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 Please, hear my call for help...

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Ayden W. Forestier
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Jeu 14 Juil 2016 - 12:33

Les heures passaient et le silence de la pièce était toujours aussi présent. A mesure que les rayons de soleil disparaissaient, Ayden avançait au mieux. Le début de sa fresque était à peine entamé mais cela demanderait encore pas mal d'heures avant que cela donne un résultat appréciable. Les jeux de lumières, le jeu de couleurs pour montrer l'ancienneté du bâtiment, tout cela demandait énormément de temps, de précision et la journée qu'il venait de passer dans cette salle ne suffisait clairement pas à achever cette toile sur mur. En se reculant, le muet oublia presque la présence de l'animal blessé qu'était Rosaleen et contemplait son début d'oeuvre. C'était la première fois qu'il faisait autant d'effort pour quelqu'un et ce quelqu'un était certainement apeuré à côté de lui. Dans un mouvement lent, l'homme, pinceau à la main, s'accroupit pour faire face à la demoiselle. Était-ce une lueur de reconnaissance dans ses yeux ou alors hallucinait-il ? La seconde option probablement. Peut-être qu'il avait trop respiré les vapeurs de peinture. En tout cas, il ne se privait pas pour jouer un petit tour à la jeune femme, laissant l'extrémité poisseuse de l'outil d'art effleurer une des mains de la belle, se permettant avec ça un sourire taquin avant de reculer, admirant la trace gris clair sur la peau pâle. Un vrai gamin. Au mieux, cela tirerait un sourire à la rousse, au pire, elle lui ferait la tronche, ce qui ne pouvait pas être pire qu'actuellement puisqu'elle tirait la gueule au monde entier et même à elle-même. En se relevant, le français rangea simplement la majorité de ses affaires dans le carton et laissa simplement son mélange sur sa palette afin de pouvoir reprendre rapidement le travail le lendemain. Le soir arrivait, il avait faim et il devait aussi trouver son frère pour lui demander d'essayer de ramener de quoi poursuivre sa création de paysage. Pour l'heure, il se contentait d'ouvrir un peu les fenêtres afin d'empêcher les vapeurs d'infester la pièce, permettant ainsi au liquide de sécher plus rapidement et d'offrir un peu de fraîcheur à la demoiselle. Récupérant alors son sac et le passant sur son épaule, l'homme prit le risque de signer pour son amie.

- A demain, Rosie. Si tu t'ennuies dans la nuit, j'ai tout laissé dehors. T'auras juste à mouiller le pinceau et à mélanger avec la peinture pour que ça reprenne une texture suffisamment liquide et tu pourras t'amuser à peintre les murs du château. Sinon, dors bien. Je t'emmènerai du thé demain. Enfin, j'essaierai de te l'emmener chaud en tout cas. Bonne nuit.

Un petit salut de la tête et il se retourna pour quitter la pièce, fermant derrière lui et manquant de se casser la figure en trébuchant sur une des jambes de Ian. Se reprenant de justesse, il soupira avant de se confronter au regard de son ami. Ce dernier n'était vraiment pas bien et comment l'aider alors que son problème principal refusait de s'ouvrir au monde ? Nouveau soupir avant d'aider l'urgentiste à se lever pour l'emmener jusqu'à la chambre qu'il occupait avec son fils et la galloise. De là, il prit la peine d'expliquer à l'homme que la jeune femme n'allait pas mieux mais qu'elle avait fait l'effort de communiquer. Ce n'était en rien une victoire puisqu'elle n'avait fait que poser une question en utilisant la langue des signes mais c'était mieux que rien. Tapotant alors l'épaule de son compagnon de survie, il l'encouragea à se reposer un peu, lui promettant du café le lendemain et de lui redonner des nouvelles une fois qu'il y aurait des avancées. Enfin, le muet retrouva sa propre chambre et se retint de se laisser tomber sur le duvet au sol lui servant de lit, la réception aurait été bien trop douloureuse. Un repas et un dodo, c'est tout ce qu'il réclamait et sans attendre il sombra.



Lundi 11 Juillet.


Ayden retrouva Rosaleen dans cette salle qui semblait un peu moins lugubre avec la rénovation qu'il y effectuait. Le scotch qui délimitait les lieux donnait une allure étrange bien que l'endroit semblait moins sombre à cause de la peinture clair de l'oeuvre. Le muet ne jeta pas immédiatement un regard à ce qu'il avait commencé la veille, préférant tranquillement poser, comme d'habitude, ce qu'il apportait à la jeune femme sur la table non loin d'elle. Comme promis, le thé, pas brûlant mais suffisamment chaud pour qu'elle puisse profiter des saveurs. En fait, l'homme trouvait ce rituel presque normal. Ne pas le faire lui ferait bizarre. Un vide, peut-être. Ce n'était pas non plus un besoin mais il souhaitait veiller sur la rousse, s'assurer que plus jamais elle n'aurait à craindre ses compagnons.

Se détournant enfin de la galloise, l'illustrateur prit le chemin de ses ustensiles, préparant soigneusement les mélanges de peinture qui finirait sur le mur. Admirant une nouvelle fois son oeuvre, le français se mit à lister les différentes étapes avant de finir ce mur-ci. Il n'était pas neuf heure, s'il arrêtait de travailler vers vingt heure, il aurait suffisamment avancer pour laisser la litho-thérapeute plus tôt que d'habitude et il serait environs à la moitié du bordel. Ouais, en calculant ainsi, il y avait moyen qu'il avance bien. En se retournant, l'homme offrit un petit clin d’œil complice à son amie, se défit de sa chemise pour apparaître en débardeur et ainsi être plus libre de ses mouvements et le voilà reparti à l'assaut du fort, commençant par faire les jeux d'ombres afin d'accentuer l'effet réel de la scène puis suivrait les détails, comme sur la photo du magazine qu'il avait apporté quelques jours avant.


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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Dim 17 Juil 2016 - 15:01


''Please, hear my call for help..."
ft. Ayden




Le temps passait à une vitesse folle, bien plus vite que ce que la rousse n'imaginait ; elle avait perdu toute notion du temps depuis qu'elle était rentrée, ne comptait plus les jours et n'avait adopté son rythme de vie qu'au gré du jour. Quand le soleil se levait elle s'éveillait, et quand il se couchait elle s'endormait. Malgré les nuits encore difficiles qu'elle passait, les cauchemars qui la hantaient sans cesse, elle dormait un peu mieux. Son regard cependant était toujours vide la plupart du temps. Elle n'avait pas recommencé à vivre, loin de là, ayant toujours l'impression qu'elle ne sortirait jamais de cette tempête qui se déroulait en elle et détruisait tout sur son passage. Les efforts d'Ayden néanmoins ne la laissaient pas insensible, et même si elle ne se sentait pas prête pour l'instant à réellement reprendre contact, elle lui était reconnaissante de faire son possible pour rendre sa vie meilleure, ou du moins un peu plus supportable.

Souvent les après-midis elle s'endormait ; peut-être était-ce dû à l'ennui de n'avoir pas grand chose d'autre à faire, ou peut-être était-ce réellement la fatigue. Qu'importait. Elle luttait souvent pour ne pas sombrer afin de ne pas avoir à faire face à toutes ces images qui la hantaient, mais son corps éreinté avait raison de sa volonté la plupart du temps. Ce dimanche après-midi ne dérogea pas à la règle, et quand elle se réveilla, la soleil était déjà sur le point de se coucher. Toujours calée dans son coin, le plus loin possible de la porte, elle observait l'avancée de l'illustrateur dans son œuvre et fut une nouvelle fois émue par le réalisme que prenait peu à peu le paysage. Il s'était approché d'elle quelques minutes plus tard, alors qu'elle se remettait des tourments de son sommeil ; machinalement, elle se recula un peu jusqu'au mur, les mains posées sur ses genoux relevés. Le français avait approché sa main tenant le pinceau et la jeune femme n'avait pu s'empêcher de fermer légèrement les yeux, comme s'il allait soudainement la frapper, lui faire du mal... mais il n'en fit rien et quand elle les rouvrit, elle vit le trait gris qui ornait désormais le dos sa main gauche. Regardant tour à tour le français, le pinceau, puis sa propre main, elle finit par secouer légèrement la tête en affichant un sourire pour le moins discret qui contrastait tout de même avec ses yeux redevenus vides. Rosaleen n'était pas habituée à voir le brun de la sorte, comme un enfant insouciant qui s'amuserait à jouer avec de la peinture ; comme avait-elle pu croire une seconde qu'il avait voulu lui faire du mal ?

Partagée entre cette peur qu'elle avait ressenti, la culpabilité, et un léger amusement, elle se contenta de hocher la tête aux signes de son ami, le regardant finalement s'en aller. Attendant quelques minutes, elle se leva et se dirigea vers le mur peint ; Rosaleen avait envie de le toucher du bout des doigts, mais ce n'était pas sec et elle n'avait absolument pas envie de gâcher le travail de l'artiste. Enfilant ses baskets elle avait ouvert la porte et, après s'être assurée que personne n'était là, avait prit la direction de la salle d'eau. Elle ne répondit pas aux quelques personnes qu'elle croisait dans les couloirs et faisait de son mieux pour garder une certaine ''distance de sécurité'', tentant de se faire aussi petite que possible. Arrivée à destination, elle avait fait de son mieux pour ne pas s'attarder sur son reflet, se contentant de se débarbouiller rapidement avant de retourner dans sa pièce. Là, elle avait finit par s'endormir à nouveau, en ayant pour dernière image le début du château dont l'esquisse s'élevait fièrement sur le mur.








Le lendemain ne dérogea pas à la règle et le français revint voir la rousse pour poursuivre son œuvre. Elle avait déjà ouvert un peu les volets et attachés ses cheveux en une haute queue de cheval alors qu'elle feuilletait pour la dieu sait combientième fois le magazine sur le Pays de Galles qu'il lui avait apporté. Rosaleen lui adressa un léger sourire quand il déposa près d'elle la thermos de thé et une ou deux autres petites bricoles. Il s'était alors dirigé vers la peinture tandis qu'elle ouvrait la thermos pour en humer l'odeur de thé vert qui s'en dégageait ; soupirant d'aise elle s'en versa dans le couvercle et en prit une gorgée, zieutant tout de même le français qui s'attelait à se remettre à la tâche.

Parfois, il y avait de ces jours horriblement long, et celui-ci en faisait partie. La galloise hésita une seconde à prendre un pinceau, mais elle n'était pas réellement douée pour le dessin et n'avait absolument aucune idée de quoi faire ; de plus, mieux valait ne pas gâcher le beau paysage du brun. Elle s'était levé difficilement, prenant bien soin de ne pas perturber l'illustrateur dans son travail, et s'était placé devant la fenêtre, s'accoudant sur le rebord. Un jour peut-être serait-elle prête à sortir à nouveau, se promener dans la cour et profiter de cette légère brise et du soleil, mais le moment n'était pas encore venu, tout comme ce n'était pas encore le moment pour elle de parler, dire ce qu'il s'était passé... Repensant indéniablement à cela, elle se rembruni légèrement, serrant les dents pour ne pas se laisser submerger par cette boule dans sa gorge et fixant le dehors de ses yeux morts qui reflétaient pourtant la peine qu'elle éprouvait à avancer. Il lui fallut quelques minutes pour reprendre une certaine contenance, ne souhaitant pas montrer à son ami ce qu'elle gardait au plus profond d'elle. Alors oui, il y avait de ces moments où le temps était long, et où elle peinait à supporter la présence d'autrui. Peut-être qu'elle gagnerait au change à enfin dire quelque chose, ou au moins simplement ne plus retenir ses larmes de la sorte ; mais il était encore trop tôt, elle ne pouvait pas se permettre de tirer les gens qu'elle aimait au fond avec elle. Se détournant de la fenêtre, elle reposa ses yeux sur la peinture au mur, souriant légèrement à son ami.

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Ayden W. Forestier
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Jeu 28 Juil 2016 - 22:40

Le temps passait et les jours aussi. Le paysage d'Ayden prenait forme et il n'en était pas mécontent. Il ne manquerait qu'une pincée de jours pour que l'oeuvre soit finalisée et puis il passerait à autre chose. Il avait déjà énormément d'idées pour le reste des murs. En bossant de dix heures à vingt-et-une heures, le travail avançait tout de même à une bonne allure, bien qu'il fût seul à s'occuper du revêtement. Dans le fond, ça ne dérangeait nullement le muet qui adorait être dans son monde, qui adorait le silence pour favoriser sa concentration et surtout, qui faisait le point sur tout ce qu'il était, ce qu'il savait, ce qu'il faisait. En y réfléchissant, l'homme voyait bien que Rosaleen était gravement blessée. Celle qu'il nommait Rayon de Soleil se voyait cacher par un épais nuage noir et orageux. Le matin en arrivant, il prenait toujours le temps de l'observer avant de vaquer à ses occupations, comme s'il cherchait à voir une amélioration dans le moral de la jeune femme sans pour autant que cela arrive, puis il retournait peindre, espérant que son attention convaincrait la rousse qu'il essayait de lui offrir un espace où se régénérer, espérant qu'avoir des bouts de son pays l'aiderait à étaler une bonne couche de baume sur ses blessures.

Le vingt juillet, vers dix-neuf heures, Ayden s'installa auprès de de la galloise, gardant tout de même la distance de sécurité, voyant qu'elle avait eu un mouvement de recule instinctif. Un instant, les yeux bleus de l'illustrateur détaillèrent la jeune femme, se souvenant de chacun des gestes de tendresse qu'il avait eu vis à vis de son amie. Les caresses sur la joue de l'européenne, l'arrangement d'une mèche derrière l'oreille comme elle le faisait souvent, un léger baiser sur le front ou même une légère étreinte. Tous les gestes qu'il osait par moment quand la jeune femme ne fermait pas les yeux de frayeur. Cette fois, il eut la sympathie de simplement poser sa main sur celle de son amie, lui offrant un petit sourire, à la fois amusé de la voir perturbée mais aussi plein d'excuse à cause de la perturbation justement. Il resta ainsi quelques minutes avant de lui rentre son monde, venant simplement soupirer avant de planter son regard dans le sien.

- Rosie, tu ne veux pas me parler ? Me dire quelque chose ? Je ne sais pas... Même me dire comment tu trouves le temps ?

L'espace d'un instant, l'homme bloqua dans ses signes, devait-il ?...

- Fawn me tuerait si elle savait que je te laisse dans les ténèbres.

C'est bon, la bombe était lâchée. Evoquer le nom de leur amie n'était-il pas une façon de renfrogner la rousse ? immédiatement, Ayden s'en voulu d'avoir fait ça, il s'en voulu, donnant l'impression d'être plus cruel qu'amical auprès de l'animal blessé. Pestant contre lui-même, l'homme se leva pour retourner à sa fresque, grognant contre lui. Presque avec rage, il se saisit d'un pinceau mais dans la précipitation, il fit tomber sa palette de peinture, salissant le sol. Il serra les dents et se massa les tempes longuement avant de se baisser pour essayer de nettoyer ses conneries. La couleur verte parsemait le sol de tâches, laissant un semblant de gazon sur le carrelage. Le muet se frotta les yeux du pouce et de l'index, agacé par sa maladresse. Il releva les yeux vers la jeune femme et glissa ses doigts sur sa barbe drue, la lissant longuement, avalant difficilement sa salive.

- Rosaleen, je suis désolé. J'aurais pas dû dire tout ça. Je peux te laisser si tu veux...


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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Sam 30 Juil 2016 - 17:10


''Please, hear my call for help..."
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Le temps continuait de s'égrener et avec lui les jours qui se suivaient, en opposition à la vie de la galloise qu'elle semblait avoir arrêté ce jour où elle était sortie du lycée pour se prouver qu'elle était capable d'affronter le monde, de trouver une solution au fléau qui le rongeait. Et elle n'avait finalement découvert qu'un enfer sombre d'où elle ne trouvait aucune issue ; y en avait-il réellement une dans un tel néant ? Cela faisait maintenant deux bonnes semaines qu'ils l'avaient retrouvée, elle ne comptait pas les jours mais n'avait de cesse d'observer les cycles de la lune et de se laisser submerger chaque matin par la chaleur du soleil à travers la vitre. La jeune femme ne s'était toujours pas décidée à parler, ni de ce qu'il lui était arrivé ni même de simple broutilles comme un ''bonjour'' ; parce-que parler était devenu trop difficile et qu'elle avait le sentiment que si elle entendait les tremblements dans sa voix, elle ne contrôlerait plus rien. Les seuls sons qui sortaient de ses lèvres étaient les gémissements plaintifs qu'elle ne pouvait contenir en se réveillant de ses nombreux cauchemars et c'en était déjà amplement suffisant.

Rosaleen s'était habituée à la présence du muet et elle tolérait un peu mieux la proximité qu'il mettait parfois entre eux. Ses visites étaient devenues une habitude qui l'aidait un peu à ne pas se recroqueviller toute la journée à attendre que le temps passe et elle lui était reconnaissante de tous ces efforts qu'il faisait pour elle. Elle n'avait cependant pas eu le courage d'aller affronter Ian depuis qu'il était venu la voir pour son anniversaire, elle avait beau y avoir réfléchit plusieurs fois, les mots ne lui venaient pas, et elle avait jugé qu'il ne valait mieux pas engager une quelconque discussion tant qu'elle ne savait pas elle-même où elle en était.

Comme à son habitude, l'illustrateur était venu au matin, lui apportant quelques petites bricoles avant de se remettre à l'ornement de ce mur désormais bien moins triste qu'auparavant. L'après-midi venu, bien que luttant pour ne pas s'endormir, la jeune femme avait finalement finit par sombrer dans un sommeil agité de souvenirs. Le cauchemar avait été plus précis que les autres, plus violent, et quand elle s'était réveillée en sursaut, les yeux emplis de larmes, elle n'avait pu retenir plus longtemps ses sanglots et avaient enfouit son visage dans ses bras, serrant fort contre elle la couverture comme si elle pouvait lui apporter un quelconque réconfort. Elle ne faisait pas attention dans ces moments là aux réactions du français, ne souhaitant pas voir dans ses yeux si clairs ce mélange d'incompréhension et de pitié que la plupart arboraient en la regardant. Elle avait mis du temps à se calmer, respirer correctement, et se perdre finalement dans la contemplation du mur qui représentait un paysage de sa terre natale.

Quand le soleil commença à décliner dans le ciel, Ayden s'était assit en face de la rousse qui avait machinalement repliée ses jambes contre elle et calé les mains sur ses genoux. Alors qu'il posait doucement sa main sur la sienne, elle retint un mouvement de recul en prenant sur elle ; rien n'était de sa faute, il n'avait rien fait pour qu'elle soit dans cet état alors elle pouvait bien essayer de ne pas le repousser... Mais les images de son cauchemar lui revinrent en mémoire et elle serra les dents, le regardant de ses yeux légèrement paniqués, jusqu'à ce qu'il se recule un peu et rompe le contact.

A sa question, Rosaleen se contenta de secouer la tête vivement en fermant un instant les yeux ; elle ne pouvait pas parler, elle n'était pas... Elle se figea en comprenant que le muet avait signé le prénom de sa meilleure amie, le regardant d'un air interdit, ses yeux soudains devenus vides de toute émotion. La brune manquait terriblement à la galloise, mais peut-être qu'il était préférable qu'elle ne soit pas ici avec eux, elle n'aurait pas supporté de se montrer à elle ainsi détruite. Le regard toujours dans le vague, elle sursauta quand Ayden fit tomber au sol la palette pleine de couleur, reportant son attention sur lui. On pouvait aisément lire ce mélange de colère et de culpabilité empreint sur le visage fatigué de l'homme, s'il en était venu à parler de Fawn, c'était vraiment qu'il commençait à être à bout, qu'il ne trouvait pas d'autre moyen d'aider la rousse ; elle le comprit et une expression de peine mêlée à la peur s'immisça dans son regard. Elle craignait cette colère sourde qui semblait d'un coup émaner de lui.

Ne le quittant pas des yeux, elle ne pu retenir ses larmes naissantes quand il parla de partir. Non. Elle ne voulait pas qu'il lui tourne le dos, pas maintenant, elle ne voulait pas être seule alors que sa tête était pleine de tout ce qu'elle avait perdue, de ce qu'elle était devenue, de ce qu'était le monde. Quand un premier flot de larmes commença à couler, elle dardait sur le brun un regard implorant ; elle voulait qu'il comprenne qu'il ne devait pas partir, qu'elle avait besoin qu'il reste. Une petite voix au fond d'elle lui intimait d'arrêter d'être aussi égoïste, de laisser vivre les gens autour d'elle plutôt que de les tirer vers le fond ; et ce fut la goutte de trop. Les lèvres tremblantes, elle ne prêtait plus attention à son visage déconfit, elle n'en avait plus rien à faire du regard de pitié qu'il poserait sur elle en la voyant si démunie, plus rien n'avait d'importance. Levant ses mains agitées de légers spasmes dus aux tremblements, elle signa.

Aides-moi.

Égoïste. Encore. Elle aurait dû lui dire de s'en aller, qu'elle s'en sortirait très bien toute seule, mais elle savait que ce n'était pas le cas, qu'elle se laissait sombrer de jours en jours et que viendrait un point de non retour. Retournant ses mains avec lesquelles elle se cacha le visage, elle fut prise de ces sanglots qu'elle tentait pourtant de retenir au mieux d'habitude, mais elle n'en pouvait plus de garder tout cela pour elle, de se sentir perdue dans une âme qu'elle ne reconnaissait plus. S'il souhaitait partir elle ne le retiendrait pas, elle n'en aurait pas la force, mais elle avait le sentiment que s'il lui tournait le dos, elle perdrait la dernière once d'espoir qu'il lui restait.

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Ayden W. Forestier
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Jeu 1 Sep 2016 - 14:57

Jamais Ayden ne se serait attendu à une telle réaction de Rosaleen. Au moment où il lui proposait de partir, cette dernière lui envoya un SOS venant de plus profond de ses tripes, s'il en croyait le regard emplit de désespoir qu'elle lui lançait. Une bouteille à la mer lancée si fort qu'elle pouvait presque se retrouver dans le sable. Ce cri de détresse, bien que silencieux, l'illustrateur l'avait entendu. Abandonnant ses affaires, il s'approcha légèrement de la jeune femme, glissant doucement les doigts sur Les poignets féminins. La galloise pleurait et le muet sentit son coeur se briser une fois de plus. Comment avait-on pu détruire une personne comme elle ? Comment avait-on pu couper les ailes d'un ange si insouciant ? Habituellement avare en câlins ou en geste démontrant l'affection, il oublia un instant combien il n'appréciait pas réellement ce genre de contact pour entourer la rousse de ses bras, et ce, même si elle refuserait sans doute ce geste de tendresse à son égard, c'était un pari qu'il voulait faire, qu'importait le résultat, le brun voulait juste faire comprendre à la belle qu'il était présent pour elle. D'une main hésitante, il posa les doigts dans les cheveux de feu et les caressa si lentement que cela ressemblait plus à un effleurement. Un instant, il ferma les yeux en demandant à Fawn ainsi qu'à tous les dieux du monde de lui donner la force d'aider la demoiselle blessée à panser les plaies béantes de son âme.

Patiemment, le français attendit que les torrents de larmes se tarissent avant de se décoller et de soulever doucement le menton appartenant au petit visage triste. Toujours avec délicatesse, il essuya les dernières perles salées qui dévalaient les joues rosies et il ancra son regard azuré dans celui de son amie, comme s'il tentait d'y lire la vérité afin d'épargner à la victime le devoir d'en parler. N'y trouvant rien, l'homme soupira pour lui-même et recula légèrement pour pouvoir signer.

- Dis moi comment t'aider. Raconte moi. Je ferai tout pour que tu ailles mieux, Rosie. Fais moi confiance.

Oui, faire confiance. C'est ce qu'il attendait de la femme, qu'elle lui fasse suffisamment confiance pour se confier et ne plus avoir à porter son fardeau seule. Qu'elle ne ressemble plus au géant Atlas condamné à porter le monde sur ses épaules et ce n'était qu'en ayant confiance en quelqu'un qu'elle se délesterait, même un peu, de ses chaînes trop serrées. Cependant, avant que la femme ne puisse se confier, l'homme se releva et se dirigea vers la porte, entrouverte. Sii peu de personne comprenait la langue des signes, Ayden, lui, préférait que leur silencieuse discussion n'appartienne qu'à eux, même si cela impliquait de laisser Ian en dehors de toutes informations. Évidemment, pour le dessinateur, cela sonnait comme une trahison vis à vis du médecin car il s'agissait avant tout de l'état de sa compagne, mais y avait-il vraiment d'autre solution ? Et si cela pouvait aider le couple à aller mieux ? C'était à tenter. Et sans doute que la révélation serait bien trop dur à encaisser pour l'urgentiste alors... Alors Ayden sentait qu'il était de son devoir d'être le support de Rosaleen. Il devait et voulait l'aider.

En revenant s'installer aux côtés de la demoiselle, l'artiste en profita pour lui donner un mouchoir, accompagné d'un sourire qui se voulait amical et encourageant. C'était tout ce qu'il pouvait lui offrir au moment présent. D'un signe de tête, l'homme donna le top départ à la belle, lui signalant enfin qu'il était prêt à savoir pourquoi l'européenne n'était plus que l'ombre d'elle-même.


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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Jeu 1 Sep 2016 - 17:29


''Please, hear my call for help..."
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Les mains devant les yeux, se renfermant encore un peu plus, la jeune femme avait l'impression de totalement perdre pied, tout s'effondrait autour d'elle, elle n'aurait plus la force de se battre. Elle avait l'impression d'entendre ses pas au loin ; ça y est, il partait, c'était forcément ça, pourquoi serait-il resté après tout ? Elle était pathétique. Ce néant qui lui était si familier et faisait désormais partie d'elle l'engloba un peu plus un court instant. Et elle sentit des mains autour de ses poignets, avant de se retrouver complètement entourée par les bras de l'illustrateur. Non. Pas ça... En une plainte ridicule elle tenta de le repousser, martelant légèrement son torse en pleurant de plus belle. Tout lui rappelait ce qu'elle avait vécu, le moindre contact, le moindre souffle lui donnait une sensation de brûlure, et son faible instinct de survie lui intimait de se protéger de tout cela. Pendant près d'une minute elle se débattit, faiblissant peu à peu jusqu'à ce que les doigts du muet caressent lentement ses cheveux et qu'elle ne finisse par se fatiguer. Elle était las de se débattre sans arrêt, de sentir ce vide autour d'elle, et Ayden ne lui ferait rien, elle le savait, elle l'avait toujours su. Alors, plutôt que de continuer à le repousser, elle s'agrippa maladroitement à son tee-shirt, les mains toujours sur son torse, et y enfouit son visage, emportée désormais par des sanglots et tremblements difficilement contrôlables. Les seuls bruits qui s'élevaient dans la pièce étaient ses gémissements plaintifs entrecoupés par sa respiration saccadée.

De longues minutes passèrent mais elle ne les comptait plus, elle avait comme l'impression que le temps s'était arrêté et que, pour la première fois, elle ne pleurait pas en vain. Il y avait quelqu'un là qui la soutenait, elle n'était pas seule dans un coin, le visage inondé de larmes que personne ne voyait. Elle s'était finalement calmée, le plus gros de ses larmes était sortit et elles avaient fini par se tarir sur ses joues rougies par la douleur. L'instant d'après, son regard vide était planté dans celui du français ; elle ne savait plus quoi faire, elle n'avait juste pas envie de se retrouver encore seule avec ses démons. Tenant toujours son tee-shirt désormais froissé entre ses doigts, elle le relâcha à regret, craignant qu'il ne s'en aille ; une légère vague de panique passa dans son regard jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il s'éloignait juste pour signer. Pinçant les lèvres, elle hocha la tête en déposant les mains entrelacées sur ses propres genoux.

Le temps qu'il se lève pour fermer la porte elle réfléchit. Était-elle prête à raconter à qui que ce soit ce qui était arrivé ? Probablement pas, mais certainement qu'elle ne le serait jamais. Rien ne servait d'attendre le bon moment, il n'y en avait pas pour annoncer ce genre de chose, et Rosaleen ne put que se rendre à l'évidence que si elle ne prenait pas sur elle une bonne fois pour toute pour mettre quelqu'un dans la confidence, elle finirait par être écrasée par ce poids qu'elle portait. Ayden se rassit finalement à ses côtés alors qu'elle tirait nerveusement sur le bas de son tee-shirt. Comme pour se donner du courage, elle détourna un instant le regard vers le soleil couchant de l'autre côté de la fenêtre, avant de poser sur l'illustrateur un regard qui semblait s'être empli de souvenirs. Ouvrant la bouche, elle la referma en soupirant. Maintenant plus que jamais, elle prit conscience de cette difficulté à parler ; jamais elle ne pourrait dire à haute voix ce qui la hantait. Alors ses mains commencèrent à s'agiter devant elle d'une manière peu assurée.

Je voulais sortir pour... ne plus être un poids, essayer de me débrouiller seule sans risquer de mettre qui que ce soit en danger.

Baissant la tête d'un air plein de culpabilité, elle ferma une seconde les yeux en inspirant profondément. Voilà le commencement, c'était sur cette idée que tout avait débuté. Et après ?

J'ai croisé des malades. Un peu. Et après trop. Je ne voulais pas les tuer alors j'ai avancé, je me suis éloignée mais... Je suis tombée et il y en a un qui est arrivé.

Une nouvelle pause. Trouver les mots, essayer de garder son calme, ce n'était que le début, le pire allait venir et elle le savait, si elle flanchait maintenant elle ne serait pas apte à aller jusqu'au bout.

Tout le monde dit que c'est eux ou nous alors je... je l'ai tué.

L'illustrateur savait certainement ce que cela représentait pour elle, qu'elle ne faisait pas partie de la majorité des gens qui faisaient cela sans ciller, que ça revenait au même pour elle que de prendre une vie humaine. Ce poids pesait lourd sur ses épaules, parce-que ça n'avait pas uniquement sali ses mains, mais également son âme. Après un court instant, jaugeant la réaction du brun, elle reprit.

Je ne savais plus quoi faire, c'était trop dur et... j'ai fini par perdre connaissance. Quand je me suis réveillée j'étais dans un coffre. Il y avait... Deux hommes, ils m'ont sauvée. C'est ce que je croyais au début.

Un sourire triste avait faiblement étiré ses lèvres tremblantes et une nouvelle larme perla au coin de son œil. Se passant rapidement une main sur la joue, elle poursuivit.

Ils m'ont gardé chez eux, dans une cave, m'apportant à manger chaque jour. Ils pensaient que je pourrais être une menace et... Ils m'ont emmenés de nouveau, pour un ravitaillement je crois, j'ai réussit à m'enfuir et vous m'avez trouvé.

La galloise tremblait à nouveau un peu plus. Avait-elle volontairement omis de dire ce qui était arrivé là-bas ou n'était-ce qu'une manière inconsciente de retarder l'échéance ? Elle devrait cependant le dire à Ayden, elle en avait besoin, même si elle n'était pas certaine de pouvoir supporter le regard plein de dégoût et de pitié qu'il poserait sur elle quand il saurait. Mais elle n'avait pas le choix, parce-que ce qui l'avait détruit par dessus tout n'avait pas été de rester enfermée dans cette cave, ni d'avoir eu à tuer un malade. Ce qui l'avait détruit l'avait souillé au plus profond de son âme.

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Ayden W. Forestier
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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Jeu 1 Sep 2016 - 18:38

Déjà, rien qu'au début de l'histoire, Ayden tiqua, retenant de justesse un claquement de langue sec. Quelle idée de vouloir sortir alors qu'on était incapable d'affronter les monstres ? Il lisait attentivement les signes que lui faisait la femme, essayant par moment de croiser son regard dans l'espoir de déceler les détails qu'elle ne mentionnait pas, sans pour autant y parvenir. Vint le moment où elle mentionna le fait qu'elle ait "ôter" la vie à un malade. Il le savait, le muet, que son amie avait dû se sentir mal en point mentalement. Pour elle, tuer ces choses... C'était comme tuer une personne normale. Mais comment faire comprendre à Rosaleen que ces machins n'avaient plus rien d'humain, si ce n'était l'apparence. Comment expliquer qu'il ne s'agissait que de coquilles vide qu'il fallait éliminer ? En effet, c'était vraiment du "eux ou nous". Au moins, l'homme constatait qu'elle avait eu l'intelligence de réagir avant de se faire mordre. Tout de même, il faisait de son mieux pour contenir son mécontentement. Il la savait naïve et pleine d'espoir, mais il ne s'était pas douté qu'un jour elle ferait preuve de si peu de prudence... Se mettre en danger pour se prouver des choses, c'était la meilleure façon de mourir... Il retint un soupir et hocha lentement la tête, suivant à nouveau les explications de la rousse, faisant en sorte qu'elle ne pense pas qu'il la jugeait à cause de ses actes irréfléchis. Tout ce qui comptait, finalement, c'est qu'elle n'ait pas été blessé par ces trucs.

Enfin arriva le passage des explications qu'il attendait. Elle s'était évanouie ? Et... Deux hommes l'avaient sauvé ? Le français fronça les sourcils. Elle croyait, au début, qu'elle était sauvée. Où était la couille dans le potage ? Mais rien ne vint. Pas de détails qui expliqueraient pourquoi la litho-thérapeute n'était plus elle-même. Il manquait forcément un bout de l'histoire. Elle avait été perçu comme une menace, donc enfermée dans la cave et puis elle était nourrie. Ce qu'elle disait montrait un certain civisme. Alors... Alors... Qu'est-ce qu'elle cachait ? Pinçant les lèvres, Ayden se contenta de prendre une main dans les siennes et en caressa lentement le dos, baissant les yeux. Dans sa poitrine, son cœur battait à tout rompre, il imaginait déjà des tonnes de possibilités. L'humain était champion quand il s'agissait de vices et de torture... Pourtant, il ne semblait pas au muet que les médecins aient fait mention de blessures ou d'autres marques. Alors ça devait être mentale. Des menaces ? Il avait beau réfléchir, l'artiste ne parvenait pas à deviner ce que refusait de dire son amie. Un sentiment de culpabilité et de colère envahit l'homme. Putain... Il se sentait coupable de ne pas avoir deviné les intentions de son amie et il était énervé de ne pas avoir été là pour empêcher les hommes de lui avoir fait ce qu'ils avaient fait, quoiqu'ils aient pu faire.

Inconsciemment, il s'était mis à serrer les doigts de la rousse. Ses yeux rencontrèrent de nouveau les siens. Ayden glissa le bout de la langue sur sa lèvre inférieure afin de l'hydrater et se la mordit un instant. En prenant une grosse inspiration, à son tour il prit la parole.

- Je vois. Tu as traversé une épreuve mais... Rosie, je sais que tu me caches quelque chose. Je le sens.

L'homme ne voulait pas insister, il hésitait même un instant, pas décidé comme le montrait le signe distinct qu'il avait dans ce genre de moment, se frotter les phalanges de l'index à l'aide du pouce. Avalant difficilement sa salive, il souffla et prit son courage à deux mains.

- Dis moi ce que tu ne veux pas mentionner. Tu... Tu n'es pas obligée mais je suis là pour toi, pour t'aider. M'en parler sera un poids en moins pour toi et... On verra si on peut faire quelque chose pour rentre l'épreuve moins compliquée et moins difficile à vivre.

S'arrêtant, l'illustrateur vint se frotter longuement la nuque et relevant le visage vers elle, il baissa bien vite les yeux. Est-ce qu'elle supporterait d'en parler ? Ne faisait-il pas une erreur en la forçant ?

- Laisse tomber, t'es pas obligée. Te force pas, Rosie, ok ?


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MessageSujet: Re: Please, hear my call for help...   Aujourd'hui à 19:25

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Please, hear my call for help...

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