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 TRUCKERS | FACTIONS

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Selene Sweetnam
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MessageSujet: TRUCKERS | FACTIONS   Jeu 5 Mai 2016 - 21:53

contexte:
 

La journée commençait à peine lorsqu’un bruit déchira la tranquillité du bois. Une heure ou deux après que le soleil rougeoyant ne l’eut réveillée en embrasant sa chambre. Elle n’avait plus de montre et s’occupait du matin au soir. Alors ces temps-ci, chaque événement n’était qu’à un battement de cils du suivant. Selene était immédiatement sortie sur leur petit balcon pour tendre l’oreille. C’était loin, ça ressemblait à un énorme klaxon, suffisamment puissant pour leur parvenir. Elle se mordit la lèvre inférieure en tapotant nerveusement la rambarde en bois : s’ils l’entendaient, alors les morts aussi. Ils risquaient de débouler par centaines, captivés par un objectif commun, et une fois qu’ils seraient dans le secteur… combien de temps avant qu’ils ne trouvent leur refuge ?

Dans le salon, elle croisa d’abord Baby, Aori et Breann qui la regardaient sans rien dire. Tous devaient avoir la même interrogation : fallait-il intervenir ? Fallait-il attendre que ça passe ? Le souci, c’était que ça ne discontinuait pas. Ça perturbait tellement leur environnement habituel que même à des kilomètres, le bruit paraissait assourdissant. Et chaque seconde passée avec ce vacarme en fond sonore faisait monter d’un cran l’anxiété de la musicienne. Un peu plus pâle qu’à l’ordinaire, elle finit par prendre une grande inspiration et décida :

- Il faut aller voir ce que c’est et le faire arrêter.

Les préparatifs commencèrent, hâtifs et fébriles. Selene imaginait déjà une horde, marchant comme une armée de somnambules, traquer ce qui sonnait comme un point de ralliement. Bientôt ils changeront de proie, bientôt ils infesteraient leur bois, bientôt ils gronderont à leurs portes ; et aucun de leurs pièges n’enlisera l’invasion. Elle n’avait aucune idée de quel jour ils étaient, mais celui-ci venait de marquer un tournant dans la routine de leur vie de survivants.

Ses pensées explosaient alors qu’elle essayait de n’omettre aucun détail. Elle conseilla à ceux qui le pouvait, c’est-à-dire ceux qui trouvait un exemplaire à leur taille, de prendre l’un des blousons de motard ramenés de Sequim il y a trois semaines. Le cuir était assez épais pour bloquer une morsure si le pire devait arriver. La musicienne n’en avait pas : aucun n’avait été taillé pour sa silhouette gracile et porter une veste trop grande la gênait dans ses mouvements. Elle se contenterait de son manteau vert kaki, assorti à son short treilli. Aussi, elle suggéra de préparer un sac de vivres d’urgence. Si jamais ça tournait mal et qu’ils n’avaient pas la possibilité de rentrer tout de suite, avoir quelques réserves pourraient les aider.

Dans la ceinture multifonction volée à un zombie-flic qu’elle attachait à sa taille, la pianiste avait son fidèle glock 17, un chargeur, une matraque télescopique, sa lampe torche et… une paire de menottes – on ne sait jamais. Dans l’armurerie commune, elle récupéra également la machette de chasse – passée en bandoulière grâce à l’étui – et l’arbalète que Bobby lui avait appris à dompter. Elle lorgna un bref instant sur la longue dague de chasseur mais renonça en songeant au couteau de survie dissimulé dans sa ranger droite.

Au moment de partir, Selene réalisa que Breann et Flann aussi étaient équipées. Sa bouche s’ouvrit un instant : elle n’approuvait pas que la libraire les accompagne, affaiblie par sa condition ; quant à la journaliste, elle avait plus d’un tour dans son sac mais n’était pas vraiment une combattante. Pas le temps. La musicienne se résigna en soupirant : le klaxon hurlait toujours, infatigable, ce n’était plus le moment de tergiverser. Pendant qu’ils chargeaient les voitures, elle s’était discrètement approchée de Bobby pour lui demander de veiller sur la rouquine. Si ça tournait mal, il devait protéger Flann et fuir avec elle ; ses yeux bleus étaient sans appel à ce sujet.

La Land Rover et le Four Runner s’étaient mis en marche un peu moins de quinze minutes après la naissance du bruit. Ils auraient été trop à l’étroit dans une seule voiture, bien qu’elles ne soient pas petites. L’essence n’était pas la ressource dont ils jouissaient le plus mais… c’était nécessaire. Assise à la place passager, aux côtés d’Harold qui pilotait son bébé sans se soucier des limites de vitesse, Selene essayait d’identifier d’où ça pouvait venir. Quand il fallait changer de direction, elle communiquait avec ses comparses du Four Runner grâce aux radios trouvées et réparées par leur géant à tout faire.

Une heure. C’était à peu près le temps qu’ils avaient mis pour se mettre sur la bonne voie et remonter l’US101 jusqu’au camion échoué, encastré dans un arbre. La marque « Cheetos » s’étalait fièrement sur son flanc ; avec un peu de chance, il serait plein. Impossible de voir ce qui se passait dans la cabine conducteur mais pour que le klaxon braille de façon ininterrompue pendant aussi longtemps, le type devait être mort – ou sonné – et affalé sur son volant. Heureusement, le bruit tonitruant couvrit l’arrivée des voitures qui s’étaient arrêtées à une vingtaine de mètres, alors les treize rôdeurs qui s’acharnaient déjà sur la carcasse de metal ne se retournèrent pas.

Tandis qu’ils sautaient tous hors de leur véhicule, la musicienne levait déjà son arbalète, prête à tirer, et scrutait méticuleusement les environs à travers son viseur. Combien de temps avant que d’autres charognes n’arrivent ? Ils devaient faire vite. Elle était blafarde mais n’avait pas le droit d’hésiter. Elevant un peu la voix pour que ses compagnons l’entendent, Selene résuma :

- Il faut faire le ménage. Bobby, tu t’occupes de faire taire ce truc ?

Joignant le geste à la parole, elle visa et décocha une flèche qui transperça le crâne d’un mort-vivant. Un de moins.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: TRUCKERS | FACTIONS   Ven 6 Mai 2016 - 16:34

Le colosse fut pris dans une frénésie de préparatif au son cacophonique de l’écho d’un klaxon lointain. Même l’esprit lent et stupide de la chose à l’apparence à peine humaine comprenait parfaitement les conséquences de ce son strident. Tel l’appel funeste d’une sirène souffrante et échouée sur la plage, les charognards seront immanquablement attirés vers l’origine de cet appât auditif. Donc il y a des chances que des dizaines, voir des centaines d’abominations trainantes et cannibales tombent par hasard sur le refuge de la famille d’adoption de Bobby. Le géant ressentait alors deux puissantes émotions dans son cœur couvert de plaies à peine guéries. La première une inquiétude pour chaque membre du clan, de son groupe. Il avait appris à apprécier et à aimer chaque personne qui avait permis à une engeance maudite comme lui de s’approcher  de leur humanité. Il pourrait mourir sans y penser pour éviter des souffrances à n’importe quel être d’exceptions qui avait démontré une amitié et même une affection à l’être trop souvent délaissées. Sans comprendre le pourquoi, il fit ce que Selene lui disait de faire à la seconde. Comme un ami fidèle ou un grand frère protecteur. Il mit le manteau de cuir qu’il avait ramené de Sequim. Les gants assortis s’enfilèrent sur ses mains immenses. Grâce au ciel, la plupart des amateurs de moto avaient une silhouette peu commune et souvent une pilosité faciale très abondante. L’ancien bucheron avait mis ses pantalons de son ancien métier, ceux que même les dents voraces d’une tronçonneuse ne pouvaient pas traverser. Dans un mouvement qui trahit sa grande habitude, la ceinture à outils jumelée à l’étui de hache de pompier s’ajouta à cette combinaison étrange, mais au combien efficace.

Aidant naturellement tout et chacun, il comprit le regard appuyer de sa sœur d’âme. Celle-ci lui chuchota dans son oreille valide, un souffle chaud et doux qui fit fermer les yeux de l’homme, qu’il devait protéger Flann et la ramener en un seul morceau. L’empathique créature comprit qu’il devait avoir anguille sous roche. La musicienne savait parfaitement que le golem de chair protégerait tout le monde. Pourquoi la rouquine en particulier? Comme toujours, il acquiesça à la demande de l’ange à la peau d’ivoire et se dirigea vers les deux femmes du groupe. Rougissant un peu en croissant le regard si limpide et merveilleux de Breann, il ne put s’empêcher de la serrer dans ce bras. Robert ne l’avait pas vu ce matin pour se prodiguer à chacun cette petite dose d’affection.  Gratifiant Flann d’un sourire honnête et sincère, il déclara de son ton lent et rocailleux.

Robert- Euh… On va prendre le camion, je crois. Qui pilote? Moi je suis pas vite pour conduire.

Grimpant sur le siège arrière, repoussant un peu son sac à dos qui contenait un peu de nourriture et de l’eau,  le monstre de foire du s’accrocher un peu pour ne pas être débalancé par le mouvement brusque du camion qui bondit vers l’Avant. Pendant presque une heure, la recherche pour l’origine du son fut ardue. Quelques fois la radio CB cracha des informations de la part de l’ange au regard glacier. Pour calmer la gravité de la situation, l’homme chanta alors des ballades et des chants  rythmés pour les seules oreilles des passagères du Four Runner. Une aura apaisante et bienveillante semblait se dégager de l’âme et du cœur de la bête. De magnifiques envolées caressaient les sens des êtres d’une beauté  angélique et bientôt ils arrivèrent au lieu de l’accident. Un ros camion de livraison blanc était intimement lié avec un arbre près de la route. Quelques énergumènes dépossédés de toute vie se massaient sur les flancs de la bête métallique agonisante. Les paroles de Selene transmirent alors une véritable décharge électrique dans l’organisme prodigieux du colosse. Instantanément, de l’adrénaline pure s’engouffra dans les veines du géant. Le protecteur était maintenant au commande de ce corps horriblement puissant et une résolution sans faille se peignit sur les traits atypiques de l’homme. Se tournant vers le trio d’anges qui avait accepté sa présence indigne, le mastodonte transformé par la bataille à venir déclara alors simplement.

Robert- Ok… Je reviens vite.


Dégainant sa lourde hache, le colosse s’avança vers l’habitacle du camion accidenté. Le capot endommagé laissait voir les entrailles du véhicule agonisant et surtout la batterie. Deux petits fils pour enlever la voix du camion. Faire taire le vacarme et laisser la chance au groupe de vivre encore un jour de plus. Il n’y avait qu’une goule qui s’était levée de la dépouille inconnu qui gisait dans une mare de sang que la terre se gorgeait.

Au milieu de du chœur de gémissements affamés des goules un cri à faire glacer le sang se rajouta. Un hurlement en partie humain, mais indéniablement maléfique et sanguinaire percuta les zones d’échos de la plaine de nature et de bitume.  L’homme qui était le plat de résistance de la meute de cannibales venait de se relever. Surement un survivant isolé qui croyait avoir sa chance de fouiller l'épave mais que quelques zombies ont pu encercler et déguster. Les yeux blanchâtres, le visage tordu par une haine inassouvie, il commença à repousser les parodies de vie pour se dégager une voie d’accès vers le monstre de foire. Commençant à prendre son élan, la goule de fraiche date sprinta comme si sa vie en dépendait. Sur le coup, le colosse à l’esprit lent songea que l’individu était encore vivant. Voyant la fusée courir dans sa direction Robert crut dans un premier temps que l’homme n’était que blessé et il se sauvait de la petite meute de cannibales d’outre-tombe. Mais remarquant la blessure béante dans l’estomac de l’être immonde et les tripes qui flottaient derrière lui comme une parodie morbide de cape. S’il passait à côté de Robert, la créature de non-vie pourrait blesser sa famille d’adoption. Le cœur du colosse se déchira et pendant que l’angoisse nouait ses tripes, le géant accéléra le pas pour intercepter le zombie. Ne voulant pas manquer la goule avec une attaque de sa lourde hache, Bobby essaya une autre tactique. Baissant son épaule, le mastodonte lancé en pleine vitesse percuta l’infecté revenu à la vie. Celui-ci décolla littéralement du sol et chuta lourdement sur le dos à quelques pas de distance. Saisissant sa hache Robert souffla et inspira. Une haine de ces créatures cauchemardesques coulait maintenant dans ses veines et son instinct bestial ne demanda qu’à cet instant d’aller satisfaire sa rage. Levant haut sa hache, profitant de son avantage sur la créature à terre, Robert se transforma en bourreau et la tête de la chose roula dans la poussière. Un geyser de sang acclama cette petite victoire de l’homme difforme sur les êtres dépossédé d’arme. Avançant rapidement vers son objectif, le colosse détruisant la menace chancelante qui se dressait sur son chemin d’un formidable revers de sa hache souillé par le sang impur.

Rendu près de habitacle, un seconde solution était envisageable pour l'être simplet. Forçant pour ouvrir la porte endommagé, il repoussa le corps mou du conducteur affalé sur le volant.  Le son de sirène, cet appel lugubre pour les oreilles des morts ainsi des vivants, se tut enfin. Se retournant, la voie de fuite de l’homme était bloquée par quatre revenants. Rencontrant le regard merveilleux de l’être qu’il aimait par-dessus tout, le colosse décida que ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait mourir! Il voulait danser, rire et toucher la main de celle qui avait fait envoler des papillons dans tout son être...



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Harold Switak
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MessageSujet: Re: TRUCKERS | FACTIONS   Ven 6 Mai 2016 - 20:05

Le klaxon, Baby ne l’entendit même pas. Faut dire que quand il dormait, rien n’aurait su le réveiller… Enfin rien… c’était sans compter les cris et l’agitation de tout le monde à la maison. Émergeant de sa chambre, les yeux encore brouillés par le sommeil, seulement vêtu d’un boxer Cartier, il lança à la volée :

« Mais qu’est-ce que vous faites tous ? C’est les ventes privées Hermès qui vous mettent dans cet état ? La Fashion We… »

Il s’interrompit soudainement. Au loin, un son strident parvenait enfin jusqu’à ses oreilles. Il n’eut pas besoin de beaucoup y réfléchir pour comprendre, comme les autres, les tenants et les aboutissants du phénomène. Jusqu’à maintenant, ils avaient vécu dans la paix et avait réussi à se faire oublier des pillards et des infectés… S’ils ne se bougeaient pas le cul pour remonter à l’origine du bruit et le faire cesser… leur petite vie tranquille risquait de devenir un beau merdier…

« Fais chier… »

Sautant dans son jeans, récupérant un t-shirt, il se précipita à la suite de Bobby, dégringolant les escaliers du chalet pour connaitre le plan de bataille. Il sentait la peur dans certains visages. Elle devait se sentir aussi chez lui.

Il récupéra, lui aussi, un blouson de motard qu’il enfila immédiatement ainsi qu’une paire de gants de cuir, le tout en souriant au Colosse pour s’auto-rassurer l’un et l’autre. Voyant tout le monde s’armer, il refusa de prendre l’une des armes à feux. Il n’avait jamais été à l’aise avec les armes… et… cela valait-il vraiment la peine de faire davantage de bruit ? Il opta rapidement pour le couteau de chasse qu’il fixa à sa ceinture et son éternelle fourche posée près de la porte d’entrée. C’était… un manuel… le Baby.

Il sauta au volant de sa Ranger Rover, laissant les autres prendre place puis démarra en trombe pour précipiter la voiture sur les petites routes du coin. Faisant cracher les chevaux au véhicule, l’ex-acteur porno manqua plusieurs fois de renverser cette dernière et du pourtant faire plusieurs stops pour retrouver leur chemin et détecter la provenance du bruit.

A chaque fois qu’il prenait la route, il comprenait un peu plus pourquoi ils avaient décidé de s’installer au chalet. L’endroit était certes isolé mais perdu au milieu d’un réseau de chemins et petites routes secondaires, rendant l’endroit quasi impossible à trouver sans connaître exactement le chemin.

Quand ils parvinrent au lieu de l’accident… puisque c’est de cela qu’il s’agissait, Baby vit les autres occupants des voitures sortir pour se mettre au travail. Tuant un premier infecté, Selene indiqua à Bobby de faire taire le bruit, ce qu’il fit… après une prise de… catch ?
Baby quant à lui, toujours dans la voiture, les mains agrippant le volant, avait gardé le regard tourné vers la tripotée de créatures entourant le véhicule comme s’ils cherchaient à entrer à l’arrière.

Un sourire malicieux se dessina alors sur le visage de Baby. C’était ce sourire qu’il prenait lorsqu’il avait une idée à la con, en général…

Attachant de nouveau sa ceinture, il referma violemment la portière du quasi-tank qu’il se plaisait à conduire avant de lancer à Selene, la vitre à moitié ouverte :

« J’ai une idée… Mais j’suis pas certain qu’elle va te plaire… »

Le bruit de la portière fit se retourner deux infectés… Le klaxon continu allait en faire rapidement venir d’autres… voir d’autres humains, attirés eux aussi par ce même bruit… Ils devaient rapidement prendre le contrôle de la situation et se tirer de là aussitôt. C’était une question de vie ou de mort pour eux.

Faisant hurler le moteur, Baby contrôla l’avancée du véhicule qui dépassa lentement le petit groupe. Devant eux, les créatures, attirées par le bruit strident du moteur se libérèrent du camion pour, la gueule entre-ouverte, s’intéresser au petit groupe et en particulier au 4x4 surpuissant que le grand noir conduisait.

Sans attendre un ordre ou un contrordre, Baby prit les devant, comme souvent, pour lâcher sa monture puissante sur la colonne de créatures qui se traînait face à lui. Gueulant tel un kamikaze sur le point de se faire exploser, Baby propulsa la « bête » de métal en avant pour exploser les créatures sur le pare-chocs en espérant en avoir autant que possible :

« A L’ASSAUT !!!! »
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MessageSujet: Re: TRUCKERS | FACTIONS   Ven 6 Mai 2016 - 22:00

Je savais que je ne pourrais pas venir en aide à ceux de mon groupe encore bien longtemps, mais tant que je pouvais me le permettre, il était tout simplement hors de question que je reste en arrière et cela ne semblait pas du tout plaire à Selene, mais elle n'allait pas pouvoir m'obliger à faire ce dont je n'avais pas envie. En tout cas, je savais que j'allais devoir avoir une conversation avec elle à ce sujet. Je l'aimais comme une soeur et elle ne pouvait pas se permettre de me materner. J'étais assez grande pour le faire moi même puisque j'étais assez grande pour faire mes propres choix.

Le son me semblait de plus en plus proche alors que je savais très bien que cela n'était pas du tout le cas. Je me rendis dans la chambre que je partageais avec Aori et le petit bonhomme. Je savais que Aori devrait rester là et cela me rassurais un peu. Elle me regarda avec tendresse et sans mot dire, elle déposa délicatement ses lèvres contre les miennes pour me dire de rester prudente et qu'elle allait m'attendre. Pourtant, je savais qu'elle connaissait les consignes en cas de danger. Elle devait aller vers l'est et m'attendre dans le premier endroit sécurisé qu'elle trouverait tout en prenant soin du petit bonhomme.

Je pris mon couteau de chasse que je mis à ma ceinture avec mon arme à feu que je ne quittais pour ainsi dire jamais avant de me rendre aux côtés des blousons rembourrés afin d'en prendre un. Il était un peu grand, mais cela était une protection supplémentaire pour moi et le petit être qui grandissait à l'intérieur de mes entrailles. Une fois revêtu, je me rendit dehors pour monter aux côtés de Bobby. Je ne pris pas la peine de lui faire la conversation, car je voulais rester en alerte. Je m'étais faite avoir une fois en ne prenant pas garde à ce qui se passait autour alors je ne voulais pas recommencer cela aujourd'hui.

Je n'étais pas vraiment bien installée à l'arriére du véhicule, mais je savais que cela était tout simplement nécessaire. Au bout de quelques minutes, nous arrivions non loin d'un camion sur lequel se trouvait un logo alimentaire et je compris que nous devions affronter le danger pour tenter de récupérer ce qui se trouvait à l'intérieur. Deux Malades s'approchèrent de moi d'un même pas. Je savais bien que comme cela, je ne pouvais pas m'en défaire. Je regardais un instant autour de moi pour trouver un moyen de leur faire faire la queue et je le trouva assez vite.

Je reculais en prenant garde à regarder assez souvent au dessus de mon épaule avant de contourner un arbre assez large. Le Malade de droite passa devant celui qui marchait à ses côtés et pris un rythme un peu plus rapide. Au bout de cinquante mètres, je pus lui enfoncer mon couteau dans sa tempe ramolli par la pourriture qui était en train de le ronger. Il tomba lourdement sur le sol laissant place au second être puant et informe. Je n'eus pas vraiment de difficulté pour me débarrasser de lui et de lui permettre de rejoindre son ami.

Une fois que j'eus tué les deux Malades, je revins sur mes pas pour voir la voiture s'éloigner avec en son bord Baby. On ne pouvait pas vraiment dire que je connaissais l'homme en question, mais je ne voulais pas voir une personne du groupe pousser son dernier souffle. Il fallait être prudent tout de même.
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Hope S. Arlington
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MessageSujet: Re: TRUCKERS | FACTIONS   Sam 7 Mai 2016 - 18:25

C'est quoi ce bordel ?!
On dirait... On dirait un klaxon et-
Ouais merci, j'avais remarqué ! Grogna Hope. Et ça va rameuter tous les mordeurs à des kilomètres ! SUPER !

C'était la matinée pour ces conneries ! La brune était déjà prête quand elle prit la direction du pick-up des Wheeler, prête à se mettre au volant pour aller faire ce qui devait à l'évidence être fait. Enfourné dans ses bottes, un jean et un T-shirt, elle se saisit de sa veste en jean usé qu'elle avait récupéré chez des voisins avant de se rendre jusqu'à la portière passager du véhicule. Robert l'avait rattrapé, lui collant dans les mains le fusil dont il se servait d'ordinaire pour chasser les morts de ses terres. La brune l'enserra avec force entre ses doigts, redressant le nez vers le doyen des lieux :

Tu auras besoin de ça...
On fait au plus vite ! Fit-elle comme toute réponse, comme une promesse qu'elle n'était pas sûre de pouvoir tenir.

Faisant volte-face, elle balança par-dessus la voiture les clefs du véhicule à son acolyte du jour. Joshua voulait aller voir. Il était le mieux placé pour, il semblait. Et comme Kate n'était toujours pas rétablie complètement, qu'Amelia rechignait à laver les taches de sang que leurs quotidiens imposaient, qu'Emily n'allait certainement pas les accompagner ou encore que Robert devait rester pour veiller sur ceux en arrière... Même enceinte, Hope devait faire la route jusque là-bas et régler cette histoire comme elle le pouvait.

Et tout le temps qu'ils passèrent, Joshua et elle, dans l'habitacle de la voiture, fut effroyablement long. La brune ne pouvait s'empêcher d'être fixer sur ce bruit entêtant et obsédant qui se faisait entendre au loin, et qui se rapprochait toujours plus à mesure où ils arrivaient au croisement d'Eaglemount. Elle posa une main sur son ventre. Il n'était pas formé, ça ne faisait que quelques semaines et elle le savait, mais son instinct lui dictait de faire tout de même attention. Même si ce gamin était le croisement entre un roc et une tête de mule, l'angoisse avait désormais encore plus sa place à l'intérieur d'elle.

Ils arrivèrent sur place et le spectacle fut tout bonnement impressionnant. Atypique aussi. Les rôdeurs étaient là, mais pas seulement. Ils n'étaient pas assez loin pour passer complètement inaperçu, ceci étant dit, ils n'avaient pas encore été remarqué. Une chose était sûre, ils n'étaient pas les seuls à éprouver la nécessité de faire taire ce boucan. Des agglomération plus grandes n'étaient qu'à une ou deux heures à pieds, un peu plus pour les rôdeurs traînant la patte, leur temps était compté pour faire taire ce boucan infernal.

Hope compta à haute voix dans l'habitacle. Elle remarqua des vivants, se chargeant des morts. Cinq ? Peut-être plus. Elle n'avait pas non plus une visibilité parfaite. Il y en avait un dans le quatre roues non loin qui s'amusait à écraser du mordeur. La brune se tourna vers Joshua avec un sourire confiant, et annonça sans détour « Je me charge du klaxon... ». En disant ces mots, elle hissa son fusil sur son épaule droite, sortant du véhicule pour se rendre jusqu'à l'orée de la forêt. Elle y pénétra, sans demander son reste, au pas de course pour avaler la distance jusqu'au véhicule encastrer dans un arbre qui braillait toujours. Mais lorsqu'elle arriva à porter, près de l'habitacle, s'étant faite discrète jusqu'ici, elle vit un géant (UN VRAI GEANT) sortir de là et se retrouver pris à partie par quatre mordeurs.

Sans se laisser démonter, la petite brune arma son fusil et visa. L'arme remontée jusqu'à sa joue, l'oeil fermé, elle souffla profondément avant de presser la détente. La balle partit et se ficha dans le crâne du plus proche d'elle. Une seconde était prête. Elle visa à nouveau et tira sans se faire prier. Le géant n'était à la merci que de deux mordeurs, et avec sa hache en main, la brune était sûre qu'il s'en sortirait. Pour sa part, elle rechargea sans se faire prier, refermant le canon à la suite pour braquer celui qui lui faisait face, le viser, ou le sauver, selon comment tournerait les choses. Dans tous les cas, même si le klaxon ne lui vrillait plus le crâne, elle ne savait pas encore comment tout ça allait finir...

Surtout vu la manière dont ça avait commencé.




No it isn't
Please understand, this isn't just goodbye... This is I can't stand you, this is where the road crashed into the ocean, it rises all around me and now we're barely breathing a thousand faces we'll choose to ignore ©endlesslove.
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Breann Yates
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MessageSujet: Re: TRUCKERS | FACTIONS   Dim 8 Mai 2016 - 22:04

Lorsqu'un bruit retentissant déchira la forêt, je sus que nous allions passer une journée toute particulière.

Tout notre petit groupe vivait son quotidien tranquillement, chacun s'occupant de ses affaires, paisibles et aussi détendus que l'on puisse l'être à cette époque, jusqu'à ce que ce bruit, émanant d'un klaxon particulièrement sonore, ne chamboule tout notre programme. Je fermais un instant les yeux, maudissant la suite des événements. Nous allions devoir y aller. J'en étais certaine, le bruit allait attirer toutes les choses vers la forêt et nous allions nous en retrouver encerclés alors que nous n'avions pas terminé tous les pièges. Je sentis ma respiration s'accélèrer alors que mon esprit un peu trop imaginatif pour son bien me fournissait par millier des scénarii tous plus terribles les uns que les autres. La panique, encore et toujours... Ma bonne et vieille ennemie. Je suis toujours épatée de voir la vitesse à laquelle elle peut m'envahir, me figeant complètement. Mais cette fois-ci, je n'allais pas la laisser remporter la victoire sur mon corps. J'avais d'autres personnes à protéger, je l'avais promis. Mon moment solennel se brisa en éclats lorsqu'Harold débarqua encore en sous-vêtements dans la pièce à vivre. Joli spectacle.

Emplie d'une témérité que je ne me connaissais pas, je partis avec le groupe de combattants, souhaitant apporter mon aide et ainsi mériter ma place parmi eux. Je n'allais pas être un poids mort encore une fois. Armée et mentalement aussi prête que je pouvais l'être, trouvant un peu plus de force dans l'étreinte de Robert, je montais avec les autres dans la voiture, les mains crispées à en faire pâlir les phalanges sur mon arme à feu. Un peu plus ou moins de bruit de toute manière... On n'était plus à ça près.

Le chant de Bobby m'aida à peine à me détendre alors qu'Harold nous rapprochait peu à peu de la provenance de ce qui pouvait signer notre perte. Je pris sur moi pour respirer le plus profondément possible, appliquant les conseils maintes fois prodigués par la créatrice de mes jours, maître yogi à ses heures libres. Si elle pouvait me voir, les lèvres dessinant une simple ligne, le visage aussi pâle que la mort... Ah, heureusement que je ne m'étais jamais prétendue mercenaire !

On finit par arriver, Selene prend les commandes et Robert part le premier renvoyer à leur juste place toutes ces choses qui grouillent autour de nous, à la recherche de viande. On quitte tous le véhicule, et curieusement, je me sens calme et sereine. Sans plus d'émotion que ça, j'achève les souffrances d'une chose d'un tir bien placé. C'est dans ce genre de moment que je remercie mes parents de m'avoir donné une aussi bonne vue et les entraînements auxquels j'ai décidé de me soumettre pour mieux manier la chose. Et ce mec qui m'a attaquée pour m'avoir « donné » mon nouveau jouet favori. Son poids dans ma main m'est d'un énorme réconfort. Je croisais le regard de Robert, encerclé, et je visais froidement le crâne d'une des choses lui bloquant le chemin. Deux autres tirs débarassèrent subitement nore géant de monstres autour de lui, me laissant surprise. Un autre tireur embusqué ? Pour le moment, il semble être de notre côté, c'est plutôt rassurant... Soulagée de savoir Robert capable de s'en tirer tout seul maintenant, je reportais mon attention sur les monstres m'entourant moi. Quelques coups de couteau plus tard, je vis subitement le genre de tank qu'Harold se plaisait à conduire réduire en bouillie des choses s'étant manifestement un peu trop approchées de lui. J'eus un haut-le-coeur face à ce spectacle particulièrement répugnant. Mais on peut dire que c'est une technique efficace.

Je me frayais un chemin jusqu'à Selene, heureuse de ne pas avoir à crier pour passer au dessus du bruit du klaxon. « Il y a quelqu'un d'autre que nous, Selene, qui sait manier une arme à feu ! On est pas seuls à s'être déplacés ici... Qu'est-ce qu'on fait ? »




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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: TRUCKERS | FACTIONS   Jeu 12 Mai 2016 - 17:19

Au moins, on ne pouvait pas vraiment leur reprocher leur manque d’efficacité. Alors que Selene rechargeait un carreau dans l’encoche de son arbalète, tous ses compagnons s’étaient déjà jetés sur le groupe de charognes qui commençait doucement à s’apercevoir de leur présence. Flann en écarta deux, Bobby en décapita un troisième et Breann ajusta admirablement un tir. Bien entendu, Harold eut une idée bien à lui pour liquider du mort. La jeune femme n’essaya même pas de l’arrêter : il faisait déjà gronder le moteur du 4x4, cherchant à attirer l’attention d’un maximum de mordeurs, pour leur rouler dessus allègrement. Elle aurait voulu rire de l’astuce qui semblait toute droit sortie d’une comédie, mais c’était toujours impossible. De nombreux mois depuis le début de l’épidémie et elle avait toujours l’impression de mutiler des êtres humains.

Restée en retrait pour couvrir les arrières de ses compagnons, la musicienne fut sans doute la première à voir une autre voiture arriver. Elle s’était approchée pour faire halte à une distance raisonnable. Une silhouette – femme – bondit hors de l’habitacle, armée d’un fusil et disparut dans le bois. Immédiatement, Selene voulut l’imiter : le comportement humain l’inquiétait plus encore que celui de ces carcasses sans vie. Elle craignait que l’inconnue ne soit à la recherche d’un bon angle de tir pour épurer leur rang et les dépouiller en même temps que l'éventuel contenu du camion « Cheetos ».

A peine la pianiste se fut-elle élancée en directement de la forêt qu’un nouveau rôdeur l’a surpris, fraîchement arrivé sur les lieux, quittant férocement la protection des arbres. Elle le repoussa d’un violent coup d’arbalète en pleine figure. Le rôdeur tituba, le nez brisé, mais revint immanquablement à la charge. Griffes en avant et mâchoires ouvertes. Cette fois, elle eut le temps de dresser correctement son arme pour décocher un carreau qui se ficha dans l’œil gauche.  

Le corps décharné chuta lourdement ; le klaxon s’était tut. Le silence était soudain surprenant, encore plus assourdissant que les hurlements de la bête de metal. Deux puissants coups de feu résonnèrent dans cet instant en suspend. L’inconnue était là, près de l’habitacle du camion échoué, à l’orée du bois, et elle venait de tirer Bobby d’un mauvais pas. Bien. Les yeux bleus de Selene embrassèrent la scène de désolation, plus sinistre encore lorsqu’elle n’était ponctuée que par le souffle des vivants, le râle des morts et le son des lames qui perforent des crânes.

Il y avait la Land Rover aussi. Elle rugissait comme un fauve chaque fois qu’Harold lançait la charge sur un pauvre groupe de cadavres réduits en bouilli. On ne pouvait même plus discerner les différents corps, il ne subsistait qu’un amas de chair putréfiée, de cervelle moisie et d’os broyés qui dégageait une odeur insoutenable. Seul un buste avait survécu au massacre : ses dents claquaient toujours hargneusement dans le vide, comme un objet morbide et possédé. La musicienne retendit la corde de son arbalète et abrégea sèchement les souffrances de ce qui avait été autrement un humain. Le pare-choc du 4x4 était abîmé, la tôle de l’avant enfoncée et le moteur commençait à émettre des protestations, comme s’il s’embourbait.  Rechargeant un nouveau carreau, guettant que rien d’autre ne sortait des bois, l’étudiante fut rejointe par Breann.  

- Je sais, je m’en occupe, répondit-elle, mais je compte sur toi pour parlementer si besoin…. Tu fais ça mieux que moi.

C’était fini. Pour l’instant en tout cas. Sept vivants triomphants d’une poignée de morts. Un tableau cauchemardesque en train de devenir une inquiétante habitude. En passant devant la Land Rover, Selene espérait que son aîné n’avait pas tué le moteur avec ses frasques, mais ce n’était pas l’heure de laver son linge sale. Son arbalète pointant vers le sol pour manifester qu’elle n’avait aucune intention agressive, elle se dirigea droit vers la femme au fusil qui leur avait prêtée main forte. Elle ne s’arrêta que lorsqu’elles furent à deux ou trois mètres de distance et avant de prendre la parole, la pianiste s’assura en deux coups d’œil qu’ils pouvaient s'accorder le temps d’une trêve.

- Merci pour le coup de main… je suppose qu’on se croise ici pour les mêmes raisons.

Faire taire ce truc ignoble qui allait attirer tous les morts du secteur ; mais maintenant ? Ses yeux bleus se reportèrent sur la carlingue muette du camion. Sur le devant aussi, la marque « cheetos » était rappelée d’une couleur orangée. Avec un peu de chance, il n’était pas vide ? Ça ne pourrait que faire du bien à leur communauté de ramener quelques vivres. Qu'importe ce qu'il contenait : à une époque pareille, même quelques chips, c’était un trésor. Dans la cabine, la carcasse du conducteur commençait à remuer, ses yeux blancs, le front inondé de sang. Visiblement, il était mort et personne n’avait pensé à l’achever. Selene recula d’un pas, prit soin de viser le mordeur qui peinait à se dégager et lui décocha un carreau qui le fit retomber mollement sur son dossier. Reportant son attention sur l’inconnue, elle proposa :

- Il y a peut-être à manger là dedans. On pourrait essayer de l’ouvrir et… partager si on trouve quelque chose. Vous êtes nombreux là d’où vous venez ?

Question évidente. Elle n’était certainement pas venue ici par hasard, elle était propre,… à coup sûr, elle vivait à quelques kilomètres de là. Une couple dans une cabane ? Une maison familiale ? Un camp ? C’était la seule donnée que la jeune femme ne pouvait pas deviner.


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