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 La chasse est ouvert... feature Selene

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Abigail Breckenridge
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Lun 30 Mai 2016 - 18:44

« Ça va Abi? Pas de bobo? J’ai pensé à toi chaque jour et j’espérais te revoir… Euh… » Les mots de son ami l'enveloppaient dans une douceur qu'elle avait oublié, qu'elle pensait ne plus jamais ressentir. Les retrouver, les revoir, les savoir en bonne santé, c'était un soulagement qui emplissait toute son âme. Elle posa son regard sur le visage de Bobby alors qu'elle portait sa gourde à ses lèvres sèches. Elle remarqua une entailles qui n' était pas là lorsqu'ils se sont quittés. Elle ne pu s'empêcher d'imaginer les horreurs qu'ils avaient dû, eux aussi, et le nombre de fois où ils avaient frôlé la mort. Elle s'en voulait de ne pas avoir pu être là, de ne pas avoir été présente pour eux. « On sera plus tranquille pour discuter à la maison. Je… je pense qu’on a pas mal de choses à se raconter… » Abi hôcha doucement la tête. Elle pensa immédiatement à Juliane et Ziggy. Elle allait devoir faire semblant d'être soulagée de les voir en vie. Elle allait devoir vivre sous le même toit que des assassins, de ceux qui les avaient condamnées, elle et sa sœur. Elle serra les poings à cette pensée et son visage se crispa soudainement.

En silence, affaiblie par l'émotion, elle se leva et les suivit jusque chez eux. C'était très beau. L'endroit respirait les plénitude et elle soupira en découvrant le chalet. L'émerveillement prit le dessus. « Wow... » lâcha-t-elle doucement. Accroché au bras de Bobby, elle tourna le visage vers Selene. La jeune femme avait le même regard, plus doux cependant. « Ca fait du bien de vous voir. » dit-elle simplement dans un léger sourire. Elle qui avait toujours été très tactile, elle aurait adoré les prendre dans ses bras, les serrer, les toucher pour être surs qu'ils soient là. « Tu es très belle. » ajouta Abi à l'attention de Selene. Et c'était vrai. Ses traits étaient plus détendus et ce semblant de sérénité rendait son visage plus enfantin. Puis elle leva la tête vers son géant. « Toi, tu m'as manqué, mais ça -dit-elle en montrant du doigt l'entaille qu'elle avait remarqué sur le visage déjà abîmé de son ami-, je suis pas d'accord. » déclara la jeune femme d'une voix ferme avant de lui sourire tendrement.

Le trio entra véritablement dans la propriété et au loin, Abi remarqua des ombres, des silhouettes qu'elle ne connaissait pas. Ce n'était ni Juliane, ni Ziggy, ni même Harriet. Elle fronça légèrement les sourcils, mais elle était trop fatiguée et trop affamée pour se poser des questions plus longtemps. Ils l'amenèrent jusque dans la cuisine où elle s'installa sur une chaise. Les autres (les étrangers) semblaient avoir compris qu'ils devaient les laisser seuls, du moins pour le moment, le temps qu'Abi prennent des forces et se reposent. « Où sont les autres ? » demanda soudainement Abigail. Elle voulait savoir si ils étaient là. Il ne semblait pas y avoir d'autres personnes ici, mais elle voulait en avoir le cœur net. Et surtout, savoir où ils étaient s'ils le savaient. « Juliane, Ziggy et Harriet ? » insista l'Irlandaise. Son coeur battait plus vite dès qu'elle pensait à binôme responsable de sa perte. Une haine l'habitait, la hantait peu à peu, doucement mais sûrement, sans qu'elle n'en prenne réellement conscience. Elle avait vécu tout l'hiver avec le seul espoir de pouvoir leur ôter la vie et elle savait au fond de son cœur qu'elle devenait quelqu'un d'autre. Et quelqu'un de pire. Quelqu'un qu'elle n'aurait jamais espéré devenir. Quelqu'un qu'elle n'aurait pas hésité à traiter de monstre en d'autres circonstances. Concentrée sur leurs réponses, elle n'entendit pas vraiment son ventre grogner. Elle n'avait pas mangé depuis la veille, au matin, parce qu'elle avait marché tout ce temps et qu'elle s'était (entre autre) cachée des morts-vivants qui pouvaient peupler la montagne.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Mar 31 Mai 2016 - 6:25

Le court trajet pour rejoindre le refuge se passa comme dans un rêve. Un peu plus et le colosse aurait pu se revoir dans les dernières journées où il avait côtoyé l’Irlandaise. Les sorties dans les sentiers bordant la tour, l’air enthousiasme de l’ange à chevelure blonde d’apprendre des astuces de survie que le géant essayait d’expliquer malgré ses difficultés de langages. Robert aurait tellement donné que les sourires échangés entre Abigail et Selene dans ce présent soit le reflet qui aurait dû être Juliane et l’être de pureté. Mais la photographe n’avait jamais voulu rencontrer la jeune femme. Il voulait tellement que ce miracle se produise et maintenant il l’avait sous son regard océanique débordant d’affection et de bonheur. Le bras de l’être de lumière enrouler autour du sien, le corps aux courbes divines frôlant celui grotesque de la bête. La bête complimenta la beauté de porcelaine de la musicienne et sa joie de revoir la lie de l’humanité. Le sourire de Bobby faillit se fendre juste à ses oreilles juste au moment où elle parlait de sa nouvelle acquisition. De honte il porta sa main immense à son oreille et laissa son index serpenter sa nouvelle honte. À ce jour, quoique monstrueux, son visage avait été épargné par la violence des gens. La cicatrice donnait l’air au géant d’avoir un demi-sourire en permanence. Soulevant ses larges épaules en signes de résignation, il ouvrit la porte du chalet et s’effaça pour laisser passer ses anges.

Arun passa en courant et s’arrêta pile devant Abi pour la dévisager. Flann et Aori vint alors le chercher et salua la blonde. Dans le salon Harold lisait une revue qui devait maintenant dater d’une année. Peut-être qu’il recherchait un entrefilet qui parlait de sa carrière d’étoile montante dans le domaine artistique. Dans la cuisine, l’ange aux regard de saphir salua joyeusement comme à son habitude le colosse difforme et la pianiste. Elle fit un petit regard inquisiteur à Selene et cette dernière lui fit signe de revenir un peu plus tard. Tout en passant près du mineur, Breann ne put s’empêcher de ralentir un peu le pas. Leurs mains se frôlèrent et leurs regards en disaient long sur leur nouvelle complicité. Le sourire de l’homme lui fut rendu au centuple juste par ce geste tendre et si merveilleux à la fois. Quand l’Irlandaise s’assit à la table, le géant s’apprêtait à s’assoir à son tour quand une vague de haine et de colère le submergea totalement. L’empathique créature venait de subir cet déferlante soudaine de la part de son ange à la chevelure d’or. C’est quand les trois prénoms furent crachés, presque vomi par les lèvres si douces de la jeune femme que le frisson parcourra l’échine du mastodonte. Les yeux agrandis par la surprise de voir cet être de pureté éprouver pareil haine, le colosse déposa son horrible fessier. Dans son fort intérieur, il voulait revoir les deux femmes. Une pour la remercier et l’autre pour lui demander des explications. Quant à l’homme, il n’en avait cure.

Déposant sa large main sur celle gracile et racé de l’Irlandaise, le géant laissa sa bonté, sa gentillesse et sa douceur combattre les ondes négatives de son amie. Robert laissa son regard bleuté si pur et son humanité se déverser dans les lacs de tristesses de la blonde. Il essaya de guérir l’âme torturer de l’être si merveilleux, de mettre un baume d’affection et de chaleur humaine comme elle l’avait si bien fait avec la créature misérable qu’il était à l’époque. Le mineur fit un petit sourire qui embellissait son visage à la grimace perpétuel et sa voix s’éleva dans un murmure. Le ton rocailleux était immanquablement teinté d’une douceur et d’une tendresse presque angélique.

Robert- Juliane, Ziggy et Harriet ne sont pas là tu sais… J’aimerais bien revoir Harry pour la remercier de ces soins. Mais les deux autres non je ne veux pas les voir... Euh... Ils ne devaient pas imposer leurs choix... Euh... Si j'aurais pu être la...

La colère fit prendre une pause au géant sans le vouloir. Si le monstre de foire aurait été conscient, il aurait arrache le fusil des mains de la Texane. Reprenant son souffle, il continua avec une tendresse des plus sincère.

Robert- Si tu aimes l’endroit, tu peux rester si tu veux… Euh… Il y a de la place je crois sinon je vais te faire une chambre. Et tout à l’heure, je peux juste dire que tu as raison. Selene est très belle… Euh… Comme toi… Euh… Vous avez une belle âme.

Pointant sa cicatrice, le sourire de l’homme disparut un instant. Des souvenirs de violences et de rage submergèrent le subconscient de l’esprit lent de la bête. Le monstre, l’être violent qui sommeillait dans le cœur de chaque homme, voulu se réveiller. Le mineur lança toute sa volonté dans la bataille et il reprit d’une voix douce, mais un peu troublé tout de même.

Robert- Pour ça… Euh… Pas grave tu sais. J’aime mieux que ce soit moi que des gens que j’aime et de ma famille d’adoption… Euh… C’est ton ventre que j’entends?

Penchant la tête pour essayer de capter les gargouillis de son amie avec le peu d’ouïe valide qui lui restait, une oreille en moins n’aidait guère à l’audition, une inquiétude et une sollicitude s’imprégnèrent sur les traits atypiques de l’homme.

Robert- Tu as faim Abi… Et tu aussi Selene je crois… Euh... Je prépare un truc à manger et je démarrer l’eau chaude pour la douche ok?

Voyant le regard glacé de l’ange de porcelaine, Robert comprit qu’il était de trop pour la prochaine discussion. Il attendit le signe de tête de la musicienne pour faire sortir sa grosse carcasse de la pièce. Surement qu'il avait encore gaffé comme a son habitude et la pianiste ne désirait qu’a cet instant le voir disparaître pour pouvoir discuter sans avoir la stupidité incarné près d'elle...



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Mar 31 Mai 2016 - 18:26

Selene avait rosi suite au compliment d’Abigail. Ce n’était pas vraiment de l’intimidation, c’était juste que ça faisait des mois – voire plus que ça – que personne ne lui avait fait ce genre de remarque. On lui disait qu’elle était forte, gentille, méticuleuse, mais jolie ? C’était stupide, mais la jeune femme continuait, parfois, à s’interroger sur son apparence physique. Pouvait-elle plaire ? Est-ce que la fin du monde ne l’avait pas trop enlaidie ? Baby l’avait trouvée à son goût pour une nuit, mais après ? Ça ne voulait rien dire, peut-être que les conditions difficiles l’avaient rendue prématurément moche. C’était un peu toutes ces appréhensions futiles que chassa l’irlandaise en quelques mots. Elle voulut bêtement répondre « toi aussi » mais ses lèvres demeurèrent closes, alors elle se contenta de sourire.

En pénétrant dans le salon, la musicienne ressentit ce même frisson qui l’avait traversée quand Flann était arrivée avec Aori et Arun. Elle était fière de ce que devenait ce chalet. Avec la contribution de tous, il en avait fait une véritable maison, un havre où ils pouvaient encore partager quelques plaisirs simples, des rires et des moments de complicités. Ils n’étaient pas à l’abri de quelques rôdeurs égarés, ou de missions de ravitaillement qui dérapaient, mais tous étaient toujours revenus. Presque deux mois et ses amis étaient toujours vivants, ça devait vouloir dire quelque chose.

Selene s’assit à la table, en face d’Abigail, et posa l’arc à ses côtés. Elle le remonterait quand elle aura cinq minutes. Ce fut l’étudiante en littérature qui ouvrit le bal des questions, et pas avec n’importe laquelle. L’espace d’un instant, la pianiste crut entrapercevoir l’orage qui grondait dans la tête de son aînée. Une empathie naturelle ; elle savait ce que c’était d’être submergée par une émotion. Elle-même avait haït Juliane et Ziggy pour avoir si promptement jugée Kate. Certes, la photographe avait été incapable d’appuyer sur la détente, mais la musicienne était incapable d’oublier ce manque de compassion. Ça n’aurait rien coûté au magicien de laisser Abigail accompagner sa sœur vers la fin avec un toit sur la tête, rien d’autres que quelques draps souillés par le sang. C’était tellement dérisoire…

La gorge nouée, Selene fut incapable de répondre ; heureusement que Bobby prit le relais. Elle n’osait imaginer la peine de la jeune femme face à elle, errant dans les rues sinistres de Seattle, avec pour seule compagnie une parente agonisante et le froid hivernal. C’était un miracle qu’elle soit en vie, mais elle ne devait pas s’en être sortie indemne à l’intérieur.

- Tu n’es pas la seule à ne pas les apprécier, ajouta la pianiste.

Elle voulait que l’irlandaise sache qu’elle avait deviné son ressentiment. Ce n’était pas l’heure de creuser la question, alors elle laissa le géant poursuivre. Avec le temps, l’amertume et la déception avaient supplanté la colère. Sans doute que Selene en voulait moins à Juliane et Ziggy, ce n’était pas un pardon, c’était juste de l’indifférence. Mais Abigail… pourquoi était-ce la première chose qu’elle avait voulu savoir ?

- Arrêtez de dire que je suis belle, rétorqua-t-elle en plaisantant quand Bobby répéta le compliment, je vais finir par y croire !

Son sourire disparut de son visage au même moment que celui de son ami quand il montra sa cicatrice. Souvenir d’une journée maudite, certainement pas la plus glorieuse de leurs escapades. La musicienne voulait aussi l’oublier parce que ses limites avaient été exposées. Tendue, terrifiée, elle avait fait quelque chose dont elle se croyait incapable. Elle avait beau le nier, la folie rôdait dans ses entrailles. Fuyant les pensées sombres qui revenaient miner son morale, elle prêta son attention au géant qui se proposait déjà de faire l’homme à tout faire. Son visage d’ivoire s’illumina tendrement alors qu’elle assura :

- Tu peux nous faire quelque chose à manger si tu veux, mais reste avec nous pour l’instant. Je te rappelle qu’Abigail est plus ton invitée que la mienne, ce serait à moi de vous laisser un peu d’intimité.

Selene se demanda soudainement de quel œil Breann allait voir la nouvelle venue ? Certes, de l’eau avait coulé sous les ponts, mais la pianiste se souvenait parfaitement de l’émotion dans la voix du colosse quand il décida de partir à la recherche de l’irlandaise à Seattle. Il avait été amoureux, même s’il ne l’était plus maintenant, ces choses là ne changeait pas facilement.

- Ça me fait plaisir que tu sois là, dit-elle brusquement, sincèrement... j’étais vraiment décidée à vous accompagner, toi et ta sœur, mais les rôdeurs…, elle serra brièvement les dents avant de retrouver un sourire triste, comme t’a dit Bobby, tu es la bienvenue si tu veux rester avec nous. Il y a un lit de libre dans ma chambre, si ça ne te dérange pas de cohabiter.

Elle ne pouvait détacher ses yeux bleus d’Abigail. Même éprouvée par la survie, cette jeune femme restait magnifique. La musicienne avait envie de la serrer dans ses bras, de lui dire que désormais, tout irait bien… ils ne l’abandonneraient pas.


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Abigail Breckenridge
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Mer 1 Juin 2016 - 18:01

« Juliane, Ziggy et Harriet ne sont pas là tu sais… J’aimerais bien revoir Harry pour la remercier de ces soins. Mais les deux autres non je ne veux pas les voir... Euh... Ils ne devaient pas imposer leurs choix... Euh... Si j'aurais pu être la... » Le cœur d'Abigail se serra à ses mots. Bobby, comme à son habitude, pensait qu'il était en parti fautif, du moins s'en voulait-il de ne pas avoir pu faire le nécessaire. Elle détestait quand celui qui avait tout fait, tout donné pour elle se culpabilisait à ce point à cause d'elle. Elle baissa légèrement les yeux, détournant le regard. « Tu étais mourant, Bobby. » dit-elle d'une voix rauque. Évidemment qu'il n'y était pour rien, évidemment qu'il ne pouvait rien faire. Ce n'était pas un reproche. Seulement ce souvenir était douloureux pour elle. Voir Robert dans cet état l'avait profondément blessée. Mais elle n'avait pas pu s'occuper de lui comme elle l'aurait voulu, Kate étant également mal en point. Elle n'avait pas pu lui dire au revoir (celui qu'elle pensait être le dernier, d'ailleurs) et l'avait extrêmement mal vécu. Le souvenir de son ami entre la vie et la mort était pour elle un supplice et elle préféra écouter sa pensée et ses mots. « Tu n’es pas la seule à ne pas les apprécier. » C'est lorsque Selene prit de nouveau la parole qu'Abi reposa le regard sur ses hôtes. Elle leva légèrement les sourcils, ne pouvant dissimuler la surprise de cette affirmation. Selene l'avait défendu à Seattle, alors elle savait qu'elle avait été contre le binôme. Mais elle ne s'était pas douté que tout avait pu se dégrader à ce point. Si elle se souvenait bien, Selene et Ziggy se connaissaient et s'appréciaient, même. Mais Abigail n'ajouta rien. Elle en parlerait plus tard. Peut-être. Elle ne voulait pas pour le moment gâcher le bonheur des retrouvailles.

« Si tu aimes l’endroit, tu peux rester si tu veux… Euh… Il y a de la place je crois sinon je vais te faire une chambre. Et tout à l’heure, je peux juste dire que tu as raison. Selene est très belle… Euh… Comme toi… Euh… Vous avez une belle âme. » Aux mots du géant elle ne put s'empêcher de retenir un léger rire amusé. Bobby était toujours le même. Sa gentillesse et sa tendresse caressait toujours le cœur de l'Irlandaise. Amusée et attendrie, elle serra légèrement la main de son ami. Elle voulait qu'il serre ses petits doigts, à son tour, pour ne plus jamais la laisser partir comme elle ne voulait plus jamais l'abandonner. « Arrêtez de dire que je suis belle, je vais finir par y croire ! » ajouta Selene pendant qu'Abi levait les yeux au ciel en souriant. Elle avait toujours trouvé très belle la jeune femme. Il y avait quelque chose en elle qui intriguait Abi. Cette cassure entre la force et la faiblesse qu'elle n'arrivait pas à déceler, quelque chose au fond de ses yeux qui brûlait sans qu'elle ne sache quoi. Bobby se proposa à faire à manger, mais la nourriture attendra. « Non, restez tous les deux. » répondit simplement l'ex étudiante. Elle était ravie de les avoir de nouveau près elle et surtout, surtout, ils sentaient extrêmement bon ! L'odeur du savon lui effleurait les narines. Elle voulait profiter de l'odeur encore, comme hypnotisée, comme si elle retrouvait un peu de normalité et de civilisation.

« Ça me fait plaisir que tu sois là, sincèrement... j’étais vraiment décidée à vous accompagner, toi et ta sœur, mais les rôdeurs…, - Abi se contenta d’acquiescer d'un léger signe de tête - comme t’a dit Bobby, tu es la bienvenue si tu veux rester avec nous. Il y a un lit de libre dans ma chambre, si ça ne te dérange pas de cohabiter. »  Comment elle pourrait les remercier ? Comment un jour elle pourrait leur rembourser cette dette ? Ils avaient construits tout cela et ils lui offraient la sécurité et le confort comme s'ils lui proposaient un verre d'eau. Elle se contenta de sourire, cette fois d'un large sourire rieur, presque enfantin, et de hôcher la tête. Oui elle voulait rester, oui elle voulait être près d'eux, non elle ne voulait plus jamais repartir parce qu'elle savait qu'elle avait retrouvé ceux qui comptaient pour elle. Bobby avait tant fait pour Abi et Selene avait eu le courage et l'honnêteté de prendre sa défense. Ils avaient tous deux des valeurs qui étaient également les siennes. « Il faudrait d'abord que je lave tout ça. » dit-elle dans une petite grimace en montrant d'un geste son corps. Elle empestait sûrement (elle ne sentait plus la puanteur à force d'être dehors). Doucement, elle sourit amusée et retira son sac qu'elle avait gardé sur le dos par habitude. Elle ne le retirait jamais, au cas où elle devait partir en courant. Elle se sentit un peu plus légère et bougea lentement ses épaules comme pour les remettre correctement en place. Elle attendit ensuite avec impatience la suite et notamment la possibilité de se laver. L'idée de sentir l'eau couler sur sa peau et le savon mousser la rendait presque euphorique. Elle n'avait pas vraiment pu être entièrement propre pendant tout ce temps. Certes elle avait fait fondre de la neige durant l'hiver et lorsque l'air s'était légèrement réchauffé, elle s'était plongée dans les rivières qu'elle pouvait croiser. Mais rien ne valait de l'eau chaude et du savon, évidemment.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Jeu 2 Juin 2016 - 8:56

Le colosse immonde et balafré était à cet instant aux anges. Pour être exact, il était tout simplement assis entre deux entité merveilleuse qui devait corrompre leur aura de pureté avec sa répugnance. Après avoir vu la béatitude de la blonde d’avoir fait rouler ses muscles endoloris, le golem de chair eut une impulsion. Sans comprendre son geste, surtout juste le besoin tactile que lui avait enseigner avec patience Breann, le géant au cœur d’or laissa la main gracile de l’Irlandaise.  Il ne prit que quelques centièmes de secondes pour passer son bras massif autour des frêles épaules de l’ange à la chevelure qui ressemblait à des filions d’or massif. Un apaisement, une chaleur humaine si réconfortante et une affection des plus précieuse de dégagea de ce geste si simple mais des plus humain. Un acte impensable avant que la journaliste et Selene entrent dans la vie de la lie de l’humanité. Le regard océanique de la bête, si pur remplis d’une lueur éblouissante d’amour et de bienveillance, réconforta la belle. Il n’appuya aucunement le poids de son appendice, ne laissant que le poids d’un papillon qui se posait sur une fleur rare et merveilleuse. Une proximité qu’il n’avait pas eu avec la pianiste depuis l’incident qui lui avait valu la cicatrice qui enlaidissait davantage le chaînon manquant. Souriant avec une tendresse si profonde, si exquise, le ton rocailleux s’extirpa de la gorge grotesque de l’homme difforme.

Robert- Tout  à l’heure si tu veux je vais te faire chauffer de l’eau pour le bain… Euh… Je pourrais demander à Breann de te faire un massage après… EUH…

Se rendant compte de sa bévue, de son aveux d’avoir déjà profité d’une séance de plaisirs relaxant avec l’être de lumière qui semblait apprécier sa présence norme et grise. Rougissant à un point tel que le regard fuyant du géant essaya de trouver une échappatoire. Sa bouée de sauvetage providentielle fut l’arrivée lourdaud du St-Bernard. Le chien que Robert et la journaliste avait rescapé le soir de leur rencontre fit son entré dans la cuisine. Le regard absent et la langue pendante, le chien presque aussi massif que son maître vint s’assoir près des deux être en harmonie. Un peu comme un intrus ayant la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, le quadrupède éclata la bulle que le géant avait ériger sans le savoir autour de leur duo improbable. Frost regarda la jeune femme et passa sa tête immense sous sa main pour recevoir son dû. Bobby fut pris d’un rire presque enfantin.

Robert- Euh… Frost t’aime bien on dirait… Euh… C’est un vieux séducteur selon les dames d’ici.

Abigail venait de se faire accepter sans aucun effort par le vieux gardien canin du chalet. Après quelques caresses de la part des mains conjointes du monstre et de l’ange, le chien massif se coucha lourdement sous la table au pieds du trio. Regardant maintenant son ange de porcelaine, l’homme fut pris d’une sincérité qui se peignit sur son horrible faciès.

Robert- Euh… Je ne crois pas qu’Abi soit une invité tu sais… Euh… Si elle veut j’aimerais bien qu’elle rejoindre ma famille d’adoption. Si tu es d’accord…

Le regard bleuté du mineur se fit implorant, faisant passer un certain Chat Botté d’un film pour un amateur débutant, le supplice du gaillard état tout simplement touchant. Resserrant doucement son bras pour rapprocher la tête de l’ange à la chevelure doré, celle-ci put entendre un cœur d’une pureté et d’une affection des plus surprenantes. De sa voix presque chuchoter, un murmure remplis d’émotion, le géant lâcha soudainement.

Robert- Tu sais Abi je me suis ennuyer d’être près de toi quand je te chantais des chansons tu sais… Euh… J’ai même un petit quelque chose que je gardais dans mon sac… Euh… Je le gardais car je savais qu’on allait se retrouver. Mais je ne veux pas me lever tout de suite...

Et sans le savoir, la voix du géant se transforma tel la chenille en papillon. Une douceur, une chaleur et une joie à l'état pur se transforma en envolée lyrique. La voix du mineur était maintenant devenu suave et des plus agréables. Comme si c'était maintenant son cœur et son âme qui avait pris le pas de sur sa laideur, le colosse était tout simplement magnifique.Véritable poésie musicale et vocale. Toute l'affection que portait Robert pour Abigail, Selene et les membres de sa famille d’adoption pouvait s'entendre dans cette chanson qui symbolisait simplement le retour de l'ange tant attendu à la maison...



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Jeu 2 Juin 2016 - 17:32

Selene rit doucement lorsqu’Abigail se moqua de sa propre odeur. Elle avait appris à ne plus se formaliser de ce genre de détail. Qui n’était pas passé par là ? Quand on côtoyait quotidiennement les cadavres, l’odorat développait un seuil de tolérance bien plus élevé que la moyenne. En vérité, elle n’avait même pas fait attention. La musicienne remarqua plutôt le sac qui se décrocha des épaules graciles de l’irlandaise, signe qu’elle comptait rester. Pas besoin de mot, ils devenaient de plus en plus superflus. Ce chalet prenait des allures d’arche salvatrice et l’étudiante était ravie de pouvoir encore accepter des passagers. Dans tous les cas, le nombre ferait leur force, ce n’était pas un altruiste désintéressé.

Frost entra lourdement dans la pièce, aussi imposant que son maître, pour venir saluer leur nouvelle venue. Un sourire aux lèvres, la pianiste se perdit dans sa contemplation de son poil. Ce fut Bobby qui la ramena sur terre, proposant qu’Abigail soit plus qu’une invitée. C’était exactement ce que Selene venait d’appuyer, mais elle supposa qu’avec son oreille arrachée, l’ouïe de son ami avait laissé filer une information. Avec patience, elle répéta :

- Oui ne t’en fais pas, bien sûr qu’elle est bienvenue, elle va emménager dans ma chambre.

A l’évocation du cadeau qu’il gardait pour son « ange » providentiel, les doigts fins de la musicienne effleurèrent le pendentif qu’il lui avait offert. Ça faisait un moment déjà, mais ce bijou ne la quittait pas ; comme une amulette qui la préservait de la démence. La voix suave et chaude du géant s’éleva alors, suspendant le temps à ses lèvres l’espace d’une chanson. Chaque fois, l’étudiante était surprise par l’étonnant paradoxe qu’il incarnait. La première fois qu’elle avait vu Bobby à Seattle, elle l’avait pris pour un minotaure ; un homme de pierre qui braverait l’apocalypse à coups de hache sans qu’il ne soit possible de l’arrêter. Prendre le temps de le connaître lui avait appris que le géant était tout le contraire : un grand enfant, doué de ses mains, mais sans doute incapable de survivre sans compagnie. L’inverse de Selene finalement ; trop vite grandie et ayant affronté presque tout l’hiver seule. Quand le chant fut fini, elle tendit machinalement la main pour caresser Frost, visiblement sous le charme de la blonde, et lui expliqua :

- Comme tu as vu, on est plusieurs ici. Je pense que tu auras le temps de rencontrer tout le monde ! Hum… on se débrouille comme on peut pour récupérer ce qu’on a besoin. On a une serre où on fait pousser quelques légumes, donc on n’est pas en crise de nourriture. Question rôdeurs, on a été tranquilles plusieurs semaines, mais un accident en a attiré pas mal dans le secteur.

Elle échangea un regard avec le colosse. Lui aussi devait se souvenir de ce matin de printemps où leur tranquillité avait été violemment déchiré. Il ne s’en était pas si mal sortis mais depuis, elle sentait leur cocon fragilisé. Les plus mauvais jours, la musicienne craignait que leur refuge ne passe pas l’été.

- Un camion s’est encastré dans un arbre sur la 101, au croisement d’Eaglemount. Le chauffer est mort et sa tête a appuyé sur le klaxon pendant quoi… une heure je pense, avant qu’on ne le trouve. C’est pas si loin à vol d’oiseau et le bruit a fait venir toute une horde… on n’a pas eu d’incident ici ! Reprit-elle immédiatement pour ne pas effrayer son aînée, mais quelques uns se perdent  loin de leurs potes et remontent vers nous. Tout ça pour dire qu’on a des pièges, ils fonctionnent bien, mais qu’il faut faire gaffe si tu sors.

Selene eut une moue désolée et haussa les épaules. Ce n’était pas joyeux à annoncer, mais c’était la vérité. Heureusement, les leurres, les fosses et les barricades étaient efficaces, mais mieux valait rester méfiants. Peut-être qu’un jour, les affreux s’attrouperaient dans les bois et prendraient, volontairement ou non, la direction du refuge. Et ce jour là… elle chassa cette pensée de son esprit. A la place, elle se focalisa sur les bons côtés de leur communauté :

- Mais bon, sinon on a deux chiens, on a réussi à piquer quelques bouquins et même un ou deux jeux de société, feignant de faire une confidence, la pianiste se pencha vers Abigail en mimant un chuchotement, ses yeux pétillants de malice, on a même trouvé de la beuh le mois dernier. Si jamais tu veux planer un peu…

En se redressant, elle eut un petit rire cristallin. Voilà le portrait qu’elle pouvait faire du chalet… un lieu qui ressemblait à ses occupants, avec des charmes et des défauts.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Abigail Breckenridge
Bras Droit | Messiah
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Mar 7 Juin 2016 - 22:35

Elle sursauta lorsque l'animal débarqua dans la pièce. Elle s'était raidit en quelques secondes, pas encore habituée à être en sécurité. Elle sentait son dos noueux lui faire de nouveau mal. La peur qu'elle venait d'avoir, aussi courte fut-elle, avait réveillée de vieilles douleurs. Mais elle sourit légèrement, glissant ses doigts encore sales dans les poils du chien. Et elle ressentit de nouveau la plénitude. « Salut toi. » lui dit-elle doucement en rapprochant son visage de celui du chien comme pour le saluer. Elle était heureuse qu'il soit là, lui aussi. Elle avait l'impression d'avoir débarqué chez une famille presque normale. S'en suivit le chant du géant. Blottie contre son torse robuste, elle ferma quelques instants les yeux. Pendant cet instant précis, elle semblait s'être volatilisée d'ici. Comme si le temps s'était suspendu. Ou plutôt, comme si elle avait remonté le temps. Elle pensa à son père, parce qu'il avait cette manière de la serrer, comme le faisait Bobby, pour la protéger du noir et des monstres quand elle pleurait la nuit ou pour la réconforter quand elle avait une peine de cœur. Elle revoyait sa mère sourire tendrement en les regardant et elle entendait le rire de sa sœur qui résonnait dans son esprit. Mais elle ne se sentit pas triste. Au contraire, ces images remplissaient son cœur d'un bonheur étrange, entre la nostalgie et une certaine sérénité de la savoir toujours en vie dans son âme. Elle était rassurée, aussi, de se rendre compte qu'elle connaissait toujours leurs visages et qu'elle pouvait encore entendre leurs voix. Ils n'avaient pas disparus. Pas totalement. Pas tout à fait.
Elle écouta ensuite attentivement Selene. Si elle voulait restée, elle devait se tenir au courant de la vie ici, de la situation actuelle et surtout faire connaissance avec les autres. Elle avait un peu d'appréhension. Après avoir passé tant de temps toute seule, avec elle-même, elle sentait qu'elle avait perdu de sa sociabilité. Avant tout ça, ce n'était pas une fille exubérante ou qui nouait facilement contact, mais elle n'était pas sauvage. Aujourd'hui en revanche... Le chien, c'était facile, mais les êtres humains, c'était différent. Bobby et Selene avaient été dans son esprit ceux à qui elle se raccrochait et elle les avait tellement imaginés, rêvés, désirés, qu'ils avaient toujours été avec elle, en quelque sorte. « Des livres, des jeux, de l'herbe... c'est presque le paradis ici. » répondit Abi amusée avant de rire à son tour. Ce n'était qu'à moitié une plaisanterie, à vrai dire, parce que rien ne ressemblait plus au paradis que cet endroit depuis que tout a commencé. Son monde était devenu un enfer, et elle se sentait légère de trouver un jardin d'Eden, aussi fragile soit-il. Elle avait aussi, dans son sac, sa dose d'oubli avec la bouteille de rhum qu'elle avait trouvé, un jour, dans une cabane dans la forêt. Sûrement la cachette d'ados en manque d'aventures. Mais elle n'en fit pas part aux autres. C'était certainement égoïste, mais elle se réservait l'alcool pour un moment très spécial. « Je n'ai pas beaucoup à vous apporter. » ajouta la jeune femme dans une moue coupable. Elle n'avait en fait rien à apporter. « Ce sont mes seules affaires, continua l'Irlandaise en désignant d'un geste de la tête son sac posé au sol, mais j'ai vécu seule dehors. Je sais me cacher, me faufiler, cueillir, chasser et  pêcher, un peu. » Elle voulait véritablement faire parti de ce camp, de ce groupe, de cette famille. Elle voulait, elle aussi, faire parti de ce tout qu'ils formaient tous ensemble. « J'ai vraiment envie de rester. » Elle se redressa légèrement, se dégageant des bras de son géant et leur sourit doucement. Elle sentait qu'elle pourrait grandir ici, auprès d'eux, qu'elle pourrait les aider à garder sauf cet endroit qui semblait si irréel à ses yeux. Elle prendrait soin de autres aussi, ou du moins, elle ne leur ferait aucun mal. Elle voulait qu'ils comprennent son envie de faire parti de tout cela, et pas seulement rester de manière éphémère. « Je n'ai plus très envie de vous quitter. » finit-elle par déclarer, le regard un peu triste. Ils lui avaient manqué, pour eux-même et pour ce qu'ils représentaient pour elle.
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MessageSujet: Re: La chasse est ouvert... feature Selene   Aujourd'hui à 2:55

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La chasse est ouvert... feature Selene

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