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 We just need a shelter

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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Mer 31 Aoû 2016 - 9:09

- Hum, avait fait Selene quand Gabriel lui avait promis que Bobby retrouverait la mémoire.

Simple onomatopée, pour signifier que si elle ne disait plus rien, elle n’en pensait pas moins. Attentive aux environs alors qu’ils gravissaient les marches, elle notait mentalement ce qu’ils pourraient faire de cet endroit. Les défenses à installer, la rambarde à renforcer, les escaliers à sécuriser, … se projeter, voilà une belle catharsis. Oublier les tourments, les noyer dans quelque chose d’utile. Ils arrivaient sur le palier quand son petit ami lui glissa quelque chose. La fameuse photo de Sandra et Rosalie dont le géant, jusqu’à lors, ne s’était jamais séparé. Inspirant profondément, la gorge serrée, la musicienne rangea le souvenir dans la poche de son jean – faute de lieux plus symbolique.

Quand la porte fut déverrouillée, elle leva son arbalète, plus que prête à empaler le crâne d’un mort-vivant, mais il n’y avait rien. Seulement quelques grattements au sous-sol qui pouvaient, comme le signifia le colosse, n’être rien d’autre qu’un rat. La pianiste allait ouvrir la bouche pour répondre, mais son ami lui coupa l’herbe sous le pied, avançant encore une fois l’hypothèse qu’il meurt pour eux. La jeune femme leva les yeux au ciel avant de s’approcher vers la porte de droite, entrouverte.

- Te fais juste pas mordre, commenta Selene non sans laisser poindre son amertume.

Lentement, à pas mesurés, elle s’avança vers la pièce. Comme chaque fois, les battements de son cœur s’accélérèrent. L’arme levée, elle poussa vivement le panneau afin de pouvoir rapidement replacer son index à proximité de la gâchette. C’était une chambre. Laissée dans le même état que lorsque les propriétaires étaient partis. Sans doute dans l’urgence. Le lit était défait, des vêtements étaient éparpillés, l’une des lampes de cheveux gisait sur le sol, l’armoire trônait gueule béante. RAS. La musicienne s’approcha alors de l’ouverture vers l’escalier, essayant de capter autre chose de l’étage inférieur, puis contourna la colonne pour déboucher vers la cuisine.

- On finit ici avant d’aller en bas. Surveillez juste que rien ne monte.

Une odeur pestilentielle lui agressa les narines. Entre la vaisselle sales et les denrées périssables abandonnées depuis des mois dans un frigo éteint, les champignons régnaient en maître dans cette partie de la maison. S’ils s’installaient ici, un intense ménage s’imposait. Grimaçant, l’étudiante ouvrit du bout des doigts les placards pour découvrir qu’ils étaient à moitié vides. Ceux qui vivaient ici avaient dû faire le plein avant de partir, il ne restait que quelques conserves qui se battaient en duel – pas assez pour un repas de huit personnes.

Le reste du grand espace salon-salle à manger ne fut pas difficile à inspecter. Un coup d’œil suffisait pour s’apercevoir qu’il n’était pas envahi et que, comme le reste, il était une photographie du foyer avant la fuite des propriétaires. D’ailleurs, il s’agissait d’une famille. Il y avait des clichés sur la cheminée, tous semblaient heureux à ce moment là. Même couverts de poussière et de toiles d’araignée, leurs sourires étaient éternels. Ils n’avaient pas dû aller bien loin vu que leurs cadavres réanimés rôdaient encore dans les parages il y a peu… Selene eut à peine une moue désolée pour eux, mais se demanda si dans les environs, ils pourraient retrouver leur voiture. A moins d’avoir été pillées, celle-ci devaient être pleine de vivres et d’équipements utiles à la survie.

- Rien de mon côté, déclara-t-elle en revenant vers ses complices, qu’est-ce que ça donne le reste ?


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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Dim 4 Sep 2016 - 19:07

Fidèle à lui-même, Bobby se mettait encore en avant pour prendre les coups à leur place... À la longue, cette façon qu'il avait de toujours se rabaisser devenait fatiguant. À l'instar de Selene, il leva  les yeux au ciel puis il laissa échapper un soupir discret mais sans emmètre le moindre commentaire.
Alors que Selene s’engageait déjà vers la porte de droite, Gabriel lui faisant entièrement confiance, il ouvrit celle de gauche. C'était la salle de bain. Sur le mur de droit, un simple évier surmonté d'un miroir presque impeccable, une douche et des WC contre le mur du fond. Rien à signaler dans cette pièce là. Mais si ils s'installaient ici, ce serait la guerre pour les tours aux toilettes et à la douche, les deux se trouvant dans la même pièce. Refermant soigneusement la porte, il poursuivit sur la gauche et ouvrit la prochaine porte. Rien de bien intéressant, juste un petit cagibi encombré.

Il refermait la porte lorsque Selene leur intima de s'assurer que rien ne déboule de l'étage inférieur. Puis elle fila vers ce qui semblait être le salon.
« Tu veux bien t'en charger Bobby ? Si quelque chose monte tu seras plus à même de l'accueillir. Et j'ai pas l'impression qu'il y ait quoi que soit de dangereux à cet étage de toute façon. »

Il y avait encore un couloir vers la gauche. Gabriel compta trois portes. Une à gauche, une à droite et une dernière tout au fond. Commençant par la porte sur sa gauche, il l’entrebâilla et découvrit des lits superposés. Il y avait certainement des enfants dans cette maison. Peut-être même des jumeaux... Il n'y avait rien d'autre dans la pièce qui soit vraiment digne d’intérêt. Il referma la porte.
La pièce qui se trouvait derrière la porte du fond était certainement la plus grande de la maison, sans compter l'espace salon. Il y avait là encore deux autres lits et un bureau sur lequel étaient entassés des livres de cours. Il entra rapidement dans la pièce. Des étagères qui croulaient sous des affaires d'ados, des posters de groupe de rock et des vêtements roulés en boules dans un angle... Il devait éviter de penser à la famille qui habitait là. Sinon il risquait de ne plus être concentré et s'ils se faisaient attaquer, ce serait vraiment idiot de mourir par manque d'attention.

Quittant la pièce, il termina par ce qui semblait être un bureau. Un ordinateur portable gisait sur le sol, l'écran brisé. Des papiers étaient éparpillés un peu partout sur le sol et une lampe halogène était couchée en travers.

Revenant rapidement vers Bobby et Selene, il répondit à la question de cette dernière.
« C'est pas hyper grand, mais j'ai compté quatre lits, dont deux superposés. Et il y a un bureau qu'on pourra transformer en chambre supplémentaire ou en réserve d'arme. À part ça, rien de notable. On attaque le bas ? Ou alors vous voulez commencer par le haut ? Je suis curieux de voir la vue qu'on a du haut du phare. »

Il allait leur proposer de se séparer pour gagner du temps mais s'il y avait bien un putréfié à l'étage inférieur, il valait mieux qu'ils restent groupés. Mais une chose était certaine, il ne quitterait pas cet endroit avant d'être monté tout là-haut.


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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Jeu 8 Sep 2016 - 6:19

Après avoir vérifié chaque pièce avec la minutie maintenant innée des survivants de ce monde apocalypse, le trio se rassembla tout près de l'escalier en colimaçon. Gabriel annonça le nombre de lits disponibles et l'erreur de la nature hocha la tête tout doucement. Une voix grave, sans émotion, s'éleva dans l'atmosphère chargée d'humidité qui devait être la norme de ces habitations proches de la mer.

Robert- Il y a d'autres maisons plus loin, on pourrait trouver des lits pour la future chambre. Des vêtements aussi pour regarnir les garde-robes et lutter contre les petites brises fraîches. Bon on peut se séparer si vous voulez. Je m'occupe du bas et vous du haut. Si la vue est belle, avertissez-moi.

Aucune hésitation dans le son de la voix du géant balafré, aucune gêne. C'était comme si un esprit avait chassé celui, lent et pathétique, de l'être immonde pour prendre place dans ce réceptacle à la musculation disproportionné. Retenant d'une main immense et rugueuse l'enseignant qui commençcait à s'éloigner, la bête attendit que la belle se soit éloignée un peu. Apportant sa bouche démesurée près de l'oreille du jeune homme, les lèvres exsangues formèrent quelques mots qui ressemblaient à s'y méprendre à l'être débordant de bonté et de sollicitude. Un mince reflet de la personnalité qui était aimé de tous les membre de la faction.

Robert- Je vous laisse seuls. Après avoir vérifié en bas je vais vous attendre dans le salon sur le divan. Essaie de lui faire changer les idées d'accord? Elle a l'air d'avoir eu un coup dur en reconnaissant les deux mordeurs. Tu es un bon gars. Bon fait pas trop attendre ma sœur.

La main du monstre de foire donna une petite tape amicalement sur l'épaule de Gabriel et ensuite l'horrible faciès se transmua en pierre. Une attitude impassible, une gargouille mutilé et balafré faisait maintenant face à l'enseignant. Comme si en un claquement de paupière, l'être doté d'une âme lumineuse, doux et prévenant, avait sombré pour laisser la place à un iceberg distant et froid. Sortant son marteau d'une main de sa ceinture à outils d'une main sur et ferme, les pas lourds de la chose défigurée l'emmenèrent vers les escaliers donnant accès dans les entrailles du phare. Chaque marche de bois usée par le passage d'innombrables personnes au travers des ans grinça de protestation devant la lourde corpulence du mastodonte. Arriver sur la terre ferme, une porte entrouvert laissait filtrer un mince faisceau de lumière. Le grattement s'était décuplé, désignant sa provenance à la gauche de l'armoire à glace au corps répugnant. Tendant un bras massif ayant la circonférence de la cuisse d'un individu habituer aux sports, Robert ouvrit la porte d'un mouvement sec.

Une grande pièce, le sol poussiéreux attestant que personne n'avait mis les pieds depuis un long moment, tendit les bras au colosse balafré. Le mineur laissa passer un regard inquisiteur sur chaque recoin, chaque zone d'ombre ou une goule aurait pu attendre paisiblement qu'un inconscient. À part quelques boites de cartons et de bois, des meubles entreposés et des cannes de pêches ainsi du matériel pour taquiner le poisson, rien n'avait trouvé grâce aux yeux impassible du golem de chair. Mais les grattements continuaient à agresser l'ouïes diminuer de Bobby. Un porte fermé fut ouverte pour découvrir des toilettes souiller par une multitude de déjections odorantes et presque décomposés par la chaleur. Allumant sa lampe de poche le géant atteint d'un violent choc post traumatique ouvrit le battant à la gauche de l'escalier.

Une puanteur écœurante, putréfaction à l'état pur, fit agresser les narines de l'homme difforme qui fit un pas vers l'arrière. Une silhouette pendue, gigotant lamentablement, tourna sur lui-même dans la lumière artificielle de la lampe. Des yeux blanchâtres luisant d'avidité et des traits immondes tordu par la faim se focalisèrent sur la haute silhouette de Robert. Des bras ayant la grosseur de boyaux d'arrosage se levèrent avec difficulté pour essayer de saisir cet apport calorique des plus gratifiant que représentait le golem de chair. Se ressaisissant, le mineur fit quelques pas chalouper et pivotant son marteau pour avoir vers l'avant les deux pics en acier qui permettait d'arracher les clous. Armant son bras muscler, repoussant de l'autre la tentative d'étreinte de l'abomination pendue, la petite colline humaine perfora le crane du mort-vivant. Le balancement hypnotique du corps presque dissolu par la mort se poursuivit quelques minutes de plus. Mais le géant n'en avait aucunement cure. Laissant promener son regard sans émotion, à part un manifeste dégout par la senteur, Robert se rendit compte qu'il était dans un atelier de mécanique. Des outils alignés près d'une baie de travail, des composantes mécaniques éparpiller, des pneus et d'autres fournitures de maintenance pour les véhicules à moteur reposait çà et là. Une porte de garage fermer donnait accès vers le nord géographique. Abandonnant le cadavre à sa corde de pendu, un détail s'inscrivit alors en lettre de feu dans le subconscient de l'homme difforme. L'homme était en sous-vêtement et il ne portait aucune trace de morsure sur son corps rachitique. Alors pourquoi il s'était transformé en zombie…

Il alla enfin inspecter la dernière porte qui donnait dans une sorte de salle d'entreposage. Des conserves, des sacs et des victuailles, pour la plupart ouverts et dévorer surement par le suicidé, reposait soit au sol ou bien sûr les étagères. Encore des caisses fermer dans un coin et des portes doubles donnait vers le sud. Des planches de bois clouer et des objets divers condamnaient l'accès. Soulevant ses épaules puissants et massives, le colosse rebroussa chemin et comme promis il alla s'asseoir sur le divan sans dire un mot. Il ressemblait maintenant à une statue de pierre, affreuse et laide, qui montait une garde silencieuse. Son regard était porté vers la porte d'entrée et sur ses genoux reposait sa fidèle hache de pompier.



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Jeu 8 Sep 2016 - 15:55

Selene hocha la tête au rapport de Gabriel. Effectivement, ce n’était pas grand. Ils manqueraient de couchage et seraient un peu les uns sur les autres mais… ils ne pouvaient pas nécessairement s’offrir le luxe d’un manoir. Le chalet n’était pas vraiment plus grand d’ailleurs et l’essentiel, c’était qu’ils aient tous un toit sur la tête. Un toit qui ne soit pas celui d’un tombeau. D’ailleurs, Bobby souleva qu’ils pourraient toujours voler de la literie dans d’autres habitations. La musicienne acquiesça silencieusement : excellente suggestion. Elle soupira. L’inspection n’était pas terminée, mais elle avait un bon pressentiment concernant ce phare.

Néanmoins, elle n’était pas trop pour l’idée qu’ils se séparent. La pianiste avait ouvert la bouche pour protester mais s’était finalement ravisée. Elle était fatiguée de ménager le géant et de chercher à comprendre pourquoi il ressentait continuellement le besoin de faire bande à part. Encore sous le choc des violentes émotions ressenties au dehors, la jeune femme n’avait pas la fougue pour une nouvelle discussion. Elle avait mal au crâne, ses coudes écorchés la brûlaient de temps en temps, ses jambes étaient fébriles… plus vite ils auraient sondé cet endroit, plus vite elle pourrait se poser. S’octroyer rien que cinq minutes de détente.

- Ok, avait-elle simplement dit en s’aventurant dans les escaliers, arbalète levée.

L'étudiante avançait avec prudence, respirant sans bruit, les muscles tendus, prête à tirer. Ne pas pouvoir directement voir ce qui se tenait en haut des marches était affreusement stressant. D’un instant à l’autre, elle s’attendait à voir débouler un cadavre, égaré dans les hauteurs. Rien. Une fois au sommet, la brise marine caressa son visage moite de sueur, soulevant ses cheveux désordonnés. Par surplus de précaution, Selene fit le tour du balcon, carreau frémissant, mais elle était bien seule.

Elle s’intéressa alors à la vue. Magnifique. Le soleil qui perla sur les eaux du Canal Hood, les vaguelettes qui venaient lécher les parois rocheuses, le ponton qui s’aventurait bravement dans l’océan. Là où le chalet lui semblait étouffant, enlacé par les bras verdoyant de la forêt, cet endroit respirait, une fenêtre droit sur la liberté. Quand Gabriel la rejoignit, la musicienne s’était arrachée à la contemplation de la baie pour étudier la vue terrestre. Beaucoup de friches, des sentiers qui mériteraient d’être dégagés, mais…

- Ça pourrait le faire, affirma-t-elle pensivement, les yeux perdus dans le vague, y’a une bonne visibilité… si on instaure des tours de gardes, rien ne pourra approcher sans qu’on le voit à plusieurs mètres.

En disant « rien », elle sous-entendait bien évidemment les rôdeurs. Toutefois, une petite voix dans sa tête rappela cruellement qu’ils n’étaient plus les pires. Les humains aussi étaient des dangers… et eux aussi, ils devaient être capables de les voir venir. Concentrée, Selene se projetait déjà dans un futur où ils auraient investis les lieux :

- Faudra qu’on refasse des pièges, ils marchaient bien. Là, elle pointa un espace à moitié bloqué par les broussailles, on le dégagera un peu, et on pourra garer les voitures. Faudra voir si on peut pas… construire une espèce de barrière, pour restreindre les accès.

La pianiste pensait d’abord aux aspects défensifs, car c’était ce qui lui pesait le plus après ce qui leur était arrivé. Néanmoins, elle savait que d’autres questions rentreraient en jeu : comment allaient-ils faire sans électricité ? Y avait-il l’eau courante ? Auraient-ils un endroit où reconstituer un potager ? Avaient-ils une zone de chasse proche ? Huit personnes à nourrir tous les jours c’était… énorme. Elle ne pouvait se permettre aucune approximation, ils n’auraient pas le luxe de déménager tous les mois. Et quand l’hiver sera là… ils avaient intérêt à être bien installés.


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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Sam 24 Sep 2016 - 16:30

Finalement, Bobby prit lui-même l'initiative de séparer le groupe. Il était vrai qu'ils gagneraient un peu de temps mais c'était dangereux, surtout avec les bruits qui présageaient la présence d'un cadavre en bas. Mais après tout, le géant n'en était pas à son coup d'essai et il était tout à fait capable de s'en sortir face à un seul putréfié. Aussi, Gabriel n'émit pas le moindre commentaire, se contentant de sourire à Bobby tout en faisant oui de la tête.
Il s’apprêtait à suivre Selene lorsqu'un véritable battoir s'empara de son bras. La main de Bobby avait beau être grosse et rugueuse, il n'en était pas moins délicat dans son geste. Surprit, il le laissa s'approcher pour lui chuchoter à l'oreille, ne sachant pas vraiment comment réagir à cette délicate attention. Il se contenta d'opiner du chef une nouvelle fois, ajoutant un simple 'merci', totalement déconcerté par le changement de personnalité du géant. Il semblait complètement refermé sur lui-même.

Le regardant descendre lentement les escaliers de son pas pesant, il se demanda un instant s'il serait en mesure de l'aider à recouvrer la mémoire. Cela semblait peine perdu. C'était tellement triste.
S'arrachant à la contemplation d'un escalier désormais vide, il commença à gravir les quelques marches qui le séparait de Selene. Lorsqu'il arriva en haut du phare, il la trouva, appuyée au garde fou et scrutant les environs. La vue était saisissante ! Un véritable sourire de gosse illumina aussitôt son visage alors qu'il se laissait bercer par un plaisir aussi simple qu'une vue magnifique. Et le fait que Selene face partie du tableau ne faisait qu'ajouter à la magnificence de cet instant.
Selene, elle, semblait avoir étudié la chose d'un point de vue plus stratégique. Avait-elle au moins prit un instant pour profiter de la vue pour ce qu'elle était ?

Elle lui désigna alors un endroit qu'elle jugeait parfais pour garer les voitures. S'approchant pour regarder de quel endroit elle lui parlait, il glissa inopinément une main dans son dos alors que la deuxième s'accrochait à la rambarde. Fixant le point qu'elle avait désigné, il constata que cela ferait effectivement un endroit parfais.
« Pourquoi pas. On aura du boulot si on veut réussir à tout aménager rapidement. »

Soudain, la vue lui semblait bien moins intéressante. Depuis combien de temps ne s'était-il pas retrouvé ainsi seul avec la pianiste ? Une éternité lui semblait-il. Il lui vola un rapide baiser sur la joue alors que sa main raffermissait sa prise sur sa hanche.
Fixant néanmoins l'horizon, il ne put s'empêcher de remarquer des endroits qui feraient de bons pièges. Mais il ne resta pas concentré très longtemps, d'autres pensées venant parasiter sa réflexion.
Laissant échapper un long soupir, il imagina ce que ça pourrait être de vivre ici. Cet endroit avait des airs de paradis.
« Je pense qu'on peut arrêter de chercher. Cet endroit est parfais. Il a tout ce qu'il nous faut. Et même plus encore. »
Ce phare était parfais pour instaurer des tours de garde. On voyait tout d'ici.

Glissant sa main dans celle de Selene, il la fit se retourner pour pouvoir la contempler dans les yeux. Il lui passa alors sa main libre sur la joue, chassant une mèche folle qui jouait dans le vent en la replaçant derrière l'oreille de la pianiste.
« L'air marin te va bien. On dirait presque que tu es coiffée. »
En vérité, le vent avait entortillé ses plus petites mèches pour les faire ressembler à des tire bouchon tandis que d'autres semblaient vouloir fuir la tête de la jeune femme dans n'importe quel sens, emportés par la brise. Riant de sa boutade, il ne lui laissa pas le temps de répliquer et lui vola un baiser tout en fermant les yeux. Ce lieu avait un petit quelque chose de magique. Il en avait même oublié jusqu'à l’amnésie soudaine de Bobby et leur situation précaire au chalet. Tout ce qu'il voulait, c'était rester là, enserrer Selene de ses bras et contempler cette vue idyllique à tout jamais.


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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Jeu 29 Sep 2016 - 15:20

Après de longues minutes d’attentes, le géant balafré se releva lentement. Robert déplia son imposante de tout son long. Soupirant doucement, il traina ses pieds dans la cuisine. Habituellement lorsqu’il était seul, le monstre de foire se laissa bercer par ses souvenirs heureux. Ceux où Sandra était bébé dans ses bras massifs. Les traits de l’homme difforme formaient alors mille risettes pour le plus grand bonheur de l’enfant. Les discussions avec sa sœur Rosalie sur tout et rien. Souvent il sortait la photo de ses anges disparus de sa poche de chemise et caressait les visages figés pour l’éternité en roulant son pouce. Mais aujourd’hui les deux êtres les plus importants pour la lie de l’humanité avaient été dissipés de sa mémoire. La photo envolée comme ses souvenirs si chers à son regard océanique. En les voyant mourir pour la seconde fois, un traumatisme violent avait déclenché une défense désespérée. Et voilà le mastodonte, si gentil et serviable, réduit à l’état d’un être sans âme qui parcourait maintenant la surface de la Terre. Il restait dans le fond une personne de bien, mais refermée dans un carcan d’indifférence. Et son humanité hurlante se débattait contre le métal de cette nouvelle défense qui recouvrait le cœur torturé de l’être si répugnant.

D’aune allure penaud, Robert entra dans la cuisine envahie par une multitude de champignons créés par la nourriture périmée et l’humidité. Respirant pas la bouche pour diminuer la puanteur ambiante, le colosse balafré se rendit à l’évier. Il tourna les robinets et malheureusement aucune eau ne coula de la plomberie. L’électricité n’étant pas présente, la pompe n’avait aucune alimentation pour faire son office. Alors, une antiquité capta le regard inquisiteur de l’homme de Néantherdal. Une pompe à levier manuel en fonte. Comprenant son utilisé sans aucun problème, le mineur l’inspecta. Sortant la flotte asséchée de l’intérieur, il vérifia le caoutchouc. La composante était sèche, mais tout était encore en ordre. Après avoir mis le mécanisme de puisard en place, il sacrifia un peu d’eau pour remettre l’anneau en place et faire un effet de succion. Enserra la poignée de fonte de la vieille pompe manuelle, le bras du mineur se leva. Les muscles de l’avant-bras semblaient à peine forcés, les cicatrices bougeaient au rythme du mouvement régulier de la pompe d’eau. Après deux poussées, une eau jaunâtre coula. Robert donna deux autres coups pour la rendre limpide. Saisissant un verre poussiéreux tout prêt, il le remplit à la chute de la source de vie. Regardant au travers du verre pour détecter des impuretés, le colosse releva les épaules et but une petite gorgée. L’eau était froide et bonne, extraite d’une nappe souterraine des plus pures. Saisissant un vieux contenant d’un litre en plastique, il le remplit pour la préserver sur le bord de l’évier. Comme ça il aurait de l’Eau pour redémarrer la pompe manuelle en cas de besoin.

Maintenant le géant se dirigea vers le poêle alimenté au gaz. Vérifia la bombonne à moitié pleine, il s’assura que le mécanisme était intact. Le goulot de sécurité acceptait toutes les formes de bouteilles et donc celle qui restait au chalet pourrait être recyclée ici. Allumant un rond, la flamme bleutée dansa joyeusement. Un mince sourire s’accrocha alors aux lèvres exsangues de la bête. La grosse main referma l’arrivée du gaz et il alla explorer les chambres pour en fouiller chaque tiroir, chaque penderie et commodes…



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MessageSujet: Re: We just need a shelter   Jeu 29 Sep 2016 - 17:37

Le baiser sur sa joue l’arracha à ses observations méthodiques alors que la main qui se raffermissait sur ses hanches aida ses muscles à se détendre. Selene oubliait encore souvent qu’elle n’était plus seule, qu’elle pouvait s’abandonner dans les bras de son homme quelques instants. Elle ne tomberait pas, parce qu’il serait là pour la tenir. Parfois, la musicienne était fatiguée d’être forte, ferme, grave. Rien de mieux n’aurait pu lui arriver que Gabriel, qui lui apprenait à rester une femme avec un naturel désarmant. Elle acquiesça silencieusement quand il dit que cet endroit pourrait être leur maison. Oui…vraiment, ça pourrait.

La pianiste sut directement où l’instituteur voulait en venir quand il glissa ses doigts dans les siens pour la faire pivoter, et elle se laissa faire volontiers. Oui, il y avait plus glamour. La vue magnifique et l’eau qui étincelait au soleil estival ne faisait pas oublier qu’ils venaient de sillonner le coin pendant de deux bonnes heures, qu’ils avaient combattu des rôdeurs, et donc qu’ils n’étaient plus de la première fraicheur. Qu’importe, c’était la fin du monde, elle ne chipoterait pas sur les moments de tendresse. D’oubli. De renaissance. Un peu tout ça.

Pour se venger de la petite plaisanterie de son aîné, Selene mit fin à leur partage en mordant la lèvre inférieure de Gabriel. Elle la garda prisonnière de ses dents deux ou trois secondes avant de la libérer, un sourire mutin illuminant son visage, ses yeux bleus brillant de malice. Avec une nonchalance d’adolescente, la musicienne posa doucement l’arbalète et revint immédiatement enrouler ses bras autour du cou de son petit ami pour recommencer à l’embrasser. Elle se plaqua contre lui, fébrile, passionnée. Une fois la frayeur passée, ses pensées avait rapidement revisité leur passé immédiat et… la façon avec laquelle il s’était jeté dans la mêlée pour la sauver était fichtrement excitante. L’étudiante n’était pas peu fière, et flattée, que l’ancien professeur la défende aussi farouchement, même si elle ne l’avouerait pas en ces termes.

A contrecœur, la jeune femme s’arracha au baiser de son compagnon avant de se laisser aller trop loin. Mordant sa lèvre inférieure, une étincelle lascive au fond des pupilles, elle enlaça finalement sa taille pour poser sa tête sur son torse. Elle avait envie de lui, ça, il avait dû le sentir, mais il fallait être raisonnable. Leur journée n’était pas encore finie, et puis…

- J’aurais adoré, avoua-t-elle comme si elle lisait les pensées de Gabriel, mais ça me gêne qu’il soit là.

Oui, à l’instant présent, la pianiste n’imaginait pas situation plus gênante que d’être surprise par Bobby en plein milieu de ses ébats avec l’instituteur. La partie égoïste de sa personnalité se prit soudain à regretter qu’il les ait accompagnés, mais c’était mieux ainsi de toute façon. Poussant un soupir, elle s’écarta suffisamment pour pouvoir regarder son complice dans les yeux, la mine plissée à cause du soleil qui l’éblouissait. Elle souffla sur ses mèches de cheveux sauvages qui tombaient devant son champ de vision, puis lista la suite du programme sans grande conviction :

- Faut qu’on voit ce qui est fonctionnel en eau, électricité et gaz ; qu’on regarde ce qu’il y a dans le cabanon dehors et qu’on bloque toutes les issues, y compris l’accès à l’escalier. On n’a pas de quoi faire des pièges, mais on peut au moins empêcher que des rôdeurs viennent s’installer le temps qu'on revienne…

Selene s’éloigna vraiment cette fois, ramassant son arbalète. La pause était terminée, elle devait se remettre en mode expédition, jusqu’à ce qu’ils soient tous certains de rentrer sain et sauf. Ils ne sauraient jamais quand quelque chose était sur le point de leur tomber dessus, ça, elle l’avait bien compris. Prête à redescendre, elle interrogea sincèrement le jugement de son aîné :

- Tu crois vraiment que ce serait bien ici ? Si ça le fait, il faut que les autres viennent faire un tour et qu’on bouge vite, depuis le perchoir, elle aperçut leur voiture, Faudra aussi voir ce qu’on fait des corps de Sandra et Rosalie…


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