Le bonhomme perdit rapidement pied pour s'écraser à terre comme un vulgaire chiffon qu'on lance à travers une pièce. Le gaillard gisait, les yeux ronds littéralement surpris de l'avoir été. Mais il n'eut pas le temps de réaliser ce qu'il lui arrivait qu'un homme se jeta sur lui pour le rouer de coups. Des coups, trop pour être compter s' abattirent sur son visage.

L'adrénaline qui n'avait pas quitté son corps le réveilla de sa transe maladive. La douleur aida la gueule d'ange à recouvrer ses esprits dans les plus brefs délais. Il y avait urgence. Le bonhomme devait se débattre ou il mourrait sous les coups de son agresseur. Putain ! C'était maintenant ou jamais ! Son bras passa par dessus celui de l'autre pour enfoncer son poing dans la mâchoire du bagarreur. L'action ne dura que quelques secondes mais cela suffit largement à l'amocher. Luke sentait sa joue et sa mâchoire l'élancer de souffrance. Ce qui ne fut que raviver sa hargne et envoya valser l'autre homme loin de lui. Luke se redressa et rentra son attirail masculin à sa place. Se battre la queue à l'air n'avait rien de très digne. Surtout face à ce genre d'ennemi. Pourquoi se faisait t'il charger de la sorte ? Son regard se posa rapidement sur un corps étendu non loin. Une lumière se raviva dans le cerveau du gaillard et tout s’enchaîna dans sa tête. Il avait fait ça. Ca. A une femme. Lui. Luke. Putain.

Ses réflexions en tête, le bonhomme se retrouva de nouveau projeter en arrière d'une vitesse qu'il ne put se retenir de s'écraser sur une table basse. Le bruit assourdissant de sa chute l'étourdit, mais pas moins que les coups qu'il reçut ensuite. Luke essaya tant bien que mal de se montrer plus homme qu'il ne l'avait été quelques minutes auparavant. Mais rien n'y faisait. Là, entre les mains d'un homme qui le détestait, qui avait en lui toute la haine du monde, le gaillard perdit ses moyens. C'était donc ça la haine que lui même ressentait. Voilà qu'on lui faisait la démonstration de ses propres sentiments, en puissance mille. La force des coups le fit basculer dans l'inconscience trop rapidement pour en déterminer le temps. Peut être cela dura cinq minutes, ou dix peut être. Comment le savoir ?

Le visage boursoufler par la violence, immaculé de sang, l'homme était méconnaissable. Luke n'était plus qu'un cadavre laissé au sol, tel un déchet. Un déchet indésirable.

Alors la voilà. Ma fin. Une fin... de faible.
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Selene Sweetnam
leader | Messiah
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MessageSujet: Re: Dum Spiro Spero   Mer 5 Oct 2016 - 19:58


La voix de Gabriel lui parvenait comme enveloppée de coton. Elle ne sentait même plus son corps. Il l’avait rhabillée, éloignée, assise ; toutes ces choses, Selene avait l’impression de les avoir vues de l’extérieur. Ses paupières papillonnèrent alors qu’elle s’efforçait de focaliser, sa bouche s’ouvrit plusieurs fois dans le vide alors qu’elle était persuadée de parler. Pourquoi elle s’excusait ? C’était simple… parce qu’elle avait tout gâché. Tout. Le premier son qu’elle émit fut finalement un gémissement : elle avait mal. Son entrejambe, ses poignets, sa tête, son ventre, et même des endroits où elle ne se souvenait pas avoir été frappée. Elle se sentait vide, comme si un trou béant avait été creusé dans son corps et que désormais, tout le monde pouvait voir à travers.

Pour se relever, la musicienne s’était aidée de son petit ami. Il ne la lâcha pas, pas une seule fois, mais elle n’arrivait pas à le remercier. Du coin de l’œil, elle avisa le corps inerte de son bourreau. L’achever ? Ce serait si simple – et mérité. Elle n’avait qu’à se pencher, tendre la main, ramasser son révolver et lui coller une balle dans la tête. Non, dans la poitrine ; il ne valait pas la peine d’être épargné. Il devrait vivre sa seconde mort, jusqu’à ce que quelqu’un lui éclate la cervelle. Comme un robot, la pianiste avait réussi à entraîner l’instituteur, à s’emparer du colt, mais quand son bras se dressa faiblement vers son violeur, Gabriel lui parla à nouveau. Est-ce qu’il lui disait que c’était fini ? Oui… elle ne comprenait plus vraiment, les mots sonnaient mais n’avaient plus de sens. Comme elles, ils étaient dénaturés.

Selene mit un long moment avant de réaliser qu’elle tremblait comme une feuille. Malgré la chaleur de l’été, sa peau était glacée, couverte de chair de poule. Le soleil était aveuglant. Comment son aîné avait réussi à l’emmener en lieu sûr ? Elle ne se souvenait plus. Quand les pensées de la musicienne recommencèrent enfin à enregistrer ce qui se passait, ils étaient tous les deux dans un salon désuet, décoré avec un goût démodé. Elle était alors pleinement capable d’appréhender la situation, mais assimila alors brusquement le reste. La souffrance, la sensation d’être souillée, la peur, l’impression de perdre tout ce en quoi elle commençait à croire…

De la honte aussi. Une honte brûlante. Celle qui lui faisait baisser les yeux chaque fois qu’elle essayait de regarder l’ancien professeur. Elle se sentait salie, gênée en sa présence, avec cet horrible sentiment ambivalent de vouloir aborder le sujet, et en même temps, de l’oublier. Les tremblements s’étaient atténués, mais son corps était toujours secoué de frissons irrépressibles. Être assise lui faisait mal, alors elle faisait les cent pas, mais le frottement de son jean l’irritait aussi. Elle sentit quelques gouttes de sang glisser le long de ses cuisses, mais n’osa pas se déshabiller pour constater les dégâts. Pas maintenant. Plus tard. Le plus tard possible.

- Il faut qu’on y aille, finit-elle par dire au bout d’un temps interminable, je pourrai tenir la route, promis.

Oui, elle pouvait. C’était peut-être même la seule chose qu’elle saurait faire désormais : survivre, tuer des zombies, trouver son chemin. Tout le reste : ces rêves fous qu’elle faisait avec Gabriel en personnage principal, ils se consumaient. Ses veines se remplissaient de cendres, elle était morte ; un peu. Beaucoup.

***

Heureusement, ils n’avaient pas eu de gros soucis pour retrouver leur voiture. Aucun des deux ne parlait, le silence les avait poursuivit jusque sur la route qui les mènerait dans leur nouveau foyer. Selene ne se plaignait pas, elle étouffait sa douleur, trahie seulement par les expressions faciales qui lui échappaient. Elle voulait se laver. Une douche interminable. Avec un peu de chance, la crasse emporterait cette journée et elle émergerait de ce cauchemar. Ses yeux bleus fuyaient toujours ceux de Gabriel quand elle demanda brusquement :

- Ne dis rien… s’il te plait, ne leur dis pas…

Le phare était en vue. Allumé. Rempli d’amis auprès desquels elle n’avait soudainement pas envie de revenir. Elle voulait disparaître. Ne pas sentir leurs regards, ne pas entendre leurs questions, ne pas lire leur inquiétude. Non, elle ne voulait pas.

FIN


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Dum Spiro Spero

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