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 Les grands esprits se rencontrent

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Les grands esprits se rencontrent   Mer 8 Juin - 14:07

« Prêt ? »

Je regarde Stew avec un air malicieux. Moi j'suis prête là, super prête à faire des bêtises ho ho ho ! Parce qu'aujourd'hui c'est ravitaillement.
Alors on s'est fait tout beaux tout propres. J'ai mis mon plus beau gun à la cuisse – même si je suis loin d'exceller avec – et paré ma main gauche de ma plus belle machette, toute bien aiguisée de la veille avec une pierre chère à mon cœur puisque c'était un cadeau de mon partenaire. J'ai enfilé un treillis, même s'il fait de moins en moins frais, parce qu'on bouge bien la dedans et qu'ça protège de quelques p'tits bobos, puis j'ai terminé ma tenue ultra glamour avec une paire de rangos sales et déjà bien usées. Enfin, quand on a eu fini de se mettre sur notre 31 Stew et moi, on a quitté la chambre d'hôtel qui nous avait servi d'abri pour un jour ou deux, les restes de notre dernier cas dans un sac à dos.

On s'est traîné jusqu'à East Seattle. On s'était fixé ça pour destination depuis plusieurs semaines mais faut comprendre qu'y arriver à l'aide seulement de nos petits pieds, ça a pris du temps. Et finalement aux alentours de midi, quand on a commencé à sentir le soleil taper même à travers les nuages, annoncer que l'été approche à grands pas, on a enfin aperçu le quartier qu'on recherchait.
On est pas venu pour le supermarché deluxe, non. On a déjà fait ce genre de bêtises par le passé et l'expérience nous aura appris que : premièrement, c'est souvent les premiers lieux que les autres survivants ont pensé à dévaliser alors il reste que des miettes; deuxièmement, c'était souvent bien trop fréquenté par les cannibales pour les-dits survivants qui ont fini par grossir les rangs, laissant aux plus doués comme nous une belle armée de cadavres à dézinguer si on veut mettre la main sur les deux conserves de maïs qui se battent en duel au fond du bordel.
Alors non, East Seattle on y est venu pour visiter un peu les beaux quartiers. Pas pour s'installer avec notre chien et nos gosses, ça, ça risquait pas avant que l'invasion ne démarre à Seattle, et ça ne risque toujours pas même après. Non, on vient visiter les riches parce que, d'après un gars qu'on a croisé sur la route – et qui est même reparti vivant ! - ces couillons ont pour la plupart tout laissé pour se faire escorter par l'armée dans des camps de réfugiés. Et tout laissé ça veut dire aussi les voitures. Alors pourquoi est-ce qu'on fait tout ce chemin pour des bagnoles alors qu'il y en a la pelle sur les routes ? Bah parce que celles sur les routes, si elles y sont abandonnées c'est pas pour rien. La plupart du temps en étant chanceux y'aura un peu d'essence à siphonner mais c'est tout ce qu'on obtiendra. Autant tenter notre chance ici.
Puis si ça marche pas on pourra au moins dormir chez des riches, dans les super lits avec l'oreiller en satin et tout, ce sera fun. Et piquer leurs fringues ! Ça je sens que ça m'éclaterait.

Enfin bref, on est venu jouer un peu avec notre chance et rire un coup.
Pour le moment, le destin nous a pas spécialement souri, on est tombé sur des baraques aux portes défoncées déjà vidées de tout ce qu'il y aurait pu y avoir de cool. Mais là tout de suite, on va encore tenter un truc. La maison cette fois, elle a été un peu renforcée, mais y'a une fenêtre pour laquelle les planches sont tombées et ça se voit d'ici. Alors soit, ils sont plus là, soit ils sont pas trop regardant sur leur sécurité finalement. C'est du pareil au même, on va s'incruster quoi qu'il en soit.  

Aussitôt que Stew me donne le top départ, je file auprès de la fenêtre, retire ce qu'il reste de morceaux de bois encore fixés et ouvre un passage. J'ai pris l'coup de main et ils ont des fenêtres de merde ici. Ni une ni deux, on est dedans, et comme d'habitude on se sépare pour couvrir un max de surface et progresser vite, l'important c'est juste de raser les murs pour limiter les angles morts.

« Putain Stew ! », je lance d'un coup à travers la maison, mi-audible, mi-discrète quand même. Ça ne fait qu'une seconde qu'on s'est quittés, 'doit pas être bien loin. « Y'a une femme et des gosses. » je murmure en l'entendant revenir. « Tu vas rire... »

J'ai des yeux ronds et le poing serré autour de ma machette. Parce que ça pue peut-être pour nous. Mais en même temps, j'sais pas pourquoi. J'trouve le spectacle marrant et j'peux pas m'empêcher de pouffer avant d'ajouter : « Quelqu'un les as déjà tout collés au Chatterton, r'garde ! »

On est visiblement pas les seuls à avoir voulu jeter un œil. À moins qu'ils ne soient là depuis plusieurs jours. Mais à première vue, on dirait pas qu'ils se portent si mal.
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Stewart A. Jenkins
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MessageSujet: Re: Les grands esprits se rencontrent   Mer 15 Juin - 12:13

« Depuis qu'j'suis né. » Répondit crânement Stewart à sa partenaire en réassurant sa prise sur sa machette.

Cette fois, ce serait la bonne, il le sentait. Et ça devait l'être. Il en avait plus qu'assez de tomber sur des piaules vides de tout ce dont ils avaient besoin. Ah, si seulement le monde tournait encore comme avant, ils seraient devenus aussi riches que les proprios, avec tous ces objets de valeur laissés à l'abandon, mais non, maintenant, ce qui valait de l'or, c'était la bouffe ou les médocs. Adieu écrans plats, bijoux hors de prix et consoles nouvelles générations... Bonjour les conserves et les Dolipranes. Son côté matérialiste pleurait ces opportunités manquées. Enfin, avec la sainte qu'il avait avec lui, il n'aurait de toute manière pas pu enfourner la moindre petite bague dans une de ses poches sans se prendre un sermon d'une heure.

Allez, pas de blagues, c'est le moment d'avoir la tête dans le jeu.

Stewart ne comptait pas repartir bredouille du quartier des riches,  pas après tout le chemin qu'ils s'étaient tapé. Il n'était toujours pas fana de la marche à pied, même pas après tout ce temps. Y'avait bien que deux avantages à ça, c'est qu'ils pouvaient siphonner tranquillement des bagnoles et que les morts ne les repéraient pas lorsqu'ils s'y prenaient bien. Il s'agissait d'être discret comme un chat... Et encore, les pauvres bêtes devaient s'être faites bouffer elles aussi. Il avait vu pas mal de cadavres traîner sur les trottoirs, sans parler de ceux d'autres animaux. Il ne voulait même pas penser ce que pouvait donner comme image le zoo de la ville maintenant.

Espérons que cette fois sera la bonne...

Marre des maisons déjà vidées. Celle-ci, il ne repartirait pas de là les mains vides, que ce soit avec un truc con ou non. Il prendrait ce qui lui plaisait, tant pis, ça fera un souvenir. Jackie passa devant, Stewart fit un tour complet sur lui-même pour s'assurer que rien d'autre qu'eux ne soient proche du lieu bientôt dévalisé. Se faire prendre par derrière couillonnement par des morts parce qu'il les aurait raté dans le paysage, ou pire, par des richous trouillards restés à la traîne, ça le foutrait en rogne. RAS. Parfait.

Il se faufile à la suite de sa partenaire souplement, grimaçant à peine lorsque sa cicatrice dont il s'est décidemment très mal occupé le tire. Faudra voir à pas trop faire d'exercices de souplesse non plus, ce serait bien que ça tienne cette fois-ci, y'en a marre de se charcuter soi-même. Ils suivent leur méthode habituelle, qui a suffisamment fait ses preuves maintenant. Stewart, rapide et efficace, allait s'élancer vers la cuisine sans attendre lorsque Jackie lui coupa l'herbe sous le pied en l'interpellant discrètement. Quelque chose à voir apparemment... Et voilà que Jackie se met à rire. Faut dire que le spectacle a quelque chose de comique, c'est vrai, Stewart doit bien le reconnaître. Mais ça ne lui donne pourtant pas envie de rire. Qu'est-ce qu'ils foutent attachés là ces vivants ? Il donne un petit coup de coude dans les côtes de la jeune femme, lui intimant de se reconcentrer.

« Faut qu'on se tire, Jackie, et vite. S'ils sont encore vivants, c'est qu'il y a un truc louche qui se trame. Je veux pas être là lorsque le fin mot de l'histoire s'ra donné, capiche ? On bouge, on prend ce qui reste, et on se tire. » C'est une explication concise comme il les aime. Indifférent au sort de la femme et des enfants, Stewart reprend son élan vers la cuisine, se faisant aussi discret qu'une ombre. En général, c'est toujours là qu'on retrouve les gens... Il ne faudrait pas non plus les alerter tout de suite. Silencieusement, il jeta un coup d'oeil dans la pièce en entrebaillant la porte, prêt à n'importe quelle éventualité. Mais rien. Il entrouvrit davantage la porte, toujours rien. Alors il fit ce pourquoi lui et sa partenaire étaient venus. Il fit une véritable razzia sur ce qui restait de nourriture consommable, en laissant tout de même quelque chose pour les gens qui occupaient cette demeure, les leçons de morale de Jackie ayant fini par porter leurs fruits. Et puis bon, voler le pain de simples gosses... Non, ça il ne pouvait pas. Il prit donc ce dont lui et Jack avaient besoin, et rien de plus. Pas d'extra cette fois-ci.

En sortant de là, il rasa les murs jusqu'à la fenêtre par laquelle ils s'étaient introduits et y attendit sa blonde, tournant et retournant son arme dans sa main. Le spectacle de la famille scotchée l'inquiétait. Il ne voulait vraiment pas rester. « Dépêche-toi Jack... J'aime pas ça du tout... » marmonna-t-il entre ses dents serrées, les nerfs à vif. Quelque chose allait leur tomber dessus, il le savait.
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Luke G. Hugh
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MessageSujet: Re: Les grands esprits se rencontrent   Dim 19 Juin - 19:42

Celui là, il avait bien mal choisi son jour pour se frotter à la gueule d'ange. Une dégaine à en vomir, l'ouvrier subissait tout juste une tentative de pillage. Et encore tentative était un bien grand mot puisque le petit homme qui lui faisait face avait une chance sur 1 million de lui soutirer quoique ce soit. Mais apparemment, le gamin avait une détermination sans faille. Un poignard à la main, la menace se faisait sentir jusqu'au entrailles du bonhomme.... Grosse blague.

Aller, dépêche, donne moi tes armes et tout ce que t'as d'utile. Grouille ou tu sais pas ce que je vais te faire.

Ca des menaces ? Des chamailleries de gosses dans une cours d'école plutôt, ça sonnait tellement mieux que des menaces en ces temps d'apocalypse. Luke leva légèrement les mains et le regarda, un air faussement apeuré sur le visage.

Ok, ok gamin. Pose ça et j'te donne tout c'que tu veux. C'est dans mon sac là.

Une lueur d'espoir traversa le regard de l'apprenti agresseur ce qui lui fit rapidement baisser sa garde. Mais quel novice de bas étages. Le gaillard esquissa un geste sûrement trop rapide au goût du gamin qui remonta sa main et laissa couler le sang de l'avant bras de sa victime. L'ouvrier recula par réflexe inné et observa sa blessure. Un sourire machiavélique naquit sur sa tronche de connard. Le déclencheur qui lui manquait pour péter un câble venait de se produire. Le bonhomme ferma le poing, laissa tomber son sac et décocha une droite qui envoya valser le môme contre le mur deux mètres en arrière. Grosse erreur gamin. TRES GROSSE. Ne jamais chauffé un Luke qui se contrôle depuis plusieurs jours pour ne pas envoyer tout péter. D'un air féroce, la gueule d'ange s'approcha pour le surplomber alors que le jeune homme se frotta la mâchoire en paressant menaçant.

Tu t'prends pour un grand ? Avoir un couteau, ça fait pas de toi quelqu'un capable de m'en foutre une. T'as cru que t'avais une chance ? Va plutôt essayer de violer un pigeon, t'y arriveras mieux !

Jamais le jeunot n'aurait dû réagir. Surtout pas en lui crachant dessus. La mâchoire du bonhomme se contracta, ses tempes se gorgèrent de sang et l’adrénaline du à la colère se répandit comme une traînée de poudre dans son organisme. L'homme arma son poing et l'encastra une seconde fois en plein sur le conduit olfactif de son assaillant. Sa petite drogue faisait de plus en plus effet à chaque coup qu'il assenait au gamin étalé par terre, et avec son sourire il ressemblait d'avantage à un psychopathe en train de prendre son pied dans cet acharnement gratuit. Le prochain mouvement du bonhomme fut arrêter par une petite voix féminine. Luke tourna la tête pour découvrir Une femme et une gamine.

Allez vous en ! Laissez nous tranquille !

Alors là y'avait de quoi mourir de rire. Alors comme ça, la seule maison du quartier bourge que le gaillard avait choisi pour s'amuser un peu était bien sur occupé par une famille entière. Le regard noir posé sur la quadragénaire, plutôt bien roulé d'ailleurs, le gaillard étira son expression de satisfaction avant de s'avancer vers elle. Ses mirettes apeurés était rivé sur le gosse allongé par terre et pas mal amoché. Ouais bon, c'était de la légitime défense, le premier coup n'avait pas été porté par sa personne alors aucunes raisons de laisser faire et se faire tabasser. Comme ça, aucuns soucis juridique. Son regard se riva de nouveau sur la femme et tout en s'approchant d'elle, il sortit sa lame pour jouer tranquillement avec, non loin de son visage.

Si elle veut pas que je taillade sa jolie petite bouche, madame va m'écouter.

Deux-trois ordres et quelques manipulations de plus et la petite famille se retrouvait ligoté dans un coin de ce qui devait être le salon. Ou l'entrée... ou la salle de réception ? Putain cette pièce était tellement grande qu'on savait même plus à quoi ça pouvait servir. Le bonhomme se dirigea enfin vers la cuisine qui était quand même l'un de ses buts durant cette expédition. Après tout, étant seul, il lui fallait des vivres facile à transporter et en une certaine quantités alors le choix d'aller dans les quartiers riches étaient totalement logiques.

Juste avant de franchir la porte, un bruit alerta sa vigilance et le gaillard l'ouvrit à la volée sans découvrir âme qui vive, ou même morte. Mais sur que la gueule d'ange était pas taré. Y'avait eu un bruit venant d'ici juste à l'instant. Luke empoigna son manche et s'approcha silencieusement de tous les meubles de cuisines.

Montre toi, je sais que t'es là ! Tu te montres ou tu va finir comme le gamin de l'autre côté à repeindre le sol.

Ouais bon, un peu de bluff ça faisait de mal à personne.
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MessageSujet: Re: Les grands esprits se rencontrent   Sam 16 Juil - 1:00

« Aïeuuuh ! » Je fais mine de râler quand Stew se met à me meurtrir les côtes. Meurtrir, parfaitement oui ! Mais même si je m'amuse à le taquiner en imitant son air sévère pendant qu'il me donne ses directives, je n'en ai pas moins les oreilles grandes ouvertes. Pour l'entendre, lui, mais aussi les éventuels intrus qui pourraient se trouver dans la maison. Quoique c'est un peu difficile avec le trio Scotch qui braille juste à côté, étouffé en grande partie par des baillons.

« OK chef ! Fais la cuisine j'jette un œil vite fait au salon... Tant pis pour les chambres et les fringues. » je soupire en tirant sur le bas de mon T-shirt de mes deux mains, y découvrant ainsi une nouvelle tache venue le parsemer comme beaucoup d'autres. Mon partenaire file dans la pièce convenue, moi dans le salon, où je ne me gêne nullement pour talocher l'arrière d'une tête, intimant aux victimes de l'homme invisible de se faire toutes petites. La mise au point achevée, je file inspecter chaque meuble, chaque coin et recoin qui croise mon regard. Bien évidemment, c'est que le salon. Alors je ne reviens de ma pêche qu'avec trois sachets de chips qui traînaient dans un placard, deux briquets, un foulard et des chewing-gum. Pas glorieux du tout.
Mais je hausse les épaules, après tout c'est déjà ça et on est pressés. Rangeant mes maigres gains dans mon sac à dos, je m'empresse d'emprunter le chemin choisi par Stew quelques instants plus tôt, non sans un regard en arrière.

Bah oui ! Ils risquent d'être bien embêtés nos trois hôtes, s'ils restent là attachés sans aucun moyen de rejoindre le peu de bouffe qu'on aura pas piqué ou leurs toilettes. Un instant, j'me dis que je pourrais les détacher, les menacer de ma machette pour éviter qu'ils me sautent dessus et filer vite fait bien fait. Mais j'ai le regard inquisiteur de mon partenaire qui apparaîtrait presque devant mes yeux. Ouais, t'as raison mon pote, c'est trop risqué. Ils sont trois, s'ils sont pas débiles : un qui m'occupe, les autres qui m'prennent en traître, BOOM ! Bye bye Jackie. Pire encore, ils pourraient m'utiliser pour se faire le doublé. Non, désolé les gars mais ça va pas être possible. Je grimace en haussant les épaules, l'air désolé avant de passer le pas de la porte.
Et de me figer sur-le-champ. L'homme invisible ne l'est finalement plus. Enfin si pour moi et pour l'instant, mais en tout cas je l'entends. Il menace Stew dans la cuisine. Mais c'est pas mon plus gros souci dans l'immédiat. De toute façon, même sans voir à quoi il ressemble, je sais déjà sur qui parier en cas d'affrontement. Par contre, dans le cas d'une mini motarde blonde, je suis un peu moins optimiste et en l’occurrence notre intrus, que je suppose se trouver dans la cuisine et placé pile entre moi et l'ensemble Stew-fenêtre de sortie.
Sur le coup je suis un peu comme pétrifiée. J'ai des scénarios qui me défilent à toute vitesse dans la tête. Je pourrai essayer de passer en force et compter sur l'aide de mon boxeur favori. Je pourrai rebrousser chemin en silence et me chercher une autre issue... au risque de le retrouver dans mon dos au moment critique. Et je sais même pas à quoi il ressemble, comment il est équipé. Je suis piégée comme un rat si j'essaie de bouger, et je suis piégée comme une souris si je me bouge pas rapido et que je reste plantée là à faire la statue.

Alors j'ai une idée conne. Je me dis que vu la façon dont il parle, il a pas du voir Stew encore. Si j'me fais passer pour l'intrus qu'il cherche et qu'il oublie mon copain cinq minutes, on pourra peut-être se faire un sandwich de connard. Et tel est baisé qui croyait baiser.

« C'est toi qui va t'montrer vite fait si tu veux pas que j'vienne t'apprendre comment on finit l'taf ducon ! » je lance, tout en reculant dans l'autre pièce, pour m'accroupir à côté de l'encadrement de la porte. Hors de question que je sois à découvert si ma provocation s'avère plus efficace que prévue. Mais je flippe déjà un peu moins. Parce que maintenant, dans un cas comme dans l'autre, il va devoir  tourner le dos à l'un d'entre nous. Je croise juste les doigts pour qu'il ait pas un crew entier caché dans toute la maison.
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Stewart A. Jenkins
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MessageSujet: Re: Les grands esprits se rencontrent   Mar 13 Sep - 19:12

Il étouffa un juron entre ses dents serrés. Il l'avait sû dès le début, son instinct ne l'avait encore une fois pas trompé : cette maison, ils auraient dû l'éviter, il voulait prendre sa voisine lui !

Jackie tardait trop, une voix d'homme venait de s'élever, trop grave pour appartenir à un des gamins saucissonnés dans le salon... Ils venaient de tomber sur le coupable de cette prise d'otages. Stewart hésita sur la marche à suivre : la dernière fois qu'ils avaient rencontré de la résistance remontait à assez longtemps... Et il ne savait pas si les environs étaient assez pauvres niveau cadavres ambulants pour pouvoir dégainer son pistolet et supprimer la menace une bonne fois pour toute. Il allait devoir y aller au corps à corps, en espèrant que Jackie ait trouvé une autre voie de sortie plutôt que d'affrontement direct. Elle était maligne, la crevette, mais teigneuse. Sûr qu'elle allait choisir cette option... Enfin, il l'aimait pour ça, il n'aurait pas pu s'attacher autant à une fille soumise. Et puis son côté indépendant et grande gueule avait ses bons côtés, ses diversions fonctionnaient toujours et elle surprenait leurs adversaires ou victimes avec sa bouille qui ne collait pas avec les paroles qui pouvaient sortir de sa jolie bouche.

Il revint à l'intérieur, restant baissé un instant pour écouter à nouveau. Trois pas, on écoute, et ainsi de suite, c'était devenu son nouveau credo, et ça avait réussi à désamorcer assez de situations tendues pour qu'il le respecte à la lettre à toutes ses sorties. En égrenant une litanie de jurons dans son crâne, Stewart avança lentement, s'assurant de ne faire aucun bruit en marchant sur ce plancher. Qu'une seule latte grince alors que personne ne parlait, et c'était fini de sa discrétion. Heureusement, grâce à la diversion que fit Jackie, Stewart pu arriver dans le dos de l'autre homme, aussi silencieux qu'un chat. Il l'observa un court moment, prenant en compte sa taille et sa stature pour adapter son plan de sauvetage. Ce qui était sûr, c'est qu'il vaudrait mieux pour eux deux le prendre par surprise.

Il le suivit discrètement alors qu'il avançait vers sa partenaire, sortant son canif de sa poche. Il lui fallait juste une petite lame pour faire pression sur son coup, rien de plus. Il ne tenait pas à se mettre un possible groupe sur le dos en tuant l'un des leurs, surtout lorsque Jackie était coincée à l'intérieur de la maison. Mais un canif... Allait-ce suffir pour l'impressionner ? Vu l'animal, Stewart penchait pour le non. Lui-même aurait ri au nez de son agresseur. Il le rangea donc et décida d'opter pour la prise de bras simple et efficace. Bondissant comme un diable hors de sa boite, il agrippa le cou de l'homme et lui meurtrit la gorge tout en lui faisant une clé de bras. Il grogna à sa protégée : « On se casse. » puis s'adressa à sa victime : « On a d'autres choses à foutre que de se prendre la tête avec toi, je te laisse retourner à tes affaires si tu promets de ne pas te retourner quand je t'aurais lâché et de nous laisser partir. Deal ? »

Pour montrer qu'il ne mentait pas, il relâcha un peu sa pression sur le coup de l'homme, juste assez pour le laisser reprendre sa respiration calmement. Dans l'état dans lequel il était, Stewart se savait incapable de se battre correctement, sa cicatrice le tiraillait déjà douloureusement. Avoir quelqu'un qui viendrait taper dedans l'achèverait. Il tenait à avoir droit à une période de repos avant de devoir à nouveau rentrer dans le lard d'autres survivants, qui avec les mois passés, étaient devenus de plus en plus coriaces. Les petites bandes organisées s'étaient accaparées certains quartiers de Seattle et elles étaient très bien organisées, trop pour qu'un simple binôme puisse tenter quoi que ce soit contre elles. Stewart espérait que l'autre qu'il tenait fermement n'en faisait pas parti. S'il pouvait se passer de représailles...


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