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 Fly Me To The Moon... feature Breann Yates

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Fly Me To The Moon... feature Breann Yates   Mer 22 Juin 2016 - 2:58

Le cœur de l’homme difforme battait une cadence effrénée suivant les tempos d’un amour naissant. Il avait pris le peu de courage qu’il avait en lui, farfouillant dans chacun recoin pour amasser des parcelles de volonté, pour dire les puissants sentiments qu’il vivait en voyant l’ange au regard de saphir. La gorge sèche du mineur le tiraillait, l’angoisse dilatait ses pupilles. Tout son cœur saturé de cicatrices et maintes fois détruit espérait une réponse affirmative de l’être de lumière. Un geste de compassion et de tendresse envers la gargouille paniquée. Mais une petite voix, celle qui l’avait souvent averti de la réaction commune des gens, lui susurrait que Breann allait rejeter l’homme. Qu’elle allait surement en rire plus tard en parlant aux autres membres de la maisonnée. Et comme pour ajouter du poids à l’affirmation sifflante de la frayeur du colosse, les yeux si merveilleux de la journaliste s’agrandirent sous le choc des révélations boiteuses du monstre de foire. Une angoisse fouettait l’empathique créature comme une douche glacée le matin. Laissant l’être céleste se libérer de la laideur de son étreinte, le colosse balafré comprit alors qu’il ne pourra jamais toucher le bonheur. De connaître l’affection d’une femme et de se sentir aimer, accepter comme un humain et non une curiosité. Les mots fusèrent de la belle qui venait de gagner une distance entre son tortionnaire de la soirée. Elle avait croisé ses bras à la douceur infinie autour de sa poitrine aux courbes sublimes dans un réconfort d’avoir dû endurer les contacts répugnants de la chose immonde qui se croyait un homme. Les mots « Souffrir », « Dangereux » et « moi je ne peux pas » eurent la dureté de l’acier qui lézardait son cœur qui avait déjà connu trop de tristesse. Son amour naissant mourut étouffé par ce rejet, les papillons furent broyés par ce nouveau revers que l’être qui ne pourrait jamais se faire désirer encaissa. Ses épaules se voutèrent, sa tête se pencha vers l’avant pour que son regard triste comme les pierres regardent ses pieds. Un petit rire machiavélique, cette petite voix qui lui avait dit cette triste vérité, se gaussait de la détresse de la bête.

Quand l’ange, celle qui venait de planter sa main gracile dans le torse de l’homme si bon et arracher son cœur à main nue pour le jeter au sol, parla de la soirée, un petit sourire écorcha les lèvres du monstre de foire désabusé par l’amour. Breann essayait de rattraper le coup, de le faire sentir un peu bien pour avaler cette pilule amère qu’était cette souffrance de ce nouveau rejet. Relevant la tête, il essaya de sourire. Mais la tristesse et un désespoir compréhensible émergeaient du regard océanique habituellement si pur de Robert. La voix blanche, complètement anéantie par la nouvelle, s’éleva avec difficulté.

Robert- Je ne pourrais jamais t’en vouloir tu sais Breann… Euh… Juliane m’avait avertie que l’amour faisait mal. Ça ne me dérange pas, tu sais… Euh… Eu souvent mal alors ça fait une carapace comme une tortue. Tu dois avoir un homme dans ta vie, car tu es trop parfaite pour être seule… Euh… Si tu veux pour te faire sourire je pourrais le retrouver, tu sais.

De par cette phrase, le géant venait de prouver son affection pour celle qui venait de le rejeter du revers de la main. Il était prêt à risquer sa vie pour ramener un autre homme, son rival en quelque sorte, pour revoir le sourire qui l’avait tant charmé. Respirant bruyamment, essayant de retrouver une contenance sans laisser le déluge de ses larmes briser la digue de ses paupières, l’homme difforme reprit la parole.

Robert- Je suis heureux que tu as accepté de partager un diner et de danser avec moi… Jamais eu autant de gentillesse de la part d’une femme… Euh… J’ai dû combattre ma peur de te parler de tout ça avec le courage que j’ai amassé depuis deux mois. Tu as peur et je te comprends, tu sais… Euh… Moi je suis terrifié.

Portant sa main à son front comme pour essayer de garder ses pensées vagabondes, la voix tremblotante de l’être qui voulait se dissoudre dans l’air pour rejoindre celles qui l’avaient toujours aimé s’éleva dans l’atmosphère lourde.

Robert- Je crois que tu es un ange Breann… Euh… Une fée qui vient d’une étoile et qui a eu la gentillesse d’exaucer un vœu. Tiens prend ça ok?

Sortant de sa poche de pantalon un écrin de velours satiné, il le tendit à la journaliste en avançant doucement. Comme pour ne pas faire peur à un papillon magnifique qui venait de se poser sur une fleur de pommier. D’une main tremblante par le stress et la peur de se faire encore rejeter, l’homme difforme parla avec les accents de la sincérité de son cœur.

Robert- Il y a presque dix ans de ça, j’ai trouvé ça avec ma sœur Rosalie… Euh… Sandra était avec nous, mais elle était toute petite. On était dans un centre d’achat. Un lieu que je vais jamais tu sais… Euh… Les gens nous regardaient bizarre. Comment une femme aussi magnifique que ma sœur acceptait de se faire voir avec un monstre comme moi… Euh… On entendait les chuchotements et je ne voulais que partir… Euh… Ne pas faire honte à ma sœur.

Une douce mélancolie saupoudrée par une tristesse infinie traversa les étendues bleutées du regard du mineur. Les traits atypiques et laids étaient allongés subitement, comme si ce souvenir lui sapait toute son énergie. Prenant une respiration longue et fastidieuse, Bobby continue de faire son récit. Tout en parlant doucement, il ouvrit la boite pour en révéler le pendentif.

Robert- Alors j’ai vu ceci… Euh… Des ailes d’ange ou de fée… Euh… J’ai parlé de l’ange étoile qui venait danser avec moi et elle m’a dit de l’acheter… Euh… De l’offrir à celle qui serait assez gentille pour voir de l’autre côté du masque… Euh… Osez embrasser la chose. Je l’ai acheté et je l’ai toujours eu sur moi, pensant que ça ne se pourrait pas ce genre de dame. Et tu es là. Tu peux le prendre, car c’est à toi… Euh… Aussi c’est la même couleur, de tes yeux tu sais.

Le mastodonte avait essayé de faire un petit compliment caché, mais la réalité était là. Il était amoureux de la belle journaliste et ses espoirs devaient maintenant néant. Il avait compris qu’aucune femme ne pourrait désirer ce corps affreux, aimé cet esprit si lent.

Robert- Je ne veux pas te faire mal tu sais, Breann… Euh… On est dans un temps où on ne sait pas ce qui va se passer demain. Comme dans la chanson, je ne voulais pas partir rejoindre mes anges au ciel sans te dire ce que je ressens pour toi… Euh… Si tu veux je vais t’attendre le temps qui faut… Euh… Penser à ça. La vie est douleur et joie, tu sais. J’aimerais être avec toi pour tout, meilleure ou pire… Désolé je ne suis pas trop bon avec les mots et je dois tout être mélangé. Je ne veux que ton bonheur tu sais et si tu veux qu’on reste amis pour que tu sois contente c’est OK… Euh… Mais je vais toujours t’aimer…

Une rougeur écarlate venait de surgir sur les jours mal rasés du sosie de Frankenstein. Un dernier papillon luttait bravement dans l’âme du colosse balafré, faisant fi de la tempête de tristesse qui venait de trucider tous les autres. Un mince espoir faisait bondir le cœur du géant, essayant de garder les morceaux sanglants dans un tout approximatif… Une dernière phrase, les mots teintés d'une tendresse et d'une affection aussi puissante que l'amour qui avait naquis dans le cœur du géant, franchit les lèvres exsangues de la chose.

Robert- Laisse ton cœur parler Breann... Euh... La tête peut avoir peur mais pas le cœur...




Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Breann Yates
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MessageSujet: Re: Fly Me To The Moon... feature Breann Yates   Mer 6 Juil 2016 - 12:05

Je me sentais mal, je me faisais l'impression d'avoir définitivement tout géché. Pour avoir déjà eu à faire avec de soi-disant « gentils garçons » autrement plus intéressés par l'idée de me posséder que d'établir une véritable relation, je me préparais mentalement à affronter l'ire de Robert, qui ne tarderait sûrement pas à arriver. Je ne l'avais encore jamais vu en colère contre quiconque de notre groupe, ce serait une première. Et il fallait que ce soit dirigé contre moi... Je suis vraiment la pire des femmes dont il aurait pu s'enticher. Je pris une grande inspiration silencieuse, attendant avec appréhension le coup de semonce. Mais rien de ne vint.

Robert ne s'énerva pas, n'haussa pas la voix. Je pouvais voir la souffrance sur son visage, mais aucun ressentiment évident contre moi parce que je m'étais dérobée soudainement, lui opposant le refus qu'il avait dû grandement redouter. Il m'assura qu'il comprenait, qu'il irait même jusqu'à trouver l'homme qui m'aurait ravi mon cœur, dans cette abnégation caractéristique qui me touchais toujours autant. Il n'y avait pas d'homme dans mon cœur, il n'y en avait jamais eu un seul capable de prétendre me posséder toute entière. Même l'idiot pour qui j'avais failli finir en prison. J'aimais, mais jamais entièrement, je prenais ce qui souhaitait ou avait besoin de se faire aimer à un moment ou à un autre de leur vie, puis les laissais repartir sans rien dire, simplement contente d'avoir pu leur offrir du bon temps en ma compagnie. C'était ma carapace à moi. Ou alors j'aurais été aussi vulnérable que le pauvre Robert à cet instant, qui lui ne connaissait pas la demi-mesure.

Je serrais un peu plus fort mes bras autour de moi, légèremment oppressée. Bravo Breann, en deux phrases, tu viens de tuer l'ambiance. Ah, ça ne me va pas du tout d'être l'héroïne d'une histoire... Robert continua doucement, d'une voix maîtrisée mais hésitante, me comparant encore à un ange alors que je me donnais l'impression d'être un parfait démon, qui venait d'enfoncer un couteau dans son cœur et de le tourner allégrement dedans en restant ici. Je ferai mieux de partir, et vite, que nous oublions tous les deux comment cette soirée s'était terminée pour n'en garder que les meilleurs moments. Mais Robert me tendit une boite et m'expliqua ce qu'elle contenait et ce que représentait le bijou pour lui. Je manquais soudainement d'air. Si je disais non, je le brisais irrémédiablement. Si je disais oui, je m'engageais. Ou pas ? Après tout, ce bijou, il l'avait prévu pour la première femme qui oserait l'embrasser, pas pour celle qu'il demanderait en mariage, n'est-ce pas ?

Il ouvrit la boite et mon cœur se serra face au pendentif qu'il voulait me donner, émue qu'il ait pu le garder si longtemps sur lui, en attendant l'occasion de l'offrir à quelqu'un. Non, je ne pouvais décemment pas dire non... Mais est-ce que ce n'était pas comme une sorte de récompense ? Personne ne devrait avoir à remercier quelqu'un d'autre pour lui avoir fait goûter aux contacts physiques, je ne mérite rien... Surtout pas après lui avoir écrasé le cœur. Non, je ne peux pas le prendre, aussi beau soit-il, j'aurais l'impression d'abuser de la gentillesse de cet homme. Il n'a pas à toujours donner pour recevoir quelque chose. Mais il l'a spécialement conservé pour ce genre d'occasions... Ah, que faire ? Et il continuait à parler, à me jurer ses sentiments éternels... En même temps, on se souvient toujours de son premier baiser. Que je le veuille ou non, j'avais pris une place toute particulière dans son cœur.

Je l'écoutais me demander de ne pas écouter ma tête, les yeux remplis d'espoir que je change subitement d'avis. Je restais silencieuse un court instant, réfléchissant aux mots que j'allais pouvoir prononcer pour lui faire comprendre ma décision. Je bougeais finalement, relevant mes cheveux en me tournant pour qu'il puisse lui-même m'attacher autour du cou ce pendentif pendant que j'expliquais mon geste :

« J'accepte, parce que c'est important pour toi. Je ne regrette pas d'avoir été celle qui t'aura offert ton premier baiser, Robert. Mais je ne peux rien être de plus. Je ne suis pas faite pour être la femme d'un seul homme, je ne suis là que pour aider les gens à un moment ou un autre de leur vie, qu'ils puissent rebondir et trouver quelqu'un d'autre. Je façonne, je répare, mais une fois que ma tâche est achevée, je m'en vais. Un peu comme Mary Poppins... C'est un premier amour. On se souvient toujours de son premier amour, avec nostalgie, on éprouvera toujours des sentiments mais... c'est dans l'ordre des choses de ne pas terminer sa vie avec. » Je me retournais doucement vers le géant, lui souriant sincèrement, espèrant qu'il comprendrait mes motivations. D'une main légère, je caressais le bijou et le remerciais avec chaleur : « Tu as peut-être des dons de voyance pour avoir réussi à choisir un bijou avec la couleur de mes yeux Robert... Il est magnifique. Je suis très fière d'avoir pu t'aider à réaliser un de tes rêves. » Je posais ma main sur son bras, cherchant à lui insufler du courage par ce contact pour surmonter la blessure que je venais de lui créer. C'était mieux pour nous deux. Deux grands sensibles comme nous deux, nous nous créerions des faiblesses à n'en plus finir.




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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Fly Me To The Moon... feature Breann Yates   Dim 10 Juil 2016 - 6:27

Le dernier papillon venait de s’envoler pour se cacher dans la noirceur qui venait de gagner l’âme du colosse. L’avatar d’un amour naissant ne voulait pas mourir par le manque d’oxygène qui venait de s’abattre dans tout l’organisme grotesque de Bobby. Ce nouveau rejet, cette souffrance d’un nouveau type venait de s’abattre sur l’être repoussant, lui faisant comprendre à jamais sa place dans la société humaine. Un moins que rien, un familier pour des êtres divins qui pouvaient le manipuler à volonté. Il allait encore absorber ce nouvel échec et ne plus laisser extérioriser ses sentiments purs qu’étaient l’amour et la tendresse envers une personne. Un être de lumière qui avait réussi à faire vibrer et écraser son cœur si pur, mais émietté en quelques mesures d’une chanson à la fois triste et joyeuse. Quand la journaliste se retourna pour accepter le pendentif, les gestes de l’homme furent purement mécaniques. Il avait laissé libre cours une seule fois au démon de l’amour et il s’était fait bruler les ailes comme Icare. Maintenant Robert connaissait la morsure cruelle de la passion à sens unique, d’être de nouveau surement le sujet de plaisanterie entre des gens. Il voyait très bien une Breann hilare qui racontait la soirée aux autres membres de la famille et les éclats de rire devant la déception de l’homme difforme. Sans que ses mains obéissent à son cerveau si simple, les paumes rugueuses du géant frôlèrent avec douceur la peau satinée du cou de cygne et des épaules dénudés de l’être si parfait à ses yeux. Après quelques instants il laissa ses mains indignes d’avoir touché la pureté céleste chuter lamentablement de chaque côté de son corps qui devait donner la nausée à tous.

Son ouïe amoindrie entendait chacun des mots de la voix musicale de l’ange au regard de saphir. Robert baissa les yeux de honte. Son regard océanique transportait toute la peine et surtout la déception d’avoir blessé Breann avec ses paroles imprudentes et frôlant la folie. Il aurait dû la regarder de lui, cacher ses sentiments pour la divine apparition. Empathique créature, la bête ne comprenant que trop bien le malaise et la frayeur de la jeune femme. Il avait été si vouent la cause que le monstre de foire ne pouvait compter toutes les fois qu’il avait vu l’horreur et le dégout dans les yeux des passants de sa misérable vie. Une main satinée, dont la paume irradiait d’une chaleur presque surnaturelle, caressait le bracelet de chair serpent de cicatrice de l’avant-bras du mineur blessé. Un apaisement vint soulager la détresse de l’homme qui sombrait peu à peu dans les tourmentes de la triste réalité. Une réalité qui était qu’aucune dame ne voudrait du géant immonde. Levant une paluche rugueuse et dont la monstruosité n’était plus à prouver à personne. Bobby la dirigea vers la joue qui ornait la perfection du visage et les traits divins de Breann. Il se rendit compte alors de sa maladresse avait la collision de sa laideur avec la beauté qui irradiait comme une étoile qui illumine de mille feux la noirceur de la pièce. L’immense tronc d’arbre qui lui servait de bras se mit en trembler avant de s’échouer sur l’épaule de la journaliste. Laissant courir ses doigts le long de la pente laiteuse et exquise du bras de l’ange, le colosse pianota sans le savoir quelques petites zones érogènes. Des décharges d’électricité parcoururent les deux êtres sans en savoir la cause. La voix rauque, mais douceâtre du colosse se fit entendre, laissant de côté sa gêne maladive pour s’exprimer la dernière fois de la soirée.

Robert- Je m'excuse de t'avoir mis mal à l’aise... Euh... Je peux t’accompagner juste à ta chambre… Euh… Je t’en prie.

Comme pour le début de la soirée, le colosse peu habitué au jeu de la séduction offrit galamment son bras pour accompagner sa muse de la soirée. Devant la porte où la majorité des hommes n’auraient rêvé que partager mille délices avec Breann, le géant difforme resta docilement là. Rassemblant son peu de courage qui lui restait, le mineur plongea son regard océanique si pur dans les saphirs de la belle.

Robert- J’ai toujours aimé cette couleur, tu sais… Euh… Maintenant tu as tes ailles pour être la fée des étoiles. Je comprends que tu ne veux pas être la femme d’un homme et que tu veux aider tout avec ta gentillesse et ta bonté… Euh… Mais tu ne dois pas être laissé en compte. Tu dois gouter au bonheur aussi, pas juste le donner… Euh… Je vais tout faire pour te rendre heureuse même si tu ne m’aimes pas, tu sais… Euh… Ne plus être seule. Je vais t’attendre le temps qui faut…

Avalant un peu de sa salive, retenant à grand-peine sa tristesse de s’échapper de nouveau de l’embrasure de ses paupières, la bête puisa un peu de courage dans le regard de la belle.

Robert- Tu sais j’ai jamais dormi dans un vrai lit… Euh… Quand je serais près, tu vas me permettre de dormir près de toi, juste pour être près de mon étoile?

Rougissant subitement, le géant se reprit aussitôt.

Robert- Non laisse faire OK? Je dis n’importe quoi… Bonne nuit Breann.

Gauchement, il fit une étreinte d’où témoignaient la douceur et la tendresse pour l’être d’exception qui l’avait embrassé et briser en mille morceaux dans un si court laps de temps. Dans les yeux bleutés si pur, véritable reflet de l’âme débordante d’humanité du colosse, Breann ne pouvait lire que de l’amour, de l’adoration et de l’affection malgré cette nouvelle blessure sanglante au cœur de Robert. Laissant la douceur de cette promesse de paradis, le géant se retourna et partit vers le fauteuil qui lui servait de lit. De nombreuses nuits après ce conte de fées qui s’était terminé abruptement, l’esprit lent du mastodonte se répéta les mêmes questions : Pourquoi il n’avait pas une apparence que la journaliste pourrait aimer, être un véritable homme et non une chose répugnante. Qu’il devrait même plus être là…



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MessageSujet: Re: Fly Me To The Moon... feature Breann Yates   Aujourd'hui à 19:27

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