Partagez | .
 

 Turn as Dark as an Obsidian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Auteur
Message
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 12:27


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




Vendredi, 1er Juillet 2016



''Look at your life girl,
remember how it's full of joy and promises,
how your eyes reflect the constancy of the jade.
''



Les yeux rivés sur le couteau posé devant elle, la galloise finit par soupirer bruyamment et le glissa dans sa poche. Si elle voulait sortir seule, elle n'avait pas d'autre choix que d'emmener au minimum cette arme blanche pour pouvoir se défendre décemment. Elle ne voulait pas tuer, surtout pas, et elle comptait bien éviter, mais comment réagirait Ian si elle rentrait mordue ? Ou pire, si elle ne rentrait pas du tout ? Reglissant dans la poche de son short en toile noir la pierre d'agate mousse qu'elle avait emporté lors de sa dernière sortie avec l'urgentiste, elle se remémora ce moment, espérant du fond du cœur que cette sortie là se passerait mieux... au moins, elle ne mettrait qu'elle en danger. Elle avait bien l'intention de faire des efforts pour s'en sortir, essayer de prendre sur elle et comprendre que tuer ces pauvres êtres n'est qu'une délivrance pour eux... il le fallait. Attachant ses cheveux en une queue de cheval haute, elle ôta un de ses cheveux roux accroché à son débardeur vert. Était-ce la bonne décision ? Elle s'en persuadait. Cela faisait des jours qu'elle y pensait, qu'elle avait établi toutes les possibilités qui pourraient se présenter à elle. Enfilant ses baskettes blanches, elle quitta la chambre après avoir laissé un mot à Ian.

Je suis sortie.
Ne t'en fais pas pour moi j'ai tout prévu.
Rosa


Au moins était-il prévenu et il éviterait peut-être de s'inquiéter et de retourner tout le lycée pour la retrouver. Et puis qui sait, avec ses occupations à l'infirmerie, entre les piqûres d'insectes et les petits bobos de l'été, peut-être qu'il ne se rendrait même pas compte de son absence. La wiccan fit de son mieux pour ne pas avoir l'air louche, elle salua Daniel qui passait par là, souriant franchement au père de famille qu'elle appréciait, avant de se diriger vers une salle de classe en rez-de-chaussée. Là elle sortie par la fenêtre, riant presque de son idiotie ; si quelqu'un la voyait sûrement qu'il l'a prendrait pour une enfant cherchant à fuguer. Fuguait-elle ? Peut-être un peu. Mais c'était pour son bien, et surtout pour celui de tout ceux qui l'entouraient : pour eux, elle devait faire un effort, devenir plus autonome. Une fois dans la cour, elle prit une profonde inspiration : elle n'avait pas d'autre choix que de sortir par l'entrée principale, il serait fou et dangereux de fragiliser le grillage pour passer ailleurs. Passant sa tête au coin du mur, elle remarqua qu'un des frères Sanchez montait la garde ; enfin, il était entrain de lire, mais entendrait certainement le moindre bruit... Elle fit de son mieux pour se faufiler, et quand il releva le visage, elle s'était déjà recalée derrière le mur. Dehors.

Ce n'était que la deuxième fois qu'elle sortait vraiment, la première qu'elle était seule. A peine fut-elle dehors qu'une vague de panique la prit ; mais à quoi pensait-elle donc ? C'était de la folie ! Fermant fort les yeux, elle porta sa main gauche à son jade, le serrant entre ses doigts comme pour se gorger d'un courage qu'elle se leurrait d'avoir. Après quelques secondes, elle se mit en route longeant toujours le mur, empruntant le même trajet que lors de sa sortie avec Ian ; les alentours étaient calmes comme souvent, probablement que les gardes faisaient parfaitement bien leur travail. Arrivée de l'autre côté du lycée, elle s'éloigna un peu du mur, doucement.

Un bruit sur sa droite lui fit tourner vivement la tête. Un chat sortant d'un carton et qui avait au passage renversé une bouteille en verre. Rien que ça. Fronçant les sourcils, peinée de voir un animal ainsi abandonné à lui même, elle s'avança vers l'origine du bruit, ne se doutant pas une seule seconde qu'elle n'était pas la seule à l'avoir entendu. Sans vraiment s'en rendre compte, elle s'éloignait de plus en plus de l'enceinte du lycée, complètement inconsciente de ce sur quoi elle pourrait tomber. Alors qu'elle s'engouffra dans la rue en face, arrivant au niveau du carton renversé, elle entendit un nouveau bruit sur sa gauche cette fois.

Une petite ruelle communiquait avec celle où elle se trouvait. Deux malades s'y trouvaient et l'avaient, eux, bel et bien vus. Son cœur manqua un battement alors qu'elle recula d'un pas, cognant malencontreusement dans la bouteille étendue au sol. Que devait-elle faire ? Qu'avait-elle fait ? Alors qu'elle se tourna vers l'endroit d'où elle venait pour retourner au lycée, elle trouva la route bloquée par deux autres mort errants.

Elle pouvait courir vers eux et passer entre leurs griffes. Elle le pourrait... Mais son esprit s'emballa et la panique la prit plus que de raison. Elle n'avait qu'une pierre sur elle, jamais elle ne pourrait les aider tous... Elle promena son regard horrifié d'un côté à l'autre, ne sachant plus comment faire. Devait-elle crier ? Peut-être que quelqu'un au lycée l'entendrait...

« Reculez... N'avancez pas... »

Sa voix était tremblante tandis qu'elle reculait toujours plus vers l'autre côté de la rue. Mais qu'est-ce qui lui avait prit ?!

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 494
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 13:18

Les deux hommes prenaient plaisir à avoir une certaine routine qui s'était installée depuis plusieurs mois maintenant. Pourtant elle était une ennemie silencieuse pouvant provoqué un manque de vigilance, ce qui n'était vraiment pas le bon plan pour eux. Pour briser cette monotonie, Mike avait proposé de retourner sur Seattle, cela faisait près d'un mois qu'ils ne s'y étaient pas rendus alors que jusqu'à présent ils essayaient d'y aller tous les quinze jours. « Allez, on va bien s'amuser ! On peut toujours trouver des trucs intéressants ! » dit l'afro-américain d'un ton enthousiaste. Mais il fût vite refroidi par la réponse formulée par Hernando « Mouais, j'sais pas, on va cramer de l'essence pour que dalle à mon avis acho» Le latino était conscient de la rareté de ce liquide et il avait beau vouloir de tout cœur retrouver une trace de vie de sa famille, il ne souhaitait pas pour autant foncer la tête la première dans la gueule du lion.

Ils avaient réussi à faire suffisamment de réserve en sifflant les réservoirs dans les petites villes autour d'eux ou partout où ils le pouvaient, mais il y aurait un moment plus ou moins proche où ils n'arriveront plus à en trouver assez pour rentabiliser les trajets qui allaient être de plus en plus longs. « 'tain sérieux quoi ! Si on trouve rien du tout, j'te ferai plus chier à vouloir y aller à l'avenir, mais des fois faut s'lancer tu vois. » Devant le scepticisme du tatoué, Mike tenta le tout pour le tout. « Pis tu sais, p'tet qu'on pourrait pousser jusqu'à Central District et tomber sur une vieille connaissance qui nous aiderait pas rapport à Raf, même si c'est une p'tite info ou un truc du style, on sait jamais tu vois. »

L'argument limite bancal, fit mouche au plus grand étonnement de Mike qui s'en ravit tout de même étant donné que son but était atteint. Comme d'hab', ils préparèrent leurs sacs avec une bouteille d'eau chacun, des bouteilles vides pour l'essence, de quoi manger – en l’occurrence de la viande séchée – et des munitions. Ils étaient suffisamment rôdé pour ne pas perdre trop de temps dans tous ces préparatifs, d'autant plus que la route allait être longue. En temps normal, il aurait fallu une trentaine de minutes, mais les deux amis savaient très bien qu'il était nécessaire de multiplier par quatre ce temps de base et vu les différents allers-retours qu'ils avaient pu effectuer jusqu'à maintenant, l'itinéraire était connu.

Ils se mirent donc en route ; direction Central District. Bien qu'ils s'attendaient à tomber sur des apestosos ou des pilleurs, la route fût incroyablement calme, ça en était presque décevant. Ils n'étaient jamais contre un peu d'action, surtout lorsqu'ils avaient l'avantage. L'afro-américain et l'hispanique avaient beaux se la jouer durs, et l'être, ils n'étaient pas non plus totalement inconscients jusqu'à risquer leurs vies pour une miette de pain s'ils pouvaient être totalement dominés. Les premières recherches furent infructueuses, ils n'avaient pour le moment trouvé qu'une conserve de haricots rouges, deux tee-shirts et une bouteille quasiment vide de vodka. Malgré tout, ils prirent comme à leur habitude des petits objets des lieux visités, même un petit bibelot représentant une sorte de caniche bleu. Mais bon, ça irait dans leur salle à trophées ridicules.

Du côté des Hommes, aucune résistance et surtout rien d'intéressant sur eux, pas même un petit péteux, ils étaient tous plus peureux et pouilleux les uns que les autres. Rien de bien à se mettre sous la dent. « J'crois que c'est la dernière fois que j'te suis acho, si ça continue, on va même pas trouver d'quoi rentabiliser c'trajet. » lança Hernando d'un ton sec. Pour lui, ce n'était qu'une perte de temps de rester encore, d'autant plus que les seuls humains croisés prenaient la fuite et les quelques têtes aperçues ne disaient rien aux deux hommes.

« Ouais bah c'est bon, on est là d'puis quoi, une trentaine de minutes alors détends-toi, on va pas passer la journée là si vraiment y a rien. De toute façon, c'est qu'une étape, sur le retour on passera ailleurs et on aura p'tet plus de chance tu vois. » lui dit Mike en lui foutant un petit coup d'épaule. Afin d'éviter de rameuter trop de rôdeurs, ils décidèrent de laisser le pick-up dans la petite ruelle où ils l'avaient stationné. Ils s'orientèrent un peu plus au sud Garfield High School.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 15:33


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




Ils avançaient de plus en plus vers la rousse qui reculaient toujours un peu plus. Elle tentait de respirer calmement malgré l'angoisse, peinant à retenir les tremblements de son corps ; il lui fallait trouver une solution, se rapprocher à nouveau du lycée plutôt que de s'en éloigner. Dieu qu'elle avait été inconsciente de sortir seule comme ça... Rosaleen se tourna vivement pour s'assurer qu'aucun malade n'était juste derrière elle, mais dans sa maladresse habituelle, elle bloqua son pied contre une irrégularité dans le béton et perdit l'équilibre ; ses mains et ses avants-bras encaissèrent une partie du choc, plusieurs petits cailloux les parsemaient. Ses genoux également, surtout le droit où perlait déjà une goutte de sang.

Le temps sembla se figer alors qu'elle était un peu dans le coaltar à cause de la chute. Elle entendait les râles autour d'elle, sentait la douleur vive qui était comme décuplée ; il fallait qu'elle bouge, vite. Se relevant tant bien que mal, grimaçant en s'appuyant sur ses mains, elle se remit en route, désormais sans jeter un regard en arrière où d'autres morts étaient arrivés. Marchant un peu plus vite tout en claudiquant, elle se passa rapidement le revers de la main gauche sur les yeux pour essuyer les larmes qui s'y étaient accumulées ; grave erreur.

La galloise percuta de plein fouet un malade qui ne devait pas traîner des pieds plus vite qu'elle et manqua de peu de se prendre ses dents en pleine figure. Ouvrant grand les yeux par surprise, elle tenta de le repousser vivement mais ses mains décharnés s'étaient déjà fermement accrochées à elle.

« Lâche-moi ! S'il te plaît... »

Comme si cela servait à quelque chose, elle le regarda dans les yeux en prononçant ces mots, maintenant toujours cette faible distance entre eux à la force de ses mains appuyées sur son torse. Une nouvelle fois, elle y vit toute la peine que cet être pouvait ressentir, tout ce qui lui avait été enlevé ; y avait-il quelque part quelqu'un qui l'attendait ? Pourrait-il un jour entendre raison et reprendre conscience de ce monde qui l'entourait ? Les yeux de la galloise se remplirent à nouveau de larmes, ne quittant pas du regard cet appel à l'aide silencieux ; elle commençait à se fatiguer de le maintenir éloigné, contrairement à lui qui n'avait pas l'air de vouloir la lâcher. La wiccan l'implorait silencieusement, mais les râles des autres malades qui arrivaient derrière se faisaient de plus en plus présents. D'un rapide coup d’œil, elle se rendit compte qu'ils n'étaient plus qu'à quelques mètres. Tentant de pousser un peu plus fort l'homme qui la tenait en grippe, ses propres forces semblaient s'amenuiser. Allait-elle mourir ici ?

Elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas. Et elle savait ce qu'il lui restait à faire, Ian lui avait souvent dit, Jaden et les autres aussi... C'est eux ou nous répétaient-ils. Laissant descendre sa main droite jusqu'à son couteau, elle enroula ses doigt autour du manche avant de le tirer vers le haut. La rousse ne retenait plus ses larmes, ses lèvres tremblaient et elle peinait à ne pas sangloter. Levant encore un peu la lame, elle l'approcha lentement du crâne du malade. Toucher le cerveau. Lâchant légèrement la pression de sa main gauche, l'homme se rapprocha un peu, ses dents n'étaient désormais plus qu'à quelques centimètres de son visage et ses doigts s'enfonçaient douloureusement dans son bras.

« Je suis désolée... »

Ses mots n'avaient été qu'un murmure à peine audible, mais la boule dans sa gorge ne lui permettait pas d'en dire plus. Fermant les yeux elle enfonça la lame de son couteau dans le crâne du malade tout contre elle ; il se figea instantanément, tombant au sol et elle aussi se laissa tomber à genoux. La main tenant toujours le manche du couteau, elle pleurait bruyamment désormais, son corps était secoué de spasmes incontrôlables. Pourquoi n'y avait-il pas eu d'autre moyen ? Pourquoi n'était-elle pas capable de le sauver ?! De les sauver tous ?! La jeune femme avait l'impression que son cœur venait littéralement de se briser, déversant en elle un flot d'émotions et de culpabilité insoutenable. Elle serrait fort son poing gauche au point que ses jointures étaient blanchies, ne quittant pas des yeux le visage désormais sans vie de l'homme qu'elle venait d'abattre. Elle lui avait ôté le seul souffle qu'il lui restait... Quel genre de personne était-elle donc ? Qui était-elle pour se permettre une telle horreur ?! Un nouveau sanglot la prit tandis qu'une nouvelle main vint agripper son épaule. S'en dégageant vivement elle se releva chancelante, laissant son arme logée dans le crâne du défunt. Elle venait de le tuer... pour se sauver. Alors elle devait au moins essayer de s'en tirer, pour ne pas qu'il soit mort en vain.

La rousse se remit à courir bien que sa démarche était mal assurée. Arrivée au bout de la rue, la distance entre elle et les malades s'étaient convenablement agrandie ; pas pour longtemps certes mais la wiccan était à bout. Elle ne supportait plus ce poids sur ses épaules. Retombant à genoux, elle s'entoura de ses bras comme pour se protéger, enfonçant sans s'en rendre compte les ongles dans ses épaules.

« Qu'est-ce que... j'ai... f... »

Elle ne put terminer sa phrase, étouffée par un nouveau sanglot. Le gémissement plaintif qui sortit de sa bouche aurait brisé le cœur de n'importe qui tant il était profond et douloureux. Jamais elle ne pourrait vivre avec une telle douleur, jamais elle ne trouverait la force de se relever.

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 494
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 17:26

Un sourire se dessina sur le visage de Hernando alors que les deux hommes venaient de pénétrer dans une petite maison d'un rouge pétant. Ce n'était pas la caverne d'Ali Baba, mais bien qu'elle fût déjà fouillée vu son état, un apestoso était présent dans le salon, ce qui fit plaisir aux amis. « Enfin un peu d'action ! » se réjouit le tatoué en saisissant des deux mains sa batte de baseball. Le premier coup partit et fit renverser la créature instantanément « Home run ! » s'exclama-t-il dans un éclat de rire tout en posant une main sur son front afin de forcer les mimiques sur le fait de rechercher la balle. « ¡Dios mío! Qu'c'est bon putain ! »

Mike rigolait également en voyant la joie de son ami et c'était maintenant à lui de s'amuser. Un deuxième rôdeur était entré en empruntant la porte donnant sur le jardin familial. Et à son tour il s'occupa de cette créature en lui plantant sa lame dans le crâne jusqu'à ce que sa lame s'enfonce complètement. Il la retira en prenant soin de l'essuyer sur les habits en lambeaux du cadavre. « Pas mal du tout ça ! » lança Hernando pas peu fier d'avoir un équipier tel que lui.

Les deux amis avaient le sentiment de se connaître et de se côtoyer depuis de nombreuses années alors que cela faisait que quelques mois, à croire qu'en temps d'apocalypse des liens forts pouvaient se créer assez rapidement, c'était en tout cas bel et bien le cas pour eux. Il leur arrivait de discuter de leurs familles respectives, souvent en fin de soirée après avoir vidé une bonne bouteille, mais ils préféraient éviter de façon générale de trop en parler. Mike n'avait plus réellement de proches, quant à Hernando il n'avait que l'espoir avec lui. La seule personne dont ils parlaient plus volontiers était Juan, le frère du latino décédé en 2009. A chaque fois, l'un comme l'autre passait par toutes les émotions, aussi bien de la joie en se remémorant les bons souvenirs, la tristesse par rapport à la mort en elle-même, mais aussi la colère face aux circonstances. Pourtant, ils aiment évoquer ce jeune homme et ils finissaient toujours par apprendre des choses en fonction des histoires vécues.

Ils refermèrent les portes, plus par habitude que par nécessité étant donné que des vitres étaient brisées. Ils commencèrent à fouiller la maison en étant constamment réunis. Hors de question de faire comme dans les films d'horreur où les personnes ont l'idée incroyablement géniale de se séparer pour au final tous, ou presque, crever. L'union fait la force et cela avait l'avantage de limiter au maximum les mauvaises surprises. La fouille fut plutôt fructueuse. L'afro-américain avait trouvé des munitions d'un assez gros calibre mais même s'ils ne pourraient s'en servir n'ayant pas l'arme adéquate, ils pourraient peut-être s'aventurer à les recycler ou pour du troc. Il avait également dénicher des bijoux pour homme et femme, ainsi que quelques conserves.

Du côté de Hernando, il y avait des fringues ; deux jeans et une chemise. Dès qu'il en avait la possibilité, il en récupérait, la vie à la campagne était très salissante et usait rapidement les vêtements. Il prît aussi deux bouteilles de vin, un marteau et une scie. Les outils seront toujours utiles quoi qu'il se passe. « Tu vois, fallait pas t'énerver comme ça. » dit Mike d'un ton calme avec un petit sourire en voyant Hernando heureux de ses trouvailles. « Cállate, pas b'soin d'faire le malin hein. » lui répondit amusé le latino.

Leurs sacs étaient quasiment pleins, mais ils stoppèrent leurs recherches jugeant, à tort ou à raison, qu'ils ne trouveraient plus rien d'intéressant ici. Par de simples regards, les deux hommes parvenaient à communiquer, ils décidèrent de fouiller une dernière maison mais encore un peu plus dans le bas de la rue. A part en campagne ou les petites villes, ils n'aimaient pas rester trop longtemps dans le même bloc lors de fouilles par peur d'être trop bruyant et d'attirer l'attention.

Plus ils avancèrent et plus des râlent se firent entendre. Au début ils semblaient provenir d'une seule créature, mais à mesure qu'ils s'en rapprochaient, ils parvenaient à distinguer plus distinctement le nombre. Ils étaient parvenus à en identifier cinq différents, mais cela ne signifiait pas qu'ils n'étaient pas plus nombreux. Comme aucun coup de feu ne se fit entendre, ni aucune résistance, ils pensèrent qu'il s'agissait d'un petit groupe de apestosos, rien de plus. Prenant chacun leur arme blanche, ils commencèrent à dégommer ceux qui étaient les plus près d'eux. Deux venaient de tomber, définitivement, révélant l'impensable ; une jeune femme immobile en sanglot au sol. « BOUGE TOI D'LA ! » Hurla Mike à la rousse qui ne réagissait pas tandis que de nouveaux rôdeurs s'approchaient. Hernando avait l'impression de se retrouver à taper des balles lancées par une machine comme dans certains practice. Il frappa encore et encore pendant que l'afro-américain tentait en vain de faire réagir la rouquine. Le nombre de ces créatures ne semblait pas diminuer « On a pas l'temps, on s'casse ! » ordonna le latino en regardant brièvement son ami. Hernando prît la jeune femme comme un sac à patate sur son épaule en posant sa main sur le bas du dos de cette dernière pour la maintenir un minimum, puis prît son Glock de l'autre main. Mike devait se charger lui de liquider ces créatures pouvant se trouver sur leur passage. Direction le pick-up pour tous les trois, enfin deux et demi vu que la fille ne bougeait même plus.

Le trajet jusqu'au véhicule leur paraissait interminable, surtout pour le tatoué qui se coltinait un poids mort sur l'épaule. « On va en faire quoi ? » chuchota Mike d'un ton inquiet. « J'en sais rien... On aura qu'à la ram'ner chez elle plus tard. » lui répondit-il d'un ton dubitatif. Ce n'était pas pour rassurer son ami, mais il n'allait pas trouver une idée comme ça en deux secondes, il avait agit sans réfléchir. Il ne savait réellement pas ce qu'ils allaient faire d'elle, et à dire vrai, Hernando ne savait même pas pourquoi il l'avait sauvé alors que d'ordinaire il l'aurait simplement volé et laissé sur place. Peut-être était-ce parce qu'elle se trouvait près de Central District ou peut-être pour autre chose.

Ils arrivèrent enfin au pick-up et par mesure de sécurité si la rouquine tournait, il l'enfermèrent à l'arrière du pick-up équipé d'un toit et pouvant donc servir de coffre. « Comme ça on s'ra tranquille. » dit Hernando en montant côté conducteur, comme pour s'auto-rassurer sur la décision prise. Il démarra en trombe afin de sortir au plus vite de cette ville, sans trop savoir encore s'ils allaient rentrer chez eux ou non directement. Les premiers kilomètres à la sortie de Seattle furent une libération pour eux, ils avaient eu bien plus chaud qu'ils ne l'auraient pensé. La route allait être longue et les coups donnés par la rousse commençaient à énerver les deux hommes. «  ¡CALMATE JODER ! calme-toi putain » ce qui calma directement la jeune femme. « Tu sais les mater toi ! » dit Mike dans un grand éclat de rire.

Durant le trajet jusqu'à leur maison, les deux hommes prirent la décision d'enfermer leur sac à patate dans la cave. Il ne la connaissait pas, ne savait pas ses intentions réelles car même si elle paraissait être fragile et n'avait pas l'air de représenter un danger, ils avaient appris à se méfier des apparences. Elle serait enfermée le temps de juger un peu de qui elle était vraiment et ça leur permettra aussi de se décider sur la suite à donner. Dans tous les cas, elle pourrait leur être utile. Peut-être avait-elle rencontré la famille Álvarez et si ce n'était pas le cas, elle finirait bien par parler de sa vie actuelle et donnerait de précieuses informations.

Hernando coupa le contact et poussa un grand soupir de soulagement, ils étaient arrivés à destination, chez eux. Les deux hommes descendirent du véhicule et se dirigèrent à l'arrière. L'hispanique lança un regard à son ami afin qu'il parle à la rousse et comme ça elle comprendrait qu'ils étaient deux. Cela aurait possiblement comme effet de la calmer, même si elle paraissait l'être. L'avantage de la survie, c'est qu'ils étaient sûrs de n'avoir rien laissé dans le coffre, il était entièrement vidé après chaque sortie et ils avaient gardé leurs sacs avec eux. « Bon, écoute moi bien attentivement si tu veux que tout roule entre nous, ouvre bien grand tes oreilles. On va t'faire sortir d'là tu vois, mais dis-toi qu'on est armé et qu's'il faut te tirer dessus, on le fera sans hésiter ok ? Alors tu vas être une gentille fille et tout ira bien tu vois. »

Attendant quelques secondes une éventuelle réponse qui ne leur parvenait pas, le tatoué fit signe à son ami d'ouvrir ledit coffre tandis que lui s'était armé de son pistolet et visait en direction de l'ouverture du coffre. Il n'avait pas fait attention avant, et malgré qu'elle ne soit certainement pas sous son meilleur jour vu les circonstances, Hernando trouva la rousse parfaitement à son goût. Mais il ne fallait pas se laisser distraire, ce qui avait tendance à être compliqué avec lui. Mike avait l'habitude à force, il se contenta de prononcer le prénom de son ami pour le ramener à la réalité.

L'afro-américain lia les mains de la jeune femme et ouvrit la marche en tenant fermement la corde pendant que Hernando fermait la marche avec le viseur de son arme pointé sur elle. Juste au cas-où. Comme ils se l'étaient dit durant le trajet, ils l'amenèrent jusqu'à la porte de la cave et à moins d'être totalement à l'ouest, il n'était pas difficile de savoir où elle menait. Placée basiquement sous les escaliers, à part un placard il n'y avait pas trente possibilités. Posant le canon contre le dos de la jolie rousse, le latino s'adressa à elle en lui disant d'un ton presque sincère « Désolé, ça va p'tet pas te plaire señorita, mais on pas trop l'choix. ». Presque, parce qu'en fait il ne l'était pas, il essayait juste de la rassurer pour qu'elle soit plus coopérante dans les heures à venir.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 18:17


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




La rousse ne pouvait plus bouger, même les râles qui se faisaient de plus en plus proches ne la faisaient pas réagir. Elle était à bout de force, complètement désemparée par ce qu'elle venait de faire. Elle se pensait prête pourtant, avait repoussé l'échéance au maximum pour pouvoir s'y préparer et accepter ; mais s'y était-elle seulement préparée ? Avait-elle envisagé ne serait-ce qu'une seconde qu'il lui faudrait faire cela ? Peut-être au final s'était-elle tellement bercée d'illusions qu'il lui aurait fallu plus de temps, bien plus... Mais Rosaleen avait gardé une telle amertume quant à sa sortie avec Ian qu'elle n'avait eu d'autre envie que de retenter l'expérience ; seule, pour ne mettre personne d'autre en danger qu'elle. Et maintenant qu'avait-elle récolté de tout cela ? Elle allait mourir là dehors, seule. Enfin non. Elle allait devenir malade, c'était comme ça que ça marchait non ? Ils viendraient la mordre et elle allait devenir comme eux. Et elle allait se faire tuer par les gardes du lycée. La reconnaîtraient-elle seulement ?

Elle se serra un peu plus fort, les yeux toujours fermés tandis que ses sanglots se mêlaient aux râles des malades approchants. Sombrant de plus en plus, elle repensa à tout ce qu'il s'était passé ces derniers mois, de bon ou de mauvais. Elle repensa à sa famille, allaient-ils bien ? Les retrouveraient-elle une fois partie ? Rosaleen cru entendre une voix l'interpeller mais elle ne réagit pas, se contentant de fermer les yeux encore plus fort, comme si cela pouvait la préserver de quoi que ce soit. Une main sembla lui secouer l'épaule. Secouer, vraiment ? Bien sûr que non. C'était ça la fin : un malade l'avait agrippée et s'apprêtait à la mordre. Prise dans un nouvel élan de panique, la rousse tourna de l’œil et perdit connaissance.






« … où... suis ? »

Rosaleen se sentait ballottée de droite à gauche. Elle était dans un endroit sombre qu'elle ne pouvait définir. Est-ce que c'était ça, l'après ? Elle en doutait fort. Tentant de prendre appui sur ses mains pour se relever dans cet espace sombre qui ne semblait avoir aucune limite, elle fut bien vite arrêtée en se cognant la tête contre un... plafond ? Machinalement, elle se mit à cogner contre cette paroi, encore et encore. Il devait bien y avoir une sortie, quelque chose... Ses larmes qui avaient pourtant séchées recommencèrent à perler aux coins de ses yeux. Au bout de quelques minutes, ses mains commençaient à lui faire mal ; l'épuisement stoppa ses coups et elle laissa retomber son corps, se recroquevillant en position fœtale.

La galloise resta dans cette position tandis que des larmes silencieuses inondaient ses joues. Plus rien n'avait de sens. Elle avait toujours l'air en vie, mais où était-elle exactement ? Pourquoi n'était-elle pas de retour au lycée ? Épuisée par toutes ses questions sans réponses et par ce poids immense qu'elle sentait sur ses épaules et dans son cœur, elle finit par s'endormir.






La wiccan fut une nouvelle fois réveillée, par des voix cette fois-ci. S'adressaient-ils vraiment à elle ? Ses yeux étaient ouverts en grand et fixaient un point invisible dans le noir. La faire sortir de là? Mais c'était quoi, ''là'' ? Et ils avaient l'intention de lui... tirer dessus ? Tétanisée, elle ouvrit la bouche pour répondre mais aucun son n'en sortit tant sa gorge était sèche. Elle se remit à trembler alors qu'un cliquetis se fit entendre. Quand les hommes ouvrirent la boîte dans laquelle elle étaient enfermée, elle plissa les yeux tant la lumière l'avait inondée et mit quelques secondes à apercevoir ce qu'il se passait devant elle. Le canon d'un pistolet la pointait et elle se figea une nouvelle fois, ne retenant pas vraiment ses tremblements. Elle le savait. Elle savait qu'un jour quelqu'un la tuerait comme les malades, pour ne pas qu'elle soit un poids ; ce qu'elle se savait parfaitement être. Elle était toujours celle à défendre, à rassurer, parce-qu'elle n'était pas capable de le faire elle-même.

Quand le noir s'approcha et lui prit les mains, elle amorça un léger mouvement de recul mais il la maintint suffisamment pour qu'elle ne s'engouffre pas à nouveau dans le coffre. Elle se laissa tirer, gardant difficilement l'équilibre sur ses jambes encore flageolante tant à cause de la douleur que de l'angoisse. Rosaleen ne prêta pas plus attention que cela à ce qui l'entourait ; à quoi bon servait-il de connaître la couleur de la maison ? Où de quel bois était le guéridon de l'entrée ? Il la fit s'arrêter devant une vieille porte en bois, ouverte sur un escalier absolument pas engageant. Déglutissant difficilement, elle tenta de se faire entendre.

« S'il vous... plaît... »

Son dernier mot avait semblé mourir dans sa gorge, ne sortant que comme un léger murmure. Le poids qu'elle sentait posé contre son dos devait être une arme, elle était peut-être naïve mais pas suffisamment idiote pour ne pas savoir ça. Et le ton sans appel du deuxième homme la fit tressaillir alors qu'un nouveau spasme prenait son corps. Il devait être hispanique au vu de son langage, venait peut-être aussi des quartiers, mais elle ne s'en formalisa pas le moins du monde, absolument pas apte à réfléchir et évaluer la situation. Une pression un peu plus forte dans son dos l'incita à avancer et à s'engager dans cette descente qui ressemblait pour elle à une longue déchéance vers un avenir incertain. Avançant son pied vers l'intérieur, elle s'agrippa à la rampe pleine d'échardes et laissa soigneusement glisser son autre pied sur la première marche. Puis la deuxième. Ses mains lui faisaient mal, ses bras et ses genoux aussi.

La porte se referma violemment derrière elle, laissant la rousse seule au tiers des escaliers. Une cave... évidemment. Elle resta là quelques minutes, le temps que ses yeux s'habitue à l'obscurité ; des voix semblaient venir du reste de la maison mais il lui était impossible d'en décrypter les paroles. Reprenant lentement sa descente, elle faillit rater une marche ce qui lui valu une nouvelle douleur au talon cette fois. Elle arriva finalement au bas des marches et aperçut la petite fenêtre juste en dessous du plafond ; même de là où elle était elle sut qu'elle était bien trop haute et de toute façon trop petite pour être une sortie potentielle. Jetant rapidement un œil aux alentours, elle s'adossa contre le mur, pliant ses jambes pour les encercler de ses bras et y enfouit la tête. Qu'allait-il lui arriver maintenant ? Qu'allaient-ils lui faire ? Elle qui n'arrivait déjà pas à se remettre de l'absence de sa famille, elle n'arriverait jamais à se remettre de ne plus voir tous ces gens avec qui elle avait tissé des liens depuis ces derniers mois. Elle étouffa un sanglot à cette idée, serrant un peu plus fort ses genoux.

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Hernando Álvarez
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 19/05/2016
Messages : 494
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 20:23

Regardant la jeune femme descendre, Hernando claqua la porte et verrouilla à double tour les deux serrures, sans oublier de mettre le petit loquet bien que totalement inutile. Pour s'assurer qu'elle ne décide pas de s'échapper en défonçant la porte, les deux hommes placèrent une commode derrière la porte, juste au cas-où. Ils firent ensuite un tour rapide de la maison pour s'assurer qu'aucun intrus ne s'était introduit durant leur absence avant de s’affaler sur le canapé

Voila, c'était fait, ils avaient enfermé la belle rousse... Et maintenant, quelle suite à donner ? Les deux hommes ne pourraient pas la garder éternellement, ils en avaient bien conscience et de toute façon elle ne semblait pas faite pour la survie. Même si cela ne faisait que quelques heures qu'ils la côtoyaient, les deux amis ne virent rien d'une véritable survivante en elle. Que ce soit en ville où ils l'ont sauvé alors qu'elle était au sol entourée d'apestosos ou même là en sortant du coffre où aucune résistance ou colère n'était sortie. Elle était plus comme un enfant apeuré et faible qu'autre chose. A moins qu'elle tentait de se suicider.

Mike partit servir des verres de vin et en revenant, il s’assit à côté de son ami. Rompant en premier le silence installé depuis la fermeture de la porte, l'afro-américain posa une nouvelle la question « Depuis tout à l'heure t'as trouvé une idée sur c'qu'on va en faire ? » Se tournant vers lui, Hernando le fixa un moment avant de daigner lui répondre. « J't'ai dit que j'savais pas, désolé d'pas avoir eu un flash. On verra bien, elle peut p'tet nous renseigner sur Seattle, Raf... Et puis, tu trouves pas ça bizarre qu'elle se soit retrouvée en pleine ville seule ? C'pas possible qu'elle ait pu vivre et se débrouiller sans être accompagnée, elle d'vait être avec d'autres gens. » lui dit-il avec un large sourire.

Car qui disait groupe, disait richesse potentiellement élevées. Il ne fallait pas non plus oublier que le danger augmentait également, c'était bien pour ça qu'il était nécessaire pour les deux hommes d'en apprendre plus sur le mode de vie de la rouquine. Les yeux de l'afro-américain scintillaient devant l'image d'un petit groupe vivant en pleine ville. « 'Tain, s'ils sont comme elle ce s'ra du gâteau mec ! Le pied total tu vois ! » lui répondit-il avec enthousiasme. « Par contre, tu veux qu'on la terrorise ou alors la jouer mec gentil ? » Bonne question ! Hernando réfléchit quelques instants avant de lui répondre « Pourquoi pas les deux ? On essaye la manière douce et si ça va pas, on change not' fusil d'épaule ! »

Après une petite discussion, les deux amis décidèrent de rentre visite à la rouquine et surtout de contrôler que rien d'intéressant ou dangereux ne soit présent dans la cave. Étant de taille réduite, il y avait en théorie que quelques bouteilles, mais pas d'outils ou quoi que ce soit pouvant représenter un danger pour eux ou pour elle. Après tout, elle pourrait tenter de se tuer si vraiment elle était suicidaire et dans ce cas, la marchandise n'aurait plus aucun intérêt dans le cas d'un échange. « Commençons donc par la douceur. » lança Hernando en montant à l'étage afin de récupérer quelques affaires pour que la jeune femme puisse dormir autrement qu'à même le sol.

Mike l'attendait, et cette fois-ci, c'était lui qui tiendrait l'arme. L'hispanique alla rapidement dans la cuisine et fît chauffer du Chili en conserve qu'il déversa ensuite dans une assiette en carton. La rouquine aurait certainement faim à un moment ou à un autre. Après avoir dégagé la porte, l'afro-américain tapa à la porte et hurla pour que la rousse puisse entendre « Tu vas t'mettre au fond, le plus loin possible des escaliers, on va rien t'faire, on te descend quelques trucs tu vois. » Allumant avec le coude la lumière depuis l'extérieur de la cave, Hernando descendit en premier. Il se disait qu'il était préférable que Mike reste en arrière, comme ça si la fille décidait de sauter sur l'hispanique, elle ne récupérerait rien si ce n'est une balle en pleine tête.

La rousse était dans un coin et attendait sagement, les deux hommes ne voyaient que la chevelure de la jeune femme ayant baissée la tête. S'il y avait bien un avantage à la voir dans cette position, c'était que les deux hommes pouvaient pleinement profiter de la vue sur les jambes qui leur était offerte. Elle portait un simple short et un débardeur. Jusqu'à présent, ils n'avaient pas eu réellement l'occasion de la regarder plus que ça et elle semblait être au goût du latino qui partait une nouvelle fois dans son monde.

Secouant la tête d'un air faussement désemparé, Mike réveilla Hernando en lui donnant un petit coup d'épaule. « Euh, ouais, tiens. » dit-il en posant le tout à même le sol. Il y avait en plus du repas, une petite bouteille d'eau, deux couettes et un oreiller. Faisant un pas en avant, il s'adressa de nouveau à la rousse « Moi c'est Hernando et lui Mike, et toi ? » Un peu de civisme ne pourrait pas faire de mal, et puis, s'ils souhaitaient faire les gentils autant y aller à fond. « Et désolé pour pour les conditions hein, mais on est plutôt méfiant. On essaiera de te trouver des fringues aussi, mais j'tavoue qu'ça risque d'être un peu compliqué. » Reculant vers l'afro-américain, le tatoué regarda la cave dans les moindres détails. Il y avait une machine à laver, un vieux congélo et des bouteilles qu'il se précipita de mettre sur les marches d'escalier afin de les récupérer en partant afin d'éloigner tout risque de coupures maladroites disons. Et à moins que sous ses apparences de personne faiblarde elle ne soit en réalité Hulk, ils ne risquaient rien en laissant les appareils électro-ménagers.

Mike fit des signes de tête à Hernando qui, pour le coup, ne comprenait pas où il voulait en venir. Levant les yeux aux ciels, l'afro-américain murmura à l'oreille de son ami un mot fouille. Le tatoué acquiesça car la rousse avait beau être légèrement vêtue, rien ne leur garantissait qu'elle n'avait pas une lame planqué sur elle. « Par contre, sans vouloir être déplacé, il va falloir qu'on t'fouille pour être sûr que tu caches rien tu vois. » indiqua d'une petite voix Mike. Mine de rien, les deux hommes s'amusaient bien à faire les mecs gentils, ça changeait un peu aussi.

« Señorita, tu peux t'lever por favor ?! » lui demanda-t-il d'un ton calme. Pourtant la jeune femme mit du temps à réagir, elle était lente, vraiment lente. Ne voulant pas rester trois heures à l'attendre, Hernando entoura de sa main le bras gauche de la rousse « J'vais t'aider attends. » Il la tira avec vigueur pour qu'elle se tienne sur ses jambes. S'il mit de la force dans son geste, c'était pour mesurer la réaction physique qui lui serait opposée et... Il n'y en eut pas. Vraiment bizarre celle-là. se dit-il.

Contrairement à la période durant laquelle le latino faisait parti d'un gang, et où les contrôles de police furent nombreux, c'était à lui de prendre les choses en main pour la fouiller. L'avantage, c'est qu'il savait comment s'y prendre. « Mets tes mains sur le mur et écarte un peu les jambes tu veux bien. » Enfin, qu'elle le veuille ou non, il s'en foutait pas mal, il ne lui laissait pas vraiment le choix, mais si elle était un peu maligne, elle comprendrait qu'elle avait tout intérêt à coopérer un tant soit peu.

Plaçant doucement ses mains sur les reins de la jolie rousse, Hernando commença à les faire glisser et à tâter le corps de la jeune femme. Il avait beau vouloir faire ça de façon détachée, il n'en restait pas moins un homme avec certaines pulsions et envies. Il faut dire que les formes de la rouquine n'étaient pas des plus désagréables et qu'il n'était pas aisé de rester insensible en sentant tout cela et la douceur de sa peau sous ses mains. Il devait pourtant prendre sur lui pour ne pas craquer, pas tout de suite. Le tatoué n'allait pas se gêner pour en profiter un peu, il n'avait pas trop le choix de toute manière, pour s'assurer qu'elle ne cachait rien de dangereux il était dans l'obligation de bien tâter la quasi totalité de ce corps si désirable.

Il remonta alors ses mains, oubliant par moment le but réel de ce qu'il était entrain de faire. En repassant sur le short, il sentit quelque chose de petit et dur dans l'une des poches. Glissant sa main droite dans cette dernière, il en sortit un petite pierre verdâtre qu'il regarda en se demandant bien ce que la rousse faisait avec. Elle était vraiment bizarre celle-là. Hernando garda cette pierre en la mettant à l'arrière de son pantalon et reprit la fouille, bien plus intéressante. Il souleva légèrement le débardeur qu'elle avait pour vérifier qu'au niveau de la ceinture il n'y avait rien, puis il dirigea ses mains vers le haut du corps de la rousse. T'attarde pas dessus ou dit un truc pas trop con pour qu'ça passe se répéta-t-il tandis que ses mains étaient sur la poitrine de la jeune femme. Comment rester de marbre en sentant ça ?! C'était tout bonnement impossible pour lui. « Vraiment désolé pour ça señorita » lui murmura-t-il pour tenter de se justifier et de rassurer un peu la rouquine. La fouille enfin terminée, il recula et regarda Mike avant de lui dire le bilan de cette fouille minutieuse « C'est bon, y a rien acho. » Enfin rien, tout dépendait de quoi il parlait, si c'était d'une arme de cachée oui, il y avait rien, mais elle... C'était autre chose. Reprenant avec lui les bouteilles, Hernando ouvrit la marche, suivit de Mike qui pointait toujours le Glock sur la jeune femme. « Oh je t'ai mis une assiette et une cuiller aussi, faut qu'tu manges un peu quand même. »

La jolie rousse venait de se remettre dans la même position que lors de l'arrivée des deux hommes. Posant un dernier regard sur elle, Hernando aida son ami à bloquer la porte avant de se rendre ensemble dans la cuisine afin de manger à leur tour. « Dis, elle t'plaît bien la p'tite nan ? » lança d'un ton taquin Mike qui avait bien vu le tatoué profiter de la situation. « Haha ouais j'dois bien l'avouer ! P'tet que dans d'autres circonstances j'aurais tenté queq'chose. » lui répondit-il en éclatant de rire.



MIKE : #576A6E / HERNANDO : #A59450
Revenir en haut Aller en bas
Rosaleen A. Glanmor
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/12/2015
Messages : 507
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Ven 1 Juil 2016 - 21:01


''Turn as Dark as an Obsidian''
ft. Hernando




Depuis combien de temps déjà était-elle là recroquevillée contre le mur ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Elle n'était pas apte à réfléchir correctement, à se poser les bonnes questions, et encore moins à analyser l'avancée des ombres de par la petite fenêtre en hauteur. Des dizaines de pensées se cognaient aux parois de son esprit ; elle se demandait ce que voulaient ces deux hommes, s'ils allaient la ramener au lycée, si quelqu'un du groupe s'était déjà rendu compte de son absence. Parviendraient-ils seulement à la retrouver ? Elle n'avait aucune idée d'où elle était, de combien de temps ils avaient roulés. Ses larmes s'étaient taries et sa bouche était sèche, elle fixait un point sur le mur au loin, comme s'il pouvait l'aider à visualiser des panoramas meilleurs ; son chez-elle, cette côte et le bruit des vagues qui s'écrasaient contre les rochers, la caresse du vent, l'odeur des arbres. Fermant un instant les yeux pour se laisser bercer par ce doux souvenir, elle fut sortie violemment de son illusion par des coups à la porte. Rouvrant les yeux rapidement, elle ne bougea pas vraiment, se contentant de resserrer un peu plus ses genoux entre ses bras.

Le cliquetis de la porte se fit à nouveau entendre et les deux hommes entamèrent leur descente. La galloise osa un coup d’œil vers eux mais détourna rapidement le regard en voyant que le noir tenait fermement un pistolet. Elle serra les dents en rebaissant un peu la tête. Qu'allaient-ils lui faire maintenant ? Pourrait-elle seulement sortir de cette pièce ? Quand l'hispanique déposa devant elle une assiette fumante de chili, elle ne broncha même pas, bien trop préoccupée par cette arme à feu et la situation dans laquelle elle se trouvait. Ce dernier se présenta d'ailleurs ainsi que son acolyte et elle releva vers lui un regard un peu interloqué tant sa voix avait été calme ; s'il se montrait si avenant, pourquoi la laisser enfermée ici ? Ne le quittant pas des yeux, elle ouvrit la bouche pour lui répondre ; s'ils étaient méfiants, mieux valait leur montrer qu'elle ne représentait en aucun cas un danger. Elle tenta de parler mais son prénom resta bloqué dans sa gorge, si bien qu'elle dû s'y prendre à deux fois, déglutissant difficilement tant sa gorge était sèche.

« Ro... Rosaleen. »

Elle détourna une nouvelle fois le regard, le posant sur cette bouteille d'eau qu'il avait déposé devant elle ; elle rêvait de se jeter dessus, mais elle n'en eut pas la force et préféra ne pas faire de mouvements brusques en présence des deux hommes. L'afro-américain s'adressa de nouveau à elle ; les deux arboraient un ton relativement calme, rassurant presque la jeune femme sur leurs intentions. L'hispanique lui demanda tout aussi gentillement de se lever et, après avoir posé sur lui un regard un peu perdu, elle essaya de s'appuyer sur sa main avec peine ; il semblait qu'elle n'était pas suffisamment rapide pour lui puisqu'il l'agrippa fermement pour la redresser. Quand il avait amorcé une approche, elle s'était contentée de fermer les yeux fort, comme pour parer un quelconque coup, mais il la relâcha bien vite, la laissant sur ses jambes chancelantes.

La galloise ne saisissait qu'à moitié ce qu'ils attendait d'elle, et quand le dénommé Hernando lui intima de se mettre face au mur, elle le fit sans broncher, tremblant toujours autant ; au point que s'il elle n'avait pas pu s'appuyer contre le mur, elle se serait certainement effondrée une nouvelle fois. L'hispanique commença alors à la fouiller ; Rosaleen aurait voulu lui affirmer qu'elle n'avait pas l'intention de leur faire quoi que ce soit, qu'elle n'avait rien de dangereux sur elle, elle avait le sentiment qu'il voudrait quand même vérifier par lui-même. Et de toute façon, vêtue comme elle était, où donc aurait-elle pu cacher quoi que ce soit ?

Alors que le noir était toujours là avec son pistolet, la wiccan sentait les mains de son compagnon sur ses hanches. Fermant les yeux pour laisser passer ce moment des plus désagréables, elle tenta de se rassurer en se disant que ses gestes étaient calmes. Jusqu'à ce qu'il se mette à insister volontairement, allant même jusqu'à soulever légèrement le débardeur de la rousse. Elle serra un peu plus les dents, ayant par ailleurs remarqué qu'il lui avait prit l'agate mousse qu'elle avait emporté avant de partir ; elle voulu lui dire de la lui laisser, mais n'en eut pas la force, ayant cette impression désagréable d'avoir le cœur au bord des lèvres. Elle se dit un instant qu'il en avait finit, jusqu'à ce qu'il monte lentement les mains jusqu'à sa poitrine, la palpant sans grande gêne malgré ses mots qui se voulaient une nouvelle fois rassurants. Rosaleen ne put retenir plus longtemps les larmes silencieuses qui menaçaient depuis qu'il avait commencé, et sentir son souffle chaud se balader dans son cou fut la goutte de trop.

Il s'éloigna finalement, laissant contre le mur une Rosaleen encore plus tremblante. Elle resta cependant ainsi jusqu'à ce qu'ils s'éloigne un peu et que l'arme ne soit plus braquée sur elle, avant de se rasseoir dans le coin contre le mur, tirant contre elle une des deux couettes qu'ils lui avaient apporté. Elle sentait le renfermé et le vieux mais la galloise ne s'en formalisant pas, la tenant fermement entre ses doigts, prêt de ses lèvres. Son visage d'habitude pourtant si joyeux était baigné de larmes qui venaient mourir sur le linge fleuri. Lâchant la couette d'une main, elle prit entre ses doigts son jade et le serra aussi fort qu'elle put, priant pour que quelqu'un entende sa peine, que quelqu'un sache...

Elle n'avait pas faim. Le petit numéro de l'hispanique lui avait coupé tout appétit. Elle n'avait pas soif non plus. En poussant un gémissement plaintif qu'elle ne put retenir elle donna un violent coup de pied dans l'assiette en carton posée devant elle, comme si cela allait changer quoi que ce soit. Ne retenant plus les hoquets causés par ses pleurs, elle se laissa tomber sur le côté, à moitié enroulée dans la couette. Y enfouissant son visage, elle pleura jusqu'à l'épuisement, priant pour que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve.

copyright acidbrain


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Turn as Dark as an Obsidian   Aujourd'hui à 10:01

Revenir en haut Aller en bas
 

Turn as Dark as an Obsidian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant

 Sujets similaires

-
» Dark Heresy ?
» reportage photo : Apocalypse chez les Dark Angels
» Dark City 2.10 FIN
» land speeder dark eldar
» Dark Angels + Ultra Marines + titan Ork VS GI

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-