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 We could be like Ernest and Célestine

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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Lun 1 Aoû 2016 - 23:02

Malou n'en revenait pas et avait l'impression de faire un rêve éveillée.
Josh avait proposé de fouiller d'abord la cuisine afin de se préparer un repas et se reposer ensuite.
L'adolescente fit un signe de tête, elle était d'accord, c'était logique.

Se hissant sur la pointe des pieds afin de voir par-dessus les larges épaules de son ami, elle découvrit avec de grands yeux émerveillés les mêmes choses que lui.
Oh oui, des pâtes avec une sauce ! S'exclama t-elle tout en salivant déjà.
Dans le placard d'à côté des boîtes de conserves de toutes sortes étaient empilées, même du thon et du corned beef !
Impatiente, elle alla vérifier à l'évier s'il y avait de l'eau. Un filet de liquide noirâtre s'écoula avant de laisser tomber une misérable et ultime goutte. Déçue, elle referma le robinet au moment où l'homme s'écriait « viens voir » !
Rapidement elle se dirigea vers le second placard plein de friandises en poussant des han ! des oh ! et des ah ! à chaque découverte.

Elle en aurait pleuré; chez elle il n'y avait jamais eu tout cela; à peine un paquet de gâteaux insipides à bas prix, alors des fourrés... Et du chocolat...
Les tablettes lui firent penser à Nounours qui lui en avait offerte une il n'y avait pas si longtemps.
A ce souvenir son coeur se pinça; elle aimerait tellement le revoir... Il faudrait qu'elle dise à Josh un jour qu'elle repartirait sur la route 101 afin de le chercher. Voudrait-il la revoir ?
D'un geste de la main elle effaça cette sombre pensée, ce n'était pas le moment de gâcher une telle aubaine !
D'ailleurs l'ami parlait de faire chauffer l'eau.
Mais il n'y en a pas ! Lui répondit-elle en ouvrant une des portes des placards du bas.
Là s'entassaient les produits d'entretiens mais derrière la seconde elle trouva un pack de six bouteilles d'eau minérale, des bricks de jus d'orange, une bouteille de coca et des bières.
J'ai ce qu'il faut ! Lui dit-elle, grand sourire aux lèvre en lui tendant une bouteille d'eau.
Par contre pour prendre une douche c'est râté.

Toute ragaillardie elle laissa Josh vérifier la bouteille de gaz qui apparemment en contenait encore, s'occuper de la cuisson des pâtes comme il l'avait proposé et lui lança:
je vais voir là-haut s'il n'y aurait pas quelques vêtements pour moi !
Et sans attendre de réponse elle monta quatre à quatre vers la chambre des parents.
Ayant laissé sa lampe torche à son ami, elle s'arrêta quelque secondes afin d'habituer ses yeux à l'obscurité puis se dirigea vers la penderie.
Des robes, des jupes, des pantalons et des manteaux étaient sagement posés sur des cintres; le problème est que tout semblait trop grand.
Elle délaissa la garde-robe et le côté pour homme où s'étalaient des chemises pour ouvrir les tiroirs de la commode.
Dans le premier des tee-shirts féminins. Malou se fichait bien qu'ils ne soient à sa taille et les mit de côté.
Le tiroir du dessous était réservé aux sous-vêtements. Trop grands eux aussi mais elle prit tout de même les paires de chaussettes.
Dans le dernier étaient pliés les pulls, qu'elle mit de côté également avec une délicatesse de princesse qui choisit sa robe de bal.
L'autre meuble étant réservé aux mêmes choses mais pour homme, elle ne s'en occupa pas.
Rapidement, elle ôta son vieux tee-shirt, choisis dans la pile le plus joyeux avec des fleurs orange et redescendit montrer sa trouvaille à Josh qui touillait dans la gamelle.
J'en ai trouvé plein ! Heureusement que j'ai une camionnette ! S'écria t-elle gaiement tout en fleurant les odeurs de cuisine avec délice.

Enfin ce fut le moment de passer à table.
Elle dressa le couvert, posa au milieu tout ce qui pourrait leur faire plaisir et tandis que Josh arrivait avec le plat fumant, elle croqua un carré de chocolat blanc et avala une gorgée de coca en fermant les yeux de plaisir.
Elle resta ainsi un moment à savourer le fait qu'en plein apocalypse, alors que la veille encore elle crevait de faim, il puisse y avoir une soirée comme celle-ci.
Ce serait peut-être la seule, elle ne la laisserait pas filer !

Anorexique, Malou mangeait très peu mais là, elle avait décidé d'en profiter jusqu'à s'en faire craquer la peau du ventre s'il le fallait.
Elle se servit une bonne dose de pâtes qu'elle inonda de sauce bolognaise, enchaîna avec une portion de corned beef, ouvrit une boîte de fruits au sirop qu'elle dégusta avec des gâteaux à la vanille et une barre de chocolat aux amandes.
Quand elle fut repue, elle repoussa légèrement son assiette et murmura: que c'était bon...
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Mar 2 Aoû 2016 - 22:46

Sa petite bouille fait autant plaisir à voir que ses exclamations à entendre. Elle est aux anges. Moi aussi d'ailleurs. Comme en témoigne mon engouement. Ce sera donc pâtes à la sauce tomate ! Un classique de la grande gastronomie. Pas cher, rapide, pas prise de tête et bon ! Le plat parfait de la vie de célibataire ou de la personne qui n'a pas envie de cuisiner mais qui n'a pas non plus simplement envie de manger un quignon de pain. Je continue le tour d'horizon. De la salive qui dégoulinerait presque. Malou semblait fatiguée mais elle a retrouvé de l'énergie. C'est que ce trésor pourrait vous faire traverser des montagnes ou des océans. Je pense à toutes ces personnes, bonnes ou cruelles, qui comme nous galèrent à trouver un endroit comme celui-là ! Nous mangerons à votre faim ce soir. Les mots de toute à l'heure me reviennent soudain en tête. Et si on restait là ? Une merveille d'idée. Il y a assez de nourriture pour au moins une semaine ! Et attention, matin, midi et soir ! Avec pause en milieu de mâtiner et au goûter. Et … nous n'avons pas encore tout fouillé. Oui nous resterons ici. Ce serait un crime de partir.

Chauffer de l'eau ! Malou avait ouvert le robinet. J'ai failli y croire un instant. Que nous étions tombés sur une maison enchantée. Mais non. Plus d'eau. Plus d'électricité. Nous n'allons tout de même pas nous en plaindre. Je me suis attendu à ce qu'il n'y ait plus l'eau courante évidemment. Et il est certain qu'il y a, quelque part dans cette maison, un stock de bouteilles d'eau. Une pièce faisant office de petit cagibi où serait entreposé des boissons et peut-être même d'autres conserves encore. Il faut simplement chercher un petit peu. Ce qui est chose aisée car nos forces se sont décuplées depuis une minute. Malou semble déçue l'espace de quelques secondes. Parce qu'il n'y a plus d'eau. Avant qu'elle ne retrouve un immense sourire en me montrant sa nouvelle trouvaille. Chaque tiroir, chaque étagère nous emplit le cœur d'une joie presque démesurée. Si l'on m'avait dit un jour que je m'extasierai devant une bouteille de soda ou un paquet de chips au sel.

Je prends la bouteille qu'elle me tend et la pose à coté de la gazinière. Peut-être pas de douche c'est vrai mais franchement, l'hygiène est pour moi devenu tellement futile. Certain que j'apprécierais grandement un filet d'eau me ruisselant sur le crâne, le dos. Avec du savon, du shampoing. Se brosser les dents. Mais ça ne durerait pas éternellement. Et nous serions aussi crade la semaine d'après. Autant garder cette bonne vieille habitude de ne plus se laver. Pour ce qui est de l'habitude de rationner la nourriture, là, je n'ai plus aucune idée de ce que cela veut dire. Je tourne le bouton de la gazinière, renifle près d'un bruleur pour y sentir … du gaz ! Merveilleux. J'arbore un sourire géant et regarde mon amie en lui faisant un petit clin d’œil. Ce soir on fait péter le bouton de fermeture de nos pantalons. Et parlant de vêtements, Malou me dit qu'elle part fouiller de nouveaux habits.

« Vas-y vas-y. De toute façon il faut un certain temps avant que ça ne chauffe et que ça cuise. »

Elle s'en va avant même la fin de ma phrase. Sacrée Malou. Sifflotant j'ouvre un placard. Prends une casserole. Je soulève le couvercle, déverse suffisamment d'eau dedans. Un peu de sel. J'ouvre un tiroir. A la recherche d'un briquet, d'un allume-feu. C'est un peu le fouilli, je retourne le tiroir, au figuré, avant de le refermer et de passer au suivant. Bingo. Un allume-feu. J'ai bien de quoi faire des étincelles dans mon sac mais c'était sûr qu'il y aurait ce genre d'objet rangé dans l'un ou l'autre meuble. Je remets le gaz en route, allume et pose la casserole dessus. Je prends un paquet de pâte. Trois cents grammes. Un peu beaucoup ? Absolument pas. En temps normal je peux m'enfiler deux bonnes grosses assiettes. Alors en ce moment je peux pousser facilement à trois. Même si nous allons manger des tas d'autres choses à coté. Je m'empare d'une autre casserole. D'un pot de sauce bolognaise. Deux. Ils sont assez petits. En fait j'ai surtout faim. Je souris à moi-même. Je mets à chauffer. J'aurais bien attendu Malou mais impossible de résister. Je m'ouvre un petit paquet de chips. Barbecue. Oh mon Dieu … L'extase. Les sentir craquer sous les dents. Le goût. Je mastique bien plus lentement, bien plus longuement qu'à l'accoutumée. Qui a dit qu'il fallait payer des centaines de dollar pour se payer un plat succulent dans le meilleur restaurant de la ville ? Un simple paquet de chips et le tour est joué.

Lorsque l'eau se met à bouillir je renverse le paquet de pâtes. Mélange juste un peu. Je n'ai pas su résister d'avantage. Je me suis ouvert un paquet de chocobons. Ou plutôt des chocho-délicieusement-bon. Après en avoir avalé une dizaine je me suis dit qu'il faudrait peut-être attendre un peu. J'ai l'impression d'être un vrai morfale. Ou une personne qui ferait un régime et qui est en train de faire une crise parce qu'il est trop en manque de sucrerie. Je remélange dans les deux casseroles. L'odeur. L'odeur ! J'ai goûté la sauce. Fantastique. Entendant du bruit je me retourne. Vois ma camarade débarquer avec un nouveau haut. Toute guillerette. Je souris en la voyant, je souris à sa remarque.

« Très joli. Ca te va bien. Mais attention à ne pas faire de tâches ! »

Ce qui doit être beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Et puis dans le pire des cas, il y en a 'plein' donc ce n'est pas grave. Ce t-shirt l'a fait presque « rayonner ». Ca et son sourire bien entendu. Presque inimaginable de se dire que c'est cette même fille qui se badigeonnait d'intestin de monstre il y a trois heures. Lui indiquant que c'est presque prêt, elle dresse la table. Prend tout ce dont elle a envie. J'égoutte les pâtes alors que je l'entends faire craquer un morceau de chocolat sous ses dents. Un bruit agréable, qui donne l'eau à la bouche. Je renverse dans la casserole, mélange avec la sauce. Attention attention. Dépose sur un coin de la table avant de prendre les assiettes et d'en déposer une bonne quantité. Pas trop pour ne pas faire déborder.

« Bon appétit ! »

Je plonge la fourchette dans les pâtes et mange avec une retenue minime. Laissant échapper un Hummm lors des trois premières bouchées. Prenant à mon tour un peu de tout et n'importe quoi présent sur la table. Des mélanges rocambolesques. Vanille, tomate, chocolat, chips. Une lueur dans les yeux. Et si … de la glace ! Une bonne glace ! Avant de me souvenir que plus d'électricité implique plus de congélateur. Dommage. Déception bien vite chassée grâce à un nouveau coup de fourchette. Le repas reste assez silencieux. Les seuls mots échangés relevant du C'est délicieux ou Trop bon. Dit bien sûr la bouche pleine. Après un petit moment je sens que mon ventre va exploser. Je mets l'assiette sur le coté. Ne peut qu'acquiescer aux dires de Malou. J'en peux plus ...Mange un dernier chocobon avant de boire un demi-verre de coca. Toujours pétillant. Je le préfère plus frais mais pas de chichis. Je me laisse à moitié aller sur ma chaise. Avant qu'un rôt assez fort ne s'échappe de ma bouche.

Brôooo

Je place immédiatement une main devant ma bouche en rigolant. Rigolant encore. Ce qui semble annoncer le même fou rire que toute à l'heure. J'ai tellement mangé que rire me ferait presque mal. Je dois avoir la peau du ventre tendu comme jamais. Je continue à rire. Avant de finalement me calmer au bout de quelques secondes. Et ben … Quel plaisir !

« Oulala … On laisse tout comme ça et on va se poser dans les fauteuils ? Je crois que mon ventre va exploser. On dirait que je suis enceinte. Ahah. »

Intérieurement je prie pour qu'elle ne me dise pas de débarrasser. Je n'ai plus envie de rien hormis m'affaler. Discuter un peu. Rire. Pourquoi ne pas se trouver un petit jeu. De la détente. Nos sacs sont toujours dans l'ambulance. Ne devrait-on pas aller les chercher ? Ca attendra demain. Un rapide coup d’œil sur mon t-shirt pour constater quelques taches par-ci par-là. Je m'en serais un peu douté. Je me redresse quelque peu. Prêt à me remettre debout. Parcourir le peu de mètres qui nous sépare du salon. C'est décidé. On squatte ici pendant un petit temps !
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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Mer 3 Aoû 2016 - 23:07

Malou avait rougi sous le compliment de son ami, c'était tellement rare qu'on lui en fasse un et encore plus rare de porter un tee-shirt à fleurs presque neuf !
Afin de ne pas se tacher elle avait attrapé le rouleau d'essuie-tout en papier et s'était régalée autant à manger qu'à regarder Josh dévorer avec plaisir tout et n'importe quoi en même temps !

Quand, repu, il écarta lui aussi son assiette en se laissant aller sur la chaise, Malou fit de même; allonger un peu ses jambes et ne plus être pliée devant son couvert lui faisait un bien fou.
Elle soupira de contentement et fut bien surprise d'entendre un rot sonore, bouche ouverte qui plus est, de la part de l'homme d'habitude si poli.
Qu'importe, il n'y avait pas d'invités, ils n'avaient pas besoin de faire de chichis ! Comme Josh s'exclaffait, elle se mit à rire aussi, attrapa la bouteille de coca, but une grande lampée d'un coup et éructa à son tour, presque aussi fort que lui.
Le concours était lancé, la partie de rigolade aussi; ce que cela faisait du bien ! Pour un peu elle se serait cru avec son frère !
Erik... Où était-il ? Avait-il à manger lui aussi ce soir ? Ou était-il en train de se taper sur le ventre en buvant de l'eau pour tromper la faim ?
Une fois de plus, elle écarta ce nuage sombre de son esprit. Il serait bien temps demain de le chercher à nouveau.

Malou n'avait pas eu du tout l'intention de débarrasser la table. Chez elle c'était déjà comme cela, tout traînait, rien n'était propre aussi n'avait-elle aucun des réflexes de ménagère.
Oui, on verra demain !
S'exclama t-elle, installe toi dans le fauteuil ou le canapé pendant que je regarde dans l'armoire s'il n'y aurait pas un jeu !
Elle était fatiguée mais cette soirée était tellement belle qu'elle voulait l'éterniser un peu plus.
Elle attrapa son sac à dos, qu'elle avait pris soin de prendre dès sa sortie du camion, le posa à côté du fauteuil choisi mais au moment de se tourner vers le grand meuble, elle remarqua que Josh n'avait rien à part le pied de biche qu'elle récupéra en disant:
Tu devrais quand même aller chercher ton sac et ta hache on ne sait jamais...
Méfiante de nature, l 'adolescente avait les pieds sur terre et même si elle semblait être au paradis, elle n'en perdait pas son esprit pratique pour autant: ils avaient beau être en banlieue calme, ils n'en étaient pas moins tout proches de la ville. D'ailleurs, une « banlieue calme », est-ce que cela existait encore ? Elle en doutait.

Et puis, continua t-elle, demain matin avant de repartir chercher nos familles, on aurait intérêt de tout fouiller et mettre à l'abri dans le van tout ce qu'on veut garder et même toute la bouffe !
Comme Josh semblait la regarder avec un air étonné, elle expliqua: qui nous dit que cette maison ne sera pas fouillée en notre absence ? ou même squattée ?
Laissant un temps de silence, elle ajouta comme pour elle-même: ce qu'on a trouvé ici est à nous, on le garde !

Là-dessus elle se dirigea vers l'armoire et en ouvrit les battants.
Des livres et des albums photos bien étiquetés étaient rangés sur la première étagère du haut. Sur la deuxième, se trouvait des jeux de société et quelques puzzles bien empilés. Des petites boîtes pleines de courrier, cartes postales et petits objets souvenirs s'entassaient un peu pêle-mêle et posé sur la dernière, une valise métalique. Quand Malou l'ouvrit elle pu voir tout un tas de factures et papiers administraifs divers.
A côté il y avait une autre boîte, un peu plate. Elle l'ouvrit et découvrit un revolver. Elle le regarda et le mis de côté.
Ce sera pour Josh, murmura t-elle.
Enfin, tâtant à l'aveuglette, le bas du meuble, elle sortit une bombe de velours noir et une cravache. Quelqu'un devait faire de l'équitation; la femme peut-être vu la taille de la protection. A côté, dans un petit sac de toile, une bombe lacrimogène.
Elle s'empara du fouet et de l'arme de défense et les posa à côté de son fauteuil tandis que l'ami revenait.
Lui tendant le pistolet, elle dit: tiens c'est pour toi, c'était dans l'armoire et il y a plein de jeux !
Elle laissa Josh fureter à son tour dans le meuble puis ajouta:
on joue à quoi ?
Elle espérait qu'il ne choisisse pas un jeu trop long car elle commençait à sentir la fatigue peser à nouveau sur ses épaules; il devait être tard à présent.
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Jeu 4 Aoû 2016 - 22:17

On m'a dit un jour qu'un bon rot en fin de repas signifiait que l'on avait bien mangé. La conclusion est donc toute faite, Malou et moi avons très bien mangé. Dès qu'elle s'est emparée de la bouteille j'ai compris. J'ai souris. Je me suis retenu de rire pendant un moment. Ne faisant plus aucun bruit afin de ne pas « parasiter » son probable renvoi. Et puis elle se laisse aller. Je suis tellement surpris par la puissance de son rot que je reste bée pendant deux secondes. Avant qu'on ne rigole de plus belle. Avant que l'on ne recommence tous les deux. Un petit jeu pas très gracieux, auquel j'ai rarement du jouer mais ce soir c'est le monde à l'envers ! Et on ne débarrasse donc pas la table. Ca me va parfaitement. Puis la voilà qui me donne un semblant d'ordre. Le monde à l'envers je disais ! Evidemment dis sur le ton de la bienveillance, de la gentillesse. Oh oui un bon fauteuil bien mou. Enlever les chaussures. Poser les pieds sur un pouf. Les bras sur les accoudoirs. Totalement relâcher la pression. Quoiqu'elle veut chercher après un jeu de société. C'est que nous en avions passé des soirées jeu en famille. Les jumelles toujours à tricher. Jenny et papa argumentant sur l'une ou l'autre règle. Maman et moi au milieu de tout ça, rigolant ou prenant un air faussement blasé. Nous en avions une armoire complète de jeu. De toute sorte. Jenny toujours très forte sur les jeux de connaissance. A faire la modeste lorsqu'elle donne une réponse. Toujours une bonne réponse. Les jumelles adorant les mimes ou le pictionnary. Leur coté artistique. Je n'avais pas vraiment de préférence et puis avec les trois frangines, je n'avais de toute façon pas mon mot à dire sur l'activité de la soirée.

Du coup je me lève. Pour m'installer et essayer de voir au loin ce que Malou va nous dénicher. Avant qu'elle ne me fasse part d'une certaine inquiétude. Je soupire légèrement. Mon sac … C'est vrai … Si quelqu'un venait à nous piquer l'ambulance, je perdrais toutes mes affaires. Il y a des choses auxquelles je tiens énormément. L'album photo et les souvenirs récupérés toute à l'heure trônent en tête de liste. Ma Winchester aussi. Même si je ne m'en sers pour ainsi dire pas. J'acquiesce docilement et l'écoute à nouveau. Tout transférer dans le véhicule ? Pourquoi ? N'avait-elle pas envie de rester un petit temps elle aussi ? N'avons-nous pas passer un excellent repas ? Un magnifique début de soirée ? La maison est parfaite. On peut y dormir à l'étage, les lits sont en bon état, presque propre. Il y a une gazinière. Des vivres. J'ai du mal à suivre son raisonnement. Je ne dis pas de rester cloîtrés toute la journée. Nous partons en milieu de matinée après un petit-déjeuner avant de revenir en fin d'après-midi. De quoi nous laisser le temps de parcourir quelques blocs. Je suis perplexe. Un soupçon déçu même. Malou me regarde et m'explique. Mais oui bien sûr ! Si nous sommes tombés sur cette maison d'autres personnes le peuvent aussi. Il ne faudrait pas qu'on nous chipe toutes ces trouvailles. M'imaginer perdre cet amas de denrées. Impensable ! Avoir après goûter à tant de mets, il ne faudrait pas de suite retourner dans les travers de la survie. Prenons un minimum de plaisir tant que nous le pouvons.

« Ah mais oui t'as parfaitement raison. Je ne comprenais pas au début. Je m'étais dit qu'on était bien ici. Qu'on pourrait rester un peu. Mais à quoi bon rester si on nous pique tout ou qu'on saccage la maison ? On fera tout ça demain. J'espère qu'il y aura suffisamment de grands cartons pour mettre un maximum de choses dedans. Quand on voit tout ce qu'il reste dans les armoires ... Ca évitera de trop nombreux allers-retours. Et j'y compte bien qu'on garde tout ça pour nous ! A moins qu'on croise une autre personne aussi sympa que nous ... Je t'en prie fouille le meuble, je me dépêche d'aller prendre mes affaires. »

Un petit clin d’œil avant qu'elle ne s'attelle à sa tache et moi à la mienne. D'un pas lourd je passe la porte du salon pour aller dans le couloir. Ouvre la porte d'entrée et zieute furtivement l'extérieur. Il ne faudrait pas que les mécréants de toute à l'heure, ou d'autres, me repère. Rien à l'horizon semble-t-il. J'avance. Vérifie une seconde fois. Toujours rien. Passe par dessus le portail, ouvre les portes arrières de l'ambulance et récupère mon sac. Je referme et refais le chemin en sens inverse. Pas évident de faire un brin d'escalade avec un ventre pareil. Un semblant de culpabilité après avoir mangé autant. C'était sans doute un peu du gaspillage mais c'était tellement bon. Si c'était à refaire je recommencerais. Mais je viendrais chercher mon sac avant. Pendant que l'eau chauffe par exemple. Ca aurait été une bonne idée. De retour dans le salon, Malou me tend une arme. Un simple pistolet.

« Oh non garde le ! J'ai déjà un fusil dans mon sac. Je ne m'en sers presque pas. Sauf dans des situations désespérées. Ca fait beaucoup de bruit et je suis pas un bon tireur. »

Et puis elle a en plus besoin que moi. Même si elle ne sait pas s'en servir. Une arme braquée sur quelqu'un fait toujours plus menaçant qu'un rouleau à pâtisserie. Je me mets à trifouiller l'étagère pour découvrir tous ces jeux. Il y a quelques grands classiques comme un monopoly, un trivial poursuite, une boîte contenant un mélange, jeu de l'oie, de dames, de dadas. Un cluedo. Quelques jeux de cartes. Uno, les sept familles, mille borne. Il y a vraiment de quoi faire. Avant que je ne tombe sur un Jenga. Oui ça semble être une très bonne idée ! Elle va me battre à plate couture avec ses petites mains toutes délicates comparées à mes grosses paluches mais c'est un bon jeu. Ca ne prend, normalement, pas beaucoup de temps et puis ça reste assez marrant. Un peu de suspens et de frayeur quand la tour se met à pencher. Je prend la boîte. Laisse l'armoire ouverte. Ouvre l'emballage et place le tout au centre de la table.

« Tu connais ? Il faut retirer les pièces une par une et les déposer sur le dessus. Comme ça. »

Je retire alors la pièce du milieu tout en bas. En poussant avec mon index dessus. Avant de la récupérer et de la poser au sommet.

« Tu peux prendre n'importe quelle pièce sauf celles tout au-dessus évidemment. Celui qui fait tout tomber a perdu. A toi »

On en avait un à la maison. On avait fait quelques parties mais sans plus. J'aimais bien pourtant. Pas très doué mais là n'est pas l'essentiel. Les filles n'aimaient pas trop parce qu'elles ne gagnaient que rarement. Maman avait des doigts de fée. Et quand elle ne gagnait pas, Lucy disait qu'elle avait fait exprès de perdre. Amy derrière en secouant de la tête positivement. Je souris à Malou en repensant à cette période. Voyons un peu comment elle se débrouille ...
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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Ven 5 Aoû 2016 - 23:40

Josh avait paru un peu ennuyé d'aller chercher son sac mais il le fallait; d'ailleurs il l'avait très bien compris, de même qu'il avait fini par se rendre à l'évidence concernant tout ce qu'il y avait dans la maison et qui pouvait être volé en leur absence; cela rassura Malou, on était jamais assez méfiant.

Oui, on cherchera des cartons demain matin, il doit bien y en avoir dans le garage répondit t-elle, puis toute guillerette, elle poursuivit:
d'ailleurs on n'a pas encore fouillé la salle de bain, la chambre du petit garçon ni celle des adultes, à part les fringues pour filles !
Elle avait hâte d'aller voir tout cela !

Bien sûr qu'elle aurait adoré rester ici tout le temps, bien protégée par quatre murs, une porte et des placards pleins; à imaginer que le monde était presque comme avant, pouvoir rire avec toute l'insouciance de la jeunesse comme ils l'avaient fait pour le concours de rôts...
Mais plus rien n'était comme avant. Bientôt ils auraient bu toutes les bouteilles d'eau minérale et devraient partir ailleurs, comme toujours.
Et puis il fallait qu'elle retourne à Brinnon; elle y tenait.

Rien ne pressait, ils pouvaient rester encore quelques jours ensemble à chercher les membres de leur famille mais un matin, il faudrait bien se séparer et poursuivre chacun sa route et son destin, s'il y en avait un.
D'ailleurs, ils ne s'étaient jamais dit ce qu'ils feraient ensuite...
Où irait l'ami s'il retrouvait ses parents et ses soeurs ? Et s'il ne les retrouvait pas ? Ou bien, s'ils étaient morts ?

Et elle ?
Elle était persuadée à présent qu'Erik n'était pas à Seattle; cette ville était devenue invivable. Il avait dû se diriger vers des villages ou des montagnes, il n'était pas si fou !
Mais elle restait ici parce qu'elle avait promis son aide à Josh; il était sympa, il le méritait bien !
Ensuite elle irait dans l'église afin de rapporter à Selene ce qu'elle y trouverait, elle se l'était jurée sans même savoir pourquoi; pourtant elle ne le méritait pas !
Reverrait-elle Nounours ?
A cette question son coeur se serra. Elle avait tellement de mal à vivre sans sa présence réconfortante. Elle désirait tellement se retrouver dans ses bras une fois encore. Pourquoi n'avait-il rien fait pour la retenir ?
Elle ne put chercher plus longtemps de réponse: la porte d'entrée s'ouvrait puis se refermait.

L'adolescente fut rassurée de voir Josh revenir avec ses affaires; tout en fouillant l'armoire elle avait craint qu'il ne fasse de mauvaises rencontres mais non; un ange devait vraiment les protéger ce soir.
Laissant elle aussi le pistolet de côté, elle se pencha afin de voir quel jeu serait choisi.
Quand il sortit la boîte de jenga,elle écouta la règle et se mit à rire en annonçant:
je suis nulle à ces genres de jeux, je suis sûre que tu vas gagner !
Bien calée dans le fauteuil qu'elle avait rapproché au maximum afin d'avoir presque le nez sur la tour, elle ôta une pièce en s'appliquant tellement qu'elle en tirait la langue mais au bout de la troisième fois, quand se fut son tour, la construction pencha dangereusement avant de de se fracasser sur la petite table.
Tu vois, je te l'avais dit ! S'écria-t-elle amusée, on fait une autre partie ?
Comme l'ami semblait acquiescer, elle remit tout en place mais perdit à nouveau au bout de quelques minutes; elle était vraiment maladroite !

Malou bailla à s'en décrocher les mâchoires; il était plus que temps d'aller dormir mais quelque chose l'inquiétait.
Tout en rangeant les pièces dans leur boîte, elle lançait des coups d'oeil à l'ami comme si elle avait quelque chose sur le coeur.
On va se coucher ? Dit-elle simplement d'un ton qui laissait croire qu'elle n'en avait pas très envie malgré sa fatigue.
Josh semblait avoir vu le malaise dont il ignorait la cause, aussi, au bout d'un moment, elle se lança:
c'est... Disons... Dans ma camionnette ce n'est pas pareil elle est blindée; je me sens en sécurité mais là... Dans une maison...
Malou tournait autour du pot. Josh avait beau être un copain, c'était un homme tout de même...

Quelqu'un pourrait casser la porte et...
Continua t-elle.
Comme l'ami semblait bien embêté d'être plongé ainsi en plein mystère, elle inspira un bon coup et annonça enfin d'une traite sa requête:
je voudrai te demander si cela ne te dérange pas qu'on mette le matelas de la chambre du garçon dans la tienne... J'ai peur de dormir seule.
Voilà, c'était dit !
Elle espérait maintenant que ce ne soit pas mal pris et attendit la réponse en baissant les yeux toute gênée.
Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de chose, ses parents ne la laissaient pas sortir. Cloîtrée chez elle, elle n'avait jamais eu l'occasion de passer une nuit chez une copine alors un garçon...
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Josh Harper
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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Sam 6 Aoû 2016 - 21:54

Il est vrai que nous n'avions véritablement fouillé que la cuisine. Mais c'était là le plus important. A quoi bon se munir de savon ou de nouvelles chemises ? Le principal se trouve dans la nourriture. Et donc à la cuisine ou dans une pièce utilisée pour stocker les denrées alimentaires. La première chose à faire demain matin sera sans doute d'explorer le garage oui. Avant d'avoir pris le petit-déjeuner ! Le reste des pièces est secondaire. A moins que l'homme de la maison n'ait acheté des vêtements trop grand pour lui, je ne crois pas pouvoir trouver mon bonheur dans la garde-robe de la chambre. Et je ne veux pas non plus porter de trop petit caleçon qui me serrerait le ventre. Nous avons déjà assez de problèmes ainsi.

Le jeu a commencé. A priori Malou ne connaît pas vraiment. Ou alors c'est une stratégie de sa part ! Me faire croire qu'elle n'est pas forte à ce jeu. Je souris. Ce ne doit pas vraiment être son style. Sûre que je vais gagner ? Je ne parierai pas pour moi en tout cas. Je ne compte pas faire exprès de perdre non plus. Je déteste ça. Et puis Malou n'a plus dix ans.  Non. Ce sera une vraie partie. Chacun à notre tour nous ôtons une pièce et la replaçons au sommet. Elle se concentre à chaque geste. Son visage est drôle à voir. L'air qu'elle adopte plutôt. Le regard perçant, la main essayant de rester stable et surtout sa bouche entrouverte d'où dépasse sa langue. Une scène bien loin de mes standards. Une scène « d'avant ». Je ne cache pas que cela fait du bien. Ne plus penser à rien le temps d'une soirée. Faire comme s'il ne s'était rien passé. Faire comme si nous menions une vie normale. Manger un plat de pâtes à la sauce tomate, grignoter un paquet de biscuit, s'installer dans le salon et se faire une partie de Jenga. Je retiens mon souffle lorsque Malou retire une pièce et que la tour commence a sévèrement penchée. Avant qu'elle ne tombe complètement. Effectivement, je constate qu'elle n'est pas vraiment douée. Echouer si tôt dans la partie c'est rare. Enfin, lorsqu'on a eu l'habitude d'observer des duels entre ma mère et les jumelles, on sait que la partie risque de durer plus que d'ordinaire. Je ne me souviens pas du record de nombres pièces retirées mais ce n'est clairement pas de mon niveau. Des doigts bien trop habiles pour les miens.

Un rien de temps je suis déçu. Parce que le jeu ne lui plaît sans doute pas. Je me trompe. Son expression après avoir perdu ne relève pas d'une personne qui ne s'amuse pas. Elle propose même une revanche. Je souris. Evidemment ! Et je suis sûr que tu vas faire mieux cette fois-ci. Deuxième round donc. Tout se passe bien. Je tremble un peu à la sixième pièce mais ça va. Malou s'en sort aussi. Difficilement. Arrive mon tour où je tâtonne sur quelques morceaux de bois avant d'en choisir définitivement un. Que j'enlève avec le cœur qui bat. Incroyable de se faire du soucis pour un jeu anodin alors que je risque tous les jours ma vie. Alors que je m'engage dans des maisons sombres où le moindre monstre peut me sauter à la gorge. Au tour de Malou. Stresser pour ce jeu alors que ce matin je fuyais une horde d'une cinquantaine de mangeurs d'hommes. Là il y avait de quoi s'inquiéter. Badaboum. Le bruit me ramène au salon. Ma partenaire a encore fait s'écrouler la tour. J'hausse les épaules. C'était un peu plus disputé cette fois-ci. Tu choisiras ce qui te fais plaisir demain soir. Il y a de quoi trouver son bonheur dans cette armoire. Demain. Oui je me projette déjà vingt-quatre heures dans le futur. Je souhaite que cette soirée soit la première d'une série. Pas une longue série, soyons réalistes. Mais quelques soirées comme ça nous feraient un bien fou. Quelle journée épuisante.

« Ouais. On a bien mérité une bonne nuit de repos. On a encore une grosse journée qui nous attend demain alors il faut recharger les batteries. Et puis il faut bien profiter de la maison aussi ! Mais ça va toi ? »

C'est qu'elle semble soucieuse. Pourquoi donc ? Trop mangé ? Tu as peur de ne pas savoir dormir tout de suite ? Bon cela m'étonnerait. En plus la digestion nous donne envie de dormir en principe. Et il y a de quoi digérer cette nuit ! Elle reste muette quelques secondes. J'attends sa réponse avant de me décider à bouger. Il n'y a rien à faire à part se lever et partir se coucher de toute façon. Prendre une bouteille d'eau pour la nuit peut-être mais c'est tout. M'emparer de ma Winchester aussi. On est jamais trop prudent. Finalement elle se décide à parler. Oui le véhicule est blindé. C'est sécurisant. Je comprends son inquiétude. Un malfrat pourrait s'introduire dans notre nouveau repère. C'est une possibilité mais j'en doute fortement. Franchement ? Qui se balade de nuit ? Je ne prends pas mon cas pour une généralité mais je ne marche jamais après le coucher du soleil. Je trouve une maison dans laquelle m'abriter et j'y passe la nuit. J'attends toujours qu'elle éclaire ma lanterne car sa phrase se termine par 'et …'. Je lui répondrai qu'il n'y pas d'inquiétude à avoir d'ici une minute. Vient alors la suite de ses inquiétudes. J'attends qu'elle termine complètement. Ouf. Ce n'est finalement pas grand-chose. Ce n'est rien du tout même.

« Bah oui enfin t'inquiète pas. Puis je sais que je prends de la place mais on peut tous les deux dormir dans le lit de la chambre du couple non ? Ahah. Enfin je déplacerai le matelas si tu le souhaites vraiment. Je ne pense pas qu'on sera dérangé cette nuit. Je ne sais pas toi mais je ne me déplace qu'en journée dans la ville. Le soir je me trouve un coin pour la nuit. Là il se fait déjà tard. Je pense que tous les errants comme nous ont déjà trouvé un toit. J'aurai ma Winchester à portée sinon. Depuis que tout ça a commencé je ne dors plus que d'un œil et d'une oreille. Je serai réveillé s'il y a trop de bruit. Je t'avouerai que je ne suis pas très motivé à barricader l'endroit maintenant mais si ça peut t'aider à passer une bonne nuit alors je prendrai une petite heure à m'atteler à la tâche. D'accord ?»

Je commence doucement à rassembler mes affaires. Je me serais bien proposé pour monter la garde ou pour rester éveillé une partie de la nui mais je ne m'en sens clairement pas capable. Trois minutes assis dans un fauteuil ou allongé dans un lit à ne rien faire et je m'endors assurément. J'ai vraiment beaucoup de mal à m'imaginer qu'il nous arrive quelque chose de dangereux cette nuit. Mais je ne la force pas à quoique ce soit. Il ne faudrait pas qu'elle parte parce que je lui fais peur ou ne lui inspire pas confiance. Nous avons encore tellement à partager. Tellement à vivre.
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MessageSujet: Re: We could be like Ernest and Célestine   Mar 9 Aoû 2016 - 22:34

Malou fut d'autant plus heureuse d'avoir osé faire sa demande que l'ami n'avait fait aucun chichi, prenant même cette requête pour quelque chose de naturel vu les circonstances.
Par contre quand il lui proposa de partager le même lit, elle refusa un peu confuse et répondit:

merci Josh, mais je préfère que tu m'aides à traîner le petit matelas dans ta chambre; il m'arrive de bouger beaucoup quand je dors...

Evidemment cela n'était qu'une excuse; en réalité, seule la pudeur l'avait incité à décliner l'invitation.
Un autre petit détail aussi: elle se sentait barbouillée; peut-être aurait-elle besoin de se relever en pleine nuit et cela l'aurait dérangée de réveiller Josh.
En plus d'avoir souffert de malnutrition, l'adolescente était anorexique par refus de grandir, de voir ses seins pousser et ses formes s'arrondir comme les autres jeunes filles de son âge. Elle détestait tellement les adultes qu'elle ne voulait pas leur ressembler.
Elle avait énormément apprécié ce repas prit dans la joie mais à présent son corps regimbait, l'estomac n'avait plus l'habitude de malaxer de telles quantités et son cerveau lui criait: « tu as trop mangé, tu vas grossir et devenir une femme, c'est immonde ! » aussi savait-elle à l'avance que tout cela finirait aux WC à un moment donné, sans rien dire à l'homme, bien entendu !

Pour le reste, Malou n'osa pas insister. L'ami semblait vraiment fatigué, cela se voyait à son visage; elle aussi d'ailleurs, pourtant elle n'était pas rassurée: le verrouillage de la porte d'entrée avait été cassé au pied de biche; tout au plus avaient-ils réussis à tirer l'huisserie donnant l'impression qu'elle était fermée mais n'importe qui de vivant pouvait entrer.
Elle aurait bien aimé qu'il mette l'armoire devant mais cela aurait fait un tel déménagement qu'il aurait fallu plus d'une heure, elle n'allait pas lui demander cela. Et puis, passer pour une froussarde ne l'enchantait vraiment pas !
Pourtant, quand Josh lui annonça que personne ne se déplaçait la nuit elle fronça les sourcils.
Les gentils comme lui, les tranquilles ou les trouillards comme elle se mettait à l'abri dès le soleil couché, certes, mais les autres, les pillards, les mauvais, les fouteurs de merde, les violeurs et tous les individus peu recommandables sévissaient justement à ces moments précis !

Elle haussa les épaules et rassembla elle aussi ses affaires.
Après tout peut-être était-elle trop méfiante ? Il y avait tellement de raisons de devenir parano dans ce monde sens dessus-dessous...
Josh, lui, semblait décontracté; aucune inquiétude ne se lisait dans son comportement. Il avait bien plus l'habitude de la ville qu'elle; il n'y aurait aucun souci à se faire.

Bâillant à s'en décrocher la mâchoire, elle monta les escaliers, alla poser son sac à dos à côté de la pile de tee-shirts qu'elle avait mit de côté et se dirigea vers la chambre de l'enfant afin d'aider son ami à déplacer la literie.
Quand se fut terminé, elle enfila une chemise de nuit qu'elle avait trouvé, juste pour le plaisir et se coucha.
Quelle sensation merveilleuse... Des draps propres, une couverture bien chaude, un matelas moelleux à souhait...!
Tous les ingrédients étaient là pour se détendre comme un chat sur un coussin de velours !

Elle n'eut pas à attendre longtemps avant de percevoir les légers ronflements indiquant que Josh s'était endormi.
Tout doucement elle se releva et se dirigea vers la salle de bain afin d'y faire ce qu'elle avait prévu: rendre dans la cuvette des WC ce que contenait encore son estomac.
La digestion ayant commencé depuis pas mal de temps, ce ne fut pas un moment agréable mais au moins c'était fait, elle ne ressemblerait pas à une dondon !
Elle se rinça la bouche, se glissa à nouveau furtivement entre les draps et s'endormit comme une masse.

Quel heure était-il quand elle entendit un drôle de bruit ? Elle n'en avait aucune idée.
Tournant doucement la tête vers la fenêtre, elle scruta au travers des persiennes et vit qu'il faisait nuit noire.
Raide, immobile, elle tendit l'oreille.
Rien.
Peut-être avait-elle rêvé ?
Elle s'installa sur son oreiller et se pelotonna afin de retrouver le sommeil quand elle entendit encore quelque chose, trois fois rien..
Cela faisait comme si quelqu'un fouillait au rez-de-chaussée en faisant attention de ne faire aucun raffut.
Quelqu'un était-il en train de voler leurs réserves ?
Inquiète, le coeur battant, elle s'assit sur sa couche en murmurant:
Josh ? Tu dors ?
Attendant une réponse, elle tendit le bras, attrapa sons sac, en sortit son rouleau à pâtisserie et la bombe lacrimogène au moment où elle entendit quelque chose tomber; cela venait de la cuisine; il y avait quelqu'un, c'était certain !
Josh ? Répéta t-elle un peu plus fort, complètement angoissée.
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