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 Would you save me ?

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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Lun 4 Juil - 15:09

La musique n'avait pas seulement empli la pièce, elle avait empli le cœur de Gabriel d'une allégresse telle qu'il n'en avait jamais connu auparavant. Transporté par sa virtuosité, il laissait courir son regard sur les courbes gracieuses de la musicienne, toute absorbée qu'elle était dans son jeu. Alors que les notes s'enchaînaient à un rythme effréné, les doigts de la jeune femme courant telles des petites souris agiles de touche en touche avec une grâce féline, Gabriel ferma les yeux pour se laisser submerger par ses émotions. Tout comme un peu plus tôt, alors qu'ils étaient dans la clairière, il aurait voulu ne plus jamais sortir de cette chambre. Qu'ils y restent prisonniers du temps afin que rien ne puisse jamais venir entacher cette merveilleuse sensation de bonheur.

Mais chaque chose ayant une fin, les dernières notes s'évanouirent dans l'air. Selene lui expliqua rapidement de quel morceau il s'agissait, bien que c'était inutile puisqu'il avait reconnu dès les premières notes jouées. Comme la plupart des gens qui n'étaient pas vraiment initiés à la musique, il connaissait ce morceau grâce au dessin animé de Disney. Un sourire radieux sur le visage il lui avait alors répondu :
« C'était magnifique. »

Des bruits s'étaient alors élevés dans le chalet en provenance du salon, signe que les absents étaient de retour. Ne sachant pas si Selene avait l'intention ou non de faire une annonce publique de leur soudain rapprochement, il préféra jouer la discrétion et se releva tranquillement.
« On devrait aller s'assurer que tout le monde va bien. » précisa t-il simplement, se rapprochant de la pianiste pour lui déposer un dernier baiser au coin des lèvres avant de redescendre dans le salon.

***

Selene n'avait rien dit à personne. Lui non plus d'ailleurs. En présence des autres, ils évitaient de dévoiler trop ouvertement les sentiments qui les animaient, reportant ainsi à plus tard le moment de la grande révélation. Si certains avaient capté leurs regards lourds de sens, personne n'avait fait le moindre commentaire. Et puis de toute façon, chacun avait fort à faire. D'autant plus qu'avec les négociations qui s'annonçaient avec un autre groupe de survivants, Selene avait bien d'autres préoccupations en tête. Quant à Gabriel, il occupait le petit Arun avec une montagne de choses à retenir et de devoirs à faire, invitant parfois Bobby dans une séance intense de lecture ou d'écriture.

Plusieurs jours passèrent et vint bientôt la date fatidique. Dès le lendemain, Selene aurait pour mission de mener les négociations qui leur permettrait peut-être d'améliorer leur quotidien. À sa place, il se serait certainement mit à se ronger les ongles tant il aurait été stressé. Afin de s'assurer qu'elle n'était pas au bord de la panique, ce qui aurait été son cas, il monta rapidement les escaliers et toqua doucement à la porte close de la chambre qu'elle partageait avec Abi. Une voix douce lui intima d'entrer et il passa la tête par l’entrebâillement de la porte. Abi et Selene étaient là toutes les deux. Il adressa un large sourire à Abi en signe de bonjour puis il adressa un clin d’œil complice à Selene, ajoutant un mouvement de la tête pour lui faire comprendre de venir avec lui.

Puis, une fois dans le couloir, loin des oreilles indiscrètes de sa colocataire, il s’apprêtait à lui exposer la raison de sa venue lorsqu'il se rendit compte de la tête qu’elle faisait. Elle avait l'air rongée par l'inquiétude.
« Eh bien... On dirait que quelqu'un a besoin de se changer un peu les idées... Viens avec moi. »

Lui attrapant la main, il ne lui laissa pas le choix et l’entraîna à sa suite dans l’escalier. Il lui fit traverser le salon qui était désert et, ne lui lâchant toujours pas la main, il l'emmena à l'extérieur. Les alentours du chalet étant sécurisés vis à vis des putréfiés, ils ne risquaient rien à s'enfoncer un peu sous le couvert des arbres. Selene avait besoin de souffler et ce n'était pas en restant enfermée entre quatre murs qu'elle allait y arriver. Lui lâchant finalement les doigts pour qu'elle ait plus d'aisance à marcher entre les arbres, il ne répondit rien à ses regards interrogateurs, se contentant de sourire malicieusement, tel un gosse qui vient de faire la plus merveilleuse des conneries. Après une assez courte distante, le chalet étant toujours en vue, à moitié masqué par les troncs, il s'arrêta enfin et leva le nez à la recherche de quelque chose de bien particulier qu'il avait repéré la veille. S'obstinant toujours dans le mutisme il fit quelques pas d'un côté, toujours le nez en l'air, puis de l'autre, tournant autour d'un tronc, puis d'un autre. Et enfin il le retrouva.
« Trouvé ! » s'exclama t-il alors, tout fier de lui. « Viens. » ajouta t-il en appuyant sa demande d'un petit geste de la main.
Le nez en l'air, il leva alors le bras, pointant son doigts dans les hauteurs du tronc. À environs 5 ou 6 mètre de hauteur, à l'endroit où une branche avait dû se briser nette, un trou plus ou moins ovale s'ouvrait dans l'écorce. À première vu, ce trou n'avait pas grand chose d’intéressant mais Gabriel fit signe à Selene d'écouter attentivement. Si on tendait bien l'oreille et qu'on faisait abstraction des piaillements incessant des oiseaux alentours, on pouvait distinguer des pépiement en provenance du trou. Souriant de plus belle, il regarda le visage de Selene, essayant de savoir si elle les entendait ou pas.
« Ce sont des crécerelles. Leur mère ne doit pas être loin. Hier je l'ai vu faire je ne sais combien d'aller retour. »

C'était quelque chose qu'il trouvait magnifique, observer ainsi la nature dans tout ce qu'elle avait de plus simple et de plus merveilleux. Mais soudain il se demanda si cela trouverait un quelconque intérêt aux yeux de la pianiste. Mais en tant qu'artiste, elle y serait peut-être sensible.
Un bruissement d'aile le coupa dans sa contemplation du visage, nez en l'air, de la jeune femme. La mère venait de se percher à la base du trou dans l'écorce et aussitôt trois petits becs se laissèrent entrevoir, réclamant leur pitance. Un peu inquiet, l'oiseau nourrit rapidement ses petits avant de jeter un regard inquisiteur en contre bas, en direction des deux humains qui rôdaient un peu trop prêt de sa progéniture. La crécerelle entama alors une série de cris aigus, attendant encore quelques secondes pour reprendre son envol et retourner en quête de plus de nourriture.
« Alors ? T'en penses quoi ? On attend qu'elle revienne ? Moi je ne m'en lasse pas. »


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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Lun 4 Juil - 17:09

Il avait aimé. Elle n’aurait jamais pensé que d’avoir eu Gabriel en public, surtout s’il avait apprécié, lui ferait autant d’effet. Le rouge aux joues, la jeune femme le remercia d’un petit signe de tête. Il n’en savait rien, mais son aîné venait de lui rendre goût à son instrument. Les autres étaient de retour, alors c’était malheureusement la fin de leur petit aparté. Selene éteignit le synthétiseur et savoura le baiser déposé au coin de ses lèvres. Ce n’était pas fini, pas vrai ? Cette peur irrationnelle lui tomba dessus quand l’ancien professeur ouvrit la porte de sa chambre. Pourvu que ça n’est pas été que l’évasion d’une après-midi…

***

25 juin 2016

Ça n’était pas passé. Ils formaient bien un couple, du moins, si l’époque permettait encore cette expression. La musicienne avait l’impression d’être une adolescente, avec ces étreintes secrètes, ces regards complices, ces baisers volés. Tous les deux n’avaient pas encore concrétisé leur relation. La pianiste se persuadait en songeant que c’était parce qu’ils n’étaient jamais tranquille, ce qui était vrai, mais elle savait au fond que c’était simplement le plaisir de prendre du temps. C’était aussi sans doute la raison pour laquelle tout était passé sous silence, même pour Abigail et Bobby, qui étaient ses plus proches amis.

Aujourd’hui, l’étudiante venait de retirer ses pansements. Une autre cicatrice s’était ajoutée à son épaule. A ce rythme là, son corps ne sera plus qu’une épave balafrée dans un an. Autour de son cou, les bleus dûs à la strangulation avait disparu aussi, rendant à sa peau son habituelle teinte d’ivoire. Dans sa chambre, en compagnie de l’irlandaise qui était plongée dans un magazine passé de plusieurs années, Selene se posait toujours mille et une questions. Elle avait prévu de retourner voir Hope, le lendemain, lui annoncer qu’ils acceptaient le deal. L’accord avait été collégial, mais… après ce qui était arrivé à Flann, elle ne voulait plus faire de faux pas.

Si les gens de la ferme leur tendaient une embuscade ? Si c’était un piège ? Si c’était eux qui avait guidé les chasseurs ? Pour être honnête, la musicienne avait songé à cette possibilité. Mais dans tous les cas, même s’ils étaient des ennemis, elle devait y aller. La petite brune lui avait fait bonne impression, elle lui avait certainement sauvé la vie, alors… la moindre des choses, c’était de lui accorder le bénéfice du doute. Mais si la confiance était une ressource dont elle était presque démunie désormais.

Quand la tête de Gabriel passa dans l’entrebâillement de la porte, elle eut un sourire un peu tendu. C’était encore assez étrange, pour elle, de concilier son rôle de meneuse et de petite amie. Elle n’ignorait pas que le professeur ne cautionnait pas tous ses actes, qu’il l’avait déjà vu perdre les pédales, et parfois – comme quand elle se faisait prendre en flagrant délit de réflexion – son regard la déstabilisait. Il donnait l’impression de lire dans ses pensées et il y en avait certaines, trop sombres, qu’il ne devait pas voir…

- Où est-ce que tu m’emmènes ? Demanda-t-elle en riant pour la troisième fois.

C’était peine perdue. Main dans la sienne, il l’emmena à l’extérieur avec des airs d’enfant, sans sortir de son mutisme. Voulait-il retourner vers la clairière ? Si c’était ça, il ne prenait pas exactement le bon chemin. Il l’avait lâché, toujours aussi espiègle. La jeune femme allait lui faire la remarque au moment où il désigna enfin quelque chose, haut sur un tronc. Avec une mimique curieuse, elle tendit l’oreille et capta bien vite les pépiements d’oisillons, réclamant le dîner à leur mère. Sans baisser les yeux du trou dans l’écorce, elle sourit à l’explication de Gabriel. Va savoir pourquoi ? Trois mois dans la forêt ne l’avait pas encore transformée en campagnarde ; elle était une citadine vieille de 20 ans. Découvrir des nids de crécerelle n’avait jamais été une de ses activités de prédilection et pourtant… là, avec lui… c’était super !  

Selene se laissa absorbée, écoutant cette nature paisible qu’elle ne percevait qu’hostilement depuis l’attaque, souriant avec douceur quand la mère leur râla dessus à sa manière. Son aîné l’arracha à sa contemplation en posant une question, alors elle baissa la tête. Ses yeux bleus tombèrent immédiatement dans les siens et quelque chose lui sauta immédiatement au visage… avait-elle déjà remarqué à quel point il comptait ? Son coeur s'affolait. Ce n’était pas que charnel, ce n’était pas qu’une réaction désespérée. Elle se savait : il était en train de la rendre amoureuse. Ce fut à son tour de ne pas répondre : elle enroula ses bras autour de son cou et l’attira contre ses lèvres. C’était un baiser tendre, fébrile, sincère. Quand elle s’écarta, ce ne fut que pour poser son front contre le sien et murmurer :

- Faisons-le maintenant… je le sens, je veux pas attendre.


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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Lun 4 Juil - 20:29

Pour toute réponse, Selene l'embrassa. En présence des autres, ils ne se permettaient pas ce genre de laissé aller, se contentant de simples regards ou de discrètes caresses. Mais tôt ou tard, ils finiraient par s'en rendre compte. D'un côté, il craignait ce moment. Parce qu'alors le regard que les autres leur portaient changerait. Ils n'avaient bien sûr pas besoin de leur aval pour s'aimer, ils étaient adultes, mais si cela venait à en déranger certains, comment devraient-ils réagir alors ?

Une question qui ne trouverait pas de réponse pour le moment, d'autant plus que la fougueuse pianiste venait de coller son front contre le sien, geste qu'il accueillit avec délice, pour lui demander quelque chose qu'il ne comprit pas immédiatement. Elle sentait quoi ?
Le regard légèrement interrogatif, la lumière se fit rapidement dans son esprit, surtout au vu des œillades insistantes que Selene lui lançait.
'Oh...' songea t-il, ne s'étant pas le moins du monde attendu à une telle réaction de sa part.

Il était vrai qu'il avait déjà envisagé d'aller un peu plus loin dans leur relation mais aucune occasion ne s'était jamais vraiment présentée. Ils n'étaient jamais vraiment seuls ni même en sécurité. Mais ici, pas très loin du chalet mais suffisamment à part pour ne pas être vus, protégés par les pièges qui empêchaient les monstres de les atteindre... tout devenait possible.

Son front toujours posé contre celui de Selene, il lui passa une main dans les cheveux, jusque derrière la nuque et l'autre sur la taille. L'attirant à lui pour un nouveau baiser enflammé, il finit par se détacher d'elle juste assez longtemps pour lui murmurer :
« Tu es sûre ? »

Il n'eut pas le temps d'en demander plus car il n'avait qu'une seule envie ; la noyer sous les baisers. Sentir son corps tout contre le sien, ses douces lèvres tout contre les siennes, sentir sa peau brûlante sous ses doigts... Comme il en avait eu envie !
Le dos calé contre le tronc d'un arbre, il embrassa Selene de plus belle, glissant doucement une main sous ses vêtements pour la faire lentement glisser dans son dos, à même la peau. Détachant ses lèvres de celles de la pianistes, il commença à l'embrasser dans le cou, juste sous l'oreille, descendant doucement jusqu'à la base du cou. Il voulu alors lui murmurer quelque chose qu'il avait sur le cœur mais il fut incapable de prononcer le moindre mot. Alors au lieu de le bafouiller et de gâcher bêtement ce moment il le lui dit en pensée. 'Je t'aime...'

Il ne l'avait encore jamais dit à personne. Pas dans ce contexte là tout du moins. Bien sûr il avait déjà prononcé ces mots à l'adresse des membres de sa famille, mais c'était différent. Ils prenaient un tout autre sens aujourd'hui. Alors qu'il avait dans les bras, tout contre son torse, la personne dont la vie comptait à ses yeux plus que la sienne, celle pour qui il serait prêt à n'importe quoi, il comprenait vraiment ce qu'aimer signifiait. C'était un sentiment étrange et intense qui monopolisait tous ses sens. Un élan d'empathie qui le poussait à penser à elle avant de penser à lui.

Les lèvres toujours posées dans son cou, il lui caressait doucement le dos du bout de ses doigts. Il la désirait de tout son cœur et de tout son corps. Mais alors qu'il envisageait de vraiment sauter le pas avec elle, il lui vint à l'esprit un petit détail, sommes toute insignifiant... ils n'avaient aucun moyen de se protéger. N'ayant pas prévu d'en arriver là, il n'avait pas vraiment été faire un détour par la case boite à pharmacie pour y prélever le nécessaire. Se redressant et faisant glisser sa main de retour sur la taille de Selene, toujours sous le tissu, il chercha un moyen d'aborder le problème sans casser l'ambiance.
« Selene... je... j'ai rien du tout pour... »

Il appuya la fin de sa phrase d'une petite grimace légèrement comique, pour éviter d'avoir à la terminer complètement. Il ne risquait pas de lui refiler la moindre maladie puisqu'il n'avait jamais rien eut et que depuis l'apocalypse, la seule fois où il s'était laissé aller il s'était protégé, en revanche... il doutait qu'elle soit en mesure de prendre la pilule.


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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mar 5 Juil - 8:41

Si elle était sûre ? Elle ne répondit qu’en l’embrassant plus fiévreusement, serrée contre lui, une main glissant de sa joue à ses cheveux. Les doigts de Gabriel qui s’aventurèrent sous son tee-shirt l’électrisèrent. La jeune femme l’encouragea de ses lèvres, la peau brûlante, réclamant sa tendresse. Elle pencha la tête en arrière quand les baisers descendirent dans son cou, les yeux fermés. Déjà, les chants et pépiements naturels se mêlaient dans son crâne, ses sens s’engourdissaient, elle avait la chair de poule. Des tableaux abstraits de couleurs se dessinaient à la volée sur la toile noire de ses paupières. Selene avait l’impression de se contenir depuis trop longtemps déjà. Leur petit jeu l’avait amusée, peut-être même lui avait-elle permis d’affirmer ce qu’elle ressentait, mais le désir reprenait aujourd’hui ses droits.

La musicienne se délectait de ce moment volé à l'instant où l’ancien professeur se décida à faire preuve de raison. Ils n’avaient pas de ? Préservatif ? C’était vrai. Difficile de nier que ça ne l’affectait pas : le souvenir de Flann était encore trop présente, elle et les complications liées à sa gestation. Se mordant la lèvre inférieure dans une expression indéchiffrable, la pianiste tourna la tête pour apercevoir le chalet entre le feuillage. Si loin… Elle pourrait s’éclipser à pas de loup, retourner fouiller dans un coin de leur pharmacie pour revenir avec une capote mais… ça briserait tout. Elle ne voulait pas descendre de son nuage, ni perdre son envie en cours de route ; elle le voulait là, maintenant, pour oublier toutes ses craintes liées au lendemain. Et aussi… parce qu’elle le sentait jusque dans sa chair. Selene sourit alors, chassant le flash d’angoisse de son regard mutin, et planta doucement un index dans la poitrine de Gabriel.

- Vous ne vous échapperez pas cette fois, monsieur Fowler.

Joignant le geste à la parole, elle enleva son tee-shirt d’un geste, dévoilant son corps gracile. Sa peau était encore ferme, clair, dénuée d’imperfection, mais elle portait déjà quelques marques de guerrières sur les bras et les épaules. Le bout de ses seins pointait sous la fine barrière de tissu qui les gardait prisonniers, n’attendant que l'attention de son petit ami. La jeune femme se plaqua à nouveau contre lui pour l’embrasser, le piégeant entre elle et le tronc, et fit glisser ses mains sous ses vêtements. Elle fit d’abord onduler légèrement ses doigts sur son ventre et son torse, puis passa ses bras autour de sa taille, pour enfin le dénuder lui aussi.

- J’ai pas peur, lui glissa-t-elle dans l’oreille entre deux échanges passionnés, j’ai pas peur…

Non, pas avec lui. La musicienne réalisait que jusqu’à maintenant, elle avait été figée dans le temps. Ne pas mourir, ne pas se laisser distraire, ne pas déloger de sa mission. Elle pensait vivre mais en fait, elle se comportait comme une machine : les seuls risques qu’elle prenait, c’était pour les expéditions ; les seuls avenirs qu’elle voyait étaient constitués de combat contre les mordeurs. Gabriel lui rendait la vie en quelque sorte : Selene savait qu’aujourd’hui, à la veille de son départ pour la ferme, elle serait plus que ça. Plus qu’une jeune femme maligne qui avait su organiser un camp ou tuer ses ennemis. Et si elle tombait enceinte… oui, pour de vrai, « avec » lui, ça ne lui faisait pas peur.

La pianiste se mit alors à sourire. Un sourire éclatant qui illuminait complètement son visage d’ivoire, mais le principal concerné ne le voyait pas, parce qu’elle était occupée à embrasser son cou, son torse, son ventre, effleurant dangereusement son intimité. D’ailleurs… elle avait soudainement envie de l’échauffer en lui faisant plaisir. La musicienne ne savait pas s’il serait à l’aise avec ça, de la voir agenouillée pour le prendre entre ses lèvres, mais elle venait d’avoir une autre révélation. Leur relation… ce n’était pas qu’une passade désespéré ou qu’un couple destiné à simplement prendre du bon temps entre les arbres. Non… ses sentiments étaient intenses, il y avait cette envie d’exclusivité aussi, et de sentir qu’elle lui appartenait. Un lien, renforcé par l’intimité, par l’audace, par…

Ses yeux bleus se plongèrent dans ceux de son petit ami. La glace avait fondu, une flamme se tenait à la place, passionnée, incendiaire. Son sourire de malice toujours accroché à son visage, parce qu’elle était heureuse, parce qu’elle le désirait, parce que son cœur ne battait plus comme une coquille vide. Ses mains s’attaquèrent à la ceinture de Gabriel alors qu’elle ne cessa pas de le regarder. Rattrapée par sa réserve ordinaire, mise de côté pour de tels moments, Selene rougit un peu en faisant sa proposition.

- Si tu hésites encore, je crois que je sais comment te convaincre.


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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mar 5 Juil - 14:04

La perspective d'y aller sans aucune protection ne sembla pas déranger outre mesure la jeune femme qui était bien déterminée à aller jusqu'au bout de son idée. Souriant à ce petit passage au vouvoiement qui le renvoya à son rôle de professeur, il songea que si, à l'époque où il l'avait rencontrée lors de cette sortie scolaire, on lui avait dit qu'elle deviendrait la femme la plus importante à ses yeux quelques années plus tard, il aurait bien rit. Mais ils étaient là, brûlant d'un désir ardent l'un pour l'autre.
« Je n'ai pas l'intention de... »

Incapable de terminer sa phrase, elle venait de retirer son haut, laissant apparaître sa peau et le plongeant dans une contemplation béate. S'attardant quelques instants sur son tatouage qu'il n'avait encore jamais vu, il n'eut pas vraiment le temps de le déchiffrer car déjà Selene se plaquait à nouveau contre lui pour une nouvelle étreinte. Le contact de sa peau nue sous ses doigts ainsi que de ses doigts à elle courant sur sa chair, fit naître en lui une vague de désir incontrôlable.
Très vite, elle le mit torse nu à son tour avant de continuer à l'embrasser. Ce qu'elle lui murmura à l'oreille lui provoqua un doux frisson. Lui non plus n'avait pas peur. Enfin pas vraiment. En fait si, il mourait de trouille. Mais ce n'était pas suffisant pour le convaincre de laisser tomber. De toute façon, quelque chose lui disait que Selene ne l'aurait pas laissé s'en tirer à si bon compte.

Noyé sous une cascade de baisers qui l’électrisaient, il la caressait avec toute la douceur dont il était capable. Du bout des doigts il parcourait les courbes de ses hanches, de son dos, de ses épaules, de son ventre. Il n'osa pas encore la brusquer en laissant glisser ses mains jusque sur ses seins, se contentant de passer à côté. Puis alors, elle se mit à descendre jusqu'à son nombril, continuant de le couvrir de baisers. Descendant encore, ses mains s'attelèrent à défaire la boucle de sa ceinture. Les yeux dans les yeux, il hésita un bref instant à la laisser aller au bout de son entreprise fougueuse. Puis il se mordit la lèvre inférieur, laissant échapper un faible gémissement étouffé lorsqu'elle frôla son intimité en ouvrant la ceinture.

Elle voulait le convaincre ? Mais c'était déjà fait. Ne répondant rien, il se contenta de lui caresser la joue alors qu'elle commençait à faire descendre sa braguette. Ne la quittant pas du regard, il se sentit s'empourprer alors qu'elle faisait descendre l’élastique de son caleçon de sorte d'en extraire le contenu. Déjà gonflé d'excitation, son membre viril se retrouva soudain prisonnier de ses doigts délicats. Posant une main contre le tronc d'arbre dans son dos et une autre dans les cheveux de la pianiste, il se laissa complètement faire, s'abandonnant entièrement à elle, fermant les yeux. Laissant par moment échapper des gémissements, contractant ses muscles sous les assauts de plaisirs qui l'envahissaient, il finit par la repousser doucement.

L'aidant à se relever, il l'attira contre lui, toute retenue envolée. L'embrassant furieusement, il laissa descendre ses mains jusqu'au pantalon de la jeune femme qu'il s'employa à défaire à son tour. Il le fit ensuite glisser sur ses hanches, continuant de faire courir ses lèvres sur la peau de son visage et de son cou. Passant ensuite ses mains dans son dos, il chercha les attaches de son soutien gorge qu'il défit également, exposant alors sa poitrine au grand jour. Faisant descendre lentement la course de ses baisers jusqu'au niveau de son tatouage, il dériva doucement jusqu'à son mamelon brandi qu'il attrapa avec précaution entre ses dents. Caressant tout le reste de son corps avec douceur, il revint en quête de sa bouche pour recommencer à l'embrasser langoureusement.

La pression était insupportable. Il la désirait tellement ! Mais il ne voulait pas risquer d'aller trop vite ou de la brusquer. Il voulait prendre son temps, même s'il sentait que ça risquait d'être compliqué. Et puis, ainsi à découvert, dans les bois... ça avait un petit quelque chose d'encore plus excitant. Un peu comme lorsque l'on brave un interdit. Ce frisson lorsqu'on risque d'être découvert en flagrant délit...
Parvenant à se défaire de son pantalon jusqu'alors roulé en boule à ses pieds, il débarrassa Selene du sien ainsi que de ses derniers remparts de tissu puis il posa ses deux mains sous ses fesses pour la hisser sur lui. Les jambes de la musiciennes pouvaient ainsi venir lui enlacer les hanches et il se retourna pour la plaquer contre le tronc qui, fort heureusement, était plutôt lisse.
Dans cette position, leur intimité se touchait sans encore se fondre l'une dans l'autre. Ne gardant qu'une seule main pour retenir sa muse, il laissa l'autre courir sur sa peau, la caressant lentement, venant parfois frôler l'un de ses seins. Puis il la fit descendre doucement vers son nombril, puis encore un peu plus bas...


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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mar 5 Juil - 16:33

Tout en préparant son méfait, Selene savourait les caresses déposées avec douceur sur ses joues. La ceinture, la braguette, le pantalon, le caleçon… couche par couche, elle franchit les obstacles pour découvrir l’intimité durcie de son petit ami. Elle ne pensa même pas à le comparer avec l’engin de Baby qu’elle avait expérimenté quelques mois auparavant. Non, la musicienne fut simplement prise d’un élan d’affection pour ce membre gonflée qu’elle glissa doucement entre ses lèvres. Avec une lenteur amoureuse, elle commença les va-et-vient, les genoux dans l’herbe, une main sur l’une des cuisses de Gabriel, l’autre accompagnant son mouvement.

La pianiste se sentait toute chose, enivrée par un geyser émotionnel. Ses doigts fins se desserrèrent, abandonnant le sexe dressé au seul traitement de sa bouche et de sa langue, qui titillait malicieusement le gland dénudé. Elle le sentait palpiter, l’entendait étouffer ses gémissements, et rien n’aurait plus être plus excitant. Plus vite, moins vite, plus loin, Selene variait les rythmes en restant attentive aux frissons de plaisir qui ébranlait son aîné. Parfois, elle s’interrompait, rien que pour pouvoir lui jeter un regard brillant d’une espièglerie lascive, l’une de ses mains s’appliquant momentanément à poursuivre les stimuli.      

Arrivée à un certain point, elle voulut même poursuivre jusqu’à ce que Gabriel craque, trop contente de le voir à ce point sous son emprise, mais il réussit à trouver une volonté suffisante pour l’inciter à se redresser. Elle se mordit la lèvre, un incendie allumé au niveau de son bas-ventre, et répondit fiévreusement aux baisers de l’ancien professeur. Ce fut à son tour de perdre ses vêtements. Un à un, les tissus tombaient au sol, et ça la faisait sourire. Elle songea un instant à ce qui se passerait si quelqu’un venait à passer par là ; Bobby serait choqué à vie, Harold demanderait certainement s’ils accepteraient un joueur supplémentaire, Abigail et Breann… oh, elle s’en fichait !

Son partenaire venait de s’attaquer à ses tétons, un frisson la foudroya comme une décharge. Ses orteils ne cessaient de se crisper et de se détendre, ce fut à son tour de transformer des exclamations en soupirs de plaisir. Elle le voulait, comme jamais elle n’avait voulu quelqu’un, et c’était clairement déboussolant de se rendre compte qu’on pouvait éprouver ça pour quelqu’un.

Gabriel la souleva, alors elle enroula ses jambes autour de sa taille puis ses bras autour de son cou, ses doigts fourrageant dans ses cheveux. Selene se sentait comme une plume, grisée par la sensation d’être à sa merci. Quand son petit ami glissa quelques caresses jusqu’à son intimité luisante de cyprine, elle rejeta sa tête en arrière en mordant furieusement sa lèvre inférieure pour ne pas hurler. Elle s’enflammait, se consumait, tout entière et sans retenue. Le sexe de l’instituteur était contre le sien, chaud, vibrant, et elle ne voulait plus qu’une chose désormais…

- Viens, murmura l’étudiante entre deux souffles d’extase, viens…

Elle réussit à ouvrir ses yeux bleus mais un rideau de mèches noires lui masquait presque complètement le visage de son complice. Sa tête tournait, le monde basculait dans un tourbillon chaotique, sa peau était hérissée de chair de poule. Il lui fut impossible d’empêcher son gémissement d’exploser quand, enfin, Gabriel se glissa en elle. Les autres pouvaient bien l’avoir entendue, c’était désormais le cadet de ses soucis. Pour essayer de s’étouffer, elle se remit à embrasser langoureusement, ses doigts recourbés griffant son dos, ses pointes de pieds tendues.

La pianiste respirait de plus en plus vite, de plus en plus expressive – et expansive – ses tétons brandis hypersensibles l’électrisant chaque fois que son partenaire les effleurait. Selene ne se souvenait pas avoir jamais connu un tel cocktail de tendresse et de passion. Ce n’était pas parce que c’était « lui », ou parce que ses choix étaient réduits depuis le début de la fin du monde. Non, il était vraiment différent. Il lui donnait l’impression de compter, d’être spéciale. Mieux que ça : grâce à lui, elle était heureuse de se sentir fragile ; heureuse de n’être rien de plus qu’une jeune musicienne de Seattle.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Gabriel Fowler
Messiah
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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Mar 5 Juil - 21:31

Le souffle déjà court, il obéi à la supplique susurrée par Selene. La soulevant un peu plus, s'aidant de ses deux mains, il chercha la meilleure position possible. C'était bien la première fois qu'il ferait ça debout. Mais d'un autre côté, il ne se voyait pas se rouler dans l'herbe et la mousse humide. Au moins de cette façon, ils ne seraient pas interrompu par une branche qui leur rentrait dans le dos ou des bestioles venant leur ramper sur le corps. Et puis Selene était à ce point légère qu'il n'avait aucune difficulté à la maintenir à hauteur.

Une fois qu'il eut trouvé le bon angle, il s'introduisit, d'abord doucement, s'assurant qu'il ne lui faisait aucun mal, entamant d'ors et déjà un léger mouvement de va et vient. Puis une fois certain que la voie était prête, il s'insinua au plus profond de son intimité. Le gémissement qu'elle laissa échapper accentua son désir et il lui rendit son baiser fougueux alors qu'il sentait ses doigts s'enfoncer dans sa chair. Ne la retenant plus que d'une main, il s'appuya contre l'arbre avec la deuxième, ainsi il pouvait mettre plus de puissance dans chacun de ses déhanchés qu'il effectuait toutefois avec une infinie douceur. Se plaquant tout contre elle, il sentait le bout de ses seins frotter contre sa poitrine. Relâchant ses lèvres, il bombarda son cou de baisers, la mordillant par endroit. S'enivrant de l'odeur de sa peau, il avait le souffle de plus en plus court et rapide et son cœur semblait être sur le point d'imploser.

Alors que les ongles de la musicienne s'enfonçaient encore un peu plus dans son dos, il accentua ses mouvements, sentant qu'il n'était plus très loin de l'apothéose. Ainsi fondu en elle, il avait l'impression de ne plus vraiment exister, de n'être plus seulement un simple être humain qui tente de survivre dans un monde devenu par trop hostile. Il sentait le corps de Selene, contre lui, autour de lui, et c'était comme s'ils ne faisaient plus qu'un. À chacun des gémissements qu'elle ne parvenait pas à contenir, il sentait ses propres émotions croître au point qu'il devait se mordre les lèvres pour ne pas se mettre à faire des vocalises.

Le temps sembla se figer. Incapable de dire s'il s'était écoulé une minute, une heure ou une année, Gabriel sentit enfin venir la dernière vague, celle qui apporterait son lot de pur et intense plaisir. Sa main se crispant légèrement sur l'écorce de l'arbre contre lequel il s'appuyait toujours, les muscles bandés il se plaqua un peu plus contre Selene. Les yeux fermés, la tête blottie dans le creux de son cou, il s'abandonna à ce déferlement incontrôlable qui le submergea alors. Ne parvenant pas à retenir un faible gémissement, il n'avait plus la moindre conscience de ce qui l'entourait en dehors du corps de Selene contre le sien. Ils étaient la seule chose qui existait encore dans son esprit, en dehors de toute notion de temps ou d'espace. Leurs deux souffles mêlés, leurs deux cœurs battant de concert, ils étaient tels Adam et Eve au commencement du monde, deux êtres épris l'un de l'autre, chassés d'un paradis de sécurité et plongés dans un monde de souffrance et de ténèbres. Mais sans ce monde de ténèbres, jamais ils n'auraient été unis. Alors après tout, il y avait encore un peu de lumière pour chasser les ombres.

Complètement épuisé, tentant de reprendre son souffle, Gabriel, dont la main était toujours appuyée contre le tronc de l'arbre, adressa un radieux sourire à la jeune femme. Toujours en elle mais n'esquissant plus le moindre mouvement, il l'embrassa une dernière fois dans le cou puis sur les lèvres avant de la libérer de son étreinte. Ainsi nu dans les bois, et à présent qu'ils avaient cessé toute activité physique, il se rendit compte que le vent, même arrêté en grande partie par les arbres, était quand même assez frais. Avisant les affaires de Selene non loin de lui, il les réuni avant de les lui tendre. Alors qu'elle allait s'en saisir il recula son bras pour l'empêcher de s'en saisir, un sourire taquin sur le visage.
« Hop hop hop. Pas si vite mam'zelle. Tu m'offres quoi en échange ? »

Toujours nu comme un ver, il profita de ce petit jeu totalement fourbe pour admirer plus en détail le corps gracile de Selene, chose qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de faire avant leurs ébats puisqu'elle s'était empressée de se plaquer contre lui. Et c'était un spectacle des plus appréciables.


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MessageSujet: Re: Would you save me ?   Aujourd'hui à 3:03

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Would you save me ?

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