Partagez | .
 

 Come with me, there's no need to talk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
Sally Lockharts
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 11/12/2015
Messages : 448
Age IRL : 29

MessageSujet: Come with me, there's no need to talk   Mer 29 Juin 2016 - 18:49

Qu'il était loin le temps où Sally ne se sentait pas heureuse à Emerald, en tout cas, c'était le sentiment qu'elle avait. La quadragénaire se sentait parfaitement bien au sein du lycée, elle avait en plus des responsabilités, ce qui lui prenait tout de même un peu de temps quotidiennement, sans pour autant l'empêcher de pouvoir participer aux tâches courantes dans l'établissement. C'était certainement ce qui lui manquait ; avoir des journées bien remplies comme avant où elle devait gérer l'entreprise, sa vie de famille tout en dégageant du temps libre pour diverses activités, que ce soit en groupe ou seule.

Pourtant, une chose n'était pas présente et la brune la ressentait. Il s'agissait de ses aventures extra-conjugales. En temps de survie, ce genre de choses paraissaient futiles, elles n'étaient en rien un besoin vital, mais pas pour Sally car cela faisait partie intégrante de sa vie dite normale. Alors, pour elle, ne rien avoir connu du genre depuis le début de cette épidémie n'était pas anodin. Cette absence se faisait de plus en plus sentir et quelques semaines auparavant, elle avait jeté son dévolu sur Ayden, mais sans réussite jusqu'à présent. Ce n'était pas l'envie de le chercher qui lui manquait, mais plutôt le fait de ne pas pouvoir se retrouver seule avec l'homme.

Les Lockharts assumaient leur côté libertin, Wade ne se privait d'ailleurs pas pour draguer, sans aller plus loin pour l'instant, mais passer à l'acte en toute discrétion n'était pas la même chose. Avant, l'un comme l'autre pouvait facilement faire cela sans que des bruits courent sur eux, maintenant, la tâche s'annonçait beaucoup plus ardue étant donné qu'ils vivaient dans une véritable petite communauté. Le risque d'être soit surpris ou que cela s'ébruite était bien réel. Le couple était parvenu sans trop de difficultés à cacher ce penchant aux autres et surtout à leur fils. La vraie crainte pour eux était justement que leurs aventures remontent jusqu'à Russell, d'une manière ou d'une autre. Ce qui était forcément hors de question.

Si Sally avait en quelque sorte choisi Ayden, ce n'était pas par rapport au fait qu'il soit muet, car cela n'empêche en rien de communiquer, ce qu'il fait à l'écrit d'ailleurs, c'était pour des raisons bien plus terre-à-terre et basiques. L'homme dégageait un charme fou, malgré que son sourire soit moins présent que son air grave, son côté discret était extrêmement attirant car il lui donnait un côté mystérieux. La brune avait le sentiment que les personnes étant dans son cercle de proches pouvaient faire entièrement confiance à l'illustrateur. Elle pouvait évidemment se tromper, mais c'était ce qu'elle ressentait.

Après une douche rapide, la quadragénaire se prépara à passer à l'action en mettant ses plus beaux sous-vêtements, mais pour rester discrète, elle opta pour une jupe simple et un débardeur. Ce n'était pas dans son idée d'alerter la population sur ses intentions et que la cloche du lycée résonne lançant une alerte sur ses envies du moment. En revanche, Sally prît le soin d'enfiler un débardeur offrant une vue plongeante sur son décolleté qui laissait apercevoir son soutien-gorge noir en dentelles. Elle partie alors à la recherche de sa proie en ayant divers plans en tête. Cette fois-ci, elle parviendrait à ses fins, en tout cas, elle ferait tout pour.

Une bonne vingtaine de minutes s'étaient écoulées et, pour l'instant, pas de Ayden à l'horizon malheureusement. C'était à se demander où il pouvait bien se cacher. En croisant Rosaleen, Sally lui agrippa le bras et lui demanda si elle savait où se cachait le beau brun, mais avec d'autres mots. Son amie lui répondit qu'il pouvait être n'importe où, mais qu'avec ce beau temps, il n'était pas impossible qu'il se trouve à l'extérieur en train de dessiner. Remerciant la rousse, la femme d'affaires accéléra le pas et finit par l'apercevoir. Rosaleen avait raison sur une chose, il était bien à l'extérieur.

Arrivant derrière Ayden, elle posa délicatement sa main droite sur l'épaule gauche de l'homme et fit le tour afin de lui faire face en prenant soin de faire glisser sa main le long du bras du barbu. « Salut ! » lui dit-elle avec un large sourire. Le simple fait de s'imaginer le draguer la réjouissait bien qu'elle avait l'impression de ressembler à une adolescente qui abordait maladroitement un homme.



#872F2F
Revenir en haut Aller en bas
Ayden W. Forestier
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 201
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Jeu 30 Juin 2016 - 10:06

Les beaux jours revenaient enfin. L'été. Que demander de plus qu'un temps clément, de la chaleur, du soleil ? Ah, oui, probablement moins d'infectés, plus de sécurité, moins de survie au sens propre du terme et non pas celui qu'utilisaient les jeunes kassos qui balançaient toujours des phrases ultra naze dans le genre "Je vis pas, je survis, c'pas la même." Le muet se souvenait avoir détesté les gens qui racontaient ce genre de merde. Tout ça parce que papa et maman n'avaient pas acheté le dernier CD d'un boy's band ringard. Malgré tout, la chaleur le rendait moins morose qu'à l'accoutumer. Il avait même prit plaisir à se dévouer pour toute sorte de tâches, ces derniers temps. Il pouvait bien être de corvée de patates, il l'aurait fait de bon cœur. Oui, il s'ouvrait enfin à cette communauté. Il comprenait chaque jour l'intérêt de s'intégrer complètement et de mettre la main à la pâte. Évidemment, il n'allait pas non plus complètement au devant des gens. Il prêtait main forte, restait courtois, serviable mais il restait bien plus proche de ses amis. La sociabilisation ne faisait toujours pas partie de ses qualités pourtant, il avait l'impression que depuis la bataille, énormément de choses avaient changés. Ne serait-ce que la façon dont les gens avaient conscience de sa présence et que chacun savait qu'il était muet. Était-il le seul, dans ce bled à l'être ? Il n'en savait rien. En réalité, il ne se préoccupait pas vraiment de la vie des gens, se contentant d'être un membre actif pour faire tourner le moulin.

Une chose, cependant, ne changeait pas. Son amour de l'art. Les dessins, c'est tout ce qui l'avait aidé à se sentir mieux. C'est ce qui l'avait aidé, chaque jour, à tenir le coup, que ce soit dans sa vie quotidienne d'antan ou depuis le début des événements. C'est pourquoi il profitait du ciel dégagé pour quitter les quatre murs de la salle de classe qui lui servait de chambre afin de se rendre dehors et profiter de la chaleur du mois de Juin. Oui, l'été, ça faisait du bien. D'autres que lui avaient eut l'idée de sortir de leur trou pour retrouver les rayons puisque traînaient des bancs et des chaises ici et là, éparpillés à quelques endroits précis de la cour, là où il y avait de l'ombre. Prenant une chaise et s'éloignant de quelques pas, l'homme s'installa et soupira d'aise. Bon dieu, il avait l'impression de revivre, pourtant ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait dehors. De sa poche, le français récupéra la pierre que lui avait donné Rosaleen. Il n'avait pas encore trouver le moyen d'en faire un bijou qu'il pourrait porter différemment que dans son jeans mais une part de lui était rassurée par sa présence. La rouquine ne l'avait clairement pas converti à ses croyances mais Ayden aimait l'idée de pouvoir se décharger de ses tourments rien qu'en dirigeant sa négativité sur la caillasse avant de reprendre ses œuvres.

Parlant de ça, maintenant qu'il était installé confortablement et détendu, il récupéra son kit de dessin et entreprit d'ouvrir son carnet à une page bien précise. Il avait commencé une bd. C'est vrai, il y en avait déjà pleins la bibliothèque de l'établissement mais ça l'occupait et pouvoir la filer aux gamins pour en avoir des retours, ça ne le dérangeait pas, bien au contraire. En se replongeant dans son travail, le temps n'avançait plus à la même allure. Il en perdit la notion et se laissait porter. Jusqu'à ce qu'une main se pose sur son épaule et le tire de sa concentration d'un sursaut mal contrôlé. Précipitamment, le brun avait dirigé ses yeux bleus vers la source de sa frayeur et constata qu'il s'agissait d'une femme. Sally Lockharts. La caresse sur son bras fit légèrement frissonner Ayden alors que son coeur tentait, tant bien que mal de se remettre de sa surprise. La femme le salua et le muet lui offrit un petit sourire avant de sortir son carnet de note où il inscrivit quelques mots.

- Bonjour Sally, comment ça va aujourd'hui ?

Étrangement, ça ne surprenait pas tant que ça l'artiste que la femme vienne le voir. Cela faisait quelques jours déjà qu'elle venait souvent sa rencontre avec quelques attentions. Un effleurement sur la main, un genou se collant au sien, un sourire séducteur et un regard ravageur. Ayden se l'avouait, Sally était une femme charismatique, le genre qu'on aime suivre du regard et à qui on sourit forcément. Elle dégageait quelque chose qui faisait qu'on avait du mal à lui chercher un défaut. Du moins, dans son cas, il ne lui trouvait aucun défaut physique. Joli minois, de belles formes. Oh ça, oui, il l'avait déjà remarqué la Sally car elle se trouve être exactement le genre de femmes qu'il se croyait incapable d'aborder à cause de son handicap. La femme Lockharts était rangée dans la colonne inaccessible puisqu'il pensait souvent, et probablement à tort, qu'il fallait user de palabre, de long en large, afin d'espérer, ne serait-ce qu'un verre. Et puis, il l'avait aussi assimilé à la case "Mort de chez mort" puisqu'elle était mariée et mère. Plus encore, le lycée n'était clairement pas un lieu de rencontre, bien que certaines personnes aient pu trouver ranger à leur pied. Notamment son ami Ian avec Rosie, une amie également.

Comme se réveillant soudainement, Ayden se leva pour proposer sa place à la lady avant de s'éloigner quelques minutes, le temps de récupérer une nouvelle chaise. Récupérant son calepin, écrivant un nouveau mot, il tendit l'objet à son interlocutrice du moment.

- Simple visite de courtoisie ou besoin d'aide pour quelque chose ?

Eh non, il ne perdait pas le nord. Il ne pouvait pas considérer la quarantenaire, si toutefois elle avait dans les quarante ans, comme une amie et se méfiait toujours un peu des arrivées comme la sienne, silencieuse et tactile.


You & I ? Why not ?
Revenir en haut Aller en bas
Sally Lockharts
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 11/12/2015
Messages : 448
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Mar 5 Juil 2016 - 23:04

Sally cacha un petit rire qui se dessinait car elle ne s'attendait pas à surprendre à ce point Ayden. Elle l'espérait, mais pas de là à ce qu'il en fasse un petit bond. Regardant l'homme écrire sur son carnet, elle se pencha exagérément en avant afin de lire le mot qu'il venait d'écrire, et pour accessoirement lui faire reluquer sa poitrine. Se redressant énergiquement, elle fixa son regard dans celui du beau brun avant de lui répondre. « Ça va, surtout de ce temps, c'est vraiment agréable ! Et toi, comment te portes-tu ? » demanda-t-elle en fermant ensuite les yeux durant une seconde pour profiter un peu du soleil qui chauffait son visage.

Lorsqu'il se leva, la première chose à laquelle la quadragénaire pensa fut qu'elle lui avait fait peur en étant bien trop entreprenante étant donné qu'il n'était pas réputé pour être très sociable. Mais il n'en était rien, Ayden lui proposa de façon très galante et charmante sa place. « T'es adorable, je te remercie beaucoup. » dit-elle en passant rapidement une nouvelle fois sa main sur le bras de l'homme tant désiré.

Ayden s'absenta quelques instants, ce qui laissa Sally pantoise. Allait-il finir par revenir ou espérait-il peut-être qu'elle se lasse d'attendre et s'éclipse ? Non, il n'y a pas de raison qu'il ne revienne pas. pensa-t-elle tout en étant tout de même tracassée par la chose. Le muet finit par refaire son apparition, pour le plus grand bonheur de la brune. Il était en fait parti chercher une autre chaise, pour lui, et s'installa finalement à côté de la brune.

Ne souhaitant évidemment pas dévoiler dans l'immédiat ses réelles intentions, Sally lui répondit simplement « Oh non, visite de courtoisie. » toujours avec un large sourire. Il était préférable de tâter le terrain avant de se lancer complètement dans un jeu de séduction car bien que téméraire, elle n'allait pas pour autant se jeter corps et âme dans une cause totalement perdue. Mais, Ayden avait beau n'avoir eu aucune réaction lui laissant croire véritablement qu'elle lui plaisait, pour elle, il y avait tout de même un petit quelque chose qui faisait qu'elle n'avait pas envie d'abandonner, pas encore.

Le barbu tendit une nouvelle fois son carnet, ce qui fit plaisir à Sally. En soit, il s'agissait d'une simple question, et la dernière partie supposée une certaine méfiance, mais le fait qu'il communique en premier était pour elle un signe positif. Oui, il lui en fallait peu par moment. « En fait, en te voyant, je me suis dit que j'aimerais beaucoup te regarder dessiner et donc jeter un œil aussi au dessin en lui-même, mais je ne voudrais pas exagérer non plus. Peut-être que tu n'aimes pas être observé pendant que tu fais ça. » lui dit-elle d'un air innocent.

Il y avait une part de vérité dans ses propos, elle avait toujours eu un certain goût pour admirer le travail des autres que ce soit inné ou bien quelque chose d'obtenu après de longues années de pratiques et ce, quel que soit ce talent. Sans attendre une réelle réponse, la brune se tourna légèrement en direction de Ayden, puis se pencha afin d'ôter ses chaussures pour être plus à l'aise. Cela fait, elle resta encore un peu dans cette position et en profita pour remonter très légèrement sa jupe. Se redressant enfin, elle croisa lentement les jambes en jetant des coups d’œil rapide vers le beau brun pour apercevoir ses réactions.

Feignant un air surpris, Sally interpella l'homme ne la regardant pas dans les yeux. « Tu préfères faire quel type de dessins ? » lui demanda-t-elle en passant une main dans ses longs cheveux. Elle avait savouré le fait de le surprendre entrain de regarder une autre partie de son corps que son visage car cela signifiait qu'il n'était pas totalement inintéressé par elle ou tout du moins qu'elle était un minimum à son goût. Cela faisait un bon point de départ et en même temps, c'était l'effet recherché par la quadragénaire. Elle devait cependant faire attention à ne pas s'emballer au risque d'en faire trop et de perdre ce petit intérêt qu'il venait de montrer.



#872F2F
Revenir en haut Aller en bas
Ayden W. Forestier
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 201
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Mer 13 Juil 2016 - 13:06

Ayden avait longuement écouté Sally, répondant à chacun de ses propos. Oui, il allait bien, dans la mesure du possible et il était vrai que le temps était agréable. Pas de quoi pour la chaise et la visite de courtoisie était bien sympathique. Oh non, ça ne le gênait pas qu'on le regarde travailler puisqu'il avait la fâcheuse tendance à se concentrer tellement sur ce qu'il faisait qu'il en oubliait le monde. Et il avait fait l'effort de dire tout cela en souriant, ayant presque l'impression de redécouvrir des muscles de son faciès qu'il ne connaissait pas avant.

Évidemment, même en faisant preuve de courtoisie, le muet n'avait pas manqué le petit jeu de la femme. Se baisser exagérément, se redresser lentement, dévoiler ses longues jambes ou même les passages de main dans les cheveux puis encore les caresses sur son bras. En réalité, bien qu'il s'agisse d'une mauvaise idée de rester près de la brune, l'illustrateur ne pu se contenir et se laissait avoir par les jambes de la femme dont l'épiderme attirait forcément l'attention. C'est là qu'il se perdit en contemplation avant de se faire sortir de sa rêverie par sa question. Honteux de s'être fait prendre sur le fait, il toussota et récupéra son carnet afin de communiquer.

- Euh, je n'ai pas de style préféré mais j'apprécie énormément les portraits. Je crois que j'ai l'impression de ne jamais perdre qui que ce soit ainsi.

Comme pour appuyer ses dires, l'homme glissa son carnet à dessins entre les mains de la quadragénaire après lui avoir trouver l'emplacement dédié aux portraits. Les premiers étaient ceux de sa famille, ses parents décédés, son frère qui devait être actuellement en train d'aider les survivants, puis il y avait de nombreuses autres personnes. Donovan, Zoey l'ex de l'illustrateur et toutes les personnes qui ont pu compter ou qu'il a rencontré à un moment ou un autre, avec bien souvent des noms inscrits dans un coin de page ainsi que les dates de créations. Au fil des pages, les visages d'anciens membres du groupe, décédés, venaient noircir les pages. Ayden les regardait un air triste dans les yeux. Il aurait aimé les protéger, il aurait aimé que son groupe soit allé plus vite pour capturer Moore plus tôt et empêcher le massacre du gymnase. Mais le temps de ressasser ce moment était passé. Les choses étaient faites et on ne pouvait retourner en arrière. A la place, il se contenta juste de tendre une nouvelle note à la femme.

- Ce n'est pas grand chose. Si tu voyais mon bureau, dans le Maryland, c'est un bazar monstre. Même le reste de ma maison est envahit de mes travaux.

Un petit sourire amusé aux lèvres en repensant à l'état de sa baraque et il fut suffisamment distrait en récupérant le cahier, le tenant finalement pas assez bien pour qu'il tombe sur les cuisses de la femme mariée, entraînant la main de l'artiste alors qu'il se réveillait et tentait de rattraper sa bourde. Une nouvelle fois gêné de la tournure des événements, le français eut le rapide réflexe de récupérer le tout et d'ensuite détourner le regard, se grattant le menton. Comment rattraper le coup pour éviter que l'on croit à un mouvement intentionnel ? Il avait beau chercher, il ne trouvait pas. Simplement alors, l'homme se remit à fouiller dans ses œuvres pour trouver celle sur laquelle il travaillait avant la venue de Sally. Il eut un instant l'envie de lui proposer de faire un portrait de famille à l'occasion, un peu comme le genre de photo qu'on trouvait souvent accrochés aux murs des baraques, afin de combler le vide et la gêne qu'il ressentait. Et c'était tellement pathétique... Pourtant il souhaitait avancer dans la conversation et fit ce qu'il savait faire de mieux. Farfouillant dans sa sacoche, il prit un nouveau crayon et tendit l'objet à la femme puis quelques feuilles avec un mot écrit dans un des coins.

- Faisons un concours de dessin. On a cinq minutes pour essayer de dessiner une personne du camp et il faudra deviner. Ça va vite et ça fait passer le temps. En plus tu pourras voir comment je travaille du coup.

Une nouvelle fois, le muet se sentit stupide. Stupide de proposer une connerie pareil alors qu'il aurait juste fallut s'excuser ou bien faire comme si de rien n'était. Mais la bête était lancée. Peut-être qu'il aurait l'air moins con si elle refusait le jeu ou alors il fallait proposer autre chose, quitte à passer une nouvelle fois pour un abruti fini. Pourquoi, bon sang, un simple accident le mettait dans un tel état ? Ayden retint une grimace, se contentant de reporter son attention sur une de ses feuilles, laissant paisiblement ses doigts guider le crayon et ainsi tracer tranquillement les contours d'une pièce qui ressemblait, autrefois, à son bureau. Croisant les jambes, se laissant submerger par les quelques souvenirs qu'il avait, le français se mit alors à oublier le reste du monde et même Sally à ses côtés.


You & I ? Why not ?
Revenir en haut Aller en bas
Sally Lockharts
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 11/12/2015
Messages : 448
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Jeu 21 Juil 2016 - 16:20

La petite explication fournie sur les portraits touchait Sally. Cela aurait pu paraître idiot en soit, mais ça donnait l'impression qu'il parvenait à capturer un instant de vie, une part de la personne dont il dessinait. Les photos étaient déjà quelque chose de très bien afin de se remémorer plus aisément et précisément des visages ou souvenirs, mais c'était autre chose que le dessin ou la peinture. Ce n'était d'ailleurs pas pour rien que le troisième art était si réputé pour provoquer des émotions alors qu'autour régnait le silence et l'immobilisme.

Mais plutôt que de continuer à s'enflammer intérieurement en partant dans ses idées parfois farfelues, Sally préféra se stopper nette et demander confirmation auprès de l'intéressé. Lui tendant les notes elle lui demanda alors « Est-ce parce qu'en quelque sorte tu parviens à prendre en quelque sorte une part d'eux dans ses portraits ? » Car si la réponse n'était en rien en lien avec ce à quoi pensait la brune, autant être fixée tout de suite plutôt que de continuer à s'éloigner du réel ressenti.

Prenant ensuite le carnet de dessins, elle regarda scrupuleusement chacun d'eux. Des visages familiers côtoyés d'autres parfaitement inconnus aux yeux de Sally, mais ce qui était sûr c'était que Ayden avait un talent incroyable. Comme immergée par les traits, elle souriait. Ce n'était en rien le sourire qu'elle avait tant l'habitude d'employer auparavant à son travail ou lors de repas, ce sourire forcé qui paraissait pourtant être vrai. Là, c'était tout autre chose, il y avait un mélange de différentes émotions qui était sur ces lèvres. La quadragénaire avait l'impression de voir les personnes en face d'elle et de ressentir l'émotion qu'elles dégageaient. « Vraiment... Vraiment impressionnant et touchant à la fois. Est-ce que tu peints également ? » lui demanda-t-elle. C'était bien l'une des rares fois que des dessins réussissaient à tant la toucher.

A peine le temps de terminer la formulation de sa question, qu'elle sentit la main de l'homme sur sa cuisse, ce qui lui provoqua de légers frissons tant cela était inattendu. Mais réalisant le geste qu'il venait de faire involontairement en récupérant le cahier, Ayden retira précipitamment sa main. Affichant un large sourire dû à la situation et à la réaction du beau brun, Sally le taquina en lui disant « Eh bah, t'es plutôt direct comme garçon. ». Puis posant sa main sur l'épaule du barbu, elle continua « T'as pas besoin de trouver d'excuses pour ça tu sais. » lui dit-elle d'un ton laissant place à divers sous-entendus en riant à la fin.

Bien que cela était évident que le geste de l'homme n'était pas volontaire, Sally ne pouvait se contenter uniquement de celui-ci, elle souhaitait bien plus. Et peut-être qu'avec sa dernière phrase, il n'y aurait plus aucun doute possible dans l'esprit de l'illustrateur sur les intentions de la brune, c'était en tout cas ce qu'elle espérait. Une nouvelle note lui fut tendue. Ayden proposa un concours de dessin. L'idée était plaisante, même si Sally ne doutait pas un instant du nom du vainqueur, mais en bonne compétitrice qu'elle était, elle ne se défia pas. « Pourquoi pas ! Autant lier l'utile à l'agréable. » lança-t-elle avec un sourire en coin en fixant l'homme. Sally se pencha afin de récupérer une feuille et un crayon, et une fois encore, elle se pencha exagérément en avant tout en laissant son regard posé sur Ayden afin de constater s'il allait jeter un coup d’œil, même rapide, sur son décolleté.

Sally se redressa et se mit à réfléchir à qui dessiner. Wade ? Russell ? Rosaleen ? Ian ? C'était bien trop évident. Ayden lui-même ? Même chose. Elle passa rapidement dans sa tête les différents visages du camp et s'arrêta sur un plus particulièrement. Reculant afin de s'adosser à la chaise, la quadragénaire croisa les jambes afin de dessiner du mieux possible. Et évidemment, elle plaça sa jambe droite au dessus de la gauche pour que le barbu puisse avoir une vue sur toute sa jambe. Car non, Sally ne renoncerait pas aussi facilement que cela à son jeu de séduction, même pour un concours où ses chances de l'emporter étaient maigres.

Basiquement, la brune tenta de donner une certaine forme au visage, sans se contenter d'un cercle, elle essayait de faire en sorte que la mâchoire apparaisse. Jetant des coups d’œil à la façon de procéder de Ayden, Sally ne parvenait pas à se concentrer réellement tant elle appréciait de pouvoir regarder sa manière de travailler. Elle regarda sa feuille avant de s'y remettre. Les contours du visages terminés, elle se décida à faire les cheveux, mais pour cela elle aurait tout d'abord besoin de dessiner les oreilles. D'un trait fin elle les fit afin d'ajuster plus tard. Commençant par le haut du crâne, elle fit de fin cheveux clairs, donc sans appuyer de trop sur le crayon, et les fit partir sur les côtés avec une raie en plaie milieu de la tête.

Puis lentement, les cheveux arrivèrent en dessous de l'oreille, mais derrière cette dernière étant donné que la personne en question les avaient souvent de la sorte. Se redressant pour contempler son ''œuvre'' Sally se rendit compte qu'elle avait oublié une chose essentielle. Se penchant légèrement en avant, elle dessina de petits traits afin de faire une barbe tout aussi claire que la chevelure. Mais au menton, la pilosité était plus longue. Elle avait finalement fini son dessin rapidement, peut-être trop, mais la brune savait pertinemment qu'elle ne ferait guère mieux vu le faible talent qu'elle possédait dans ce domaine. Discrètement et sans faire de bruit, Sally se tourna vers l'illustrateur en regardant avec attention le talent s'exprimer.



#872F2F
Revenir en haut Aller en bas
Ayden W. Forestier
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 201
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Jeu 1 Sep 2016 - 19:54

Aux premières remarques, Ayden répondit en haussant les épaules suivit d'un hochement de tête, n'étant pas d'une nature bavarde mais la femme venait de mettre le doigt sur quelque chose. En effet, chacun des portraits qu'il faisait était comme imbibé d'une part des modèles, l'essence même de ce qu'il avait ressenti avec ces gens. Et oui, il peignait. N'avait-elle pas remarqué la fresque qui ornait un des murs du lycée, à la mémoire des rebelles tombés au combat, civils comme combattant ? Peu importe, l'homme ne fit pas la remarque et se contenta de suivre le cours de la conversation le plus normalement possible, jusqu'à ce que la femme fasse ses sous-entendus. D'abord, le muet se mit à rougir. "Direct comme garçon" ? Pas du tout. Il ne l'avait jamais été. Suffisait de voir comment ça c'était passé avec son ex-compagne. Elle avait dû faire le premier pas pour qu'il comprenne qu'elle lui plaisait. Et avec Fawn, la meilleure amie de Rosaleen... Eh bien... Il ne s'était rien passé, rien si ce n'était qu'un baiser, gêné et timide. Avouons le, le français n'était vraiment pas malin quand il s'agissait d'histoire de coeur. Alors... Il était fort possible qu'il se fasse des idées quant aux avances que faisait la quadragénaire, d'autant que la petite main sur l'épaule du gaillard prêtait à confusion. Toussotant alors pour reprendre contenance, il laissa son regard se reporter sur sa feuille afin de commencer leur petit duel amical, suite à la vision d'une poitrine apparente. Ne pas avoir de pensées déplacées ! Ne pas avoir de pensées déplacées !

Revenant à l'affrontement, l''homme laissa un temps d'avance à la brune, s'empêchant de regarder ce qu'elle s'apprêtait à faire. Qui ferait-il ? Seth ? Trop facile. Rosaleen ? Prévisible. Maxine ? Non. Bernadette ? Encore moins. Ian ? Comme Rosie, prévisible. Kaycee ? Pas sûr qu'elles se connaissent. L'époux et l'enfant de la femme ? Non, elle s'en douterait. Trop de choix. Finalement, la facilité fut choisie. En jetant de temps en temps un regard à la mère, il se mit tranquillement à tracer les traits, alternant les traces grasses et fines, gommage et jeu d'ombre. L'oeuvre prenait forme et il concentrait tous ses talents dans ses coups de crayon. Les cheveux et le contour du visage étaient déjà présents. Le contour des yeux apparurent, le nez fin et les lèvres ensuite. A mesure que l'illustrateur remplissait les blancs, il ne pouvait se défaire du regard intense qu'il venait de faire à Sally. Se perdant dans ces yeux fixes, il descendit pour apporter la touche finale aux lèvres provocatrices dessinant un long sourire. Voilà qu'il se prenait à penser au goût que pourrait avoir un baiser de la femme Lockharts. Idée saugrenue, comme celle qu'il avait eu en ayant l'impression qu'elle tentait de le séduire, l'instant d'avant. Finissant le portrait, il se râcla la gorge et se tourna vers son adversaire en souriant de nouveau.

- Prête à montrer tes talents ?

Invitant, d'un geste, la dame à montrer son travail, il tourna également son papier afin qu'elle puisse s'admirer, figée sur la feuille. Si elle était stupéfaite, Ayden ne le remarqua pas, observant en détail le dessin de la compétitrice avec un petit sourire, tout en se lissant la barbe au niveau du menton. C'est qu'elle se débrouillait pas trop mal, la quadra ! Relevant les yeux sur l'épouse, il lui fit signe qu'il allait écrire.

- Je trouve que tu t'en sors vraiment pas trop mal, tu mérites de gagner ce petit duel ! Vraiment !

Oui, il concédait la victoire à sa partenaire d'art. Autant être galant et honnête, elle le méritait, à son sens.


You & I ? Why not ?
Revenir en haut Aller en bas
Sally Lockharts
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 11/12/2015
Messages : 448
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Dim 18 Sep 2016 - 18:32

Ayant terminé le dessin du portrait, du moins sa tentative, Sally en profita pour regarder la manière de procéder de l'illustrateur. C'était incroyable de voir avec quelle déconcertante facilité il le faisait, l'habitude et le talent s'exprimaient si naturellement. La brune prêtait attention à la gestuelle de l'homme, aux mimiques qu'il pouvait laisser exprimer sur son visage. Quant au dessin en lui-même, elle ne le voyait pas, non pas manque de visibilité, mais parce qu'il y avait tant de choses à observer chez cet homme. En partant de ses mains, elle fit glisser son regard jusqu'au visage en remontant tout le bras et les épaules et un constat s'imposa alors à elle ; il était vraiment bien bâti. Elle n'aimait pas les gringalet semblant être tout fragile, mais à l'inverse, elle n'éprouvait aucune assurance envers les hommes bodybuildés. Ayden était musclé, mais pas trop, tout juste comme Sally aimait.

En entendant le raclement de gorge, la quadragénaire fut sortit de ses pensées et regarda l'homme. Il souhaitait voir le résultat. Toussotant, elle tendit d'un air gêné le dessin et prit les devants « Bon, tu ne rigoles pas hein !? Et si tu ne trouves pas qui est représenté je ne t'en voudrais pas. » lui dit-il comme pour le rassurer en cas d'erreur s'il tentait de s'aventurer à donner un nom. Elle prît à son tour la feuille tendue et resta figée devant l’œuvre dessinée. Sally n'arrivait pas à trouver les mots pour exprimer ce qu'elle ressentait en voyant ce portrait d'elle. Le barbu était parvenu à capturer une vraie Sally, contrairement aux photos prises dans son entreprise ou lors des soirées mondaines. Tout était vrai, authentique, sans superflu, que ce soit le regard comme le sourire.

Au moment même où elle allait tenter d'exprimer tout cela, elle croisa le regard du bel homme qui lui fit comprendre qu'il allait écrire. Attentive, elle patienta le temps qu'il puisse écrire. Elle rit, sans moquerie, devant la victoire qu'elle venait d'obtenir. « Tu es bien trop galant Ayden ! Mais ce n'est pas pour me déplaire. » sourit-elle. Se penchant en avant, elle murmura à l'oreille de son camarade d'une voix douce « Tu es extrêmement doué pour voir ce que d'autres ne voient pas. » Puis elle déposa lentement ses lèvres sur la mâchoire de l'homme et y déposa un baiser en posant sa main sur celle de l'illustrateur.

La quadragénaire était émue. Non pas parce qu'il s'agissait de son portrait, Ayden aurait pu tout aussi bien dessiner le portrait d'une personne chère à Sally, elle aurait été tout autant émue car, une fois encore, il parvenait à travers ses dessins à voir les personnes comme elles étaient. Elle se redressa et passa sa main libre sous sa paupière droite où une larme commençait à perler. La brune posa une nouvelle fois son regard sur celui de Ayden et en laissant sa main sur celle de l'homme si désirable.

Elle avait sincèrement apprécié ce petit duel, mais elle espérait bien plus. Des jeux plus adultes. Il fallait qu'elle passe à la vitesse supérieure pour être fixée afin de connaître si c'était ou non réciproque. Resserrant sa prise autour des doigts de son camarade, Sally regarda que personne ne soit entrain de les observer. Elle tira avec délicatesse cette main et finit par la poser vers l'intérieur de sa cuisse. C'était quitte ou double, elle le savait. Soit il la prendrait pour une folle et enlèverait rapidement pour partir, soit il resterait et cela voudrait alors dire qu'elle l'intéressait.



#872F2F
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Come with me, there's no need to talk   Aujourd'hui à 17:30

Revenir en haut Aller en bas
 

Come with me, there's no need to talk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Mandat kont Aristide - No DYOL to talk!
» I need somebody to talk - Cédie. (0/3)
» 05 - I need to talk ♥ Saphira
» Bill Clinton : Talk is Money (al konprann se piyay!)
» Talk about book♣♠

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Abandonnés-