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 Montre-moi le monde

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Sam 14 Mai 2016 - 21:01

La rue semblait dans un état si pitoyable. Il en avait le cœur lourd, il n'avait jamais vu un endroit aussi détruit en dehors de ses livres d’histoire. C’était donc à ça qu’auraient ressemblé les villes après une nouvelle guerre. Ian était bien content de ne pas en avoir essuyé, il n’aurait pas pu le supporter. Il avait l’impression de rêver. Cette ville était surpeuplée avant, il arrivait fréquemment de ne pas pouvoir circuler sur les trottoirs, d’entendre les voitures klaxonnées parce qu’elles étaient bloquées dans un bouchon et les vapeurs d’essence en provenance des pots d’échappement qui s’envolait dans les airs. Aujourd’hui, c’était le silence… Avant il était impossible à trouver dans une telle ville. Ian tremblait, on venait de lui prendre la seule et unique chose qu’il n’a jamais eux. Pour la première fois, il se rend compte de l’importance qu’avait cette ville pour lui.

- Ils sont partis pour un monde meilleur. C’est la seule chose qui compte.

Évidemment, il parlait de ce qui était vraiment mort. Les malades c’était autre chose. Ian n’arrive pas à comprendre comme ils font pour exister parce que certains d’entre eux semblent souffrir le martyre. Enfin, ils n’en montrent pas les signes physiquement, mais il suffit d’être un minimum lucide quand on en voit certaines les tripes à l’air. Ian sentait la main de Rosaleen se serait autour de la sienne, il en fit de même. C’était une chaleur réconfortante qu’il savait que c’était réciproque. Depuis qu’il avait gouté à cette sensation, il se battrait pour la conserver. La rousse représentait tout ce qui lui restait avec son fils évidement, mais vu la relation qu’il entretenait avec lui. Il lui arrivait fréquemment dans douter.

Faire le tour d’Emerald, ça lui semblait être une idée folle. Il n’avait pas autant marché depuis si longtemps. Surtout que de l’intérieur cela semble bien plus petit. Un pas devant l’autre, ce n’était pas vraiment ce qu’il y a de plus compliqué à faire. Il regardait à droite et à gauche pour voir Seattle. Il était attristé à chaque fois qu’il posait les yeux sur une vitre brisée, des voitures cassées ou les saletés au sol. La rousse n’allait pas vite, c’était parfait pour lui. Il voulait graver dans sa tête les moindres détails de la ville. Il savait que se rappeler de ça ne serait pas compliqué en soi. Il sortit un instant de ses pensées pour répondre à la question.

- Franchement ? Non. Si tu regardes, les amphithéâtres romains tombent en ruine, les châteaux forts se font toujours restaurer et c’était des monuments bien plus solides que nos pauvres buildings. Par contre, on pourra reconstruire quelques choses de bien différentes. Ce sera une nouvelle ère pour l’espèce humaine.

Ian y croyait au renouveau. Même si l’être humain devait s’éteindre aujourd’hui, la planète continuerait d’exister et le jour où les rôdeurs auraient fini par se décomposer sur place, quelques choses prendront, place à l’être humain version deux points zéro. Il n’en savait rien, mais il était sûr d’une chose, c’est que pour le moment il était en vie et avec la femme qu’il aimait. Elle attirait d’ailleurs son attention vers une chose au sol. Il ne répondit pas à sa question par manque de temps. Elle l’avait déjà lâché pour partir voir de plus près de quoi c’était.

Il fit de son mieux pour accélérer le pas dans la mesure du raisonnable, mais elle arriva inévitablement avant lui. Elle semblait bouleversée par ce qu’elle était en train d’observer. Il ne s’agissait pas d’un simple corps de malade, c’était un enfant. Ian ne broncha pas et il posa une main sur l’épaule de sa douce. C’était horrible, il en avait conscience, mais que pouvait-il dire ? Il retira sa main de l’épaule de sa belle. Il se pencha devant le corps inerte et fit de son mieux pour lui fermer les paupières. Il devrait se laver les mains une bonne dizaine de fois en rentrant à Emerald, mais ce n’est pas très grave. Il savait qu’il ne pouvait pas devenir malade par simple contact physique. Il sortit ensuite le couteau discrètement de sa poche.

- Rosie, regarde et écoute s’il te plait. Tu vois ça ? Du bout de la lame, il montrait une bonne partie du cou et de l’épaule déchiquetée. Ce sont des traces de morsure laissée par des malades. Ils se sont jetés sur lui en le voyant. Maintenant si on descend un peu. La lame du couteau allait en direction du vendre de la victime. Ici il y a des traces de couteau et c’est ce qui a dû lui déchirer le ventre et c’est pour ça qu’il est dans cet état. Certainement un survivant qui a voulu se défendre en vain. Le plus fou c’est qu’il marchait toujours après ça. Crois-tu qu’un être humain adulte soit capable d’endurer une telle souffrance physiquement ? Alors un enfant ? Il s’arrêta de parler un instant pour lui laisser le temps de réfléchir. Il désignait enfin le trou qu’une balle avait fait à l’avant de son crâne. C’est la seule chose que les gardes ont faite. J’appelle ça abréger ses souffrances, car même si on le guérit, il n’aurait jamais pu se remettre de ça et il serait mort.

Monsieur le docteur avait une fois de plus pris le dessus sur le reste, cette facette de sa personnalité était sans doute la mieux adaptée à la survie vue comment il réagissait à la pression. Il regarda timidement vers la rousse, il avait vraiment peur de sa réaction. Cependant, il s’était senti obligé de lui dire tout ça. Il se redressait alors pour ne pas garder son nez au-dessus du cadavre en décomposition.



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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Lun 16 Mai 2016 - 19:29


''Montre-moi le monde''
ft. Ian




Les mots de l'urgentiste résonnaient dans l'esprit de la jeune femme. Il ne pensait pas qu'ils parviendraient à refaire de ce monde ce qu'il était auparavant, et parlait même de ''nouvelle ère pour l'espèce humaine''. Ce n'étaient pas des paroles dénuées de sens et Rosaleen n'était pas certaine d'être prête pour cette nouvelle ère. Elle avait toujours eut relativement de mal avec le changement ; changement de classe, de culture, de pays... Tout cela était déjà bien trop pour elle, alors changer d'ère ? C'était impensable. Et si effectivement tout cela était d'une si grande envergure, qu'était-il réellement advenu de sa famille ? Elle s'était renfrognée à cette idée ; la galloise ne pouvait en vouloir à son homme, il était franc avec elle et c'était là le principale, mais il n'empêchait qu'elle peinait à accepter certaines choses, quitte à y rester complètement hermétique et à se mettre en danger.

Mais la goutte d'eau de trop fut bien cet enfant au sol ; ou tout du moins ce qu'il en restait. Et devant ce spectacle horrible, même la main du brun sur son épaule ne parvenait pas à apaiser la peine qu'elle ressentait, surplombée d'une colère sourde qui la rendait bien trop souvent inconsciente. Elle l'observa légèrement tremblante alors qu'il s'était penché vers le corps pour lui fermer les yeux. Ça aussi, c'était insoutenable, ces yeux laiteux qui ne reflétaient plus aucune émotion ; à quel point leurs âmes étaient-elles enfermées profondément pour que tout ce qu'ils ressentaient soit ainsi enfouit ? Ouvrant les yeux grands comme des billes, elle se précipita vers Ian pour poser sa main sur le bras qui tenait le couteau.

« Qu'est-ce que... »

Elle se tue alors qu'il lui demandait d'écouter et de regarder ce qu'il s'apprêtait à lui montrer et Rosaleen se recula d'un pas, prenant à nouveau entre ses doigts sa pierre pour la serrer aussi fort que possible. Elle prit sur elle pour regarder sans broncher, parce-qu'elle avait confiance en Ian et osait espérer qu'il ne faisait pas tout cela pour rien. D'abord la morsure ; comment ne pas imaginer ce pauvre enfant, perdu dans les rues à courir pour sa vie alors que de pauvres êtres pris par ce fléau se jetaient sur lui contre leur gré ? Où étaient ses parents ? L'avaient-ils vu quand c'était arrivé ? Serrant les dents, la jeune femme sentait cette boule qu'elle avait dans la gorge monter. Ian montra ensuite les coups de couteau qui avaient libéré une partie des entrailles du jeune humain ; Rosaleen eut un nouveau mouvement de recul en posant ses yeux sur ce spectacle plein de désolation. L'urgentiste soulevait une question des plus légitimes : comment avait-il pu continuer à vivre avec de telles blessures ? Comment aurait-il pu reprendre une vie normale quand ils trouveront un antidote ? Ça semblait impossible au vu de la manière dont la maladie rongeait les corps, et pourtant la jeune femme ne pouvait se résigner à accepter la situation. Si l'homme qui avait blessé l'enfant pour se défendre s'était simplement en aller, il aurait peut-être pu être sauvé...

Mais les peut-être ne servaient à rien, et la jeune femme ne pouvait pas intimer à tout le monde de ne rien tenter contre les malades. Elle était parfaitement consciente de sa faiblesse, mais ne pouvait pourtant faire à cette idée... Il y avait forcément quelqu'un qui trouverait une solution, c'était obligé ! Et tout ces esprits, toute cette énergie supérieure, pourquoi laissaient-ils cela arriver ? Était-ce un test pour les humains ? La galloise fut coupée dans ses pensées quand Ian reprit la parole ; il parlait d'un ton calme qui se voulait confiant mais on pouvait y ressentir la crainte de la réaction de la jeune femme mais aussi l'inquiétude qu'elle n'ouvre jamais les yeux face à cette situation. Elle secoua la tête en fermant les yeux, faisant de son mieux pour ne pas parler d'une voix prise par l'émotion.

« Les gardes ont peut-être abrégé leurs souffrances comme tu dis, mais ils ont fait cela pour se protéger, aucunement dans un but de stopper la douleur de ce pauvre enfant... »

Rosaleen avait posé sur son homme un regard impuissant, empreint d'une peine profonde et insoutenable. Elle avait l'air complètement perdue, dans un déni immense, et pourtant elle semblait réellement penser ce qu'elle disait. Prenant une profonde inspiration, elle leva une main pour parer toute objection de la part de Ian.

« Bien sûr, cet enfant n'aurait pas pu survivre, mais Ian, si cela m'arrivait, ne souhaiterais-tu pas attendre un vaccin plutôt que de me lacérer de la sorte ? Ou si c'était Jared... »

Sa voix s'était étouffée sur le prénom de l'adolescent, envisager une telle éventualité était encore plus insoutenable que le reste, et elle ne pouvait pourtant être niée. Certes, il n'y avait probablement plus d'espoir pour l'enfant au sol, mais si l'un d'eux étaient dans ce cas, ne voudraient-ils pas tout espérer pour les sauver ? Elle était complètement perdue au vu de la facilité avec laquelle ils tuaient ces pauvres malades, comme si tout ceci était devenu normal...
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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Mer 18 Mai 2016 - 17:11

Il avait senti la main de la rousse sur son bras. Pendant un instant elle avait eu peur. Elle n’avait pas dû saisir ses intentions et il avait fait de son mieux pour la rassurer et lui expliquer. Il avait besoin de comprendre tant de choses sur les malades, les comprendre et même les étudier, mais c’était impossible. Personne ne laissera rentrer avec un malade vivant à l’intérieur du lycée. Alors il n’en parlait pas et préférait garder ce genre de pensée pour lui. Il finit rapidement par se rendre compte que la rousse n’avait absolument pas pris les choses de la même façon que lui. Il ne pouvait pas lui en vouloir, c’était même parfaitement compréhensible. Il regardait un instant ses pieds avant de lui répondre.

- Tu as sans doute raison. Mais le principal c’est que maintenant son âme repose en paix et maintenant et qu’il n’est plus la chose horrible qu’il était devenu.

Ian n’ajouta rien de plus. Il ne savait pas comment justifier autant de choses, il avait déjà donné tout le bon sens qu’il pouvait dans cette mission. Il faisait de son mieux pour répondre à toutes les questions qu’elle était en train de lui poser. Cependant, que souhaitait-il pour la femme qu’il aimait et son fils ? Il n’en savait rien. C’était bien trop compliqué.

Pour la première fois, l’urgentiste posait un regard froid sur Rosaleen, non pas qu’il était vexé contre elle, mais simplement parce qu’il n’avait aucune réponse. Les questions qu’elle était en train de lui poser étaient simplement insoutenables. Que pouvait-il faire ? Il resta mué, son regard planté dans le sien. C’était le genre de question qu’il avait pris l’habitude d’esquiver et de les oublier le plus rapidement possible. Aujourd’hui, c’était différent, elle venait d’elle et il ne pouvait donc pas faire semblant de rien. Faire comme s’il avait oublié la question et parler d’autre chose n’était pas envisageable non plus. Le silence serait donc la seule réponse qu’il était capable de donner ? Il avait envie de croire que non, mais il resta là silencieux.

S’il avait été travaillé au lieu de s’enfuir, peut-être aurait il était au courant des différents tests effectués sur les malades. Est-ce que leurs cerveaux fonctionnent encore ? Est-ce qu’ils sont capables de respirer ? Tant de chose dont l’urgentiste ignorait les réponses et ne pas savoir quelques choses en médecine était capable de le rendre fou. Doucement son regard froid se transforma en regard triste. Il fallait qu’il trouve quelques choses à dire, il prit une grande inspiration avant de lui répondre.

- Je ne sais pas, j’aurais besoin d’analyse et de test pour connaitre la réponse. Si le cerveau n’est plus oxygéné, les chances de rétablissement sont nulles et je ne connais personne qu’il a observé assez longtemps les malades pour savoir s’ils respirent, si le sang circule toujours dans les différents organes... En tout cas, je sais que si demain je me transforme, je préfère qu’on mette un terme à ma vie que de courir le risque que je tue quelqu’un.

Il avait choisi de répondre avec sa tête plutôt qu’avec son cœur, peut-être qu’elle le lui reprocherait, mais comment pouvait-il en être autrement, c’était un médecin avant d’être tout le reste. Il s’était déjà fait à l’idée que la mort était présente partout et que demain tout pourrait être fini. Il avait déjà rempli un testament disant qu’il voudrait se faire débrancher après un mois passé à survivre grâce à des machines. Si son électroencéphalogramme est plat, il n’y a plus aucune chance qu’il se réveille un jour, et il le sait.

- Je suis déjà prêt à débrancher mon fils s’il est relié à des machines de partout et qu’il ne répond plus à rien. Je sais que même s’il semble simplement dormir, il ne dort pas. Mais je ne sais pas du tout ce que cette maladie provoque. Enfin je suppose que la personne est cérébralement morte puisqu’il faut attendre de longue minute avant qu’une personne ne revienne à la vie sous cette étrange forme.

Les paroles de Ian étaient certainement assez dures, mais il se voulait réaliste. Il savait que ce n’était pas ce qu’elle avait foncièrement envie d’entendre. Il était médecin et pour lui le paradoxe du malade était difficile à comprendre. Il n’arrivait pas à comprendre comment quelqu’un qui n’avait plus de cœur pouvait continuer à se déplacer ainsi que tout un tas d’autres choses qui dépassait l’entendement de bien des façons.



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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Ven 20 Mai 2016 - 11:47


''Montre-moi le monde''
ft. Ian




Alors que la rousse essayais de s'imprégner des paroles de l'urgentiste, de tolérer ne serait-ce qu'un instant son point de vu pour potentiellement élargir le sien, elle resta interdite devant le regard froid qu'avait posé Ian sur elle. C'était la première fois qu'il la regardait de la sorte, avec une colère sourde mêlée à une impuissance lourde de sens quant à cette situation. La galloise fit un pas en arrière, légèrement chancelante, comme pour échapper à ce regard ; elle regrettait d'avoir posé la question si naïvement, ce n'était pas le genre de choses à demander, et pourtant elle n'avait pas réfléchit une seule seconde... Son besoin de réponse avait été plus fort que la raison et elle ne remarqua que trop tard à quel point cela avait blessé Ian.

Un long silence s'était installé, il n'était cette fois-ci pas réparateur ou apaisant comme toutes les autres fois, il était étouffant, et si elle avait pu elle se serait enfuit dans un trou de souris pour ne plus sentir le regard de son homme. Rosaleen avait baissé la tête, résignée, en poussant nerveusement du pied un petit cailloux qui s'était malheureusement trouvé là. Le brun prit finalement la parole et, gardant la tête baissée, elle écouta attentivement. Le médecin avait refait son retour, comme à chaque fois que les sentiments étaient trop lourds à porter et qu'il n'avait pas d'autre recours que de mettre de la distance entre ce qu'il ressentait et ce qui devait être dit. La jeune femme hocha la tête, la relevant prestement à ses derniers mots, le regard perdu. Mettre un terme à sa vie ? Jamais elle ne pourrait faire cela... Ses yeux se firent plus durs et, fronçant les sourcils, elle choisi la colère et l'amertume plutôt que la peine qui était pourtant plus présente.

« Si ça arrive, ne comptes pas sur moi pour me charger de ça. »

Elle avait peut-être parlé d'un ton un peu sec, mais ses mains tremblantes qu'elle essayait de calmer en les serrant fort ne retenaient qu'une nouvelle vague de larmes. Elle avait toujours attaché une importance non négligeable aux derniers souhaits de chacun, respecter les promesses et les requêtes était là toute l'essence d'une âme en paix. Ce qu'avait affirmé Ian lui coûtait énormément, elle aurait tellement aimé pouvoir lui dire qu'elle serait là et ferait ce qu'il lui demandait... mais elle savait pertinemment qu'elle ne le pourrait pas, imaginer mettre ''un terme à sa vie'' comme il l'avait dit était totalement au dessus de ses forces.

Totalement démunie, la jeune femme écoutait sans broncher la nouvelle justification de Ian qui affirmait même être prêt à s'occuper de Jared si ce triste sort lui arrivait. Ainsi voilà donc la réponse à sa question : l'urgentiste était prêt à tout pour éviter à ses proches qu'ils restent trop longtemps bloqués dans ces enveloppes, pris par ce fléau que personne ne semblait apte à comprendre. Elle hocha la tête en posant sur le brun un regard presque vidé d'émotion.

« Tu feras ce qu'il faut, j'imagine. Viens, continuons. »

Elle avait fait un nouveau pas en arrière tout en tendant une main légèrement tremblante vers lui. Rosaleen savait se montrer compréhensive, mais il était évident qu'au fond d'elle, elle n'acceptait pas ce qu'il avait dit. La jeune femme se fit alors une promesse : celle de partir sans un regard en arrière si elle venait à être mordue par un malade. Parce-que tout serait mieux que d'être tuée par la main de celui qu'elle aimait ; elle ne souhaitait pas lui infliger cela, ni infliger une quelconque peine aux gens qui l'entouraient et qui comptaient pour elle.

Ils avaient avancé jusqu'à l'autre côté du lycée sans encombre et Rosaleen n'avait pas redit un mot, encore trop secouée par ce qu'elle avait vu et la discussion qui en avait découlé. Un banc était sur le trottoir, contre le grillage qui encerclait le bâtiment ; elle s'y assit, fermant un instant les yeux pour profiter du soleil qui inondait sa peau claire. Tout semblait différent aux dehors de l'enceinte du bâtiment, l'atmosphère dégageait à la fois ce sentiment de liberté sans toutefois s'ôter le poids qu'avait engendré la mort. Posant sur Ian un regard cette fois-ci désolé et sincère, elle reprit la parole.

« Tu sais, j'aurais sincèrement aimé m'asseoir sur ce banc avec toi avant tout ça. Loin de toute cette désolation et de tout ce qui est arrivé. »

Elle était peut-être naïve, mais avait finit par comprendre qu'une épée de Damoclès pesait sur chacun d'eux. Et dire cela à voix haute était aussi une manière de dire à l'urgentiste qu'elle ne regrettait pas leur relation, malgré ce qui pouvait être dit et les peines que cela pouvait engendrer ; même si le monde n'avait pas changé de la sorte, elle aurait aimé le rencontrer. Et quand tout ceci sera terminé, qu'ils pourront reprendre chacun le cours de leurs vies respectives, elle le voudrait également à ses côtés.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Ven 20 Mai 2016 - 16:32

Ian s’en voulait, il aurait aimé pour la première fois de sa vie être un con. Ne pas savoir tout ce qu’il sait sur le corps humain. Pouvoir répondre à Rosaleen que les malades peuvent être guéris qu’il suffit juste de les aimer suffisamment fort. Cependant, il sait que tout ça n’est simplement qu’une hérésie. Il n’osait même plus regarder la rousse qu’il avait devant lui. Il en avait marre de dire des choses pareilles. Ne pouvait-il pas mentir une fois dans sa vie. Dire ce qu’on attend de lui plutôt que la vérité ?

Malheureusement pour lui, c’était un homme de science, il repensait alors à tous les grands hommes qui s’étaient battus contre la religion pour faire triompher la vérité. Il avait de gros doutes concernant son rapprochement avec eux. Il n’était en rien quelqu’un de courageux. Cependant, c’était simple de dire la vérité à sa douce. Elle qui ne voulait croire en rien, il lui crachait ce qu’il savait à la figure. Du moins, c’est ce que lui ressentait et il s’en voulait sérieusement. Lorsqu’elle lui répondit du tac au tac sur la défensive, il aurait pu répondre qu’il le savait, mais il préférait se taire.

Il savait que pour elle les malades étaient toujours vivants et qu’elle ne voudrait pas qu’il soit tué une seconde fois, mais Ian lui était bien plus réaliste. Il avait toujours vu l’ombre derrière une magnifique journée ensoleillée. Le petit détail qui le chiffonne plutôt que la magnifique journée qu’il a sous les yeux. Par moment, c’était à se demander si la loi de Murphy n’avait pas été inventée spécialement pour lui. Il regardait du coin de l’œil la rousse, il avait envie d’ajouter quelques choses pour dédramatiser la situation, mais il ne savait pas vraiment quoi. Il regardait ses pieds et il ajouta à voix basse.

- Je ne te demanderais jamais d’aller à l’encontre de tes décisions pour moi. Je ferais ce que tu me demandes de faire, même si pour moi ce n’est pas logique. Les miracles médicaux ça existe.

Il était donc prêt à maintenir Rosaleen en vie, même si elle arrivait au même stade que les malades. Il l’enfermerait quelques parts et viendrais la voir tous les jours. Dans l’espoir d’une amélioration. Il trouverait le moyen de supporter ses yeux laiteux et de la rendre humaine. Il savait que ce serait dur pour lui, mais ce ne sera pas vraiment si différent des malades atteints de maladies dégénératives. Il n’avait pas réellement envie de penser à ça. Pour le moment tout le monde allait bien.

Il sentait que la voix de Rosie était bien plus froide qu’à son habitude. Il ne culpabilisait déjà pas assez comme ça. Cependant, il ne rajouta rien et se contenta de saisir la main qu’elle lui tendait. Certes elle était tremblante, mais au moins il était heureux qu’elle lui offre un petit peu d’attention. Il la suivit sans un mot. Il avait l’air d’un petit chiot atterré devant les réactions de son maître qu’il ne comprendrait que trop bien. Vivre dans le déni ce n’était pas la première ni la dernière à réagir de la sorte. Il avait dû annoncer à bien trop de personnes la mort d’un de leurs proches. Il savait que ce n’était pas facile à encaisser.

Ian regardait partout autour de lui, il ne reconnaissait vraiment rien si ce n’est le grillage, qu’ils longeaient toujours. Le silence régnait autour d’eux ce qui le mettait de plus en plus la pression sur l’urgentiste. Il avait toujours le même air abattu. Il regardait alors un instant la main qui tenait dans la sienne. Il la laissa s’assoir sur le banc sans en faire de même. Comme si pour lui c’était une sorte de punition de rester debout. Il l’écouta alors reprendre la parole, il avait l’impression qu’elle était en train de raviver doucement la flamme qui faiblissait dans ses yeux jusqu’à présent. Ce n’est pas parce que leurs avis divergeaient qu’il ne pouvait pas s’aimer. Il s’était répété cette phrase de bien nombreuse fois. Comme pour se convaincre qu’elle ne le laissera pas derrière lui au moindre problème.

- Je…

Il ne savait pas vraiment quoi répondre en réalité. Il était ému, on pouvait le voir dans son regard. Aujourd’hui, il était en train de vivre un ascenseur émotionnel plutôt puissant à cause d’elle. Cependant, il ne lui en tenait pas rigueur, il n’avait simplement pas l’habitude d’affronter l’amour, que ce soit d’aimer ou être aimé. Il savait qu’il était prêt à tout laisser tomber pour elle, mais si on lui offrait de reprendre son ancienne vie en serait-il capable ?

- J’aurais aimé te rencontrer plutôt également, mais aurais-tu supporté ma vie ?

Il était lucide, avant il n’était jamais là. Toujours fourré à l’hôpital, et ce n’est pas comme ça qu’on construit une histoire d’amour. Peut-être que s’il avait quelqu’un avec qui partager sa vie, il ferait l’effort de moins travailler ? Il n’en savait rien, mais la question n’était pas vraiment importante puisqu’il était sûr que rien ne changerait.



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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Dim 22 Mai 2016 - 15:18


''Montre-moi le monde''
ft. Ian




Rosaleen s'en voulait un peu d'avoir parlé à Ian de la sorte. Elle comprenait ce qu'il lui disait, et voulait l'entendre et l'accepter, mais c'était littéralement au dessus de ses forces. La galloise n'était pas prête à accepter tout cela, et probablement qu'elle ne le serait pas tant qu'elle ne l'aurait pas décidé. Les deux avaient toujours fait de leur mieux pour ne pas s'aventurer trop dangereusement dans le sujet, sachant qu'ils étaient tous les deux bien plantés sur leurs positions, la rousse avait jusque là préféré éviter le conflit et probablement que Ian n'avait pas non plus trop insisté pour ne pas la brusquer. Mais il était évident qu'ils ne pouvaient pas éternellement continuer de la sorte, et même si les mots de l'urgentiste avaient été insupportables pour la jeune femme, elle ne pouvait lui reprocher d'avoir un point de vue médical sur ce qui arrivait ; elle aussi, ne se rattachait-elle pas à ses croyances ?

Quand elle s'était assise sur le banc, elle ne releva le fait que Ian restait debout. On pouvait dans ses yeux une once de peine mêlée à la contrariété, accentuant un peu plus la culpabilité de la rousse qui n'avait pourtant pas trouvé d'autres mots à ce moment précis pour exprimer sa peur. Elle ne l'avait que rarement vu avec un air aussi contrarié, bien que les mots qu'elle prononça finalement eurent l'air de le troubler un peu. Elle avait eut peur qu'il soit excédé par un tel changement de sujet, parler d'un coup comme si de rien n'était, mais à son grand soulagement il ne se mit pas en colère et arriva même à faire sourire à la rousse.

« Et toi, aurait-tu supporté ma boutique et tous mes clients à l'ouest ? »

Elle avait arqué un sourcil amusé alors que ses yeux s'étaient fait plus rieurs, encadrant les deux derniers mots en mimant des guillemets avec ses doigts. Bien sûr elle ne jugeait pas ses clients comme tel, mais elle ne pouvait nier que ça ne devait pas être loin de ce que le brun en pensait, quelques mois auparavant du moins. Tout cela lui manquait à un point inimaginable, elle pensait parfois à partir et retourner dans sa boutique, s'imprégner des lieux ; se sentir un peu chez elle. Mais elle savait que ç'aurait été une pure folie, et elle ne souhaitait ni infliger une telle inquiétude à Ian et les amis qu'elle s'était fait ici, ni même lui demander de venir avec elle, prendre tout ces risques. Reposant sur son homme un regard un peu plus sérieux, elle reprit.

« Comment pourrais-je te reprocher de faire ton travail que tu sauve des vies ? »

Le fait qu'elle parle au présent pouvait peut-être sonner bizarrement, mais c'était tout légitime : même s'ils parlaient du passé, de leurs vies d'avant, celle de l'homme n'avait pas vraiment changé. Il devait toujours être là pour les gens du lycée, leur venir en aide quand ils en avaient besoin ; Ian était indéniablement l'un des éléments les plus importants du lycée et sans lui il y aurait peut-être eut bien plus de séquelles suite au soulèvement contre les militaires. La jeune était bien consciente de cela et n'avait aucunement l'intention de s'interposer entre son homme et les devoirs qu'il avait à accomplir ; des dizaines de vies étant bien plus importantes que la sienne seule.

Elle lui adressa un sourire sincère bien qu'un peu timide, avançant une main pour atteindre son avant bras ; ce simple contact lui mit du baume au cœur. Ouvrant la bouche, elle s'apprêtait à le remercier une nouvelle fois d'avoir accepté de sortir de l'enceinte du bâtiment avec elle, mais aussi lui dire qu'elle l'aimait pour ce qu'il était, qu'importe si son travail lui prenait du temps, mais elle se ravisa, voyant quelque chose bouger au coin du grillage. Détournant le regard en fronçant les sourcils, elle vit une silhouette un peu plus loin.

« Regardes Ian ! Il y a quelqu'un là-bas ! »

Ses yeux étaient grands ouverts et elle avait amorcé un mouvement vers l'autre bout du banc, prête à bondir pour aller à l'encontre de cette ombre au loin. Elle ne l'avait cependant pas encore fait, ne souhaitant pas laisser une nouvelle Ian au milieu de n'importe où alors qu'il peinait déjà à marcher et était sorti pour elle. A se remémorer ainsi leurs vies d'avant, l'idée que ce puisse être un malade lui était complètement sorti de l'esprit.

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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Dim 22 Mai 2016 - 23:42

Doucement la situation semblait se détendre avec la rousse. Il était vraiment content, il avait trop peur d’être tombé dans une impasse et de devoir faire une croix sur elle. Faire une telle chose l’aurait certainement détruit de l’intérieur bien plus que tout ce que l’apocalypse l’avait forcé à faire. Il ne put s’empêchait de rigoler quand la rousse parlait de sa clientèle. Il en avait rencontré des pas mal au niveau des blessés qu’il avait soignés aussi. Lorsqu’on voix certain alcoolique notoire revenir tous les semaines pour les mêmes raisons. En tout cas, il était tout de même intrigué de savoir à quoi il pourrait ressembler. Juste pour se faire une idée.

- Tant qu’ils ne viennent pas sonner à notre porte à cinq heures du matin, ça me va. J’aurais tout de même bien aimé mettre les pieds dans ta boutique pour voir où tu travailles.

Ian était curieux et le passé de Rosie faisait partie des choses qui l’intéressaient le plus. Il la trouvait intrigante et entrepreneuse. C’était ce qui faisait tout l’intérêt de cette fille presque insaisissable pour lui qui était bien trop cartésien. Finalement, il trouva le courage de s’assoir sur le banc à côté d’elle, espérant avoir mérité sa place. Maintenant que tout était revenu dans l’ordre. La seconde question qu’elle lui posait était bien plus sérieuse que la première. C’était adorable sa façon de penser. Enfin une femme qui comprenait que la vie humaine était bien plus importante qu’un foyer.

- Mon métier a été un motif de rupture avec les rares femmes que j’ai rencontrées. J’en oublie à quel point toi, tu es différente. Tu te rends compte que si je passe une heure loin de toi, c’est simplement pour sauver une vie de plus.


Il souriait alors à son aimée, il était sincère en disant ce genre de propos. Tout semblait si différent avec elle. Il ne savait pas l’expliquer, mais c’était aussi pour ça qu’il l’aimait tant. Il regardait autour de lui un instant, observant les recoins de la ville. Tout semblait si mort, il n’arrivait vraiment pas à s’y faire. De temps en temps il jetait des regards en coin à la rousse, jusqu’à ce qu’elle l’interpelle pour lui montrer une silhouette assez loin d’eux. Ian blêmit un instant, il y avait une chance sur deux pour que la personne qu’ils étaient en train de voir était infectée.

- Allons voir ! Nous pourrons sans doute l’aider, il a l’air un peu perdu non ?

Ils étaient encore trop loin pour savoir si la silhouette était un malade ou non. Le cœur d’Ian se serrait un peu plus fort dans sa poitrine. Il n’avait pas vraiment envie d’aller dans cette direction, mais son cœur lui crier que c’était une mauvaise chose et qu’il devait courir pour sa vie et celle de son aimé, mais son cerveau qui fonctionnait comme celui d’un médecin lui disait qu’il était peut être blessé et qu’il avait sans doute besoin de soin. Il s’était facilement rendu compte que sortir dehors comportait des risques et que les explorateurs revenaient souvent avec des blessures superficielles qu’il fallait surveiller pour ne pas qu’elles s’infectent.

Il glissa sa main dans celle de Rosaleen qui avait déjà fait quelques pas en sa direction. Il s’efforçait de marcher d’une vitesse plus ou moins normale. Il boitait légèrement ce qui rendait les choses un peu difficiles. C’est comme si d’un coup, il faisait exprès d’avoir mal pour mettre plus de temps à aller jusqu’à la cible. Son organisme agissait de façon un peu étrange, c’était comme si une force supérieure voulait le protéger de ce qu’il allait voir.

Alors qu’ils s’approchaient de plus en plus, il se rendait compte que quelque chose clochait. Il avait des vêtements déchirés, on pouvait voir par endroit des taches de sang, mais c’est quand la créature se mit de dos, et qu’il put voir qui lui manquait des morceaux qu’il plaça instinctivement ça deuxième main sur la bouche de Rosaleen avant de l’entrainer derrière une voiture. Il s’agissait d’un malade et il savait que c’était dangereux. Il voulait avoir le temps de se préparer avec la rousse avant d’aller à son encontre. Il lui chuchotait alors, ne sachant pas si le malade pouvait les entendre.

- Ne t’énerve pas contre moi. Je veux simplement qu’on se prépare calmement à ça avant d’aller le voir et lui parler.

Ian était sérieux, il était prêt à donner une chance à ce malade. Il n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’en approcher vivante. Il avait vu comme tout le monde les infos et avait eu les explications de certains membres du groupe, mais il n’y croirait pas vraiment sans l’avoir vu de lui-même.



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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Aujourd'hui à 19:26

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