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 Us and the Devil.

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Gary Warren
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MessageSujet: Us and the Devil.   Lun 25 Avr 2016 - 10:32

Le moteur de la jeep se coupa net quand Gary retira le contact. Une de ses mains toujours rivée sur le volant, il jeta un coup d'oeil dans le rétroviseur de son véhicule pour croiser le regard de sa femme. Rose était avec lui, et ils n'étaient pas au camp. A sa droite, Kurtis avait pris place à bord, acceptant de partir avec eux en expédition. Et comme à chaque fois que Rose bougeait, Daryl était plus ou moins dans le coup, l'aîné des Cooper avait pris place dans le convoi pour cette sortie ravitaillement.

L'ambiance n'était pas forcément au beau fixe depuis quelques temps, mais il fallait toujours continuer à bouger et à faire des choses pour se permettre de continuer. Depuis le départ de Alan et de sa famille, Gary avait de son côté l'impression qu'il manquait quelque chose d'important au camp, un pilier fondamental qui lui avait permis de tenir le coup après la chute du stade. C'était comme s'ils étaient morts, et s'en remettre s'avérait plus difficile qu'il  ne l'avait imaginé dans un premier temps. Aurait-il du insister pour les suivre ? Pour permettre à d'autres gens volontaires de partir avec eux ? Pour leur demander une ou deux semaines de plus pour organiser une véritable expédition jusqu'à San Francisco ? Il ne savait pas...

Tout ce qu'il savait, c'était que devant eux, à même pas cinquante mètres, une des plus grosses pharmacies de Tacoma se dressait. Parfaitement déserte, la rue principale était d'un calme troublant, complètement déserte. Il n'y avait que le vent soufflant, les nuages passant au-dessus de leurs têtes, et des voitures abandonnées ça et là qui jamais plus ne trouveraient un chauffeur. C'était leur quotidien. Gary sortit de l'habitacle, invitant les autres à en faire autant. Alors qu'ils avançaient tous d'un pas conquérant vers le commerce qui avait fermé boutique depuis longtemps, admirant les grilles baissées, les fenêtres salies, les prospectus qui jonchaient le sol, le leader d'Evergreen prit la parole :

On va d'abord voir s'il ya quelque chose à l'intérieur, puis rentrer et la nettoyer, faut qu'ça soit rapide, on s'éternise pas, annonça-t-il d'une voix grave. Rose fera le tour des rangées, j'veux toujours quelqu'un avec elle pour la couvrir s'il y a un problème pendant qu'elle récupère les médocs.

Que ça soit lui, Daryl ou Kurtis. Il attendit patiemment que l'un d'eux se porte volontaire avant de lui-même devoir s'y coller. Ils arrivèrent bien vite au niveau de la porte d'entrée, fermée par une grille baissée. Pas le temps de voir si le mécanisme pouvait être soulevé à la main, puisqu'il frappa de plusieurs coups secs contre la glace pour tenter d'attirer un quelconque truc à l'intérieur. Un silence de plomb tomba entre tous les protagonistes, juste en attendant de voir si un ou plusieurs rôdeurs allaient se ramener vers eux. Mais pas un bruit, à l'intérieur en tout cas.

S'il y a un truc, il doit être coincé. Pour l'instant c'est calme, mais vous savez qu'ça peut basculer en quelques s'condes, alors on reste vigilants.

Gary jeta un regard vers Rose, lui adressant un regard assuré. Il longea le bâtiment de quelques pas pour aller regarder de l'autre côté de la rue. La porte de derrière était fermée, et ne comportait aucune poignée pour pouvoir rentrer par cet accès. Dommage, grogna-t-il pour lui même en revenant vers les autres avant de se planter devant la grille et de passer ses doigts en-dessous en essayant de la soulever à la force de ses bras.
Sans effet, malheureusement. L'un des mécanismes devait être grippé.

Elle est lourde, grogna-t-il en serrant la mâchoire. Kurtis, aide-moi.

A deux, ils arriveraient probablement plus à quelque chose.




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MessageSujet: Re: Us and the Devil.   Lun 25 Avr 2016 - 15:53

C’est à peine si Daryl l’avait ouvert depuis leur départ du chalet. Il avait bien fait quelques remarques ou observations à Gary et Kurtis, installés sur les sièges avant de la Jeep, mais le reste du temps, le brun s’était contenté de regarder le dossier en face de lui d’un air vitreux. Même avec Rose, assise juste à côté, il n’avait pas échangé plus de quelques regards. Difficile à imaginer que, le reste du temps, il soit capable de lui parler comme deux vieux amis qui en avaient vu des mûrs et des pas mûrs.

D’ailleurs, la présence de cette dernière était également l’une des raisons de sa présence pour l’expédition d’aujourd’hui. Il ne remettait absolument pas en doute les capacités de Gary pour garder sa femme en sécurité, mais il avait compris de leur dernière escapade que, aussi forte soit-elle, tuer un mordeur était loin d’être une partie de plaisir pour Rose.

Quant aux autres raisons, elles pouvaient se résumer en une phrase: Daryl avait ouvert les yeux.  Ils ne pourraient pas s’imposer ce train de vie longtemps, toujours sur les routes, à chercher. Mort, il ne pourrait plus rien faire. Il avait bien fallu quelques discussions avec d’autres survivants du groupe pour qu’il s’en rende compte, et nuls doutes que le départ des Karlson avait joué aussi. Des gens biens, que Daryl aurait pu mieux connaître, et surtout auxquels il aurait du dire au revoir. Seulement, ce jour là, il n’avait pas été là.

Il était grand temps, donc, de se rendre un peu utile pour son groupe. Un coup de main ne serait pas de trop pour la tâche qui les attendait: vider la pharmacie de Tacoma. Un filon prometteur, une excellente opportunité sur le papier, mais il était bien placé pour savoir que ce genre de périple se déroulait rarement bien de bout en bout. Les tuiles, ça l’connaît.  C’est même son rayon.

Daryl était donc à l’affut dès lors qu’ils sortirent de l’habitacle, y laissant pour de bon l’état léthargique qui l’avait hanté tout le trajet. Les températures avaient drastiquement remonté depuis l’hiver, mais le vent qui sifflait dans ses oreilles amenait avec lui une fraîcheur dont le brun se serait bien passé. Machinalement, il remonta la fermeture de son manteau, prêtant attention aux instructions de Gary.

J’garderai un oeil sur elle.

En retrait, il lui laissa le soin de vérifier si le bâtiment était vide, les yeux figés vers la rue qui n’était agitée que du ballet des détritus, portés au gré des bourrasques. L’air circulant et s’engouffrant dans des passages étroits produisait des bruissements agaçants, mais aucun bruit ne semblait venir de la pharmacie. Une aubaine, qui ne dura pas.

Car bien entendu, l’accès à l’intérieur allait poser problème.

Hé. Ca ira p’t’être mieux avec ça.

Il tendit son pied de biche à Kurtis. L’outil avait démontré une efficacité toute naturelle dès lors qu'il s'agissait de fracasser des crânes, mais la situation le ramenait à son utilité de base, pour laquelle il serait sans doute tout aussi excellent.

Vous faites pas de tour de rein. On traîne pas, mais c’est calme pour l’instant.

Il restait posté près de Rose, assurant leurs arrières ou prêt à prêter main forte si besoin - quoiqu’à trois sur la grille, ils risqueraient surtout de se marcher sur les pattes.

Enfin, il s’adressa à elle, d’une voix qui se voulait aussi apaisée que confiante:

On cherche quelque chose en particulier ?

Au cas où, une fois rentrés, la situation deviendrait plus urgente. Il s’empressa d’ailleurs d’ajouter:

Ca devrait bien s’passer. On est bien passés par l’enfer, et on est toujours là.
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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Us and the Devil.   Mar 26 Avr 2016 - 11:01


Depuis le départ des Karlson, l'ambiancce avait changé à Evergreen. Les gens semblaient plus prompt à montrer leur tristesse, ou leur mauvaise humeur, ce qui avait eu le don de rendre folle Rose, qui préférait passer son temps à apprendre comment bien se défendre, plutôt que de se morfondre sur elle même. S'entraîner lui évitait d'avoir à réfléchir, ou de cogiter sur le taux de survie que pouvaient avoir Alan et Christina avec le peu d'informations qu'ils connaissaient de l'extérieur, après que l'hispanique ne leur en ait fait un topo.
Alors, quand elle avait remarqué la gueule de la pharmacie après avoir voulu soigné une petite blessure sans gravité d'un survivant, l'expédition avait été rapidement lancée. C'était bien une armoire à pharmacie, mais remplie d'autre chose que d'anti douleurs, ce serait encore mieux. Le trajet en voiture était resté silencieux, alors qu'elle s'était escrimée à griffonner tous les médicaments auxquels elle pensait le long de son bras, à défaut d'avoir un bloc note sous la main. Ca aussi, ça aurait pu être pas mal, un bloc note. Ou des post it. Ils arrivèrent enfin à Tacoma, alors que Rose ramenait contre son bras la manche de son pull et de sa veste en cuir, sortant de la voiture aux côtés de Daryl alors qu'elle terminait de ranger le revolver qu'on lui avait mis dans les mains dans son holster, effleurant du bout des doigts le pommeau de la dague qui pendait à sa hanche.

Au moins, ils étaient nettement mieux préparés que l'époque ou elle s'était retrouvée à crapahuter en pleine cambrousse aux côtés de Hope, Josh et Daryl, ne put-elle s'empêcher de penser un infime sourire aux lèvres, écoutant les remarques de son mari. Nettoyer, prendre les médicaments, s'en aller. Etonnament, Rose se surprit à rester parfaitement sereine au cours des mises en garde. Peut-être parce que Gary s'était acharnée à tenter de la transformer en véritable survivante, alors qu'elle préférait largement son rôle de toubib qui passait son temps à hurler sur les autres. Mais au moins, l'idée d'être en plein air avec eux ne lui donnait pas envie de partir en courant. Elle était plus calme, moins inquiète à l'idée de croiser un rôdeur. C'était mieux que rien. Elle hocha la tête en souriant légèrement à Gary après toute ses indications, alors que Daryl se portait volontaire pour la couvrir. Un léger rire s'échappa de ses lèvres avant qu'elle ne fasse remarquer au brun.

Ca te plaît de jouer les baby sitter, non ?

Combien de fois s'était-elle engueulée avec lui par le passé, alors qu'ils les forçaient toujours Hope et elle à rester en arrière quand il s'agissait de fouiller une maison abandonnée, ou de patrouiller de nuit. Visiblement, les bonnes habitudes ne se perdaient pas. Ce qui ne l'empêchait pas de le prendre bien, alors qu'elle allumait une cigarette tandis que Mike et Gary s'escrimaient à ouvrir la grille, et qu'elle tirait une nouvelle bouffée en proposant son paquet ouvert à Daryl, alors que ce dernier lui demandait à peu près la liste non exhaustive de ce qu'ils étaient venus chercher.

Etant donné que la pharmacie est aussi vide que le néant, on prendra de tout; Antibiotiques, désinfectant, savon, compresses, plâtre, seringues stérilisées... Tout ce qui peut s'avérer utile quoi. Peut-être même des contraceptifs, si on à le temps. J'ai pas envie de devenir sage femme, et devoir gérer tous les accouchements possibles. J'l'ai fais une fois au stade, c'est largement suffisant...

Ils devaient penser à tout maintenant. Et si elle se sentait capable de devoir gérer une amputation dans le pire des cas, ils ne risquaient pas d'aller loin si elle ne possédait pas de quoi stopper l'hémorragie, ou confectionner un bandage de fortune.
Tout irait bien, qu'il disait. Rose approuva en rejetant une nouvelle bouffée de nicotine, fixant la grille qui commençait enfin à s'ouvrir.

Evidemment. On à survécu à bien pire, y'a plus grand chose pour nous mettre la pression.

Quand les grilles furent ouvertes de moitié, la chirurgienne passa en dessous sans demander la permission, posant la main sur la poignée pour la faire coulisser. A son grand étonnement, cette dernière s'ouvrit dans un grincement, alors qu'elle observait l'intérieur de la pièce avant de se décider à y pénétrer à la suite de Kurtis, Gary et Daryl.

Ca à l'air désert... Peut-être que les proprio ont eu le temps de se tirer et ne sont jamais revenus.

En dehors de la couche de poussière, les rayonnages étaient intacts. Pas de traces de sang, ou de lutte, rien. Un véritable trésor de soins médicaux, uniquement pour leur groupe. Ca, c'était le paradis.


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Kurtis Frost
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MessageSujet: Re: Us and the Devil.   Ven 29 Avr 2016 - 0:37


Il savait qu’il ne pourrait rester bien au chaud dans le chalet toute sa vie à se dorer la pilule au coin du feu pendant que les autres en baveraient dehors pour faire vivre tout le monde. Donc oui, Kurtis s’était étrangement porté volontaire alors qu’il ne connaissait aucun de ses compagnons d’expédition.
Bref toujours était-il qu’avec sa réputation auprès de certains nul doute que dorénavant il lui faudrait s’efforcer de se faire bien voir auprès des personnes importantes mêlées à cette expédition à ses côtés : le chef, le médecin et un gars qu’avait une tête qu’il valait mieux pas contrarier, que du beau monde quoi. Le jeune homme ne dit mot durant le chemin, préférant la voie du silence.

Une fois sur place il n’eut le temps d’ouvrir le bec que Gary lui demanda de l’aide, pas de raison de refuser. Daryl lui prêtant son pied de biche il ne dit mot concernant son manque d’expérience avec ce genre d’objet, il avait vu des gens s’en servir dans des films mais ne s’était jamais lui-même servi de cet outil. Avec plus ou moins de facilité il s’en tira plutôt bien dans sa besogne jusqu’à ce que la jeune femme ne décide de le surprendre en se glissant en un éclair sous la grille à demi relevée pour terminer le travail.

Comme prévu la bâtisse laissée à l’abandon respectait tous les critères du côté post apo ce qui comprenait la poussière, l’obscurité et le manque de vie. Balayant du regard la zone il ne semblait pas y avoir de rôdeur dans le coin, Kurtis prit à son tour les devants :



« Je m’occupe des cartons sur l’étagère de gauche. »


Sans se préoccuper de ce que feraient ses compères il n’attendit pas l’accord de Gary pour lui dire d’y aller et sortit sa lampe torche et son couteau de chasse. Tandis que le métal de la lame s’entrechoquait sur le fer blanc des barres de l’étagère jouant la symphonie aigue il n’aperçut ni ne vit signe de vie ou de mort vivante dans les environs. Tour à tour il souleva plusieurs cartons contenant tous des pilules et autres comprimés qui ne pourraient leur être qu’utiles qu’il se contenta d’empiler les uns sur les autres au bout du rayon jusqu’à ce que son intention s’arrête sur un plus petit carton. Ses yeux scintillèrent au moment où la lueur de la lampe réfléchit sur l’étiquette blanche où il pouvait lire : « benzodiazépines » ou plus communément appelés somnifères. Il ouvrit alors le carton pour y dénicher des comprimés en plusieurs sachets intacts.




À cet instant précis il prit une décision qui pourrait peut-être se retourner contre lui. Conscient des risques qu’il encourait il jeta un œil aux alentours pour voir si Gary, Rose ou même Daryl le voyait faire ce qu’il s’apprêtait à faire… Doucement il plongea sa main dans le carton pour en retirer deux sachets complets qu’il cacha soigneusement dans sa veste. Pourquoi faire ça ? Les gens à ses côtés avaient pourtant l’air digne de confiance… et bien justement parce qu’ils avaient l’air trop dignes de confiance qu’ils étaient louches. Bon il fallait avouer que depuis qu’il avait rejoint CenturyLink il avait développé une certaine méfiance envers tout le monde et ne s’était fait aucun ami. Même si cette expédition en compagnie du nouveau chef du groupe et du médecin général lui permettrait de se faire bien voir auprès d’eux, il n’arrivait tout simplement pas à accorder sa confiance à qui que ce soit pour l’instant et des somnifères représentaient pour lui un atout bien plus efficace qu’une arme à feu si le besoin s’en faisait sentir…

Après son petit larcin qu’il espérait réussi pleinement il saisit le petit carton pour cette fois-ci le planquer sous l’étagère au fond de celle-ci d’un coup de pied sec. Soudain au moment où il releva la tête il aperçut à quelques mètres un visage féminin le fixer du regard telle une caméra de surveillance. Surpris et décontenancé, il fit cependant jouer ses talents d’acteur du mieux qu’il put en improvisant une réplique inventée de toutes pièces :



« Bah alors tu m’espionnes maintenant ? C’est pas poli d’espionner tu sais et…. Il faut rester poli quand on connaît pas les gens, c’est plus prudent… dit-il en allongeant ses bras sur l’étagère esquissant un sourire de tête à claque. Tu sais ce que c’est des du benzo…diazépine toi ? J’ai fait tomber la caisse sous l’étagère alors si c’est pas important… ».


Ce mensonge mêlant vrai et faux serait-il suffisamment habile pour dissiper les soupçons de la jeune femme ? Jusque-là la chance lui avait plutôt souri mais…




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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Us and the Devil.   Sam 30 Avr 2016 - 12:26

Rose !

La grille avait cédé avec l'aide de Kurtis et Daryl, se relevant jusqu'à sa taille au moins. Il prêta l'oreille en essayant d'entendre quoique ce soit, jetant un coup d'oeil autour de lui pour tenter de percevoir le moindre bruit qui serait suspect. Mais sa compagne avait décidé que c'était dans ce temps là qu'elle devrait pénétrer sans demander l'avis de personne à l'intérieur de la pharmacie. Gary avait tressailli, vu rouge, alors que la petite brune s'éclipsait sans demander l'avis de personne et rentrait à l'intérieur. Il allait en faire du petit bois de cette gourde à lui faire des frayeurs pareilles...

Il la talonna, après s'être baissé pour rentrer à son tour dans le bâtiment. Ils y étaient tous désormais, à l'intérieur, avec la désagréable impression d'y être un peu à poil. C'était pas des plus prudents mais avec des caractères comme ceux de l'hispanique ou le sien, la prudence était pas forcément le maître mot. Un peu comme la discrétion, fallait croire. Il grogna un coup en rattrapant la brunette, la saisissant par le bras avant de lui dire d'une voix froide :

Sois plus prudente, putain.

Est-ce qu'il en faisait trop ? Notamment parce que c'était Rose et qu'il craignait pour sa vie ? Probablement. Mais franchement, se retrouver père célibataire à devoir expliquer à Norman resté au camp que sa mère s'est faite bouffer en rentrant dans une pharmacie sans l'attendre pour ça, c'était pas non plus son petit plaisir de la vie. Il lui lança un regard noir qui, malgré la pénombre ambiante, elle n'eut aucun mal à voir. C'était quand même pas si dur d'avancer avec précaution et lentement et éviter de s'attirer des ennuis trop vite pas vrai ? Non mais ça le rendait dingue ces conneries...

Grognant un bon coup, il s'éloigna des trois autres. Daryl avait promis de rester près d'elle, ils formaient une bonne équipe parce qu'ils se connaissaient depuis un moment, surtout en matière de survie. Puis, l'aîné Cooper était assez en vadrouille comme ça pour comprendre comment fonctionner le monde aujourd'hui et quelles étaient les erreurs à ne pas faire désormais. Kurtis aussi partit dans son coin, mais Gary n'y prêta pas attention parce que Kurtis était un genre d'outsider pragmatique au camp, qui faisait ce qui devait être fait, pas très bien vu chez eux.

Le leader d'Evergreen alla jusqu'au fond de la pharmacie. Il passa entre chaque allée pour tenter de débusquer quoique ce soit n'étant pas destiné à séjourner plus longtemps ici. Arbalète au bout des bras, armée et prête à tirer si besoin, il fit rapidement le tour d'un endroit aussi vide que le crâne de Joey un lendemain de cuite. Alors qu'il arriva dans la réserve et qu'il y jeta un coup d'oeil en tapant contre la porte pour essayer d'y débusquer un mort, il remarqua qu'il n'y avait rien.

Et un tour vers la porte de secours lui annonça autre chose, qu'il prit la peine de dire aux autres du fond du magasin :

La porte de secours est coincée.

Elle grinça alors qu'il tenta de l'ouvrir, sans pour autant y parvenir. Les gonds devaient être salement rouillés, ou un truc du genre. Ou peut-être qu'un truc gênait le mécanisme. Dans tous les cas, il n'y avait qu'une entrée, et qu'une sortie.




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MessageSujet: Re: Us and the Devil.   Dim 1 Mai 2016 - 0:26

S’emparant d’une des tiges de tabac que lui proposait Rose et la remerciant d’un signe de tête, Daryl prit le temps de lui emprunter son briquet et de l’allumer avant de lui répondre. Baby-sitter, ouais, le terme aurait été approprié quelques semaines en arrière ; aujourd’hui en revanche, il était étonnamment plus serein.

Une vraie partie d’plaisir. Il tira une bouffée, les lèvres tremblotantes, avant qu’elles ne se déforment en un rictus moqueur. Tant qu’t’es une gentille fille, ajouta-t-il enfin. Une boutade qui prêtait peut-être à sourire sur l’instant, mais elle savait autant que lui que ça n’avait pas toujours été drôle. Loin de là.

Notant que Kurtis et son pied de biche semblaient avoir trouver un terrain d’entente, le brun écouta d’une oreille attentive la liste de ce dont le chalet avait besoin. Sans surprise, l’hispanique lui débita une longue liste de fournitures médicales de base: il était évident qu’ils ne pouvaient se permettre de revenir bredouilles.

On prend tout ce qui nous passe sous l’bras quoi, conclut-il, deux minces filets de fumée s’échappant de ses narines.

Il détacha son regard d’elle, passant progressivement des deux hommes à leur environnement direct, c’est-à-dire aux rues de Tacoma qui étaient toujours d’un calme absolument inouïe. Quelques tintements de métal résonnèrent, plaintes de la grille qui cessait petit à petit de faire de la résistance. Tout paraissait bien se goupiller, jusqu’à ce qu’un léger mouvement au bord de son champs de vision ne l’alerte. Il allait réagir, mais trop tard. Un juron, et la latina avait filé, la main tout droit vers la clanche de la porte découverte. Cette dernière s’ouvrit sur un grincement, et prit de court, Daryl avait bondi, prêt à faire face à tout ce qui pourrait s’amener.

Mais rien ne vint. Un soupir aussi irrité que soulagé, et il prit la suite de Gary pour s’engouffrer à l’intérieur, avec la désagréable impression de faire les choses dans le mauvais ordre, ou en tout cas pas dans les règles de l’art. Il se sentait soudain vulnérable, voilà, c’était le mot.

Heureusement, cette désastreuse entrée en scène était largement compensée par les rayonnages intacts qui leur étés offerts là, juste là, presque sur un plateau d’argent. Apparemment plus en confiance qu’il ne l’était lui-même, Kurtis prit les devants, et l’aîné Cooper le laissa volontiers faire, préférant rester dans un périmètre raisonnable autour de la toubib. Sa sérénité avait baissé d’un cran: il n’était pas certain que Rose n’allait pas faire un autre coup tordu du genre. Même si Gary ne s’était pas fait prié pour lui remonter les bretelles, une fois ce dernier parti, Daryl en rajouta volontiers une couche, se parant délibérément d’un ton paternaliste, quoique tendu.

Merde, t’as pensé à quoi. C’est précisément c’genre de trucs qui peut nous foutre mal !

Autant attentives à elle qu’aux étalages ou à l’endroit où il posait les pieds, ses pupilles tournaient comme des gyrophares, et bientôt le brun sentit de fines gouttelettes de sueur couler le long de sa nuque. L’absence d’une issue de secours n’était pas pour le réjouir.

Restant dans le sillage de Rose, il ne perçut que la dernière partie de la réplique de Kurtis. Suspicieux et à cran, d’autant qu’il ne connaissait pas ce dernier - et n’était donc pas certain de pouvoir lui faire confiance - il se posta juste derrière l’hispanique, le regard dur.

Un problème ?

S’il fallait en plus le surveiller lui…y’a bien que Gary qui semblait un minimum raisonnable dans tout c’beau monde.
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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Us and the Devil.   Ven 6 Mai 2016 - 22:00


Voilà, VOILA. Toujours pour sa gueule tiens. Sauf prétexte qu'elle était une fille, c'était un crime qu'elle passe devant tout le monde pour inpecter les lieux. Et Gary ne se gêna pas pour l'incendier alors qu'elle levait une demi seconde les yeux au ciel pour éviter son regard noir, avant de répondre d'une voix calme.

Calma te, por favor. Va bien falloir que j'apprenne à me débrouiller aussi tu crois pas ?


Apparemment, non, il ne le croyait pas. Et en plus, voilà que Daryl venait en rajouter une couche dans la foulée. Oui ça va nous mettre mal blablabla.

Excuse moi, j'savais pas que tu étais devenu mon père au cours des trois dernières minutes... On m'aurait menti ?

Bien sûr qu'ils avaient raison tous les deux. Entièrement même. Mais effacer des années à donner les ordres pour en recevoir et se faire traiter comme une petite fille, c'était toujours très compliqué à gérer pour elle. Alors, elle se contenta de hausser les épaules alors que son mari et Daryl daignaient se calmer, commençant enfin à se concentrer alors que le chef de groupe leur faisait remarquer l'absence d'une sortie de secours. Hm, mauvais point. Pinçant les lèvres sans pour autant relever, elle préféra se concentrer en premier lieu sur les affaires à ramener.

Ok. J'vous laisse gérer tout ce qui est compresses, désinfectant, antibiotiques, bandes de plâtres, et seringues stérilisées si vous en trouvez. Vous en prenez autant que vous le pouvez, et vérifier les péremptions. Pis si vous trouvez des trucs qui vous paraissent utiles, vous gênez pas.

Quand à elle... Elle s'occuperait du plus chiant. Pilule contraceptive peut-être, ou compléments alimentaires. Tout ce qui pourrait s'avérer utile, et auquel le reste du groupe ne pensait pas forcément. Comme de quoi pratiquer la chirurgie en cas de forces majeures, avec les maigres moyens dont elle possédait la charge. Un instant, son regard dériva sur la hauteur des étagères, repérant une boîte d'anti douleurs spécialement autorisés avec une ordonnance carabinée. Ca, ça pouvait s'avérer utile. Sauf qu'elle n'avait pas pensé à retrouver dans son champ de vision Kurtis, qui lui demanda immédiatement pourquoi il l'observait. Elle, l'observer ? Haussant un sourcil à peine arrogant alors qu'elle croisait les bras contre sa poitrine, elle l'écouta dire que ce n'était pas poli, bla bla bla.

Je ne suis pas polie. Je suis une connasse arriviste, et arrogante.

Au moins, il savait à qui il avait affaire. Comme si elle allait avoir peur de lui tiens, la blague. Certainement pas après s'être frottée à une bande de pillards fous dangereux non. Encore moins après la chute du stade. Au même moment, Daryl surgit dans son dos en manquant de la faire sursauter, ayant sans doute entendu un morceau de la discussion vu comme il fût aimable en demandant si il y avait un souci.

Non, rien. T'inquiètes. Dit-elle à son ami en lui offrant un de ses rares sourires apaisant. Kurtis me demandait sur quel genre de cachets il venait de tomber.

Quand à son autre question...

C'est contre les troubles du sommeil et de l'anxiété. Un peu comme un somnifère. Lâcha t-elle du bout des lèvres en récupérant un des sachets au sol. Si t'as du mal à dormir en c'moment, c'est ce qu'il te faut. Et vu le nombre, tu peux largement te faire plaisir.

C'était pas son problème si il avait des troubles du sommeil après tout. Ils étaient dans une pharmacie, elle allait pas le dévorer tout cru si il récupérait des trucs qui pouvaient lui être utiles, tant que ça n'empiétait pas sur la propre trousse à pharmacie qu'elle tentait de reconstruire pour Evergreen. En quelques minutes à peine, elle avait déjà réussit à construire un petit stock bien sympathique.

Alors, vos trouvailles ? Ah, et si quelqu'un arrive à trouver du Diamicron et de l'oxycodone je lui offre une clope.

L'appât du gain marchait toujours. Trouvant une boîte de préservatif, elle ne put s'empêcher de la lancer en direction de Daryl et Kurtis avec un grand sourire, faisant remarquer "ça peut toujours servir" avant d'effleurer le bras de Gary en passant à ses côtés.

Les médicaments les plus dosés devraient se trouver dans la réserve. Ca peut toujours valoir le coup d'y entrer, non ?


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