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 Who Knows Where The Time Goes

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Josh Harper
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Dim 18 Sep 2016 - 16:28

Gary pourrait-il vraiment nous aider ? C'est bien possible. Les chiens ont sans doute cette sorte de sens qui permet de juger les hommes. Un sens bien plus développé que celui de l'Homme justement. Je trouve toujours cela incroyable que cet animal de compagnie a réussi à survivre pendant tout ce temps. Ils n'ont pas la capacité d'analyse et de réflexion de l'Homme. Ca se saurait. Leur réaction face à une armée de monstres attaquant leur maître serait sans doute de leur foncer dessus et de leur arracher les bras. Mais laisser un chien s'attaquer à un mangeurs d'hommes et celui se transformera en mangeur de chiens. Gary n'a pas été mordu. Une chance rare. Peut-être est-il bien plus intelligent que ce que je ne crois. Je pense qu'on peut se fier à son flair oui. Quant à savoir s'il pourra nous aider dans des situation similaires à ce que Charlie vient de vivre …

Je n'ai pas vraiment envie de boire. J'ai même déjà eu du mal à finir mon verre. Oui je veux bien. Pourtant j'accepte sa proposition. Je ne veux pas lui donner l'impression qu'elle est en train de boire seule. Je vais la laisser remplir mon verre et je boirai une gorgée de temps en temps. Lentement. Le liquide ne disparaissant que petit à petit. Je crois qu'elle n'y prêtera pas attention. Ce n'est qu'un ridicule détail et elle a d'autres choses en tête … Et au fond même si elle le remarque quelle importance ? Pourquoi je pense autant à ça ? Je sens son regard posé sur moi. Quelque chose me dit que c'est un regard bienveillant. Le mot est sans doute trop gentil. Un regard neutre conviendrait sans doute mieux. Elle n'est pas en train de me juger. Pas un regard rancunier non plus. Mais encore une fois, peut-être que je pense cela pour me rassurer.

La discussion ne s'arrête pas. Encore un souvenir. Comme chaque jour elle pense à lui. J'ai du mal à l'imaginer en train de faire du karaté, du judo ou du krav maga. Je confirme que le mot violence ne va du tout à Charlie. Elle est le contraire même de la brutalité et le « mal ». Comme chaque nous refaisons notre vie. « Si ». Si j'avais été capable de retourner l'arme de cet ordure contre lui. Si j'avais été capable de me glisser par dessous son bras. Si. Si. Si. Des suppositions que l'on arrêtera certainement jamais de se faire. Et s'il n'avait tout simplement pas été là ? Et s'il n'était pas une enflure de première mais un homme au bon cœur ? Les choses seraient des centaines de fois plus simple. Si … Alors nous serions gentiment en train de manger avec appétit. Nous serions en train d'apprécier le vin pour son goût. Nous aurions une discussion légère comme l'avant-veille. Si … Et peut-être que … que si tu avais essayé de t'extirper il t'aurait … égorger … avec son son couteau … Aurait-elle préférée la mort au sort qu'il lui a réservé ? Tout est de ma faute. Les mots sont finalement sortis. Pas de voix tremblotante ou de larme. Pas de comportement de petite fille ou d'homme pire que lâche ou faible. J'ai attendu … J'ai trop attendu … J'ai cru que … J'ai cru que j'y arriverais à temps … Je suis désolé … Je n'ai pas le droit de dire ça … Je ne te demande pas pardon. Je ne peux pas m'excuser.Je ne laisserai plus … Je veillerai à ce qu'il ne t'arrive plus rien à l'avenir … Je n'ai pas le droit de te dire ça. Mes paroles doivent sonner bien creuses, vides … Mais je … Je suis nul …

J'aurais sans doute du ne rien dire. Garder le silence. Mais sur l'instant cela me fait du bien. L'infime partie de moi qui voulait lui dire a finalement pris le contrôle et je me suis lâché. J'ai fui son regard tout le long de mes paroles. Et maintenant encore je n'ose poser les yeux sur elle. Sur la moindre partie de son corps. Elle doit me détester. Ou peut-être que crever l'abcès nous permettra d'avancer. Négative, positive, encourageante, déprimante ou ou effroyablement ignoble, je crois que je ne vais pas tarder à avoir ma réponse.
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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Lun 19 Sep 2016 - 15:50

Josh ne semblait pas tellement dubitatif face à ce que je lui racontais de Gary. Il est vrai qu’il m’avait permis de faire la rencontre de Bobby et de ne pas m’en méfier. Face à sa grandeur surhumaine, j’avais été tenaillée par une grande crainte, qu’avait dissipée rapidement mon chien. Gary avait su lire en lui un homme bon et honnête. Lorsque Josh accepte un nouveau verre, je lui remplis avant de porter à nouveau le liquide à ma bouche. Josh tenta de me « rassurer » en me disant que si je m’étais débattue trop fort, il m’aurait peut-être tué carrément. Ce qui aurait été sûrement le cas si Josh n’était pas arrivé au dernier moment.

Je baisse la tête sur mon verre, en boit une nouvelle gorgée. Un flot de parole sort alors de la bouche de Josh, des mots que je ne voulais pas forcément entendre. Il rejette à nouveau la faute sur lui, à croire qu’il est responsable de ma vie. Mais je ne dis rien et ose seulement poser ma main sur la sienne. Même si je suis triste qu’il s’afflige d’une telle responsabilité, cela fait du bien d’entendre dire que nous avons un protecteur. Il me promet qu’il ne m’arrivera plus rien à l’avenir et qu’il veillera sur moi. Toutefois, les dernières paroles me font tiquer.

- Tu es très loin d’être nul, Josh. Je t’en supplie, ne te flagelle pas. C’est fini. Tu n’es pas responsable. Je reprends ma respiration, me demandant bien quelles paroles est-ce que je pourrais lui dire pour le « réconforter » si je le pouvais.

Son regard est fuyant et bien que je cherche à le regarder dans les yeux, je sens qu’il ne souhaite pas, pas pour l’instant. Je sens de la douleur, et je n’aime pas cela. Je n’aime pas être la cause de son chagrin.

- S’il te plait, regarde-moi… Lui demandais-je.

Me trouve-t-il si détestable qu’il ne peut affronter mon regard ?

- Josh… Ne te rends pas coupable, s’il te plait. Je sers sa main un peu plus fort et pose mon verre à côté de moi. J’aimerais pouvoir te dire que je vais bien, mais ce n’est pas encore vrai. Mais ça ira. Ça ira, répétais-je. Je ne te quitterais plus d’une semelle, si ça peut te rassurer, dis-je en souriant faiblement face à ma phrase : c’est plus moi qui serait rassurer en ne le quittant pas d’une semelle, sûrement pas le contraire.

Je croyais en mes paroles. Je finirais forcement par aller mieux un jour ou l’autre. je l’espérais de tout cœur. Je ne souhaitais pas être ainsi durant toute ma vie.
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Mar 20 Sep 2016 - 18:30

Le monde à l'envers. Je suis là à me morfondre alors que … Charlie est là à me réconforter. Ou tenter de le faire. Alors que … Qu'est-ce que je cherchais ? Simplement dire tout ce que j'avais sur le cœur je pense. Je ne cherche pas à m'entendre dire que ce n'est pas ma faute. Ca l'est. Les faits sont là. Je ne me torture pas l'esprit. Je ne me torture plus la main. C'est fini oui. Je suis nul. Cette phrase est tellement pathétique. Comment ai-je pu finir mes paroles par ces mots ? Je ne souhaitais rien entendre. Mais Charlie aurait réagi c'était certain. Au fond de moi je savais qu'elle me dirait quelque chose de ce genre. Alors que tout ce que je désirais était de recevoir une bonne gifle. Qu'elle déchaîne toute sa colère contre moi. J'avais pu me « défouler » et avait réduit le crâne de cette ordure en bouillie. J'aurais plutôt du l’immobiliser et laisser Charlie le faire souffrir. Lui faire payer au centuple. Mais une fois de plus au fond de moi je ne crois pas qu'elle en soit capable. Elle lui aurait collé une balle dans la tête. Ca oui. Mais elle n'aurait sans doute pas su le torturer.

Elle me demande de la regarder. Je serais prêt à penser qu'elle me supplie même de la regarder. Est-ce si dur que cela ? Poser mon regard sur elle. Un regard qui ne serait pas rempli de remords, de regrets, de culpabilité, de … de pitié … Est-ce si dur ? De la regarder et de lui sourire de la même manière qu'il y a deux jours ? Elle persiste à me dire que je ne dois pas être rongé par la culpabilité. Ajoutant une nouvelle fois ce « s'il te plaît ». Sa main posée sur la mienne. Je soupire. Je relève la tête, la tourne et plonge mon regard dans le sien. Le terme qui correspondrait le mieux serait plutôt « affronter ». Je n'essaye pas de sourire. Le résultat ne serait qu'une espèce de grimace difforme. Je pose les yeux sur Charlie. Mon expression faciale exprime la lassitude, le vide. Ce qui est sans doute mieux que l'apitoiement. « Ca ira. ». C'est elle qui le dit. Je la crois. Je crois qu'elle peut se relever et avancer. Cela prendra du temps. Un peu ? Beaucoup ? Est-ce qu'elle pense vraiment ce qu'elle dit ? Que nous allons continuer à marcher ensemble ? Bien que la phrase semble dite pour m'épargner je crois qu'elle est sincère. Elle est bien trop gentille. Je la regarde encore quelques secondes. Je ne repousse pas sa main mais on ne peut pas dire que je l'accepte pour autant. Je soupire à nouveau.

Très bien ... Mais je ne te force pas à quoique ce soit. Si tu ne veux plus de ma compagnie je comprendrais ... Et sache tu peux me demander n'importe quoi. C'est le moins que je puisse faire... Je suis à ton service. Je me plierai à tes volontés. Ces deux phrases restent bloquées au niveau de ma gorge. Pas la peine d'en faire trop. Je suis parvenu à soutenir son regard. J'ai même esquissé un léger sourire. Un sourire de tristesse plus qu'autre chose mais c'est toujours mieux qu'une expression totalement vide. J'ai même posé la main sur la sienne. Pour appuyer un peu plus mes mots. Et cette promesse intérieure. Je te protégerai. Finalement je lui prends doucement la main par le dessus et la repose sur son genou. Non pas que ça me mettait mal à l'aise mais cela permet en quelque sorte de clore cette partie de discussion. J'ai tout tourné autours de moi alors que Charlie était en train de se confier quelque peu. C'est plus qu'égoïste et je viens certainement de tuer la conversation. Avec quoi je peux enchaîner ? Poser une question débile et faire comme s'il ne s'était rien passé ? Pourquoi pas. Après tout Charlie est tellement attentionnée qu'elle y répondrait sans faire de commentaires superflus.

Sauf que rien ne me vient. Je crois que je commence à être vraiment fatigué. Le manque de sommeil. Le fait de m'avoir à demi libéré d'un poids. Le fait d'être rassuré par l'état de Charlie. Le fait d'être posé ici et ne plus être très actif. Je pense à plein de trucs que je pourrais lui demander mais chaque question entraîne une réaction. « Si tu veux on peu faire chauffer de l'eau si tu veux te débarbouiller ? Et j'ai trouvé une bouteille de parfum également ». Ca veut dire quoi ? Qu'elle manque d'hygiène, qu'elle sent mauvais ? « Tu veux encore un verre de vin ? ». Vas-y saoule-toi Charlie ça t'aidera à oublier ! Chaque bonne intention à laquelle je pense n'en est peut-être pas une. Mais encore une fois je ne vois que le mauvais coté. Je relève la tête pour  croiser son regard à nouveau. Si elle veut embrayer sur un nouveau  sujet je me ferai un plaisir de lui faire la conversation. Mais si elle veut se retrouver seule ce sera avec tout autant de plaisir que je lui laisserai son intimité.
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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Mer 21 Sep 2016 - 17:43

Alors que c’est moi-même qui lui aie demandé de me regarder, je viens limite à « regretter ». Son regard, sans sourire, fait peine à voir et je ne sais pas comment le soutenir. Mais je maintiens mon regard, pour lui montrer que je suis avec lui, que nous sommes ensembles maintenant et que nous sommes plus fort ensemble que tout seul. Il finit par détourner le regard, mais je ne lui en veux pas. Quoi qu’il arrive, il ne fait rien pour me retirer la main, mais j’ai l’impression qu’elle gêne. Je me redresse légèrement et me pose sur mes fesses pour éviter d’être « trop proche ». Je ne peux pas lui imposer cette épreuve. Toutefois, les yeux baissés au sol, la main toujours sur la sienne, je ne peux m’empêcher de l’enlever, ne sachant que trop dire, j’entends Josh me dire qu’il ne force pas à quoique ce soit et qu’il comprendrait si je ne souhaitais pas sa compagnie. Il me soutint que je pouvais lui demander ce que je souhaitais, c’était, selon lui, tout ce qu’il pouvait faire.

- Un massage des pieds ne serait pas de refus, dis-je en tentant de sourire faiblement.

J’avais tenté cette plaisanterie essentiellement parce que j’avais l’impression que Josh essayait de me tenir éloigné de lui depuis tout à l’heure. Comme si mes paroles et les siennes étaient seulement des excuses pour me faire fuir et me faire comprendre que je n’étais qu’une indésirable. Il était vrai que je n’étais pas la plus forte, ni peut-être la plus courageuse, mais je me battais comme je le pouvais et la preuve, j’avais survécu depuis le début de l’épidémie, qui durait depuis quelques mois. Cela voulait bien dire quelque chose.

- Dis-moi… Dis-je doucement. Si tu voudrais que nos chemins se séparent maintenant, tu me le dirais ? Lui demandais-je, tout aussi doucement en gardant les yeux fixés au sol.

Je ne souhaiterais jamais être un poids pour Josh, jamais. S’il souhaitait redevenir un « loup solitaire », je pensais être capable (bien difficilement) de le laisser vivre sa vie comme il l’entendait. Je ne vois pas pourquoi je parviendrais à le rattraper, ce n’était tout simplement pas possible. Mais qu’est-ce que ça me ferait mal, à moi. Il fallait que j’arrête d’être égoïste tout simplement. Mais sinon, pourquoi m’aurait-il précisé une fois encore que je pouvais lui demander ce que je voulais ? Non, je ne voyais peut-être pas encore clair dans son jeu. Il ne savait peut-être pas vraiment comment réagir avec ce qui nous était arrivé, mais ce n’est pas une raison pour lui de me laisser ou que je le laisse, je ne le pouvais pas. Je pouvais le laisser partir si je n’en avais pas le choix, mais je n’aurais pas le courage ni la volonté de prendre l’initiative.

Alors que je commence à essayer de me raisonner, il me prend la main. La sienne est douce et chaude, elle est rassurante. Finalement, j’ai peut-être tout compris de travers. Il ne veut peut-être que me « protéger ». C’est peut-être cela son souci principal : ma protection. Même si ce serait assez « malhonnête » de dire cela de but en blanc, mais je n’étais pas aussi fragile qu’on ne le pensait. Je savais me battre et surmonter les épreuves, j’en étais bien obligée. Lui aussi devrait me voir un jour non plus comme un petit animal que l’on devait protéger, une femme faible, mais il devrait finir par me voir comme une femme forte, courageuse. La faiblesse n’avait peut-être plus vraiment sa voix ici. Il me prend la main pour la remettre sur ses genoux et de cette façon, je me sens bien. Mes soucis s’échappent un peu et je m’en veux de lui avoir demandé des précisions.

Soudain, je me rappelle qu’il n’a pas dormi depuis des lustres et je me sens moi-même engourdie par le sommeil, bien que j’ai pu dormir un peu plus que lui.

- Tu veux qu’on dorme ? Tu penses qu’on doit faire des tours de garde ou on essaie de se reposer maintenant que nous avons déjà fait le tour du propriétaire ? Si on bloque suffisamment la porte, on devrait être tranquille pour la nuit, non ? Lui proposais-je en retenant un bâillement.
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Jeu 22 Sep 2016 - 20:02

Je n'ai pas compris que c'était une plaisanterie. Je ne la voyais clairement pas faire ce genre de blague. Mes joues s'empourprent. Cette demande indirecte me met vraiment mal à l'aise. Evidemment que cela se voit. Et comme si cela n'était suffisant j'essaye de parler. Charlie je … Mais … C'est … Des balbutiements qui n'ont pour conséquence que d'augmenter mon malaise. Pourquoi elle me dit ça ? Pourquoi maintenant ? Est-ce qu'elle … se moque de moi ? Non ce n'est pas le genre de Charlie. Peut-être qu'elle a vraiment mal au pied. Mais je ne peux pas. Non je … Je ne peux pas. Finalement elle me révèle qu'elle blaguait dans des excuses un peu confuses. J'opine du chef. Sans pour autant la regarder. Je ne dis rien parce que je ne crois pas que dire « Oh … Je … C'est ... » en vaille la peine. Et qu'une fois encore cela ne ferait que m'empourprer davantage.

Voyant que je ne sais toujours pas trop où me mettre elle me pose une question beaucoup plus sérieuse. Cette fois-ci je lève les yeux vers elle. Et c'est elle qui baisse la tête. J'ai un peu l'impression que l'on passe du coq à l'âne. Mais c'est peut-être pour ça qu'elle avait fait cette petite remarque. Cette plaisanterie. Pour tenter de masquer ce qui la tourmente réellement. Comment peut-elle croire un seul instant que je vais l'abandonner ? Pourquoi pense-t-elle cela ? Nous ne nous connaissons pas vraiment. On s'est rencontré il y a quoi ? Trois jours ? Est-ce qu'il s'agit de quelque chose dans mon comportement qui l'amènerait à avoir de telles doutes ? Je soupire et lui réponds. Sans aucune hésitation. Sans ripper sur un seul mot. Sur une seule syllable. Je ne veux pas que l'on se sépare maintenant. Ni maintenant ni plus tard. Je serai toujours honnête avec toi. Je ne te cacherai rien. Et je ne t'abandonnerai jamais. Je te le promets. Une telle assurance me surprend moi-même. S'il y a bien un trait de caractère qui me caractérise plus que ma docilité ou ma timidité c'est bien ce coté protecteur. Un coté protecteur qui n'avait malheureusement pas suffit.

Je vois sa main qui tâtonne le sol. Qui ne sait trop quoi faire. Et sans savoir ce qu'il me prend je lui pose ma paluche dessus. Pour appuyer mes propos. Je me force à faire ce geste mais je veux qu'elle sache que je pense que je dis. Que j'ai déjà bafoué une promesse que je lui avais faite et que cela ne se reproduira plus. Jamais. J'ôte ensuite ma main. Par peur que le geste soit déplacé. Par peur surtout de rattraper le rouge aux joues. Un silence de quelques secondes s'installent. Et c'est Charlie qui une nouvelle fois prend la parole. Dormir. Quelle merveilleuse idée. Des tours de garde. Bien sûr Je n'imagine pas un seul instant nous laisser sans surveillance. Je n'imagine pas un seul instant m'endormir et ne pas veiller sur Charlie. Bloquer la porte ? Oui. Mais l'un n'empêche pas l'autre. La voir à moitié bâiller me fait moi aussi me décrocher la mâchoire. Je place bien entendu la main devant la bouche. Les bonnes manières. On peut se reposer oui. Va t'allonger d'accord ? Ou si tu veux te débarbouiller avant ? On peut faire chauffer un peu d'eau. Il y en a beaucoup en réserve. Je prendrais le premier tour de garde. Je m'occupe de tout ranger. Et je vais regarder pour mettre le meuble devant la porte ... Va t'asseoir un peu plus confortablement … Et par « je prends tout le premier de tour de garde » j'entends surtout que je vais rester éveillé jusqu'à ce qu'elle est complètement terminée de dormir. Je ne vais évidemment pas la secouer, aussi doucement que possible, en plein milieu de la nuit pour lui dire que c'est son tour et que je suis en train de piquer du nez. Hors de question de l'inquiéter. Je veux vraiment m'occuper de tout. Lui redire d'aller s'asseoir dans la chaise-fauteuil  en attendant que l'eau soit chaude. Si elle veut se laver bien sûr. Ou alors qu'elle aille se coucher. Je nettoierai rapidement les différents récipients et ustensiles en silence pour ne pas la déranger. Et si elle s'endort rapidement je ne prendrai sans doute pas la peine de déplacer le meuble pour ne pas faire trop de bruit.

Pour la première fois depuis notre retour dans cette chambre je crois avoir un sourire sincère. De bienveillance et de protection plus que d’apitoiement. Elle va peut-être vouloir m'aider dans le rangement ou insister un peu pour que j'aille moi me reposer en premier mais je ne le lui laisserai pas avoir le dernier mot. Et si jamais elle a peur que je manigance tout cela pour fuir dès qu'elle aura fermé l’œil je lui dirai une nouvelle fois. Qu'elle n'a pas à s'inquiéter et que je reste là. Oui je suis fatigué. Mais son état prime sur le mien. J'avais eu peur de lui dire d'aller se reposer. Peur qu'elle le prenne mal. Puis c'est elle qui a pris les devants. Je me pose vraiment trop de questions. Je pense trop à la mauvaise réaction qu'elle pourrait avoir. Faut que je me fasse à l'idée que Charlie ne va pas subitement se mettre à m'insulter ou à me frapper. Je dois arrêter de trop penser. Charlie est là. Elle veut que je reste. Je veux rester. C'est aussi simple que ça …
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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Sam 24 Sep 2016 - 16:37

Je souris encore plus à ma plaisanterie face à la réaction de Josh. Je ne peux m’empêcher de le comparer à Will, qui aurait sûrement ri, m’aurait attrapé le pied et aurait tiré vers lui d’une manière très érotique. Et nous aurions passé la nuit à faire autre chose que dormir. Mais comment pouvais-je penser à cela alors que j’étais malheureuse comme les pierres et abimés comme jamais ? Mieux valait que je prenne soin de moi avant de tenter de faire des mauvaises blagues. De plus, vu la réception de la blague auprès de Josh, il vaudrait mieux que j’arrête à partir de maintenant. Je ne voulais pas mettre le jeune homme mal à l’aise, ce n’était pas dans mon intention.

Non, je me reconcentre sur la discussion, Josh m’explique qu’il ne souhaite pas que l’on se sépare maintenant, ni maintenant, ni jamais. Je rougis un peu face à cette affirmation où Josh semble tellement sûr de lui. C’est rassurant. Il ajoute encore qu’il ne m’abandonnerait jamais, s’ensuit une promesse qui me fait chaud au cœur. Je sens que j’ai trouvé une ancre protectrice avec qui passait un peu de temps pour retrouver ma famille et surmonter les évènements difficiles. Quoi qu’il en soit, je pousse un soupir de contentement.

- Merci, lui dis-je tout simplement. C’est agréable d’avoir un visage ami ici, même si nous ne nous connaissons seulement depuis quelques jours.

J’avais l’impression de le connaître depuis une éternité. Ce n’était pas le cas, mais la journée en sa compagnie, mis à part l’épisode de tout à l’heure, avait été relativement agréable. Son contact de sa main sur la mienne qu’il vient de poser est agréable. Josh est agréable, tout simplement. Il est rassurant. Il ne reste pas longtemps, mais cela suffit pour me rassurer.

Josh aussi est fatigué, il a dormi encore moins que moi. Pourtant, il se propose encore de prendre le premier tour et tout dans sa voix et son positionnement laisse à penser qu’il ne va pas me laisser le prendre. Il me propose également d’aller me débarbouiller.

- Oui, je veux bien qu’on fasse chauffer un peu d’eau, je t’en laisserais.

Je mets de l’eau dans notre marmite de fortune et complète avec un peu d’eau froide une fois que l’eau soit chaude. Une fois à bonne température, je me dirige vers la salle de bain et me lave le corps. Je frotte encore alors que je me souviens de mes douleurs de la journée, quand je me souviens du contact du monstre sur ma peau. La présence de Josh m’avait empêché d’y penser. Les pensées resurgissent bien vite. Mes larmes ont envie de monter, mais je n’ai pas envie de pleurer. Je me concentre pour les retenir, me mords les lèvres pour que ce soit plus facile. Je me sèche rapide et renfile mes vêtements. Ils ne sont pas très sales, je ne les ai utilisés qu’aujourd’hui. Je reviens dans la salle. Josh n’a pas chômé pendant mon absence.

- Tu es sûr que tu ne veux pas dormir ? Proposais-je en regardant le meuble qui se trouvait devant l’entrée maintenant.

Puisqu’il ne semblait pas bien intéressé par dormir de suite, il préférait sans doute me laisser me reposer, je me posais sur le lit et posais ma tête sur l’oreiller.

- Bon… Bonne nuit Josh. Réveille-moi pour que je prenne le second tour… Marmonnais-je.

J’espérais me réveiller car je n’étais pas sûre qu’il me réveille vraiment. Je ferme à peine les yeux que je m’endors à peine, un sommeil lourd et relativement paisible. Une nuit sans rêve et reposante. Quand je me réveille, seule, Josh est encore dans la pièce, le jour pointe très légèrement à travers les rideaux. Il doit être encore très tôt. Josh a encore le temps de dormir un peu. Je marmonne :

- Tu aurais dû me réveiller plus tôt, je me lève difficilement pour lui laisser la place. Allez, va dormir, bonne nuit.

Je m’adosse contre le mur, le couteau dans la main, prête à affronter les terreurs de la nuit.
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: Who Knows Where The Time Goes   Dim 25 Sep 2016 - 13:36

J'acquiesce et souris quand elle me remercie. Pour appuyer un peu plus ma promesse. Pour lui dire aussi qu'elle n'a pas besoin de me remercier. Que c'est tout naturel. Qu'encore une fois, c'est la moindre des choses que je puisse faire. Elle me considère comme son ami. Et je la considère comme telle. Ses mots me font plaisir. Je peux arrêter de me faire du soucis. Je peux arrêter de me dire qu'elle va me gifler ou me dire de dégager. Que je suis un bon à rien. Et c'est aussi pour cela que je souris. Parce que nous pouvons nous tourner vers l'avenir.

L'idée de se laver semble lui plaire. Charlie s'occupe d'ailleurs elle-même de mettre l'eau sur le feu en me disant que je pourrais passer après elle pour moi aussi me débarbouiller. C'est vrai que je n'avais pas pensé à moi. J'avais émis l'idée qu'elle se lave elle. Mais ça ne me fera pas de tort. Et puis ça me réveillera sans doute un petit peu. Je vais en avoir besoin si je dois rester éveillé. Et il est toujours préférable de sentir moins mauvais. Sentir bon étant devenu une utopie, on se contentera du moins pire plutôt que du mieux. Lorsque l'eau semble suffisamment chaude je l'aide à porter la marmite pour que l'on déverse le liquide dans l'évier. Et voila. Je prends la grosse casserole avec moi, quitte la pièce, pose un dernier regard en direction de Charlie avant de fermer la porte. Je ne perds pas de temps et commence à tout ranger. Je laisse la marmite par terre pour qu'elle refroidisse. Il serait bête de provoquer un incendie. Je remplis une bouteille avec le restant d'eau du bidon. Je refais le lit. Bien que ça semble inutile car il va être défait d'ici quelques minutes. Je place un meuble devant la porte. Comme prévu. J'installe une chaise sur le coté. Entre la porte et le lit. Me permettant d'avoir un œil sur chacun. Je prépare la Winchester et la hache que je place au pied de cette même chaise. Tout est prêt.

Charlie sort à ce moment là. Je souris un peu à sa question. Evidemment que j'ai envie de fermer les yeux et de me reposer pendant des heures ! Mais il y a plus important que mon confort personnel. Non repose-toi d'abord. J'insiste … Elle, n'insiste pas plus et pars ensuite s'allonger. Me souhaite bonne nuit Oui ne t'inquiète pas. Bonne nuit … Non elle n'a pas à s'inquiéter concernant son tour de garde. Il viendra en temps et en heure. Peut-être pas comme elle l'entend mais ce n'est pas grave. J'attends qu'elle se soit endormie avant de partir me nettoyer rapidement. Seulement le visage. L'eau est froide et ça me fait du bien. Je me mouille le crâne pour me donner une sensation de fraîcheur. Je m'essuie rapidement, sans bruit et pars m'asseoir sur la chaise. Je prends mon album photo – que je connais par cœur – et tourne les pages. Une chose que je fais souvent le soir avant de me coucher. Aujourd'hui c'est plus pour me tenir éveillé. Soupirant silencieusement à la vue de certains clichés. Le temps est long. Passe lentement. Et quand je me sens piquer du nez je me lève et marche quelques secondes avant de me rasseoir. Il n'y a pas vraiment grand-chose à faire hormis attendre. Alors j'attends.

Charlie se réveille. Se doute que je l'ai laissée dormir et me fait la remarque. J'hausse les épaules et lui souris timidement. Je plaide coupable. Je me lève et nous échangeons nos places. J'enlève mon t-shirt et me glisse sous les draps. Avant d'ôter mon pantalon pour un peu plus de confort. Merci … Au moindre soucis, au moindre doute tu me réveilles ! Vraiment ! D'accord ? J'ai besoin de l'entendre avant de m'endormir. Et une fois fait, je me retourne, ferme les yeux et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire je m'endors. Je suis vraiment crevé.



Je me réveille après quelques heures. Combien exactement je ne sais pas. Je me réveille de moi-même. J'aperçois Charlie qui s'est retournée vers moi. Je me redresse. Les yeux encore à moitié fermés. Il n'y a pas eu de problèmes ? J'en doute puisqu'elle m'a laissé dormir. Je laisse échapper un bâillement et me retourne pour lui faire dos. J'enfile mon pantalon de ma veille. Puis mon t-shirt. Je me lève, m'excuse, et me rend aux toilettes pour vider ma vessie. Ca fait du bien. Je reviens dans la chambre. Quel est le programme du jour ? Que fait-on ? Avant d'entamer toute conversation de ce genre je décide qu'il faut prendre un peu temps. Pour que je me réveille déjà. Que mon esprit ne soit plus dans les vapes. On grignote un petit quelque chose ? Ca me semble un bon début pour commencer cette journée. A moins qu'elle n'ait envie d'autre chose. En tout cas je crois qu'il est inutile de se précipiter. Et puis pour ce matin nous n'avons pas besoin de nous priver et de rationner. Les trouvailles de la veille ayant convenablement rempli les stocks. Un petit biscuit, un petit rien, ce ne serait pas de refus. Je jette un œil sur l'album photo. Je crois qu'il a bougé de place. Peut-être qu'elle y a jeté un œil. Ou peut-être l'a-t-elle simplement déplacé. Je garde mes interrogations pour moi. Je m'étire parce que j'ai l'impression d'avoir les articulations rouillées. Un nouveau bâillement. Sans mettre la main devant la bouche. Excuse-moi … Oui ce n'est pas vraiment poli. Un peu plus de mal que d'habitude pour se mettre en jambe. Mais ça va juste durer cinq minutes. Ensuite je serai d'aplomb pour attaquer cette journée.
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