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 Darling, you give love a bad name

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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Darling, you give love a bad name   Sam 25 Juin 2016 - 0:52

Reese descendit quatre à quatre les escaliers de l'issue de secours, s'accrochant finalement à l'échelle pour retomber sur le bitume. Le choc fut rude pour ses chevilles, mais elle laissa derrière elle les trois rôdeurs qui lui courraient après. Enfin, ça, elle se l'imagina, puisque l'un d'eux décida de se défenestrer pour s'éclater trois étages plus bas la tête la première. La réaction de Reese ne se fit pas attendre, elle sentit une violente nausée lui prendre les tripes, face à l'odeur et la vue, et eut toutes les peines du monde à ne pas recracher le contenu de son estomac.

Le malaise passé, la brune tituba jusqu'à la sortie de la ruelle en tentant de reprendre ses esprits. Elle se contenta de plusieurs inspirations, profondes et lentes, avant de rejoindre l'avenue principale où elle était rentrée. Elle regarda sa montre, avant de se dire que Jon ne rentrerait pas à l'abri avant quelques heures lui non plus. S'il était sur les traces de son frangin, il aurait besoin de temps. Elle se consacrait à trouver de quoi se remplir l'estomac, et jusqu'ici, les recherches n'avaient pas été des plus fructueuses.

Depuis la fin du monde, Reese cumulait tellement d'entrée par effraction chez des gens qu'elle espérait intimement que jamais la terre ne reviendrait exactement comme avant si c'était pour lui en tenir rigueur. Au moins, elle était passée plus ou moins experte dans le forçage de porte, ce qui n'était pas donné à tout le monde. Il y avait bien des serrures qui lui résistaient, d'autres qui s'accumulaient, mais rarement très longtemps quand elle commençait à jouer à qui était la plus maligne entre un bout de ferraille et elle.

Elle gagnait toujours.

Un petit sourire assuré, l'ex avocate traversa l'avenue, se rendant sur le trottoir d'en face. Elle était un peu toute seule, un peu la reine du monde, et espérait que ça durerait plus longtemps que les dix minutes habituelles avant que l'endroit se remplisse soudainement de mort. En tenant compte de ce fait, elle avala la distance entre une maisonnette bien protégée, s'arrêta devant le portail en tentant d'y percevoir de l'activité. Il y avait une allée qui remontait jusqu'à un garage, mais le reste de la bâtisse était cachée par la végétation qui avait repris ses doigts sur les grilles qui délimitaient le terrain. Une belle maison, songea Reese avant de poser le pied sur la poignée de la porte, et de se hisser à la force de ses bras par-dessus le portail.

Elle retomba de l'autre côté, souplement, resserrant les bretelles de son sac à dos sur ses épaules. Et d'un pas dansant, elle s'avança vers la porte d'entrée en fer forgée, chantonnant dans sa tête une chanson qu'elle adorait. Laissant échapper sa voix atrocement fausse, elle s'arrêta au niveau de la serrure et s'attela à se créer une entrée comme à chaque fois depuis le début. « I was cryin' when i met you, now i'm tryin' to forgeeeet yooou » chantonna-t-elle avant que la porte de s'ouvre et qu'elle n'entre à l'intérieur sans s'essuyer les pieds.

La fraîcheur du lieu la saisit. La hauteur du plafond aussi. Quand elle s'avança, elle put entendre l'écho de ses pas sur le sol. Et elle pensa pour elle même que c'était typiquement le genre d'endroit où son ancien patron pouvait vivre.

Y'a quelqu'un ? Demanda-t-elle sans conviction en prêtant l'oreille à un quelconque son intrus. Rien. Chouette.

Elle ne put s'empêcher de reprendre sa chanson, en attrapant le premier cadre photo qu'elle croisa, et qu'elle retourna pour ne pas voir.



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Grant S. Levine
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Dim 26 Juin 2016 - 17:49

Quelques jours, tout au plus. C'est ce que j'ai dit à Adam en partant. Des choses à régler, parce que ouais, j'en ai encore. Le genre de trucs que j'évitais de faire quand j'étais dans la mouise totale. Seul, sans solution, sans option, sans rien à bouffer. J'lui ai donné mes destinations, au cas où. C'était dans le deal, et j'ai accepté. De toutes façons, j'ai pas dans l'idée de déserter. Juste faire ce qu'il me reste à faire. Comme essayer encore et encore de retrouver ces enfoirés de psy qui ont eu la mauvaise idée de vouloir m'enfiler. J'ai commencé cette petite vendetta l'automne dernier.. et ça me gratte d'en rester là. Je veux me retrouver devant le cadavre de ces vampires.

Deuxième jour en solitaire, de retour dans mon ancien garage. Lieu rempli de souvenir, où je vivais encore quelques mois plus tôt. Ce même lieu où j'ai eu à souffrir du retour d'une de mes conquêtes, et de sa disparition soudaine.. avec la moitié de ce que j'avais. Bordel. J'me ferai plus avoir.. ça non ! Mon garage devient ce lieu où je planifie ma vengeance. Vérifier des flingues, aiguiser des lames, marquer une vieille carte, et sortir.. en vélo.

J'ai entouré de rouge une zone. Une zone dans laquelle je sais que le dernier psy à m'avoir vu possédait quelques demeures qu'il louait. Je fronce les sourcils en me disant que cet enfoiré n'avait pas à se soucier de l'argent.. Pas comme moi je devais le faire autrefois. Peut être ses collègues se sont ils retranché dans ces maisons. Armé jusqu'aux dents, je pédale tranquillement, en silence, à travers les ruines de notre société. Je me faufile comme un serpent, évitant tout rassemblement de morts. Ces paquets pas frais, j'm'en méfie comme de la peste. Et finalement, j'arrive à destination. Va falloir fouiller..

J'regarde derrière moi une dernière fois, pour être certain de ne pas être suivi. J'attache le vélo à un lampadaire, et je continue à pied, c'est plus discret. Le sac sur le dos et le matos bien en place, j'me dirige joyeusement vers mes cibles... .. jusqu'à ce qu'un chat égorgé attire mon attention. C'est quoi, ça ? J'm'arrête et j'écoute comme un con.. P'tain, je connais cet air. C'est.. boarf. Ca vient de l'autre rue. J'regarde l'intersection.. une rue, l'autre, l'une, l'autre.. et en un soupir, j'me décide à aller voir qui est cette étrange castafiore. C'tait pas vraiment dans le plan. Et j'ai pas vraiment envie de changer mes objectifs.. mais l'idée d'me faire un p'tit butin avant de passer aux choses sérieuses me tente bien.

Bien planqué et l'oreille attentive, j'approche du petit oiseau dissonant. Je ne la vois pourtant pas. C'est par hasard au fond d'une allée que j'aperçois son ombre s'engouffrer dans l'un des demeures. j'souris en coin, elle va pas s'échapper. Comme elle a sûrement dû le faire, je passe par dessus le portail, et je continue ma poursuite, toujours discret pour l'instant. La porte est grande ouverte, j'entend sa voix et ses pas résonner dans la pièce. J'entre à mon tour.. je peux la voir, mais pas encore la détailler. Je reste sur le pas de la porte, bras croisés, amusé de la voir ainsi se pavaner sans même se doute que le prédateur est derrière elle. J'compte pas lui faire de mal, non.. C'est pas mon genre de m'en prendre aux dames. Par contre, ce qu'elle trimbale, ça...


" Eh ben, tu nous fais une audition là ? "

J'annonce clairement ma présence, poussant un peu la voix, qui tranche comme un coup de tonnerre. La pauvre, ça c'est de la surprise. Sûr de moi, j'en profite même pour m'allumer une clope. Un spectacle qu'elle pourra admirer de ses propres yeux. Les filtre coincé entre les lèvres, j'attend de voir comment elle réagit, la demoiselle.


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Dim 26 Juin 2016 - 18:29

Reese se retourna vivement, comme une furie, en entendant cette voix grave lui demandait de but en blanc si elle passait une audition. Son cœur s'était brutalement emballé, tambourinant fort dans sa poitrine. Elle était pourtant sûre, quelques secondes avant, qu'il n'y avait personne, alors d'où il sortait celui-là ? La brunette mit un certain temps avant de reprendre ses esprits, le fixant d'abord de haut en bas en se demandant à quel genre de psychopathe elle avait à faire, avant de prendre un peu plus le temps de le détailler. Les yeux plissés, l'air attentif, elle croisa les yeux bleus de l'inconnu, sa barbe broussailleuse, ses traits marqués, avant de demander d'une voix sèche et agacée :

Sérieusement ?

La question était elle aussi sérieuse. Est-ce que ce genre d'approche avait un jour marché ? Jamais. Est-ce que c'était carrément flippant quand on y joignait en plus de ça la cigarette coincée entre les lèvres ? Totalement. Et y'avait aussi le regard bleu profond qui dérangeait. Bref, le tableau n'avait rien d'engageant pour Reese. Mais loin de mettre à mal la brunette, qui en avait connu des pires dans son bureau et qui avait eu l'occasion de discuter avec des amateurs de violence gratuite, elle saisit la perche pour poser ses couilles symboliques sur la table, n'ayant aucune envie de sociabiliser aujourd'hui, ni jamais.

Tu n'as pas envie de faire ça, lui dit-elle sincèrement en se détournant de lui.

Plus besoin de le regarder. Elle voulait lui faire comprendre que la surprise passée, elle ne s'inquiétait pas de sa présence. Et qu'elle ne se laisserait pas intimidée non plus, qu'il lui en fallait plus avec son caractère de cochon en acier trempé pour réussir à la mettre vraiment mal. Après tout, elle avait aussi vu et connu pire. Alors un fermier texan mecano dieu sait quoi, elle était plus à ça près. Au pire, elle trouverait le moyen de l'assommer avec une poêle.

Tu n'as pas envie de me faire peur, fit-elle en reposant ses yeux sur lui avant de reprendre sa fouille minutieuse, tout en poursuivant : Tu n'as pas envie d'avoir l'air d'un stalker, d'ailleurs tu n'as pas non plus envie d'aggraver l'addiction que tu te traînes déjà et qui te rendra nerveux quand t'auras plus tes cigarettes, tu n'as pas envie de faire des blagues et tu n'as pas non plus envie de m'entendre chanter.

Elle avait coup sur coup ouvert tous les tirroirs d'une commode sans rien trouver dedans, avant de s'en prendre à un placard en angle dans lequel elle fouilla. Rien de passionnant à l'intérieur. Dommage. En refermant dans un petit grincement, elle daigna reposer ses yeux sur le type qui tirait toujours sur sa clope, et lui annonça en y croyant très fort :

Donc comme tu n'as pas envie de tout ça, tu peux partir.

Voilà qu'elle lui donnait la permission. Pas sûr qu'il apprécie, mais c'était un coup a tenté. Avec un peu de chance, il dirait « ok c'est vrai » et partirait comme il était venu. Elle n'en entendrait plus parler, et n'aurait pas à se battre pour sa vie. Elle croisait les doigts, des fois que le karma veuille lui jouer des tours. En espérant qu'on soit un peu sympa, pour une fois.

Ce fut bref, mais intense entre nous. Elle leva la main gauche avec un grand sourire tendre dont elle avait le secret, lui faisant un petit signe d'aurevoir, et elle lui lança d'une voix douce : Bye !

Avant de s'esquiver vers une porte à battant pour s'engouffrer dans la cuisine de la bâtisse.



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Grant S. Levine
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 2:46

Sa réaction n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais. A surgir comme ça, j'aurais plutôt misé sur quelques hurlements, ou tout du moins un petit hoquet de surprise. Gloups, oh non monsieur, ne m'faîtes pas de mal, et bla et bla. Bon, d'accord.. peut être que si j'tenais fermement mon flingue en grognant des choses plus atroces, la belle - car elle l'est ! - se serait mise à prier les dieux de religions qui n'existent plus ou pas encore. Pour que j'lui laisse la vie sauve, ou quelque chose comme ça. Mais là.. elle se joue simplement de moi. Comme si j'étais simplement un mec moche, lourd et inadéquat venant l'aborder alors qu'elle sirote tranquillement un malibu au comptoir d'un bar du centre ville.

Alors, curieux, je l'écoute. Je l'écoute me dire ce dont je n'ai pas envie, et c'est intéressant. Ca me rappelle ces moments d'ennuis où je zappais, jusqu'à tomber sur un documentaire animalier. Et sur une échelle de un à cent, on est au moins au reportage sur la reproduction des saumons, là. Je ne bronche pas, je hausse même un sourcil en regardant ma clope quand elle m'annonce que je n'ai pas envie de fumer. Putain ouais.. c'est convainquant. Pourquoi c'était pas elle dans les pubs pour patchs ? Je grimace légèrement avant de replacer le filtre entre mes lèvres, résigné, esclave de mon vice. Ah.. survie de merde.

Et quand elle a fini, enfin, elle m'annonce que j'peux partir. Bah ouais, c'est vrai, j'vois pas trop c'que je fais encore là après tout ce qu'elle vient de me dire. Je prend conscience de la réalité. Ma réalité. Elle s'impose soudainement à moi.. et je réalise que j'suis un mec pas très bien. J'ai foiré ma vie et.. rah, j'ai foiré ça. Hochant trois fois de la tête, je rebrousse chemin, tête basse, balançant la clope à côté de la porte.


" 'Kay. Désolé m'dame. Passez une bonne journée.

Je fais trois pas, puis je recule de .. en fait, je ne compte pas. Je recule jusqu'à arriver à elle. Et enfin je me retourne, prenant un air un peu bête, comme celui que pourrait prendre un enfant prêt à poser une question idiote dont la réponse est une évidence. J'lui accorde même un p'tit sourire amusé, alors que je cherche quelque chose dans ma poche.

Dis moi, ma belle.. T'as vraiment crû que ça allait marcher ?

C'est une autre clope et mon briquet qui sortent de ma poche. Je la porte à mes lèvres, et je l'allume. Mes yeux la fixent, et ils sont animés par la danse de la flamme éphémère, que je laisse encore exister un instant. Puis d'un clap, je l'éteint. J'aspire une bonne dose, qui s'échappe ensuite par mes narines. Ouuuuh..

J'ai pas vraiment l'intention de t'faire peur. Moi j'passais juste dans l'coin et.. j't'ai entendu chanter. Du coup, j'me suis dit.. Oh chouette, y a un concert, ou au moins un karaoké !

Je regarde ensuite atours de moi, levant les épaules, affichant une moue dépitée volontairement exagérée.

Mais.. j'suis déçu. Y a rien en fait. Du coup j'vais très certainement retourner d'où je viens.. mais avant ça, j'vais quand même prendre ce que tu as. Tu comprends.. j'ai fais un détour pour venir là et.. ça a compromis mon emploi du temps.. J'peux pas vraiment me permettre de partir sans rien.

Je m'approche d'elle, lentement, sans aucun geste brusque ni aucun signe agressif. Je lui tend la main droite.

S'il vous plait, mademoiselle, auriez-vous l'obligeance ? Je vous en prie, faisons que cela reste plaisant entre nous.

Un clin d'oeil, un sourire, la main bien tendue. Je ne plaisante pas, malheureusement pour elle. C'est pas dans mes habitudes d'être méchant avec une pauvre fille paumée mais.. j'ai une revanche à prendre, même si elle n'y est pour rien.

Allez.. Dépêche qu'on en finisse. "


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 10:59

Ça avait vraiment marché ? Reese se retourna en plissant les yeux, pas sûre d'y comprendre quelque chose. Elle avait de l'espoir, mais elle n'était pas assez naïve non plus pour être persuadée que ça marche aussi facilement. Si c'était un coup de pouce du destin, alors il était vraiment gros. Et si c'était parce que ses arguments étaient à ce point convaincant, alors elle pouvait s'en féliciter. Elle n'aurait donc jamais aussi bien plaidé de son vivant, et il fallait que sa meilleure donne se fasse maintenant qu'il n'y avait plus aucun témoin pour trouver ça extra ?

C'était donc forcément trop injuste pour être vrai. Et elle poussa un petit soupir, mi-agacé, mi-rassuré, quand il revint vers elle à reculons en lui demandant de but en blanc si elle y avait vraiment cru. A dire vrai, elle eut même un petit rire totalement assumé. Il relevait un point, ouais. Elle le regarda avec un petit regard mutin dont elle avait le secret, assez confiante pour faire de l'humour sur l'instant :

Non, mais ça valait le coup d'essayer, lança-t-elle avec un sourire amusé.

La suite néanmoins ne l'enchanta pas plus que ça. Passé encore le blabla ridicule sur le concert et la déception, Reese se contenta de rouler des yeux au ciel avant de revenir vers lui, le regard capté par celui de son vis-à-vis. La partie qui lui déplaisait le plus arriva quand sa conclusion fut qu'il fallait maintenant qu'elle lui file ses affaires. Voilà donc le type, main tendue vers elle, sans une once d'agressivité nul part, lui demandant bien poliment s'il pouvait la voler. Même s'il ne demandait pas. Non, il exigeait, mais avec délicatesse, voyez vous. Tout un art d'être un sale con qui se faisait pas passer pour tel. La brune fronça les sourcils en gardant son sourire :

Oh vraiment ? Demanda-t-elle pour voir s'il était sérieux. Et comme il ne bougea pas d'un pouce, elle croisa les bras sur sa poitrine en adoptant une posture bien plus ferme qu'avant : Certainement pas.

Et ça n'allait pas rester plaisant, sauf qu'elle s'en moquait bien. Pour qui il se prenait celui-là ? Il avait cru que c'était open bar ? Il savait rien faire d'autre de ses dix doigts que de se pointer, lui fumer sa clope sous le nez, et lui demander ses affaires ? Ouh ! Voilà que ça la défrisait. Elle, se faire voler ? Non non non non. Surtout qu'il faisait passer ça pour un don courtois. Elle allait courtoisement lui coller un pain dans le nez, et ça serait tout à fait mériter. Au moins, il n'y foutrait plus les doigts avant un moment, et peut-être qu'il en redécouvrirait l'usage !

Je ne vais pas te filer MES affaires après avoir risqué de me faire mordre les miches par un macchabée pour tes beaux yeux, tu peux toujours aller te faire foutre, Don Juan. En disant ça, elle posa une main sur ses fesses pour le lui montrer, et lui signifiait que c'était quand même important, des fesses.

Oh, elle revoyait très bien le moment où en regardant le contenu d'un placard de cuisine, elle avait vu une petite teigneuse se jeter sur ses fesses pour la bouffer. Le retour de casserole dans la tronche avait fait des miracles, mais elle avait eu sérieusement chaud quelques heures avant. Au point où il lui avait fallu une pause. Alors merde ! Cette boite de haricots, elle l'avait mérité ! Elle n'allait certainement pas courtoisement la refiler à un crétin barbu pour s'éviter des coups. Toute façon, Reese n'avait pas l'intention de se laisser faire, et elle était bien plus énervée qu'elle n'avait peur :

Puis t'es un grand garçon, trouve tes propres trucs et viens pas emmerder les honnêtes personnes qui se donnent du mal.

Et elle lui lança un regard qui disait « pigé ? » en le défiant de venir le contredire. Oula qu'elle pourrait devenir vraiment chiante sinon.



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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 17:18

Et elle ne se laisse pas faire. J'aurai dû m'en douter.. on est bien loin de ces idiotes trouillardes que j'ai déjà eu l'occasion de détrousser par le passé. Là, j'me retrouve face à quelqu'un qui a très bien révisé le sens du mot " non ", et qui semble avoir assez de répondant pour tenir une conversation avec Michaela sans s'mettre à pleurer au bout de trois sifflements. Quand elle dit clairement " certainement pas ", je lève à mon tour les yeux au plafond. On est parti pour une petite explication du comment et du pourquoi elle ne me filera pas ses affaires. Ce qu'elle me lâche dans les dents m'arrache presque un sourire sincère. Je peux toujours aller me faire foutre ? Don Juan ? Haha, bien envoyé. Un de mes sourcils arqué, j'la regarde même se toucher l'derrière pour appuyer ses mots.

Je ne répond rien, la laissant simplement finir de dire ce qu'elle a à dire. C'est un spectacle plaisant, et de toutes façons y a rien grand chose d'autre à faire dans l'coin. Elle termine en me conseillant de me débrouiller moi-même dans mes recherches sans venir importuner les bonnes gens. Ca j'm'y attendais bien, un p'tit sermon, assez lourd pour que je me mette à l'imiter de quelques gnagna.


" Gnagna..

Elle finit enfin de m'avancer ses arguments pour que j'lui foute la paix. Mais j'suis pas vraiment convaincu... J'suis du genre chiant et tenace. C'est pas avec ça que j'vais me casser en passant à autre chose. C'est pas comme ça qu'elle va m'faire changer mon fusil d'épaule. Piquer les trucs des autres, c'est devenu naturel pour moi. C'est comme ça que j'arrive à survivre, et j'm'en fous complètement si ça fout les autres dans la merde. De toutes façons, s'ils crèvent, eh bah j'serai même pas là pour le voir !

J'avance encore d'un pas, hochant de la tête en fermant presque les yeux, affichant une mine qui exprime bien le fond de ma pensée. Oh si, tu vas me donner ça. Y a pas d'autre solution, aucune autre issue possible à cette rencontre. Ma main, toujours tendue, remonte lentement.


... J'dois reconnaître que pour une minette, t'as des couilles. C'est rare qu'on ose m'dire ça et..

Je hausse les épaules, détachant mon regard du sien un court instant alors que je m'arrête. Juste le temps de tirer sur la clope et de souffler la fumée. En sa direction, bien sûr.

.. On va dire que j'vais garder une bonne estime de toi. Mais ça ne va rien changer. Rien du tout. Je t'ai demandé quelque chose, alors.. Fais le. Réfléchis pas. Tu le fais, j'me casse ensuite. C'est ça le deal, poupée. Y a rien à négocier.

Mes doigts lui font signe d'abouler le matos. Je lui présente cet air faussement désolé et déterminé qui me va si bien. Malgré la situation, je reste calme. Il n'est pas question ici d'user de violence, c'est pas mon genre de le faire sur une femme. La persuasion, un peu d'intimidation, tout ça sur un fond de détermination, et elle finira bien par comprendre que la seule issue à cette rencontre sauvage, c'est d'me filer ce que j'veux.
M'enfin, j'sais pas pourquoi mais, en regardant au fond de ses yeux, j'ai l'sentiment que ça n'va pas être si simple. J'ferais p'tête mieux d'abandonner l'idée et d'lui foutre la paix. Elle n'a pas l'air d'être du genre à s'laisser faire par un connard comme moi.

En y regardant de plus près, elle est plutôt pas mal, en plus. Même mignonne. Du genre à carrément éveiller mon intérêt. Qui sait, si on s'était rencontrés avant la fin du monde, j'lui aurais p'tête bien offert une bière. Ou un mojito. Un putain de mojito gigantesque à 17 dollars ouais.. ! J'hésite pas vraiment à mater ses formes, et j'le cache pas vraiment non plus. Honnêtement, c'est pas l'apocalypse qui va m'changer là dessus. Trouvant ce que je regarde à mon goût, je mordille le filtre de ma cigarette. J'en viens presque à regretter mon approche.. Oh puis non. J'ai donné ! Maintenant c'est à elle de donner !


Allez ! J'ai pas non plus qu'ça à foutre, tu sais ? "


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Lun 27 Juin 2016 - 17:45

Bon, c'était tombé dans l'oreille d'un sourd. Elle aurait pu lui parler de la pluie et du beau temps que ça lui aurait fait autant d'effet. Reese poussa un soupir, les bras toujours croisés sur sa poitrine. Elle était persuadée d'une chose : si Jon avait été avec elle, les choses auraient été tout à fait différente dans cette pièce. Ce type là aurait soit renoncé, soit se serait montré tout de suite violent vis à vis de lui, pour éliminer la concurrence. Y'avait des avantages et des inconvénients à être une femme, et pour le coup, Reese ne savait pas comment elle devait le prendre présentement.

Passé le compliment, l'avocate esquissa un sourire satisfait. Elle savait, au fond, qu'elle l'amusait lui aussi. Qu'il se montrait « sympa » parce qu'elle ne se laissait pas faire. Et bizarre, ça ne faisait que l'encourager à ne pas se démonter :

Mes couille symboliques seront toujours plus grosses que n'importe quelle paire sur terre. Deal with it.

Il lui expliqua ensuite comment ça se passait. Il avait de l'estime pour elle, la trouvait probablement très cool, c'était pas souvent qu'on devait lui dire non. Mais monsieur avait demandé quelque chose, et donc fallait faire, pas parler. Reese fronça les sourcils. Les enfants qui se pensaient tout puissant disaient ce genre de choses, pas les adultes responsables. Je veux, j'exige, et sinon quoi ? Il disait partir ensuite, qu'il ne fallait pas négocier, mais la brune ne manqua pas de froncer un peu plus les sourcils sans se gêner pour rire :

Donc si je te donne rien, tu vas me suivre jusqu'à obtenir ce que tu veux, c'est ta contrepartie, chaton ? Elle le fixa droit dans les yeux avant de pouffer : Ça doit sûrement marcher pour ceux à qui tu fais peur. Moi, je m'en cogne, tu abandonneras avant moi.

Elle pencha la tête sur le côté, le laissant approcher sans se démonter. Elle toussa néanmoins à cause de la fumée de cigarette et cette odeur désagréable dont elle était désormais parfumée. Pas cool. Mais bon, fallait pas s'arrêter à ça. Ne pas se laisser démonter. Il pouvait bien agiter tous ses petits doigts pour lui demander de se presser, lui dire qu'il n'avait pas que ça a foutre de sa journée, elle n'allait certainement pas reculer. Comme lui, elle fit un pas en avant, les pieds fermement ancrés au sol.

T'es têtu, le félicita-t-elle à travers un murmure plein de sincérité. Je le suis plus. Elle afficha un sourire mutin et lui lança d'une voix douce : C'est toujours non.

Au pire du pire, elle avait toujours à sa ceinture un couteau dans son rangement. Si le bout de la lame était cassé, il pouvait encore servir à quelque chose. Avec un peu de chance, il avait même un peu rouillé et refilerait le tétanos si ça pouvait vraiment changer un truc. Enfin, prise dans cette pensée pour le moins étrange, elle remarqua que son vis-à-vis lui aussi était pris par autre chose. Elle suivit son regard des yeux, remarquant que c'était elle qu'il fixait sans se gêner. Aussi ne manqua-t-elle pas de le relever sans détour :

Tu me reluques ou je rêve ? Regarde ailleurs !

C'était un monde ! Il venait pour la voler, et maintenant il se rinçait l'oeil ? Non mais il perdait pas le nord celui-là. Secouant la tête en poussant un long soupir désapprobateur, la brune repartit à ses affaires : les placards de la cuisine l'attendaient, avec un peu de chance il y aurait des trucs sympas dedans. Et l'inconnu ? Qu'importait.



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MessageSujet: Re: Darling, you give love a bad name   Aujourd'hui à 4:53

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