Partagez | .
 

 Let's have a talk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
Zack M. Atkins
leader | American Dream
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 22/03/2016
Messages : 1305
Age IRL : 24

MessageSujet: Let's have a talk   Jeu 28 Avr 2016 - 0:09


Cela faisait maintenant un peu plus de deux semaines que les deux hommes avaient quitté le chalet ou Zack s'était établi depuis la fin du mois de janvier. Malgré le confort médiocre de l'endroit, l'homme d'affaire n'avait pu s'empêcher d'avoir un petit pincement au cœur quand il avait fermé la porte, ç'avait été comme laisser derrière lui une partie de sa personne. Mais il appréciait cette nouvelle compagnie qu'il avait trouvé en Jonah, même si être sans arrêt sur la défensive le fatiguait plus que ce qu'il avait prévu. Il se sentait un peu plus en confiance qu'à leur rencontre, le contraire aurait certainement été fatal pour l'un ou pour l'autre, mais ils avaient encore pas mal de chemin à parcourir pour mettre leurs vies dans les mains de l'autre ou même pour ne serait-ce que dormir convenablement.

Ce soir là ils avaient déposé leurs maigres ressources dans une maison vide d'un village où il semblait n'y avoir que peu de putrides, ou la plupart étaient coincés dans les maisons ; il y en avait d'ailleurs eut un dans la salle de bain mais Zack avait laissé son acolyte s'en charger alors qu'il avait fait en sorte de sécuriser les quelques entrées de l'habitat. Le mieux dans tout ça ? La cheminée qu'il y avait dans le salon. C'est d'un air guilleret que le blond avait apporté à l'intérieur les quelques bûches qui traînaient à l'arrière de la maison ; le feu avait eut du mal à prendre mais c'était désormais chose faite et il avait déposé un coussin juste devant pour profiter de cette chaleur que lui apportait l'âtre. Il avait prit l'habitude de toujours garder son poing américain près de lui maintenant qu'il ne vivait plus seul, juste au cas où, mais n'avait pour le moment pas eut à s'en servir bien qu'au vu du caractère sanguin des deux hommes, certains regards significatifs n'avaient pu être retenus.

Il avait laissé Jonah s'occuper, traînant dans la maison à la recherche de quelques réserves qui pourraient leur être utiles, et c'était tout naturellement qu'il était descendu à la cave éclairé à la seule lumière de sa lampe de poche. Il sursauta en trouvant un cadavre étendu au sol, bel et bien mort ; l'odeur aurait pu l'alerter mais il n'y avait pas prêté attention à ce moment précis. Éclairant les étagères, il s'arrêta à un endroit précis. Tiens donc... Prenant ses trouvailles, il remonta les marches d'un pas nonchalant, récupéra des verres à la cuisine et alla s'installer sur son coussin devant la cheminée non loin de Jonah. « Regardes ce que j'ai trouvé, c'est comme si elles nous avaient attendu ! » Il avait sourit en agitant fièrement les deux bouteilles de vin rouge qu'il avait trouvé ; elles étaient vieilles de dix ans et il n'était pas certains que son camarade appréciait ce type de breuvage, mais ça lui était foutrement égal, ça en ferait plus pour lui au pire.

Remplissant les deux verres, il porta le sien à son nez pour en humer la contenance avant de sourire une nouvelle fois, le levant comme pour trinquer de loin, puis il sorti une cigarette du paquet posé sur la table. « Dommage qu'on s'attarde pas plus ici, elle me plaît bien cette baraque ! » Zack était bien conscient qu'ils ne pouvaient rester ici trop longtemps, que ce n'était que l'affaire d'une nuit, mais il était d'humeur loquace pour une fois. La plupart du temps ils se limitaient à des discussions de surfaces, relativement banale sur les journées qu'ils passaient, mais l'homme d'affaire commençait à ne plus supporter de simplement voyager avec un ''inconnu'', s'ils devaient établir une confiance, pourquoi ne pas en savoir plus l'un sur l'autre ? Allumant sa clope, il en tira une grande bouffée en fermant les yeux, prenant dans la foulée une gorgée de vin. Haussant un sourcil, il posa les yeux sur son camarade. « Tu faisais quoi avant ? » C'était principalement ça que les gens demandaient nan ? Savoir à quelle genre de personne on avait à faire, à quelle classe sociale... Bien que Zack ne se soit jamais réellement préoccupé de la classe à laquelle appartenait telle ou telle personne, se sachant lui-même difficilement supportable par moment. Il était la plupart du temps d'humeur taquine, même si la confiance n'était pas établie, il avait toujours eut un certain mal à garder son sérieux en dehors du cadre professionnel, peut-être était-ce son habitude à vouloir paraître sympathique à tout le monde ; plus simple pour embobiner les faibles.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Dim 15 Mai 2016 - 2:04

Franchement, si on m'avait dit que je finirais par faire équipe avec un type que j'aurais accosté en lui écrasant le pied et mon poing sur la gueule, j'aurais clairement rigolé. Et maintenant quoi ? J'ai chassé la solitude qui me rongeait depuis que j'ai été séparé de Malcolm et Nick. D'ailleurs, je n'aurais jamais pensé non plus me sentir aussi mal quand je me suis retrouvé seul. Peut être est ce en réalité une véritable phobie de la solitude ? Je n'en sais trop rien. Et puis au pire, qu'est ce que j'en ai à branler ? En plus, aujourd'hui, je ne suis même plus seul.

Mon partenariat avec Zack marche pour l'instant du tonnerre, et ce depuis plusieurs semaines aujourd'hui. On sent petit à petit la fatiguante méfiance disparaître pour laisser place à une certaine détente, une compréhension mutuelle qui fait que nous sommes de bons alliés. On ne se connaît pas encore vraiment bien, nos conversations sont encore relativement “strictes”, mais les conversations détendues ne vont sans doute pas tarder à se faire entendre.

Nous avions quitté le chalet de Zack pour nous remettre à errer sur les routes en quêtes de quelques proies à détrousser. Ce soir là, nous nous étions dégoté une petite maison de quartier qui fut rapidement nettoyée par mes soins du seul vorace dont elle était l'abri, avant quoi nous sommes partis en quêtes de quelques trucs utiles à l'intérieur de la maison.

Pour ma part, je m'étais directement dirigé vers la cuisine, mon estomac commençant à se faire entendre. Rapidement, je jetai un oeil à tout les placards… C'était pas joli joli. Le maigre fond d'une boîte de chocolat en poudre, un paquet de sel et deux trois aliments périmés restés bien trop longtemps dans un frigo privé d'électricité. L'odeur était presque comparable à un vorace en putréfaction depuis quatre mois. Pas très sympatoche quoi. Tout ça n'était pas bien étonnant : les gens se sont barré en emportant ce qui n'était pas périssable, logique. Et la logique me pète les couille.
Alors que je m'apprêtais à sortir bredouille de la cuisine, je repérai cependant un petit quelque chose étrange, dans le fond d'un placard resté ouvert : le font semblait mal monté, comme si le bas de la plaque de bois avait été mal emboîtée dans le reste du meuble. Ce détail intriguant attira mon attention et je tentai rapidement de bouger la plaque de fond du placard. En forçant un peu, elle se détacha subitement et tomba dans un bruit fort et désagréable… Un mal pour un bien, comme on dit. Au moins, on peut dire que ces gens là étaient bougrement malins : Cette plaque était en réalité un faux fond qui cachait une partie plus profonde du placard, encastrée dans le mur. Ici avaient été agglutinées plusieurs conserves diverses, deux boîtes de céréales, deux sacs de pâtes et un putain de bordel de pot de beurre de cacahuète. Je ne pus m'empêcher d’écarquiller les yeux en souriant comme un enfant lorsque je découvris tout cela. Soit les gens qui habitaient ici avaient dissimulés ça pour éviter les vols, soit avait quitté les lieux en se gardant une réserve en sûreté, au cas où. Pas con les salauds, mais c'est perdu : Tonton Jo a pigé la combine. L'air heureux et fier, je fis soigneusement glisser le tout dans le creux de mes bras, et mine de rien, ces conneries pesaient lourd. Sans tarder, je les amenai dans le salon où Zack avait allumé un petit feu bien agréable et déposai mes trouvailles sur la table basse avant d'inspecter les lieux en attendant le retour de mon partenaire. Sur l'un des meubles se trouvait un lecteur CD. Un sourire s'afficha sur mon visage, mais j'en oubliais presque l'absence d'électricité… Pourvu qu'il y ait des piles. J'appuie sur le bouton… et… bingo ! Ça s'allume ! Voyons voir ce que vaut la musique qui tourne là dedans. Lorsque j'entends la voix du King sortir des enceintes du petit poste, un large sourire qui se dessine sur mon visage dénonce ma joie de pouvoir écouter ce bon vieux Jailhouse Rock. Réglant le son afin qu'il soit juste assez fort pour ne pas rameuter tout le “voisinage”, j'entends enfin Zack revenir, lui aussi heureux de ses trouvailles. Du beurre de cacahuète, Elvis et maintenant du vin… je commence à adorer cette maison. « Nom de Dieu, cet endroit déchire !  Mate un peu ce que j'ai trouvé ! » Déclarai-je joyeusement en pointant du doigt toute les victuailles que j'avais déposé sur la table basse. Alors que mon partenaire prenait le temps de nous servir deux verres, je regardais un peu plus en détail ce que contenaient les boîtes de conserves en lisant les étiquettes à voix haute. « Alors on a… du corned beef, du maïs, des asperges, des sardines à l'huile, du cassoulet et de la soupe à la tomate Campbell. En plus de ça on a des Froot Loops, des Cheerios et... » Fièrement, j'attrape le pot de beurre de cacahuète et le présente à Zack. « T'as vu ça un peu ? On est carrément gâtés ! »

Le remerciant de m'avoir servi un verre, je bois tranquillement par petite gorgée l'agréable breuvage après avoir pris soin de le sentir un peu, puis je me couche tranquillement sur le canapé, les jambes croisées, en m’allumant moi aussi une cigarette. « Je suis bien d'accord, cette baraque me plaît bien à moi aussi… On verra si on reste un peu plus longtemps que prévu. » C'est vrai quoi, si le danger est pas trop grand, on a pas forcément à changer d'endroit directement… Prenons plutôt le temps de nous poser un peu et de discuter. Après tout, va bien falloir qu'on finisse par devenir potes si on veut que notre partenariat ait de l'avenir ! Tenez, Zack a bien compris le truc, lui aussi. « Je bossais dans la pub. Un boulot beaucoup plus vicelard qu'il en a l'air… j'adorais ça. » Je tire sur ma cigarette avant de laisser tomber sans trop faire attention un peu de cendre sur le sol. Après tout je m'en fous, personne viendra m'emmerder en me disant que j’abîme le tapis, maintenant. « Je crois bien que c'est un des trucs qui me manque le plus. Ça et les soirées. Et les filles aussi, bien sûr. » La drogue aussi me manque, mais ça je vais éviter d'en parler tout de suite, des fois que le sujet serait tabou pour lui...
Content de pouvoir entamer une conversation un peu plus tranquille et personnelle avec Zack, je tourne la tête vers lui pour lui retourner la question. « Et toi, c'était quoi ton boulot ? »
Revenir en haut Aller en bas
Zack M. Atkins
leader | American Dream
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 22/03/2016
Messages : 1305
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Mer 18 Mai 2016 - 10:49


Un sourire bêta ne quittait pas le visage de l'homme d'affaire alors qu'il regardais tout ce que Jonah avait trouvé dans la cuisine ; il avait l'impression que c'était Noël, et à voir la tronche de gamin de son camarade, il ne devait pas être le seul à être aux anges. Cela faisait un temps qu'ils n'avaient pas trouvé tant de choses et le blond se disait que peut-être ce n'était pas une si mauvaise idée de se rapprocher de la ville ; en tous cas, ça s'annonçait plutôt bien pour l'instant. Et le beurre de cacahuète... Y a pas à dire, c'était vraiment quelque chose ! « Je crois qu'on est vraiment tombé sur la maison parfaite ! » Son sourire s'élargit un peu plus alors qu'il prenait la boîte de Cheerios en main pour la regarder de plus près, la secouant afin d'entendre le bruit des céréales à l'intérieur. Ils n'avaient certes pas prévu de s'établir ici pour de bon, leur but final étant Seattle, mais Zack se disait qu'ils pourraient bien passer quelques jours ici, après tout plus rien ne presse par les temps qui courent.

Son acolyte répondit alors à la question posée par Zack qui se fit alors d'une oreille des plus attentives. Voilà enfin une discussion plus profonde que celles qu'ils avaient pu avoir jusqu'à présent, de quoi en savoir plus sur l'autre, mieux le cerner et peut-être le voir autrement. Alors comme ça Jonah bossait dans la pub ? Le blond arqua un sourcil amusé et tira un nouvelle fois sur sa cigarette en agitant son verre vers son camarade pour parler. « Un boulot vicelard comme tu dis, ça m'étonnes pas de toi bizarrement ! » Il avait failli rire, parce-que même s'ils ne se connaissaient pas aussi bien que cela, le publicitaire avait un côté à la fois fourbe et réfléchit qui n'étonnait en rien Zack sur sa profession. Hochant la tête aux mots de son compagnon, il se pencha pour prendre un paquet de céréales et en piquer une petite poignée après avoir ouvert le sachet. « Ah ça, y a pleins de trucs qui manquent hein... » Sa petite vie de riche lui manquait, tout ce confort... Mener la grande vie n'était définitivement plus d'actualité. Il comprenait aisément Jonah et son manque de filles ; les mecs non plus ça ne courrait plus les rues.

Le publicitaire lui retourna alors la question et l'homme d'affaire sourit légèrement en tournant les yeux vers le feu qui tournait dans l'âtre. Y avait pas à dire, c'était foutrement agréable d'être ici ; le vin et la bouffe, une clope, la musique et quelqu'un à qui parler... Ils auraient presque pu oublier le monde qui attendait là dehors, comme si tout était normal. Zack reporta son attention sur Jonah afin de lui répondre. « J'étais le directeur d'une société de placements financiers. » Devait-il en rajouter ? Dire que derrière ce masque de petit homme d'affaire parfait, il y avait autre chose ? Après avoir passé ces semaines à voyager aux côtés de Jonah, il n'avait plus l'impression d'être dans un besoin constant de manipulation, parce-qu'ils étaient l'égal l'un de l'autre et n'avait aucune raison valable de s'enfler. Alors pourquoi ne pas être franc ? Il n'avait rien à perdre de toute façon. « Bon en réalité j'étais ce qu'on appel un pourri. Profiter de l'argent des riches pour m'enrichir moi-même... Ils avaient de tels comptes en banque qu'ils se rendaient compte de rien. J'avais trouvé le moyen de blanchir l'argent en quelque sorte, pour que les billets soient jamais reliés à moi. » Il léger sourire en coin, il prit une nouvelle gorgée de vin attendant la réponse de son camarade. Il pouvait bien l'envoyer paître, peut-être qu'au fond le publicitaire était bien plus clean que ça et que même s'il faisait un boulot vicelard comme il avait dit, il avait des limites bien plus établies que Zack.

Promenant une nouvelle foi son regard dans la pièce, l'homme d'affaire se redit qu'ils n'étaient pas si mal lotis ici, ils avaient eut pire jusqu'à présent et c'était peut-être le meilleur endroit qu'ils avaient trouvé depuis plus d'un mois ; peut-être même depuis plus, son chalet en forêt n'avait rien eut d'un palace. D'humeur bavarde, Zack repris la parole en abordant justement ce confort. « J'menais la grande vie, et j'ai mit un bon p'tit temps à m'habituer à cette situation médiocre. » Son sourire s'amenuisait peu à peu, laisser tomber le masque du mec toujours souriant et calculateur. « Mes parents eux ont toujours connu que ça, la misère. Ils vivaient dans un quartier au Sud, ceux qui ont été pillés en premier. » Son compagnon s'en ficherait peut-être, et probablement même qu'il lui rirait au nez de se montrer si sentimental, mais tout le monde avait une famille pas vrai ? Rares étaient ceux qui n'avaient rien perdu depuis le début de cette apocalypse. De plus préciser ce point concernant la pauvreté de ses parents justifiait aussi le fait qu'il n'était pas un de ces gosses de riches à qui on avait tout fourré dans la bouche sans le moindre effort ; il avait dû se battre pour gagner sa place dans ce monde de rapace et ses efforts avaient finit par payer.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Jeu 14 Juil 2016 - 22:51

Une petite moue admirative se dessina sur mon visage lorsque Zack m’annonça son ancienne profession. Directeur, c’était quand même pas rien. « Ahaa ! On était tout les deux dans les affaires alors ! Ca nous fait déjà un point commun ! » Tranquillement, je bois une gorgée de vin avant d’expirer bruyamment, un son d’ailleurs bien représentatif de ma détente dont je profitais sans parcimonie. « En tout cas, directeur… franchement chapeau ! Faut bosser dur pour en arriver là. Je sais de quoi je cause : moi pour réussir, j’ai dû tout faire, jusqu’à lécher les boules des pires enfoirés de gosses de riches pour monter les échelons... » En aparté, je tournai la tête vers Zack et me corrigeai rapidement. « Au sens figuré hein, lécher les boules. » Je pouffai de rire et repris, toujours aussi posé. « Après tout c’est ça que j’aimais : manipuler. Alors faire l’hypocrite, honnêtement, j’en ai rien à branler ! » Je me mis à rire une deuxième fois et l’écoutai attentivement me parler du côté obscur de sa profession… il était apparemment “un pourri”. L’expression m’arracha un sourire. De toute façon, Zack n’avait pas à craindre la moindre critique de ma part : j’étais plus pourri que quiconque et j’ai toujours considéré que le meilleur moyen de réussir était justement d’être un pourri. Et puis pourquoi je lui en voudrais ? Un pourri et un connard, ça ne peut que bien s’entendre !

Je poussai un rire admiratif lorsqu’il m’expliqua son petit stratagème fourbe et tournai à nouveau le regard vers lui, les sourcils haussé, captivé. « Rooh énooorme ! Tu faisais bien tiens ! Quitte à ce que ça se voit pas en plus, j’aurais fait pareil ! Autant se faire plaisir ! » Rapidement, je tirai à nouveau sur ma clope avant de prendre à nouveau la parole. « Personnellement, je pouvais pas trop me permettre des trucs pareils, étant donné que c’est pas le même métier quoi, mais je peux te dire qu’au fond, y a pas vraiment de grandes différences entre les “pourris”, comme tu dis, et les gens comme moi… J’ai dû en envoyer plus d’un se coller une balle dans la bouche, vu comment j’étais un enfoiré dans le milieu. Comme partout d’ailleurs. J’suis un enfoiré partout. » Je pouffais de rire à la fin de ma phrase, fier comme un gamin qui vient de péter une vitre et qui en accuse son frangin.

Le regard toujours vers le plafond, je sentis à sa voix le sourire de Zack se ternir lorsqu’il commença à évoquer ses parents… pour terminer par les trois termes “pillés en premier”. Aïe. La situation était un peu comme une belle tartine de nutella : on est tout content de l’avoir, puis elle tombe, juste du côté où elle faut pas. Je vais pas parler de nutella à Zack, je pense, ça passerait mal. Je vais parler de beurre de cacahuète ! Non. Je plaisante. C’est pas drôle. « Ah… Bah dans tout les cas, c’est bien triste mais c’est comme ça et pas autrement. » répondis-je avec sérieux, et une pointe de compassion. « Tu sais, moi j’ai aucune nouvelle de mes parents depuis octobre dernier… Quand je suis arrivé à Seattle en fait. Et quand ça a commencé. Je sais plus si je te l’ai dit, mais je suis de New York. Ils sont sans doute mort à l’heure qu’il est. J’étais pas très proches d’eux, je les trouvais cons, mais bon… ça me fait chier quand même quoi. » Je soupirai un coup et tirai à nouveau sur ma clope. « Faut s’y faire. » Un moment de silence, nouvelle gorgée de vin. Tendant le bras vers la table basse, je choppe le pot de beurre de cacahuète et une cuillère que j’avais pris soin de ramener de la cuisine, puis commence à déguster la divine pâte à tartiner que le Tout Puissant avait décidé de mettre sur notre chemin. Bon Dieu ce que c’est bon. « Bon, Zack, tu veux que je te dise ? Pense pas à ça, écoute Elvis, boit ton verre, fume ta clope et détend toi. Pour une fois qu’on peut, on va pas gâcher ça. Tiens. » D’un geste amical et détendu, je lui tendais le pot en jetant ma cuillère sur la table pour reprendre ma clope. Je recroisai alors à nouveau mes bras derrière la tête et laissai mon regard se promener dans la pièce, pensif, avant que je reprenne la parole. « Moi je m’y suis fait rapidement à cette situation. En fait… c’est limite si j’en ai toujours rêvé. De voir ce monde de crétins s’effondrer, toute ces lois, ces institutions bidons, remplacées par la pure et claire loi de la jungle. » A nouveau, je tirai sur ma cigarette puis laissai tomber de la cendre par terre. « Tu connais Fight Club, Zack ? Je te parle du film hein, pas du bouquin, j’l’ai pas lu… » Pourquoi je parle de cinéma ? Il va comprendre. « Eh bah un moment, dans Fight Club, Tyler dit “Dans le monde tel que je le vois, on chassera des élans dans les forêts humides et rocailleuses qui entoureront les ruines du Rockfeller Center”. J’admire ce personnage. Personnellement, je me plains pas du monde actuel. Et puis après tout, il a pas tant changé que ça... »
Revenir en haut Aller en bas
Zack M. Atkins
leader | American Dream
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 22/03/2016
Messages : 1305
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Mar 19 Juil 2016 - 11:58


Le blond avait rit aux paroles du publicitaire, à croire qu'ils étaient tous deux aussi vicieux l'un que l'autre et n'hésitaient pas à foutre les autres dans le bordel pour s'en sortir et vivre mieux. A les entendre déblatérer comme ça leur côté ''pourri'', c'était à se demander comment ils feraient pour se faire réellement confiance ; n'étaient-ils pas prêts à tout pour s'en sortir, qu'importe les dégâts secondaires ? Mais c'était peut-être justement cette ressemblance qui faisaient qu'ils avaient été jusqu'à présent un duo relativement complémentaire. N'avoir quasiment aucun scrupule, c'était bien ça qui avaient pu les mener où ils en étaient.

L'ambiance cependant s'était un peu ternie quand Zack avait parlé de ses parents. Même après tous ces mois, il regrettait de ne pas avoir réagit plus tôt. Stew l'avait pourtant mis en garde mi-octobre quant à la situation qui allait de plus en plus mal, mais l'homme d'affaire s'était contenté de l'envoyer paître en lui disant qu'il avait du travail à finir, qu'il aviserait après... et une dizaine de jours plus tard, il avait tout perdu. Ne pouvant retenir un soupir plein d'amertume, il haussa les épaules aux dires de son acolyte. Ils n'avaient en effet plus d'autre choix que d'accepter la situation et tout ce qu'elle engendrait. Le plus âgé en vint même à se dire qu'au moins il était fixé, contrairement à Jonah qui ne savait pas ce qu'étaient devenus ses parents. « L'adaptation, c'est le seul truc qui fait qu'on est encore là. » Et Dieu sait que l'Homme a une grande capacité d'adaptation, la seule clé à cela est la volonté et, une chance pour lui, Zack en était plein. Il n'avait pas envie de mourir, pas encore, alors il n'avait eut d'autre choix en trouvant les siens trop tard que d'aller de l'avant ; bien qu'il avait mit du temps à prendre cette décision de quitter son chez-lui dans lequel il s'était reclus.

Regardant bêtement sa cigarette qui se consumait entre ses doigts, le blond releva la tête vers le publicitaire, souriant légèrement à la fin de sa phrase. Bien sûr, tout cela était derrière lui désormais et les mois avaient passé, mais il ne pouvait s'empêcher à chaque fois qu'il y pensait de perdre pied un instant. Prenant le pot de beurre de cacahuète qu'on lui tendait, il attrapa au passage la cuiller. « Merci. » Ce n'était pas simplement un remerciement banal quant au pot de crème, c'était bien plus profond que ça, un merci de faire que la situation est ainsi, de ne pas me laisser me morfondre ; peut-être qu'au fond, le blond était soulagé de ne pas être seul à ce moment précis. Prenant une première cuiller de beurre de cacahuète, il tenta de se sermonner intérieurement pour ne pas oublier de prendre un comprimé de lactase avant de dormir ; se rappelant très bien de sa dernière indigestion qu'il n'avait pu éviter à cause de sa distraction, il n'avait aucune envie de réitérer l'expérience.

Écoutant à nouveau attentivement son compagnon, l'homme d'affaire sourit un peu plus en entendant la citation sortie de ce film qu'il avait dû voir plusieurs fois. Il hocha la tête, ne portant pas réellement de jugement sur la satisfaction du plus jeune quant à ce qu'était devenu le monde ; chacun avait une vision des choses différentes, mais au final ils étaient tous les deux là, avaient survécus par leurs propres moyens, et c'était tout ce qui comptait. Toujours un sourire aux lèvres, il répondit d'une voix légèrement amusée. « J'aimerais pouvoir me satisfaire de cette situation comme toi. Mais même si mes semblables de la haute m'horripilaient plus que de raison, j'aimais ça, être en haut de la chaîne. » Son ton habituellement hautain avait refait surface sans même qu'il s'en rende compte ; il avait bien compris que désormais il n'était plus question de classe sociale, mais le blond n'avait de cesse de se sentir supérieur à la plupart des personnes. Était-ce seulement possible de tirer un trait sur une habitude aussi vieille ?

Reposant le pot de beurre après quelques cuillerées, il se leva pour récupérer dans son sac sa plaquette de comprimés et en prit un, accompagnant sa descente avec une gorgée de ce vin qu'il avait trouvé à la cave. Il n'y avait certes pas énormément de lactose dans la composition, mais mieux valait être prudent. Se recalant dans le fauteuil, il zieuta un instant le feu à côté d'eux et soupira d'aise ; ça aussi c'était le pied, ça changeait franchement du chalet dans lequel il s'était établi depuis janvier. Haussant soudain un sourcil, il reporta son attention sur Jonah. « Comment ça se fait que t'ai trouvé personne d'autre avant de me tomber dessus ? T'as forcément croisé des gens nan ? » Lui même avait croisé quelques personnes, où plutôt, quelques personnes l'avaient croisé, mais évoluer seul avait cet avantage de ne pas avoir à se soucier d'une autre vie de la sienne. Il y avait cependant un début à tout... Mais l'homme d'affaire avait ce sentiment que le publicitaire saurait parfaitement se débrouiller seul en cas de problème et c'est probablement l'une des raisons qui ont fait qu'il l'a suivit. Il se demanda un instant s'il n'avait pas femme et enfants quelque part, un type comme lui ça devait certainement en attirer ? Ou peut-être qu'étant un enfoiré partout, il s'était préservé de tout ça. Riant intérieurement, le plus âgé regardait son verre de vin, un léger sourire en coin.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Mar 26 Juil 2016 - 23:08

Le petit air hautain dans la voix de Zack lorsqu’il me parlait de se sentir “en haut de la chaîne” m’amusait, il fallait le dire, mais je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils d’un air pensif, laissant toujours mon regard se promener sur le plafond. « Oui oui, bien sûr je conçois qu’être en haut de la chaîne c’est jouissif mais... » Posant mon verre sur la table, je me redresse subitement pour m’asseoir dans le canapé et regarder un peu plus attentivement mon camarade. « Justement, ce que je veux dire, c’est que les choses… surperflues ont disparues. Pour moi, y a toujours une chaîne, toujours de certaines… “valeurs” dans l’esprit humains. Ce qui est tombé, c’est ce qui ne servait à rien : toute ces petites régulations inutiles, c’est règles stupides que l’on s’impose bêtement dans un monde sauvage et cruel que l’on refuse de voir ainsi. » Un petit sourire mesquin s’était affiché sur mon visage alors que j’expliquais calmement mon opinion à Zack. « Par exemple… prenons… les affaires tiens, puisqu'on bossait dedans. Eh bien ça… ce n’est pas terminé. On peut toujours commercer, on peut toujours prendre “le contrôle du marché”... c’est la manière de le faire qui a changé. C'est la “morale” qui faisait qu'on était pas libre d’agir comme on le souhaitait pour commercer a disparu… Alors désormais, nous pouvons enfin faire affaire sans encombres. C’est une sorte… d’anarchie libératrice, si tu veux. Y a toujours moyen d'être en haut de la chaîne je suppose, il suffit d'en trouver les moyens.. »

Tirant à nouveau en silence sur ma cigarette, un petit air fier au visage, j’observai Zack se relever pour avaler un comprimé… Étrange. Lui aussi il était drogué ou il avait simplement des problèmes de santé ? Je vais éviter de n'aventurer sur ce terrain là. On verra plus tard.
Pensant à ma petite explication, je repris mon verre en main afin de boire une gorgée de vin avant de tirer à nouveau sur ma clope en observant les flammes dans la cheminée d’un air toujours pensif. Les affaires sans encombres… Il y avait peut être moyen de tirer un truc de ça. Il faudra que j’en reparle avec Zack.

Sa question vint cependant me stopper dans ma réflexion. Tournant à nouveau le regard vers lui, je vins croiser tranquillement mes jambes sur la table basse en faisant tourner doucement ce qu’il restait de vin dans mon verre. « J’ai été accompagné pendant… un petit moment ouais. » Je pensais à Malcolm. Je pensais à Nick. Pourvu que ces deux enfoirés soient vivants. « Mon frère et mon meilleur pote. On a été séparé en décembre. » Peut être Zack allait-il penser que je les avais vu mourir ? Il faut qu’il sache que je crois en leur survie. J’ai pas envie qu’il me plombe en me laissant entendre qu’ils sont morts. Je me sens bien, j’ai pas besoin de ça. « Je suis convaincu qu’ils sont vivants. Je sais pas où, je sais pas comment, mais j’en suis convaincu. » J’arborai un air assez sérieux et légèrement angoissé soudain, tapotant sur ma cigarette pour en faire tomber la cendre avant de la porter à nouveau à ma bouche. « Après ça oui, c’est sûr, j’ai croisé du monde mais… je suis jamais vraiment resté avec quelqu’un longtemps. Et puis, la plupart je tentais de les dépouiller donc... » Un petit rire mesquin de ma part vint soudainement remettre l’ambiance dans la pièce. Je ne voulais pas que Zack plombe l’ambiance avec l’histoire de ses parents, et par conséquent je ne souhaitais pas non plus le faire avec ce qui concernait Malcolm et Nick. On est là pour se détendre putain !
Revenir en haut Aller en bas
Zack M. Atkins
leader | American Dream
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 22/03/2016
Messages : 1305
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Jeu 28 Juil 2016 - 18:36


Alors que le publicitaire expliquait au plus âgé son point de vue sur ce nouveau monde, parlant d'une potentielle possibilité à être à nouveau en haut de la chaîne, remettre en place un certain commerce, il haussa les épaules en souriant légèrement, réfléchissant à tout cela. « Ah ça, j'me suis jamais laissé marcher sur les pieds, c'est pas maintenant que ça va changer. » Il en avait toujours fait qu'à sa tête, déjà lorsqu'il était enfant, et les quelques rares fois où Zack avait accepté de courber l'échine n'avaient été que lorsqu'il voyait un intérêt certain pour sa propre personne ; comme quand il a dû tout faire pour se montrer à la hauteur de Clayton qui, au bout du compte, l'avait nommé directeur de l'entreprise à sa retraite. Et voilà ou tout ça l'avait mené. Il s'était débrouillé seul, sans quémander les faveurs de qui que ce soit, mais s'était toujours arrangé pour que tout soit fait dans son intérêt. Au fond, ce n'était peut-être pas tant son rang social qui lui manquait, pas tant la place qu'il avait à proprement parler dans la société, non, ce qui lui manquait c'était tout ce que la société avait à lui apporter. Les repas excellents à profusion, les vacances aux quatre coins du monde, les boîtes de nuit et tous leurs petits secrets, mais également des choses simples comme la présence des personnes qu'il aimait. Tout ça, aussi futile que ça puisse être, donnait à la survie de l'homme un goût relativement amer qui le rendait à la fois las et nostalgique. Mais rien ne redeviendrait comme avant désormais.

La discussion s'orienta une nouvelle fois sur un sujet un peu épineux et l'homme d'affaire apprit que son partenaire avait débuté cette nouvelle vie avec son frère et son ami. Il avait froncé légèrement les sourcils, se demandant ce qui avait bien pu se passer mais Jonah para rapidement à toute question dérangeante en affirmant qu'il les pensait vivant. Vidant son verre, Zack hocha à nouveau la tête, le regard grave. « C'est important de s'y raccrocher. » Lui-même refusait d'imaginer ne serait-ce qu'une seconde que Molly puisse être morte, si tel était le cas... qu'aurait-il pour na pas perdre pied ? Évidemment, les personnes qui n'avaient plus aucune attache et ne se souciaient plus de rien allaient certainement plus loin, mais chaque Homme avait sa faiblesse, ses proches étaient la sienne.

Reprenant un air un peu plus léger quand le plus jeune poursuivit, Zack ne pu s'empêcher de rire légèrement en secouant la tête. Forcément, quand on pensait plus à soit qu'aux autres, c'était bien plus simple de survivre, mais bien moins de se faire des compagnons ; lui-même était plutôt du style solitaire jusqu'à présent, et même s'il avait aidé quelques personnes, ça n'avait jamais sans contrepartie. S'accoudant sur l'accoudoir du fauteuil et calant son menton dans sa main, le blond repensa brièvement à Gabriel qu'il avait rencontré en janvier, la contrepartie avait été des plus exquises. Il soupira légèrement et, s'arrachant de force à sa rêverie, se recentra sur ce que lui avait dit Jonah, le blond repensa alors à cette rencontre qu'il avait faite sur les routes il y avait un peu plus d'une semaine, ce Cody. Il l'avait tiré d'une situation visiblement sans issue, et l'homme n'avait pas hésité en contre partie à partager avec lui les médicaments et provisions qu'il avait trouvé. Était-ce une piste de ''commerce'' ? Piller était une chose, mais sur le long terme ça n'avait pas grand chose d'avantageux. « Tu t'souviens quand j'suis rentré une fois, le sac plein de médoc et de trucs du genre ? J'avais croisé un type sur la route, il était sur le point d'se faire bouffer mais j'ai descendu le putréfié juste à temps. Pour me remercier le gars m'a proposé de partager tout ce qu'il avait trouvé. » Fronçant légèrement les sourcils, il se passa une main sur le menton d'un air pensif. « Ça, ça peut être un bon point de départ, échanger des services pour pas avoir à juste piller pour piller. » Évidemment, il y aurait encore beaucoup de choses à penser pour réellement en arriver à quelque chose de productif, mais parfois, tomber sur quelqu'un de franchement coopératif n'était pas si mal que ça.

Haussant les épaules, il replia une jambe sur le fauteuil et se cala contre, penchant légèrement la tête sur le côté. « T'as une idée d'où on pourrait trouver un coin sympa en ville ? » Le blond n'y avait pas encore réellement réfléchit, mais s'engouffrer ainsi dans les rues probablement bondées de Seattle ne semblait pas être une idée des plus alléchantes ; s'ils devaient à ce point se mettre en danger et vivre en pleine, autant qu'il se réinstalle dans son duplex, alors mieux valait essayer de trouver un coin un peu plus en recul, quelque chose de plus calme. Il hésita un instant à lui demander si, une fois l'endroit trouvé, Jonah voudrait partir à la recherche des siens, mais le blond jugea qu'il verrait bien au moment venu, ils auraient tout le temps d'ici là d'en discuter convenablement.



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Let's have a talk   Aujourd'hui à 0:07

Revenir en haut Aller en bas
 

Let's have a talk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Bill Clinton : Talk is Money (al konprann se piyay!)
» How to talk with me.
» Blabla Dodo / Sleep Talk
» Thranduil - Do not talk to me of dragon fire. I have faced the great serpents of the North
» Mandat kont Aristide - No DYOL to talk!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-