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 Darling, you give love a bad name

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Grant S. Levine
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 18:55

C'est à mourir de rire, mais j'me retiens. Franchement, si j'éclate de rire à gorge déployée, je perd toute crédibilité. Et ça j'peux pas m'le permettre. Du coup, j'me retiens du mieux que j'peux, en me mordant la joue. C'est évident, elle va capter que j'suis à deux doigts d'exploser.. Rah ! Bref, après ses couilles imaginaires, j'me concentre sur ma clope, et sur c'que j'vais bien pouvoir répondre à sa question. J'pourrais bien sûr lui avancer l'argument calibre 12, la chevrotine du dernier mot, mais sincèrement, j'ai pas envie de trouer un si joli p'tit lot. Et puis.. c'est trop simple. J'ai pas envie de m'imposer par la force. Pas aujourd'hui, pas avec elle.

" Ouais j'suis têtu ! Si tu ne me donnes pas ce que je veux, je vais te suivre. C'est le plan. Mais ce que tu n'sais pas, c'est que j'vais le faire en chantant et.. je crois que je chante encore plus mal que toi.

Agitant la main pour appuyer mes paroles, souriant à pleine dents, c'est à mon tour de présenter mes arguments. J'vais devoir la convaincre que j'peux être le plus gros chieur du monde et qu'il vaut mieux m'écouter, sinon elle risque de le regretter !

.. Puis j'chante fort. Faux et fort. Ca va attirer les malades et... J'crois que c'est moi qui tient le flingue, chérie. Et là tu me supplieras pour que j'te sauve. Tu crois vraiment que j'vais te sauver si tu me contraries ?!

Je joue à son p'tit jeu. Plus ça va, plus elle parle, et plus ça me plaît, en fait. La bonne nouvelle c'est que, même si j'repars bredouille, bah j'me serais au moins bien marré.

.. Ah.. attends.. tu ne vas pas me supplier, c'est ça ? Merde.. c'est mon plan qui s'effondre là. Mhhh.. attends.. j'réfléchis.

Et en faisant mine de réfléchir, j'la mate toujours. Sans aucune retenue. Mais vraiment aucune. Un peu comme un p'tit jeune friqué devant une Porsche, dernier modèle. J'le fais exprès, carrément même. Juste pour la faire chier. Elle le remarque, me l'fait savoir, et ça m'fait rire. Là j'me retiens plus.

Haha, non tu n'rêves pas. Et j'ai pas fini de..

Elle se désintéresse de moi et s'en va s'occuper d'ses affaires ! Non mais oh !

Hey ! J'ai dit que j'avais pas fini ! Et.. .. me dis pas que ça aussi, on va le négocier ?

Dans le fond, j'commence un peu à me désintéresser de ce que j'peux lui piquer. C'est peut être plus vraiment mon objectif principal. Et puis, elle ne veut pas.. bah elle ne veut pas. J'vais pas non plus lui faire un saint fromage parce qu'elle refuse, hein. Vu le nombre de maisons à fouiller dans l'coin, c'qu'elle a ramassé, j'm'en fous un peu.
J'la regarde commencer à fouiller dans la cuisine. Vraiment, elle s'en fiche pas mal de c'que j'pourrais bien lui faire. Peut être que je n'ai pas l'air aussi méchant que ça. Peut être que j'suis simplement plus très convaincant. Pfah..


C'quoi ton nom ? "

Question bête, que l'on pose généralement en début de conversation.. Bon heureusement, paraît qu'il n'est jamais trop tard.


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 19:22

C'est ça ta menace ? « J'suis un grand barbu et j'peux t'chanter très faux dans les oreilles si tu m'embêtes », fit-elle en prenant une voix très grave pour l'imiter. Ce qui était parfaitement ridicule il fallait bien l'admettre, mais qui aurait probablement le mérite d'impressionner son vis-à-vis par ses talents d'actrice. Elle poussa un soupir : Tu l'as entendu juste avant, ma voix, c'est de la craie sur un tableau. Alors prouve le que tu peux faire pire !

Et voilà, regard de défi. Elle était exactement où elle voulait être finalement, sur un terrain où elle pouvait encore avoir la main. Elle l'avait amené, à force d'obstination, sur un statu quo pas trop dégueulasse, ou y'avait moyen de tirer avantage et de s'en sortir sans peine. Sans doute qu'il n'était finalement pas si motivé à lui faire du mal, sans doute qu'il faisait ça parce qu'il avait l'habitude. Mais avec Reese, les habitudes étaient très souvent bousculées à grands coups de pieds dans la gueule, il fallait au moins ça pour se faire respecter.

Et d'ailleurs, une fois que ton flingue sera vide, tu te tourneras vers moi et tu me diras « Oops, je suis un crétin qui nous a mis dans la merde », ça alors ! Et on verra qui suppliera qui pour qu'on le sauve.

Est-ce qu'elle se trouvait maligne ? Oui. Extrêmement. Même en se hissant à la force de ses petits bras sur le comptoir de la cuisine pour pouvoir regarder dans les étagères trop hautes pour elle. Bien sûr qu'elle aurait pu demander de l'aide à son voisin du jour, mais ils n'en étaient pas encore là l'un comme l'autre. Et même si ce dernier s'offusquait de la voir partir en lui disant qu'il n'avait pas fini, elle pouffa de rire :

Je négocie tout, moi. Si tu veux mater, tu me donnes un truc en retour ! Oh cool ! Fit-elle cette fois-ci pour elle-même en dénichant des barres au caramel. Elle descendit la boite sur le comptoir et la retourna, avant d'en prendre un dans sa main et de le lancer en direction du grand barbu qui la suivait : Attrape.

Elle reposa pied à terre, ouvrant son propre emballage pour le fourrer dans sa bouche. Un soupir de satisfaction plus tard, elle reprit sa fouille et retourna les tiroirs du bas sans l'aide de personnes. Là où elle passait, on avait l'impression qu'une tornade avait fait des siennes. Et la tornade, elle s'appelait « Cheese ! » dit-elle la bouche pleine avant de se reprendre et d'avaler : « Le caramel colle aux dents, j'avais oublié. Reese. Pardon. » L'avocate eut un rire stupide. Elle était en train de profiter d'un truc dont elle adorait, peu importe si elle avait l'air stupide à l'instant. Elle aimait tellement le caramel. Mais ce qu'elle n'aimait pas là-dedans, c'était cette impression d'avoir constamment quelque chose sur les dents, même après plusieurs heures. Elle allait le regretter d'ici peu si elle ne trouvait pas de dentifrice dans cette baraque. La petite brune reprit une bouchée, mâcha, avala et se tourna vers l'homme pour rester fixer sur lui. Elle marqua une maigre pause avant de lui demander :

Et toi alors, ton prénom ? Elle s'avança vers lui, d'un pas lent, un petit regard mutin sur le visage avant de reprendre : Tu sais, maintenant que tu m'as demandé comment je m'appelais, il va t'être totalement impossible pour toi de me nuire. Tu dois déjà me trouver beaucoup trop adorable et marrante. Et tu dois pas en avoir l'habitude.

Il n'était pas si méchant. Elle ne doutait pas qu'il pouvait l'être, mais elle avait l'impression qu'il suffisait de ne pas se laisser approcher. Sur ce bras de fer, elle avait remporté une petite victoire. Quand elle admira les bras musclés de son vis-à-vis, elle n'en fut pas peu fière. Personne ne l'aurait donné gagnante.

Qu'est-ce que tu fais dans le coin ? Tu vis ici ?



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Grant S. Levine
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 21:49

Mais.. c'est qu'elle m'imite, et pour se foutre de moi en plus. J'la regarde avec les yeux plissés. Elle ose faire ça ? Elle ne manque vraiment pas d'souffle celle là. Elle m'a l'air d'être ce genre de meuf active capable de te fatiguer rien qu'à la regarder aller et venir, dans tout les coins possibles. Une boule d'énergie. Et la boule me défie.. Okay. Eh bah on dira que c'est elle qui l'aura cherché.

" Quoi, tu tiens vraiment à ce que j'le fasse ? .. Et puis, si j'suis à court de balles, j'ai toujours ma machette.

J'lui répond en tapotant la lame qui pendouille sur mon flanc gauche. Une bonne vieille machette de bonne qualité, lame à l'air et tranchant protégé par un long morceau de plastique. On a vu mieux comme fourreau.. mais on s'en fout. Ce jouet là a fracassé bien des crânes, et il est toujours avec moi. j'lui fais confiance. Mais revenons en au défi.

Waaaahheuuhhaaaah sweet child o' miiiinnnnee weeeuhuahrghahaaaa sweet love of miiine..

J'me met à brailler approximativement les paroles d'une chanson des Guns'n'Roses. Mais je lui épargne l'imitation du solo de guitare. Non.. faut pas non plus exagérer. C'est déjà une véritable calamité comme ça. De toutes façons, l'heure semble être aux négociations. Si j'veux mater, j'dois donner ? Euh.. non ? Y a rien d'mal à regarder hein, j'ai jamais vu un resto' demander à payer quand on consulte le panneau extérieur avec le plat du jour écrit dessus ! ... Bon ça j'vais pas lui dire. Ce n'est guère très raffiné et je crains que la bougresse puisse s'en offusquer.

Bon, tu veux qu... Hey !

J'attrape de justesse ce qu'elle me balance. Et je réalise que c'est.. une barre de caramel. Du caramel ? Elle me partage ses bonbons ? C'est sérieux là ou j'vais passer dans une émission caméra cachée ? J'regarde la friandise d'un air tout à fait con. J'm'en gratte même le crâne. J'ai voulu détrousser cette fille et elle me file du sucre ? What the..

... Merci ?

La vérité, c'est que j'adore ça. J'm'en ferais péter le ventre, comme pour la pâte d'amande, les pizzas, la bière - Belge - et les côtes de porc. Là elle se présente, enfin, elle che préjente pachque ch'est pas chimple de l'faire en bouffant du caramel ! Cheese, Reese, qu'importe, c'est mignon. Comme elle, héhé. C'est qu'elle serait presque adorable là. J'aurais jamais parié sur cette rencontre, et encore moins sur cette tournure des choses en passant le grillage.
En tout cas, la politesse m'oblige maintenant à me présenter, et en plus elle me pose la question. Alors j'rentre définitivement dans cette cuisine, et j'me met à fouiller. Puis j'la regarde.


Grant.

Elle s'approche de moi et, je tire sur ma cigarette, qui ne tiendra plus longtemps. Je détaille sa démarche et j'y trouve mon compte. Mais c'est son sourire qui attire le plus mon oeil. J'ai rarement vu un sourire aussi charmant. Et j'me sens obligé d'y répondre. Ainsi je laisse mes lèvres s'étirer un peu plus. Délaissant le tiroir dont je m'occupais, je me tourne un peu pour lui faire face. Ce qu'elle me dit est mignon.. et pour peu on pourrait se croire dans le petit prince. D'ailleurs j'suis persuadé qu'elle va me d'mander de l'adopter.

T'as l'air bien sûre de toi, "Cheese". Tu crois pouvoir amadouer le loup avec ton sourire ?

Je ris doucement. Il est évident que maintenant, surtout depuis qu'elle m'a filé d'la bouffe, j'vais plus lui sauter à la gorge. Mais bon, j'vais pas non plus effacer ma bestialité d'un simple revers de la main aussi facilement. Faut bien que j'joue mon rôle de mec pas bien. Le bad boy. C'est c'que je suis vraiment, après tout. J'm'accorde juste une pause. Une mi-temps.

Non, ma planque n'est pas ici. J'suis juste de passage pour finir un boulot. Le genre de truc qui date d'avant le bordel. Et toi ? Tu t'cherches un endroit où crécher ? "

Non, j'vais quand même pas lui demander si elle habite chez ses parents..


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Mar 28 Juin 2016 - 6:38

C'était pas mal, mentit-elle ouvertement en semblant y croire avant de dire : Par contre, mes oreilles saignent, c'est bien la première fois que ça m'arrive.

Si sa voix était une craie sur un tableau, celle de Grant était, sans rire, une tronçonneuse contre une barre en fer. Donc quelque chose de très désagréable. Reese n'avait jamais envisagé qu'un jour, elle puisse avoir de la concurrence dans le domaine. La génétique l'avait pourtant doté d'une voix extrêmement horrible, à un point qu'on n'imaginait que très peu, qui vous remontait l'estomac dans la gorge de la plus mauvaise des manières. Mais Grant ! Grand Dieu, ce Grant, lui, avait le service trois pièces de la plus mauvaise voix du monde, et à eux deux, ils formaient un duo qui aurait pu annihiler toute trace d'audition saine sur terre. Son côté humaniste la supplia de ne jamais, jamais, jamais, suggérer l'idée à haute voix.

Pour en revenir aux moutons importants, et donc à ceux avec du caramel, la jeune femme se trouvait maintenant face, certes, à un type qui chantait très faux, mais aussi à un type qui s'avérait plutôt sympa derrière ses apparences de rustre. Elle esquissa un sourire complice alors qu'il finissait sa barre de caramel, et en revenant vers lui, la petite brune plus un peu plus le temps de le détailler aussi. Si lui ne se gênait pas pour mater, pourquoi devrait-elle le faire, elle ? Il n'y avait pas à rougir de regarder la marchandise quand elle était disponible. Aussi s'attarda-t-elle sur ses yeux, en se demandant si c'était vraiment humain d'en avoir des comme ça. Elle imaginait très bien le nombre de fois où il lui avait suffit de papillonner des cils pour en mettre une dans son pieu, aussi se targua-t-elle de ne jamais y être passé (ou alors, elle ne s'en souvenait pas? Peu probable, sa mémoire ne lui faisait jamais défaut).

Elle eut un petit rire quand il lui demanda si elle pensait avoir amadoué le loup avec son sourire, sans pouvoir s'empêcher de sourire un peu plus. Et il lui rendait bien.

Ose dire que je ne l'ai pas déjà fait.

Encore une petite provocation, mignonne cependant, rien d'agressif. Elle l'écouta parler, lui expliquer que sa planque n'était pas ici (et par déduction qu'il en avait une quelque part), qu'il était juste de passage pour finir un travail, avant de lui retourner la question. Cependant, elle était trop curieuse de savoir ce que cette conversation était en train d'empêcher comme accomplissement :

Un boulot ? Genre un boulot comme avant ? Ça a de l'importance encore ? Demanda-t-elle de but en blanc sans pouvoir cacher son étonnement : Hmhm. Je cherche juste de quoi manger, j'ai pas vraiment de planques en fait.

Avec Jon, ils allaient et venaient depuis des lustres sur les routes. Il y avait bien eu la maison qu'ils avaient squatté durant l'hiver qui ressemblait de près ou de loin à une planque, mais rien de fameux cependant. Elle n'avait pas envie de s'installer quelque part pour l'instant. Pas envie de créer quelque chose de durable. Tout lui semblait voué à mourir ici bas, alors quel intérêt ? Elle se laissait vivre. Ou mourir, dépendait du point de vue.

En gros, toi, t'es passé, t'as vu de la lumière et tu t'es dit que t'allais venir faire coucou, c'est ça ? Blagua-t-elle avec un sourire en coin. Je vois, t'es du genre blondie dans le bon, la brute et le truand, avec tes faux airs de Clint Eastwood, on sait pas vraiment si t'es le gentil ou le méchant.

En douceur, elle laissa ses doigts attraper la cigarette de Grant. Elle la retira de ses lèvres et l'écrasa sur le comptoir à sa gauche.



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Grant S. Levine
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Mar 28 Juin 2016 - 23:40

Au moins, nos dissonances s'accordent parfaitement. Quel plaisir de voir que dans la cacophonie de l'apocalypse, il m'est encore possible de trouver du La pour mon Si. Non, cherche pas, j'viens de l'inventer. J'n'ai aucune honte à chanter tel un âne qu'on contrarie, bien au contraire. Même si j'peux quand même m'montrer juste quand j'ai envie d'pas être trop à côté. C'était même un p'tit passe temps ça, seul chez moi, sur une folk à six cordes. M'accompagner sur des rythmiques simples et déjà vue.. enfin entendues. Pousser un peu la chansonnette pour tuer le temps, pour poser des mots cons dans des phrases débiles, toutes faites, et casser le délire en rotant ma dernière bière.

Que l'on se rassure, il n'y a point houblon ni malte en vue ici, aussi n'ais je donc point promis de ne point roter pour nos rencontrailles ? Cherche pas, j'viens de l'inventer aussi. Tout ça pour dire que j'm'en fiche pas mal que des rôdeurs nous entendent, j'vais pas gâcher un bon moment what the fuck en m'la jouant trouillard. Si y en a qui s'pointe, j'les bute. V'nez pas déranger un Grant qui sympathise avec une belle demoiselle.

Une belle qui n'hésite pas à venir se frotter à la bête noire que j'suis. Elle me rappelle le chat d'la voisine, toujours à venir s'frotter pour avoir des câlins. J'ai une tronche à faire des câlins aux chats ? Eh bah oui, j'en faisais. Même que j'adorais ça. Elle se vante de m'avoir déjà amadoué et.. elle a sans aucun doute raison. Pour preuve, d'ordinaire j'aurais sorti le flingue pour couper court au délire, mais là.. Non, franchement. Cette fille là a quelque chose en plus que les autres. Elle ne se laisse pas faire, et elle me fait rire.

J'ai l'habitude de connasses insipides qu'on peut trouver en raclant le fond des bars. Des connes maquillées comme un hommage à Kiss, retouchées comme un hommage à picasso et fringuée comme un hommage à ... ouais non ça c'était juste dommage. Pas que ça me déplaisait, puisque j'avais juste à me pencher pour les cueillir. Ou les pencher elles, plutôt.. Mais c'est comme jouer contre un adversaire médiocre. Sûr et certain de gagner, presque à chaque fois. Papillonner des yeux ? Bah même pas. Même simplement rester là, assis, devant une putain de bière à 1dollar50, les poches sous les yeux, les cheveux gras, et une gueule à faire pleurer une folle, j'arrivais à récolter ces "regards là ". Insistants, légèrement humides, la bouche entrouverte, la main sur les nibards. Le supermarché de la grande classe.. Elles étaient rares, celles qui avaient du caractère, du goût, du charme.

Mais Reese semble être un condensé de tout ce que j'ai toujours attendu. Un peu comme Jess'. Non, Reese semble mieux encore. Plus jolie déjà. Et beaucoup moins effacée. Elle a l'air d'être le genre de fille avec qui il faut s'accrocher pour suivre, et c'est c'que j'ai toujours voulu.. Une locomotive. Elle m'intéresse. Amadoué ? Charmé, même. J'la regarde avec ce "regard là", la bouche entrouverte et tout. Juste ma main qui caresse ma barbe.

Mais la discussion continue et je n'dois pas m'laisser happer par le train en marche. Je hausse les sourcils, laissant mon sourire devenir une moue agacée. Je pompe un peu de fumée, et lui répond.


" C'est important, ouais. Une histoire d'honneur. Une histoire de revanche. Tu sais, ce genre de conneries inutiles pour lesquelles on faisait des films à gros budget, et qui en vrai se termine toujours mal. Du coup pour te répondre.. ouaip, j'passais par là, et j'suis venu. Pour ce qui est d'être gentil ou méchant.. bon ou mauvais.. ce n'est qu'un point de vue, tu ne crois pas ?

La belle me pique ma clope. Pendant un instant, j'crois qu'elle va s'mettre à la fumer mais non, elle l'envoie chier contre le comptoir. C'est juste la fumée qui l'ennuie ou j'ai une tronche à n'pas éviter l'cancer tout seul ? J'la regarde, amusé. J'suis bien tenté d'en reprendre une mais j'ai la réputation de ne jamais être en galère de clope, et pour ça, faut déjà commencer par ne pas gaspiller. Puis j'regarde le plafond, une seconde ou deux. Le temps d'penser à quelque chose..

..Elle m'a annoncé qu'elle cherchait juste à bouffer. Alors.. pourquoi m'a t elle filé de son sucre ? J'regarde encore ce bonbon, tenu dans ma main gauche. J'vais faire un peu mon caliméro mais.. Peu de gens m'ont un jour offert quelque chose. C'que j'voulais, j'devais me battre pour l'avoir. Une chose est certaine, quand quelqu'un m'aide, il gagne ma confiance. Serj, Stan, Adam. D'autres aussi. Et maintenant Reese. C'est rien qu'un putain de bout de calories en barre. Mais quand on vit dans un monde aussi sauvage que l'notre, ça représente beaucoup. Du coup c'est elle que j'regarde à nouveau. Elle, encore.
J'pose mon fusil contre l'armoire, comme si j'avais entièrement confiance en elle. Et j'fouille dans mon sac. Ca fait un moment que j'me balade avec cette conserve d'ananas au sirop. J'la gardais pour une grande occasion. Quelle occasion au juste ? Mais j'en sais rien moi.. Pourquoi pas la partager avec Daphne après une partie de jambes en l'air ? Ou avec Adam après une bonne discussion ? Même avec Michaela pour donner un ton plus hawaïen à son venin. Nans et sa p'tite aussi. J'pose la main dessus et je soupire.


Hey.. J'ai ça s'tu veux. On se la partage ? "

Grant le généreux. C'est nouveau, ça. C'est avec elle que j'ai décidé de bouffer ce truc. P'tête même qu'on va se partager l'sirop. Si ça c'est pas magnifique..


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Mer 29 Juin 2016 - 0:20

Oui. Le boulot comme avant avait de l'importance aux yeux de Grant. Elle put le saisir dans son regard soudainement plus ferme, captant les maigres nuances qu'il pouvait y avoir, comme si tous ses sens étaient soudainement aux aguets. Instinctivement, sa respiration se cala sur celle de son vis-à-vis, alors qu'elle prêtait l'oreille au sérieux dont il faisait preuve pour lui parler. Une histoire d'honneur disait-il avec ferveur, comme si tout ça devait soudainement prendre du relief aux yeux de la petite brune.
Une histoire de revanche. Alors il devrait creuser deux tombes. Une pour son ennemis, une pour lui. Mais ça, Reese s'abstint de le dire, sentant comme un poids minuscule tomber sur son cœur. C'était dommage. Elle l'aimait bien, ce Grant. Elle ne voulait pas le voir mourir bêtement pour des choses qui ne devaient plus compter pour personne. Mais s'il se sentait assez à l'aise dans cette vie, pour poursuivre les objectifs de l'ancienne, alors peut-être était-il plus chanceux que les trois quarts de la population mondiale et humaine. Au moins avait-il conscience que ça se terminerait mal.

« L'honneur a fait des millions de morts, mais n'a jamais sauvé qui que ce soit ».

Elle se surprit elle même à citer son film favori. Elle revoyait parfaitement le personnage de Zorg remontait un couloir en attendant d'en finir avec des clients qu'il n'estimait que peu. Une mentalité détestable, mais qui avait fait tourner l'intrigue de ce film qu'elle avait du voir une bonne cinquantaine de fois. Son DVD était toujours dans son appartement, et dieu comme il pouvait lui manquait. Si elle pouvait le revoir, au moins une dernière fois. Juste une dernière fois ? Tant pis. Elle se contenta d'un air compréhensif :

C'est justement toute la beauté du personnage de Clint Eastwood. Ce côté facétieux, qui n'est d'aucun bord, argua-t-elle avec un air connaisseur et un sourire en coin. Puis, elle reprit son sérieux, se hissant sur le comptoir à bout de bras pour venir s'y asseoir simplement. Elle n'était pas très loin de Grant, elle le regardait toujours dans les yeux, et elle lui demanda de but en blanc : Je suis curieuse. Tu veux m'en parler ? J'suis avocate, y'a le secret professionnel et tout entre nous. J'pourrais même plaider ta cause s'il t'arrive des ennuis.

Grant baissa les armes. Il fouilla dans son sac à dos après avoir mis de côté son fusil. Reese le regarda faire avec une mine étonnée, avant de le voir sortir une boite de conserve qu'elle contempla un long moment avant de réaliser sérieusement ce qu'il lui proposait. Elle passa de lui, à la conserve, une bonne dizaine de fois avant de bondir sur le sol :

T'es sérieux?! Hoqueta-t-elle avec de grands yeux brillants. Oui ! J'adore l'ananas !

Son sourire n'en fut que plus grand, alors qu'elle fit volte-face pour aller chercher un ouvre conserve. Elle était persuadée d'en avoir vu un dans un tiroir ! Elle fouilla un temps, avant de le trouver, ne pouvant s'empêcher d'éclater de rire alors qu'elle revenait vivement vers Grant en lui fourrant l'outil dans la main. Il devait l'ouvrir. Il devait le faire maintenant où sinon, elle allait se mettre à sautiller sur place, puis autour de lui, puis dans toute la maison, en hurlant probablement. Est-ce que ça faisait sérieux pour une avocate du bureau du procureur ? Non. Mais elle s'en moquait.

Je pensais pas pouvoir en remanger avant de mourir, c'est génial ! Lâcha-t-elle tout à fait naturellement, consciente qu'elle ne perdurerait jamais très longtemps dans ce monde. Mais c'était pas grave. Elle s'était faite une raison depuis un long moment déjà : Merci Grant.

Sa risette était des plus sincères. Il disait tantôt qu'être gentil, ou être méchant, bon ou mauvais, ce n'était qu'une question de point de vue. Et le point de vue de Reese sur Grant se résumait ainsi : Un gars génial. Bon, un peu bourru, avec des manières étranges. Mais tout simplement génial. Et il lui avait suffit d'une conserve d'ananas pour en arriver à cette conclusion. Comme quoi, on aurait pu la corrompre très facilement.



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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Mer 29 Juin 2016 - 1:51

L'honneur. Ouais c'est bien vrai c'qu'elle dit. L'honneur, c'est c'qu'on peut graver en épitaphe sur pas mal de pierres dans les cimetières. Comme tout bon concept abstrait. Dieu, l'argent, l'honneur.. Toutes ces choses qui peuvent pousser un homme à prendre les armes. La vengeance ? C'est pire encore. L'effet boule de neige. Tu m'as fait ça, alors moi j'vais te faire ça. Puis y aura ça et au final, on refait la guerre froide ? Je le sais, c'est débile. Mais c'est comme ça. C'est ma vie. Ce sont mes choix, et si j'dois manger du plombs jusqu'à cracher mon sang pour honorer ma vengeance, ça tombe bien j'ai la dalle.

Cette phrase qu'elle me lâche, j'l'ai déjà entendue. Dans un film, mais alors là lequel ? J'me surprend même à en chercher le titre. Braveheart ? Le soldat Ryan ? Titanic ? Le dîner d'con ? Aucune idée, alors j'm'en lave les mains. Enfin, j'en hausse les épaules. L'important, c'est que ses mots m'touchent. La façon dont elle le dit, peut être. Ce côté mélo dramatique qui pourrait gagner un prix dans n'importe quel festival du monde, et qui en général me fait bien chier. Les émotions et tout ça, ça n'a jamais été mon quotidien. Grant le dur, qu'ils disaient. Le roc. Tu parles.

La revoilà qui m'compare à je n'sais quel cowboy sorti d'un western spaghetti ou pas. J'entend déjà Morricone nous composer un morceaux. Ca va être quoi, notre film ? Braquage à Seattle ? Pour quelques conserves de plus ? Là où ne brillait pas le soleil ? Elle me fait vraiment sourire. Et ça m'fait du bien. Sous mes grands airs de bad boy, j'crois que j'me sens bien là, dans cette cuisine abandonnée, à parler de choses improbables avec une parfaite inconnue que j'voulais dépouiller.


" Disons simplement que .. Bah comme Frankie disait, j'fais ça à ma façon. J'm'en fous d'être bon ou mauvais. J'suis en vie. Et c'est c'qui compte.

Curieuse, elle en redemande. Et là, elle m'avoue être avocate. Des paroles qui me font garder sur elle un regard très insistant. Des avocats, j'en ai connu. J'ai eu d'la chance d'en avoir de bons, j'aurai pu en avoir de meilleurs. Mais pour l'instant, je ne relève pas le sujet. J'sais pas si j'suis vraiment prêt à parler de ça avec elle. Que j'sois un semblant de braqueur jouant le joli-coeur, ça peut passer visiblement. Mais si j'lui dis que j'ai passé deux ans en taule, pour coups et blessures en récidive, sous l'effet de l'alcool et tout le bordel qu'on peut m'poser sur les épaules, elle risque fort d'effacer son joli sourire, la minette.

Alors j'dis rien là dessus. De toutes façons, en parler, c'est pas ce que je préfère. C'est une période de ma vie que j'préfère laisser derrière moi. À l'ombre, comme on dit. Être privé de liberté, c'est sans doute la plus grande épreuve que j'ai eu à endurer. De toutes façons, les quatre points tatoués sur ma main gauche ont sûrement déjà parlé pour moi. Quatre oui, au lieu de cinq. Un code personnel dans le code. Une façon pour moi de dire que si ces quatre murs m'enfermaient bel et bien, mon esprit était déjà dehors, libre comme l'air. Il attendait simplement que je puisse le rejoindre. Les pensées d'un taulard, volume 3.

Au moins, l'ambiance me fait revenir au beau fixe quand je lui montre la conserve. J'ai jamais vu une fille aussi heureuse à l'idée de manger des fruits conservés dans du métal. J'la regarde se laisser emporter par la joie, la gourmandise, la faim.. sûrement un peu de tout en même temps. J'ouvre la boite avec ce qu'elle m'apporte, bien que j'envisageais déjà de me servir de mon couteau.


Avant de mourir ? Quoi, t'as chopé une saloperie avant la fin du monde et t'as plus de médocs pour te soigner ?

Le sourire en coin, je la nargue encore. Puis j'me rend compte que ma connerie pourrait être vraie. Et concrètement.. bah j'ai pas envie. Cette fille, j'aimerai bien la revoir. Demain. Ou après demain. J'sais pas, j'ai pas envie qu'elle crève. Même que cette idée me tord le coeur comme le ferait une femme de ménage pour son torchon.

... C'est pas ça ?! Rassure moi !

Un peu plus sérieux, le Grant, j'dois bien l'avouer. V'la que j'me préoccupe du bien être de mes " victimes ". J'sais pas vraiment dans quel merdier j'suis en train de plonger les pieds, mais tout c'que je sais, c'est qu'j'y plonge joyeusement. J'vais faire comment, si j'veux la revoir ? La ramener au camp ? Non. Alors ça, ça va pas le faire.. J'entend déjà Michaela péter un câble et Daphne lui donner raison.
Et puis, pourquoi j'pense à la revoir ? C'est quoi mon problème, là, exactement ? J'ferais p'tête mieux d'en parler avec le Boss, un d'ces quatre. C'est un gars malin et j'aime avoir son avis.

Et après cet épisode au bon goût de violon, j'me décide de revenir sur ce qu'elle disait plus tôt. Avocate. Et curieuse. De toutes façons.. est ce que j'ai encore quelque chose à cacher ? N'ais je donc pas payé ma dette ? N'ais je donc pas fait pire encore depuis le début d'la fin ? Ah, si j'devais m'faire juger aujourd'hui, j'prendrai pour cent huit ans d'taule. De quoi avoir le temps d'en faire d'autres, des p'tits points.


T'es avocate donc.. Eh ben.. J'suis un ancien taulard, pour tout t'dire. J'ai merdé quand j'étais jeune, j'ai passé deux ans au frais. Quand j'suis sorti de là, on m'a imposé d'voir un psy. L'premier était sympa, puis j'me suis tapé des gangrènes. Les derniers étaient les pires..

Parler de tout ça réveille un peu mes nerfs, et ça se voit dans mon comportement. Lèvres pincées, yeux plissés, petites mimiques pour appuyer certains mots, certains souvenirs. Je me met même à claquer des doigts, glissant mon pouce contre mon index. Me replonger là dedans me déplaît. Surtout quand j'approche du passage traitant de l'autre enculé.

... Il m'envoyaient chez l'un, chez l'autre, comme une putain de balle de tennis. Et le dernier, celui qui devait me signer ce putain de papier de merde qui aurait dû me débarrasser de ça..

Je serre les poings, je serre les dents. Heureusement, j'ai posé le caramel à côté de moi. J'le savais en commençant à parler de ça, j'risquais de le retrouver compressé dans ma poigne, et ça il n'en est pas question. C'est un cadeau de Reese.

... Ce mec là a commencé à m'faire du chantage. Il voulait mon cul.. ou p'tête que j'm'occupe du sien, j'en sais rien. J'me suis barré, il m'a convoqué une nouvelle fois.. C'était déjà le bordel dans les rues. J'suis arrivé là, il a recommencé, il a voulu foutre ses mains sur moi et.. J'ai commencé c'que j'viens finir aujourd'hui."

Quelle façon délicate d'annoncer que l'on est du genre à tuer quelqu'un de ses propres mains. A mes yeux, il l'avait mérité. Aux yeux d'un autre, je suis une ordure. Aux yeux du monde, bah il n'en a plus rien à foutre, le monde. Question de point d'vue, comme j'le disais. J'laisse régner le silence, qu'elle prenne la parole si elle le veut. Moi, j'me mange une rondelle d'ananas. J'le fais en me disant que j'ai qu'une parole. Lui, il n'est plus là pour voir ça.


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Darling, you give love a bad name

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