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 Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)

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Hope S. Arlington
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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Mar 23 Aoû 2016 - 21:19

Oui ?

Emily venait à peine de quitter le box avec le cheval qu'elle traînait derrière elle. Prudente, elle se retournait de temps en temps, comme pour vérifier que l'animal la suivait vraiment, et que Bobby n'était pas en train de la porter. Mais non, nuage la talonnait, lentement mais sûrement, pour se laisser mener dehors sans une once de crainte dans la démarche ou dans le regard. Équipé comme il le fallait pour se laisser monter également. Hope écouta pour sa part la question de Bobby à propos de sa grossesse en cours, et elle esquissa un grand sourire. Instinctivement sa main se posa sur son ventre arrondi par la croissance du bébé. Même recouvert par des vêtements, ça se voyait. Elle n'en était pas peu fière, mais avec cette fierté grandissait un sentiment d'incertitude et de doute.

Oui, je suis enceinte. De presque trois mois.

Presque. Elle espérait pouvoir mener ça au bout, même si elle craignait bien des choses à propos de la fin de cette grossesse. La douleur, des complications, la vie avec un bébé, comment le nourrir et tout ça. Elle savait qu'elle pourrait compter sur Joshua pour l'aider, mais ça n'empêchait pas d'avoir très peur de ce que ça pourrait donner. Et si Kate était prête à tout faire pour que ce bébé survive, ça n'enlevait pas la peur de le perdre, vu que la chance avait une bonne part de responsabilité dans cette existence...
Ils arrivèrent dehors, jusqu'à l'enclos où sa nièce pourrait monter et apprendre à mener un cheval. La brune se posta près de la barrière, regardant sa nièce s'avancer sur le flanc de l'animal en le regardant avec de petits yeux impressionnés. Elle sembla hésiter sur la marche à suivre, avant que sa tante lui demande d'une voix posée :

Tu veux essayer de grimper dessus toute seule, Emily ?
Oui !

Mais le vouloir semblait ne pas suffire. Emily sembla regarder un temps long pour savoir comment s'y prendre. Elle finit par mettre un pied sur l'étrier, sans grande souplesse, avant d'attraper le bord de la selle pour pouvoir y monter. Rien n'y fit, elle eut l'air assez stupide, pendue sans pouvoir se redresser sur son pied en appuie, impossible de faire quoique ce soit. Hope l'entendit même pester après le cheval quand celui-ci eu un mouvement sur le côté qui la renvoya à terre : « Nuage arrête pas de bouger ! » se plaint-elle vivement avant de jeter l'éponge.

Accroche-toi à la selle en même temps, ma puce.
C'est ce que je fais ! Niaaaah !

Hope s'approcha de sa nièce en soupirant, dépassant Bobby pour venir se poster près de la petite blonde qui ronchonnait. Hope lui enfonça sa bombe sur la tête par mesure de sécurité, avant de la voir retenter de grimper sur le cheval :

Tend tes jambes, comme si tu montais une très grosse marche ! Fit Hope en venant se mettre derrière sa nièce en posant les mains sur son arrière train : Et tu n'as pas un si gros derrière, jeune fille, un petit effort !

Emily rigola, avant de forcer sur ses jambes comme ordonnés. Hope l'aida en poussant à son tour, elle réussit de ce fait à faire grimper sa nièce sur le dos de Nuage.




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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Mar 30 Aoû 2016 - 6:10

Le temps sembla s'arrêter pour le géant répugnant totalement bluffé, médusé par la nouvelle de la chef des Passagers. Les mouvements du colosse balafré, qui consistait à suivre les deux anges et le cheval hors de l'écurie, n'était pas affecté. Au moins quand l'état lunatique de l'homme prenait possession de son esprit lent et pathétique, le dominion du corps phénoménal et aux muscles disproportionnés revenait à son esprit protecteur. Ce côté qui protégeait ce corps affreux et cauchemardesque ainsi que les rares personnes qui avaient su voir l'âme pure et si humaine du mastodonte. Le visage de granite à peine sculpté, ressemblant à une gargouille juché sur un pignon de Notre-Dame, s'était refermé par l'intransigeance d'une profonde réflexion. Mais un simple sourire, radieux malgré le dévoilement de la dentition inégale du monstre de foire, exprimait un bonheur sans fin. Dans les yeux océaniques de Robert scintillaient une joie enfantine et un dévouement sans faille.

Une succession de plans et d'images d'un passé douloureux filèrent comme un carrousel dément dans le subconscient du golem de chair rapiécé. Des scènes arraches cœurs avec l'ange à la chevelure de feu, le ventre rebondi, qui discutait doucement avec l'erreur de la nature de l'arrivée prochaine de cet enfant qui était le fruit d'un acte de barbarie. Une main immense et rugueuse, couverte de cicatrice, qui se posait avec hésitation sur une peau diaphane. Un petit coup, un salut du miracle de l'humanité, qui remplissait le cœur sanglant et en lambeaux d'une nouvelle dose d'espoir. Un coup de feu fatal d'un assassin embusquer, deux âmes lumineuses et purs qui s'éteignaient simultanément. Une fosse ou reposait une amie, un sœur, une mère. Un chant triste qui retentissait dans un bois devenu silencieux pour le recueillement d'une famille reconstituée dont la peine et les larmes pouvaient remplir un océan d'amertume. D'un sentiment d'impuissance, de honte et de haine de ne pas être à la place de Flann. C'était un ange et lui le monstre. Il devait être mort depuis si longtemps ,car il ne pouvait rien amener de bien dans ce monde en perdition. Des discussions avec sa sœur Rosalie, des achats à faire pour l'arrivée de sa nièce adorée et des éléments essentiels pour le futur nouveau-né dont il sera le parrain.

Des larmes, véritables diamants salins, prirent d'assaut les digues des paupières du chainon manquant. Une douce mélancolie envahie les traits atypiques de l'être inférieur. Avec une grande difficulté, Robert se retient de laisser parler ses sentiments trop humains pour ce monde désolé et corrompu. Mais un mince filet d'espoir illumina le ciel de ce jour d'été. Une enfant qui montait un cheval blanc, souriant de toutes ses dents devant son exploit. Une future maman qui caressait instinctivement son enfant à naître. Avalant sa salive, le géant difforme s'avança alors tout près de l'ange qui allait apporter la vie dans cet univers qui sombrait doucement dans la démence. La voix rocailleuse, rappelant sans cesse deux pierres qui s'entrechoquaient, s'éleva dans les air dans un murmure. Naturellement il attendit que la petite fille soit hors de portée de voie.

Robert- Euh… Hope bravo pour le bébé… Euh… Tu as besoin de truc pour toi ou lui? Quand je vais avoir congé je vais aller fouiller dans les magasins et les maisons du coin pour te trouver ce qu'il te faut… Euh… Mais promet-moi un truc ok? Fais bien attention à toi et ne sort jamais le soir car les méchants adorent essayer de faire mal là… Euh… Flann est morte durant le soir.

Les yeux du colosse à l'armure de chair rapiécer se perdirent un instant dans le nouveau déluge de violence qu'il avait dû affronter. Mais une absence soudaine de son, des chants guillerets des oiseaux pour être exact, ramena aussitôt le goliath dans le présent. Penchant la tête sur le côté, essayant d'utiliser le peu d'ouïe qui lui restait en fait, le colosse se plaça devant la jeune femme.

Robert- Euh… Les oiseaux ont arrêté de chanter tu sais… Euh… Tu veux bien ramener Nuage et Emily en sécurité ok? Des méchants qui mordent vont arriver bientôt du bois je crois…

Plissant des yeux pour essayer de discerner des mouvements erratiques à l'orée du bois, le monstre de foire laissa trainer sa main tout près du marteau de charpenterie qui reposait dans sa ceinture à outils…



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Hope S. Arlington
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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Mer 31 Aoû 2016 - 13:07

Bobby semblait vraiment troublé par le fait qu'elle attende un enfant. Hope ne put s'empêcher de le fixer avec les sourcils froncés, croisant un regard torturé par cette annonce. Selene lui avait dit qu'ils n'avaient pas eu que des beaux jours dans leur chalet perdu, il y avait-il une femme enceinte parmi eux qui n'avait pas survécu ? Elle n'en savait rien. Elle n'osait pas poser la question, parce que ce n'était clairement pas ses oignons, et rien que pour ça, elle préférait ne rien dire. Jusqu'à ce que l'homme ne revienne vers elle, et de la félicite pour de bon.

Merci, Bobby.

Il ne s'arrêta cependant pas en si bon chemin. Il lui demanda si elle avait besoin d'objet pour elle, et lui, le petit bout d'homme à venir. Elle fronça les sourcils. A dire vrai, elle n'en savait rien, c'était son premier enfant. Et si aujourd'hui elle avait la garde forcée d'Emily, elle n'avait jamais vraiment eu à s'occuper d'un enfant en bas âge. Elle ne savait pas ce dont il y avait besoin... Elle comptait pas mal sur Amelia pour le lui dire, dans les faits... Elle, qui avait été mère, saurait mieux s'y prendre qu'une Hope, totale débutante là-dedans... Esquissant un petit sourire, elle haussa les épaules :

Il faudra que j'en parle à Joshua, d'abord, lui confia-t-elle. C'est lui le papa, et, tu sais, il aura sans doute envie de venir récupérer tout ça avec toi...

Elle savait d'ores et déjà qu'il ne supporterait pas qu'elle vienne avec eux pour s'en occuper. Elle était enceinte, ça se voyait, même Kate ne supportait pas quand elle mettait trop le nez dehors. Hope avait parfois l'impression d'être en sucre à ce sujet... Mais elle préférait ne rien dire, parce qu'elle comprenait que ça ne soit pas simple pour les autres. Être enceinte était risquée. Pour sa vie, pour celle du bébé, ils ne savaient pas du tout comment les choses allaient se faire à l'avenir... C'était... Troublant, de voir un avenir aussi sombre se profiler.

Je ferais attention, promit-elle à l'homme alors que soudainement, elle se rendit compte que les oiseaux avaient arrêté de chanter à son tour.

Bobby prit les devants, confirmant cette impression bizarre qu'elle avait ressenti. Elle hocha la tête quand il lui demanda de ramener Emily et Nuage à l'intérieur de la grange pour les mettre à l'abri. Elle rentra dans l'espace consacré et s'avança vers les deux. Sa nièce lui demanda ce qu'il se passait, soudainement surprise par le comportement de sa tante. Hope lui lâcha un petit « t'inquiète pas, on y retournera vite » avant d'attraper la bride du cheval et de le tirer à sa suite.
Nuage était un petit peu têtu, mais il se laissa faire puis conduire en sécurité. « Reste ici, ne bouge pas, je reviens. » fut la chose qu'elle souffla à sa nièce avec un petit sourire en coin, attrapant une hache à bout de bras avant de regagner l'extérieur en refermant bien la porte.

Elle sentit l'agitation gagné les bêtes à l'intérieur, alors qu'elle s'avançait vers Bobby. La hache était lourde, mais elle savait très bien s'en servir. Et très vite, au loin, une silhouette chancelante s'approcha.

Allons y.




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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Jeu 1 Sep 2016 - 6:15

Sans un mot, juste un petit hochement avait suffi pour accéder à la supplice du mastodonte inquiet. À l'orée du bois, où la faune s'était tut pour se cacher dans le silence le plus complet, les ombres se mélangeaient allégrement pour faire halluciner le colosse balafré. Il voyait des goules, des assassins et des gens de mauvaise foi qui complotaient pour étouffer la petite lueur de vie qui poussait dans le ventre de la jeune femme. Les créatures du mal, les patins morbides de la Faucheuse qui haïssaient toute forme de joie et de bienveillance. Bientôt une ombre daigna se présenter à la lumière du jour, laissant paraître toute sa laideur et sa répugnance à la face des vivants. Un mouvement à la périphérie du regard océanique de la bête lui appris que la belle venait de se placer sur son flanc droit. Une hache de bûcheron, presque similaire à celle qui reposait au phare qui appartenait à la lie de l'humanité, était brandie entre les mains graciles et douces de l'ange. Bobby quant à lui avait saisi son marteau de charpenterie dans sa paluche immense et rugueuse. Comme pour rétablir les chances aux aberrations, une seconde goule trébuchante et saccadé apparut près de son comparse. Ignorant la peur et ne voulant qu'assouvir leur désir morbide de chair fraîche, les deux réceptacles putride sans âme s'avancèrent un peu plus rapidement vers le colosse balafré et la future mère. L'homme difforme, reconnaissant une femme obèse en robe fleurie couverte de tâches brunâtres et un garçon en salopette de jean ayant connu des jours meilleurs, demanda alors dans un murmure.

Robert- Hope tu prends lequel? Moi ça ne me dérange pas ok… Euh… Si tu as besoin de moi juste à m'appeler.

Le protecteur avait pris la place de l'être remplis de bonté et de gentillesse. Cet état d'esprit qui fera tout en son pouvoir pour protéger les êtres qui l'avaient accepté quitte à souffrir à leur place. Mourir sera une délivrance pour l'erreur de la nature qu'aucun ange ne saura aimer, désirer à cause de ce corps aux muscles disproportionné et ingrats et à l'esprit lent et pathétique. Il aurait pu ordonner à l'être divin de se cacher dans l'écurie, d'attendre de laisser la poussière retombée. Mais le doux visage de la rousse lui revint en mémoire. Elle aurait rétorquer qu'elle savait se défendre et quand elle ne pourra plus se battre pour sa survie à cause de sa grossesse, elle aurait resté sagement dans le chalet. Robert savait que les deux anges, celle qui avait trépassée et Hope à ses côtés, étaient forger dans le même métal. Le duo improbable s'avancèrent d'un même pas et dès que le contact entre les deux groupes de belligérants se produit, le combattant monstrueux se jeta dans la mêlée avec une férocité et une fureur sans égale. La goule avait levé ses bras pathétiques pour essayer de saisir la grande carcasse de Robert entre ses ergots acérer. Mais l'allonge supérieurs des branches d'arbres noueux et musclés qui tenaient lieu de bras au colosse lui donna l'avantage et les doigts ayant la circonférence de saucisses de la main de Bobby saisir la gorge de l'aberration. Les dents de la créature morte-vivante claquèrent dans le vide de manière frénétique. Armant un puissant coup ascendant de son marteau, Robert grimaça d'une joie mauvaise quand le bruit écœurant de l'os crânien se fissura. Sans prendre une pause, le mastodonte fit pivoter l'outil dans sa main pour présenter le pied-de-biche qui arrachait les clous. La solide tête métallique de l'arme improvisée se releva pour perforer la matière grise mise à nue. La goule fut parcourue de spasme lorsque que le corps déjà mort une première fois vit sa ligne de non-vie trancher brutalement. Faisant basculer le cadavre immonde vers l'arrière, le regard bleuté si pur du colosse balafré se posa sur la jeune femme avec sollicitude. Elle aussi était venue à bout de son adversaire sans aucune difficulté. La voix rauque, lente et douce de la créature inférieure s'éleva.

Robert- Ça va Hope? Pas de bobo? Euh… Je crois qu'il y a d'autres choses dans les environs… Euh… Oiseaux chantent pas encore… Euh… Ils nous avertissent quand les mordeurs sont là.



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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Jeu 1 Sep 2016 - 12:52

Hope n'eut pas besoin de répondre à Bobby. Allant au devant du danger, elle laissa l'homme se charger de la créature la plus massive pour se concentrer sur l'autre. Sans être trop écoeurée par le visage décharné de son vis-à-vis et de l'odeur vive de putréfaction qu'il dégageait, la petite brune repoussa le rôdeur pour l'éloigner d'elle. Envoyant un grand coup, elle réussit à le faire basculer, la démarche incertaine du mordeur jouant, en plus de la fracture évidente qu'il se traînait à la cheville. Les os étaient sortis de la peau, dégoûtant au passage la jeune femme qui choisit de ne plus s'en soucier. A la place, elle vint se mettre près de lui, et brandit la hache pour venir l'abattre plus fermement encore dans le crâne.

Une fois, puis une seconde, pour être sûre. Elle eut du mal à retirer son arme du crâne défoncé, et tira d'un coup sec pour réussir son œuvre. La cervelle éclata, giclant sur ses chaussures et son pantalon, d'une couleur brune mélangée partiellement à un vert blanchi par la décomposition. Un soupir lui échappa, elle chercha un moment à reprendre son souffle avant de se tourner vers Bobby. Lui n'avait pas eu trop de mal à se charger de son propre ennemi, et elle admira le résultat avec les sourcils froncés. Pour autant, si les deux morts l'étaient cette fois pour de bon, elle n'eut pas la sensation que tout ça était fini.

Il s'inquiéta pour elle, et elle lui adressa simplement un sourire :

Ça va, ne t'en fais pas... Répondit-elle à l'homme, en tournant sur elle même pour chercher un autre macchabée.

Néanmoins, elle était parfaitement d'accord avec lui, ce n'était pas encore fini. Pour autant, en prêtant l'oreille, elle n'eut pas l'opportunité de percevoir d'autres râles de rôdeurs. Si son instinct lui hurlait qu'elle devait rester sur ses gardes, ses yeux lui disaient que la menace était passée... Excepté lorsqu'un cri perçant retentit derrière elle. Hope eut à peine le temps de se retourner pour voir la silhouette de sa nièce courir à travers les herbes à petites enjambées, talonnée de près par un mort qui semblait encore assez frais pour être partiellement rapidement.

Emily !

Sans chercher plus loin, la brune délaissa Bobby pour aller jusqu'à sa nièce. Cette dernière avait dut trouver le moyen de sortir pour étancher sa curiosité et comprendre ce qu'il se passait. Et tomber, de ce fait, nez à nez avec ce mort-là qui était passé par ailleurs pour gagner la ferme. Sur la route, Hope lâcha sa hache qui la gênait pour courir, elle gagna de la vitesse, assez pour atteindre sa nièce et l'attraper entre ses bras pour la porter et faire immédiatement volte-face. La blonde contre elle qui hurlait toujours et pleurait à chaudes larmes, les râles explicites du mort derrière elle dont elle pouvait sentir l'odeur et un souffle rauque dans son dos, ses doigts manquant d'agripper ses cheveux au passage...

Hope ne dut son salut qu'à la réaction de Bobby sur le moment, alors qu'elle termina de blottir sa nièce contre elle en se recroquevillant par réflexe près d'un poteau. Le cœur battant à cent à l'heure, les sanglots de la jeune fille dans ses bras, ne pouvant s'empêcher de lui répéter « ça va aller, ça va, je te tiens Emily, je te tiens... » pour la rassurer. Sans que les larmes de terreur ne partent... Sa nièce tremblait, comme une feuille prise par le vent. Et Hope aussi, avait eu peur de la perdre. Mais elle finit par sortir de sa torpeur quand Emily appela après Bobby, et que l'adulte se retourna pour voir où était le mastodonte.




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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Ven 2 Sep 2016 - 14:34

Un sourire rassurant de la part de la jeune femme fut comme une douce bénédiction. Un instant de grâce et de chaleur humaine dans ce monde si souvent pervers et retors. Mais un petit cri étouffé sembla figer par la stupeur le géant de fer griffonné par les lames des gens doté de tant de haine. Pivotant sa tête vers le hurlement, il vit la petite Emily courir de toute la célérité de ses petites jambes. L’esprit lent et pathétique de l’homme difforme se demandait pourquoi elle n’était pas restée à l’intérieur.

Un hurlement en partie humain, mais indéniablement maléfique et sanguinaire percuta les zones d’échos de la ferme. L’homme qui était le plat de résistance du duo de cannibales venait de se relever. Les yeux blanchâtres, le visage tordu par une haine inassouvie, un rictus de joie perverse illuminaient la sombre silhouette. Commençant à prendre son élan, la goule de fraiche date sprinta comme si sa vie en dépendait. Sur le coup, le colosse à l’esprit lent songea que l’individu était vivant. Voyant la fusée courir dans la direction de l’ange au regard si pétillant de vie, Robert crut dans un premier temps que l’homme n’était que blessé et il se sauvait de son horrible destin. Mais remarquant la blessure béante dans l’estomac de l’être immonde et les tripes qui flottaient derrière lui comme une parodie morbide de cape, Robert sut que l’humain avait rejoint l’armée des damnés. Hope cria le nom de sa nièce et partit au trot, sa silhouette ressemblant à du vif-argent. Difficilement les pas gauches et chaloupant du golem de chair commencèrent à frapper le sol en cadence. Un peu comme le grondement annonciateur qu’un violent orage.

Le cœur du colosse se déchira et pendant que l’angoisse nouait ses tripes, le géant accéléra le pas. Au risque de s’interposer et de subir la violence des mandibules empoisonnée de l’aberration maudite, Bobby n’en avait cure. Deux âmes bonnes, gentilles et surtout remplies d’une bonté peu commune allaient trépasser sous l’assaut des horreurs de ce monde. Voyant très bien qu’il ne pourrait pas utiliser son arme de fortune en passant près de la perfection de l’ange sans risquer de la toucher, Bobby essaya une autre tactique. Baissant son épaule, le mastodonte lancé en pleine vitesse percuta l’infecté revenu à la vie. Le monstre de foire avait acquis une telle vitesse que son corps monstrueux avait maintenant la densité d’un train de marchandises et la résilience d’un jugernaut implacable. Le nouveau pantin de la Faucheuse décolla littéralement du sol et chuta lourdement sur le dos à quelques pas de distance, loin de la jeune femme qui faisait de son corps défendant un bouclier pour la fillette terrorisée. Mais l’élan du sosie du monstre de Frankenstein était trop grand et ses bottes glissèrent en dérapant sur la petite rocaille du sol. Un poteau de clôture fut sur son chemin et un choc sourd se fit entendre dans le silence ponctuer par les gémissements du la goule hébétée. L’épaule droite de Robert venait d’entrer en collision avec le bois solide et une douleur sans nom fit crisper les traits atypiques et à peine sculptés de l’homme difforme. Grimaçants de souffrance, les doigts gourds du mineur laissèrent choir le marteau de sa main. Le bras de Bobby pendait maintenant, mollement, sur son flanc. Une épaule disloquée voila le résultat de la charge glorieuse, mais stupide de l’être ayant des carences intellectuelles si prononcé.

Serrant les dents à s’en faire presque sauter l’émail, essayant de faire oublier la zone de douleur qui irradiait de son côté vulnérable, Robert fit quelques pas incertains. Il devait réagir, car la créature d’outre-tombe commençait à se relever. S’arrêtant tout près d’une petite charrue métallique, Robert coinça son épaule intacte et la charpente de métal chancela un peu. Poussant un rugissement à la fois de défi et d’effort, Robert lança sa force phénoménale dans la lutte. Son cœur propulsa une dose massive d’adrénaline dans son sang, faisant gonfler ses muscles disproportionnés. Ses pieds s’ancrèrent au sol et tout à coup, comme un Léviathan mourant le massif outil agricole tomba. Le simulacre de vie essaya de relever, mais le lourd meuble tomba sur lui, l’écrasant de sa masse. Loin d’avoir donné son dernier souffle, le zombie bougeait ses bras pour essayer d’agripper ses proies. Proies qui étaient maintenant hors de portées.

Une haine de ces créatures cauchemardesques coulait maintenant dans ses veines et son instinct bestial ne demanda qu’à cet instant d’aller satisfaire sa rage. Mais son regard tomba alors sur les anges qui se réconfortaient. Elles avaient été si gentilles avec lui et le monstre de Frankenstein devait les rassurer. Le danger semblait être écarté, mais la douleur, éclipsée momentanément par la furie, venait de s’installer de nouveau. Essayant de faire fi de cette souffrance sourde et tenace, le géant balafré fit un sourire pauvre et forcé. Essayant de cacher le bras inerte en arrière de sa carcasse immonde, la voix douce et remplie de sollicitude du mastodonte couvrit les gémissements de rages de l’être trois fois maudits cloués au sol.

Robert- Vous allez bien toutes les deux? Pas de Bobos? Euh… On entre si ça ne vous dérange pas? J’ai quelque chose pour toi Emily dans mon sac que j’ai trouvé… Euh… Tu peux m’y emmener?

À mots ouverts, il suppliait à la jeune femme d’achever la goule prisonnière pendant qu’il sera loin avec la fillette. Il ne pouvait plus se battre. Pathétiquement, le géant souffrant mille douleurs essayait de faire changer d’idée la petite fille terrifiée. Encore une fois, le géant au cœur d’or si souvent malmené essayait d’aider les autres avant lui-même. Quand tout le monde sera en sécurité, le colosse laid et cauchemardesque allait essayer de replacer son épaule démise. De par le passé il avait réussi, mais il allait surement tourner de l’œil sous l’afflux de souffrance que ça allait causer ce mouvement désespérer…



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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Ven 2 Sep 2016 - 18:25

Son bras... son bras si impressionnant, et qui là avait l'air comme celui d'un pantin de bois. Démantelé. Hope sentit un haut les cœurs la prendre dans son ventre, mais elle ne dit rien sur le moment. Tenant sa nièce tout contre elle qui tremblait toujours sans pouvoir se contrôler, Hope jeta un regard à l'homme qui les avait sauvé. Elle le remercia d'un signe de la tête, tandis qu'il s'approchait. Ses yeux se posèrent sur le rôdeur derrière, coincé sous l'un des meubles en fer, son crâne et l'un de ses bras dépassant de son piège volumineux... Elle comprit alors que Bobby n'était pas capable de s'en occuper. Pas physiquement capable en tout cas.

Elle confia sa nièce à au mastodonte, lui adressant un sourire qui se voulait rassurant. Et elle attendit que les deux s'éloignent d'elle. Les regardant partir, la petite brune se tourna vers le mort, qu'elle regarda de haut, avec un mépris certain. Elle se pencha pour récupérer le marteau de Bobby, déjà ensanglanté. Elle s'avança ensuite vers le cadavre, marcha sur son bras en y mettant tout son poids pour le coincer et se baissa à nouveau pour abattre l'outil en plein sur la tête du rôdeur. Il y eut une gerbe de sang, presque frais, qui s'en échappa, et vient tâcher son minois pâle. Hope serra les dents, essuyant l'hémoglobine d'un revers de manche de son pull.

Revenant vers le duo, elle s'attarda sur Bobby un temps avant d'annoncer l'évidence :

Tu es blessé...

Son bras, ou son épaule, elle n'en savait rien, avait morflé lors de la lutte. Elle espérait sur l'instant que Selene ne lui en tiendrait pas rigueur de lui ramener son homme de main en morceaux, surtout qu'elle n'avait jamais voulu tout ça... Elle fit une moue, inquiète pour lui, lui qui s'était montré si prévenant et si gentil avec elles deux. Lui qui se plaisait tant à la ferme, qui semblait s'y épanouir...

Je ramène Emily à l'intérieur et je te raccompagne à ton abri. Tu as besoin de soin, Aori pourra s'occuper de toi.

Elle avait pris le temps de retenir le nom de toutes les personnes habitants au phare désormais, pour pouvoir parler avec eux. C'était son rôle en tant que meneuse de savoir à qui elle avait à faire. Et sa déclaration ne souffrait d'aucun refus, même si l'homme devrait avoir mal le temps qu'elle le raccompagne. Personne ici n'avait reçu de formation médicale, de quoi soigner cet homme et sa blessure. Elle ne voulait pas plus aggraver les choses...
Arrivant près de la bâtisse en tenant la main de sa nièce qui n'osait pas la lâcher, ils arrivèrent rapidement jusqu'au porche de la bâtisse, Hope se pencha vers la jeune fille et lui souffla :

Tu diras à Amelia qu'il faut s'occuper de Nuage, d'accord ?
Oui... Bobby, il va bien ?

La petite blonde regarda par-dessus son épaule pour voir le géant. Ses yeux étaient embués de larmes et on voyait qu'elle avait pleuré. Mais maintenant, elle s'inquiétait surtout pour lui, se sentant responsable de ce qu'il lui était arrivé. Elle avait conscience qu'elle aurait du rester à l'intérieur de la grange et ne pas en sortir, on ne l'y reprendrait sûrement plus à l'avenir...

Il s'est juste un peu fait mal. Son amie va le guérir, ne t'en fais pas. Passant une main dans les cheveux de sa nièce, Hope chercha à la rassurer.
Je suis désolée, Tatie.

Elle la poussa en avant, pour qu'elle rentre dans la maison chercher Amelia. Elle reviendrait très vite pour finir de la rassurer et chasser cette peine. Pour sûre, Emily ne manquerait pas d'essayer de se faire pardonner... Dans tous les cas, Hope se tourna vers le géant et lui annonça simplement :

Je te ramène en voiture, Bobby.

Le camion les attendait, clef déjà sur le contact. Une précaution que Joshua et elle avaient décidé de prendre vu la recrudescence des rôdeurs près de la ferme... s'ils devaient partir en urgence, c'était bien le minimum.




No it isn't
Please understand, this isn't just goodbye... This is I can't stand you, this is where the road crashed into the ocean, it rises all around me and now we're barely breathing a thousand faces we'll choose to ignore ©endlesslove.
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MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Aujourd'hui à 6:41

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Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)

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