Partagez | .
 

 Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Auteur
Message
Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 1589
Age IRL : 39

MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Dim 11 Sep 2016 - 13:58

Une douleur lancinante, semblable à un millier de fourmis rouges qui grignotaient les nerfs du bras droit du colosse, faisait danser des étoiles de douleurs devant les yeux océaniques de la bête de foire. Le puissant appendice couvert de cicatrices pendait lamentablement, in peu comme le grand mat d’un puissant navire de guerre qui venait de rendre les armes. La souffrance menaçait de faire voler en éclat le masque de granit de la gargouille à peine sculpté de l’homme difforme. Mais une détermination nouvelle le fit faire un sourire à peu près rassurant. La petite main d’Emily venait de se glisser dans la grosse paluche rugueuse et sanctifiée du géant au cœur d’or, mais complètement déchiquetée en lambeaux. Pour rassurer la fillette, le petit ange qui semblait sur le point d’éclater de nouveau en sanglot, le colosse balafré parla de sa voix rauque, mais douceâtre et calme.

Robert- Ça va bien aller tu sais… Euh… Je suis juste heureux que le mordeur ne t’a fait de mal.

Emily- Et toi il ne t’a pas fait de mal?

Robert- Non il n’a pas eu le temps… Euh… C’est un poteau de clôture qui m’a arrêté… Euh… Moi c’est pas grave tu sais.

Rendu près du proche, le géant désigna son sac à dos. Sa grosse main ne tremblait pas trop, malgré les ondes de souffrances qui irradiaient en permanence son cerveau des plus limité.

Robert- Tu peux fouiller dans la poche en avant? C’est un truc pour toi.


Curieuse la fillette fouilla et sortit un cahier à colorier et des crayons de bois de couleurs déjà entamé. Un petit sourire illumina le visage de chérubin de l’enfant, ce qui fit oublier quelque peu les moments durs et la souffrance vécue par le colosse. Hope arriva et désigna le camion au géant qui fit un au revoir de sa main libre avant de saisir son sac à dos. Le trajet vers le véhicule de fuite était des plus pénibles. Le mouvement de balancier faisait presque monter de rage et de douleur les cristaux salés aux yeux de l’être difforme. Mais il s’empêchait de craquer, de pleurer à chaudes larmes la détresse qui se propageait à cause de ce déboitement. Il ne voulait pas propager un nouvel élan de peine et de chagrin à la fillette qui devait penser que c’était entièrement de sa faute la blessure de l’homme difforme. La jeune femme donna le départ et le mineur estropié s’assit avec difficulté dans la camionnette. La suspension protesta quelques en laissant entendre un grincement métallique quand l’imposante corpulence du monstre de foire s’était enfin hissée à l’intérieur de l’habitacle. Repliant son membre souffrant sur sa carcasse des plus laides, les lèvres exsangues de la chose ne purent esquiver une grimace de pure souffrance. Mais au moins, le trajet pourrait se faire sans trop de mal. Voyant le sang frais sur le visage aux traits divin de Hope, le géant eut honte. C’était lui qui aurait dû achever l’abomination et non un être de lumière. Oubliant ses propres douleurs, ses propres afflictions pour quelques instants, l’homme difforme sortit son mouchoir de tissus rouge de sa poche. Avec peine, il ouvrit le goulot de sa gourde et péniblement il en renversa sur le mouchoir. Tendant le tissu humide vers l’ange qui venait de s’assoir sur le siège du conducteur, la voix faible et douce du monstre de foire s’éleva.

Robert- Tiens Hope… Euh… Tu as du sang sur le visage… Euh… Un coup d’eau?

La portière claqua doucement et la camionnette démarra pour se diriger vers l’antre de la bête. L’homme se laissa conduire pendant quelque temps, les images de ce coin presque paradisiaque s’imprimant sur sa pupille pour se façonner  sur le granit de son inconscience. Les traits du sosie du monstre de Frankenstein s’adoucirent quand il plongea quelque peu dans un état lunatique. Le grondement monotone du moteur, hypnotique, transporta l’esprit pathétique du mineur vers un souvenir douloureux, mais salvateur dans le même souffle.

Des larmes salées creusèrent alors des rigoles dans la poussière qui parsemait l’horrible faciès du géant camouflé partiellement par sa contemplation du paysage. Hope devait songer à cet instant que c’était la géhenne endurée par l’erreur de la nature qui avait déclenché ses soubresauts de tristesse. Mais c’était être le spectateur silencieux de son rêve éveillé qui mettait le mineur à l’apparence immonde dans cet état.

Dans ce songe éveillé, à cet instant précis, la volonté de l’erreur de la nature avait fissuré. La tristesse et le chagrin étaient tombés sur Robert comme la hache d’un bourreau impassible. Bobby avait dégainé le couteau qu’il portait à la ceinture, la lie de l’humanité avait vu sa laideur renvoyer par l’éclat métallique de la lame. Il avait armé son bras pour se porter un coup mortel et mettre fin à sa vie dénuée de sens, une voix céleste s’était manifestée soudainement. Une paire de bras translucides avait étreint alors avec force et de stupeur le colosse avait laissé tomber l’instrument de mort de sa main immense. Sentant une tête fantomatique se poser sur son torse, les narines du monstre frémirent alors. Une senteur familière venait de déclencher un souvenir profond au subconscient de Robert. Le shampoing à la fraise que Sandra affectionnait particulièrement. Aussitôt les mains de l’homme du Kentucky s’étaient déposées avec amour dans le dos et sur la tête de l’être translucide. Des ruisseaux salés se transformèrent alors en des rivières au fort débit. Flattant une chevelure que lui seul pouvait toucher, une voix faible s’échappa alors de la gorge nouée d’émotion du mastodonte.

Robert- Sandra, je m’ennuie de toi et de ta maman… Je veux vous rejoindre…

Une voix chantée répondit alors directement à l’âme terrifiée, mais bonne et avenante de la pathétique créature.

Sandra- Nous aussi on s’ennuie de toi oncle Bob, mais ce n’est pas le temps tu le sais… Tu as une personne sur qui veiller et quelques soit la décision ou l’attitude qu’elle va prendre, dis toi que tu es la merveilleuse personne qu’on apprécie toujours même dans l’au-delà et que tu fais le bien comme pas un.

Pendant quelques instants, le sosie de Frankenstein avait puisé du courage dans l’être fantomatique et les larmes s’étaient taries tout doucement. L’air changea subtilement, se remplissant d’éclats de rire fugaces et perceptibles seulement perçus par l’ouïe fatiguée du colosse. Sentant une traction imaginaire vers le bas, les genoux du mastodonte se fléchirent et des lèvres douces et translucides se déposèrent sur la joue mal rasée de Robert. Tous les doutes, les peines et les peurs du géant s’évanouir alors comme des nuages gris devant la pureté des sentiments de la nièce du monstre de foire. Une dernière parole caressa alors l’âme reconstruite de la bête.

Sandra- Chante-moi la chanson quand nous sommes revenus de l’hôpital je t’en supplie oncle Bob…

Ne pouvant rien refuser à son ange, le mineur commença alors à fredonner. Dans son rêve aussi dans la réalité. Mais avant que le contact imaginaire soit rompu, le mastodonte parla avec amour et franchise de sa voix rauque dans son esprit désertique.

Robert- Je t'aimerais toujours ma choupinette et aussi tu peux dire à ma sœur que je l’aime aussi?


Sandra- Bien sûr mon gros nounours! Allez essuie toi le visage mon gros bêta…

Souriant grandement de la joie et de l’allégresse tout à coup rendues à son cœur mis en charpie, la beauté intérieure du monstre se manifesta alors de la plus belle manière qui soit dans le souvenir et aussi dans le présent. Un chant pur à la sonorité presque parfaite se produisit alors. Le don caché par la montagne de muscles déformés se dévoila au grand jour. Un don si pur qu’on aurait pu jurer que les grands chanteurs d’autrefois s’étaient réincarnés dans ce réceptacle répugnant. Perdu dans des notes magnifiques rattachées à des souvenirs tristes et heureux à la fois, le colosse tapa du pied en mesure. Les yeux presque fermés, essuyer du passage des larmes sur son horrible faciès par sa main titanesque, lunatique et perdue dans un état de rêve des plus soyeux, le monstre de foire farfouilla dans sa poche pour son délice chocolaté. Tout à ses souvenirs, l’esprit lent du mineur ne vit aucunement la forme gracieuse de Hope tout près de lui. La voix chaude, rauque souhait continuait de faire le prodige qui charmait totalement les oreilles chanceuses d’en percevoir le chant. Il déchira le sceller de l’enveloppe de la barre de chocolat avec ses dents entre deux couplets et il vit enfin une ombre de son coin de l’œil. Le chant mourut subitement et la honte apparut sur le grotesque faciès du monstre. Arrêtant de respirer, la bête savait pertinemment la souffrance auditive qu’il venait de faire subir aux oreilles de l’ange à ses côtés. Timidement, la voix rauque et aux mots à peine mâchés de Bobby se manifesta dans un murmure.

Robert- Je suis désolé d’avoir chanté… Euh… de t'avoir déranger… Euh…Je me tais promis... Euh…

Voulant changer de sujet, l’homme difforme passa avec douceur sur un autre sujet.

Robert- Tu as une belle famille Hope tu sais… Euh… Tout le monde se parle… Euh... Même à moi... Euh... Demain ou après-demain, je pourrais revenir?

À mots couverts, la chose venait d’avouer l’atmosphère lourde qui semblait maintenant régner au phare. Selene ne lui parlait plus, Abi de même. Les autres semblaient trop occuper par leurs tracas pour passer quelques instants avec celui qui faisait tant pour eux. Soupirant tout doucement, chassant quelques nuages gris d’abattements de son regard bleuté si pur, le géant écouta les paroles de l’ange. Un sourire reconnaissant, merveilleux et doux  fit naître un semblant de beauté sur ses traits immondes.

Robert- Euh… Je pourrais finir les trucs, pour attirer les mordeurs loin de chez toi tu sais… Euh… Les emmener vers un terrain dangereux pour les piéger comme au chalet… Sinon creuser des trous pour faire des pièges ou bien mettre des clôtures de branches et des trucs en X avec des branches pointus pour les arrêter… Euh… Je ne veux pas que toi, le bébé, Emily et tous ceux que tu aimes soient attaqués, tu sais.

Malgré sa souffrance apparente, le colosse balafré voulait aider les alliés de sa famille adoptive. Un peu comme si maintenant il avait la chance d’être avec un autre groupe de gens qui semblait faire quelque peu attention à lui. Tendant la barre chocolatée de sa main valide, le colosse ouvrit le délice sucré à l’être d’exception à ces côtés.



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
Revenir en haut Aller en bas
Hope S. Arlington
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 16/12/2014
Messages : 633
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Dim 11 Sep 2016 - 14:58

Ne t'en fais pas, tu chantes bien, souffla la jeune femme avec un sourire en coin.

Elle avait profité de la voix de Bobby sans s'en plaindre. Après avoir essuyé à l'aide du mouchoir de son voisin, d'un peu d'eau, et du rétroviseur de sa voiture, les traces de sang qu'elle avait sur le visage et qui semblait perturber le géant. Elle ne les sentait pas, elle s'en foutait même. Ce n'était qu'un détail qu'elle avait oublié à peine avait elle sentit l'éclaboussure sur son visage. Ce qui était sale, dégoûtant avant, ne la perturbait plus. Un an avant, sans doute aurait-elle réagit bien autrement, haut les cœurs et dégoût, estomac retourné par l'odeur,... Plus maintenant. La vie à la ferme aidait, mais pas que. Il y avait tout le reste. Le fait qu'ils avaient fuit Seattle et les horreurs là-bas, le fait d'avoir connu la faim et le froid de plein fouet...
La remarque de l'homme la fit sourire. Oui, elle avait une belle famille. Il manquait bien des gens dans ce portrait fabuleux, mais sa famille faite de pièces rapportées était ce qu'elle avait de plus cher. Emily, sa nièce, son enfant à venir, le couple de vieux fermiers, Kate, sa meilleure amie, comme sa sœur, et enfin Joshua, son époux depuis peu. Elle joua un temps avec l'anneau à son doigt avant d'esquisser un autre sourire en se tournant vers Bobby.

L'homme semblait vraiment tenir à la ferme, s'y épanouir. Peut-être était-il limité intellectuellement, mais il avait des trésors de gentillesses à fournir au monde. C'était fascinant, et d'autant plus désolant de le voir ainsi blessé. La petite brune se contenta de secouer la tête alors qu'il voulait déjà revenir à la ferme des Wheeler pour aider, alors que son bras devait lui faire drôlement mal maintenant qu'il le tenait et retenait des grimaces de douleurs comme il le pouvait :

Tout dépend de si tu vas mieux, Bobby.

Elle savait d'avance qu'il serait déçu par cette réponse. Comme un enfant à qui on refuse de bien faire parce que les circonstances ne le permettent pas. Comme la fois où Daryl avait passé un mois la jambe dans le platre après une mauvaise chute et qu'il avait hurlé d'horreur les dernières semaines de ne rien pouvoir faire. Parfois ça allait, d'autres beaucoup moins, la frustration alternant avec sa patience légendaire.

Tu as une épaule démise, ça doit te faire souffrir. Tu devrais penser à ta santé avant de penser à nous aider nous.

Selene allait sûrement lui en toucher deux mots, peut-être se froisser. Hope ne voulait pas que les relations tournent mal parce qu'elle avait blessé un des membres de son groupe. Elle ne l'avait pas fait exprès, ça n'était pas de son fait. L'urgence était de traitée la présence de plus en plus accrus des rôdeurs dans la région, de faire quelque chose contre ça... Elle reprit la parole peu après, appuyant son propos :

Tu as un groupe qui t'apprécie, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose si tu reprends tes activités trop vite et que tu ne puisses pas les aider eux. Elle lui fit un petit sourire en coin avant de rajouter : Tu as besoin de repos, et de soin.

Même si Bobby consacrait beaucoup de temps à la ferme, par plaisir surtout, Hope se rendait bien compte de ce que ça impliquait pour les autres. Il devait être là pour sa famille. Alors que le moteur de la voiture vibrait toujours entre ses bras, la petite brune poussa un petit soupir :

Dès que tu iras mieux, tu pourras revenir à la ferme quand bon te semblera, il n'y a pas de soucis là-dessus. Mais d'abord, prend soin de toi, d'accord ? elle coupa le moteur à l'entrée du chemin menant à son abri, et demanda : Tu as besoin d'aide pour aller jusqu'au phare ou c'est bon ?




No it isn't
Please understand, this isn't just goodbye... This is I can't stand you, this is where the road crashed into the ocean, it rises all around me and now we're barely breathing a thousand faces we'll choose to ignore ©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 1589
Age IRL : 39

MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Jeu 15 Sep 2016 - 13:58

Les bosses sur le chemin cahoteux ressemblaient à des électrochocs de douleurs qui parcouraient inlassablement le bras démis de la bête de foire. Il ne put cacher éternellement les ondes de souffrances qui harcelaient son cerveau lent et déjà surcharger de pensées plus ou moins joyeuses. Il voyait sa sœur d’âme faire une vigie solitaire et dont l’empathique créature sentait les effluves d’une douleur épouvantable. La voie chanté et merveilleuse de Malorie qui lui disait des mots que la lie de l’humanité n’aurait jamais eu la chance d’entendre de son vivant. Il avait peur que l’ange de l’innocence se révise, découvrant la bévue monumentale qu’elle avait prononcé et découvrant toute la laideur de l’être cauchemardesque. Mais un espoir sans borne le portait aussi, lui accordant une vision d’un visage sublime à la chevelure doré et aux yeux d’azure comparable à un ciel d’été pur. Des lèvres minces mais douce comme les nuages qui constituaient le paradis lui murmurant de nouveau les mots les plus merveilleux de la création terrestre. Le mineur voulait serrer dans ses bras massifs et parsemer de scarifications, causés par une société hostile envers les êtres de son acabit, le corps gracile de la jeune femme et la tournoyer follement dans un ballet abstrait mais débordant de joie. Robert savait qu’un jour il devrait faire un choix. Rester avec sa famille d’adoption ou bien suivre les élans de son cœur et rejoindre celle qu’il aime, si naturellement le rêve devenait réalité. Un nouveau nid de poule le sortit abruptement de son état lunatique et il entendit les sage parole de la futur maman.

Au moins Hope n’était pas fâché que le colosse n’ai pu finir la journée. Quand elle parla de famille, le cœur si immense et remplis de bonté du golem de fer se serra. De plus en plus il se sentaits comme un étranger au sein de la petite communauté du phare. Selene ne lui parlait plus, Gabriel était toujours auprès de sa belle. Abigail essayait d’éviter le colosse balafré. Breann semblait songeuse et distante. Il n’avait que le bon vieux Frost qui continuait à se coller au corps répugnant de la bête de foire. Les animaux semblaient totalement immunité à la laideur du mineur, ne voyant que l’aura de gentillesse et de bienveillance qui s’en dégageait. Souriant timidement, ne voulant pas imposer sa atrocité à la jeune mère, le colosse parla tout doucement.

Robert- Ils ont besoin de moi et je crois que c’est pour ça qu’on m’autorise à rester… Euh… Dès que je ne serais plus utile, ils vont sûrement faire comme les autres… Euh… M’indiquer la porte… Euh… J’aime beaucoup chacun d’eux, mais maintenant je me sens mal… Euh… Ils doivent se rendre compte que je suis un gros connard qui sert à rien… Euh… Je crois que je vais essayer de me trouver une petite ferme alors comme la vôtre… Euh… M’occuper des animaux.


Soupirant tout doucement, grimaçant à cause de la douleur qui pulsait dans son bras pendant, le ton rocailleux s’éleva de nouveau dans l’habitacle. Des éclairs de candeur, de gentillesse, de tendresse et d’affection passèrent dans le regard océanique du mastodonte à l’armure de chair rapiécé.

Robert- Je vais revenir très vite si c’est ok… Euh… Mettre les trucs pour empêcher les méchants qui mordent de venir vous faire du mal… Euh… Merci de m’avoir ramener. Je vais être capable tout seul et quand je vais revenir, je vais essayer de ramasser de l’essence pour te rembourser… Euh… Merci pour tout et d’aider ma famille Hope… Euh… Parle-sen à ton mari ou la dame aux cheveux d’or si ça leur dérange pas de me dire quoi trouver pour le bébé… Euh… Venir avec moi et je vais les protéger car je ne veux pas que vous soyez séparé.

Une mélancolie poignante passa sur les traits atypiques de l’homme difforme, tristesse annonciatrice de la terrible perte de sa famille si chère à Robert. Ouvrant la portière avec difficulté, la masse imposante du colosse balafré s’extirpa de la camionnette. Il la referma tout doucement, comme si la force phénoménale du géant lui était encore inconnu. Son sac à dos à ses pieds, il salut de sa main gauche le départ de l’ange et ensuite il remonta péniblement le trottoir de bois usée par le sel marin. Au lieu de prendre environ une minute pour ce trajet, le géant fit le parcours en cinq minutes en soufflant pour combattre la douleur diffuse dans son membre inutilisable. Quand Selene faisait mine de regarder vers lui, le colosse balafré essaya de paraître normale. Mais rendu hors de la portée du regard glacier de la jeune femme, le mastodonte alla directement vers un des coin du bâtiment. Laissant choir son sac à dos, Robert prit une grande respiration. Sans une pensée, il propulsa son épaule directement sur la dureté du mur. Des étoiles de douleurs dansèrent devant ses yeux océaniques. Bobby retient un cri étranglé de douleur, se mordant ses lèvres exsangues. Il renouvela la dose pour essayer de se replacer le bras comme le mineur avait déjà fait deux fois avant dans son existence pathétique. La souffrance était presque intolérable et le colosse faillit tourner l’œil. Mais sa main et son bras avait retrouver sa mobilité. Se trainant à l’intérieur du refuge, le colosse se laissa choir dans un coin du sous-sol pour ne pas déranger aucun membres de sa famille adoptive…




Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
Revenir en haut Aller en bas
Hope S. Arlington
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 16/12/2014
Messages : 633
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Jeu 15 Sep 2016 - 14:31

« Mais non Bobby » répondit-elle avec une infinie douceur et un sourire en coin. Elle n'y croyait pas, au fait que les membres du groupe de Bobby ne le gardait que pour le travail, et que, dès qu'il n'y aurait plus rien à faire, ils le mettraient dehors. Selene n'avait pas l'air ainsi, et si elle l'était, alors elles auraient une discussion toutes les deux pour mettre un terme à leur collaboration. Pour la petite brune, impossible de faire affaire avec une personne qui estime aussi peu l'être humain, le survivant, et qui se sent capable de se dispenser d'une aide précieuse.

Elle ne put y croire, même si Bobby avait l'air si triste. Ce qui l'était d'autant plus fut qu'il en soit venu tout seul à cette constatation. Mais des fois, le manque d'estime de soi, après une vie dans un corps si grand et pourtant trop petit pour tout l'amour qu'il contenait, ça n'avait rien de simple. Hope se doutait qu'il ne l'avait pas eu simple. Son existence avant l'apocalypse avait pris le temps de le faire endurer des choses indicibles, qu'il ne pouvait pas forcément comprendre probablement, comme la majorité des gens. Mais ça...

Elle laissa le géant sortir du véhicule, attendant patiemment qu'il y arrive. Il avait besoin de temps, car la douleur devait le faire souffrir. Le ralentir. Mais patiemment, elle fit ce qu'elle devait faire, détacha la ceinture du géant, se proposa pour faire le tour et l'amener, et tout ça. Mais Bobby refusa, et assura qu'il reviendrait la protéger, faire en sorte qu'elle ne soit pas séparée de sa famille et tout ça... C'était adorable. « Rentre bien, Bobby. Elle lui fit un sourire doux : Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas. » Pour l'instant, elle espérait juste que le gentil géant trouve du repos auprès de sa famille, et se fasse soigner comme il fallait.

Lorsqu'elle vit que Bobby était bien à l'intérieur, probablement aux bons soins de la vétérinaire du groupe, elle redémarra et reprit la route en sens inverse.

FIN




No it isn't
Please understand, this isn't just goodbye... This is I can't stand you, this is where the road crashed into the ocean, it rises all around me and now we're barely breathing a thousand faces we'll choose to ignore ©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)   Aujourd'hui à 10:03

Revenir en haut Aller en bas
 

Une lueur d'humanité... (P.V. Hope)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

 Sujets similaires

-
» La loi Hope, est-ce une solution? et IT?
» Le Congres americain pourrait adopter le HOPE
» • I hope that tomorrow will be better
» Le HOPE, une bouffée de gaz carbonique pour l’économie ?
» 01. Only Hope • Dakota (terminé)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-