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 Slow Ride

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Stewart A. Jenkins
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MessageSujet: Slow Ride   Lun 27 Juin 2016 - 23:37

Slow Ride

C'est amusant comme les gens trempant dans l'illégalité se ressemblent tous, s'amusa Stewart en observant le petit groupe de personnes avec lequel il évoluait. Il aurait tout aussi bien pu être sur son dernier boulot, son tout premier ou un de tous ces petits qui ne valaient même pas la peine d'être qualifiés de jobs. Ça ne variait jamais : toujours les mêmes menaces d'usage, les mêmes gueules et les mêmes façons de rentrer dans l'affaire. Stewart y allait avec un brin de je-m'en-foutisme complètement détaché de la réalité, pluls préoccupé par ce qu'il allait pouvoir inventer pour expliquer à Bill sur absence impromptue de la veille que par ce que lui racontaient les mecs sur leurs magouilles. Toujours la même rengaine, les sous-chefs autoritaires, des bras droits qui se prennent pour des caïds, des lieux de ventes qu'il connaissait déjà... et un grand parrain mystère dont on ne parlait curieusement presque jamais. Et justement, c'était le parrain qui intéressait la flicaille. Ce que ça allait être long et chiant... Recommencer à chaque fois du bas de l'échelle commençait à avoir un petit côté lassant.

Le jeune homme fit néanmoins un effort pour accorder de nouveau son attention à la discussion du groupe, intervenant quand il le fallait sans trop s'imposer, étudiant du coin de l'oeil le bâtiment à l'intérieur duquel ils allaient entrer. Encore une fois, tellement cliché... Stewart leva les yeux au ciel discrètement. Décidemment, sur ce job là, la motivation lui manquait. Il se remémora le nombre promis par la police pour se donner un coup de pied au moral. Allez, ce petit plus, il en avait besoin pour s'acheter sa nouvelle bagnole, l'autre ayant rendu l'âme il y a quelques semaines. Bon, vu l'état de l'engin, ça ne l'avait pas vraiment surpris... Il n'empêche que maintenant, en se tapant tous les trajets à pied ou en métro, il se rendait compte à quel point elle lui avait été utile. Donc nouvelle bagnole, et pour ce faire, un joli petit cachet supplémentaire ne serait pas de trop. L'argent, toujours un excellent moyen de motivation.

« Eh Alec, t'écoutes ou bien ? Ça t'intéresse pas p't'être, tu préfères qu'on prenne quelqu'un d'autre de plus motivé ? »
« Oh, parce qu'il y a des gens qui font la queue ? Ou ça ? » se moqua Stew pour le principe, avant d'indiquer qu'il lui accordait tout son intérêt.
« T'es con. T'es un boxeur, non ? T'es bon ? »
« J'me débrouille ouais. Tu peux demander à Max. »

Le dénommé lui jeta un regard noir, son nez se souvenant encore de sa rencontre musclée avec ses poings. Il lui lança un sourire innocent aveuglant de blancheur en retour. Le chef du groupe étudia les dégâts à un instant puis dévisagea Stewart, ou plutôt Alec. Il n'était pas allé chercher très loin pour un nouveau prénom. Après un bref moment, il lui ordonna d'un ton sans appel :
« Super. Tu me suis alors, et surtout, tu la fermes. T'en es capable ou c'est trop difficile ? »
« J'sais pas, t'as utilisé beaucoup de mots dans cette phrase... »
« Abruti. Allez, andiamo ! »

Stewart ricana et lui emboîta le pas, bien content de pouvoir possiblement utiliser ses muscles. Eh, il n'y a pas de honte à ne servir que de gros bras. C'est le boulot le plus simple qui soit, et parfois le plus marrant. Enfin, quand on ne tient pas trop à son visage. Ou qu'on a pas peur de se faire trouer la peau par accident. Enfin, le plus marrant on a dit !

Ils avancèrent silencieusement à travers les couloirs, passant devant des pièces délabrées où dormaient quelques camés, jusqu'à finalement s'arrêter devant une porte étrangement en bon état. Stewart tendit l'oreille. Etait-ce des pleurs qu'il entendait ? Son chef auto-désigné lui attrapa l'épaule et le força à le regarder dans les yeux.

« T'es là pour la déco, rien de plus. Tu bouges quand je te fais signe, tu sors les crocs quand je te le dis. Claro ? Et bien sûr : tu gardes tout pour toi. J'imagine que tu sais ce qui arrive aux cafteurs... »
« Ouais ouais, t'inquiètes, j'suis un véritable poisson rouge. Tant que je touche ma paye... » répondit Stewart en se dégageant de sa prise, le défiant du regard. Cela tira un sourire à l'autre, qui lui donna un tape et déclara presque sympathiquement :
« Tu m'plais bien toi. Reste comme ça surtout. »

Ils entrèrent et Stew put assister à une scène pathétique de plus. Paiements en retard... Heureusement, ça ne termina pas en bain de sang, seulement quelques dents furent perdues. Et cette rencontre fut le début d'un grand nombre d'autres, jusqu'à ce que Stewart devienne finalement un garde de la haute, s'occupant de la sécurité des petits chefs. Et ce soir, Stewart allait enfin pouvoir mettre un visage sur leur fameux et généreux donateur. Blanchissement d'argent sale... Ouh, ça, la police allait adorer. Stew voyait déjà les zéros danser devant ses yeux, et pouvait entendre sa nouvelle voiture ronfler. Oui, finalement, après quatre mois d'attente, les choses commençaient à devenir intéressantes, on jouait dans la cour des grands.

Vêtu d'un costume bien ajusté, une arme glissée derrière son dos, Stewart se tenait droit, à l'affut, derrière l'homme dont il était censé assurer la sécurité. Le club où se tenait la rencontre était chic, il s'y sentait presque mal à l'aise. Il n'allait jamais dans ce genre d'établissements, il avait l'impression d'y faire tâche. Tout était trop... trop propre. Trop lisse. Les femmes étaient trop bien habillés, les hommes trop bien coiffés. Inconsciemment, le jeune homme de vingt-cinq ans passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place. Vivement que leur associé arrive... Il ne tenait pas à rester ici trop longtemps. Il avait hâte de voir la tête de ce monsieur Atkins.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Mar 28 Juin 2016 - 11:15


Vérifiant une dernière fois son reflet dans le miroir, le blond soupira légèrement et sorti de la salle de bain, enfila par dessus sa chemise noire et son pantalon blanc un long manteau noir, et quitta son duplex pour rejoindre le chauffeur qui l'attendait déjà en bas. L'homme de taille moyenne aux cheveux grisonnant lui ouvrit la portière arrière d'une voiture noire aux vitres teintées dans laquelle il s'engouffra ; à peine la voiture démarra-t-elle qu'une douce mélodie de Beethoven s'éleva jusqu'à ses oreilles. La circulation était lente mais permit à l'homme d'affaire de zieuter les rues encore bondées malgré l'heure relativement tardive ; des touristes passaient de boutique en boutique, des couples qui déjeunaient en terrasse. Il faisait déjà suffisamment chaud pour un moi de juin. Le blond était cependant partagé entre l'envie de rentrer chez lui et dormir pour récupérer de sa soirée d'anniversaire bien arrosée, et la curiosité de débuter un nouveau partenariat avec ce dealer apparemment haut placé dont Rudy lui avait parlé.

Le rendez-vous était fixé pour vingt-et-une heure quarante-cinq dans un de ces clubs chicos du centre, quand Zack descendit du véhicule en donnant au vieux quelques billets en plus, il était quarante. Jetant un œil à sa montre, il haussa un sourcil amusé. Encore une fois nous voilà parfaitement à l'heure ! se dit-il, sortant de sa poche la boîte en métal qui renfermait ses cigarettes. Il en cala une entre ses lèvres tandis que le portier du club se précipita pour l'allumer. « Bonsoir monsieur Atkins ! » Le blond lui répondit d'un simple hochement de tête, tirant sur sa clope en entrant dans la pièce. Là, une vieille musique des années Trente envahi son espace ; fond sonore relativement agréable que beaucoup de richards appréciaient. Zack n'avait rien contre, il était du genre à être assez ouvert musicalement parlant ; ou du moins tolérant. Une serveuse vint le saluer, lui passant une main charmeuse sur le bras tandis qu'il ôtait sa veste ; un rapide sourire et il poursuivit son avancée. Oh il connaissait bien Catherine, toujours à être aux petits soins.

Un léger sourire aux lèvres malgré les cernes apparentes sous ses yeux, il tapota sa cigarette au dessus d'un cendrier avant de la recaler entre ses lèvres au moment où Rudy arriva, fringué de son plus beau costume qui ne devait pas valoir un quart du prix de celui que portait Zack. Il avait l'air à la fois nerveux et enthousiaste. « Joues pas au con Zack hein ! Ce type c'est pas un rigolo ! » Soupirant en lançant un regard à la fois blasé et plein de mépris à ce dealer de pacotille et lui tapota d'un air faussement amical l'épaule. « Toi non plus Rudy, joues pas au con avec moi. » Cela faisait un petit temps maintenant que le blond avait cette sale impression que son partenaire avait autre chose derrière la tête ; s'il avait l'intention de l'enfler... Il n'aurait qu'une seule et unique chance. Tirant une dernière fois sur sa cigarette, il l'écrasa dans le cendrier et se mit en direction de ce petit groupe d'hommes qui venait d'entrer.

Passant une main distraite dans ses cheveux, l'homme d'affaire tendit une main à son aîné, un sourire formel plaqué au visage. « Monsieur Andrews. » Jetant un regard rapide aux sbires du fournisseur, il n'y prêta finalement pas plus attention que cela. Rudy les invita à se rendre dans la pièce privée qu'il avait réservé pour la soirée ; hochant la tête, le blond fit signe au groupe de passer devant avant de s'adresser à la serveuse. « Catherine, Whisky et Vodka. » Il entra finalement à son tour dans la petite pièce à la lumière tamisée où ils pourraient discuter sans être entendus par une quelconque oreille indiscrète.

S'installant en face du petit groupe, il s'enfonça un peu dans le fauteuil confortable et remonta son pied gauche sur son genou droit. La blonde arriva avec un plateau plein de verres et deux bonnes bouteilles d'alcool et les déposa sur la table, déposant un petit récipient devant chacun d'entre eux. Reprenant une cigarette, Zack jeta un nouveau regard aux accompagnants de l'homme qu'il était venu rencontrer. Un p'tit jeune attira son attention, bien habillé mais un peu mal à l'aise ; avec sa belle gueule et son petit air discret, il ne risquait pas de faire long feu dans le milieu. Reportant sur Rudy son regard un peu fatigué, il lui lança un regard noir tant celui-ci était nerveux. Bon s'il se calme pas rapidos qu'il aille voir ailleurs. pensa le blond en allumant sa cigarette. Il prit le verre de vodka que Catherine lui tendait alors qu'elle venait de servir les autres et attendit qu'elle soit sortie pour lancer la conversation. « Bien. Monsieur Andrews, j'ai entendu dire que vous étiez un gros fournisseur et vous chercher à liquider en grosse quantité ? » Haussant un sourcil interrogatif et pas le moins du monde impressionné par l'homme qu'il avait en face de lui et tous ses toutous, Zack prit une gorgée du breuvage transparent après l'avoir fait tournoyer dans son verre. Les choses sérieuses pouvaient commencer.



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Stewart A. Jenkins
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Jeu 30 Juin 2016 - 23:27

« Comme il se la pète l'autre ! » glissa discrètement Stewart à un de ses compères, très amusé par la tranquille assurance qui se dégageait du nouveau venu attendu. Il était manifestement un habitué des lieux, ils empiètaient sur son territoire... Son boss avait plutôt mal choisi le lieu de la rencontre, il s'était mis en position de faiblesse évidente. Et il n'était pas aidé par son incapacité à dissimuler correctement ses états d'âmes... Stew leva les yeux au ciel, déçu par son attitude. C'était ça, le chef qu'il était censé protéger ? Il comprenait mieux pourquoi ils étaient cinq sur ce job, ce mec était un vrai trouillard. La honte.

Le jeune homme se désintéressa de la discussion, celle-ci n'en étant pour l'instant qu'au stade habituel des intimidations d'usage et avances de propositions aussitôt refusées, et laissa à la place son regard courir sur l'homme qui filait les jetons à son chef. Là aussi, il était déçu. Même pas de cicatrice sur le visage. L'homme était affreusement lisse, propre sur lui, son costume devait coûter le double de ce qu'il gagnait dans l'année, lorsqu'il avait drôlement bien mené sa barque. « Enfin, heureusement, il est beau gosse, ça rattrape. » s'amusa-t-il intérieurement, regrettant de ne pas pouvoir être celui en train de prendre un verre avec. Les richous, c'était toujours amusant à dévergonder. Puis pour qu'il donne dans l'illégal... Le mec ne devait pas être si coincé que ça. En grattant un peu sous cette jolie peinture, Stewart était certain de pouvoir trouver des choses étonnantes.

C'était nul, ce boulot de plante verte. L'autre n'en était même pas impressionné. Il passait juste pour un abruti surestimant son importance. Il étouffa un baillement et se demanda s'il ne pouvait pas discrètement sortit son téléphone de sa poche pour emmerder un peu quelqu'un dans ses contacts. Allez... Ce soir, ça tomberait sur Sam. Il lui répondait toujours immédiatement et rentrait à chaque fois dans son jeu, il allait au-moins pouvoir s'amuser un peu. Et puis ce n'était pas comme si le père Atkins allait subitement se jeter sur son patron pour lui ouvrir la gorge, pas vrai ? Sa décision prise, il tira d'un geste vif son portable et envoya le premier texto de ce qui promettait d'être une longue série, s'attirant au passage le regard réprobateur du plus âgé de leur groupe. Cela ne lui fit ni chaud ni froid. Il ne pouvait quand même pas être le seul à s'être rendu compte qu'ils étaient là pour faire joli, n'est-ce pas ? Et il était parfaitement capable de faire deux choses à la fois, écouter et écrire faisant partie des deux capacités de base de tout étudiant.

En attendant que son correspondant regarde son téléphone, Stewart se mit à observer l'associé de Mister Beau Gosse. Pas un très bon choix... Il tentait tant bien que mal de reprendre la main de la discussion, sans grand succès. Il se cala plus confortablement sur son siège, croisa les jambes, prit une gorgée de son verre, mais voilà : c'était un mauvais acteur. Stewart dû se faire violence pour ne pas le pousser et prendre sa place. Enfin, c'était quand même pas compliqué de redresser le torse et de feindre un air ennuyé ! Il ne savait pas s'imposer ou quoi ? Certes, Stewart avait une conception toute particulière de cette notion, celle-ci comprenant deux ou trois petites baffes cadeau pour les récalcitrants, il ne pouvait donc pas vraiment lui donner de conseils sous peine de lui faire perdre son potentiel partenaire. Mais là, très franchement, il tendait le bâton pour se faire battre. Il leva les yeux au ciel à la énième proposition qui n'arrangerait personne, sentant que la soirée allait être longue. Un bon pain, et ç'aurait été réglé... Mais non, il fallait être diplomate. Enfin, c'était pour ça que ce n'était pas lui qui se tenait à la place de son patron.

Malgré son ennui, Stewart ne perdait pas une miette des chiffres avancés. Il prenait notes, faisait ses propres comptes, réfléchissait à comment et quand il allait vendre tout ça... Certes, il avait un débrief' avec la police du coin dans quatre jours, mais tout dire d'un coup... Nah, il se contenterait de quelque chose de succinct. Ça ne faisait que commencer, autant tenir son audience en haleine...
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Ven 1 Juil 2016 - 11:45


Tirant sur sa cigarette, le blond ne répondit pas au regard interloqué de Rudy qui lui reprochait presque de ne pas avoir demandé à leur potentiel futur associé si la fumée ne le dérangeait pas, se contentant de lui adresser un regard blasé. Recrachant la fumée, il reporta son attention sur ce cher Monsieur Andrews ; le type n'avait vraiment rien d'impressionnant, un costume gris qui ne lui donnait aucune contenance, une tronche d'abruti. Sans omettre le fait que ce grand bonhomme puait la nervosité au point de rivaliser avec Rudy. Lequel des deux était censé avoir la supériorité au juste ? Lequel des deux disposait de la marchandise ? Zack ne quittait pas des yeux l'homme qu'il était venu rencontrer, haussant un sourcil faussement attentif. Ce gars avait peut-être de la coke en grande quantité, mais le blond avait lui un compte en banque bien plus gros et s'il ne lui faisait pas de proposition plus alléchante que ça, il ne se gênerait pas pour aller voir ailleurs, malgré les bonnes recommandations de Rudy quant à ce Monsieur Andrews.

La discussion se poursuivait et aucun des deux ne semblait vouloir lâcher le morceaux, au bout d'une bonne heure, Zack, commençant à se sentir agacé à cause de la fatigue et de ces chiffes-moles qui ne semblaient pas pouvoir se décider, se redressa pour remplir pour la énième fois son verre de vodka. « Monsieur Andrews, vous en avez bien un peu sur vous non ? » Il hocha la tête avant de demander à un de ses toutous de sortir un petit sachet et de le poser devant Zack. Le prenant entre ses doigts, il en étudia la contenance avant de le tendre à Rudy. « A toi l'honneur. » Le roux prit la dose sans broncher ; c'était souvent comme ça, l'homme d'affaires ne touchait que rarement à la marchandise et si son partenaire avait bien une qualité, c'était d'estimer la qualité du produit.

Pendant que Rudy s’attela à tester la coke, le blond laissa son regard vagabonder dans la pièce, passant d'un sbire à l'autre. Ils étaient tous plus ridicules les uns que les autres, à bomber le torse comme s'ils étaient prêts à se battre... quoi qu'ils en imposaient un peu plus que leur patron. A peine. Il ne pu s'empêcher de froncer un instant les sourcils en voyant le plus jeune sur ton téléphone ; il était sérieux lui ? S'il enregistre quoi que ce soit j'le démembre, pensa-t-il. Mais son regard se fit rapidement plus amusé ; pour en arriver à ce point là... il devait vraiment se faire chier avec un tel rigolo à protéger. Le trentenaire ne pouvait cependant nier qu'il aurait lui aussi aimé être ailleurs à cet instant précis, dans son lit par exemple, à ne rien faire d'autre qu'attendre d'être suffisamment reposé. Il s'accorda un instant à détailler un peu le brun. Dommage qu'il fasse partie de ces gars tellement désespérés au point de devenir les sous-fifres d'un idiot ; dans d'autres circonstances il n'aurait probablement pas laissé passer une belle gueule pareille. Son regard toujours un peu amusé croisa alors le sien clair et presque blasé.

« C'est d'la bonne ! » avait finalement affirmé Rudy, arrachant à regret le blond à sa contemplation. Ils engagèrent de nouvelles discussions et négociations, sans pour autant conclure sur quelque chose de précis ; l'homme d'affaire avait tout son temps pour réfléchir, et il semblait qu'il avait finalement réussit à avoir un coup d'avance sur ce Monsieur Andrews. Se levant finalement, il se frotta machinalement les mains comme si la poussière s'y était entassé, et la tendit à son futur partenaire. « Je vous rappellerais sous peu. » Un léger sourire professionnel avant de sortir de la pièce, son verre encore à moitié plein dans les mains, suivit du roux qui ne semblait d'ailleurs pas satisfait de l'échange. Il le sermonna sur son irrespect, affirmant que le gars était un haut-placé dans le monde de la drogue et qu'il ne pouvait se permettre de faire autant le difficile blablabla... Zack perdit le fil au milieu de ses remontrances. Il attendit quelques secondes, zieutant le Monsieur et ses sbires qui sortaient de la pièces où ils étaient quelques minutes auparavant. « Ça y est t'as finit ? Je t'ai pas demandé ton avis à c'que j'sache. » Adressant un air des plus méprisants au roux, ce dernier prit le chemin de la sortie en secouant la tête, laissant Zack seul au bar, une nouvelle cigarette à la main.



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Stewart A. Jenkins
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Mer 6 Juil 2016 - 23:28

Sentant un regard peser sur lui, le jeune homme releva la tête de son téléphone en tentant avec peine de réprimer son sourire idiot. Enerver Sam était toujours aussi marrant, il ne le décevait jamais. Et il avait de ces répliques... Ah, il prenait des captures d'écran à chaque fois pour ne pas les perdre. Certaines étaient vraiment bonnes, il les réutilisait parfois lorsqu'une occasion se présentait. Sam pondait de vraies perles. Enfin, pour le moment, une paire d'yeux l'empêchait de trop s'investir dans la discussion, l'intriguant par l'appréciation qu'il pouvait y lire. Crânement, il lui lança une oeillade équivoque, s'amusant de pouvoir flirter un peu avec ce grand partenaire. Les distractions ne lui avaient pas été interdites, de toute façon.

Son échange ne passa pas inaperçu pour son voisin, qui leva les yeux au ciel, l'air de refuser d'y croire. Stew dû se mordre les lèvres pour ne pas rire et posa son regard ailleurs que sur l'homme d'affaire, se doutant qu'éclater de rire en plein conciliabule pourrait fortement lui nuire. Heureusement, le partenaire de monsieur beau gosse releva soudainement la tête de la dose qu'on lui avait proposé de tester, les yeux brillants.

Stewart retint à grand peine un ricanement en le voyant donner son verdict, l'air fier et satisfait de lui. Bien sûr que c'est de la bonne, le but, c'est de vous en  refiler le plus possible pour que ça leur soit rentable... Il faut bien donner envie d'acheter la came. Il était prêt à parier que la moitié ne méritait même pas de porter le nom de drogue, mais peut-être était-il mauvaise langue. Il n'avait pas encore pu trop s'approcher de la marchandise pour se faire une opinion dessus. En petit con, il se contenta donc de prendre de haut le rouquin en le regardant faire, cachant à peine son sentiment. Un coup de coude discret placé dans ses côtes encore douloureuses d'un dernier match difficile le rappela à l'ordre. Il grimaça mais ne s'offusqua pas de ce traitement, il l'avait un peu mérité après tout. Il n'était pas franchement investi dans son boulot ce soir, pas besoin de pousser le bouchon un peu plus loin. Il en avait besoin, quoi qu'il puisse en dire, de ce job, pas question de perdre tout l'avancement qu'il avait mis du temps à obtenir.

La conversation reprit sans attendre, s'attardant sur quelques points, mais rien ne serait décider ce soir, c'était clair. Mister Blondinet déclara finalement la fin des pourparlers en se levant et en prenant congé avec classe, suivi par son larbin. Bon, au moins, Stewart n'avait pas l'impression d'avoir perdu sa soirée. Le chef de son groupe de gardes du corps s'approcha de lui et lui fit la morale par pur respect pour la déontologie. Il lui assura qu'il ne recommencerait pas, jouant de son visage innocent pour l'attendrir un peu. A côté de ce vieux de la vieille de cinquante ans, Stewart n'était véritablement qu'un gamin qu'il fallait encore éduquer. Pour ce soir, il s'en tirerait bien. Le chef avait conscience qu'Andrews avait grandement surestimé la menace et son importance, on était loin des réglements de comptes entre mafias concurrentes. Stewart ne récupérerait qu'un peu moins d'argent que prévu, rien de très grave, juste un peu agaçant. Enfin, il l'avait cherché...

Deux de leur groupe de protecteurs partirent à la suite de monsieur Andrews, les autres eurent quartier libre. Stewart allait se précipiter vers la sortie sans attendre, trop heureux de pouvoir échapper à l'atmosphère pesante de l'établissement lorsqu'il aperçut accoudé au bar monsieur Beau-gosse. Son ryhtme de croisière ralentit. Il avait là une occasion en or de lier un peu connaissance... Il hésita un moment sur place, bien conscient de la distance sociale qui les séparait. Et de l'âge aussi... Mais finalement, son côté aventureux l'emporta. C'était un défi de plus à relever. Alors il s'approcha d'une démarche féline et s'installa avec une nonchalance étudiée près de l'autre homme, lui adressant son sourire le plus charmeur.

« Je n'aurais jamais cru qu'il soit permis de fumer à l'intérieur d'un tel établissement... Vous êtes comme ça, rebelle ? » se moqua-t-il un peu, un sourire en coin. « C'est votre truc, vous aimez braver les interdits ? Dans ce cas-là, je peux vous recommander un bar où le barman sera meilleur que celui-ci.»se vanta-t-il sans honte en se désignant du pouce.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Jeu 7 Juil 2016 - 14:42


Dans d'autres circonstances il aurait été sur les nerfs, et les remontrances idiotes de Rudy auraient été la goutte de trop. Mais à ce moment précis Zack était simplement épuisé, légèrement agacé peut-être aussi mais c'était tout. En presque quarante-huit heures il n'avait dû dormir que quatre heures et même s'il n'était pas le genre à de personne à avoir besoin de beaucoup d'heures de sommeil, ça commençait à peser sur son moral. Soupirant une nouvelle fois, il cala son menton dans sa main droite, tenant la cigarette dans l'autre main légèrement au dessus du cendrier. Encore quelques minutes et il pourrait rentrer, il avait déjà prévenu le chauffeur qu'il pouvait se mettre en route.

Une présence juste à sa gauche le fit tourner la tête et il regarda d'un air un peu indifférent le jeune toutou d'Andrews qui venait de s'installer à côté de lui. Qu'est-ce que tu fais encore là toi ? se demanda-t-il. Pourquoi n'avait-il pas simplement suivit ses copains hein ? Se concentrant sur sa cigarette pour s'arracher à la contemplation du sourire ravageur du plus jeune, Zack ne plus s'empêcher de hausser un sourcil un peu hautain quand il prit la parole. Eh bien, on dirait que ta gueule est aussi belle que grande., se dit-il. Haussant les épaules il répondit d'un air un peu las. « Si ça pose un problème à quelqu'un qu'il vienne me le dire. » Ah l'arrogance, à quel moment l'avait-il acquis ? Il y a bien longtemps peut-être, et ce n'était pas maintenant que ça allait changer.

Faisant signe au vieux barman guindé de leur resservir un verre, l'homme d'affaire fit tournoyer une seconde les glaçons dans le liquide transparent avant de retourner son visage vers le brun en un haussement de sourcil à la fois amusé et surpris. Plantant dans les siens ses yeux rieurs et fatigués en même temps, masquant une légère pointe d'intérêt, Zack lui répondit un sourire en coin. « Je n'ai jamais dit que je venais ici pour le barman. » Alors comme ça le gamin faisait autre chose de sa vie que simplement suivre à la trace ce fournisseur de pacotille ; le blond ne pouvait nier que le barman de ce club était loin d'être intéressant, mais de là à aller ailleurs juste pour ce jeune... Il secoua la tête d'un air faussement exaspéré quand le brun lui tendit un papier avec l'adresse d'un bar alors que le chauffeur entra dans le club. « Aller, trêve de plaisanteries. » Le blond se leva et renfila sont long manteau noir, glissant néanmoins dans la poche le papier. Avant de sortir, il se pencha vers le brun et lui lança d'un ton calme : « Évite de traîner dans ces magouilles gamin, ce serait dommage qu'il t'arrive quelque chose. » Lui adressant un dernier regard où l'intérêt était difficilement caché, il sorti du club. Non. Il n'irait pas. Simplement parce-que ce gars était le sous-fifre d'un fournisseur et qu'il pourrait très bien le doubler ; c'était du moins ce que sa raison lui dictait. Mais Zack s'était-il seulement montré raisonnable ne serait-ce qu'une fois dans sa vie ?




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Vendredi, 21 Juin 2013




Pas loin de deux semaines plus tard, le blond sortait d'un restaurant étoilé d'un quartier chic de la ville. Il regarda sa montre et n'en fut que plus énervé. Vingt-deux heures trente. Près de quatre heures à discuter avec des types guindés ! Et en plus l'un d'eux avait amené sa femme qui n'avait pas arrêté de s’immiscer dans leurs discussions de business ; comment faisaient-ils au juste pour supporter ces bonnes femmes ? Dieu qu'il détestait tout ce beau monde. Et pourtant en faire parti apportait des avantages non négligeables. Desserrant légèrement sa cravate bordeaux, l'homme d'affaire glissa sa main dans la poche de sa veste pour y prendre une cigarette. C'est quoi ce papier là ?! Le dépliant, il vit l'adresse donnée par le toutou d'Andrews dans ce club.

Quelques minutes plus tard il était debout devant l'enseigne. ''Le dernier coup''. Il regardait d'un air à la fois énervé et blasé la façade du bâtiment qui laissait un peu à désirer, mais c'était tout ce dont il avait besoin : un coin simple, loin de tous ces richards horripilants. Haussant les épaules, il poussa la porte du bâtiment et s'engouffra dans une ambiance de vieux bar un peu renfermé. Trois hommes discutaient à une table et un couple se bécotait un peu plus loin. Levant les yeux au ciel, il accrocha sa veste au porte manteau et se dirigea vers le bar qui était pour l'instant vide de tout barman. Si ce gamin lui avait menti... Il soupira bruyamment, son regard noir de colère rien qu'en y pensant.



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Stewart A. Jenkins
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Ven 8 Juil 2016 - 9:55

Le sourire rieur de Stewart s'agrandit davantage alors qu'il lisait l'étonnement très aristocratique de l'homme dans son regard, tout en sentant son amusement. Il avait toujours été bon pour lire les gens. Sûr de lui, il le regarda empocher le petit papier et écouta sans broncher son conseil, se retenant pour ne pas lever les yeux au ciel. Ah, les adultes matures... « Je pourrais vous dire la même chose, m'sieur. Z'avez une bonne tête, autant essayer de la garder sur les épaules. » Il lui adressa un petit signe de la main alors qu'il le quittait après l'avoir regardé une dernière fois. Il viendrait. Stewart n'en avait aucun doute. Il connaissait ce genre-là, ça disait non d'abord, et puis la curiosité devenait trop forte. Ils ne savaient pas y résister, ça restait gravé dans un petit coin de la tête, ils ne l'oubliait jamais vraiment, et avant qu'ils ne s'en rendent compte, ils étaient revenus en demander plus. Stew voulut subitement se commander un verre, mais en voyant les prix, il jugea préférable de quitter l'établissement également pour éviter de mourir en s'étouffant. Il aurait de quoi boire chez lui.

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« Po po po ! J't'l'avais dit ou pas ? Alors, c'est qui le meilleur ! Putain, papi, papi, j'l'avais dit ou pas qu'il allait l'exploser ? Tu me dois dix balles, buddy. » s'exclama triomphalement Stewart face à la victoire éclatante de son modèle question boxe. Ça, c'était une bonne soirée! Le bar était relativement vide ce soir, aussi Stewart en avait profité pour choisir la chaîne de télévision pour pouvoir observer son champion à l'oeuvre, s'attirant les moqueries de Marcus, l'aide en cuisine. Pour s'amuser, il avait parié sur l'adversaire, attisant l'esprit de compétition du jeune homme, qui avait été encore plus bruyant que d'habitude pour manifester son soutien. Et finalement, il avait remporté le pari ! Il nargua une dernière fois le dit Marcus, qui pinçait les lèvres pour retenir son fou rire, puis quitta la cuisine pour reprendre son poste, un sourire éclatant accroché aux lèvres et bien parti pour ne pas le quitter de toute la soirée.

Accroupi derrière le comptoir pour ramasser le torchon qu'il venait de faire tomber, Stewart entendit la porte s'ouvrir et se réjouit pour les affaires d'avoir enfin un peu de monde. Il se relevant prestement, une aura de satisfaction et de joie presque visible autour de lui. « Salut me- » Il se coupa brusquement, privé de salive. Bah ça, c'était le clou du spectacle ! Monsieur « je traîne avec des mafieux mais je me permets de donner des conseils question fréquentation » en personne ! Stew en resta coit. Il l'avait oublié celui-ci... Au bout de deux semaines, il était complètement passé à autre chose. Oui, il pensait s'être foiré, parfois, de très rares fois, il lui arrivait de se planter en lisant quelqu'un, peut-être que l'autre était en couple et du genre fidèle, donc la curiosité avait été étouffée dans l'oeuf. Il ne viendrait pas.

Il était venu. Il était là, dans son bar, un air passablement agacé sur le visage.

Stewart se reprit rapidement, et s'accouda sur le comptoir dans une attitude exsudant la satisfaction de soi, arcquant un sourcil avant de le questionner pour la forme : « Alors, on en a eu marre finalement ? Pas assez d'action ? » Il lui fit signe de prendre un siège et se redressa, essuyant rapidement la table. « J'te sers quelque chose ? Corsé, j'imagine ? » Vu sa tête, Stewart pariait pour le oui. Il était crevé, ce mec. A trop s'investir dans les magouilles aussi... Ses cernes s'étaient encore agrandies. « C'tait chiant, la soirée ? » s'informa-t-il, presque compatissant. Il n'imaginait que trop bien ce que ça pouvait donner, d'être coincé au milieu de gens s'imaginant être le nombril du monde.
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MessageSujet: Re: Slow Ride   Aujourd'hui à 10:01

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Slow Ride

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