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 Who Knows Where The Time Goes

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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Sam 9 Juil 2016 - 23:58

Alors que Josh accepte de passer devant – je me dis à l’instant que je lui avais proposé cela par politesse, mais il allait sûrement croire que c’était pour protéger ma vie que je le lui avais demandé. Qu’est-ce que je pouvais être idiote ! Je ne voulais surtout pas qu’il croit que je me servais de lui, ce n’était pas du tout mon intention. Toutefois, lorsqu’il me dit de ne pas être distrait car le plus dur allait commencer, je ne le croyais pas. J’aurais dû mieux me méfier évidemment. C’est dans ce genre de situation que l’on se retrouve, avec un couteau sous la gorge, un homme se plaquant contre soi. Je sens des vêtements un peu humides (dû à la sueur probablement). Son corps se serre de plus en plus contre moi, sa main se fait plus pressante sur ma gorge. Je me débats davantage, mais tout ce que je gagne, c’est que son étreinte se fait plus forte et la lame qu’il tient se plante dans ma gorge, faisant couler un mince filet de sang. Je me pétrifie, ne voulant pas mourir de cette façon.

Mon regard apeuré se plante dans celui de Josh. Je vois bien qu’il essaie de trouver une solution, mais il est en plein dilemme. L’homme parle, mais ancrée dans ma peur, je ne comprends pas. Il hurle plus fort à mon oreille. Il demande à mon compagnon de lâcher sa hache. Je me pétrifie davantage, ne sachant que faire, sentant le métal sur ma peau. C’est que Josh finit par faire, il n’a pas le choix.

- Nooon, Josh, pars ! Hurlais-je de plus belle en me débattant doucement.

Le métal se plante davantage dans mon cou, la peur me gagne et je n’ose plus rien dire, alors que Josh m’indique que nous allons nous en sortir. Il ose dire cela devant l’homme qui peut m’ôter la vie. L’homme dit à Josh de laisser le sac et de partir. C’est une occasion en or pour Josh de sauver sa vie. Je sens les doigts de l’homme sur ma joue, des doigts qui me semblent affreux. La bile me monte de l’estomac et je me retiens à grand peine de ne pas déverser mon maigre déjeuner sur lui, pour ne pas raviver davantage sa colère.

- Ecoute-le Josh, je t’en supplie. Vas-t-en, retrouve-les ! Lui dis-je avec une plus grande ferveur.

Il est mon seul espoir de retrouver ma famille et de leur raconter ce qu’il m’était arrivé. William voudrait peut-être me venger, mais Josh serait assez fort pour l’en dissuader et l’en empêcher.

- Donne le sac et pars, Josh ! Pars, murmurais-je alors que la lame se fait plus forte.
- Ma jolie Charlie, sois belle et tais-toi donc, dit l'homme en me mettant un foulard dans la bouche.
- Tu devrais écouter ta copine, beau blond, interrompit une voix féminine derrière Josh.

Flanquée d’un homme d’une cinquantaine d’année, une barbe grise, la femme est chenue, mince et tout en squelette. Sa voix, nasillarde, m’est insupportable. L’homme arrive de derrière et s’accroche à Josh.

- Ah vous êtes là, dit l’homme qui me maintient.
- Tu as attrapé de belles choses, dis-moi, dis la femme en souriant.

Alors que Josh est maintenu par l’homme à la barbe, la femme s’approche de lui.

- Tout doux mon mignon, cette nuit, tu seras à moi, gloussa-t-elle.
- N’oublie pas de partager, darling, argumente l’homme à la barbe, tout sourire, fière de sa nouvelle proie.

J’assiste à la scène, impuissante. Josh est maintenu, certes avec beaucoup de difficultés vu sa taille, son gabarit et sa force, mais il est quand même maintenu, coute que coute. Il n’a pas eu le temps de fuir. Que va-t-il advenir de nous ?
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Dim 10 Juil 2016 - 16:02

Je ne vais pas l'abandonner. Elle me le demande, m'implore, me supplie mais je ne repars pas sans elle. Hors de question. Je jette le sac sur la gauche de notre agresseur. Mais je ne pars pas. Ne m'enfuis pas. Pas sans elle. Le couteau est toujours appuyé sur sa gorge. Je n'attends qu'une chose, qu'il tende la main gauche vers la sac. La même main qui tient le couteau. Une seconde d’inattention et je fonds sur lui. Qu'il essaye de passer le couteau de main et je fonds sur lui. Il n'a pas le choix. S'il veut ramasser le sac, il va détourner le regard. Baisser sa garde. Et il signera sa fin. Mais je me trompe. J'ai l'impression qu'il va continuer à appuyer son couteau contre sa gorge. Qu'il va attendre que je m'en aille. Il aura alors tout le temps de s'emparer de mes affaires. Mais si je reste ici ? Que va-t-il faire ? Il lui adresse quelques mots. La façon dont il énonce son prénom à chaque fois sonne comme annonciateur d'un mauvais évènement.

Et comme si la situation n'était pas assez compliquée, elle s'empire. Elle s'empire quand j'entends une voix venant de derrière moi. Je me retourne pour apercevoir une femme. Accompagnée d'un autre homme. A peine le temps de les observer que déjà je sens quelque chose contre mon cou. Je suis maintenant moi aussi pris en otage. Il est un peu plus petit que moi. Il doit lever son bras assez haut que pour me menacer. Je pourrais me saisir de son bras. Lui éclater le poignet, le coude. Marteler son crâne. Je pourrais neutraliser la femme très facilement. Je pourrais. Mais à quoi bon. Je ne suis plus seul. Si Charlie n'était pas là, j'aurais tenté quelque chose. Mais Charlie est là. Menacée. Sa vie en équilibre sur un fil. Un fil dont je tiens l'une des extrémités. Un fil que je ne peux lâcher. Comment pourrais-je continuer à vivre si cette homme lui tranchait la gorge ? Comment pourrais-je vivre avec tant de culpabilité.

Cette femme qui nous traite de chose. Non je ne serai pas à toi. Tout comme Charlie ne sera pas à cet homme. Je ne sais quoi faire, je suis incapable de faire quoique ce soit. Mais il y a une limite. Une limite que je ne leur laisserai pas franchir. Qu'importe ce qu'il advienne de ma personne. Et cet autre individu qui souhaite lui aussi s'occuper de moi. Je serre doucement les dents. Il faut que je réfléchisse à un plan. Sauf qu'il n'y a aucun échappatoire. Nous sommes pris au piège. Si je me rebelle et qu'il …

« Je vais te fouiller mon chou. Et ne t'avise pas de faire quoique ce soit ou tu te retrouves avec un coup de couteau dans la gorge. Enfin. Toi ou ta petite amie … Compris ? »

Je lui fais signe de la tête. Oui j'ai compris. Et puis je n'ai rien dans mes poches. Tout est dans mon sac. Elle tâte mes chevilles et remonte le long de mes jambes. Je sens toujours l'emprise du troisième type. Je ne tenterai rien. Je jette un coup d’œil vers Charlie. Mais je n'ose pas la regarder plus que ça. Je suis désolé. La femme arrive en haut de mes cuisses et tâte mes poches. Rien. Elle met ensuite la main au paquet. Palpant avec insistance. J'ai un léger mouvement de recul et un air extrêmement surpris. Mais le couteau qui appuie sur ma gorge me rappelle que je ne suis pas en mesure de jouer les héros. La femme sourit. Elle continue de me toucher pendant quelques secondes. Ca fait un sacré bout de temps qu'on ne m'avait plus touché de la sorte. Mais la sensation n'est que dégoût. Elle finit enfin par ôter sa main. Enfin.

« Rien dans les poches. Par contre il en a dans le pantalon. Héhé. Regarde dans ses poches arrières. »

Je sens alors une main sur mes fesses. D'abord pour fouiller. Mais après un instant, la fouille n'est plus. Il me pétrit  le postérieur. Il me dégoûte. Ils me dégoûtent. Il semble apprécier ce qu'il fait. Si seulement il était seul … Je lui fracturerait les doigts un à un. Mais je dois me laisser faire. Laisser passer l'orage. Avant de déchainer la tempête en moi.

« Il n'a rien. »
« T'as bien vérifié ? Héhé »
« Ooooh oui. »
« Et elle alors ? »

Cet enfoiré m'a claqué les fesses avant de parler. La femme tourne la tête vers Charlie. Moi aussi. Et je ne vois alors que le regard lubrique du premier connard. Le sourire salace. Je vois sa main qui se pose sur la cuisse de mon amie. Il la remonte vers la poche. Ne s'y attarde pas une seule seconde. Et il continue vers sa croupe. Je ne vois plus ses mouvements mais j'imagine très bien. J'imagine qu'il doit lui palper la fesse. Avec plaisir. Avec malveillance. Presque avec brutalité. Il se mord la lèvre rapidement. Répugnant personnage. Ma limite est proche. Je ne t'abandonnerais pas Charlie. Et là, maintenant, je peux te le jurer. C'est la seule et unique fois qu'il pose la main sur toi. Qu'il … Qu'il en profite tant qu'il a encore une main. J'ai le poing serré, la mâchoire fermée et le regard attentif . J'ai envie de me ruer sur cet être. De l'amener au sol et de lui mettre des coups. Encore. Encore. Et encore. Mais ce n'est pas le moment. Je saurai quand il viendra. Je saurai quand il sera temps.

« Humm. Elle n'a rien non plus. Mais je vérifierai plus en détail toute à l'heure. Peut-être qu'elle cache quelque chose sous ses vêtements. Haahaa. »

Il continue son manège encore un peu pendant que la femme s'approche d'eux pour ramasser le sac. Tout en lui transpire la méchanceté, la malfaisance, la cruauté. Parle pendant que tu le peux encore. Mon sang bout. D'ici … une heure ? Deux ? J'entrerai en éruption. Et qu'il ait un couteau sur mon cou, un flingue sur ma tempe, il n'aura pas le temps de réaliser ce qu'il se passe. Je l'entends donner une grosse claque sur le postérieur de Charlie. Espèce de connard d'enfoiré de ...

« On y va. »

La femme met le sac sur son dos. Et ils nous forcent à avancer. Je ne sais où. Mais nous n'avons pas le choix. Je n'ose plus rien dire. Je m'enferme dans le silence. Mais je n'en pense pas moins. Charlie. Si tu m'entends. Tout va bien se passer. Je te le jure. Tout va bien se passer.
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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Lun 11 Juil 2016 - 13:34

Josh jette le sac, mais ne part pas. D’un côté, je lui suis reconnaissant, d’un autre, je veux qu’il s’en aille. Je ne vaux pas la peine qu’il meurt pour moi. Il a une famille à retrouver, c’est beaucoup plus important que de rester avec une fille qu’il ne connait que depuis quelques jours. La femme s’approche davantage de Josh et lui annonce qu’elle va le fouiller. Elle prend un malin plaisir à lui toucher le corps, je suis dégoutée. L’homme s’y met aussi, une fois que la femme a terminé son « inspection ». L’homme à la barbe lance à l’homme qui me tient si je n’ai rien non plus. Je ferme les yeux fort quand je sens ses mains passer sur tout mon corps. je sers les lèvres pour ignorer la contact de cette main étrangère sur mon corps, mes fesses. Ce contact se fait pressant, l’homme en voudrait plus, mais je n’ai plus le droit de crier, je n’ai plus le droit de montrer ma faiblesse, au risque de blesser mon ami. L’homme caresse mes cuisses avant de remonter sur ma poitrine, qu’il caresse avec un plaisir manifeste.

Prise de violence, j’ai envie de le frapper, de toutes mes forces. J’ai envie de le mordre, pour lui faire regretter cela. Je n’ai pas envie qu’il me touche, mais je m’empêche de quoi que ce soit. De toute façon, son étreinte est trop forte et je ne le suis pas suffisamment. Alors, au bout d’un moment qui me parait interminable, l’homme achève son inspection et la femme annonce qu’on y va. On va où ? Me demandais-je en rouvrant les yeux. Je cherche du regard Josh, je suis paniquée, plus que cela même, je suis effrayée et je ne sais pas quoi faire. Dans quel pétrin nous suis-je mis ? Car il s’agit bien de ma faute, évidemment. C’est moi l’unique responsable. J’ai proposé de nous rendre à l’hôpital, pensant que cela nous apporterait des choses intéressantes. Je m’étais trompée sur toute la ligne et j’étais tellement désolée.

Je sens le contact de l’homme sur mes bras et sur mes mains, qu’ils tirent en arrière. Enfin, tirant une corde, ou une ficelle, ou je ne sais quoi, je me trouve liée, les mains attachées l’une avec l’autre. Une fois cela fait, il me pousse sans ménagement vers un couloir de la clinique. Josh a aussi été attaché. Je ne pense pas, toutefois, qu’ils pourraient vraiment venir à bout de l’homme, il est si grand et si fort. Il me pousse et après un périple de quelques minutes, nous nous retrouvons à l’étage, où se trouvent les chambres. Il me pousse dans l’une d’elle et j’atterris assise, sur le lit.

- Allez, on se donne une petite heure, lance l’homme qui me tient en direction des deux compères, qui sont tout sourire à l’idée de ce qu’ils vont pouvoir faire à Josh.

Je manque vomir lorsque la femme pose son bras sur celui de Josh.

- Tu as entendu mon chéri ? Nous avons droit à une petite heure ensemble.

Je ne le vois alors plus, la porte se referme sur l’homme. le foulard toujours dans ma bouche, je ne peux pas parler.

- Tu n’es pas très bavarde, dit-il en me souriant, j’aime ça.

Je gémis et essaie de trouver une issue. Je suis bloquée, je ne sais où aller. Je n’ai pas envie qu’il me touche.

- Chut, chut, ma petite chérie. Tout va bien se passer. Tranquillise-toi.

Il s’approche de moi, il est tellement grand, moins que Josh, mais il semble fort et puissant. J’ai tellement peur.

- Ey quekchose a ou ander, essayais-je de dire, maladroitement.

Il rigole en entendant ma phrase, qu’il ne comprend évidemment pas. La porte est fermée à clé maintenant, l’homme enlève mon foulard.

- J’ai quelque chose à vous demander, répétais-je.
- Tu n’as pas le droit de demander, chérie.
- Je ferais tout ce que vous voudrais, je pourrais même éprouver du… plaisir, mais libérez Josh, je vous en supplie.
- Tu crois vraiment que je veux que tu éprouves de plaisir, poupée ?

Il me remet férocement le foulard dans ma bouche, il n’y a plus d’issus.
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Lun 11 Juil 2016 - 21:28

Ils nous ligotent. Ils nous baladent. Nous trimbalent. Comme de vulgaires choses. Le troisième homme a récupérer ma hache mais me menace toujours de son couteau. J'intériorise. Enormément. Ces trois êtres qui nous traitent comme leurs objets. Je suis de nature calme, bonne. Je ne veux de mal à personne. Mais ces trois individus ... Je les hais. Au plus profond de moi je les hais. Pour ce qu'ils vont nous faire. Plutôt pour ce qu'ils comptent nous faire, ce qu'ils espèrent nous faire. Car je les en empêcherait. Au dernier moment, quand ils croiront qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent de nos personnes, je les briserai. Je me repasse leur parole en boucle et en boucle. Surtout celle de notre premier agresseur. Faites moi du mal ça n'a pas d'importance. Mais Charlie ... Comment pourra-t-elle survivre après une telle humiliation ?

Nous montons les marches qui mènent à l'étage. Chaque pas ressemble à un supplice. Deux condamnés avançant dans le couloir du désespoir. Mains liées derrière le dos. J'ai essayé d'analyser la façon dont il nous ont ligoté. J'ai reconnu le nœud. Grâce à mes samedi passés avec les scouts. Un nœud classique. Ils ont serrés comme ils pouvaient. Un nœud pas vraiment adéquat. Ce n'est pas pour autant que je suis en mesure de me libérer facilement. Mais s'ils nous laissent un peu de temps, et avec l'aide de Charlie, je pense pouvoir me détacher. Seulement je me trompe. L'homme stoppe devant une porte, l'ouvre et pénètre dans la chambre en jetant Charlie qui se retrouve projetée sur le lit. Pendant une fraction de seconde je la regarde. Droit dans les yeux. Avec un air sérieux, décidé. Pas pour m’imprimer une dernière fois son visage. Pas pour capter ses émotions. Pas non plus pour admirer sa beauté. Non. Je la regarde pour lui dire de gagner un minimum de temps. J'arrive. Juste une poignée de seconde. Dis-lui qu'il a le contrôle. Ou débats-toi. Empêche le de te toucher. Empêche le de poser la main sur toi. Sois forte. Je t'en demande beaucoup. Je t'en demande trop. Mais je te l'assure Charlie, j'arrive. Quand tout semblera perdu. Quand tu seras au bord du gouffre. Quand il sera à deux secondes de briser ta dignité, ton âme. J'arriverai. Tu ne reconnaîtras probablement plus l'homme que je suis au quotidien. Mais quand tout sera terminé, je reviendrai à moi. Et je te dirais à quel point je suis désolé.

Les trois monstres s'échangent quelques mots. J'observe une dernière fois l'air lubrique de cet enfoiré. La femme me caresse et y va de son commentaire. Ma conscience quitte peu à peu mon corps. Le Josh de tous les jours n'est pas capable de se sortir de pareilles situations. Alors il faut laisser la place à quelqu'un d'autre. Quelqu'un ou quelque chose. Une bête. Un animal. A l'instinct de survie plus fort que tout. La porte se referme devant nous. Nous parcourons quatre mètres supplémentaires et entrons dans une autre chambre. On me pousse. L'homme a toujours son couteau qu'il tient proche de moi. Il me place face du lit et fais signe de m'asseoir. Il dépose la hache sur un meuble. La femme dépose mon sac et nous tourne ensuite le dos pour fermer la porte derrière elle. Le temps est comme ralenti. Je fléchis les jambes pour reposer mon postérieur sur le lit. L'homme bouge les lèvres. Je n'entends plus rien. Il tourne la tête vers sa comparse une seconde. Ils ne le savent pas encore mais ils sont déjà morts. Je ne suis pas un meurtrier. Une seule fois j'ai tiré sur un homme pour l'abattre. Parce que c'était lui ou moi. Mais aujourd'hui, avec Charlie dans la balance, je suis prêt à tout. Egorger n'importe qui souhaitant lui faire du mal.

Je me plie pour que mes mains puisse atteindre l'arrière de mes genoux. Au moment où mes fesses entrent en contact avec le matelas, je relève et plie les jambes, passent les bras par dessous pour les amener devant moi. La femme ferme la porte. L'homme entame un mouvement de tête pour me regarder. En un éclair je me lève, lui attrape la main avec le couteau et lui tranche la gorge. Profondément. Nettement. Le sang gicle de sa carotide, m'arrose le torse, le cou et le bas du visage. Les seuls bruits sortant de sa bouche sont des espèces de gargouillis, annonciateurs de son trépas. Le couteau m'échappe et tombe au sol. La femme se retourne. Elle n'a pas le temps de réaliser ce qu'il se passe que déjà je suis derrière elle. Je lui attrape la gorge et l'étrangle grâce à la corde qui lie mes mains. J'y mets tellement de haine, de rage, de puissance que je la décolle du sol. Elle tente de balancer des coups à droite, à gauche mais je suis un roc. L'autre se vide de son sang sans pouvoir y faire quoique ce soit. Un coup de pied dans son plexus pour l'allonger sur le lit. Son lit de mort. Je serre tellement fort le cou de la harpie que je dois littéralement lui broyer la trachée et tout ce qu'il y a autour. Je compte les secondes. Plus je perds du temps, plus il y a de chance pour que ... Charlie ... Alors qu'elle arrête de se débattre je la relâche et laisse chuter son corps inanimé sur le sol.

Il n'en reste qu'un. Le plus important. Je me précipite et ouvre la porte pour me rendre dans le couloir. Je triture mes poignets et parvient à extirper une main de la corde. J'étais étrangement calme jusqu'à maintenant mais mon cœur s'est mis à tambouriner contre ma poitrine. J'espère ne pas arriver trop tard. Une seconde trop tard. J'arrive Charlie. Je suis là. Faites qu'il n'ait pas … Je défonce la porte de la chambre à grand coup de pied. Une microseconde et le temps s'arrête. Comme un arrêt sur image. Pour me faire prendre conscience de la scène. Elle est allongée sur le lit. Ventre contre le matelas. Elle a le pantalon aux chevilles. La culotte abaissée au niveau des genoux. Les mains toujours liées derrière le dos. Impuissante. Vulnérable. Ce porc a lui aussi le pantalon abaissé. D'une main il écrase la tête de mon amie contre le matelas. Son caleçon est à moitié abaissé. Il la tripote de son autre main. L'a-t-il déjà maltraitée ? Brutalisée ? Souillée ? Peut-être. Sûrement. Et pour cela il va mourir. Mon être entier a envie de crier, d'hurler. D'exprimer toute la rage qui est en moi. Il se retourne vers moi. Trop tard. Je suis déjà sur lui. Je le prends et l'envoie voler de l'autre coté de la pièce. Je ne regarde pas Charlie. Par fierté, par pudeur, par respect. Elle qui doit se sentir bafouée. Le monstre se relève et prend un couteau qui traînait sur le meuble. Aucune importance. Je m'approche. A pas lent. Déterminé. Le regard presque possédé. Il se jette sur moi. Lève la main droite et m'attaque au visage. Je bloque alors la lame de ma main gauche. Je referme ma paume sur l'arme. Des gouttes de sang s'écoulent et tombent sur le carrelage. Il essaye de dégager le couteau de ma main. Il n'y arrivera pas. Jamais. Je le domine. De toute ma hauteur, de ma carrure. Il ressemble de plus en plus à un misérable insecte. Je croise son regard. Je la vois. L'incompréhension. L'inquiétude. La peur. La mort.

Je devrais lui dire que je vais lui marteler le crâne. Je devrais lui dire qu'il rejoindra bientôt ses deux camarades. Je devrais lui dire qu'il va payer pour ce qui lui a fait. A elle et toutes celles avant elle. Je devrais lui dire que je l'avais prévenu. Je devrais lui dire qu'il n'avait qu'à prendre le sac et nous laisser partir. Je devrais lui dire qu'il n'est qu'un monstre, qu'une vermine. Je devrais lui dire qu'à partir du moment où il a posé sa main sur elle, il a mis un pied dans sa tombe. Mais je ne dis rien. La menace silencieuse. Bien plus terrifiante. Je lui envoie une droite en pleine pommette. Suivi d'une deuxième. Il lâche son couteau. J'ouvre la main et l'arme tombe. Je m'empare du bonhomme, le lève au dessus de moi et le lance en direction du sol. Je me laisse tomber à genoux au dessus de lui. Et je le frappe une troisième fois. Une quatrième fois. Une cinquième. Une sixième. Septième. Huitième. Neuf. Dix. Chaque coup est donnée avec la même intensité. La même force. La même virulence. La même violence. Haine. Colère. L'envie de faire mal. Purement et simplement. Je cogne encore. Encore.

Et soudain je reprends mes esprits ...
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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Mar 12 Juil 2016 - 11:07

Je ne sais pas quoi faire pour échapper à l’étreinte de l’homme et alors qu’il me pousse vers le lit  pour que je m’y couche, je me débats le plus férocement possible. Mes mains sont liées entre elles et bouger m’est difficile. Alors, il grimpe sur moi et m’immobilise les jambes. Plus je bouge, plus l’homme semble exciter. Des larmes de désespoir, des larmes d’impuissance commencent à couler sur mon visage et je rue de plus belle. Voulant me tranquilliser, l’homme me frappe au visage, une fois, deux fois, trois fois… Les coups pleuvent sur mon visage, je hurle tant que je peux, mais les cris sont atténués par le foulard dans ma bouche, je hurle de peur, de malheur et de douleur.

Les coups cessent, immobile, je sens l’homme descendre ses mains sur ma poitrine. L’inconnu descend ensuite mon pantalon et baisse également le sien. Je détourne le regard, ne voulant pas assister à cette humiliation, mon humiliation. La bile me monte tandis que, sans préambule, l’homme me pénètre, me souille. Les larmes se font plus fortes tandis que j’essaie d’ignorer les coups, les va-et-vient de l’homme en moi. Je me débats alors plus fortement, ne souhaitant pas que cela s’éternise, mais il m’ignore et il est plus fort que moi.

Violemment, il me retourne et plaque ma tête sur le matelas, dévoilant mon postérieur au vue de tout le monde. Là, il continue, tandis que je pleure, seule défense que je connaisse, puisque les ruades ne fonctionnent pas. Cette douleur semble durer une éternité. Quand est-ce que cela va cesser ? Ignorant l’humiliation, j’espère qu’ils n’ont rien fait à Josh. Il est grand et fort, il devrait s’en sortir. Mais ils étaient deux dans la pièce d’à côté. Quand je voyais ce qu’il advenait de moi avec une unique personne, comment pourrait-il survivre s’il souffrait deux fois plus que moi.

Soudainement, le poids de l’homme sur mon corps ne pesa plus rien, je tombais sur le côté, les mains toujours attachées derrière mon dos. Josh… Josh était là. Ma vision était brouillée par toutes les larmes qui léchaient mon visage, mais les coups, sourds, que j’entendais me firent peur. Ramenant mes jambes vers ma poitrine, pour cacher mon intimité bafouée comme je le pouvais, ma tête reposant contre l’oreiller, je me vidais de mes larmes, silencieusement. Douleur silencieuse tandis que Josh massacrait le monstre à coup de poings.

Les coups cessèrent enfin et Josh s’arrêta. Je ne savais que dire, que faire, j’étais coincée dans ma douleur. Je me sentais bafouée, souillée, salie par le monstre. J’avais honte de ne pas être assez forte, honte d’avoir été salie, honte que Josh me voit dans cet état. Cachant mon visage pour que Josh ne me voie pas, les larmes continuaient de couler. J’étais horrible, j’aurais préféré mourir.
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Mar 12 Juil 2016 - 19:05

Charlie ...

Cette scène que j'ai aperçue en entrant dans la pièce. Cette image se réimprime sur ma rétine. Mes yeux n'avaient peut-être pas voulu le voir à ce moment. Mais alors que je lui porte un ultime coup, elle refait surface. Bien plus précise. Ne laissant plus de place au doute. Elle. Lui. Son bassin contre sa croupe. Son dernier coup de rein. Trop tard. J'étais bel et bien arrivé trop tard. Beaucoup trop tard. Un amas de culpabilité me tombe sur le crâne. J'ai réduis ce monstre à néant mais je suis un faible. Je mesure près de deux mètres mais je suis petit. Je ne vaux pas mieux que ce cadavre étalé devant moi. J'aurais pu. J'aurais du. Je suis désemparé. Je me plains de mon sort et me rend compte à quel point je suis pitoyable. Comment puis-je me lamenter alors qu'elle .... Je n'entends plus que ses sanglots. Elle s'est recroquevillée. J'ose à peine la regarder. J'ai envie de pleurer. De lui crier à quel point je suis désolé. Que tout est de ma faute. Que je suis inutile, minable. Qu'elle ne mérite pas ça. Que je ne mérite pas le peu de confiance qu'elle avait jugée bon de m'accorder. J'ai failli à ma promesse. Je suis tout aussi répugnant que son agresseur. Ce porc. Comment a-t-il pu ... Je souhaiterais remonter le temps. Revenir cinq minutes auparavant et déchaîner mon courroux. Revenir une heure auparavant et lui dire que l'hôpital est une mauvaise idée, que j'ai un mauvais pressentiment. Revenir trois jours auparavant et prendre à droite au lieu d'à gauche, ne jamais rencontrer Charlie qui ne se serait pas aventurée par ici. Revenir neuf mois auparavant et rentrer à Seattle pour être auprès des miens. Revenir vingt années en arrière, être insouciant, inconscient de la méchanceté de l'Homme. Je ...

Hors de question de sombrer dans les 'si', dans la déprime, la faiblesse. Elle ... elle a autant besoin de moi maintenant que deux ou cinq minutes auparavant. Il y a encore au moins une promesse que je peux tenir. Celle de ne pas l'abandonner. Celle de la protéger à l'avenir. Je l'ai trahie. J'ai bafoué sa confiance. Elle ne voudra certainement plus me voir, me parler. Elle me répétera sans cesse que je ne suis qu'un menteur, une ordure. Et elle a raison. Mais qu'importe. Je ne la laisse plus tomber. Plus jamais. Je me lève et m'approche doucement d'elle. Ma main gauche est en train de pisser le sang. La droite m'envoie d'inquiétant signe de douleur. J'ai du le frapper tellement fort que je me suis légèrement fracturé la main. Je frotte ma bouche comme je peux sur mon épaule pour enlever une partie du sang éclaboussé. Comme toujours je ne sais quoi faire. Remonter ses vêtements ? Les enlever pour en trouver de nouveaux ? La recouvrir du drap ? Ce même drap sur lequel cet homme l'a ... Que lui dire ? « Je suis désolé » ? « C'est terminé » ? « J'ai broyé son crâne » ? Je n'ai pas le droit de tergiverser. C'est mon inaction qui nous a amené dans pareille situation. C'est de par ma passivité qu'elle ...

Plus de temps à perdre. Ne joue plus les gamins. Baisse la tête, les yeux, encaisse, sois fort. Ne passe pas pour plus imbécile que tu l'es déjà. ELLE est dans une situation abominable. Pire que la mort. J'inspire. Je marche finalement vers l'armoire, l'ouvre, prend une taie d'oreiller et l'enroule autour de ma main gauche. Pour stopper quelque temps le saignement. Je vais avoir besoin de soins c'est certain. Mais ce n'est pas la priorité. Je m'empare d'un drap et le déplie partiellement. Je retourne auprès de Charlie. Traumatisée. Presque sans âme. Sans vie. Les sanglots, les larmes et les légers tremblements de son corps prouvent pourtant qu'elle est encore de ce monde. Peut-être pas d'esprit, mais au moins de corps.

« C'est Josh. Je te recouvre d'un drap et je t'emmène dans une autre chambre. »

Qu'elle se débatte, qu'elle me traite, qu'elle se laisse faire ... Le résultat sera le même. Hors de question de la laisser là. Sur les lieux de son humiliation. Je commence par poser le drap sur elle et l'entoure avec. Du dessus du nombril jusqu'à ses genoux. J'essaye tant bien que mal de ne pas la toucher. De ne pas poser mes mains sur elle. Non pas par pudeur ou respect mais pour ne pas lui faire revivre les cruelles secondes qu'elle a enduré. Une fois terminé je tire complètement son pantalon et sa culotte. Je ne suis pas à mon aise mais je pense que c'est une chose que je dois faire. J'irai lui chercher de nouveaux habits plus tard. Peut-être croit-elle qu'il est revenu. Qu'il va continuer à la souiller. Qu'il n'en avait pas fini avec elle. Qu'il l'a dénude entièrement. Non. Il est mort. Ou peut-être croit-elle que je vais moi aussi la toucher. Je suis un monstre après tout.

« C'est Josh. Je vais te porter maintenant pour aller dans la chambre d'en face. »

J'ai besoin de lui dire que c'est moi. Moi qui l'ai laissé seule. Moi qui l'ai abandonnée. Moi qui ose l'aider à présent qu'il est trop tard. Moi qui fait semblant d'être fort. Je passe un bras sous son dos et l'autre sous ses genoux pour la soulever. J'ai l'impression de porter un poids mort. Je porte le poids de mes actes. Ou plutôt de mes non-actes. Ma culpabilité. Ma responsabilité. Je passe la porte de profil en tâchant bien de ne pas lui faire de mal, de pas la cogner. Bien que la douleur physique que cela augurerait ne serait rien en comparaison de ce qu'elle vient de subir. La porte d'en face est entrouverte. Je l'ouvre complètement à l'aide  d'un léger coup de pied. Je repasse de profil. Je la dépose délicatement sur le lit. Comme si j'avais peur de la briser. La briser de l'extérieur. Car la Charlie à l’intérieur doit être en mille morceaux.

« Je reste près de toi. A moins que tu ne veuilles que je te laisse seule. Appelle si tu as besoin de moi.  »

Je suis désolé. Les mots me brûlent la gorge. Je dois lui dire. Mais je ne peux pas me le permettre. Comment le pourrais-je ? Lui dire que je suis désolé reviendrait à lui demander pardon. De quel droit je puis lui demander pardon ? Tout va bien maintenant. Non tout ne va pas bien. Je n'ose imaginer l'état dans lequel elle se trouve. Maintenant. Oui maintenant. Ce qui sous-entend que ça n'allait pas avant. De par ma lâcheté. Je suis là. Maintenant qu'il est trop tard. Maintenant que je ne peux que constater l'amplitude de mon erreur. Rongé de l'intérieur. Par toutes ces pensées. Cette culpabilité immense. Je finis par lui murmurer ....

« Désolé ... »

Un simple mot qu'elle n'aura peut-être pas entendu. Un simple mot pour lui en dire des centaines d'autres. Un simple mot qui ne changera rien à rien ou qui ne fera qu'empirer les choses. Tant pis. Si elle l'a entendu. Si elle me crache au visage, m'incendie, prie pour ma mort, je l'accepte. Je ne mérite que ça ...

Désolé ...
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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Jeu 14 Juil 2016 - 0:21

Les larmes coulent silencieusement le long de mon visage, mes yeux se ferment, tentant d’ignorer le monde qui m’entoure. J’entends Josh qui s’active à côté de moi et quand il me soulève, ma tête pend mollement dans ses bras. Je ne suis plus qu’une brindille morte, un sac que l’on peut transporter facilement. Je ne suis qu’une plume, bien qu’un peu plus lourde qu’une plume. Je suis juste aussi vide qu’elle. Mon esprit s’envole tout comme elle. Je sens ma tête se balancer délicatement au rythme des pas de Josh tandis qu’il passe dans une autre pièce.

Ses paroles ne deviennent qu’un bourdonnement que j’ignore facilement, plongée dans mon mutisme de douleur. Je le sens près de moi, mais je n’ai pas envie de parler. Je me sens salie, incroyablement sale, souillée. Les larmes continuent de couler tandis que le temps passe. Plusieurs heures passent ainsi, recroquevillée sur le lit, je ne ressens ni la faim, ni la soif, ni la solitude. Je me sens atone et je finis même par m’endormir quelques instants. Finalement, au bout d’un moment, je reprends pied, doucement.

Je me lève difficilement, Josh est dans la chambre. Sa main est enveloppée dans un drap. Tellement ancrée dans ma douleur, je ne me suis pas intéressée ne serait-ce qu’une seule seconde à mon protecteur, mon ami. Toutefois, pour le moment, je ne me sens pas d’attaque, je ne me sens pas suffisamment fort pour affronter son regard. Il devait me détester à l’heure qu’il est de l’avoir fait venir ici pour affronter ces hommes et cette femme. Mon corps est secoué de soubresauts et je me précipite dans une pièce attenante qui se trouve être une salle de bain. Je rends alors mon dernier repas, qui date de bien longtemps dans la cuvette des toilettes. Je vomis jusqu’à ce qu’une bile jaunâtre et dévastatrice apparaissent. Je m’effondre alors à côté du toilette.

Difficilement, je me relève et me déplace vers le robinet. Je l’actionne avec l’espoir que l’eau courante y soit encore. L’eau jaillit, en un mince filet, mais suffisant pour ce que j’avais envie de faire. Elle est froide, mais il y a quand même de l’eau. J’en oublie pratiquement ma douleur. La douche m’appelle, délivrance extrême. Je ferme la porte, ôte mes habits qui sont synonymes de beaucoup de douleurs à présent et me faufile dans la cabine. L’eau froide gèle mon corps, mais me délivre de la souillure. Je me frotte, partout où il a pu me toucher, jusqu’à en devenir rouge. Je me frotte jusqu’à ce que je me sente propre.

En ressortant de la douche, je m’enroule dans le drap qui a servi à m’envelopper tout à l’heure. Sans doute Josh me l’avait-il placé là en guise de couverture. Je me regardais dans le miroir qui se trouvait dans la salle d’eau. J’avais les yeux gonflés d’avoir pleuré, je faisais peur à voir. Je devais me trouver de nouveaux vêtements à présent. Quand je sortais toutefois, je vis une nouvelle culotte, un soutien-gorge, un tee-shirt propre ainsi qu’un jean. Je ne sais pas où Josh a dégoté cela, mais j’en suis bien heureuse. Je les prends et les rejoints une fois encore la salle de bain pour m’habiller.

Une fois propre, je repense à la blessure de Josh, à sa main bandée. Je déchire un morceau du drap et le mouille. Puis, je rejoins Josh et sans le regarder dans les yeux – l’effort est trop suprême, et j’ai bien trop peur de ce que je pourrais y lire – je prends sa main et déroule son bandage. J’essaie de nettoyer sa blessure, tout en essayant de ne pas lui faire mal. Sa main est bien abîmée.
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