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 The Real You

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Tamara C. Kroeger
Tam Capone
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MessageSujet: Re: The Real You   Mar 26 Juil 2016 - 17:12

Je faisais de mon mieux pour garder mon sang-froid et c’était des plus difficile. J’étais loin de penser à toutes ses choses, je ne pensais même pas qu’on avait autant d’options ici. Je n’avais jusqu’à présent rien pratiquement rien dit. Je m’étais contenté de suivre le mouvement, je m’étais un peu renfermé et j’essayais de réfléchir. Qu’est-ce que je voulais au fond de moi ? Après tout, c’était mon corps à moi de choisir. C’était plus ou moins ce que j’étais en train de penser à cet instant présent. Est-ce que j’avais véritablement ce choix ? Je regardais Abel et Skyler échanger des propos.

Je savais très bien qu’il était question de moi et de ce bébé qui poussait dans mon ventre. C’était justement pour ça que je restais perdu. J’avais toujours rêvé d’élever un enfant. Un petit gars, l’appeler Lemmy, lui transmettre ma passion pour les tatouages, le rock ‘n’ roll et tout le reste. J’avais toujours su que ce n’était pas vraiment une vie pour un enfant alors je m’étais retenue de le faire, mais est ce que d’une certaine façon ce n’était pas un signe du destin ? Je réagis lors que Skyler s’approchait un peu de moi. Elle avait parlé de test de grossesse, elle les trouvait fiables. Du coup, j’en avais fait qu’un, mais ce devait être suffisant pour confirmer. Surtout que j’avais bel et bien un retard de règle.

- Oui, j’ai fait un test qui s’est révélé positif, il y a deux jours. Mais je n’ai pas osé en parler avant. J’ai toujours était tranquille avec mes règles du coup, je me suis rapidement inquiété.

Je lui parlais en ce moment pratiquement comme si Abel n’était pas là. Je n’avais jamais eu des tabous avec qui que ce soit et ce n’était pas aujourd’hui que cela aller commencer. J’écoutais alors la doc expliquer ce qu’elle savait. Il y avait des peut-être, des possibilités. Elle ne savait pas vraiment quoi répondre à cet instant présent. Chose que je pouvais parfaitement comprendre. Elle avait besoin de se documenter et avant de répondre à cette question, ce que je pouvais parfaitement concevoir. Après tout, elle ne s’attendait pas du tout à cette question même s’il y avait une marée de femme enceinte. C’était pratiquement la nouvelle maladie du groupe. Enfin, c’était ce que je ressentais. Surtout en sachant que bientôt moi aussi je serais grosse et que j’aurais mal partout.

- Non pas vraiment…

C’était un sujet qu’on n’avait pas vraiment abordé, simplement parce que je ne savais pas. Je n’avais pas vraiment envie de réfléchir à la question. Je ne voulais pas imposer mon choix à Abel déjà que j’avais l’impression de lui imposer cette grossesse alors qu’il en voulait pas. J’avais l’impression de mettre imposée à dans sa vie. Déjà que maintenant il était obligé de tout dire à sa fille. Si on trouvait un moyen d’avorter, ce ne serait sans doute plus le cas et c’est uniquement ça que je pensais jusqu’à maintenant. Mon regard se faisait un peu fuyant du côté d’Abel alors qu’il disait seulement vouloir que j’aille bien.

- Je ne sais pas, je n’y ai jamais vraiment réfléchi. Comme je l’ai dit à Abel, avant l’épidémie, je n’aurais jamais fait une bonne mère, je le sais…

Mais maintenant quand était-il ? C’était surtout ça la question. Avoir un enfant dans ce monde était sans doute très dangereux. Mais vivre était dangereux et ça l’avait toujours été. Abel connaissait mon ancienne vie et n’avait pas fui alors qu’il aurait pu le faire. Je devais simplement réfléchir de façon un peu plus égoïstement. Si j’avais envie de garder cette enfant, c’était peut-être le moment de le dire.

- Et les risques liés à la grossesse y a une chance de déterminer s’il y en aura. Je n’ai pas envie de risquer ma vie si on est presque sûr que je vais y rester et le bébé aussi.

C’était une façon détournée d’imaginer l’éventualité où je gardais le petit bout de truc qui me poussait dans le ventre. Je n’avais pas tout de suite envie d’en imaginer plus. Je n’avais pas encore la force. J’avais peur d’entendre des choses dont je n’avais pas envie. Je me demandais si l’hérédité pouvait y jouer ou pas. Je savais que c’était plus ou moins le cas pour des jumeaux.



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MessageSujet: Re: The Real You   Lun 1 Aoû 2016 - 19:21

Skyler est surprise d’entendre Abel répondre à la place de Tamara. Et d’un autre côté : c’était des choses dont ils avaient pu parler. L’homme en face d’elle n’était probablement pas née de la dernière pluie et ayant lui-même une fille : il devait savoir des choses sur la question. Elle hoche la tête, cela voulait dire que le bébé n’était pas depuis longtemps dans le ventre de la future maman. Une femme savait de toute façon ce genre de choses : connaître son corps était un facteur essentiel, encore plus lorsque vous étiez de la gente féminine. S’il arrivait que parfois une mère refuse, nie la grossesse : cela restait rare. Non pas qu’elle avait beaucoup d’expériences sur le sujet, mais dans les rapports qu’elle avait lu : seul un ou deux cas avaient cette particularité. Assisté des sages-femmes, des infirmières, travailler en pédiatre avait été son cheval de bataille. Cela lui avait coûté à la fin : de devoir mettre un terme aux souffrances des plus jeunes ; de voir le milieu médical sombrer face à l’implacable virus ; rester impuissance face aux parents qui hurlaient le nom de leurs enfants. Ils n’avaient pas réellement eut le temps d’en savoir plus sur les causes de la maladie. A cause de leur incompétence à trouver une réponse, une solution : ils ont participé à la chute du monde dans lequel ils évoluaient. Skyler était prête à prendre le blâme, à en assumer les conséquences et cela passait par une dévotion presque pieuse pour aider les survivants sur le point de vu médical.
Aujourd’hui, on venait la voir pour une histoire de grossesse. Chose « amusante » quand on pense que cela a toujours été son souhait. Sauver des femmes enceintes, c’est pour cette raison qu’elle est devenue médecin. Éviter à des enfants de devoir vivre sans une mère ; de devoir subir les remontrances des pères ou du reste de la famille pour une chose dont ils ne sont pas coupables. Voilà une mission encore plus difficile aujourd’hui en vue du peu de moyens techniques qu’ils avaient à disposition. Des choses archaïques. Est-ce que cela voulait dire perdre espoir ? Non. Parce qu’il y avait toujours des solutions. Certes, le taux de mortalité et les risques ont augmenté, mais la nature est bien faite. Ils devaient juste improviser, dominer et contrôler la situation. Skyler se souvenait des enseignements de ses mentors. Toujours donner les possibilités. Le garder, avorter ; les tenants et les aboutissements de chaque choix... Le doc avait en face d’elle un nouveau challenge. La pression était grande, l’étudiante en médecine ne réalisait pas encore réellement le poids sur ses épaules : bien trop emballer par l’idée de ce nouveau défi. Elle allait plancher sur le sujet, elle ne laisserait pas tomber le couple qui lui faisait face, qui était venu la voir, car en un sens, ils avaient confiance en elle.
Abel ne semblait pas à son aise : qui le serait. Avoir un enfant dans un contexte apocalyptique n’était réellement pas la meilleure des nouvelles. Il y avait tellement d’incertitude, tellement de choses à penser : telle une partie d’échec, l’étudiante en médecine devrait dans un futur proche prévoir plusieurs coups d’avance si elle voulait faire correctement son travail. Exposant les premières idées qui lui venaient en tête, Skyler mesurait le poids de ses mots soigneusement. Le but n’était pas de paniquer les parents, de les inquiéter. Elle avait remarqué de par sa maigre expérience auprès des concernés : que cela venait naturellement de toute façon et retarder l’échéance était toujours une bonne chose. Quoiqu’il en soit, qu’importe leur décision : elle n’avancerait pas à l’aveugle. Elle allait faire des recherches et faire un plan de bataille. Avant de faire cela, elle se devait de poser la question fatidique. Savoir si elle devait considérer les deux options ou se concentrer sur seulement une en particulière. Skyler attendit sagement. Elle recula un peu d’ailleurs, pour leur laisser un peu plus d’intimités si jamais ils voulaient parler. Même sans être à 100 % certains, ils devaient bien avoir une idée sur la question déjà. La réponse d’Abel était des plus cohérente et évidentes. Elle allait mettre la vie de Tamara avant celle du bébé, c’était… Du bon sens ? Un bébé avait moins de chance de survie qu’un adulte.

« Le bien-être de Tamara sera ma priorité, je n’entreprendrai jamais rien qui pourrait mettre sa vie en danger. »

Pourquoi est-ce qu’elle le précisait ? Car elle voulait leur assurer qu’elle ferait son possible pour les aider et la garder en vie. En entendant Tamara dire qu’elle n’aurait pas fait une bonne mère, Skyler se permit de s’approcher et de poser délicatement sa main sur son bras :

« On ne naît pas maman, on le devient, tu sais ? On ne peut pas réellement savoir comme on sera avec notre enfant sauf devant le fait accompli. »

Skyler était douce dans sa voix, dans ses gestes. Elle sourit en coin d’ailleurs, pour appuyer ces paroles. S’il n’y avait que ce problème-là : alors il serait facile d’y remédier n’est-ce pas ? Ils n’en étaient pas à cette étape de toute manière. Il y avait mille et une chose à faire avant de penser à élever ce bébé qui devait avoir la taille d’une crevette au moment où ils décidaient de son sort. Skyler remet ses mains dans sa poche :

« Oui… Je ne peux pas affirmer à 100% que c’est sécurisé. Que toi ou le bébé n’aurez pas de problèmes. Oui, il y a des risques parce que cela reste éprouvant pour le corps d’une femme et notre monde n’est pas le plus propice aux nourrissons. Cependant, tout n’est pas noir… J’aime croire que la nature est une machine bien huilée et qu’avant les femmes accouchaient sans le confort moderne. S’il est vrai qu’il y avait une mortalité infantile importante : nous avons les connaissances à défaut d’avoir les machines. Ce n’est pas rien… Ils n’avaient pas tout ce savoir à cette époque, ni ces automatismes. Je ne suis pas en mesure de te promettre que l’accouchement ou bien l’avortement ne sont pas sans danger, mais je peux te promettre que je ne ferai jamais rien sans être certaine de moi. »

Positiver, encore et toujours pour ne pas laisser la tristesse et le désespoir ravagé ce qu’elle tenait à bout de bras. Skyler ne voulait pas penser au pire. Elle le faisait assez quand partageait sa couche avec Morphée pour le faire quand elle était éveillée. Speedy ne devait pas laisser ses démons prendre l’ascendant sur elle. Elle ne devait pas céder si aisément à la facilité.
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Abel Underwood
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MessageSujet: Re: The Real You   Lun 1 Aoû 2016 - 20:16

« On ne naît pas maman, on le devient » : Abel adorait cette phrase. C’est sans doute à ce moment qu’il réalisa qu’il faisait entièrement confiance à Skyler. Pas pour son plaidoyer en faveur de la médecine moderne, ni même pour ses efforts à prendre la situation sérieusement ; mais parce qu’elle avait su avoir une réponse pleine de sagesse. Tamara avait peur, autant de la grossesse que de ce qu’elle impliquait. Le cinquantenaire savait que les promesses style « ne t’en fais pas, tu seras super », ça allait un temps. Au fond, ça n’était rien. C’était du vent. Mais ce que l’étudiante avait promis à la vendeuse, c’était un cheminement.

Machinalement, l’une des mains de l’ancien agent s’était posée sur l’épaule de la future maman. Pour la réconforter, lui faire comprendre que même s’il avait du mal à assimiler, il était là. Dans tous les cas, lui qui avait déjà été père, qui l’était toujours, c’était son rôle de la guider. D’ailleurs, il pensait toujours ce qu’il avait dit, au sujet de son instinct de louve qui se révélerait.

La tête tourna à Abel, il s’autorisa à s’assoir. Ce n’était pas grand-chose, mais il avait la sensation d’avoir fait le bon choix en venant ici. Pour plusieurs raisons. Celles auxquelles il avait déjà pensé, et peut-être d’autres qui s’expliqueraient dans le futur. Il enfouit momentanément son visage dans ses mains pour en ressortir après un soupir. Troublé. Fatigué. Ses yeux allaient de Tamara à Skyler. Il se sentait mieux à les voir ensemble mais ça aussi, ça n’avait rien de rationnel. Une sorte de flash s’imposa à son esprit ; une connexion soudaine aussi fulgurante qu’une révélation.

- C’est ce que tu voulais faire avant, pas vrai ?

Ce n’était pas le but de la visite mais qu’est-ce qui l’empêchait de s’interroger ? Abel décelait quelque chose, dans les gestes et l’intonation de la jeune femme, qui prouvait que ce n’était pas un cas comme un autre. Certes, elle était encore aux prémices de sa vocation, mais les longs mois d’épidémie auraient pu ébranler sa passion. C’était bête à dire, mais son rôle n’avait jamais autant été une question de vie ou de mort. Pourtant, ils étaient LES patients, ceux qu'elle n'attendaient plus.

- Je veux dire… obstétricienne, ou quelque chose comme ça ? précisa-t-il.

Il posa alors ses yeux noisette sur Tamara. Dans leur malheur, ils avaient de la chance. Ils avaient un toit, des amis, de la famille, et des médecins… Gary était même d’accord mettre sur pied une expédition portée sur les produits de puériculture. Si jamais l’avortement était trop risqué, si jamais ce bébé devait naître… il avait ses chances. C’était beau de pouvoir se permettre l’espoir. On ne se rendait pas compte que c’était une denrée très rare par les temps qui couraient.

- En tout cas merci… merci beaucoup. Comment ça va se passer alors ? Est-ce qu’il faudra revenir te voir régulièrement ? En combien de temps tu penses savoir ce qui sera le mieux entre avorter ou pas ? Tu as besoin que j’aille trouver quelque chose dehors ?

Poser des questions, c’était aussi une question de repousser le stress. Ne pas laisser le dialogue retomber, trouver les solutions dans les solutions. Ils avaient Skyler dans leur camp, ce qui était excellent, mais l’ancien agent avait déjà envie de plus. De chiffre, de séances, d’objectifs, de noms de médicaments ou de plantes, même s’il ne serait pas capable d’en épeler la moitié.


♪ Depuis la nuit des temps ne voyez-vous pas que les troupeaux meurent. ♪
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Tamara C. Kroeger
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MessageSujet: Re: The Real You   Mer 10 Aoû 2016 - 15:37

Mon regard passait de l’un à l’autre. Autant j’étais le centre de l’attention autant j’avais l’impression d’être presque invisible en même temps. C’était une sensation très étrange, Abel était toujours campé sur ses positions, il voulait le mieux pour moi sans réellement me demander mon avis. Plus je parlais avec Skyler et lui plus j’avais l’impression que mon choix était en train de se dessiner devant moi. Si Talos avait décidé que c’était, le moment pour moi de tomber enceinte peut être que je devrais simplement l’accepter et mettre au monde cet enfant. Je savais que je l’aimerais, au fond de moi il y avait cette petite voix que j’entendais et qui souvent était présente lorsque j’avais un problème. Je devais sans doute l’écouter et reposer mes craintes sur Skyler.

Un faible sourire se dessinait sur mon visage alors qu’elle était en train de me rassurer. Elle avait raison, je comprenais bien qu’elle avait pour vocation de s’occuper des femmes enceintes, j’avais l’impression de voir ses yeux briller comme lorsqu’on parle d’un sujet qui nous tient à cœur. Je ressentais alors toute cette ferveur et je savais que je pouvais me confier à elle à deux cents pour cent. Alors que sa main se posait sur mon bras, j’avais l’impression de ressentir toute la chaleur que j’avais pu fournir et qu’on était en train de me rendre. Elle était en train de me remotiver, m’apprendre à assumer ce qui se passerait.

- Merci, pour tout ce que tu vas faire pour moi… enfin, pour nous…

Déjà, je baissais les yeux en posant une main sur mon ventre. Il n’était pas là depuis longtemps, mais déjà je considérais cette évidence. J’avais la vie en moi, un miracle qui ne se reproduirait sans doute jamais. Je réfléchissais encore, mais je devais l’admettre, mon choix était déjà fait. J’avais parlé d’avorter à Abel simplement pour pas qu’il se sente obligé de rester à mes côtés. Je ne voulais pas qu’il se sente contraint de me soutenir et je savais parfaitement qu’au besoin, je pourrais compter sur Dante comme lui il pourrait compter sur moi sur ce genre de problème. Évidemment, je ne lui avais rien dit. Je ne voulais pas risquer de blesser son égo d’homme. Doucement, je sentais le courage et la force remonter en moi, j’étais en train d’assumer ce qui était en train d’arriver, c’était ça qui me faisait grandir.

- Tu crois que je pourrais devenir une bonne mère alors ?

La question, je la posais autant pour l’un que pour l’autre. J’avais besoin de me sentir encouragé. Je savais que le lien mère enfant était bien souvent le plus important pour un enfant. Je savais que beaucoup de choses étaient en train de peser sur mes épaules et j’espérais que je serais capable de les soutenir. Un enfant, c’est un engagement à vie, ou du moins au moins pour les trente prochaines années. Je regardais Abel à côté de moi qui venait de s’assoir, je savais qu’il avait du mal à assimiler tout ce qui se passait. Il n’avait appris ça qu’aujourd’hui ce qui rendait la situation un peu difficile pour lui comme pour moi.

- Speedy, j’ai une parfaite confiance en toi et je sais que tu resteras objective quoiqu’il arrive. Alors si tu dis que l’accouchement est pratiquement sans risque, je suis prête à l’assumer. Je sais que ce sera dur et douloureux, mais je crois que cette grossesse est un signe du destin. Je n’ai pas l’intention d’aller à l’encontre de celui-ci.

Je n’avais jamais vraiment été superstitieuse, mais j’avais l’impression que cette nouvelle avait une valeur bien différente. Il était question d’une vie, un enfant qui n’avait pas fait le choix de venir au monde aujourd’hui, mais que Abel et moi avions conçu sans vraiment y penser. Peut-être quand des circonstances différentes, j’aurais agis différemment, mais plus j’y réfléchissais plus je me rendais compte que mon enfant aurait difficilement eu un meilleur père. Oui, il était vieux, mais ce n’était pas ça qui faisait sa force. Il était bien plus brillant que quatre-vingts pour cent des hommes que j’avais côtoyé par le passé.

- Je suis désolé, de prendre cette décision sans vraiment te laisser le choix Abel. Je sais ce que je disais tout à l’heure à propos de l’avortement, mais c’était surtout pour te laisser le droit de partir. Je ne veux pas que tu prennes mal. Je ne sais pas comment m’exprimer…

J’avais une idée dans ma tête, mais je ne savais pas comment faire pour rentre le tout compréhensible. Je ne voulais pas vexer Abel, mais je voulais lui faire comprendre ce que je ressentais. J’avais échoué, mais j’espérais qu’il ne m’en tiendrait pas rigueur. Je fis de mon mieux pour lui faire un petit sourire, j’avais compris que je pouvais compter sur lui.

La conversation avait duré encore un moment. J’étais contente d’avoir pu compter sur eux d’eux pour m’aider. L’un comme l’autre avait des paroles rassurantes et arrangeantes. À plusieurs reprises, je regardais mon ventre d’un air un peu inquiet. C’étaita un lourd poids que j’avais à porter sur mes épaules, je m’en rendais bien compte. La grossesse c’était une épreuve et un fardeau, mais j’étais prête à les supporter parce que j’aimais l’idée d’avoir une famille. D’avoir des gens sur qui compter, et même si je savais que ce ne serait pas simple, j’étais prête et motiver. Je m’étais toujours battue pour les causes justes et ce n’est pas aujourd’hui que cela changerait. Maintenant, il ne resterait plus qu’une étape à franchir, en parler à Victoria, je savais que ce n’était sans doute pas le plus simple pour Abel, mais j’étais prête à lui laisser le temps dont il aurait besoin pour le faire avant d’en parler avec Kassandra qui ne pourrait certainement pas tenir sa langue.



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