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 Our battle is not yet done- Riley

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 19:08


Riley Amara Washington
33 ans • Américaine • Militaire • Travelers

i've got a war in my mind

Riley est assurément une femme de caractère. Véritable force de la nature, elle s’est toujours battue pour ce qu’elle voulait, quitter sa famille, l’armée. Battante, elle n’est pas de ceux qui se sont cachés lors de l’épidémie, bien au contraire, elle a voulu se trouver au plus près de la population. Les hommes fuient ce genre de femmes pour une relation sérieuse, au combat c’est bien d’avoir affaire à une dure à cuire mais dans la vie de tous les jours c’est une autre histoire, ne pas avoir d'hommes dans sa vie, ou du moins ses relations peuvent se compter sur les doigts d'une main ne lui a jamais posé le moindre problème, pourtant maintenant qu'elle se retrouve seule dans les rues, elle aimerait parfois avoir un peu de compagnie.

Courageuse. Depuis son plus jeune âge, Riley a toujours aimé se dépasser, aller au-delà de ses limites. Face aux zombies, elle essaie de ne pas montrer de pitié et ne fuira jamais un combat. D'ailleurs, la seule fois où elle ait fuit c'est en quittant le lycée Garfield après la révolte des civils. Elle le regrette aujourd'hui. Altruiste. Si elle s'est d'abord engagé pour l'armée, ce n'est pas pour l'amour des armes, elle voulait se rendre utile, aller aider son prochain et surtout ne pas devenir comme le reste de sa famille, celle qu'elle a choisi de fuir en entrant dans l'armée.Sincère. Une des choses qui lui tient beaucoup à cœur. En réalité peu de personnes sont capables de sincérité, Riley essaie de l'être, dans les bons comme les mauvais moments. Pour elle ce n'est pas seulement dire tout ce qui lui passe par la tête ou bien toujours dire la vérité, mais c'est aussi montrer par ses actions qu'on peut avoir confiance en elle. Organisée. Parce que d'aussi loin qu'elle se souvienne elle a toujours détesté que ce soit le chantier autour d'elle. Chaque chose a sa place. Encore aujourd'hui, ranger ses affaires lui donne l'impression que le monde n'a pas changé.Volontaire. C'est, du moins, ce qui était écrit sur sa feuille de renseignements, après avoir fait ses classes. Toujours prête à partir en missions, dynamique, elle déteste l'inaction. Dès l'épidémie révélée au public, elle s'est portée volontaire pour aller aider la population, se rendre sur le terrain. Débrouillarde. Se débrouiller par elle-même pour ne pas dépendre des autres, en tant que militaire cette qualité lui a été de nombreuses fois bien utiles. Encore plus lorsqu'elle s'est retrouvée seule dans les rues de Seattle.

Obstinée. Véritable tête de mule, elle sait ce qu'elle veut et comment l'obtenir. Une femme dans l'armée est parfois chose difficile, mais c'est grâce à son obstination, en partie, qu'elle a finalement réussie à s'y faire une place. Cynique. C'est sa façon à elle de rejeter les conventions, de se montrer détacher des motivations des autres tant qu'ils ne lui ont pas montrés leur véritables valeurs pas des actions. L'armée est la seule administration en qui elle ait eu confiance, les autres n'étant attirés que par l'argent, quitte à en faire payer la population…Elle a toujours été sceptiques à la bonne foi du gouvernement et des médias depuis la révélation de l'épidémie. Impulsive. Courageuse, elle l'est, parfois même un peu trop, elle a cette tendance à vouloir agir avant de réfléchir, à lutter contre le feu par le feu. Intransigeante. Avec elle-même, aussi bien qu'avec les autres, elles ne supportent pas les concessions, tout simplement parce que si on veut quelque chose on doit aller jusqu'au bout des choses, même si parfois cela nous semble désagréable. Elle n'a jamais supporté la faiblesse d'esprit. Sombre. Elle le sait qu'au fond elle a une part d'elle-même qui est sombre. C'est certainement ce qui l'a poussé à suivre aveuglément le général Moore, du moins jusqu'à sa fuite. Réservée. Pas du genre extravertie, Riley n'est pas cette fille que vous auriez pu voir en plein déhanché sur une table de bar, elle ne parle pas d'elle facilement et n'aime pas parler de ses problèmes, parce que n'est-il pas vrai qu'il y a toujours plus grave ailleurs. Elle se considère déjà assez chanceuse d'être encore en vie.

and blood on my hands


Une silhouette élancée et musclée, Riley c'est ce genre de fille qu'on a pas vraiment envie de chercher rien qu'en l'apercevant au coin de la rue. Elle est jolie pourtant, belle pour certain avec ce visage plutôt fin, ses yeux bleus océans et sa longue chevelure blonde qu'elle tresse le plus souvent. Ses années dans l'armée lui ont donné ce physique sportif, que peu de jeunes filles désirent, elle n'est pas de ce style à s'admirer dans une glace ,mais elle sait qu'elle peut compter sur son endurance pour s'en sortir dans un combat. Elle a quelque cicatrice aussi, vestiges de son passé dans l'armée ,mais aussi de la vie difficile que l'humanité a depuis ce virus.

Il fut un temps où elle portait de jolies robes, des vêtements qui la mettaient en valeur, de beaux bijoux, de petites chaussures vernies...c'était il y a bien longtemps et elle n'a jamais éprouvé le moindre regret de cette vie fait de strass et d'argent. En rentrant dans l'armée, elle a opté pour le style rangers, pantalons kaki et tee-shirt et même lorsqu'elle était en perm, elle ne changeait guère de tenue. Aujourd'hui, elle a toujours sa tenue de militaire qui commence à sérieusement tirer la tête, mais avoir de bons vêtements est le dernier de ses soucis, rester en vie est déjà chose compliquée alors de quoi se changer...

Elle a toujours sur elle ce couteau, qu'elle a eu à son arrivée dans l'armée, il commence à être un peu usé à force d'être utilisé, elle le porte à la taille. Elle a aussi ce bon vieux sac à dos militaire, ceux avec des poches de rangement un peu partout. Elle a tout ce qui lui appartient dedans. Et tout ce qui lui appartient consiste en une arme, un Beretta 92 et quelques munitions, une vieille couverture, sa veste militaire, une vieille couverture bien mal en point.


a storm is coming


Washington. Nom assez répandu aux Etats-Unis. Classique, pur produit américain. Pourtant, c'est ce nom et tout ce qu'il implique qu'elle fuira une fois l'âge de s'engager atteint. Née avec une cuillère en argent dans la bouche, elle ne s'est jamais vraiment sentie à sa place dans cette famille. Premier enfant, elle aurait dû logiquement hériter de la direction de l'entreprise familiale. La Washington Company, spécialisée dans l'import-export de marchandises depuis des générations entières. Mais participé aux soirées mondaines, donner de l'argent pour ce faire bien voir n'a jamais vraiment été du goût de Riley.

Riley Amara Washington est née un jour de novembre il y a 33 ans dans la ville de New-York, le 16 décembre 1983.  Dans toute autre famille, la naissance aurait été perçue comme le fondement d'une famille, un nouveau départ, la plus belle chose qui puisse exister. Mais pas chez les Washington. Du moins, bien sûr qu'avoir un enfant était pour eux un réel bonheur ,mais ce n'était pas la seule raison, il leur fallait un héritier, quelqu'un qui reprenne le flambeau familial tôt ou tard. Il n'était évidemment pas question de confier l'entreprise  à n'importe qui.

Une enfance de princesse, voilà ce qu'elle a eu. L'entreprise se trouvait dans le Financial District à la pointe sud de Manhattan, à quelques pâtés d'immeubles de la grande bourse de New-York, mais la famille vivait plus loin, dans l'Upper East Side, à savoir le quartier riche de New-York ,celui où il faisait bon vivre, ce même quartier qui a connu les grandes fortunes des Etats-Unis. Il est vrai qu'elle n'a jamais manqué de rien et que ses parents l'ont dès son plus jeune âge gâté.  Petite, Riley était très coquette, comme bien des petites filles, elle aimait les robes, le rose et jouer à la poupée. Pour ses cinq ans, elle en a même eu une sur-mesure, un vrai bijoux.  Mais ce qu'elle aimait particulièrement c'était les rubans pour attacher sa longue chevelure blonde.

26 juin 1994, Conservatoire de musique. « Melle Washington, les pigeons sont-ils plus intéressants que mon cours ? ». Riley se redresse immédiatement quand cette voix froide résonne. « Non, Mme Woods, veuillez m'excuser ». Elle n'avait jamais aimé cette femme, elle était acariâtre et froide. Deux fois par semaine elle la voyait et c'était à peu près toujours la même rengaine. Pourtant, elle avait essayé de faire des efforts. Vraiment. Mais le violon ce n'était pas pour elle. Elle ne supportait plus de rester assise à rien faire. Elle continuait pour faire plaisir à sa mère et puis à 10 ans on n'a pas toujours le choix. Quand elle voyait le soleil brillé dans le ciel à travers les fenêtres du conservatoire, elle ne pouvait s'empêcher de regarder l'extérieur et bien souvent elle finissait par se perdre dans ses pensées ce qui avait toujours eu le don d'agacer profondément sa professeur. Mme Woods, qui lui donnait encore moins l'envie de jouer. De la batterie à la rigueur, c'est puissant, ça bouge ,mais du violon…elle s'ennuyait ferme.

12 avril 1999, Upper East Side, Dalton School. « Riley ! Riley revient ici ! ». La mère rattrapa la fille qui venait de sortir de la salle de danse en courant. Riley se retourna vers sa mère, la colère se lisait sur son visage juvénile. « Non maman. Je n'y retournerai pas. Je n'irais plus danser pour la seule et bonne raison de te faire bien voir du monde. Je n'ai jamais aimé cela et tu le sais ,mais non tu ne penses toujours qu'à toi... et bien ce n'est pas ça être parent ! ». Elle était allée trop loin maintenant pour faire marche arrière. Toutes ces filles de bonnes familles hautaines et méprisantes, elle ne les supportait plus. Cela faisait déjà plusieurs fois que la jeune fille séchait ses cours de danse, la prof avait fini par appeler sa mère pour voir si Riley était malade, il n'en était rien. C'est son père qui l'avait couvert. Il y a maintenant trois semaines, elle avait vu ce reportage sur les militaires et leurs entraînements. Dès les premières images de ces hommes en treillis, armés, descendant d'un hélicoptère, elle avait été fascinée. Elle voulait être forte comme eux. Elle voulait aller sauver le monde comme eux, voyager, partir, fuir…tout cela en même temps. Mais elle n'avait que 16 ans, elle devrait attendre encore quelques années avant de pouvoir vivre sa vie comme elle l'entendait. Et puis surtout après la boxe, il y avait cette association qui venait en aide aux sans-abris, elle ne loupait aucun de leur rendez-vous pour distribuer les repas. Là-dessus aussi elle avait dû mentir à sa mère, prétextant qu'elle passait du temps avec des filles de la danse pour s'entraîner un peu plus. Et bien là encore c'est son père qui l'avait couverte, mais en échange elle lui avait promis de dire la vérité à sa mère, plusieurs fois à table elle avait essayé de tout lui dire, sous les regards insistants de son père, mais elle ne s'était pas encore lancé. Elle savait qu'elle serait sa réaction. Sa mère n'approuverait jamais, parce que pour elle, chacun méritait ce qu'il avait. Cette phrase avait toujours fait rire la jeune fille, venant de sa mère, qui n'avait jamais travaillé de sa vie par le seul fait d'être née dans une famille bourgeoise. L'argent n'avait jamais attiré Riley. Elle n'avait que 16 ans ,mais déjà elle essayait de devenir cette personne adulte, altruiste. « Me traiterais-tu d'égoïste ! Nous t'avons éduqué, tu as des vêtements, de l'argent, un compte en banque déjà bien rempli et… ». « Et tu ne comprends pas. Ce n'est pas de ça que je veux. Je veux simplement que papa et toi me laissiez faire ce dont j'ai envie. Tu sais bien que je n'ai jamais aimé la danse ! ». Le contact n'était jamais réellement passé entre mère et fille. Longtemps, Riley avait fait tout ce qu'on lui demandait, après tout n'était-on pas censé être reconnaissant de nos parents ? Mais aujourd'hui toute tentative de conversation semblait définitivement rompu, surtout lorsque sa mère lui répliqua que ce n'était pas digne d'une héritière ni d'une jeune fille de bonne famille. Riley se souvient d'avoir secoué la tête, déçue, elle aurait tant voulu que sa mère la comprenne. « Je suis désolé maman. Désolé de ne pas vouloir être la princesse que tu attendais tant, désolé de ne pas vouloir porter des robes Chanel lors de tes galas de charité qui ne servent plus de bénéfices qu'autre chose et désolé de ne pas vouloir reprendre une entreprise qui se fait de l'argent sur le dos de ses salariés ! ». Elle avait presque crié ces derniers mots avant de faire volte-face. « Mon cours de boxe m'attend et que tu ne sois pas d'accord n'y change rien ».

21 juin 2002, Upper East Side, résidence des Washington. « Où étais-tu passé ? Tu as loupé la soirée, ta mère était triste que tu ne sois pas venue ». La tête blonde lève les yeux au plafond à ses paroles, vêtue d'une tenue de sport, encore toute transpirante, elle était en parfait opposé avec l'homme qui venait de parler. Son père. Le visage impérieux, un costume hors de prix, le parfait homme d'affaire. Pourtant, de ses deux parents, Riley avait toujours été plus proche de son père. Chaque jour qui passait, elle décevait un peu plus sa mère, elle en était consciente, mais elle ne voulait pas devenir la réincarnation de la jeunesse perdue de sa mère, qui depuis quelques années maintenant avait compris qu'elle n'aurait pas cette fille, danseuse et musicienne, élégante, raffinée, toujours apprêtée, non elle avait dû abandonner ce rêve. Il semblait bien loin ce temps ou Riley aimait les jolies robes roses et adorait plus que tout coiffer ses poupées. « J'étais au sport » lui répond-elle. Elle garde pour elle le fait que ce soir était le jour de cette compétition si importante pour elle, qu'elle s'était entraînée pendant des mois et des mois et qu'elle venait de perdre. Elle avait envie de pleurer, mais se retient. Quand elle avait arrêté la danse classique pour la boxe, peu après cette dispute avec sa mère, ses parents avaient bizarrement cessé de venir la voir. Elle trouvait un refuge dans ce sport, un bon moyen de se défouler. Elle aimait sentir l'adrénaline lui monter dans les veines quand elle était sur le ring, cette sensation de dangerosité. Une fois seule dans les escaliers, elle laisse libre cours à son émotion, son père n'a rien répliqué, se contentant d'un baiser sur le front. Montant les marches, la jeune fille, âgée de 18 ans, alla frapper à la porte de la chambre de son frère. C'est les yeux encore endormis que le jeune homme lui ouvrit, un sourire se dessina immédiatement sur ses lèvres. « Le retour de la guerrière !!! » . Elle se jeta dans ses bras, laissant libre cours à son émotion. Elle ne se montrait jamais aussi émotive face à ses parents, voulant toujours leur montrer cette image de fille forte et indestructible. Son frère, était la seule personne qui comptait vraiment à ses yeux. A vrai dire, elle l'admirait beaucoup et lui en faisait de même. Elle se demandant comment un être pouvait être si bon, si aimable et si gentil, surtout face à ses parents et lui rêvant parfois d'être aussi fort et indépendant qu'elle, d'être si libre. Là où Riley avait échoué à être l'enfant parfait, répondant aux moindres désirs de ses parents, lui était l'incarnation du futur héritier modèle. Son frère, un an plus jeune qu'elle pourtant ne l'avait jamais laissé tomber, comprenant d'une façon que leurs parents ne le feraient jamais les désirs de sa sœur.

4 mars 2005. New-York. Bureau de recrutement de l'US Army, Manhattan. Elle se souvient encore de ce jour où elle a passé la porte du bureau de recrutement de l'US Army peu après ses 21 ans. Du regard interloqué du recruteur quand elle a lui a dit qu'elle voulait être sur le terrain. C'était l'infanterie ou bien rien. Elle était décidée et rien ne pourrait plus la faire changer d'avis, ni sa famille, ni de petit-ami, encore aurait-il fallu qu'elle en ai un. C'est sans une pointe d'hésitation qu'elle signa en bas du contrat d'engagement. Ses classes commençait dans quatre mois ce qui lui laisserait le temps de s'entraîner. Elle avait choisi la 1ère division d'infanterie de l'US Army parce que leur devise était une source d'inspiration, ces quelques mots lui parlaient bien plus que n'importe quel discours : « No mission too difficult, no sacrifice too great-Duty first ».

23 février 2006. Kansas Seul son père et son frère sont venus le jour de son incorporation, sa mère étant soi-disant souffrante. Elle était heureuse de les voir, surtout son frère. Elle était heureuse de voir l'homme qu'il était en train de devenir et il ne lui faisait aucun doute qu'il deviendrait un bon avocat. Sa place était déjà toute trouvée dans l'entreprise familiale. Cette incorporation c'était la récompense pour ses plusieurs mois de classe. Elles étaient seulement deux femmes dans la promotion et autant dire que ça n'avait pas été tous les jours de tout repos. Il y avait meilleur qu'elle, mais elle était plutôt contente de ses résultats. Elle sera affectée à la 4ème brigade, « Wings of victory ». C'était en plein été et le soleil chauffait le centre de la place d'arme. C'est qu'il faisait chaud à cette époque de l'année dans le Kansas. La division se trouvait à Fort Riley, dans le Nord de l'état. C'était peut-être un signe qu'elle porte le même nom que le lieu de la cargaison.

06 décembre 2006. Quelque part en Afghanistan. C'est ainsi qu'elle se retrouve quelques mois plus tard sous le feu ennemi. Le soldat Washington peut sentir tous ses membres en tensions, son cœur qui bat fort dans sa poitrine. Aucun entraînement ne pouvait les préparer à ça. Elle regarde ses camarades dans le blindé. Puis la porte s'ouvre. Ce n'est plus le moment de cogiter. Sa mission : sécuriser un village afghan, qui s'est déjà fait attaquer par deux fois. Ils se déploient rapidement dans la zone, elle doit sécuriser le côté est pendant que d'autres entrent dans le village. Les montagnes les entourent, l'ennemi, les talibans, peut se trouver sous n'importe quelle pierre. Puis des coups de feu résonnent.  Ils se mettent à couvert immédiatement.

11 septembre 2010. Kansas Ces quatre premières années dans l'armée étaient passées si vite. Dans sa chambre, elle regarde quelques instants son uniforme avant de l'enfiler. Elle coiffe ses cheveux en tresses, comme elle a toujours eu l'habitude de le faire. C'est sa mère qui lui avait montré comment faire, elle lui en faisait depuis son plus jeune âge. La cérémonie commençait bientôt, elle quitta sa chambre pour se rendre sur la place d'arme. En marchant, elle repense à cette terrible journée il y a 9 ans, elle se souvenait de ces images à la télévision de deux tours tombant. Ces images avaient accentuées son désir de rejoindre les rangs de l'armée pour protéger son pays.

22 novembre 2012. C'est durant cette mission qu'elle obtiendra une lettre de félicitations pour acte de bravoure ainsi que la possibilité de passer chez les sous-officiers. Tout c'était passé si vite, elle n'avait pas eu le temps de réfléchir entre le moment où un des soldats devant elle c'était écroulé, touché par une balle et celui où elle courait vers lui. Parce que s'il y a bien une chose dont elle se souvient de ses classes, c'est de son chef leur dire qu'on abandonne jamais un camarade. Elle n'avait pas fait ça pour obtenir une quelconque récompense, elle aurait fait un autre métier dans ce cas. A partie de ce jour-là, le regard des autres soldats à changer aussi, elle n'était plus seulement une femme parmi-eux, elle faisait partie du groupe.

9 mai 2016. Bureau du Colonel Youston. Riley frappe trois coups à la porte. « Entrez. » Elle ouvre cette porte, le cœur battant, elle ne sait pas très bien pourquoi elle vient d'être convoqué, elle se met au garde-à-vous sur le bas de la porte.  Il ne lui semble pas avoir fait du mauvais travail ces derniers temps pourtant. « Master Sergeant Washington, 4ème brigade, section 2, à vos ordres mon Colonel. » « Repos Sergent. Asseyez-vous. »Elle enlève sa casquette. Le silence qui tombe paraît durer une éternité. « Et bien Sergent… »

Son sourire ne se dessine qu'une fois ressortie du bureau. Elle ne s'attendait pas vraiment à ça. Mais elle avait accepté. Elle devait encore passer quelques tests avant d'être promu second lieutenant. C'était une belle opportunité et elle ne comptait pas la laisser passer. Avant elle devait encore partir en mission.

 



on the highway to hell


Octobre 2015.
Elle revenait à peine de mission. Un soir au réfectoire, un soldat a lancé ce sujet. Des agressions sordides avait lieu depuis quelques jours dans la ville de Seattle. A vrai dire, sur le moment elle n'y prêta guère attention. Une mission dans un pays en guerre vous marque à jamais, des agressions lui semblaient bien peu en comparaison de ce qu'elle venait de vivre. Les gens en général semblait toujours surpris que la violence existe en bas de chez eux, ils pensaient que ce genre de choses restait loin, dans les pays plus pauvres, ce qui était stupide ,selon elle. Enfin, il en est qu'elle continua de vivre comme si de rien n'était les jours qui suivirent. Jusqu'à cette date. Elle venait de retourner à New-York, voir son frère pendant sa perm de quelques jours. Le 13 octobre 2015. Plusieurs voitures de police passèrent à vive allure. Une certaine agitation régnait dans la ville. Elle a fini par s'arrêter dans un bar et voit tous ces regards fixés sur le petit écran. Elle ne comprend pas de suite la gravité de la situation, des morts étranges, de la drogue, un hôpital en quarantaine, un virus. Un virus mortel à Seattle, en pleine ville américaine pourtant un pays développé. C'est comme si le boulot débarquait à la maison.

Quelques jours plus tard, elle est sur le pied d'alerte. L'ordre de mission vient de tomber pour son régiment. Protection d'une zone de quarantaine à Seattle. La plupart pensent que le virus finira par être anéantie, après tout, le pays dispose des meilleurs chercheurs et des technologies les plus performantes au monde. Quand ils arrivent, c'est une ville au bord du chaos qu'elle trouve, des pancartes de contestations apparaissent ça et là, certaines maisons commencent à être barricadées. La situation est bien pire qu'elle ne l'imaginait.

Ils repoussent les personnes qui s'agglutinent devant les barrières, la major qu'elle est alors essaie de faire de son mieux, elle n'a pas la formation pour, mais repousser ces personnes qui cherchent seulement des réponses la mettent mal à l'aise. Elle pense à sa famille et le soir même s'assure que tout le monde va bien. Elle s’assoit pour téléphoner à sa famille, elle a demandé l'autorisation d'emprunter le téléphone dans la tente des officiers. Les autres lignes sont toutes surchargées. Le stress monte lorsqu'elle entend les premières sonneries. C'est son frère qui répond. Sa mère est tombée malade elle aussi, elle a attaqué son père. Ils étaient partis à l'hôpital il y a quelques jours, le médecin lui ayant assuré qu'ils finiraient par trouver la cause de leur maladie. Elle lui fait alors la promesse de venir le chercher une fois que toute cette histoire se terminera...

"Vous tirez à vue! C'est un ordre". Pour Riley c'est difficile de comprendre comment en quelques jours la situation peut devenir à ce point catastrophique, la loi martiale vient d'être déclarée, la mission Emerald lancée et eux voilà l'ordre qu'ils reçoivent. Comment peut-elle tirer sur des civils? Ce n'est pas ce pourquoi elle s'est engagée. Pourtant elle s'exécute. Les nouvelles tombent petit à petit, ce n'est pas seulement la ville qui serait touchée, des vagues de paniques, des réseaux saturés.

"Parmi ici Madame, suivez le caporal Scott!". Riley tente de faire du mieux qu'elle peut, d'essayer de rassurer tous ces visages inquiets en donnant des solutions, mais elle se doute que ce n'est qu'une dans des fins de rassurer.

Novembre 2015.
Le camion passe la porte du Garfield High School, le QG du chef de la mission. Il passe les barricades pour arriver enfin dans l'enceinte de la base. L'endroit commence à s'organiser. L'humanité n'a pas totalement disparu et elle compte bien faire partie de ceux qui survivront à l'hiver. Il est préférable de rester groupé. Le plus difficile sera de faire en sorte que tout le monde suivent les ordres, mais si les Hommes veulent survivre à ce virus, chacun doit faire des sacrifices.

Elle s'occupe de surveiller un morceau des barricades, arme à la main, ils arpentent le mur, constamment sur leur garde.

Décembre 2015.
L'espoir de voir la situation s'améliorer disparaissait peu à peu de son esprit. Elle avait cette impression que personne ne pouvait vraiment venir en aide à toutes ces civils avec eux, tout ces innocents. Riley suit les ordres du général sans broncher, elle a confiance en cet homme, elle se dit parfois que les ordres sont un peu injustes envers les civils, mais il en est qu'elle ne fait rien.

Plus tard, elle se dira qu'elle aurait dû réagir. Elle a refusé de voir la situation empirer à l'intérieur du campement. Elle sait pourtant que eux, les militaires, ils ont parfois plus à manger. Plusieurs fois elle en reprend entrain de se moquer ouvertement des civils, de ceux qui méprisent toutes ces personnes avec leurs armes.

Février 2016.
Riley voit leurs regards emplis de colère. Les civils n'ont plus confiance en eux. Ils sont allés trop loin, elle en est consciente ,mais le général ne semble pas de cet avis. Pour la première fois de son existence, elle doute. C'est comme tout ce en quoi elle avait toujours cru venait de s'effondrer. N'étaient-ils pas censés tous les protéger et le général veiller sur tout ça ?

Puis tout bascule le 20 du mois. Surprise, elle l'avait été face au renversement si soudain et violent, qui n'était pas si inattendue que ça en y repensant, ce n'était que la suite logique de leur colère. Elle ne cherche pas à se protéger en tuant le plus de civil possible, elle voit autour d'elle certains de ces camarades tomber tout comme bon nombre d'autres personnes. La panique l'envahit. Elle ne veut pas mourir de cette façon, pas après avoir survécu à l'hiver, alors elle fait ce qu'elle pense être le mieux. Elle fuit alors que les coups de feu résonnent encore derrière elle. Elle en voit d'autres qui comme elle quittent le camp...

Elle ne s'arrête de courir qu'une fois revenue dans la ville. Essoufflée, elle reste sous le choc pendant quelques heures, trop abasourdi par ce qu'il vient de se passer. Pour la première fois depuis le conflit elle se retrouve seule face au danger, munie simplement de son pistolet et d'un couteau, sac sur le dos. Elle pense à son frère, elle se demande s'il est encore en vie ou si elle n'a réellement plus aucune famille sur Terre. C'est là qu'elle commence à réellement survivre, seule.

Mars 2016. La nuit tombe sur la ville. Ils ont trouvé un petit abri de fortune. Elle ne fait pas confiance à ses hommes, certains étaient assez proches du général Moore et ont participé de très près au mauvais traitement des civils. Elle hésite pourtant à les laisser. Se retrouver seul semble bien dangereux maintenant qu'elle voit l'état de la ville. Mais elle ne se sentait pas bien avec eux. C'est comme dans tous ces films, des voitures abandonnées dans les rues, comme toute civilisation s'était brutalement arrêtée. Ils ont croisé quelques rôdeurs, mais leurs armes souvent dissuadent toute attaque. Puis un jour cette vieille voiture leur est passée devant. Certains ont vu là l'espoir de pouvoir se déplacer plus vite et même possiblement de quitter la ville dans l'espoir de retrouver un autre camp quelque part. La réaction de certains militaires fut sans appel, avec leurs armes il était facile de prendre la voiture. Elle a essayé de s'interposer mais c'est bien vite retrouvé avec une arme pointée sur elle. Tout ce qu'elle sait après c'est qu'ils sont montés dans le pick-up et qu'elle a refusé de venir avec eux.

Avril 2016. Assise dans cette maisonnette abandonnée depuis longtemps, un cadre dans les mains, elle le serre tellement fort que des bouts de verre lui abîment les mains. C'est par hasard qu'elle est rentrée dans cette maison, elle avait besoin d'un abri pour la nuit. Elle en avait plusieurs fois le tour, avait vérifié minutieusement chacune des pièces, son arme devant elle, prête à réagir au moindre mouvement mais rien. Les habitants avaient dû depuis longtemps quitter cet endroit pour rejoindre un des camps, peut-être même qu'ils n'étaient plus de ce monde. Pris comme tant d'autres par le virus. Il y avait deux chambres pour enfants, une toute rose et l'autre dans les tons orangés, une fille et un garçon très certainement. Elle n'aimait pas cet endroit, elle ne voulait pas penser à toutes ces vies gâchés qui contrastait avec la photo qu'elle avait dans les mains. On y voyait deux enfants courir au loin dans l'herbe, leur mère derrière eux, sourire aux lèvres. Elle avait la gorge et les yeux secs de ne pas avoir bu pendant plusieurs jours ,mais il est certain qu'elle aurait pleuré si elle avait pu le faire. Elle finit par s'allonger à même le sol dans leur salle de jeux. Elle ne voulait pas dormir dans une des chambres.

Juin 2016. Cette solitude elle n'en pouvait plus. Depuis plusieurs mois maintenant elle n'a parlé à personne. Elle avait essayé de se parler à elle-même, de parler aux murs, aux plantes, mais elle avait plus l'impression de passer pour une folle qu'autre chose même si personne ne l'entendait et puis qui lui en voudrait de devenir folle face à cette fin du monde.  Alors elle pensait pour passer le temps, à tout et n'importe quoi. Elle se répétait ses cours de l'armée, essayait de se souvenir des livres qu'elle avait lus. A son frère aussi, elle y pensait souvent, était-il en vie, mort…c'était même étrange de se dire qu'un jour elle avait eu une famille. Elle qui avait tant tenue à son indépendance par le passé donnerait beaucoup aujourd'hui pour ne plus être seule. Elle pense aussi beaucoup à tous ces civils d'Emerald, à tout ce qu'elle a fait de mal. Elle regrette aujourd'hui. Plusieurs fois elle a voulu y retourner, mais elle ne sera pas la bienvenue c'est certain.


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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 19:10

Bienvenue parmis nous Very Happy



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

Mes AnnexesDwight écrit en #6699cc
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 19:18

J'aime tellement cette actrice :smile52:
en tout cas, elle a un caractère que j'aime beaucoup ! bonne rédaction pour ta fiche et bienvenue surtout Smile



The solid ground begins to crack. I pulled her down and down and down. I lost my breath I thought I'd drown. White Knuckles. MM.
Spoiler:
 
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Maxine Preston
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 19:55

Bienvenue Riley !

Si tu as des questions, n'hésite pas Wink



- But I can't compete with the she-wolf,
What do you see in those yellow eyes ? -
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 21:07

Merci à vous!!!! :smile14:
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 21:11

Han mais ce choix d'avatar parfait !!
Bienvenue par ici et bon courage pour ta fiche :smile34:



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Jeu 16 Juin 2016 - 22:40

Bienvenue à toi ! Smile


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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MessageSujet: Re: Our battle is not yet done- Riley   Aujourd'hui à 11:21

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Our battle is not yet done- Riley

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