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 Montre-moi le monde

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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Montre-moi le monde   Mer 4 Mai 2016 - 13:59


''Montre-moi le monde''
ft. Ian




Cela faisait un peu plus d'un mois maintenant que Rosaleen avait participé contre son gré à l'entraînement mis en place par Jaden, ce moment restait encore un souvenir amère dont elle peinait à parler ; ils étaient sortis, elle les avait vu de si près... et elle n'avait rien pu faire, rien du tout. Elle se demandait même comment elle n'avait pas fait pour y rester là dehors. Peut-être que ç'aurait été mieux ainsi, pour le bien de tous ceux qui étaient ici et s'évertuaient à défendre la pauvre femme sans défense qu'elle était ? Elle avait suite à cela ressenti le besoin de faire le vide, replonger dans ses livres et s'aider des énergies autour pour entrevoir un rayon de soleil. Elle avait été cependant soulagée chaque matin de voir Ian à ses côtés, et de pouvoir se blottir contre lui la nuit quand elle avait des visions d'horreur sur ce qu'elle avait vu ou entendu.

La rousse n'était pas ressortie depuis, elle avait préféré reste enfermée dans cette bulle qu'elle s'était faite et où elle faisait de son mieux pour ne pas prêter attentions aux regards et aux paroles, médisants ou compatissants, des autres. Elle avait fait durant tout ce mois de son mieux pour se rendre utile, ne pas être plus un poids que ce qu'elle n'était déjà ; parce-que la jeune femme avait beau s'accrocher à des espoirs qui n'avaient plus lieu d'être, elle était pertinemment consciente que les habitants du lycée ne pourraient pas sans arrêt veiller sur elle. Il y aurait forcément un jour où elle ne serait livrée qu'à elle-même pour sauver sa vie, voire même celle de quelqu'un qui lui était proche. Elle avait longuement réfléchit à tout cela, repassant une partie de ses nuits la tête ailleurs à méditer sur ce qu'elle avait à encaisser et les possibilités qui s'offraient à elle.

Rosaleen n'était pas certaine de parvenir un jour à s'habituer à la situation, elle doutait même de pouvoir accepter le fait de ne rien pouvoir faire pour les malades ; mais il était trop tôt pour être aussi radicale. Elle avait néanmoins décidé dans la nuit qu'elle ne pouvait vivre avec des œillères plus longtemps ; elle devait apprendre à vivre avec ce fléau qui emprisonnait les âmes de tout ces pauvres gens. Elle attendit encore quelques minutes avant de poser son menton sur l'épaule de Ian, allongé à côté d'elle. Elle ne pouvait s'empêcher d'avoir une boule dans la gorge à la pensée de ce qu'elle s'apprêtait à lui demander ; allait-il refuser ? La prendre pour une folle ? Ou peut-être simplement lui rire au nez ? Mais quand le brun ouvrit les yeux et qu'ils croisèrent les siens, un sourire apparut sur le visage pâle de la galloise et elle déposa un léger baiser sur la joue mal rasée de son urgentiste.

« Bien dormi ? »

Elle resta un moment contre lui avant de se lever, cherchant à atteindre le plafond du bout des doigts pour étirer tout son corps. La jeune femme n'avait jamais eut de mal à se lever le matin, quand il était temps, il était temps, et elle n'avait pas pour habitude de traîner trop longtemps. Ouvrant légèrement le volet coulissant de la fenêtre la plus éloignée du lit, elle le stoppa à quelques centimètres du bas et se pencha pour regarder à l'extérieur, avant de poursuivre d'une voix assez calme pour le pas brusquer l'homme encore un peu endormi.

« Qu'est-ce que tu as de prévu pour la journée ? »

Certainement la même chose que tous les jours, ils n'avaient pas grand chose à faire ici d'autant plus que la jambe de Ian ne lui avait pas permis ces derniers temps de réellement faire autre chose que s'occuper de l'infirmerie. Elle était cependant soulagée qu'il aille mieux, espérant que sa proposition n'allait pas raviver la douleur qu'il disait à présent amenuisée. La rousse enfila un jean, passa sa pierre autour du coup, et mit un pull fin par dessus. Elle attacha ses cheveux en une unique couette haute et jeta un nouveau regard au dehors, éblouie par le soleil qui inondait la pièce ; le printemps semblait arriver et la galloise en était ravie. S'approchant lentement de Ian, elle triturait le bas de son pull du bout des doigts, pas vraiment sûre de ce qu'elle allait faire ; et c'est d'une petite voix empreint d'un mélange d'engouement et de crainte qu'elle avait parlé.

« Ian je... j'aimerai sortir aujourd'hui. »

Elle n'en dit pas plus, attendant la réaction du brun ; son air grave ne laissait pourtant pas vraiment de place au doute, elle sortait déjà parfois dans la cour, bien qu'elle ne s'y aventurait pas trop loin. Non. Aujourd'hui elle voulait vraiment sortir, hors des murs et des grillages entourant le lycée. Voir ce qu'était devenu le monde une nouvelle fois. Apprendre à vivre avec.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Ven 6 Mai 2016 - 1:49

Depuis quelques jours, il avait fini par retirer son attelle. Il était donc bien plus libre de ses mouvements, forcément c’était douloureux, peut-être même plus d’avant. Pour le moment, il gardait la canne pour l’aider à marcher et ne pas mettre tout son poids sur jambe qui fatiguait rapidement. Il comprenait mieux que jamais les enjeux derrière la rééducation. Il savait que ses confrères passaient de longs moments en compagnie de leurs patients qu’une relation très spéciale pouvait se créer. Il n’aurait jamais pensé que c’était aussi dur de remarcher. Il était libre depuis une semaine. Il continuait de répéter à tout le monde que tout aller bien cependant, il avait du mal à plier son genou ou même à rester assis.

Ce qu’il était en train de vivre n’était absolument pas inhabituel du coup, il souriait tant bien que mal. Il savait que si sa jambe n’était pas guérie il lui serait impossible de marcher en s’appuyant dessus. Bientôt, il allait pouvoir se rendre vraiment utile, c’est ce qui le rendait heureux, ça et surtout être avec Rosaleen. Il ne s’était plus quitté depuis le premier jour de mars. Il avait pratiquement compté les nuits passées à ses côtés. Il n’était pas allé plus loin pour éviter de passer pour un fou. Cependant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Il souriait souvent bêtement en la voyant, c’était une preuve de son bonheur non ? Il ne voyait pas ce que ça pourrait être d’autre en tout cas.

Il avait fait de son mieux pour la soutenir, s’intéressant même à sa façon de vivre et penser. Il ne comprenait pas toujours, mais il était intrigué et surtout prêt à l’écouter. Il sentait Rosaleen bouger contre lui ce qui le tira légèrement de ses pensées. Il n’avait jamais été un gros dormeur, mais il avait l’impression de dormir plus en compagnie de la rousse. Comme si elle avait un pouvoir et qu’elle l’apaisait. Il souriait tendrement alors qu’il posait ses yeux sur son doux visage. Il sentait le menton de sa douce se poser sur son épaule. Il ne put s’empêcher de passer tendrement une main dans les longs cheveux de la rousse en prenant bien soin de ne pas les tirer. Il sentit ses douces lèvres se poser sur sa peau rêche à cause de ses poils mal rasés. Ils avaient leurs petites habitudes et c’était absolument mignon.

- Plutôt bien et toi ?

Il profitait un peu de la promiscuité de sa belle, lui déposant un tendre baiser sur son front. Pour lui c’était une marque d’amour assez particulière. N’allait pas lui demander pourquoi, il ne saurait pas vous répondre. Comme d’habitude c’était la première à se redresser. Ian était du genre à savoir se lever très rapidement quand c’était nécessaire, mais il aimait bien profiter du temps qu’il avait lorsqu’il le pouvait. Il se redressa un peu après sa rousse. La lumière était en train d’éclairer la pièce. Les rayons du soleil de printemps étaient bien plus puissants que ceux du passé.

- Rien de spécial pour changer. Je peux passer du temps avec toi si tu le souhaites.

D’un naturel prévenant comme toujours, il n’était pas contre passé plus de temps avec Rosaleen. Ils étaient souvent ensemble, mais il faisait toujours bien attention à ne pas être trop proche. Il voulait que la sphère privée le reste tout simplement, par respect pour eux deux comme pour les autres membres du groupe. Il s’assit alors sur le bord du lit bougeant doucement sa jambe pour s’habituer à la sensation. Il s’habilla ensuite assez rapidement avec une chemise et un pantalon. Il se grattait machinalement sa barbe qui commençait à se faire légèrement envahissante. Il sentait que quelque chose clochait un peu lors qu’il remarquait le regard de Rosie et ses mains qui étaient en train de torturer son pauvre pull. Il attendait patiemment qu’elle se délie la langue. Il savait parfaitement qu’elle finirait par cracher le morceau.

- Si c’est ce que tu veux, tu peux compter sur moi. Tu veux qu’on sorte que tous les deux ?


Ian se redressa et attrapa les mains de Rosie dans les siennes. Il ne savait pas s’il était prêt pour l’expérience, mais pour elle, il ferait son maximum. Il planta un instant son regard dans le sien avant d’ajouter.

- Tu peux compter sur moi, cependant on doit se préparer correctement pour aller dehors.




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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Dim 8 Mai 2016 - 0:04


''Montre-moi le monde''
ft. Ian




La rousse avait hoché la tête positivement quand Ian lui avait demandé si elle avait bien dormi. Ses yeux étaient moins ternes depuis qu'elle pouvait dormir tranquillement, le sachant à ses côtés. Elle semblait un peu moins inquiète quant au sort qui lui était potentiellement réservé, à savoir ce coup de couteau en pleine tête pour qu'elle ne se réveille plus jamais ; bien qu'elle ne parvenait toujours pas à accepter ce qu'ils avaient tous eut à faire. Ne valait-il pas mieux revenir à la vie et avoir la chance de guérir un jour, plutôt que simplement mourir et se retrouver bloqué entre deux mondes tant l'âme était perdue ? La jeune femme n'était plus vraiment sûre de rien à présent et elle ne pouvait que se raccrocher à sa volonté de comprendre, d'essayer de faire quelque chose pour eux.

Elle avait également répondu à l'affirmative au moment où le brun lui avait proposé de passer la journée ensemble. Elle n'aurait pas été vexée s'il lui avait dit non, comprenant l'importance de son rôle au sein du groupe, mais elle ne pouvait s'empêcher de l'envier un peu parfois ; son métier lui manquait, et même si elle continuait à pratiquer chaque jour, ce n'était suffisant de le faire sur soi. De tels échanges avec ses semblables étaient un point non négligeable qu'elle regrettait d'avoir perdu depuis que le monde avait changé. Mais elle ne pouvait forcer qui que ce soit et il était évident que les ''médecines alternatives'' comme ils disaient n'étaient pas dans leurs priorités.

Finalement Ian avait bien réagit à sa demande de sortir du lycée. Bien que ses réactions étaient souvent prévisibles et qu'il faisait de son mieux pour aller dans son sens la plupart du temps et ne pas créer de discorde, elle ne pouvait savoir s'il allait oui ou non accepter cette requête ; ce n'était pas aussi simple qu'auparavant quand on sortait pour aller chercher du pain ou qu'importe. Ils allaient risquer leurs vies et elle n'était pas certaine d'avoir envie de les plonger dans une telle situation, mais elle en avait besoin, ce serait comme une piqûre de rappel, ne pas oublier ce pour quoi elle voulait se battre : les aider, tous. Elle avait posé une main sur celle de Ian.

« Oui j'aimerais que tu viennes avec moi, si tu te sens prêt avec ta jambe. »

La galloise préféra préciser ce point, parce-qu'elle avait appris à cerner Ian, et elle savait pertinemment que pour lui faire plaisir il mettrait la douleur dans sa jambe de côté. Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait, et encore moins qu'il lui arrive quelque chose à cause d'elle... Elle ne se le pardonnerait jamais. L'urgentiste reconfirma son accord et elle hocha la tête d'un air à la fois grave et résigné. Rosaleen savait que si elle voulait sortir, elle devait obligatoirement prendre le couteau qu'il lui avait apporté, tout le monde pratiquement au stade en portait constamment un, au cas où ; elle ne faisait pas parti de ces gens, mais pour faire bonne figure, et si ça rassurait son homme, elle était prête à sauver les apparence et faire comme si elle était prête à s'en servir. Se relevant, elle récupéra l'arme jetée dans un coin de la table qui faisait l'angle.

« Avec ça ça devrait aller. Qu'est-ce qu'on a besoin d'autre ? »

Complètement novice en la matière, elle était un peu perdue maintenant que son projet devenait plus concret. Que fallait-il emporter d'autre ? Était-elle réellement prête à ce qui les attendait ? Et si cette décision était la pire qu'elle avait prise de sa vie ? Secouant légèrement la tête pour éloigner ces idées négatives, elle se dirigea vers la porte, attendant que Ian soit prêt à son tour.

« On ferait bien de prévenir ceux qui montent la garde, juste au cas où. »

Rosaleen se disait qu'ils feraient mieux de ne pas trop s'éloigner de l'entrée, cela éviterait peut-être un quelconque danger et le permettrait de rentrer entiers au lycée. Sortir était une idée folle, d'autant plus qu'elle savait pertinemment qu'elle ne ferait jamais rien contre ces pauvres êtres humains malades, mais le besoin de comprendre était plus fort que la raison.
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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Dim 8 Mai 2016 - 11:30

Sa jambe, Ian savait qu’elle rentrerait dans l’équation. Il savait aussi que s’il ne serait jamais prêt à sortir et qu’il était prêt à s’en servir comme excuse aussi longtemps qu’il pouvait. Cependant, aujourd’hui c’était bien différent puisqu’il était question de Rosaleen et que pour elle, il apprendrait à aller de l’avant. Oui, il avait peur. Oui, il était inquiet, mais il était prêt à tout. Il l’avait protégé une fois, alors il recommencerait tout simplement. Peut-être devait-il tuer des rodeurs, mais ce serait certainement un tout petit peu plus facile que des êtres humains. Il n’acceptait toujours pas d’avoir tué des militaires qui s’en étaient pris à eux, cette vision le hantait et lorsqu’il essayait de relativiser tout devenait bien pire. Aujourd’hui, il était question de l’extérieur et il ne savait pas du tout à quoi s’attendre dehors. Il avait à peine suivi les entrainements de Jaden et surtout il ne savait pas qu’elle était le réel but de Rosaleen avec cette histoire. Il aimait tout connaître, mais beaucoup de paramètres lui échappaient dans cette expédition.

- Ma jambe va bien, ne t’en fait pas. Oui, j’aurais certainement mal, mais je suis capable de courir si nécessaire. J’espère tout de même que ce ne sera pas le cas.

Il n’était pas prêt, mais c’était plutôt psychologique que physique, qui serait prêt à mettre les pieds dehors qu’il est en parfaite sécurité à l’intérieur ? Pas un homme aussi lâche que lui en tout cas. Il regardait Rosaleen, elle semblait sûre d’elle et inquiétée à la fois. Ian était un peu rassuré de voir qu’elle savait à quoi s’attendre. Il avait peur que l’intérêt de cette quête soit d’essayer de raisonner tous les malades qui seraient dans le quartier. Elle voulait peut-être uniquement s’en rendre compte. Il avait beau réfléchir, il ne comprenait pas l’intérêt, mais il ne voulait pas non plus froisser Rosie en lui demandant. Cependant la question de la rousse pouvait doucement introduire la question qui était bloquée dans sa gorge. Il prit son courage à deux mains et une profonde inspiration.

- Et bien, ça dépend le but de cette sortie. Si on décide de s’aventurer un peu loin, on doit prévoir un sac avec des provisions, une carte au cas où on ne pourrait pas revenir tout de suite. Si on reste vraiment tout prêt, une arme devrait suffire. Est-ce que tu veux que je prenne une arme à feu ?

Il était loin d’être bon avec une arme du genre dans les mains, mais s’il s’en servait ça alerterait sans doute les gardes qu’ils auraient prévenues auparavant. Avec un peu de chance, il viserait juste et la menace serait écartée. Cependant, il ne voulait pas imposer à Rosie la présence d’un tel objet. Il savait qu’elle ne les aimait pas et pour tout dire, lui non plus. Cependant, si ça pouvait faire la différence entre la vie et la mort, il ne tergiverserait pas longtemps sur la question. Si les malades agissaient comme des animaux sauvages, ça les ferait fuir, mais malheureusement ce n’était pas le cas. Ils ressemblaient bien plus à des prédateurs qui voulaient manger des humains. L’idée était en train de faire froid dans le dos au petit urgentiste. Il fouillait à l’intérieur de son imper pour y sortir le couteau qu’il gardait toujours avec lui. Il le cachait dans la poche intérieure et en fit de même avec la veste qui portait actuellement. Il préférait ça à l’avoir à la ceinture, chacun ses pratiques.

- Oui prévenir la garde c’est une bonne idée, surtout que Daniel en fait partie à cette heure-ci, je crois. Si tu es prête, on peut y aller. Tâchons de revenir à l’heure pour le repas.

Il avait prononcé ses mots avec le sourire. Il ne voulait faire son maximum pour détendre l’atmosphère après tout ça ne servait à rien de stresser outre mesure. Ils n’étaient pas encore dehors et le danger n’était pas encore présent. Il se dirigeait devant la porte et l’ouvrit. Il fit signe à sa rousse de passer avant de fermer la porte derrière lui. C’était un véritable gentleman comme à son habitude, même s’il devrait y laisser sa vie, il s’était déjà promis que Rosie reviendrait entière de cette expédition.

- Surtout, n’ai pas peur de faire marche arrière si tu ne te sens pas prête.

Non pas qu’il voulait la faire renoncer à son idée, mais il ne voulait surtout pas qu’elle se force et regrette son choix plus tard. Un peu comme les enfants à qui on force la main dans les montagnes russes et qui deviennent ensuite phobiques.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Mer 11 Mai 2016 - 12:40


''Montre-moi le monde''
ft. Ian




La rousse s'en voulait un peu d'infliger cela à Ian, elle aurait pu demander à n'importe qui d'autre de l'accompagner dehors, quelqu'un qui n'aurait pas à souffrir d'une jambe encore blessée, mais la elle ne voulait personne d'autre que lui pour cette première sortie. C'était un peu égoïste en y pensant, cependant la jeune femme savait que si elle ne sortait pas dans la journée, elle repousserait encore et encore l’échéance, et cette idée était insoutenable. Quand l'urgentiste l'avait questionné concernant l'utilité d'une arme à feu pour leur sortie, elle avait fermement secoué la tête ; si elle peinait déjà à prendre le couteau qui lui avait été attribué, simplement pour faire bonne figure, elle refusait catégoriquement toute arme à feu.

« On ne va pas s'éloigner, on va faire en sorte de rester dans le champ de vision de ceux qui montent la garde, au cas où. Je ne veux pas qu'on ait à se servir de ça... »

Les sourcils légèrement froncés, elle regardait l'arme posée dans un coin ; bien sûr qu'ils n'auraient pas besoin de ça, il y avait forcément quelque chose à faire hein ? Une autre alternative bien plus humaine que de simplement les tuer... Rosaleen était néanmoins plus ou moins consciente du danger que représentait les malades, et si elle ne s'en faisait pas pour sa propre personne, prête à tout pour trouver une solution, elle ne pouvait s'empêcher de craindre pour la vie de Ian. Et pour cela, elle accepterait de rester dans le champ de vision des gardes, parce-qu'elle ne voulait en aucun cas qu'il arrive quelque chose à Ian, et elle avait comprit que pour elle il serait prêt à toutes les folies.

« On rentrera à temps ne t'en fais pas, et je ne voudrais pas priver le groupe de son médecin trop longtemps. »

Elle avait adressé un grand sourire à Ian, heureuse qu'il soit à ses côtés ; parce-que si elle était stressée à l'idée de sortir, savoir l'urgentiste auprès d'elle lui donnait les forces nécessaires à cette entreprise. Quand il ouvrit la porte pour la laisser sortir, elle s'arrêta un instant à sa hauteur et déposa un léger baiser au coin de ses lèvres en passant une main sur son bras.

« Merci Ian, je suis prête ne t'en fais pas. Toi aussi, tu devras me dire quand tu voudras rentrer. »

Et elle se mit en route calmement, s'éloignant peu à peu de leur chambre dans laquelle elle se sentait bien, entourée de ses bougies et protégée par les bras de l'homme qu'elle aimait. Le stress se faisait un peu plus présent et se mélangeait dangereusement à l'enthousiasme qu'elle ressentait à l'idée de sortir enfin de l'enceinte du lycée après tous ces mois. Il traversèrent rapidement le lycée, saluant les quelques personnes qu'ils croisaient sur leur passage, jusqu'à rencontrer Daniel aux portes principales du bâtiment. La galloise l'informa d'un air qui se voulait serein qu'ils sortaient un peu, pas trop loin, et ce dernier leur intima de rester prudents, ajoutant que les environs étaient calmes jusqu'à présent. Passant son bras autour de celui de Ian elle avait levé la tête vers lui avant de s'engager dans les marches.

« Ne t'éloignes pas trop hein ? »

Rosaleen savait pertinemment qu'il n'allait pas la laisser au milieu de la route, mais elle n'avait pu s'empêcher de lui dire cela, peut-être parce-que maintenant que leur sortie se faisait plus concrète, la panique de l'inconnu se faisait également plus présente. La galloise descendit les quelques marches et se retrouva sur le trottoir. Elle regardait les environs, comme si elle voyait cet endroit pour la première fois, et c'était en réalité précisément ce sentiment qu'elle avait. Les routes étaient jonchées de toutes sortes de déchets, de vêtements sales ; quelques corps étaient même étendus ci et là mais elle resta dans un certain déni et n'y fit pas tant attention que cela. Des voitures étaient arrêtées au milieu de la rue, des vitrines brisées et des fenêtres barricadées. Alors c'était comme ça maintenant ? C'était vraiment comme ça partout ? Une boule s'était installée dans son ventre, et alors qu'elle portait sa main à son pendentif, serrant fermement la pierre, elle parla à Ian d'un ton un peu songeur.

« C'est fou comme ça a changé... ça ne fait que quelques mois pourtant. »

Son regard s'était voilé d'une légère tristesse, elle se souvenait encore de ces rues pleines de vies et de couleurs, de la vivacité des habitants, des touristes ; de chaque être humain qui passait par là. Et maintenant... tout ce qui les entourait semblait mort, comme si un quelconque fléau était passé par là et avait ravagé tout ce qu'il y avait sur son passage. Tout, excepté le lycée dans lequel ils s'étaient tous réfugiés, tenus à l'abri du monde pendant tout ce temps.
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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Mer 11 Mai 2016 - 22:05

Ian savait très bien au fond de lui qu’elle n’aurait pas accepté l’arme, cependant il avait voulu demander au cas où. Il se serait senti plus à l’aise avec, mais n’ajouta rien. C’était un peu trop pour elle et il pouvait parfaitement le concevoir. Il avait eu du mal à l’accepter quand son père lui avait offert. Aujourd’hui, il allait voir l’extérieur, il aimerait croire que tout serait comme avant dehors. Cependant, il le savait au fond de lui que ce ne serait pas le cas. La mort régnait dehors et ce devait vraiment être horrible dehors. Rosie avait choisi qu’ils resteraient dans le champ de vision des vigies, ils ne seraient donc pas loin de la sécurité que représentait le camp. Il sentait comme un soulagement à l’idée de ne pas trop s’aventurer dans la ville qui les entourait.  L’idée de tomber nez à nez avec un malade ne l’enchantait guère, mais il n’avait pas le choix. Rosaleen avait besoin de lui et il le savait qu’elle ne voudrait personne d’autre pour l’accompagner.

Il sentait qu’elle était tendue, mais c’était parfaitement normal vu la situation difficile qu’ils allaient affronter. Il s’en voulait de ne pas être plus doué, il aimerait savoir comment la rassurer.

- J’essaye juste de dédramatiser, il ne nous arrivera rien. J’en suis certain !

L’était-il vraiment ? Certainement pas, mais il avait besoin de le croire que ce soit pour lui comme pour elle. On dit souvent que tout est une question de mental, peut être que l’autopersuasion marche bien. Elle lui adressa un magnifique sourire qui l’aurait fait fondre s’il n’était pas déjà gaga de la rousse. Visiblement elle allait bien malgré la pression et c’était tout ce qu’il avait besoin de croire. Il faisait de son mieux pour paraitre calme, aucune raison d’avoir l’air plus inquiet de nature. Enfin si, il en avait des tas, mais il voulait paraitre quelqu’un de fort et de courageux, alors il faisait de son mieux.

Avant de sortir, elle lui déposa un bisou sur la joue qui pouvait presque ressembler à un baiser. C’était juste ce qu’il lui fallait pour se sentir revigoré et gagner un peu de couleur.

- Ne me remercie pas, c’est normal. Moi aussi, j’ai besoin de sortir d’ici.

Le chemin jusqu’à la porte extérieure du lycée paraissait bien plus court que d’ordinaire. Il n’avait pas vraiment envie d’aller dehors, mais il fallait bien sauter le pas un jour. Sa respiration se faisait plus rapide à mesure qu’il s’approchait de la sortie. Il avait envie de s’arrêter et ne plus bouger, mais un regard sur Rosaleen le persuadait du contraire.

Il glissa sa main droite dans la main de Rosaleen. Il pouvait ainsi marcher à ses côtés sans risque de la perdre. Il se tourna vers elle et lui offrit un tendre sourire. Il n’avait pas l’intention de fuir ses responsabilités. Il ne l’avait jamais fait et il ne commencerait pas aujourd’hui.

- Ne t’inquiète pas je reste avec toi. Je ne te lâcherais pas la main, n’hésite pas à la serrer.

Non pas que sa main droite n’était pas utile, mais en étant gaucher, tant qu’il pouvait sortir son couteau avec son autre main, il était rassuré. Ian descendit péniblement les marches avant d’arriver sur le trottoir. Non pas qu’il avait mal, mais il était inquiet. Il regardait partout comme si la mort pourrait venir les faucher de n’importe où.

Il sentait la rousse se raidir à côté de lui. La vision qu’ils avaient actuellement de la ville n’était pas des plus reluisantes. Il regardait partout autour de lui, devant lui c’était un Nouveau Monde, il ne reconnaissait plus la ville dans laquelle il avait grandi. Il y avait des voitures abandonnées ici et là dont les portières étaient enfoncées et les vitres brisées. Les immeubles un peu barricadés, mais surtout des cadavres laissés par terre. Son instinct de médecin lui donnait envie d’aller les aider, mais il savait qu’ils étaient là depuis bien trop longtemps. Il avait le souffle coupé, il fit de son mieux pour articuler.

- Je ne reconnais même plus ma ville… C’est étrange comme sensation.

Il lâchait la main de Rosaleen sans vraiment s’en rendre compte. C’est le regard vague qu’il descendit du trottoir. Il s’arrêtait alors au milieu de la route, c’était un peu sa rébellion à lui. Il regardait autour de lui et fit un tour sur lui-même. Il avait certainement l’air étrange, mais il en avait besoin, voir autour de lui à trois cent soixante degrés lui permettait de se rendre compte qu’il était bien dehors et qu’il pourrait avoir du danger. Il finit par se tourner vers Rosaleen avec un petit sourire gêné.

- J’ai toujours rêvé de me tenir en plein milieu d’une route de cette envergure. Il n’y a plus de voiture pour m’écraser, mais ça à son petit charme tout de même.

Pendant un instant les malades n’avaient plus était sa préoccupation, mais presque instantanément, il se mit à repenser à tout ce qui pouvait leur arriver maintenant qu’ils étaient dehors et que plus rien ne les séparait de dehors. Il avait un peu de mal avec l’idée, mais il devait s’y habituer rapidement avant d’avoir un malade qui lui saute dessus.

- On pourrait faire le tour du lycée qu’en dis-tu ? On pourra voir les alentours comme ça. J’aimerais croire que toute la ville n’est pas comme ça…

Il se rapprocha bien vite de sa douce qui était bien trop loin de lui et glissa à nouveau sa main dans la sienne. Il marchait sans aucune difficulté malgré une légère douleur au niveau de son genou qui n’aimait pas se plier.



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MessageSujet: Re: Montre-moi le monde   Sam 14 Mai 2016 - 10:58


''Montre-moi le monde''
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Comme Ian venait de le dire, c'était étrange comme sensation. La galloise aussi avait l'impression que ce monde n'était plus le sien, c'était comme ce qu'on voyait parfois dans certains films apocalyptiques, la nature reprenait peu à peu ses droits et l'homme était contraint à vivre dans des endroits relativement clos et en groupe. En y pensant, c'était exactement ce qu'ils avaient fait n'est-ce pas ? Rosaleen se rassura en se disant que c'était un point de plus qui lui prouvait bien la bonne nature de l'homme : ils n'hésitaient pas à se mettre en groupe pour s'entraider et rester en vie, ensemble. Elle en oublia un instant ce qu'il s'était passé avec les militaires, se focalisant uniquement sur ce qu'elle avait devant elle. Rosaleen posa les yeux sur Ian, souriant à sa remarque ; elle se sentait un peu moins en sécurité maintenant qu'il avait lâché sa main mais avait foi en les paroles de Daniel qui leur avait affirmé que les alentours étaient calmes.

« Je n'aurais jamais cru un jour voir ça, cette rue qui était pourtant tellement vivante avant... c'est à se demander où sont partis tous ces gens. »

La rousse n'était pas dupe, elle se doutait bien que la plupart devaient être morts, et même si rien que le fait d'envisager cette possibilité lui était insupportable, elle avait bien entendu le speech de Jaden sur la transmission de la maladie et la manière dont ces pauvres gens étaient tués. Nuls doutent que les militaires s'étaient chargé des habitants du quartiers bien avant qu'elle n'entende parler de ce qu'il s'y tramait. Reportant son attention sur son homme, la galloise hocha la tête à sa proposition de faire le tour du lycée, prenant une grande inspiration ; elle était partagée entre l'atmosphère étouffante qui régnait dans les rues, et l'apaisement qu'elle ressentait d'avoir enfin eut le courage de sortir un peu de ce bâtiment où elle s'était volontairement cloîtrée depuis tous ces mois.

Souriant de plus belle quand la main du brun se glissa à nouveau dans la sienne, elle la serra comme si c'était un trésor à ne pas perdre, une sorte d'ancrage qui lui permettrait de ne pas perdre pied. Jetant des regards aux alentours, tout semblait en effet calme et elle faisait de son mieux pour ne pas être trop bruyante en marchant bien que son côté trop distrait ne lui permettait pas de se concentrer pleinement sur où elle mettait les pieds, trop happée par l'environnement. Ils ne marchaient pas vite, autant pour que Ian ne force pas trop sur sa jambe que pour avoir le temps de bien s'imprégner de chaque coin, ne rien laisser au hasard et ne pas se faire surprendre par quoi que ce soit. Malgré le soulagement de quitter enfin l'air qui avait été bien trop souvent étouffant du lycée, la jeune femme avait le cœur lourd, peinée de toute cette désolation que représentaient les rues, et c'est d'un air empreint de tristesse qu'elle s'adressa à Ian, ne lâchant toujours pas sa main.

« Tu crois qu'on arrivera un jour à faire de cet endroit ce qu'il était avant ? »

Comment pourrait-il le savoir ? Personne ne le pouvait. Ils pouvaient au mieux espérer que tout s'arrange, mais ce ne serait qu'une potentielle illusion créé de toute part par des âmes en peine. Au fur et à mesure de leur avancée, cette sortie devint une claque de plus en plus grande pour la galloise, comme si elle se rendait compte qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible ; le poids de tout cela devenait bien trop lourd à porter. Elle était déjà sortie peu de temps auparavant dans le cadre de l'entraînement de Jaden, mais ce n'était pas pareil, parce-qu'elle était bien trop angoissée à la simple idée de quitter le confort du bâtiment qu'elle n'avait pas prêté attention à ce qui l'entourait. Et la suite avait été catastrophique.

« Qu'est-ce que c'est là-bas ? »

Rosaleen avait pensé tout haut, voyant une sorte de masse difforme de l'autre côté de la rue. Elle s'arrêta, plissant les yeux pour essayer d'y voir plus clair, puis regarda à droite et à gauche par habitude avant de traverser. Elle lâcha la main de Ian au milieu pour aller un peu plus vite et se dirigea prestement vers ce qu'elle avait vu sans vraiment prêter attention aux alentours. Arrivée à côté, elle pressa une main sur sa bouche étouffant un léger sanglot d'étonnement. Un corps, il était bel et bien mort mais était tellement amoché que la jeune femme ne pouvait dire depuis combien de temps il était là. Elle s'était attendue à voir des corps, évidemment mais là... il est si petit, si frêle. Les yeux écarquillés d'effroi, elle sentait sa main qui tremblait.

« C'est un enfant Ian... Tu as vu ? Comment est-ce qu'ils peuvent... »

Certes, elle avait bien compris que ses camarades ne rechignaient pas à abbatre les infectés, parce-que selon eux il n'y avait plus d'espoir de guérison, mais un enfant ? Leur humanité était-elle donc aussi profondément enfouie qu'ils abattent de sang froid un enfin qui avait encore tellement de choses à vivre...
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