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 Make Me Believe Again

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Tamara C. Kroeger
Tam Capone
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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Ven 27 Mai 2016 - 12:25

Je souriais en regardant père et fille s’habiller. Je devrais passer prendre ma veste sur le chemin, mais je n’en aurais pas pour très longtemps. Abel me donnait vingt-sept ou vingt-huit ans. Je devais bien reconnaitre que c’était un peu flatteur. Si sans aucun apprêtement il me donnait deux ans de moins. J’avais encore du mal à réaliser que j’avais dépassé le cap des trente ans. Je trouvais ça si bizarre. Je lui lançais un regard en coin avant de répondre.

- J’en ai eu trente le mois dernier en réalité. J’ai eu une vie plutôt mouvementée en réalité. J’ai appliqué le concept YOLO, you only live once, en plus de ça, j’ai eu une vie virtuelle et une vie réelle qui se sont par moment mélangée. Du coup, j’ai saisi toutes les opportunités qui se sont ouvertes à moi.


Talos seul sait combien de choses se sont présentées sans que je ne le demande. Me poussant à aller toujours plus loin. Pour moi, les limites existaient seulement pour les faibles qui n’osaient pas les franchir. J’étais fière de ma vie et de mes choix. J’avais vécu à cent vingt à l’heure pendant si longtemps, c’était presque à se demander quand je trouvais le temps pour dormir. Alors qu’on sortait de la chambre, j’ouvrais une porte un peu plus loin pour prendre ma veste noire dans la chambre que je partageais avec Dante et Kass. Je l’enfilais mine de rien, mettant ma capuche sur la tête. Dans le dos, on pouvait lire Everything Louder Than Everything Else. Ma veste Motörhead, j’étais contente de la porter et de pouvoir avoir encore des objets comme ça qui me rappelaient mon passé. Je remarquais alors le couteau qu’Abel avait sorti. J’aimais beaucoup les armes de ce style.

- C’est un bel objet que tu as entre les mains en tout cas. Ça me rassure un peu je t’avoue.


SI on sortait et que j’étais la seule réellement armée, cela pourrait vraiment être problématique. Bon à priori, nous n’allons pas très loin et il n’y aurait certainement pas de raison pour lequel s’inquiétait. Du moins, c’est ce que je voulais croire. Abel eu alors une magnifique idée, trouver de quoi décorer nos chambres respectives. Cependant, il ne valait mieux pas partir sans un sac pour pouvoir ramener des choses.

- C’est une bonne idée, toutes les boutiques et les maisons autour ont été nettoyées, mais seules les choses utiles ont été prises. Il nous faudrait quand même des sacs si on ne veut pas s’encombrer les mains… Une seconde.


Demi-tours, je disparais quelques instants et revient avec un sac pour Abel, je n’avais rien trouvé pour la petite et avait récupéré le mien. Normalement, il était censé être blanc, mais il était devenu entre gris et jaune, bref d’une couleur innommable. Enfin bref, j’étais contente d’avoir une occupation qui me changeait les esprits. Et puis je n’étais pas contre ajouté un peu de couleur dans ma chambre. J’ouvrais la porte d’entrée devant moi et laissais les deux autres la franchir. Je souris alors qu’Abel me relance sur le sujet.

- Avant ça j’ai fait un petit temps en tant que serveuse, mais ce n’était pas fou. C’est bien ça, il y a aussi des figurines et des livres, mais tout était lié. J’avais aussi un petit commerce à côté ou je fabriquais des robes ou des tenues de princesse. J’ai fait des études de coutures quand j’étais jeune, mais je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de m’en servir dans la vie. J’étais la meilleure vendeuse du magasin, même si certains venaient pour mon décolleté.


Je souriais, c’était plutôt drôle d’avoir des petits geeks en train de vous lécher les pieds. Enfin moi, j’avais appris à en rire. Après tout, si je mettais mon corps en valeur c’était pour que certaines personnes en profitent. Je savais très bien que ce n’est pas Dante qui regardait ce genre de détail.

- Je vivais dans un appartement mitoyen avec Dante à côté. C’est mon meilleur ami, on est venu du Canada ensemble. Je le connais depuis quinze ans.

Je sentais le besoin de clarifier la situation, certains avaient l’impression qu’on était ensemble. Ce n’était pas grand-chose évidemment, mais c’était important pour moi et pour lui. On avait tenté des choses, mais rien n’avait fonctionné. La folie de la jeunesse. Ce n’était plus de l’amitié à ce stade-là. Je n’étais jamais vraiment rendu compte que je le supportais depuis aussi longtemps.



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Abel Underwood
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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Ven 27 Mai 2016 - 19:10

Un sourire flottait sur les lèvres d’Abel alors qu’il écoutait Tamara. Il la regardait du coin de l’œil, incroyable mais bien trop jeune pour lui. Son tempérament lui plaisait. Son père y aurait certainement vu quelqu’un de limité, incapable de s’élever, barbotant dans les métiers d’appoint. Le cinquantenaire, lui, reconnaissant la valeur de la polyvalence. Vendeuse, serveuse, couturière… une opportuniste, un peu comme lui. Elle était déjà une battante bien avant que le monde ne sombre dans la maladie, pas étonnant qu’elle soit encore en vie. A l’idée que son décolleté l’aide à accroître son succès, l’ancien agent eut une moue admirative. Les femmes prenaient généralement un malin plaisir à se plaindre du regard des hommes, c’était intéressant d’en rencontrer une qui avait l’honnêteté d’admettre qu’elle en jouait.

- Je crois que je vois qui c’est, commenta Abel quand sa comparse évoqua son « meilleur ami ».

Il n’osa pas se prononcer, peut-être était-il un peu vieux pour comprendre la notion que les jeunes gens accordaient à ce terme. Pour lui, le sexe opposé était camarade, collègue, supérieur, épouse, fille, poulain, relation professionnelle, amie … parfois plusieurs de ces titres à la fois. Que changeait le « meilleur » dans tout ça ? Il ne le saurait sans doute jamais. S’il était question de complicité, de confiance et de bons moments partagés, alors il s’était marié à sa meilleure amie il y a de cela plusieurs années.

Il faisait beau. Le cinquantenaire fut surpris par la température alors qu’ils étaient en altitude. Tout semblait paisible et silencieux, le chalet était un monument endormi. A dire vrai, Abel n’était jamais allé en montagne au printemps. Il ne connaissait ces paysages que couverts de neige, emmitouflés dans de gros manteaux, les joues rouges et des flocons sur les cils. Baissant les yeux vers Victoria, il lui sourit puis lui signa de ne pas s’éloigner. Les bâtiments proches étaient censés avoir été nettoyés mais comme on dit « Prudence est mère de Sureté ».

- Si je peux me permettre, dit enfin l’agent, on dirait que tu te considères beaucoup comme… je dirais une artiste éphémère, tu vois ? Ceux qui s’élèvent, brûlent et meurent jeune à cause de la drogue ou un truc du genre. Je ne crois pas que tu sois comme ça, estime Abel en secouant lentement la tête, tu es plutôt le genre de personne qui auraient eu les capacités d’avoir une vie rangée complète et accomplie, mais qui ont choisi de vivre passionnément. C’est pas la même chose ! assura-t-il, tu as été assez maligne pour comprendre que même si « on ne vit qu’une fois », c’est quand même mieux de mourir vieux, il désigna les environs, voilà où ton instinct pour choisir les opportunités t’ont amenée… pas si mal. Plutôt bien vu même.

Il lui fit un clin d’œil et posa la main sur la poignée de la première boutique. Autrefois, ça devait être un véritable attrape touristes. Tous les articles les plus futiles étaient là, ils n’avaient qu’à tendre la main pour se servir et sans tenir compte des prix exorbitants. Bien entendu, la gamine se précipita vers une étagère de boules à neige. Il y en avait au nom de station, de la chaine de montagne, de l’état, puis d’autres étaient aux couleurs de Noël, une ligne entière était réservée à des représentations de la statue de la liberté. Au-dessus, c’était le royaume du mug. Mugs USA, mugs cartoon, mugs enneigés, mugs avec des citations…

Ce furent néanmoins les horloges qui attirèrent l’attention d’Abel. Avoir une notion précise du temps qui filait ne lui était plus possible depuis quelques temps. Peut-être était-ce une prison matériel à laquelle il devrait être heureux de se soustraire, peut-être que ça n’avait plus de sens pour beaucoup de gens, mais ça en avait pour lui. Le temps était un repère, un rempart contre la folie, une garantie. C’était la certitude que chaque minute était différente de la suivante, que chaque heure de la journée était unique. Malheureusement, pour l’instant, tous les cadrans dormaient sur leur étagère, à court de piles depuis longtemps.

- Hey, il y a quelqu’un au chalet avec une montre en état de marche ?


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Tamara C. Kroeger
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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Sam 28 Mai 2016 - 18:18

Tant que je pouvais choisir les passages à raconter dans mon existence cela me convenait. Je pouvais taire sans trop de problèmes tous mes déboires. Je sentais qu’Abel était un peu sceptique quand je parlais de ma relation avec Dante. Je repensais un instant à Nara et Buzz qui était ensemble dorénavant. Cependant, au fond de moi, je savais que je ne pourrais jamais finir avec Dante, nos relations avaient été bien trop étranges pour ça. Ce n’est pas faute d’avoir essayé un savoir. Je sentais qu’il était en train de doucement se rapprocher de Kass et je faisais tout mon possible pour les encourager.

- Je partage ma chambre avec lui et Kassandra. Enfin, si tu as besoin d’aide pour les prénoms ou savoir à qui t’adresser, n’hésite pas…


Je ne développais pas plus la question, je serais bien incapable de lui en parler sans dire des choses que je ne voulais pas qu’il sache. Comme chacun, j’avais mon jardin secret et j’étais bien décidé à le garder pour moi. Nous marchions tous les trois en direction du magasin de souvenir le plus proche. Je tenais fermement dans ma main la poignée de ma dague, tout en faisant mine que tout allait bien. Je ne voulais pas inquiéter Victoria et Abel bien que je les sentais tous les deux sur la défensive, ce qui était en soit parfaitement normal étant donné qu’ils ne sortaient pas souvent et que le monde qui nous entourait était particulièrement dangereux.

J’étais en réflexion sur sa définition d’artiste éphémère. C’est vrai que Kurt Cobain faisait partie de mes idoles et qu’il m’est arrivé bien des fois de frôler l’overdose. Cependant, quelque chose m’a toujours empêché de franchir la limite. Je savais que la vie valait le coup d’être vécu, peut-être qu’au fond de moi, j’avais un rêve plus grand, celui de fonder une famille.

- J’aurais pu être un artiste éphémère comme tu dis. Mon premier tatouage, je les fais quand j’avais 15 ans dans de très mauvaises conditions, puisqu’aucun salon n’a le droit de tatouer une mineure sans l’accord de ses parents. Il s’est même infecté et j’en étais presque fière. Les blackouts que j’ai faits à cause de l’alcool ou la drogue, sont aussi nombreux que mes tatouages, mais faut croire que mon envie de vivre était plus grande.

J’avais répondu ça suite à son monologue qui finalement était plutôt glorieux malgré ma vie décousue. C’était flattant de ne pas être observé comme un toxico qui vient de sortir de son taudis ce qui était la réflexion moyenne des gens. Enfin, c’était le cas avant, maintenant, on s’en fiche de savoir ce que tu as fait avant, tout ce qui importe c’est comment tu t’en sors contre les mobs.

J’entrais alors dans la boutique sans vraiment savoir ce qu’il pourrait me plaire, j’aurais envie de trouver de la peinture pour la repeindre, mais ce n’était pas ici que ce serait possible. Cependant, je trouvais un magnifique cadre en bois. Je pourrais y glisser des dessins ou des choses du genre. Tout de suite, ça m’intéressait un peu plus. Il était grand et ne rentrerais certainement pas dans mon sac, mais je pourrais le prendre sous le bras pour le ramener avec moi. J’observais la petite avec les boules à neige. Il y en avait de toutes les sortes, c’est vraiment magnifique comme objet. Je m’approchais alors. Lui touchant l’épaule pour ne pas lui faire peur et signifier que j’étais là. J’ouvrais alors mon sac en lui indiquant que je pourrais en remonter pour elle. Abel se rapprocha avec une horloge, il voulait savoir si quelqu’un avait l’heure. J’avoue que je n’en savais strictement rien.

- Au pire, le camion que je conduisais pour ramener les survivants semble être à l’heure. Comme il a toujours roulé et qu’il y a eu de l’essence, il ne devrait pas se tromper.

Alors que je le regardais, mon regard se mit à briller. La situation devait certainement être un peu ambiguë, mais je venais de trouver ce que je voulais ramener absolument avec moi au chalet. Il y avait des étoiles en bois. Il y avait de l’adhésif derrière pour pouvoir les coller directement au mur. Je déposais doucement le sac au sol avant de me ruer dessus.

- Ce n’est pas très utile, mais je crois que j’ai trouvé mon bonheur. On devrait regarder si on trouve des jeux de société. Dans les stations de ski où j’ai été, ils vendaient souvent des jeux en bois, comme les petits chevaux ou les dames.

C’est des indémodable dont tout le monde connait les règles et comme il suffit de jouer au tour par tour avec des dés ou sans. C’était plutôt facile à faire. On trouvait souvent des jeux bien plus beaux que les originaux de cette façon.



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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Sam 28 Mai 2016 - 21:33

- Le camion, répéta Abel comme pour l’inscrire mentalement.

Dans le doute, il emporta l’horloge. Ça aurait toujours une valeur décorative et même si elle ne marchait pas, elle rappellerait continuellement que le temps existait toujours. Il était juste plus discret. Le cinquantenaire se figea en voyant les yeux de Tamara étinceler. Est-ce qu’elle se découvrait soudainement une admiration pour ses allures de vieux lion au crâne dégarni ? Il voulut ouvrir la bouche mais l’incertitude assécha sa gorge. Mince, et si c’était vraiment ça ? Serait-il plus raisonnable de la repousser ou bien… « yolo » : l’espèce humaine était en train de mourir ? Au final, l’agent eut la présence d’esprit de se retourner et aperçut ce vers quoi la jeune femme se ruait. Il se moqua silencieusement de lui-même en l’écoutant fournir des explications. On revenait toujours aux mêmes besoins, pas vrai ? Manger, dormir et se reproduire – ou en tout cas, copuler. Maintenant qu’Abel s’était fait à l’idée que le toit du chalet ne s’effondrerait pas et que les monstres n’enfonceraient pas leurs portes, il recommençait à sentir le manque d’une couche chaude.

Chassant ces pensées de son esprit, il essaya plutôt de se concentrer vers une exposition de tableaux décoratifs bon marché. La plupart représentaient des paysages de montagne ; plus ou moins champêtres, plus ou moins réalistes, plus ou moins colorés. Le cinquantenaire en choisit un qui rentrait tout juste dans le sac prêté par la vendeuse, représentant des monts recouverts d’une neige d’une blancheur immaculée. Généralement, ces articles devaient être destinés à être emmenés en ville une fois leur acquéreur parti de vacances. Dans leur situation, ça pouvait être idiot d’avoir une copie à 20$ des montagnes qu’il pouvait contempler en ouvrant la fenêtre, mais qu’importe.

Du coin de l’œil, il vit que Victoria s’intéressait désormais à des petits cadres photos aux contours de bois. Quand ils n’étaient pas gravés, il y avait des motifs : des cœurs, des loups, des montagnes, des skis, … ce n’était pourtant pas l’objet en soi qui captivait la petite, mais l’image de démonstration qui se trouvait à l’intérieur d’un cadre simple avec, incrusté dans la partie inférieure : « The Olympic Moutains ». Le palpitant d’Abel aussi manqua un battement. C’était vrai que la femme inconnue qui souriait derrière la plaque de verre ressemblait à Lily. Il n’eut pas besoin de mot, ni de geste. Partageant un regard avec sa fille, il s’empara du cadre pour le glisser dans son sac.

S’éloignant de quelques pas, il découvrit tout un étalage de coque de portable. Iphone, Samsung, Blackberry, Nokia, il y en avait globalement pour toutes les marques et toutes les tailles. Amusé, le cinquantenaire en prit une qui représentait une meute de loups hurlant à la lune et la fit tourner entre ces doigts. Parmi tous les objets que leur situation actuelle rendait parfaitement inutile, celui-ci devait certainement remporter la palme – ou peu s’en fallait.

- Je suis sûr que je ne saurais même plus me servir d’un smartphone, commenta Abel en montra sa trouvaille à Tamara, tu avais quoi toi ? Moi j’étais un de ces vieux idiots qui ne juraient que par Apple, confia-t-il en riant brièvement, quand t’atteins la cinquantaine et que tu n’as pas envie d’admettre que ton époque te largue tu essayes de te maintenir au niveau comme tu peux. J’étais super fier de savoir regarder mes mails, gérer mon Linkedin et programmer mon google agenda. Et un jour une actrice que je faisais travailler m’a proposé d’installer snapchat…, il poussa un soupir, je me suis sentis aussi empoté que les gens qui découvrait le premier téléphone au début du XXè et criaient dans l’écouteur…

Il avait vu ça dans une série – ou un téléfilm – un jour et ça lui avait paru sacrément réaliste. Au final, il se rendait compte comme cette course au dernier cri, et surtout la frime qui l’accompagnait, n’avait aucun sens. Ils n’avaient pas été sauvé parce qu’ils avaient plus de pixels sur leur tablette. Non, la cinquantaine de survivants était là parce qu’ils s’étaient battus, parce qu’ils avaient tués des monstres, parce que des centaines d’autres étaient morts. En quelque sorte, ils trônaient sur une montagne de cadavres.


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Tamara C. Kroeger
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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Dim 29 Mai 2016 - 11:04

J’attrapais le maximum d’étoile dans mes petits bras. J’avais fait une justification des plus débiles et agissait comme une enfant. Ce n’est pas pour autant que j’en avais honte. Cette aventure me rappelait vaguement quand j’avais été voire des pandas dans le zoo de San Diego il y a deux ans. C’était absolument magique, après ce petit moment un peu gênant je me déplaçais jusqu’à mon sac laissé à terre et je ranger méthodiquement chacune des étoiles pour prendre le moins de place possible. J’espérais ne pas en casser durant le voyage du retour, parce que je n’ai rien pour les réparer.

Mon regard continuait de se faufiler partout et je finis par trouver un truc qui pourrait être intéressant, des nappes en tissus. Je n’arrêtais pas de me plaindre que les rideaux étaient horribles. Je pourrais certainement en fabriquer moi-même avec ça à condition de trouver un modèle pas trop moche. Je fouillais dans le tas et un moment donné je sentais vaguement le regard d’Abel se poser sur moi. Certainement le fruit de mon imagination en réalité, j'avais envie qu'il me trouve intéressante. Je finis par trouver tout un tas de nappes blanches avec un liseré de dix centimètres avec des chalets et des montagnes, par moment il y avait des personnes et j’avais presque l’impression qu’il racontait une histoire.

Je glissais rapidement ma trouvaille dans mon sac. Plus grand-chose ne rentrait dedans maintenant. Je me tournais alors vers Abel qui avait levé la voix devant les coques pour téléphone portable. C’était assez marrant de voir à quel point tout ceci était ridicule maintenant. Ils n’avaient plus aucune valeur ni même utilité. J’affiche un sourire quand Abel avoue être un pro iPhone. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, c’était le cas de tous les adultes pas vraiment doués, pour rester polie…

- Même dans cinq ans et les yeux fermés j’arriverais à refaire fonctionner le mien. J’avais un Samsung pas le modèle dernier cri, je n’avais pas vraiment le moyen de le changer tous les ans et je préférais largement avoir un bon ordinateur. C’est d’ailleurs lui qui me manque bien plus que mon téléphone. Quand on est parti pour rejoindre le stade, je l'ai laissé fonctionner, on a écouté de la musique une dernière fois et il a fini par se taire à cause de son manque de batterie.

C’est avec un pincement au cœur que je finissais ma phrase. Je m’étais attaché à la technologie ne vivant que pour ça. Je passais du temps dehors ou avec Dante, mais j’avais besoin de mon quota d’ordi ou d’onde bleu. C’était vraiment vital pour moi. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour m’habituer à en être séparé, certainement parce que je n’avais guère le choix. Snapchat, je n’avais pas entendu ce mot depuis bien longtemps, j’avais tout un tas d’application inutile sur mon téléphone et celle-ci en faisait partie. J’ai eu quelque moment de détresse au début, mais on finit par s’y faire.

- Ce n’est pas facile de s’habituer à tout, je le sais que trop bien. Je trouve qu’il y a tout de même bien plus intuitif que Snapchat, enfin ça n’a plus vraiment d’importance maintenant. J’ai beau avoir passé des heures sur mon téléphone ou mon ordi, cette capacité ne me sert plus à rien maintenant.


J’aurais passé mon temps à prendre des cours de chasse, ce serait tout aussi bien quand on y repensait, j’aurais eu des connaissances réellement utiles. Après je suppose que j’aurais été différente si je n’avais pas appris certain de mes trucs au profit d’autre.

Je ne m’éternisais pas plus longtemps devant le présentoir à smartphone et je me décalais un peu pour voir ce qu’il y avait à côté. Comme dans tous les magasins on pouvait voir des petits personnages en armure, il y avait des dragons et des fées également. Il faut croire que c’est le jouet universel pour gamin. Je n’en ai jamais acheté parce qu’il coutait un bras. J’attrapais un petit bonhomme avec une cape rouge et observait son armure d’un peu plus près. Je le montrais alors à Abel avant d’ajouter.

- J’ai une armure comme ça dans mon appartement, j’ai une passion pour cette période de l’histoire et c’est pour ça que j’ai mon épée avec moi. Rien n’est d’époque, mais elles ont été fabriquées par quelqu’un qui fait toute pareille.

Un nouveau sourire se dessinait sur mon visage alors que je parlais de cette passion, je n’avais pas eu l’occasion d’en discuter avec qui que ce soit au camp, en même temps personne ne m’avait posé de question sur mon existence avant Abel, si on ne comptait pas Kass et Dante.



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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Dim 29 Mai 2016 - 19:44

Tournant machinalement la coque de smartphone entre ses doigts, Abel écoutait la jeune femme se révéler encore un peu plus. Ce n’était plus de la simple curiosité, il l’aimait bien. Elle était d’un naturel désarmant. Là où la plupart des gens, comme lui, avaient l’âme scarifiée et vivaient dans une morosité latente. Tam était un soleil – bien original – mais un soleil quand même. Au fond, Victoria n’était qu’à prétexte : lui aussi appréciait la compagnie de cette étoile au passé borderline. Il remarqua aussi qu’elle eut la délicatesse de ne pas faire de lien entre son âge et son incapacité à se familiariser à tous les aspects de la technologie moderne. Avec un petit sourire, il reposa l’objet qu’il tenait, non sans faire attention à le remettre au bon endroit, et s’intéressa à ce que lui montrait la jeune femme.

Un petit chevalier en armure arborant une cape rouge. Sans être un passionné d’Histoire, Abel reconnaissait qu’on pouvait se trouver des idoles parmi les représentations qu’on avait du Moyen-âge. L’honneur, les batailles, l’héroïsme… plus ou moins des fantasmes dans leur société morte au dernier automne. Ce fut pourtant un tout autre détail qui fit se soulever les sourcils de l’ancien agent :

- Tu avais une armure comme ça ? Et tu ne l’as pas emportée ? Elle aurait pu servir contre les… rôdeurs, non ?

Etait-ce là la solution ? Reprendre leur pays comme les chevaliers européens, protégés par des armures, frappant à coup d’épées et de hallebardes. C’était une belle vision si on n’entrait pas dans les détails ; il était trop tard pour mettre ce genre de plan en marche désormais. Le sourire de Tamara était contagieux : les lèvres du cinquantenaire s’étirèrent également alors qu’il l’enveloppait de son regard. Victoria s’était approchée et regardait avec ravissement les figurines de fées et de dragon. Visiblement, elle n’aimait pas la vendeuse pour rien : leurs goûts se recoupaient. Abel n’avait plus qu’à espérer qu’elle ne passerait pas par les mêmes chemins tortueux.

- Je te laisse l’aider à choisir ce qu’elle veut ? J’y connais rien à ces machins…

Dans l’absolu, ce n’était pas si difficile, mais il souhait également encourager le rapprochement entre Tamara et sa fille. C’était également une épreuve pour lui : réussir à se décrocher, lentement mais sûrement. Sur le comptoir du magasin, il y avait plein de babioles : des stylos, des porte-clefs, des dés, des pin’s, des dessous de verres, … il emporta un peu de tout sans y réfléchir. Passant de l’autre côté, il ouvrit le tiroir sous la caisse enregistreuse. De la paperasse, une agrafeuse, des bics asséchés, une gomme, quelques pièces égarées aujourd’hui sans valeur.

Il poussa un soupir, une fois de plus consterné devant cette vie qui s’était arrêtée comme ça, sans véritable préavis. On pourrait presque croire que la boutique allait ouvrir dès le lendemain et accueillir des touristes en retard sur la saison. Ce n’est qu’alors que l’ancien agent remarqua le petit tourniquet sur lequel étaient accrochés des médaillons nominatifs. Il le fit tourner plus par réflexe qu’autre chose : on cherchait toujours à voir son prénom sur ce genre de chose, mais il n’avait encore vu aucun « Abel » de toute sa vie. Pas de « Tamara » non plus, mais en arrivant à la fin de l’alphabet, il put décrocher un « Victoria » avec un sourire.

- Vous avez tout ce qu’il vous faut ? Demanda-t-il en revenant vers les filles.

Pour que la gamine le comprenne, il réitéra sa question en signant. Elle hocha la tête en lui montrant ses dernières acquisitions : une ondine gracieusement perchée sur un rocher et un dragon aux écailles écarlates.


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MessageSujet: Re: Make Me Believe Again   Lun 30 Mai 2016 - 17:00

Abel fit tout de même l’effort de s’intéresser à la figurine que j’étais en train de lui agiter sous le nez. J’avais très peur qu’il ne prenne pour une folle avec des passions étranges, mais son comportement était tout à fait différent. Avant j’aurais sans doute essayé d’en savoir plus et je me serais méfié de lui, mais aujourd’hui je me contentais de lui sourire. Je partais du principe que chaque personne d’Evergreen était gentille et aimable, je n’avais pas toujours raison, mais j’avais envie d’y croire. Je finis par glisser le petit bonhomme dans ma poche puisque j’avais laissé mon sac un peu plus loin.

J’affichais un petit sourire quand Abel parlait de l’armure que j’avais. C’est vrai que pour le coup ça semblait être une excellente façon de se protéger des mobs, mais finalement c’était certainement plus risqué d’autre chose. Rien qu’à cause du poids que ce machin fait.

- Je ne pense pas, c’est très lourd déjà, je l'ai déjà porté toute une après-midi complète et c’est usant, surtout qu’avec un truc pareil, on est lent et brillant. Certes les mobs ne peuvent pas mordre, mais se retrouver au milieu d’une horde sans pouvoir s’en défaire, je ne suis pas sûre que ce soit le pied. Surtout, je suis presque sûr qu’il trouverait le moyen d’arracher des morceaux de métal à plusieurs. Ce qui ferait des endroits découverts où placer leurs dents.

J’avais déjà réfléchi à ça de nombreuses fois. Cela semblait être une bonne idée sur le papier, mais en pratique c’était une autre histoire. Je me tournais alors vers la petite qui semblait bien intéressée par les petits trucs que j’avais devant les yeux. Abel disait justement qu’il voulait que je l’aide à choisir. Je signais à la petite qu’on pourrait leur inventer une histoire plus tard. Quand on serait au chalet et que je pouvais également en prendre également. J’avais alors dans ma main une elfette. Je l’offrirais sans doute à Rebecca pour rire. Je montrais à la petite une ondine sur un rocher. Le personnage avait tellement de reflets qu’on pourrait croire qu’elle était réellement mouillée. La petite semblait l’adorer.

J’attrapais ensuite, une fée, mais cette dernière n’avait pas autant de succès, alors je décidais une fois de plus de la mettre dans ma poche. J’avais l’impression qu’un dragon la faisait rêver, il me rappelait l’histoire de Bilbo le hobbit. Je lui tendais à son tour et elle semblait plutôt contente. Je lui proposais alors de lui raconter un jour. Aujourd’hui ce n’était sans doute pas le bon moment, mais je pourrais le faire une après-midi où je me retrouverais seule avec elle.

Alors que j’avais fini de remplir mes poches et les mains de Victoria, Abel reprit la parole, il avait fini de faire son tour de son tour du magasin. Il était sans doute temps de rentrées chez nous. Visiblement sa fille avait tout ce dont elle avait besoin. Je me contentais alors de confirmer que c’était bon pour moi.

- J’ai tout ce qu’il me faut et j’ai même de quoi m’occuper pour les prochaines semaines. Si ta fille est intéressée, elle pourra m’aider à coudre.


Je demandais verbalement l’autorisation à son père pendant que je demandais à Victoria si elle voulait que je lui apprenne ce que je sais. J’aurais aimé avoir une machine à coudre, mais tout faire à la main ne me faisait pas peur pour autant. Je récupérais mon sac pour le mettre sur mon dos et je n’oubliais pas le cadre que j’avais laissé dans un coin de la pièce avant de sortir. J’ouvrais la porte et je regardais à droit puis à gauche, visiblement aucune mob ne trainait dans la rue.

- On rentre, je suppose ?



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Make Me Believe Again

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