Partagez | .
 

 Turn as Dark as an Obsidian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Auteur
Message
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 496
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Dim 3 Juil 2016 - 21:59


Lorsque Rosaleen repoussa son agresseur, celui-ci, surpris, fit un pas un arrière en écarquillant les yeux. Ce geste pourtant tout à fait logique, il ne l'avait pas vu venir. Alors que les lèvres de la jeune femme bougeaient, aucun son réellement perceptible ne sortit, du moins rien que Hernando ne put assimiler à quoi que ce soit. Puis, un hurlement à réveiller un mort surgit de ce petit bout de femme frêle, une rage folle s'exprimait et pas uniquement oralement. Le regard noir qu'elle lui jetait figea un instant le tatoué qui reprit tout de même rapidement le dessus sur ces nouvelles sensations.

Hernando se mit alors à rire chaudement, dont une part nerveuse. « Sérieusement señorita ? Tu t'rebelles ? T'es VRAIMENT sûre de toi là ?! » lui demanda-t-il d'un regard amusé. Si elle voulait la jouer comme ça, cela n'allait pas refroidir l'homme en face d'elle. « Allez, on va dire qu'c'est pas arrivé. » Il se rapprocha de Rosaleen d'un pas confiant et lui redressa le visage en la fixant dans les yeux. « Retente encore une conn'rie de c'genre et j'peux t'garantir que j'prendrai mon pied à faire durer ça des heures, ¿entendido? » dit-il en tapotant le front de la jeune femme avec son index. Puis, il recula sa main pour la faire revenir à toute vitesse afin de donner une gifle assez violente à la rousse. « Fallait qu'j'sévisse, tu m'as pas laissé l'choix... »

Se recollant à elle, Hernando recommença à caresser la jeune femme en se montrant bien plus entreprenant et encore moins délicat. L'excitation et le désir ayant durant la mini révolte disparu, revinrent aussi vite qu'ils étaient partis. Il prît alors la main droite de Rosaleen qu'il glissa sous son boxer afin qu'elle caresse elle aussi son entre-jambes. « Sois un minimum coopérative ! » lui ordonna-t-il.

Ne tenant plus vraiment, il s'éloigna d'un pas en arrière de sa proie et enleva ses vêtements. Juste avant que son pantalon ne tombe totalement, il récupéra une cordelette d'une des poches. Il en profita pour savourer la peine et la douleur visibles de la jeune femme. « Enlève c'tee-shirt. » Les sourires affichés par le puerto-ricain n'étaient plus les mêmes, ils étaient bien plus malsains et dérangeants. La rouquine s'exécuta sans broncher plus que ça, elle semblait avoir compris cette fois-ci qu'aucun retour en arrière n'était possible et que tout acte aurait des conséquences pour elle.

« 'tain, j'voulais être sympa en plus, 'fin façon de parler... Bref, j'voulais t'emmener dans la chambre, mais t'as été assez débile pour t'couper. Et tu vois, j'ai pas plus que ça envie qu't'en foutes partout dessus, alors on va faire ça là. » lui précisa-t-il, comme si cela aurait changé quelque chose dans l'acte horrible qu'il allait commettre. Sans dire un mot, il prit les mains de Rosaleen et les attacha avec la cordelette en serrant fortement les liens. « Maintenant, mets-toi face à c'meuble et penche-toi en avant. » lui indiqua-t-il avec un sourire en coin en se mordillant une nouvelle fois la lèvre inférieure.

La jeune femme avait besoin d'aide ou alors c'était le latino qui n'était pas assez patient, quoi qu'il en soit, il exerça une pression sur la nuque de la rouquine pour qu'elle finisse par prendre la position souhaitée. Elle avait du mal à tenir sur ses jambes qui tremblaient, ce qui amusa Hernando profitant de la vue. Fini la parlotte, l'hispanique lui donna un léger coup dans la jambe droite afin qu'elle écarte davantage les jambes, puis, il la pénétra sans ménagement et commença des mouvements de va-et-vient.

Sentant Rosaleen de plus en plus fébrile, il plaça son bras autour du ventre pour la soutenir un minimum afin d'éviter qu'elle ne tombe complètement. Mais allant trop vite dans son mouvement, il sentit le collier et la pierre au bout de celle-ci. De son autre main, il lui arracha et le jeta en arrière sans prêter la moindre attention à l'endroit où il finirait par retomber « T'auras plus b'soin de ça. » lui dit-il sèchement avec une voix saccadée par le plaisir qu'il prenait.

Hernando était en extase, il prenait vraiment son pied « Dios mío qu'c'est bon Rosaleen ! » lâcha-t-il. Comme si l'acte en lui même ne suffisait pas, il en rajoutait une couche, le tatoué était entrain de détruire dans tous les sens du terme la rousse. Durant l'acte, sa main libre se baladait sur le corps de la jeune femme, naviguant entre ses jambes, son dos, sa poitrine et même ses cheveux qu'il saisissait et tirait afin de faire pencher la tête de la rouquine en arrière.

Un râle de jouissance résonna dans la salle de bain. Il avait enfin terminé. « Pfiou qu'ça fait du bien ! » lui dit-il d'un air satisfait sans même la regarder. Il resta un instant assis sur le bord de la baignoire à observer sa victime se laissant lentement tomber sur le sol. « J'aurais bien pris une p'tite clope moi ! » ajouta-t-il avec un petit rire.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Dim 3 Juil 2016 - 22:34


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




La rousse avait donné ses dernières forces pour le repousser, lui hurler sa colère mêlée à cette peur profonde qu'il lui inspirait. Le regard choqué de l'hispanique lui redonna un peu de courage, mais cette once d'espoir s'en alla aussi vite qu'elle était arrivée, disparaissant comme si elle n'avait jamais existé. Son ton se refit alors des plus confiants alors qu'il avancait à nouveau vers elle d'un pas décidé ; pointant son doigt sur le front de la wiccan. Ses lèvres tremblaient, ses yeux étaient gorgés de larmes, mais elle faisait de son mieux pour ne pas faiblir, ne pas la quitter du regard et lui montrer sa colère. Elle essaya de croire en sa propre force, vraiment... jusqu'à ce que le brun mette fin à tous ses maigres espoirs, lui assenant une gifle qui lui fit presque perdre l'équilibre. Portant sans penser à la coupure et au sang sa main gauche à sa joue, elle la pressa sur cette vive douleur, le regardant avec un air complètement perdu, au bord du gouffre.

Il revint à la charge, se recollant à elle et se permit même de prendre sa main et la glisser dans son boxer; ce contact donna des hauts le cœurs à la rousse qui se contentait pourtant de fermer les yeux en priant pour qu'il s'arrête là, qu'il n'aille pas plus loin... Mais il n'en fit rien. Personne n'entendait ses prières, ne ressentait sa douleur, elle était seule, pour la première fois depuis le début de sa vie. Seule et démunie. Hernando, nu devant elle lui intima d'ôter son tee-shirt et elle s’exécuta sans dire un mot, serrant les dents en fixant le sol.

Ça allait être tout, ça devait être tout... On va faire ça là. A ces mots la galloise releva le visage, paniquée. Non, il n'y avait plus de retour en arrière possible, plus d'espoir. Il allait la détruire pour de bon, briser un à un les piliers qui la faisaient tenir debout, croire en la vie et en l'humanité ; qui la faisaient vivre. Elle le regarda en tremblant, les yeux pleins de supplications silencieuses ; inutiles. La pression de sa main sur sa nuque ne lui laissa pas le choix et elle se retrouva dans la position qu'il lui avait demandée, impuissante.

Terminé.

Quand il entra en elle avec une violence insoutenable, elle ne retint plus ses larmes, ni ses gémissements de plainte. La douleur était tout ce qu'elle ressentait. Mais la douleur physique n'était que la partie émergée de l'iceberg, celle qui serait la plus éphémère. La souffrance mentale était une part bien plus importante, bien plus insurmontable.

Et les piliers tombèrent à chaque coups de reins de son bourreau. Le premier fut celui de sa foi en l'humanité, la bonté des hommes et tout l'espoir qu'elle avait placé en chacun d'eux tout au long de sa vie. Le second fut les valeurs des siens, cet attachement à la vie et la positivité qui en découlait. Elle revoyait le visage de sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant, lui caressant le front en lui disant que tout irait bien. Elle repensait à son père, cet homme fort mais tellement doux qui l'avait porté au delà de tout obstacle, qui l'avait relevé à chaque fois. Alors que l'homme arrachait sans ménagement son jade, elle se remémorait les levers du jour aux côtés de sa grand-mère et cet espoir nouveau qu'amenait chaque rayon. Le soleil ne se lèverait plus désormais.

Le dernier pilier à tomber fut celui de la personne qu'elle était, emportant avec lui tout ce qu'il restait, tout ce qu'il y avait de bon et de mauvais en elle. Elle n'était plus qu'une enveloppe vide. Vide de toute émotion, de tout espoir, de tout souvenir. Il ne restait plus rien en elle qu'un trou béant, un néant incommensurable qui provoquait pourtant une souffrance irréversible. Tout en elle s'était éteint, il ne restait plus une once de lumière, plus aucun rayon de soleil ; Rosaleen n'était plus.

Ne se rendant même pas compte qu'il avait terminé, son corps lâcha, doucement. Dernière barrière avant l'abandon total de son esprit. Elle se laissa lentement glisser, ne se rendant même pas compte que son enveloppe charnelle avait atteint le sol. La jeune femme avait l'impression d'être en chute libre, de tomber indéfiniment dans un néant sans fond. Elle était prête à mourir, lâcher prise pour ne plus ressentir cette douleur.

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 496
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Dim 3 Juil 2016 - 22:54


Hernando resta encore quelques minutes assis, jetant par moment des regards à Rosaleen qui resta presque totalement immobile, seuls des sanglots faisaient par moment trembler son corps de façon plus ou moins forte. L'homme s'en fichait complètement, aucune compassion ne lui parvenait. Il avait apprécié sincèrement tous ces moments passés en cette charmante compagnie, même lors des conversations où il incarnait un autre type. Elle avait qu'à m'en dire plus aussi et ça s'rait p'tet pas arrivé. pensa-t-il. Était-ce de l'idiotie pure ou croyait-il vraiment aux mots qui traversaient son esprit ? Ou alors, était-ce pour se rassurer et justifier l'injustifiable ? Pour le moment, il y croyait dur comme fer.

Se rhabillant, le tatoué s'adressa à la rousse « Bon, c'est pas l'tout, mais va falloir retourner en bas parce-que j'compte pas passer ma journée ici à t'entendre pleurer. » lui dit-il d'un ton tout à fait banal. Une fois entièrement vêtu, il se saisit des vêtements portés depuis plusieurs jours par la jeune femme. « Allez, on s'bouge señorita ! » lança-t-il d'un ton sec. Aucune réaction de plus, c'était comme si il se retrouvait face à un mort, même les apestosos paraissaient plus en vie qu'elle.

Perdant patience, le jeune homme agrippa fermement le bras de Rosaleen afin de tenter de la faire se lever. En vain. « Booooon, tu m'laisses pas trop l'choix là. Tu veux pas t'bouger, ok, j'm'en bas les couilles, je vais t'faire descendre quitte à t'y traîner de force tout du long, ça m'dérange pas. » Hernando commença à reculer en maintenant sa prise autour du bras de la rouquine. Il avait fait le malin oralement, mais il se rendit vite compte que ça n'allait pas être si simple que cela.

Il en avait soulevé de la fonte et même s'il n'avait plus la même condition physique qu'avant, il n'était pas à plaindre comparé à d'autres survivants croisés, il avait un peu fondu, mais sans plus. Hernando continuait à pratiquer le sport malgré le manque de nourriture, c'était quelque chose d'essentiel pour lui de se maintenir en forme. Mais là, il avait la sensation de traîner un cadavre d'obèse. Il ne s'était pas imaginé que la rousse serait si lourde dans son état d'inertie.

Rosaleen finit pourtant par se redresser, mais le puerto-ricain vit tout de suite dans le regard de celle-ci, qu'il s'agissait plus d'une sorte d'automatisme que d'une réelle réaction de sa part. Son corps continuait de vivre, tandis que son esprit était déjà mort. Passant sa main sous le bras de la jeune femme, il essayait de la soutenir pour ne pas la voir s'écrouler de nouveau. Et comme ça ne lui avait pas suffit de la violer, il en profitait encore pour la reluquer en repensant avec joie à ce qui venait de se passer quelques minutes plus tôt.

Tant bien que mal, ils finirent par arriver devant la cave. Hernando laissa la rouquine contre le mur le temps d'ouvrir la porte qui n'était pas fermée à clé. A quoi bon craindre quoi que ce soit vu l'état dans lequel elle se trouvait ? Il ne risquait pas de la voir prendre ses jambes à son cou. Se rapprochant une nouvelle fois de la jeune femme encore entièrement nue, il posa une main sur sa poitrine et l'embrassa chaudement.

Elle n'avait eu aucune réaction, ce qui lui ne lui faisait ni chaud ni froid. Il avait pris son pied et c'est bien tout ce qui comptait pour lui. La poussant jusque dans les escaliers, il la fixa en lui disant tout sourire ; « Merci pour ce bon moment Rosaleen. » Une humiliation de plus. Puis, il lui jeta les vêtements derrière la tête et referma violemment la porte qu'il, ce coup-ci, reverrouilla et bloqua avec le meuble.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Lun 4 Juil 2016 - 8:23


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




Lundi, 4 Juillet 2016




''Who are you now girl ?
After all this pain and anger ?
You let this decay come into your soul.
And then, it turns as dark as an obsidian.
''



Le vide complet. L'obscurité absolue. Et cette chute interminable dans les abysses d'un esprit désormais brisé et d'une enveloppe charnelle meurtrie.

La galloise n'avait même pas eu la force quand il l'avait laissée dans les escaliers de rejoindre sa couchette de fortune, elle s'était contentée de se laisser glisser lentement au bas des marches, guidée par un corps qui n'avait plus une once de force pour aller plus loin. Là elle avait fini par sombrer dans un sommeil sans rêve, vide de toute émotion, mais également de tout apaisement ; ça n'avait en rien été un sommeil réparateur. Le sol dur et froid n'était qu'un écho de plus à ce qui se déroulait en elle, un écho à ce cœur qui n'avait eu d'autre choix que de se glacer pour ne pas finir complètement brisé. Pour ne pas s'arrêter.

Recroquevillée comme un chiot qu'on aurait pris pour un jouet, elle avait légèrement repris conscience aux premières lueurs de l'aube. L'unique chose qu'elle fut capable de ressentir était la douleur. Pas de tristesse, pas de colère, uniquement une souffrance physique qui n'était pourtant que futile comparée aux maux de son âme. Tout son corps lui faisait mal. La cordelette était toujours serrée autour de ses poignets, accentuant cette douleur ; prise d'une sorte de panique viscérale, elle avait tenté tant bien que mal de la desserrer, bougeant les poignets dans tous les sens. Et elle y avait réussi, ne prêtant aucunement attention aux brûlures que cette vivacité provoqua sur sa peau, elle s'était contentée de serrer un peu contre elle sa main meurtrie où le sang avait dû sécher.

Les larmes de la rousse avaient recommencé à couler et elle avait été prise de nouveaux sanglots sans être capable de les contrôler. Avait-elle seulement eu conscience de cela ? Probablement pas. Son esprit était à mille lieues de cette cave, de ce corps affaibli. Il se débattait violemment dans les méandres du néant. Une partie s'acharnait à retrouver sa fonction, remonter la pente, ou au moins ne pas se laisser sombrer de la sorte. Tandis qu'une autre partie la tirait vers le bas, lui intimant de lâcher prise, se laisser aller et laisser derrière elle ce monde finalement complètement différent de ce qu'elle pensait. Si l'un comme l'autre avait encore la force de se battre, la jeune femme y était, elle, complètement indifférente.

Elle s'était rendormie peu de temps après, à moitié du moins. Mais le sommeil n'était-il pas le meilleur remède à la souffrance ? Il permettait de ne plus ressentir la douleur, envoyer loin tous ces maux au moins pour quelques instants ; avoir ne serait-ce qu'une minute de tel oubli était un luxe qu'elle prenait sans regret, épuisée d'avoir à se retrouver seule avec elle même, épuisée de se battre.

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 496
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Lun 4 Juil 2016 - 10:20


Hernando avait divinement bien dormi contrairement aux nuits précédentes, il se sentait en forme et en pleine possession de ses moyens. Lorsqu'il rejoint Mike, il lui parla d'une idée qu'il eut au réveil ; retourner sur Seattle. « Quoi ? Déjà ? » répondit Mike plus que surpris par ce qu'il venait d'entendre. « Ecoute, on va rien en tirer. Même en f'sant le mec sympa elle lâchait rien, tu l'as toi-même dit l'autre soir. On sait qu'elle ne vit pas seule dans Seattle.... Voilà, et après ? » se penchant alors légèrement en avant, le latino reprit « Si on y retourne, on peut aller dans les blocs à côté d'la rue où on l'a trouvé et si on tombe sur un p'tit groupe, y a de fortes chances pour qu'ce soit l'sien ! »

L'afro-américain était plus que dubitatif, mais en même temps les deux hommes ne savaient pas quoi faire de la rousse. Ils n'allaient pas se la coltiner ad vitam æternam avec eux, à quoi leur servirait-elle ? A part devenir une poupée gonflable, qui serait le seul point non-négatif, pour le reste elle représenterait un danger et une charge pour les deux hommes. Ils devraient en permanence s'occuper d'elle, trouver davantage de nourriture, faire encore plus attention et s'ils devaient s'absenter, soit l'emmener soit la laisser enfermée seule ici.

Alors, Mike finit par répondre positivement à l'idée lancée par son ami. « Ok, ça marche, t'façon elle va dev'nir un fardeau plus qu'autre chose. Elle s'ra p'tet utile pour une fois. » Les deux hommes préparèrent leurs affaires et le pick-up avant de descendre ensemble chercher Rosaleen. A la grande surprise de Hernando, la rousse était simplement en bas des marches recroquevillée à même le sol et toujours nue. Les vêtements étaient toujours sur les marches. Sans un mot, ils s'approchèrent d'elle, mais aucune réaction. « Faut t'habiller señorita. » Toujours rien. « Bon, bah on va l'faire pour toi ! » finit par dire le latino.

Ils s’exécutèrent, mais aucune pensée ou envie déplacée ne venait à l'esprit de Hernando et encore moins à celui de Mike qui trouvait cela très gênant car même s'il n'avait pas bronché la veille, il faisait à présent face à la réalité du point de vue féminin. Le violeur remarqua la cordelette absente autour des poignets de la jeune femme, à la place des marques rouges étaient présentes. Une fois cela fait, il la transportèrent jusqu'au véhicule où ils l'enfermèrent dans le coffre une fois de plus. « On t'emmène à Seattle ! » se contenta de formuler le tatoué.

Le trajet se déroula dans un silence quasi-total, les rares fois où il fût brisé, c'était pour évoquer l'itinéraire. Arrivés dans une ruelle parallèle à celle de l'autre jour, ils cachèrent au mieux le pick-up, bien qu'en ville cela s'avérait impossible contrairement en campagne. « Et maintenant on va où ? » demanda Mike. « Hm... J'sais pas... Pourquoi pas commencer par fouiller rapidement les environs avant de s'balader ? » répondit Hernando. A deux en plein Seattle, il fallait de base être prudent, mais avec Rosaleen en plus, ils devaient l'être bien plus encore surtout que le but était de trouver le petit camp de celle-ci.

« J'vais m'occuper de faire un p'tit tour, j'passerai rapidement dans quelques baraques et toi pendant c'temps, tu la sors du coffre et tu l'amènes dans la caisse pour l'interroger. » indiqua le puerto-ricain. Mike était dubitatif « Mouais, pas sûr qu'ce soit utile, mais bon, on sait jamais. » lui répondit-il. Les deux hommes descendirent alors du véhicule et Hernando, arme en main, s'éloigna de son ami pour débuter son inspection, tandis que l'afro-américain se dirigea vers le coffre et l'ouvrit.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Lun 4 Juil 2016 - 13:37


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




La temps n'avait plus aucune importance dans les abîmes de l'esprit de la rousse, son cœur aurait tout aussi bien pu s'arrêter de battre là, maintenant, qu'il n'y aurait eu aucune différence ; son âme toujours serait restée entre ces deux univers, essayant d'assimiler, de comprendre tout ce qui était arrivé. Si elle mourait là, elle resterait coincée ici un bon moment, incapable de quitter le monde comme toutes les nombreuses âmes des infectés qui ne pouvaient trouver la lumière pour recommencer suffisamment tôt. Si elle survivait, il lui faudrait se reconstruire, petit à petit ; réapprendre à vivre, à sourire, à aimer. Toute cette horreur en valait-elle réellement la peine ?

Les bruit du meuble que l'on déplace, le cliquetis de la porte pourtant assourdissant dans ce silence, n'étaient que des sons abstraits dans les méandres chaotiques où elle flottait. Rosaleen ouvrit à peine les yeux quand Hernando s'adressa à elle ; s'il voulait recommencer son petit jeu qu'il en soit ainsi. Elle sentait son corps ballotté sans réel ménagement, elle voulait hurler, les frapper pour qu'ils ne la touche pas, mais l'ombre d'elle même qu'elle était devenue, celle qui régissait désormais son corps, n'en avait pas la force.

Alors elle s'était laissée tirée jusqu'au coffre du pick-up, ne prêtant pas la moindre attention à ce qui l'entourait. La jeune femme ne réagit même pas quand l'hispanique lui parla de Seattle, qu'ils la laissent ici où l'emmènent avec elle ne changerait rien à son sort, à son état, alors à quoi bon ? Recroquevillée dans le coffre du véhicule, elle fixait bêtement l'obscurité ; quand tout cela s'arrêterait-il ? Durant une seconde infime, l'idée de s'enfuir émergea dans son esprit, peut-être qu'elle arriverait à les semer dans les rues de Seattle... et si elle se faisait coincée par des malades, ce ne serait qu'une douce mort à côté de ce qui l'attendait en restant avec les deux hommes. Si seulement elle n'avait ne serait-ce qu'une once de chance...

Et la voiture s'arrêta. Étaient-ils arrivés ? La galloise percevait au dehors du véhicule des voix mais était incapable d'en comprendre le sens, aucune bribe de mot ne parvenait jusqu'à son esprit, se cognant lourdement aux parois de ce dernier.

Click.

Le mécanisme du coffre mit ses sens en alerte ; qu'allait-il se passer ? Elle ferma vivement les yeux tant la lumière du jour était agressive, bien trop violente comparée à l'obscurité de son âme. Sentant qu'on lui tirait le bras, elle fit de son mieux pour ne pas flancher jusqu'à être hors du coffre. Ses yeux clair s'adaptant à la lumière, elle reconnu Mike, son regard était vide et son air blasé. Où était Hernando ? Était-ce au tour du noir de profiter de son corps ?

Et ses pieds touchèrent le sol. C'était sa chance, elle devait faire quelque chose, n'importe quoi... Serrant inconsciemment les poings, elle sentait l'adrénaline monter, celle des derniers instants, celle qui survenait quand la personne n'avait plus rien à perdre, quitte à mourir. De toute ses forces, elle poussa violemment le noir qui trébucha sur le trottoir. Ne prenant pas le temps de s'attarder sur son sort, elle se mit à courir dans la direction opposée, ne sachant absolument pas où elle allait, où elle était. Ça lui était égal, tout ce qu'elle voulait c'était s'éloigner d'eux, le plus loin possible. Tout serait plus supportable que de revivre, encore et encore, ce qu'elle avait subit ; son esprit rejouait suffisamment la scène pour que la réalité n'en rajoute pas une nouvelle couche. La suivait-il ? Étaient-ils tous les deux à ses trousses ? Qu'importe, elle se jetterait dans les griffes d'un infecté avant que ses bourreaux aient pu reposer ne serait-ce qu'un doigt sur elle.

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 496
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Lun 4 Juil 2016 - 18:04


Hernando était entré dans une maison et commença à contrôler le rez-de-chaussée. A ce moment-précis, son but n'était pas de chercher des denrées, mais simplement de pouvoir accéder à l'étage afin d'avoir un point de vue en hauteur et un peu plus dégagé des environs. Il ne put tout de même pas se résigner à ne pas zieuter rapidement pour voir si ça valait la peine de revenir ici, mais l'habitation avait été déjà entièrement retournée. Le jeune homme se dirigea alors à l'étage en empruntant l'escalier situé au niveau de l'entrée. Il monta lentement, l'arme au poing entrant dans chaque pièce en s'assurant auparavant ne pas entendre le moindre bruit. De nouveau rien.

Il se détendit un peu et regarda par une fenêtre. Mais les maisons étant quasiment toutes semblables, il ne parvenait pas à voir si loin qu'il l'avait souhaité. Le puerto-ricain se dirigea alors de l'autre côté du palier et en fit de même. Au moment de se reculer, il aperçut quelque chose bouger sur sa droite à l'extérieur. Il cligna frénétiquement des yeux. « Nan.... C'est... C'est pas possible. » A son plus grand étonnement, la silhouette qui était entrain de s'éloigner était celle de Rosaleen, il n'avait aucun doute là-dessus. Elle avait la même couleur de cheveux, les même habits et sa démarche incertaine correspondait tout à fait à l'état physique de la rouquine. Hurlant un bon coup en donnant un coup de poing dans le mur situé à sa droite, Hernando se précipita afin de rejoindre Mike.

Arrivant à sa hauteur, l'hispanique vit son ami debout chancelant avec un main posée sur le côté de sa tête. « 'tain acho, c'est quoi c'bordel ? » lui dit-il d'une voix ferme sans hurler pour autant afin de ne pas rameuter tout le quartier. Il regarda le coffre qui était entièrement vide. Sans écouter son ami répondre à sa question, Hernando lui intima l'ordre de lui suivre, et sans se retourner, il commença à courir en prenant la même rue empruntée quelques instants plus tôt par Rosaleen.

Le jeune homme bouillonnait, il avait envie de hurler le prénom de la rousse, de la tirer par les cheveux pour ensuite crier toute sa colère sur elle. Mais il devait pour l'instant contenir tout cela étant donné qu'il se trouvait certainement à proximité du camp de sa victime. Et vu le peu d'informations qu'elle avait consenties à communiquer, Hernando n'était sûr de rien concernant le nombre de personnes vivant avec elles, la manière dont ils vivaient et si ils étaient lourdement armés ou non.

A chaque intersection, il se cala contre un mur afin de regarder discrètement par où elle était passée. Il serait idiot de foncer tête baissée et de se retrouver face à des apestosos ou pire, des Hommes armés. Rosaleen semblait lente et pourtant les deux amis avaient du mal à réellement se rapprocher d'elle. Certes, ils gagnaient un peu de terrain au fur-et-à-mesure, mais dès que Hernando pensait que c'était gagné, elle reprenait ses distances. Il faut dire qu'elle avançait sans même prêter attention à quoi que ce soit.

Elle était à portée de tire, mais le but n'était pas de l'abattre, mais bien de la récupérer. Elle va le payer! se répétait le latino. « Ca va être bon là. » murmura-t-il dans un souffle à Mike. Pour lui, c'était sûr, il ne restait qu'un dernier coup d’œil à jeter à ce croisement et ils arriveraient à sa hauteur. Faisant un pas en avant dans la rue, il s'arrêta net. Rosaleen était au sol. Excellente nouvelle en soit, sauf qu'elle n'était pas seule.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Aujourd'hui à 5:19

Revenir en haut Aller en bas
 

Turn as Dark as an Obsidian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

 Sujets similaires

-
» Dark Heresy ?
» reportage photo : Apocalypse chez les Dark Angels
» Dark City 2.10 FIN
» land speeder dark eldar
» Dark Angels + Ultra Marines + titan Ork VS GI

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-