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 Come in, it's too dark outside

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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Come in, it's too dark outside   Mar 17 Mai 2016 - 11:19


15 Février 2016
North Cascades National Park


Moins d'un mois maintenant que l'homme d'affaire était tombé sur ce petit chalet en plein milieu de la forêt au Nord-Est de Seattle et qu'il avait décidé de s'y établir un moment. Il ne savait combien de temps il allait y rester, mais le blizzard qui avait fait rage dehors se calmait à peine ; autant attendre que l'hiver passe. Aussi loin du monde cependant, le blond n'est pas certain de la bonne entreprise de sa décision ; et si se retrouver seul au milieu de ces bois n'avait pas été la meilleure idée ? Ou peut-être justement n'était-il pas encore suffisamment seul... Parce-que les putrides étaient partout ; quoi qu'avec la tempête, une bonne partie d'entre eux devaient avoir été ensevelis au moins pour quelques semaines.

Et une nouvelle journée passait, approchant peu à peu de la fin. Le ciel était d'un gris clair malgré l'heure avancée, et un brouillard lourd parsemé de flocon emplissait l'espace. Zack était allongé sur le lit de fortune qui trônait dans un coin de la pièce, il avait par chance trouvé quelques couvertures dans l'habitacle bien qu'une cheminée aurait été la bienvenue ; mais comment espérer un tel luxe dans ce monde désormais sans espoir ? Lui qui faisait pourtant parti de la haute société avant tout cela n'avait eut, comme tout le monde, d'autre choix que de s'adapter à cette nouvelle situation. Combien de temps cela allait-il durer ? Cet endroit loin de tout n'était peut-être pas le plus adéquat ; il procurait une certaine sécurité contrairement à la ville qui regorgeait de dizaines de milliers de putréfiés, mais les vivres étaient moins abondants ici. Le blond n'était pas vraiment tombé sur d'autres groupes depuis, et ses pillages s'en étaient avérés relativement réduits depuis. Chasser n'était d'ailleurs pas l'activité adéquat avec le blizzard et Zack ne pouvait que s'armer de patience et se rationner au cas où les temps se feraient encore plus dur. Qui savait combien de temps cela allait durer ?

Il se redressa en soupirant et s'assit au bord du lit en se frottant le visage. Vraiment, il n'y avait foutrement rien à faire ici, cloîtré à l'intérieur. Si au moins il pouvait sortir un peu et se balader en profitant du soleil... Mais le soleil n'était pas au rendez-vous, il semblait s'être évanoui avec la venue de ce fléau. Le blond se leva et se dirigea vers la fenêtre, tirant sur la manche de son pull pour essuyer la buée qui s'était accrochée aux carreaux. Y a vraiment rien dans ce coin... L'homme n'avait jamais été du genre à déprimer lorsqu'il était seul, au contraire, après avoir trop côtoyer le beau monde, il ne refusait pas des moments de calme, mais tourner en rond n'avait jamais été son fort. Il s'apprêta à s'éloigner son visage de la vitre, arracher à sa vue ce paysage trop blanc, quand il cru apercevoir des silhouettes. « Qu'est-ce que... » Les sourcils froncés, il se dirigea d'un pas traînant vers les grosses boots pleines de fourrure qu'il a trouvé avant d'arriver ici, il les chausse et enfile rapidement sa veste en cuir qui n'est pas vraiment adaptée aux températures.

Tâtant la pocha arrière gauche de son jean pour vérifier que son poing américain est toujours là, le trentenaire prend dans sa main droite son couteau et sort de la petite baraque en bois. Prenant bien soin de regarder où il pose les pieds afin de ne pas tomber dans un endroit trop profond, Zack plisse les yeux pour y voir un peu plus clair dans ce léger blizzard qui semble ne pas vouloir s'arrêter, mais aussi pour se protéger de ces flocons qui lui brident la vue. Ah là-bas ! Alors... humains ou putrides ? Faisant quelques pas encore il se retrouve à quelques mètres des deux silhouettes aperçues plus tôt, son couteau toujours bien en main, il lève la gauche en signe de salut, attendant soit une potentielle réponse. Prenant une profonde inspiration, il fait de son mieux pour que sa voix porte par dessus le vent. « Bonjour ? » A le voir comme ça, il pourrait avoir l'air d'un foutu idiot inconscient qui cause à deux ombres peut-être même pas humaines, mais l'homme d'affaire sature de cette situation ridicule, coincé à l'intérieur, et s'il a la possibilité de rencontrer des survivants et potentiellement profiter de cette rencontre, qu'a-t-il a perdre ?



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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mar 17 Mai 2016 - 18:42

Le froid, déjà mordant, était accentué par le vent qui leur fouettait le visage. Ils avaient dû quitter leur dernier abri de fortune au beau milieu de la nuit précédente, chassés par des mordeurs et n'avaient trouvé aucun refuge depuis. Marchant sans relâche pour ne pas mourir de froid et surtout dans l'espoir de trouver un endroit où se reposer enfin et peut-être même dégoter de la nourriture. Gabriel ne se souvenait même pas de son dernier repas. Peut-être bien des racines, qu'il avait mâchonné en marchant. Ou alors les quelques insectes qu'ils avaient dénichés sous des pierres. Mais il avait si froid qu'il ne faisait même plus attention aux douleurs lancinantes provoquées par la faim. Dans sa main droite, celle de sa sœur, doigts entrelacés, lui prodiguait une inespérée source de chaleur. Et également un réconfort sans lequel il n'aurait pas fait un pas de plus.

Tous deux emmitouflés dans des parkas pas le moins du monde adaptés à la tempête, ils avançaient en silence, ne voulant ni l'un ni l'autre admettre que s'ils ne trouvaient pas vite une solution, ils allaient s'écrouler. Ils échangeaient parfois un regard furtif, et à chaque fois, ce contact, aussi bref soit t-il, leur donnait la force de faire quelques enjambées supplémentaires. Mais s'ils croisaient un putréfié... Jamais ils n'auraient la force de se défendre.

Le jour déclinait et ils avançaient. Pas un refuge ne s'était offert à eux. Pas un seul endroit sûr où passer la nuit. Ils ne tiendraient pas une heure de plus. Ils devaient se reposer. Soudain Émilie se figea, serrant plus fort la main de son frère. Il tourna la tête vers elle, prêt à l'encourager à avancer encore un peu mais elle fixait un point légèrement sur leur gauche. Il se retourna et vit alors une silhouette, bras levé et entendit à travers le vent une voix s'élever. Ce n'était donc pas un cadavre ambulant. C'était déjà ça. Mais comment savoir s'il n'allait pas les achever et leur piquer le peu qu'ils avaient. D'ailleurs qu'avaient t-ils à se faire voler ? Leurs vêtements ? Son couteau et son flingue ? La viande qu'ils avaient sur les os … Un léger frisson parcouru la colonne vertébrale de Gabriel. Pour une fois, ce frisson n'était en rien dut au froid mordant qui leur battait le corps. Sa sœur semblait être arrivée à la même conclusion que lui car déjà elle faisait un pas en arrière. Il l'imita.
Sans lui lâcher la main, il tâtonna sa poche à la recherche de son canif. Ses doigts, engourdis par le froid, lui firent un mal de chien lorsqu'ils frottèrent contre le tissus rugueux du jeans. Il dégaina alors la lame qui avait déjà quelques cadavres à son actifs. Mais cette fois-ci, il devrait peut-être se défendre contre un être vivant. Il ignorait s'il en serait capable. Surtout au vu de l'état d'épuisement dans lequel il était.

La silhouette sembla avancer. A moins que ce ne soit un effet d'optique dut à la tornade de flocons de neige qui dansait devant ses yeux. Il ne savait pas quoi faire. Reculer ? Faire demi tour et espérer que l'inconnu ne les suivrait pas ? Ou alors foncer sur lui et le tuer avant même de risquer qu'il ne les tue ? Cette option là n'était pas envisageable. Ils devaient fuir.
Mais alors, la main d’Émilie se fit moins pressante et elle s'écroula dans la neige.
« Emy ! »
Oubliant un instant l'inconnu, il lâcha son couteau et se pencha sur elle. Les yeux fermés, elle semblait évanouie. Il lui tapota doucement les joues mais elle ne broncha pas. Paniqué, il était lui-même au bord de l'évanouissement. Sa tête commençait à tourner et ses jambes tremblaient de fatigue et de froid. Il ramassa rapidement son couteau et le rangea à sa place. Puis il rassembla ses dernières forces et attrapa sa sœur sous les genoux et sous les bras. Une fois qu'il l'eut bien contre lui, il se dirigea vers la silhouette qui s'était adressée à eux. C'était un homme. Pas beaucoup plus âgé qu'eux, il n'avait pas l'air d'être spécialement en détresse et n'avait pas l'air agressif. Il aperçut alors ce qui lui avait échappé à cause de la tempête. Devant lui se dessinait l'ombre d'une battisse, sans doute un petit chalet et duquel l'étranger provenait sans conteste. Priant pour que la chance soit de son côté, se battant pour ne pas s'écrouler tant ses jambes tremblaient, il était suffisamment proche de l'inconnu à présent pour ne pas avoir besoin de crier. Il n'en aurait pas eu la force de toute façon.

« Aidez-nous par pitié. »
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mer 18 Mai 2016 - 12:58


Zack s'approchait toujours des deux silhouettes d'une marche lente afin de ne pas perdre l'équilibre et risquer de se trouver nez à nez avec des putrides. Il cru voir que les deux se tenaient la main ; les morts faisaient-ils ça ? C'est à ce moment que l'une des deux ombres s'effondra au sol. Et c'est en voyant l'autre personne s'agenouiller à ses côtés que le blond fut persuadé qu'ils n'étaient pas des cadavres ambulants. Décidément, comme si le fléau que représentaient les putrides ne suffisait pas à mener la vie dure aux humains, il fallait encore que le temps s'y mêle et c'était apparemment le coup de trop pour ces deux survivants. L'homme d'affaire s'approcha encore un peu et se retrouva face à un homme, il portait dans ses bras la femme qui venait de s'effondrer quelques secondes plus tôt et semblait vraiment à bout de force.

L'inconnu prit alors la parole, suffisamment proche pour se faire entendre. Il suppliait le blond de les aider... En effet, il devait vraiment être à bout pour agir de la sorte alors qu'ils étaient de parfait inconnus et qu'il n'avait aucune idée de si Zack était sympathique ou non. T'es si naïf toi pour demander de l'aide aussi facilement ? Le blond avait froncé les sourcils, réfléchissant un instant. Il était en effet sorti pour les aider -ou du moins pour voir s'ils pouvaient avoir un quelconque avantage pour lui-, mais là... Et si elle était morte ? Si elle se réveillait en putride et les attaquait tous les deux ? L'homme d'affaire n'avait aucunement l'envie de faire entrer un de ces monstres chez lui, mais il ne pouvait pourtant pas les laisser dans une telle situation... Se retenant de soupirer, il s'arma d'un sourire bienveillant et hocha la tête en faisant signe de la main de les suivre.

Il repris alors la direction du chalet qui n'était qu'à quelques mètre, mais la masse de neige rendait bien plus difficile cette avancée. Le blond arriva à la petite bâtisse le premier et ouvrit la porte, laissant entrer dans son nouveau chez-lui le vent. En se tournant il s'aperçut que l'inconnu peinait à avancer, la fatigue et le blizzard accumulés étaient un obstacle non négligeable. Laissant la porte ouverte, il se dirigea alors vers l'homme et tendit les bras pour le délester du poids que représentait la femme ; à le voir chanceler de la sorte, il avait eut l'impression qu'ils seraient encore là dans une heure s'il ne faisait pas quelque chose. La jeune femme dans les bras, il entra alors dans le chalet et la déposa sur son lit ; il serait trempé mais tant pis, ça sécherait bien un jour ou l'autre.

Refermant la porte à clé derrière l'inconnu, il dézippa sa veste qui ruisselaient de neige fondue et l'accrocha au porte manteau à côté de l'entrée avant d'ôter ses bottes. Il parla d'un air absent se mettant à observer les deux individus. « Y a deux couvertures au coin du lit, elle pourrait en avoir besoin. » Mieux valait éviter qu'elle ne tombe en hypothermie et ne meurt pas vrai ? Elle avait d'ailleurs un teint foutrement blême et les joues creuses, tout comme l'homme ; apparemment ces deux là vivaient moins bien que lui, ou peut-être étaient-ils simplement trop gentils et n'osaient-ils pas prendre ce qu'ils souhaitaient aux gens qu'ils rencontraient ? Un léger sourire en coin habillait le visage du grand blond qui alluma le réchaud à gaz et y déposa une théière pleine d'eau.

C'était la première fois qu'il recevait quelqu'un ici, et il était un peu sceptique ; une femme qui semblait être au bord de la mort, et un homme vraiment pas mal mais pas en très bonne forme non plus... Qui aurait cru que des personnes s'aventureraient jusqu'ici ? « Qu'est-ce que vous faites dehors avec cette tempête ? » Zack s'était adossé contre le vieux meuble qui portait le lavabo. S'ils cherchaient à mourir, c'était en effet une bonne solution qu'ils avaient trouvé en s'aventurant ainsi dehors.



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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Mer 18 Mai 2016 - 14:23

La réplique cinglante de l'inconnu ne le fit même pas tiquer. Non il n'était pas naïf... mais c'était ça ou la mort. Il n'avait tout simplement rien à perdre. À part la vie. Il n'y avait que deux scénarios possibles. Dans le premier, l'inconnu leur portait secours et ils s'en sortaient. Dans le deuxième, ils mouraient. C'était aussi simple que ça. Alors ses histoires de naïveté, il pouvait bien se les garder.
Malgré l'épuisement, il tentait de garder un air déterminé sur le visage. Impassible, il ne répondit rien. Attendant de connaître leur sort. Émilie commençait à peser lourd dans ses bras. Il la sentait glisser doucement contre son manteau.

Finalement, l'homme ouvrit la marche vers le petit chalet. Gabriel cru qu'il allait pleurer de joie. Un pas après l'autre, chacun lui coûtant un effort démesuré, il avança vers leur salut. Le bâtiment semblait à la fois si proche et tellement inaccessible ! C'était comme si chaque pas qu'il faisait l'en éloignait au lieu de l'en rapprocher. Bandant ses muscles, il raffermit sa prise sur le corps inerte de sa sœur. Leur sauveur venait d'ouvrir la porte et revenait vers lui pour lui prêter main forte. Il hésita quelques secondes à lui confier le dernier membre de sa famille. Mais il n'en pouvait plus. De toute façon, si l'homme leur avait voulu du mal, il ne se serait pas donné la peine de se montrer si avenant. A moins qu'il n'ait l'intention de les tuer une fois dans le chalet. Il n'aurait pas eu à porter les corps de cette façon... Non. À voir le mal partout on en oubliait qu'il existait des gens dotés d'une conscience et d'un minimum de bonté. Il fallait y croire.

Sans la quitter un seul instant du regard, il confia sa sœur jumelle aux bras tendus devant lui. La marche jusqu'à l'entrée du chalet lui sembla beaucoup moins fastidieuse ainsi. Il vit leur sauveur déposer sa sœur sur un lit et il ne perdit pas un seul instant pour la rejoindre, s’asseyant à ses côtés.
Il défit le manteau trempé d’Émilie et le laissa choir au sol. Elle était frigorifiée. Attrapant l'une des couvertures indiquée par l'inconnu, il l’emmitoufla et commença à la frictionner pour la réchauffer un peu. Pas une seule seconde il ne se soucia du froid qui l'assaillait lui aussi. Ni même des vertiges qui le faisaient tanguer dangereusement. S'emparant de la deuxième couverture, il l'ajouta par dessus la première. Rassuré par le va et vient, aussi faible soit t-il, de la respiration de sa sœur, il lui caressa tendrement le front, dégageant une mèche folle.

Alors que l'homme si généreux commençait à faire chauffer de l'eau, Gabriel resta là, emmitouflé dans son parka détrempé, assis sur le bord du lit à couver sa sœur du regard. Le changement soudain de température entre l'extérieur et la douce chaleur du foyer le fit grelotter. Il ne parvenait pas à contrôler ses tremblements. Il n'essaya même pas. Guettant furtivement l'inconnu du coin de l’œil, il espérait au plus profond de lui qu'il n'allait pas essayer de les tuer. Qu'il ne les avait pas fait entrer juste pour les dépouiller plus facilement. Il voulait croire qu'il avait les meilleures intentions, sans pour autant baisser complètement sa garde.

Lorsque le grand blond prit la parole, Gabriel sursauta. Ce qui ne se remarqua pas forcement au vu des tremblements exagérés dont tout son corps était secoué. Il regarda longuement son interlocuteur dans les yeux, silencieux, avant de lui donner une réponse brève.

« On a dû quitter notre dernier refuge. On en a pas trouvé d'autre en chemin. »
Parler lui faisait mal à la gorge. Sa voix était comme enrouée et trahissait la faiblesse générale de son corps. Caressant toujours le front de sa sœur, il n'aurait quitté son chevet pour rien au monde. Une horde de putréfié aurait put franchir le seuil de la porte qu'il n'aurait pas bougé d'un pouce. Mais aussi forte que puisse être sa volonté, la pièce commençait à danser devant ses yeux. Il ne devait pas s'évanouir ! Pas avant que sa sœur n'ait repris connaissance. Il ne savait rien de cet homme qui lui faisait face. Que se passerait t-il si jamais il fermait les yeux ?

Mais un bref instant, il se dit que lui non plus ne savait rien des deux étrangers qu'il avait fait entrer chez lui. Il leur avait ouvert sa porte, offert de la chaleur et le moyen de se reposer. Laissant sa méfiance de côté, il tenta d'afficher un pauvre sourire de reconnaissance.
« Merci... pour votre aide. »
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Jeu 19 Mai 2016 - 12:37


Le réchaud répandait un peu de sa chaleur dans la petite bâtisse mais il semblait que ça ne suffisait pas à calmer les tremblements de l'homme assit au bord du lit ; tremblait-il uniquement de froid ou était parce-que ses muscles en avaient juste assez d'avoir eut à parcourir tout ce chemin et à affronter le blizzard ? C'était égal au final, le résultat en était le même. Zack posa à nouveau ses yeux sur lui et pu lire l'inquiétude dans ses yeux, derrière l'épuisement il semblait y avoir une inquiétude profonde quant au sort de la femme, à tel point qu'il semblait prêt à mourir pour elle ; et en l'occurrence il n'était pas loin lui aussi de l'hypothermie à garder sa veste comme ça. Le blond secoua la tête, presque soulagé de ne pas avoir quelqu'un sur qui veiller. Évidemment, il avait sa sœur, mais elle était bien en sécurité dans un camp de réfugiés à Salem ; c'était du moins ce qu'il espérait.

L'inconnu se mit alors à parler, répondant à la question de l'homme d'affaire ; réponse courte mais claire, il ne servait à rien d'en dire plus pour que Zack comprenne ce qui avait pu se passer depuis. Il prit deux tasses délavées par le temps et un peu ébréchées par endroits, ainsi que la boîte contenant de vieux sachets de thés qu'il avait trouvé sur la route ; tout le monde aimait le thé pas vrai ? Et de nos jours, mieux valait ne pas faire les difficiles. Arquant un sourcil, il répondit à l'homme alors que je sifflement de la théière commençait à se faire entendre. « Vraiment pas le bon timing hein... » Zack remarquait bien que le brun peinait de plus en plus à rester concentrer et que ses tremblements allaient avoir raison de lui à un moment ou à un autre. Oh il n'avait pas l'intention de les piller et de partir avec toutes ses affaires, c'était chez lui ici, et avec la tempête dehors il n'avait aucune envie de risquer le même sort que ces deux personnes. Rien ne servait de tuer pour le plaisir, et de toute façon, peut-être bien que la femme n'aurait pas besoin de lui pour y passer.

Alors que le son de l'eau bouillonnante commençait à se faire vraiment insistant, le blond ôta la théière du réchaud et en empli les deux tasses en y glissant un sachet de thé dans chaque ; le goût n'était pas important hein ? Le plus important était de boire quelque chose de chaud pour se réchauffer. Prenant les deux boissons fumantes, il alla les déposer sur un tabouret qu'il cala à côté du lit pour que l'homme puisse se servir ; un sourire avait légèrement étiré ses lèvres quand il le remercia. « Oh ne me remerciez pas, c'est parfaitement normal de s'entraider entre survivants. » Ne devaient-ils pas affronter un ennemi commun chaque jour ? C'était bien là la plus grande erreur des hommes, plutôt que de s'entraider ils préféraient se faire la guerre entre eux, comme si ça allait tout arranger... Et Zack faisait parti de ces personnes qui étaient prêtes à tout pour survivre. Tout. Ramassant la veste de la jeune femme pour la suspendre au porte manteau afin qu'elle sèche également, il leva les yeux au ciel, faisant mine de s'agacer lui-même. « Je ne me suis même pas présenté.. Zack Atkins ! » Certainement que personne n'en avait rien à faire de son nom de famille mais que voulez-vous après tant d'années à se présenter de la sorte, c'était presque s'il ne poursuivait pas sur la dénomination de sa profession à chaque fois qu'il rencontrait une nouvelle personne.

Il s'installa dans le fauteuil, celui dans le coin à côté de la porte d'entrée, et posa sur la femme un regard soucieux. « Prenez le temps qu'ils vous faut pour vous reposer, vous avez vraiment l'air d'en avoir besoin. » Sauveur et hospitalier, s'il n'était pas aussi opportuniste, Zack aurait pu être l'homme précis à rencontrer dans cette apocalypse, à la différence près toutefois qu'il n'avait aucunement l'intention de donner sa vie pour sauver celle d'un autre. Croisant les mains et les jambes, il s'enfonça un peu plus dans le fauteuil abîmé mais toujours aussi moelleux qu'il devait l'être à l'époque. « Je me trompe ou vous êtes de la même famille ? » Oh ils auraient pu être mari et femme que ça ne l'aurait pas dérangé, mais le blond avait l'impression que les regards de l'homme posés sur la femme étaient différents, il y avait quelque chose en plus. Ainsi que cet air de ressemblance qui malgré les traits fatigués de l'un et inquiets de l'autre ne laissait que peu de place au doute.



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Gabriel Fowler
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Jeu 19 Mai 2016 - 15:49

Essayant de ne pas trop claquer des dents, il s'empara précautionneusement de la tasse fumante. Il ne parvenait même pas à plaquer sa main contre la céramique tant elle était chaude et tant ses doigts étaient gelés. Il plaça la tasse sous son menton et laissa ses yeux se fermer quelques instants. Le temps de savourer à la fois l'odeur et la chaleur qui montaient à ses narines. À côté de lui, la respiration de sa sœur était devenue plus régulière et plus profonde. Elle dormait. Rassuré, il soupira de soulagement.
Lorsque leur bienfaiteur alla ranger le manteau d’Émilie, il s'avisa qu'il n'avait toujours pas ôté le sien. Reposant la tasse à contrecœur, il s'en défit tant bien que mal, continuant toujours de trembler. Il se dirigea vers le porte manteau et déposa le sien par dessus le premier. Il avait toutefois fait en sorte de garder sa sœur dans son champs de vision. Pour la voir, ne serait-ce que du coin de l’œil.
Puis il retourna se mettre au bord du lit, prélevant une partie de la deuxième couverture pour se la mettre sur les épaules. Il reprit la tasse avec bonheur et tenta une fois encore de poser ses doigts dessus. La dernière fois qu'ils avaient fait du feu, cela c'était très mal passé. Emy avait dégoté un briquet, ce qui leur avait donné l'espoir de pouvoir manger quelque chose de chaud. Même si ça devait être des insectes ou un serpent. Mais la lumière les avait attirés comme des papillons de nuit.
Ils étaient arrivés de tous les côtés à la fois. Ils avaient à peine eut le temps d'attraper leurs affaires et de filer sans demander leur reste. Et alors qu'ils avaient cru mourir …. Voila qu'il buvait du thé dans un chalet, bien à l’abri de la tempête. Cela le fit doucement rire.

Craignant que Zack ne prenne ça comme une moquerie, il précisa :
« Désolé. Je ne me moque pas. C'est juste que … j'ai vraiment cru qu'on allait y passer cette fois. »
Il quitta le fond de sa tasse des yeux pour fixer le regard du grand blond.
« Moi c'est Gabriel. » Il hésita un instant, se demandant s'il était bien nécessaire de déballer son nom de famille. Comme si ça pouvait encore servir à quelque chose aujourd'hui. Mais après tout.
« Fowler » ajouta t-il finalement.
Il ne répondit rien suite au conseil si sagement prononcé. Oui il avait besoin de se reposer. Et c'était exactement ce qu'il était en train de faire. Aussi bien physiquement que mentalement, il ne sentait plus cette oppression omniprésente qui ne l'avait pas quitté depuis la veille. Il se sentait … en sécurité.
Comment aurait-on put croire, à une telle époque de modernité, que l'Homme finirait par retrouver ses plus primitifs instincts ? La peur, la faim, la vigilance permanente pour sa propre survie et celle de ses proches. Voila les seules choses qu'il ressentait depuis que son père et son frère étaient morts. Le mot sécurité n'avait plus eut aucun sens à ses yeux. Et voilà qu'il se sentait calme et apaisé. Un véritable soulagement, comme lorsqu'on se permet enfin de fermer les yeux après avoir fixé l'horizon sans ciller des heures durant.

Gabriel tenta d'avaler une gorgée de son thé mais à peine le liquide avait-il frôlé ses lèvres que la brûlure le fit tressaillir et reculer la tasse de sa bouche. Il lui faudrait encore un peu de patience. Zack s'interrogeait alors sur sa sœur. Il était vrai qu'avec leur dégaine actuelle, leur ressemblance, si frappante d'ordinaire, ne devait plus être aussi évidente. Parvenant enfin à enserrer la tasse de ses doigts, il profita de la chaleur en répondant.
« Émilie est ma jumelle. » Le mot sœur n'était plus assez fort pour la qualifier. Elle était tout ce qu'il avait et il était tout ce qu'elle avait. L'un et l'autre étaient comme une seule personne qui se serait divisée en deux corps et en deux consciences séparés. Séparés mais liés. S'il venait à la perdre...
Rejetant cette pensée comme s'il s'était agit d'un charbon ardent, il secoua la tête, prit par de nouveaux tremblements. Il ne s'était même pas aperçut qu'ils avaient cessés.

Il reposa à nouveau la tasse et entreprit de défaire les chaussures de sa sœur pour les déposer aux pieds du lit. Puis il l'emmitoufla de nouveau avant de retirer les siennes. S'installant un peu plus confortablement, en tailleur cette fois-ci, pour mieux se réchauffer les pieds, il reprit la tasse et parvint à avaler une première gorgée. Il n'était pas fan du thé, mais après un si long jeûne, c'était à son sens le meilleur truc qu'il avait jamais bu. Histoire de détendre un peu l’atmosphère, il parvint à sourire et trouva même la force de plaisanter.
« Je suppose que vous ne devez pas avoir de lait ? »

Ses vertiges avaient commencé à se calmer un peu. La chaleur et le fait d'être enfin assis y étaient pour beaucoup. Son estomac émit alors un grognement pitoyable, qui faisait même carrément penser à certains râles que poussaient les putréfiés. Un peu gêné, il essaya de se faire tout petit, avalant une nouvelle gorgée brûlante. Il ne se voyait pas réclamer de la nourriture. Surtout à quelqu'un qui venait de leur épargner le pire. Mais son estomac venait de s'en charger à sa place.

À cet instant, Émilie se mit à bouger doucement.
« Gaby ? » prononça t-elle faiblement, à moitié inconsciente, les yeux entrouverts.
Posant une main réconfortante sur la joue encore un peu froide de sa sœur, il lui déposa un baiser sur le front et lui murmura à l'oreille.
« Repose toi. On est en sécurité. Dors. »
Elle replongea presque aussitôt dans un sommeil profond.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Come in, it's too dark outside   Ven 20 Mai 2016 - 14:51


Le rire léger du brun fit hausser un sourcil amusé à Zack qui se demanda ce qu'il avait bien pu trouver drôle ; il n'en demanda cependant pas d'avantage et la réponse lui vint instantanément. Il hocha la tête, souriant toujours en jetant un regard un peu absent vers la fenêtre. « Je crois bien qu'on est tous passés par ce stade là à un moment où à un autre... moi-même j'ai cru mourir avant de trouver ce chalet. » A croire que le bâtiment attirait les foules, et ce juste au bon moment. Le blond se remémora rapidement le jour où il était arrivé ici, avec ce foutu blizzard qui l'avait surpris et la nuit tombée bien trop vite. Lui aussi avait cru y passer, et autant dire que sa première nuit dans cet endroit, avec le vent qui soufflait dehors faisant craquer chaque planches... il n'avait pas le confort qu'il s'était fait depuis, bien que ça n'avait pas énormément changé, il avait eut la chance de trouver de quoi rendre la vie ici un peu plus confortable dans un village voisin. C'était il y a un peu plus de deux semaines, et il avait pourtant l'impression que ça faisait des mois qu'il était ici à attendre que le temps soit plus clément.

Et l'homme se présenta à son tour, reperdant une nouvelle fois le blond dans ses propres pensées. Gabriel hein ? C'est vrai que t'as une gueule d'ange. Il faillit rire une nouvelle fois tout en étant exaspéré par son esprit si facilement distrait. Heureusement pour lui, l'inconnu ne semblait pas avoir la capacité de lire dans les pensées. Il semblait d'ailleurs être un peu plus apaisé que lorsqu'ils étaient entrés dans la petite bâtisse ; ses traits étaient moins tirés malgré la fatigue qui se lisait toujours sous ses yeux, et la chaleur de la tasse semblait l'avoir revigoré un peu.

Alors qu'il fronçait les sourcils en voyant le brun qui avait eut l'air de s'être brûlé avec le thé, il attendit un instant la réponse à sa question. Haussant un sourcil intéressé, l'homme d'affaire se pencha un peu en avant pour comparer une nouvelle fois les visages de ses deux visiteurs ; son sourire apparu à nouveau. « Vous avez de la chance d'être encore ensemble ! » Son ton avait été légèrement enthousiaste bien qu'on pouvait aisément voir une certaine peine au fond de ses yeux. Se recalant dans le fauteuil, il reprit. « J'ai une sœur aussi, elle est dans un camp de réfugiés à Salem. » Il espérait du moins qu'elle et son époux soient encore en vie et en sécurité là-bas. La pauvre avait fait une fausse couche juste au début des événements et le blond n'était pas certain qu'elle ait pu tenir le coup après tout cela.

Zack rit franchement à la question de l'homme, évidemment sa demande n'était pas sérieuse, mais elle avait eut le don de détendre encore un peu l'atmosphère. « Malheureusement non, je pensais attendre le printemps pour faire un élevage ! » Ces paroles pouvaient-elles sonner encore plus ironiques venant d'un homme ayant une intolérance au lactose ? Il ne pensait par ailleurs pas que des vaches ou chèvres aient pu survivre, quoi qu'il n'aurait pas dit non à un bon morceau de fromage. Entendant le son émit par le ventre de Gabriel, il faillit rire une nouvelle fois tant il avait été fort. Il se leva et alla fouiller dans les placards. C'est ce moment que choisit Émilie pour se réveiller, elle avait simplement prononcé le nom de son frère mais il était évident qu'elle était encore bien trop perdue pour comprendre la situation dans laquelle elle se trouvait ; la voix du brun suffit par ailleurs à la rassurer un peu plus. L'homme d'affaire ferma un instant les yeux, face au mur, se disant qu'il n'aurait pas dit non par moment à une voix rassurante lui intimant que tout allait bien se passer... Mais il avait dû se débrouiller seul, depuis toujours ; probablement même était-ce lui qui avait mit à l'écart un bon nombre de personnes. La peur de l'engagement, du changement, toutes ces choses qui faisait qu'il était aujourd'hui cet homme là.

Prenant un paquet de biscuits secs dont la date était passée d'une bonne semaine, il le déposa sur la petite table près des tasses et se rassit dans le fauteuil. « Ils sont un peu secs mais ça vous fera du bien. J'ai une conserve de chili pour quand votre sœur sera réveillée. » Le blond ne doutait pas une seconde que la jeune femme aurait faim elle aussi, alors autant éviter d'utiliser le réchaud trente-six fois pour rien et attendre de tout pouvoir faire d'un coup ; le brun devrait donc pour l'instant se contenter des gâteaux.

Posant son coude sur l'accoudoir afin de caler son menton dans sa main, Zack soupira légèrement. Ce qu'il avait envie d'une clope... Mais ça aussi, il fallait l'économiser. Il en avait encore mais ne savait pas quand il pourrait en retrouver donc préférait essayer de calmer le jeu ; pour se donner bonne conscience, il se dit qu'il irait à l'autre bout de la pièce un peu plus tard pour s'en griller une. Plus il retardait l'échéance et moins vite il en aurait de nouveau envie. Mais pour cela, il devait s'occuper l'esprit, et papoter avec son nouveau camarade était la seule option qui lui vint à l'esprit. « Vous êtes de Seattle ? » Peut-être venaient-ils d'un patelin du coin ? Le blond ne pouvait savoir jusqu'où les gens seraient prêts à voyager pour échapper aux putrides, et à dire vrai il s'en foutait royalement ; tout ce qui comptait c'était ce que lui-même était capable de faire.



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Come in, it's too dark outside

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