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 Come in, it's too dark outside

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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Lun 20 Juin 2016 - 17:59

Ils vidèrent la bouteille, du moins ce qu'il en restait et rapidement une douce chaleur s'empara de Gabriel. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de boire ainsi. L'alcool était fort et bien qu'ils aient mangé avant de partir, il se sentit sur un petit nuage assez rapidement. À la réflexion de Zack, il ne put qu'opiner du chef. Il avait déjà eu ce genre de pensée à de nombreuses reprises. Lorsqu'il se passait parfois des jours entiers avant qu'ils ne trouvent de quoi remplir complètement leur estomac, ou lorsqu'ils devaient faire bouillir l'eau de pluie récoltée dans une bâche pour pouvoir étancher leur soif. Plus rien n'était simple désormais. Et les petites facilités de la vie d'avant n'existaient plus.
« Au moins, maintenant, on sait ce que devaient endurer les petits africains. »
Combien de fois son père avait t-il put lui rebattre les oreille avec ça ! 'Fini ton assiette. Quelque part dans le monde, y a des gens qui crèvent de faim. Alors arrête de chialer et mange. Je m'en fou si c'est pas bon. Au moins t'as à manger !' Bien sûr, son père ne se souciait pas plus que ça de la misère d'enfants vivant à l'autre bout du monde. C'était juste ce que disaient tous les parents qui n'arrivaient pas à faire manger des légumes à leurs enfants.

Légèrement guilleret, son sourire ne le quittant plus, il suivit Zack jusqu'à la première maison à fouiller, en espérant qu'elle serait plus fournie en ressource que l'épicerie dévastée. Une chose était certaine désormais ; il ne tenait vraiment pas l'alcool ! Il ne se sentait pas euphorique, mais il avait l'impression que tout était pour le mieux et que rien de mal ne pouvait arriver. Il était comme sur un petit nuage et lorsque Zack fit remarquer qu'il devait y avoir un putréfié à l'étage, juste après avoir ouvert la porte, cela ne l'alarma pas plus que ça. Après tout, ce n'était qu'un cadavre parmi tant d'autres qu'il avait déjà renvoyé au royaume des morts.
« Et bien, allons lui faire sa fête. »

Gabriel suivit Zack jusqu'à l'étage, d'un pas lent et discret, histoire que le macchabée ne leur saute pas dessus de derrière un angle de mur ou d'une porte entrouverte. Ils localisèrent les râles du putréfié et Gabriel sortit son canif de sa poche, se préparant à se défendre. Une fois la porte de la chambre ouverte, ils purent constater qu'ils n'avaient pas grand chose à craindre. Le cadavre ambulant était allongé sur le dos, une énorme commode en travers de la poitrine et il agitait ses bras squelettiques vers les deux hommes dans l'espoir que l'un d'eux approche suffisamment pour pouvoir l'attraper et en faire son casse croûte. Zack étant le plus proche, il replia la lame de son canif et le rangea dans sa poche.
« À toi l'honneur. »

Soudain, Gabriel sentit quelque chose lui agripper l'épaule et il se retourna vivement. Il recula d'un pas, juste à temps pour éviter un coup de mâchoire qui lui aurait arraché un bon morceau de chair au niveau du cou. Le seul problème, c'est qu'en faisant ça, il se retrouva contre Zack et le bouscula alors qu'il tentait de reculer encore. Ils se retrouvèrent tous les deux au sol, affalé sur la moquette vintage, le putréfié coincé sous la commode se tortillant furieusement pour se dégager, et deux autres, bien debout, qui avançaient vers eux de façon plus que dangereuse. Continuant de reculer vers le fond de la pièce, Gabriel se remit rapidement debout et, aidant Zack à en faire de même, il le précipita dans le placard incrusté dans le mur, il s'y engouffra et referma la porte coulissante. C'était idiot comme réflexe mais avec l'alcool qui lui coulait dans le sang, il se félicitait d'avoir au moins eu ce réflexe là. Dans la chambre, les deux putréfiés avaient déjà atteins la porte du placard et commençaient à gratter le bois de leurs ongles crasseux, griffant, frappant de toute leur force pour essayer d'entrer. Mais Gabriel était agrippé aux deux battants de bois, bien déterminé à ne pas les lâcher. Tout contre lui, il sentait Zack, à l'étroit dans ce compartiment qui n'était pas vraiment prévu pour ça. Les quelques lattes de bois de la porte qui étaient disposées de façon à laisser passer la lumière lui permis de constater que le cadavre sur le sol avait réussi à se dégager de la commode.

Tournant légèrement la tête, il aperçu les traits de Zack, la lumière dessinant des zébrures horizontales sur son visage.
« Il se pourrait que j'aie un peu paniqué... »
S'il n'avait pas rangé son canif, il lui aurait suffit de le planter dans le crâne du premier mort, puis de réceptionner le deuxième pendant que Zack se chargeait de celui à terre. Au lieu de quoi, il s'était retrouvé sans défense face aux deux monstres, avec pour seule chance de survie un placard étroit où s'enfermer. Mais à quoi pensait t-il bon sang ?
Mais s'ils tenaient bon assez longtemps, peut-être que les putréfiés finiraient par oublier qu'il y avait quelque chose de planqué dans le placard et qu'ils quitteraient la pièce ? Ou peut-être pas.
Alors qu'il regardait toujours Zack, il se rendit compte que le blond n'avait aucune arme à sa disposition. Soit il l'avait laissée tomber, soit elle était encore dans son sac… Mais leurs sacs gisaient sur le sol de la chambre, là où ils avaient chuté tous les deux.
« Zack, essaye d'attraper mon canif. Il est dans la poche droite de mon pantalon. Ensuite tu pourras... je sais pas... essayer de les transpercer à travers les lattes. »
Les monstres commençaient déjà à passer leurs doigts décharnés à travers ces fameuses lattes et Gabriel sentait monter en lui un élan de panique qu'il réprima de toute ses forces. Toujours agrippé aux deux portes pour les maintenir closes, la configuration du placard ne lui permettrait pas de fouiller dans sa propre poche. Ils tenaient à peine à deux dedans, alors pour ce qui était de bouger les bras ! Mais si Zack faisait glisser la sienne dans son dos, il pourrait atteindre le canif sans trop de difficulté.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Lun 20 Juin 2016 - 19:31


Devant l'air presque guilleret du brun quant au fait d'aller faire sa fête au putride, Zack ne pût s'empêcher de sourire. Certainement que le second petit verre de whisky avait été de trop mais au point de prendre ça pour un jeu... il devait vraiment mal tenir l'alcool même avant ça. Arrivé en haut de l'escalier, il prit en main son couteau et se dirigea vers l'origine des grognements ; la chambre. Le putréfié avait l'air légèrement coincé sous un meuble, rien de bien menaçant et ils s'en sortiraient certainement parfaitement bien. Mais alors qu'il avançait, il se fit projeter en avant par le corps de Gabriel qui, apparemment surpris, perdit l'équilibre. La chute lui fit lâcher son arme ainsi que son sac qui n'était accroché sur son dos qu'avec une seule bretelle. Pestant sans ménagement, il prit la main que lui tendait Gabriel sans vraiment chercher à comprendre et le laissa l'entraîner dans le placard. Grave erreur.

Une fois à l'intérieur, les morts vinrent rapidement gratter aux battants et le plus jeune tentait de les tenir fermés. L'espace étant exigu, le blond sentait la peine que le plus petit avait à tenir et il leva les yeux au ciel, agacé par la situation et les mouvements incessant de Gabriel qui n'arrêtait pas de le cogner à chaque fois qu'un putride parvenait à tirer un peu le battant. « Franchement t'as pensé à quoi ? Tu te rends compte de la situation dans laquelle on est ? » Son ton avait été sec, plus agacé que vraiment craintif. Ils trouveraient une solution, ce n'était pas ça le souci. Le réel problème était que malgré cette situation qui risquait de leur coûter la vie, le blond ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe de désir à sentir ainsi le plus jeune tout contre lui, ses pensées s'emballaient fâcheusement et il était foutrement excédé. Ils devaient sortir, et vite, sinon il ne pourrait pas rester de marbre bien longtemps.

Quand le brun releva vers lui son visage pour lui parler, il fronça tout d'abord les sourcils avant de hausser les épaules, se gardant bien de sourire. Bien. Tant pis pour la retenue. Passant difficilement sa main droite dans le dos de Gabriel, l'homme d'affaire se pencha afin d'atteindre plus aisément la poche dans laquelle le couteau était glissé. L'affaire n'était pas aisée et le placard était tellement petit que son bras se retrouvait coincé quelques secondes à chaque fois que l'instituteur prenait appuie sur le mur pour mieux tenir les battants. Sa main glissait lentement contre son dos, cherchant le bon endroit. Au bout de quelques secondes qui parurent interminables, Zack se retrouva tellement penché que son nez touchait presque la nuque du plus petit. Il soupira à la fois d'agacement et de frustration alors que sa main atteignait enfin l'objet tant convoité ; cependant, dans la précipitation, il se piqua le bout du doigts sur le tire bouchon du couteau suisse en voulant l'attraper, pestant une nouvelle fois en retirant machinalement sa main d'un geste brusque. Quand ils seraient sortis, il aurait besoin d'un baril plein de whisky. Et d'une bonne douche froide. Il avança à nouveau sa main, cherchant à tâtons l'arme en faisant au mieux pour ne pas se couper une nouvelle fois. Tantôt trop haut, tantôt trop bas, il arriva finalement à son but et glissa lentement ses doigts dans la poche pour attraper le canif par le manche. Tentant péniblement de sortir le couteau de la poche droite de Gabriel en évitant soigneusement de le pousser de peur qu'il ne lâche sa prise sur les battants, il posa son menton sur son épaule et ferma une seconde les yeux. « C'est presque bon... »

L'arme finalement sortie, il fit de son mieux pour descendre la main qui la tenait afin de passer derrière les jambes du brun pour ne pas lui taillader le dos. Il revint alors à son point de départ, le couteau en main et se sentant de plus en plus à l'étroit dans cet espace confiné et avec cet homme à la gueule d'ange. Se raclant la gorge pour se redonner une contenance, il reprit la parole en évitant de poser son regard sur Gabriel qui risquait fortement d'y voir tout le trouble dont il était prit. « Bon, Faut ouvrir lentement le côté gauche, juste assez pour que je puisse atteindre la tête de ces putrides. » En théorie ça avait l'air simple, mais en pratique... en pratique il n'en avait rien à foutre des morts qui attendaient, il avait juste envie d'envoyer valser sa morale et de suivre ses envies. Prenant l'arme dans sa main gauche afin de ne pas mettre sa petite plaie en contact avec la bile des putréfiés, il attendit que l'un d'eux pointe sa tête contre la petite ouverture à sa gauche ; c'était au final suffisant pour laisser passer la lame et, d'un geste sec, il l'enfonça dans le crâne d'un premier cadavre qui s'effondra lourdement.

Un autre ne tarda pas non plus à rappliquer et il lui réserva le même sort, sentant bien que Gabriel tout contre lui n'allait pas pouvoir tenir encore longtemps. Il n'y en avait plus qu'un... En colère, il ouvrit prestement le battant et le poussa plus loin ; le putride trébucha, tomba, et se retrouva quelques secondes après avec un canif trônant en plein milieu du front. Le laissant tel quel, Zack alla fermer la porte pour parer à toute éventuelle visite inopinée et s'essuya la main gauche avec le drap du lit. Ne pouvant retenir un énième soupire, il serra les dents en posant enfin son regard sur le brun ; ses yeux lançaient des éclairs, mais la flamme qui y brillait au fond laissait sous-entendre tout autre chose. « La prochaine fois, garde ton couteau bien en main tant que tout n'est pas sûr. » Est-ce qu'il lui en voulait de les avoir mis dans un tel pétrin ? Non. Il s'en voulait de ne pouvoir enterrer ses pulsions et d'être pris d'une telle faiblesse. Au bout de quelques secondes, il détourna le regard en le reportant sur la fenêtre, s'assurant ainsi que le ciel ne s'était pas plus assombrit. Son doigt blessé était devenu le cadet de ses soucis.



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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Lun 20 Juin 2016 - 23:04

Le cœur battant la chamade, Gabriel retenait les portes closes comme il le pouvait. Par moment, un fin rayon de lumière venait lui éclairer le visage, signe que les putréfiés étaient en train de gagner du terrain. Il bandait alors ses muscles pour refermer l'interstice entre les portes. 'Dépêches-toi s'il te plaît !' Zack semblait plus qu’excédé par la situation dans laquelle ils étaient par sa faute. Mais il fit ce qu'il lui avait demandé. Il passa sa main comme il put jusqu'à sa poche alors que Gabriel luttait pour ne pas lâcher prise. Il n'avait qu'une crainte ; que le bois de l'une des porte cède.

À un moment, il donna un a coup plus violent que les autres et le bras de Zack se retrouva coincé entre le mur et son dos. En passant, la douleur provoquée par son bras qui s'enfonçait dans ses côtes le fit grimacer. Dans son cou, il sentait le souffle rapide de Zack alors que sa main trouvait son chemin jusqu'à sa poche. Un léger frisson le parcouru sans trop qu'il ne sache pourquoi.
Il sentit que la main de Zack était enfin dans sa poche, mais il la retira aussitôt. Il se retint de lui demander 'mais qu'est-ce que tu fous ?', se contentant de se concentrer sur une seule chose ; maintenir ces foutues portes closes.
Lorsque Zack vint carrément poser sa tête contre son épaule, le frisson ressentit un peu plus tôt prit tout son sens et Gabriel se sentit rougir. Une drôle de pensée venait de lui traverser l'esprit, pensée qu'il rejeta aussi vite qu'elle lui était venue. Mais cet instant de doute suffit à lui faire perdre un peu de la force qu'il mettait à retenir les battants et une main à la chaire pourrie se glissa entre les portes.  Les refermant violemment dessus, il entendit les os craquer. Mais enfin, Zack se redressait comme il pouvait avec le canif. Le plus dur restait à faire.

Ouvrir le côté gauche ? Plus facile à dire qu'à faire. Une fraction de seconde, son regard croisa celui du blond, un rayon de lumière venant l'éclairer directement. À cet instant, le doute ne fut plus permis. Ce que Gabriel y lut n'était ni de la peur, ni de la colère mais bien… du désir ? C'était le genre de regard qu'il aurait put avoir pour une femme, ou qu'une femme aurait put avoir pour lui. Bon sang mais qu'il était cruche ! Comment n'avait t-il pas compris plus tôt ? À moins que ce ne soit la panique du moment qui lui fasse tout comprendre de travers ? Mais le contact se brisa aussi vite qu'il s'était établi et Gabriel tenta de se concentrer sur ce qu'il avait à faire pour rester en vie. Tenter d'élucider une question aussi futile pouvait bien attendre qu'ils soient tirés d'affaire.
Gardant la porte droite bien en main, il relâcha un peu la pression sur la gauche, et les putréfiés firent le reste. La même main décharnée vint agripper le battant et le tira. Aussitôt, une tête affreuse se présenta devant l'interstice, la bouche s'ouvrant et se fermant frénétiquement, les dents claquant entre elles de façon lugubre. La lame vint se loger entre ses deux yeux mais alors qu'il s'effondrait, un autre vint prendre sa place. Une fois mort à son tour, Zack, qui semblait avoir perdu toute patience, ouvrit le battant en grand et envoya valdinguer le dernier putréfié. Surprit, Gabriel perdit l'équilibre en même temps que sa prise sur la porte et se retrouva le cul par terre, le dos contre le fond du placard.

Les yeux fixés sur les deux cadavres au sol devant lui, il entendit Zack aller refermer la porte. Un peu idiot comme idée. Étant donné le bruit que les trois là avaient fait en s'excitant sur leur refuge, tout autre putréfié qui se serait trouvé à proximité aurait déjà rappliqué depuis longtemps. Il se garda cependant de faire le moindre commentaire. S'il avait essayé, son commentaire serait resté coincé au fond de sa gorge. Le regard que lui lança Zack ne laissait plus aucun doute quant à ce qu'il pouvait bien avoir en tête en cet instant. Et cette idée, loin de le mettre mal à l'aise, éveilla un sentiment bien étrange en lui. Il ne parvenait pas à quitter le regard de son ami. Et ce fut finalement lui qui brisa le contact. Tout était clair à présent.

S’aidant de ses mains pour se remettre debout, Gabriel quitta le placard qui venait de leur sauver la mise et, ne sachant pas trop comment briser le malaise, il se racla la gorge.
« Hum... Vraiment désolé je... »

Il s'était approché de Zack, pas tout à fait certain de ce qu'il était en train de faire. C'était peut-être l'alcool qui parlait. Mais il n'avait pas bu tant que ça ! Mais dans ce cas, comment se faisait t-il que ce genre de pensée s'insinuait dans son esprit ? Pourquoi ressentait t-il un soudain fourmillement dans le creux de son bas ventre ? L'adrénaline peut-être ? Le fait de s'être retrouvé ainsi confinés l'un contre l'autre ? Il était vrai que Zack était plutôt bel homme, mais ce n'était pas le genre de détail qui l’émouvait en temps normal. Alors pourquoi ?

Essayant de se ressaisir, il se détourna vivement pour dissimuler son trouble et repéra son canif planté tel Excalibur dans le front du macchabée. Il s'accroupit face à la bête, tournant ainsi le dos à Zack, et tenta d'extraire son précieux couteau. Le blond n'y avait pas été de main morte car il dut y aller à deux main pour l'extraire. Une fois son canif récupéré, il essuya les fluides qui en dégoulinaient, directement sur les draps du lit tout proche. Puis il le replia et le remit à sa place.

De nouveau face à Zack, cette sensation qu'il avait éprouvé en le regardant, et qu'il éprouvait toujours d'ailleurs, commençait à lui taper sur le système. Et puis comment aurait t-il put savoir qu'un putréfié allait débarquer dans son dos ? Il n'avait fait aucun bruit ! Oh et puis c'était Zack qui était passé devant, il aurait put inspecter les autres pièces ! Pourquoi rejeter ainsi la faute uniquement sur lui ?
Ce n'étaient que des excuses. Il cherchait un moyen d'attiser sa colère parce qu'autrement, c'était un véritable malaise qui risquait de s'emparer de lui. Séparés par le lit, Zack près de la fenêtre et Gabriel près de la porte close, il tenta de noyer son trouble comme il put :
« Tu sais quoi ? La prochaine fois on pourrait aussi faire le tour de toutes les pièces avant de se précipiter dans celle où on est certain qu'y a un mort ! Ça éviterait que je risque de me faire prendre par derrière et de... »
Il ne parvint pas à terminer sa phrase, une image des plus gênantes venant soudain de germer dans son esprit. Mais il fallait qu'il arrête bon sang ! Il n'était en rien attiré par les garçons alors pourquoi une telle pensée tout à coup ? Était-ce d'avoir lu si clairement dans le regard du blond qui lui faisait face ? Ou d'être passé aussi prêt de la mort ? Ou alors ce foutu whisky qui lui montait à la tête... À cet instant, si le lit ne les avait pas séparé, dieu seul sait ce qu'il aurait fait. Laissant retomber sa colère, puisque de toute évidence elle ne servait à rien, il se retourna avec la ferme intention de faire ce pourquoi ils étaient venu ; inspecter la maison.
Mais la main sur la poignée, il resta immobile, incapable de réfléchir posément.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mar 21 Juin 2016 - 0:23


L'ambiance dans la pièce était étrange, trois cadavres gisaient maintenant sur le sol, et malgré l'énervement évident du blond et l'odeur de la mort, il y avait une certaine tension difficilement explicable. Zack ne pût s'empêcher de remarquer l'air troublé de Gabriel qui était maintenant affalé au sol dans la petite penderie ; pourquoi s'excusait-il ? N'aurait-il pas dû plutôt foutre un poing dans la gueule du plus âgé en le menaçant de ne plus jamais jouer à ça ? Il avait froncé les sourcils quand le brun avait détourné le regard, ne comprenant pas pourquoi il se montrait si perturbé. Ne retenant pas un soupire empreint de dédain, il restait immobile tandis que le plus jeune récupérait son arme. Il devait se calmer, laisser baisser la tension et le sang qui battait dans ses tempes au point de le rendre fou.

Leurs regards se croisèrent à nouveau, il restait planté là en le défiant presque du regard, mais le trouble évident de l'instituteur le perturbait au plus haut point. Est-ce que l'alcool lui était monté à la tête au point qu'il soit perdu de la sorte ? Un léger sourire narquois se dessina sur les lèvres de Zack alors qu'il regardait intensément son compagnon. A quoi s'entêter à être coléreux ? Il n'avait qu'à le déstabiliser encore un peu... Mais le plus petit sembla se déstabiliser tout seul, enchaînant des mots involontairement pleins de sous-entendus. Et ce fut la goutte de trop. Alors qu'il s'était retourné, un trouble encore plus apparent sur le visage, afin de sortir, il le voyait immobile devant la porte, attendant Dieu sait quoi. Il ne fallut que quelques secondes au plus âge pour le rejoindre et poser la main droite sur la sienne afin d'actionner la poignée. La porte entrouverte et toujours placé dans le dos de Gabriel, il se pencha légèrement pour lui parler tout près de l'oreille d'une voix lourde de sens. « J'ai promis à ta sœur que je lui ferai rien. En revanche, j'ai rien promis te concernant. » Son regard croisa un instant celui de son camarade et il fit lentement descendre les doigts de sa main gauche dans son dos, s'arrêtant juste au niveau des reins, avant d'ouvrir un peu plus la porte et de sortir de la pièce.

Il n'était plus question désormais de rejeter ses pulsions, ni même de les masquer. Le plus jeune pouvait soit coopérer, soit riposter et le menacer mais le blond était certain qu'il parviendrait à ses fins : il aurait ainsi payé sa dette. Prenant une profonde inspiration pour repousser un instant de plus son envie de ne faire qu'une bouchée du beau professeur, il s'engouffra dans la salle de bain pour trouver de quoi désinfecter et couvrir le bout de son doigt. Ouvrant l'armoire à pharmacie, il eut la chance de trouver ce qu'il cherchait... et plus encore. Une vieille boîte de préservatifs poussiéreuse traînait là, il n'y en avait plus que deux mais ce serait suffisant ; haussant les épaules il les fourra dans la poche arrière de son jean. Cela fait, il descendit d'un pas nonchalant les escaliers et referma la porte d'entrée, s'assurant au passage qu'aucun autre putride ne traînait dans la baraque. Bien. Il aurait le champ libre désormais.

Remontant les marches, il vit une porte auparavant close maintenant ouverte ; une autre chambre que Gabriel s'était certainement entêté à fouiller. L'agencement de la pièce était semblable à la précédente, et ce dernier s'y trouvait, de l'autre côté du lit près du placard. La commode était ici bien debout et il semblait y fouiller. Sur un ton faussement rieur, Zack l'interpella. « Tu cherches à refaire ta garde-robe ? » Un sourcil arqué, son regard n'avait rien de rieur. Il était celui d'un prédateur qui ne laisserait pas filer ce qu'il convoitait, et manque de chance pour le brun : il était le fruit de cette convoitise. Mais au delà de cet air qui pouvait sembler effrayant, il y avait tout autre chose, un désir non dissimulé qui était sur le point d'exploser. Plus de ressentiment, plus de scrupule, pas même une hésitation. Il s'approcha lentement du plus jeune, contournant minutieusement le lit en fermant le rideau au passage, comme si quelqu'un pouvait les voir de l'extérieur. S'arrêtant à quelques centimètres de son compagnon, il glissa sa main gauche jusqu'à la poche où était rangé le canif et l'en sorti toujours aussi lentement avant de le balancer plus loin. « Je préférerais éviter que tu t'en serves contre moi. »

S'avançant encore un peu, il parcourut les derniers centimètres qui les séparaient, ne laissant d'autre choix à Gabriel que de se caler contre la commode. D'ici il pouvait presque sentir son souffle, mais il ne le touchait pas, se contentant de laisser d'infimes millimètres entre leurs deux corps. Il avait chaud, foutrement chaud, et peinait à ne pas se laisser emporter par un désir brutal. D'une voix empreinte d'une naïveté semblable à celle d'un enfant, il reprit. « C'était quoi ce regard hein ? » Son visage n'était pas réellement empreint d'une émotion, il faisait tout pour ne pas laisser transparaître quoi que ce soit. Mais ses yeux... Ses yeux ne mentaient pas : il crevait d'envie franchir cette barrière si fine et invisible qu'il maintenait entre eux.



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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mar 21 Juin 2016 - 12:00

Alors qu'il s’apprêtait à enfin sortir, une main vint se poser sur la sienne, l'emprisonnant contre la poignée. Dans son dos, il sentit la présence du corps de Zack, beaucoup trop collé à lui pour qu'il parvienne à aligner une seule pensée cohérente. Venant s’ajouter à ça, une phrase plus que claire vint lui chatouiller l'oreille alors que le souffle chaud de son acolyte lui caressait la nuque. Lorsque leurs regard se croisèrent une nouvelle fois, Gabriel était comme tétanisé. Incapable de parler ni même de réagir, une foule de pensées et de sentiments contradictoires faisaient rage dans son esprit et il ne put que frissonner lorsqu'une main vint lui descendre le long de la colonne vertébrale.

Une fois Zack sortit de là, Gabriel se rendit compte que son cœur battait vite et fort. Quant à sa respiration, on aurait dit qu'il venait de courir le marathon mais sans bouger d'un pouce. La main toujours posée sur la poignée, il sentait encore la chaleur de celle de Zack, qui s'estompait petit à petit. Il retira vivement sa main, comme si la poignée venait de prendre feu et il se la massa pour faire disparaître la moindre sensation. 'Mais tu vas te ressaisir oui ? Tu nous fais quoi là ?'
La réalité, c'était qu'il n'en savait fichtrement rien. Ce qu'il aimait, c'était les filles ! Alors pourquoi ressentir un tel trouble face à Zack ? Mais encore une fois, un nombre incalculables de facteurs entraient en jeu. La peur de mourir, l'alcool, la promiscuité, ces regards lourds de sens que Zack ne cessait de lui lancer. Sans oublier le fait qu'il ne savait plus vraiment où il en était entre la mort de presque toute sa famille, de leur errance à lui et Emy dans les bois, la faim, la soif, l'apocalypse...

Et puis merde, il était temps qu'il se ressaisisse ! Laissant échapper une longue expiration, il sortit de la pièce à son tour. Constatant que Zack était en train de farfouiller dans la salle de bain, il décida d'aller fouiller de son côté. Inutile d'en rajouter en allant se coller à lui dans la même pièce. Prenant la première porte à sa disposition, il déboula dans une autre chambre, plus ou moins semblable à celle dans laquelle gisaient les trois cadavres désormais. Ce n'était pas ici qu'il trouverait de la nourriture, mais au moins, fouiller les placards lui permettrait de se changer les idées.
Alors qu'il était en pleine exploration d'éventuels trésors planqués sous le lit, il entendit Zack descendre les escaliers. Inutile de se leurrer, toutes ses pensées n'étaient tournées que dans une seule et unique direction... S’asseyant au bord du lit, il se prit la tête entre les mains.
« Allez, secoue toi mon vieux ! » se murmura t-il. « T'es quand même pas aussi influençable ! »

Se frictionnant un peu les joues, il fini par se remettre debout. Bon, Zack était en bas, autant en profiter pour se vider la tête. Décidé, il se dirigea vers le meuble le plus proche et entama une fouille minutieuse. Premier tiroir... des sous vêtements... Décidément, c'était pas comme ça qu'il allait pouvoir penser à autre chose. Le refermant vivement, il tira le deuxième. Dans chaussettes, quelques tee shirt et une boite en métal glissée tout au fond. Curieux, il la fit glisser vers le devant du tiroir et l'ouvrit. Elle était pleine de babioles, qui avaient certainement une valeur sentimentale pour son propriétaire.... Propriétaire qui gisait dorénavant dans la pièce d'à côté. Refermant le couvercle avec respect, il n'avait pas entendu Zack remonter l'escalier. Aussi, il sursauta en se retournant lorsqu'il entendit sa voix s'élever avec un ton étrange.

Alors qu'il avait cru qu'il pourrait affronter cette étrange pulsion qui l'animait chaque fois qu'il croisait le regard gourmand de son acolyte, il se retrouva une nouvelle fois désemparé. À nouveau, deux sentiments opposés s'affrontaient en lui. D'une part, un désir brûlant de se laisser aller, une pulsion primaire et totalement bestiale qui lui soufflait de faire taire le peu de retenu qu'il avait. Et d'autre part, une réserve due à son éducation et à la raison, qui lui dictait que ce n'était ni moral ni la chose à faire, quelques soient les circonstances. Zack s'approchait, conquérant et sûr de lui. Il était encore temps de s'éclipser, de sortir de la pièce ou même tout simplement de dissiper le malentendu... Mais y avait t-il vraiment un malentendu ? Zack tira le rideau, rendant l'atmosphère de la pièce encore plus étouffante. La lumière ainsi tamisée lui donnait des airs de loup affamé. Et le problème, c'était que l'agneau sacrificiel, c'était lui-même. Mais était-ce vraiment un problème ?

Gabriel n'avait pas fait le moindre mouvement, une main encore posée sur le tiroir de la commode, les yeux plongés dans ceux du blond qui se retrouvait de plus en plus proche de lui. Mais rien n'y faisait, il ne pouvait pas bouger... ou ne le voulait pas ? Il ne savait plus où il en était. Son esprit n'était plus qu'un chaudron rutilant dans lequel se mêlaient beaucoup trop d'éléments pour parvenir à en retirer quelque chose de logique. Voila qu'il était là, si proche que c'en était insoutenable. Son cœur s'emballa, loupant un battement lorsqu'il vit la main du blond s'avancer vers lui, mais il n'esquissa pas le moindre mouvement. Parvenant enfin à détacher son regard de celui de Zack, il suivit le mouvement de sa main jusqu'à sa poche. Sa réplique fit naître un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres de Gabriel qui parvint à bafouiller quelques mots.
« Je... pourquoi voudrais-tu... que je... »

Le souffle court, il se serra tout contre le meuble, prit en tenaille et toute chance de fuite désormais évanouie. Son regard se perdait dans celui de Zack, sa raison peinant de plus en plus à combattre cette pulsion animale qui hurlait en lui, faisant naître une agréable sensation dans le creux de ses reins.
Un regard ? Quel regard ?
« Je ne vois pas du tout... de quoi tu... » il dégluti avec difficulté, sentant un début d’érection s'emparer de son membre. « Ah... ce regard là. »

Sa raison n'était plus qu'une toute petite souris couinant pitoyablement face au rugissement incontrôlable de son envie. Un sourire, pour le moins lubrique, commença à se dessiner sur son visage alors qu'il commençait à faire le tri dans ses idées. Au diable la raison ! Au diable les préceptes et les bonnes manières ! C'était la fin du monde, et tout était parti en couille depuis bien longtemps. Alors à quoi bon maintenir un semblant de conformité et de règles de bienséances ?

La petite souris qu'était sa raison et sa retenu rendit l'âme, laissant libre court au monstre avide qui était tapi en lui. Sans plus penser au conséquences, il brisa la mince barrière qui les séparait encore. Laissant glisser son regard le long du corps de son aîné, il s'attarda quelques secondes au niveau de son entre jambe avant de revenir à son point de départ. Les yeux dans les yeux, il franchit les quelques malheureux centimètres qui les séparaient encore, venant coller son torse contre celui de Zack. Venant presque poser sa bouche contre son oreille, ce fut à son tour de lui murmurer quelques mots, toute retenue envolée :
« On joue à chat ? C'est toi le chat. »
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mar 21 Juin 2016 - 13:24


Les secondes s'égrenaient et à mesure que Zack s'était approché du plus jeune, les chances de fuite de ce dernier s'étaient amenuisées jusqu'à totalement disparaître. Le blond avait tout mit en œuvre pour qu'il ne puisse pas prendre ses jambes à son cou, son trouble qui l'immobilisait à chaque approche n'était qu'un avantage indéniable. Alors qu'il avait planté ses yeux dans les siens, attendant une réponse à sa question, il faisait tout son possible pour ne pas laisser entrevoir ne serait-ce qu'une once de la tempête qui faisait rage en lui. Il n'avait jamais ressenti cela depuis le début de l'apocalypse, se l'était même interdit pour ne pas être faible, mais il n'en pouvait plus, et ces quelques jours passés avec Gabriel, ces quelques dernières heures... Tout ça avait mit un stop royal a ses foutues résolutions. Avant que le monde ne change, il n'avait jamais prit la peine de refouler quoi que ce soit, parce-qu'il trouvait toujours ce genre de mec presque trop facile qui ne pouvait rien lui refuser, mais là... il avait envie de faire les choses différemment, prendre son temps comme si c'était la dernière fois qu'il pourrait ressentir cela, cette envie étouffante qui le faisait sentir plus vivant que jamais. Alors malgré l'impatience qui le prenait peu à peu, il prenait grand soin de ne pas briser le peu de vide entre eux.

Un sourire presque carnassier s'installa sur son visage quand Gabriel lui répondit enfin, complètement désemparé et la respiration irrégulière. « Ce regard là ouais. » Ce regard plein de trouble qui semblait lui aussi renfermer une certaine lutte intérieure ; à quoi pensait-il ? Est-ce qu'il avait peur ? Est-ce qu'il cherchait un moyen de s'en sortir ? Mais cet air étrange changea peu à peu en quelque chose de bien plus précis, quelque chose de bien plus brutal, et le sourire de Zack se fit plus prononcé au vu du désir qui s'installait également dans les yeux de son compagnon. Mais cela accentua encore un peu plus ses propres envies et il ne pouvait désormais plus nier le fait qu'il se sentait de plus en plus à l'étroit dans son pantalon. Son cœur battait tellement fort qu'il se demandait s'il n'allait pas rompre, il fallait qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose... il risquait de ne plus pouvoir se contenir bien longtemps.

Complètement prit dans ses pensées, un voile de désir marquant ses yeux, il serra les dents quand Gabriel se rapprocha un peu plus, bien décidé à le laisser faire le premier pas ; le premier pas parmi les premiers pas en tous cas. Leurs corps entrèrent en contact, un contact des plus banals mais qui fit pourtant baisser toutes les armes du plus âgé, et le murmure du brun, son souffle tout près de son oreille, ses mots, eurent le don de complètement lui faire perdre la tête. En d'autres circonstances il aurait pu rire de ce jeu que lançait Gabriel, chat, il avait quel âge au juste pour dire ça ? Mais il n'était pas dans d'autres circonstances, et ces mots pourtant enfantins achevèrent ses dernières barrières.

Le temps ne comptait plus, plus rien ne comptait. Ni les morts dehors, ni ce monde pourri dans lequel ils devaient évoluer, pas même ses parents morts et sa sœur qu'il espérait vivante. La seule chose qui avait encore une once d'importance était le corps du plus jeune contre le sien. Comme pour s'imprégner un peu plus de ce moment, il passa le bras gauche autour de la hanche du brun afin de le serrer un peu plus contre lui, et glissa son autre main dans ses cheveux en y calant également la tête. Fermant un instant les yeux, il respirait calmement essayant de profiter au maximum de cette chaleur humaine qui lui avait tant manqué, de ce corps qu'il avait tant désiré. Il voulait jouer ? Bien. Ils allaient jouer.

Éloignant légèrement son visage, il planta une nouvelle fois ses yeux clairs dans ceux de son compagnon ; depuis quand n'avait-il pas prit le temps de faire cela ? Profiter de chaque seconde et s'imprégner de chaque ressenti. Ce moment de flottement ne dura cependant que d'infimes secondes, juste le temps à l'un comme à l'autre de s'assurer de ce dans quoi ils se lançaient. Le blond se pencha légèrement pour approcher son visage de celui du plus jeune, frôlant ses lèvres des siennes avant de bifurquer à son tour vers son oreille. « Tu veux jouer hein ? T'es sûr de toi là ? » L'homme d'affaire resserra encore un peu son emprise autour de la taille du brun, chacun pouvait à présent sentir le membre gonflé de désir de l'autre, sentir son souffle et tout cet aura silencieux plein d'envies. Zack fit lentement glisser ses lèvres le long du cou du plus jeune, prenant sur lui pour ne pas lui arracher toutes ces couches de tissu et assouvir ses pulsions grandissantes. Ça devenait difficile, et il se demandait si le brun n'allait pas finalement faire marche arrière... Qu'il essaye seulement, il ne le laisserait plus filer maintenant qu'il l'avait.

Le poussant un peu plus contre la commode, il passa lentement sa main gauche sous la couche d'habits de Gabriel, la laissant glisser sur ses reins et remonter légèrement la colonne vertébrale, minutieusement. Sentir sa peau sous ses doigts provoqua de nouveaux frissons en lui, et de son autre main il s’attela à dézipper lentement la veste du plus jeune. Ne pas aller trop vite, prendre son temps... plus facile à dire qu'à faire. Bien qu'il ne pouvait nier que ce petit jeu le rendait complètement fou, il arrivait à peine à penser correctement et la Terre aurait pu exploser qu'il ne s'en serait même pas rendu compte. Seule l'explosion qui menaçait en lui importait.



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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mar 21 Juin 2016 - 14:28

Le fait que Zack passe son bras autour de sa hanche acheva de briser les dernières onces de retenue qu'il aurait put encore avoir. Comme si ce simple geste venait de le conforter dans le choix qu'il avait fait de laisser s'exprimer ses pulsions. Alors que le souffle de Zack lui chatouillait à nouveau la nuque, il ferma les yeux à son tour, s’imprégnant de l'odeur de la peau de son compagnon de jeu. Il avait encore les mains appuyées contre la commode derrière lui et, malgré sa détermination, il ignorait comment s'y prendre. Ce contact était tellement différent de ses relations précédentes ! Tout était inédit pour lui. Aussi bien de sentir ce corps puissant tout contre le sien, celui des femmes étant si frêle, si gracile, que de sentir tout contre sa cuisse la présence de cette masculinité à son point culminant. C'était comme une première fois. C'était une première fois, si on voulait. Et cette perspective avait quelque chose de très excitant... et de terrifiant.

Lorsque Zack approcha son visage, Gabriel sentit son propre souffle se faire plus court et rapide. Son cœur battait à un rythme effréné et une véritable bouffée de chaleur lui monta à la tête. Mais au lieu de poursuivre sur sa lancée, le blond se prêta au jeu et vint à son tour lui souffler à l'oreille. Pensait t-il que Gabriel allait se résorber ? Brusquement changer d'avis et se dire que finalement ce genre de chose n'était pas faite pour lui ? Qu'il allait le laisser en plan et se sauver en courant ?
Quelques heures auparavant, ça aurait peut-être été le cas. Ou peut-être pas. Lorsque Zack raffermit sa prise, l'élancement qu'il ressentit au plus profond de son être lui confirma ce qu'il savait déjà. Il n'avait aucune envie de faire machine arrière. Bien au contraire. Il brûlait de consommer cette expérience nouvelle, de laisser libre court à sa bestialité la plus primitive.

La sensation de ses lèvres qui se mirent à lui caresser la nuque fit fondre les tous derniers doutes et les appréhensions qu'il pouvait avoir. Venant enserrer le cou de son acolyte de sa main droite, il laissa échapper un gémissement presque silencieux, mais que Zack n'avait pas put louper dans sa position.
La commode, qui n'était pas tout à fait collée au mur, s'y retrouva bien vite alors que Zack pressait Gabriel un peu plus contre elle. Il sentit alors une main se glisser sous son tee shirt, et parcourir sa peau sans la moindre gêne. Pendant ce temps là, l'autre main s'employait à le dévêtir. Sa main gauche toujours appuyée contre la commode, sa main droite enserrant la nuque de Zack, Gabriel se laissa faire, savourant le moindre frôlement, la moindre caresse. Une fois la veste ouverte, il se rendit compte qu'il crevait de chaud. Sans repousser la main baladeuse dans son dos, il ôta d'abord la manche gauche, puis la droite, puis il envoya valser la veste à l'autre bout de la pièce. Il entreprit ensuite de faire la même chose à Zack, s'y prenant à deux mains pour lui ôter son manteau et l'envoyer rejoindre le sien. Ses yeux ne parvenant plus à se décrocher de ceux, hypnotiques, du grand blond, il passa à son tour une main sous les couches de vêtement, la laissant descendre au creux des reins puis se glissant légèrement sous la ceinture. Puis il glissa la deuxième, en symétrie de la première. Il rapprocha ensuite son visage de celui de Zack et bientôt leurs front et le bout de leur nez se touchèrent. Fermant les yeux, Gabriel savoura les caresses dans son dos, son souffle court se mêlant à celui de Zack.

Puis, attrapant les bords du pull et du tee shirt en même temps, il fit remonter le tissu, non sans le caresser au passage, jusqu'à passer les deux par dessus la tête de son ami. Le dévorant des yeux, il apprécia la rondeur de ses muscles, et la puissance de tout son corps.
Fermant les yeux à nouveau, il laissa Zack en faire de même et bientôt il se retrouvèrent tous les deux torse nu. Le désir qui l'animait se faisait de plus en plus pressant. Glissant les doigts de sa main droite d'un côté, et de sa main gauche de l'autre, sous le devant de la ceinture de Zack, il l'attira un peu plus à lui et laissa leur deux corps à moitié nu se frotter l'un à l'autre. Posant à son tour sa bouche contre sa nuque, il se mit à le mordiller doucement, partant de la zone la plus haute, juste sous l'oreille, et commençant à descendre vers l'épaule. Pendant ce temps là, ses mains, qui étaient restées au niveau de la ceinture, commencèrent à la défaire minutieusement et avec une lenteur exagérément voulu.
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Aujourd'hui à 21:08

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