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 Would you save me ?

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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mer 6 Juil 2016 - 7:20

Avant l’épidémie, si quelqu’un lui avait dit qu’un jour, elle ferait passionnément l’amour dans les bois avec le frère jumeau d‘une de ses professeurs de lycée, elle aurait certainement envoyé balader l’auteur de ce scenario de film érotique. Et pourtant, la voilà. Portée par Gabriel, les jambes autour de sa taille, rouge de plaisir, incapable de s’empêcher de gémir. Entre une vocalise et un baiser enflammé, elle intimait des « oui » supposés l’encourager à ne pas s’arrêter. Jamais. Ses griffes de fauve plantées dans la peau tendre de l’instituteur, Selene espérait que ce moment ne prendrait pas fin. Qu’il dure plusieurs minutes, des heures, des siècles… s’ils devaient tous mourir, alors elle choisissait de le faire dans les bras de cet homme. D’ailleurs, ce dernier approchait du bouquet final, elle le sentait. Alors pour ne pas rater l’instant où il lui faudrait communier avec lui dans l’ultime lancé de flammes, la musicienne décrocha l’un de ses bras du cou de son partenaire pour aller titiller sa zone sensible. Il n’y avait pas besoin de grand-chose, juste un petit coup de pouce pour oublier jusqu’à son prénom, et voilà qu’elle s’exprimait de plus belle.

A peine quelques secondes avant que Gabriel ne pousse son rugissement étouffé, la jeune femme était crucifiée au tronc d’arbre par l’orgasme. Une onde de plaisir traversa tout son corps gracile, comme une vague qui, en fin de course, débrancha son cerveau. Elle n’avait même pas essayé de se retenir : leurs compagnons avec les meilleures oreilles devaient les avoir entendus depuis un moment. Essoufflée, elle laissa simplement sa tête retomber sur le crâne de son petit ami enfoui dans son cou, savourant le tournis qui faisait danser le décor.

Selene aussi souriait quand il l’embrassa une dernière fois. Un sourire malicieux, satisfait, heureux. Elle se décrocha du corps de son partenaire et faillit tomber en posant les pieds par terre. Ses jambes étaient engourdies, ça faisait au moins 200 ans qu’elle ne les avait pas utilisées, non ? Pouffant toute seule, l’air un peu ivre, la musicienne essaya tant bien que mal de discipliner ses cheveux en regardant la silhouette du chalet entre le feuillage. La réalité était de retour avec ses questions… comment y retournaient-ils l’air de rien maintenant ? Elle n’était pas certaine de pouvoir affronter les regards interrogatifs. Même s’ils ne seraient pas méchants, elle le savait, mais… on venait de l’entendre prendre son pied, non ? En fait, à ce stade, l’étudiante avait l’impression qu’on l’avait entendu jusqu’à la ferme de Hope.        

Elle tendait les mains pour récupérer ses vêtements mais Gabriel décida de prolonger un peu le jeu. La pianiste prit une expression faussement indignée et plaqua ses mains sur ses hanches. Qu’il mate tient ! S’il était décidé à l’embêter, c’était peut-être la dernière fois. Bon en fait, elle n’en pensait pas un mot, mais puisqu’il la lançait sur ce terrain, elle se décida à lui faire peur… en s’effrayant elle-même au passage :

- En échange ? Bah… après ce qui vient de se passer, je pense pouvoir t’offrir un bébé d’ici 9 mois. Deux mêmes, insista-t-elle en feignant une réflexion sérieuse, y’a eu plusieurs jumeaux dans ma famille.

Et toc ! Finalement, elle arrivait à en rire. Après tout, même non protégée, les chances qu’elle tombe enceinte restaient minimes ; et quand bien même… elle lui avait dit : avec lui, être une femme redevenait envisageable. Profitant de l’instant de doute instauré dans l’esprit de son petit ami, Selene bondit comme un chat pour s’emparer de ses fringues et les serra machinalement contre sa poitrine, secouée par une hilarité de petite fille.  

- C’est bon, relaxe, précisa-t-elle en le reluquant à son tour mais avec plus de discrétion, je te taquine. Et y’a jamais eu de jumeaux dans ma famille.

Elle faillit glisser une plaisanterie sur le fait que lui par contre, faisait partie d’un pack de deux, mais se retint juste à temps. Même maintenant, ce n’était sans doute pas le moment de mettre le sujet de sa sœur sur la table. Comme pour s’excuser, la musicienne cessa de rire et s’approcha pour déposer un baiser doux au coin de ses lèvres. Ses yeux bleus l’englobaient complètement, brillant, amoureux, bien qu’elle ne soit pas encore capable de l’avouer. Soudainement, elle avait envie de lui dire quelque chose, de le remercier d’être là, de la soutenir, de l’apprécier malgré ce qu’il avait vu. Parce qu’il l’avait vue devenir folle, violente, sanguinaire… il connaissait le monstre tapis dans ses entrailles, mais il était quand même là. C’était tellement beau qu’elle voulait en pleurer. Tiens, voilà même que les larmes ruisselaient déjà silencieusement sur son visage. Selene sourit pour essayer de sauver les apparences, mais les mots refusaient toujours de sortir. Ils étaient simples pourtant « Gabriel, je t’aime ».


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Gabriel Fowler
Messiah
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mer 6 Juil 2016 - 11:58

Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il ne s'était pas attendu à une telle réplique de la part de Selene. Restant un instant coi, il oscilla entre l'envie d'exploser de rire et l'envie de se mettre à paniquer. Optant pour un mixe entre les deux, sa mine se décomposa et il laissa échapper un rire mi-figue mi-raisin qui mourut rapidement.
Profitant de son trouble pour reprendre son bien, Selene semblait ravie de sa bêtise. Mais lui n'en menait pas large. Comme si c'était le moment de se retrouver avec un enfant à protéger ! Et après ce qui était arrivé à Flann... Non, ce n'était vraiment pas judicieux. Ils auraient dû retourner au chalet chercher de quoi se protéger. Ils n'auraient pas dû céder à leurs pulsions mutuelles. Il ne regrettait pas, non. Seulement, il culpabilisait un peu à présent. Juste un peu. Mais la jovialité de sa compagne le dérida et il parvint à se ressaisir.

Lorsqu'elle lui précisa qu'il n'y avait pas de jumeau de son côté, ça le fit doucement ricaner. De son côté c'était plus qu'héréditaire. Chaque génération de sa branche maternelle donnait le jour à au moins une jolie petite paire de jumeaux... Il priait pour en être l’exception.
Lorsqu'elle vint lui déposer un baiser, il en profita pour lui caresser délicatement la hanche avant qu'elle ne se rhabille. Puis il vit une larme rouler sur sa joue qui avait reprit des couleurs. Un peu surprit, il ne comprit pas à quoi était dû ce soudain lâcher prise. Mais elle souriait... était-ce du chagrin ? De la joie ? Des regrets ? Non si elle avait regretté leur geste, elle ne l'aurait pas taquiné de la sorte. Alors quoi ? S'approchant un peu plus d'elle, il vint essuyer sa joue avec son pouce, glissant le reste de ses doigts sur sa nuque.
« Viens là. » lui glissa t-il presque en murmurant.
Puis il l'attira à lui pour une dernière étreinte peau contre peau. C'était le moment ou jamais de lui dire ce qu'il ressentait. Mais il en fut incapable. À la place, il se contenta de la serrer doucement contre lui, embrassant son cou avec une douceur amoureuse.

Après un court instant, il se fit la voix de la raison.
« On devrait se rhabiller avant que quelqu'un ne vienne s'assurer que nos cris n'étaient pas des cris d'agonie. »
Lui déposant un dernier baiser sur le front, il alla récupérer ses affaires disséminées dans les broussailles. Il épousseta son caleçon avant d'enfin pouvoir dissimuler sa vertu, puis il enfila son pantalon. Restant un instant torse nu, il chercha son tee-shirt sans aucun succès. Se retournant vers la musicienne il se demanda si elle n'avait pas joué le même jeu que lui en le lui dissimulant. Et effectivement, alors qu'elle était entièrement revêtue, elle cachait dans son dos le dernier morceau qu'il lui manquait.

« Oh la vilaine copieuse. Ça mérite bien une heure de colle ça non ? »
En disant ça il s'était approché jusqu'à se retrouver à quelques centimètres d'elle. Passant ses bras dans son dos, il lui vola un baiser avant d'ajouter, souriant jusqu'aux oreilles :
« Attention sinon je rentre comme ça. »
L'embrassant alors sans lui laisser la moindre chance de s'échapper, il profita de son baiser pour lui reprendre son haut des mains. Victorieux, il la libéra en riant.

Alors qu'il finissait de se rhabiller, des trilles furieuses s'élevèrent en provenance d'un des arbres tout proche. Levant la tête, Gabriel aperçut la crécerelle, posée sur une branche non loin de son nid. Elle semblait les  engueuler ouvertement pour avoir ainsi perturbé le calme qui régnait dans les bois et ça le fit sourire de plus belle.

« Je crois que Madame n'est pas contente qu'on ai fait ça juste en dessous de chez elle. »


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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mer 6 Juil 2016 - 22:44

Elle était contente qu’il sèche ses larmes et l’attire contre lui. Nul besoin d’un seul mot pour qu’elle comprenne qu’ils ressentaient la même chose. Ce nuage de pluie passa très vite, laissant la place à un frisson de plaisir délicat quand Gabriel l’embrassa dans le cou, et à un rire quand il justifia qu’ils devaient se rhabiller. Laisser filer son petit ami en quête de ses propres affaires, Selene recouvrit ses vêtements. Sa peau était encore tellement sensible que le frottement du tissu sur sa chair lui procurait une sensation d’engourdissement général. Une fois prête, elle ne put résister à l’envie de cacher le tee-shirt de son aîné quand elle l’aperçut suspendu à une branche basse. C’était si amusant de le regarder chercher en vain, torse-nu, les sourcils froncés. En tout cas, elle profitait bien du spectacle !

- Han, tu triches ! Se plaignit la musicienne en riant quand l’instituteur finit par lui fondre dessus et la distraire d’un baiser.

Débarrassée de sa monnaie d’échange, elle attendit qu’il soit couvert, triturant ses cheveux sans réussir à les discipliner. Tant pis, il était peut-être temps de le dire aux autres ? Le chant furieux de la crécerelle s’éleva au-dessus de leur tête. Visiblement, voir des ébats humains sous son nid n’était absolument pas à son goût. La jeune femme rit de plus belle en s’éloignant :

- Non, apparemment pas.

Elle glissa un bras sous le sien, entrelaça leurs doigts et appuya sa tête sur son épaule. Ce serait mentir de dire qu’elle ne se sentait pas mieux, détendue. Oh Selene il y avait toujours ce poids dans son ventre, cette appréhension à l’idée de se rendre à la ferme et négocier les termes d’une entraide, mais elle partirait le cœur – et le corps – légers. En fait, elle avait même l’impression que cet aparté lui avait ouvert de nouveaux horizons. Comme si Gabriel venait de déverrouiller des plans d’avenir auxquels elle ne pouvait pas accéder avant. Elle ne songeait plus uniquement à les protéger et les nourrir, mais aussi à prospérer, à retrouver la tranquillité. Des envies de lits doubles, d’une chambre pour deux, aménagée à leur goût…

La pianiste se sentait un peu coupable de penser ça, mais elle était heureuse. Enfin… la blessure ouverte par la mort violente de Flann saignait toujours, mais elle réalisait que sa vie était toujours bien remplie. Des amis, un copain, un toit… les gens pouvant prétendre à tout cela se faisaient rares. Une nouvelle force la galvanisait petit à petit, lui rendait foi et courage : elle en avait besoin. Croire que ses épaules frêles pouvaient tenir le poids de cette communauté.

Alors qu’ils allaient entrer dans le chalet main dans la main, Selene osa un coup d’œil à la dérobé. Elle changeait, un peu. Grâce à lui, ce professeur atypique qui s’était assit à ses côtés dans un bus pour le musée. Rien que pour ça, elle avait encore de croire au destin. Parce que ce fameux jour, si elle ne l’avait pas interpellé, si elle ne l’avait pas attaqué par son arrogance, si elle n’avait pas joué avec ses limites… peut-être que rien de tout ça ne serait arrivé. Avant de reprendre le chemin de sa chambre, l’étudiante lui dit avec un air espiègle :

- Tu me tiendras au courant pour l’heure de colle ?

Ses yeux bleus en disaient long, mais avant que son petit ami n’ait le temps de pleinement enregistrer la promesse lascive, elle s’était éclipsée. Elle préférait se retirer un moment, pour mieux profiter de ses souvenirs frais et de l’écho de ses caresses sur sa peau.


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