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 Chasse, pêche et tradition

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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Ven 8 Juil 2016 - 18:53


    Qu'est-ce qui m'empêchait de partir au juste ? Rien au fond, alors à quoi bon rester ? Ce pauvre renard amaigri ne nous nourrirait pas tous suffisamment alors autant chercher autre chose... Mais c'était bien ça le problème : j'étais incapable de chercher autre chose simplement parce-que j'étais un chasseur minable, et ces deux là avaient l'air de bien s'en sortir, alors tant que je ne percevais pas de danger imminent émanant d'eux, autant rester encore un peu. Et pour être honnête, ils avaient l'air bien trop perchés pour faire quoi que ce soit ; ou peut-être était-ce justement une parade ? Peut-être que le vrai repas ça allait être moi ? Secouant la tête pour m'ôter de la tête ces pensées ridicules, j'ouvris de grands yeux ébahis quand l'indien se mit à boire le sang du renard ; ne le quittant pas des yeux jusqu'à ce qu'il eut terminé, je ne pu m'empêcher de me dire qu'il avait vraiment l'air d'un tueur fou comme ça. N'écoutant qu'à moitié les explications du plus vieux je me contentais de secouer la tête en reportant mon attention sur lui, fronçant légèrement les sourcils.

« Non merci, je ne me sens pas encore affamé au point d'en arriver là. »

    Mon ton n'avait en rien été offensant, simplement plein de scepticisme. Ils pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient après tout, si c'était à la mode dans beaucoup de tribus. Donc, après l'apocalypse qui accentue l'arrogance des humain, voilà une preuve de l'apocalypse qui les rend fous. Les regardant tous deux, je fus sortis de mes pensées par le plus vieux qui expliqua les conditions de vie plus au Nord, puis l'indien qui aborda rapidement le sujet du stade. Hochant la tête pour valider leurs propos, je regardais attentivement la précision avec laquelle le gris vidait l'animal ; ça n'avait rien de ragoutant certes mais je n'allais pas non plus en faire une montagne, c'était seulement... inhabituel.

    C'est partout pareil. Mon sang se glaça instantanément. Bien sûr, aucun coin du monde n'avait dû être épargné par ce fléau, mais il y avait bien des endroits où c'était plus vivable pas vrai ? J'avais moi-même pu m'en rendre compte alors que je voyageais seul qu'en dehors de la ville il y avait moins de macchabées alors... Plantant sur le plus vieux des yeux se voulant sans émotion malgré la lourdeur des sentiments qui y planaient, je repris la parole d'un air un peu moins indifférent.

« Vous êtes passés par le Montana ? Ou même un autre État du type. »

    Je n'étais pas idiot et était parfaitement conscient que tout cela ne s'était pas arrêté à chaque frontière imaginaire, mais peut-être que si un autre État dans la même configuration que le Montana n'était pas infesté il pourrait en être de même là-bas ? La ferme familiale était loin de toutes grandes villes, peut-être avaient-ils eut de la chance en campagne... Ou peut-être pas. Six mois déjà, et toujours aucun signe d'eux.

    Le moment semblait cependant mal choisi pour se lancer dans une discussion de ce type, pour toutes sortes de discussions en fait. Un bruit dans les feuillages me fit froncer les sourcils ; un autre animal ? Ce serait étonnant au vu du bruit que nous faisions, et encore plus avec le tir de ma carabine quelques instants plus tôt. Observant l'indien s'éloigner, j'attendais qu'il donne son verdict. Un cadavre évidemment, et il était seul d'après l'homme. Me détendant instantanément, je laissais retomber mes épaules jusqu'alors en alerte ; si ce n'était que ça, pas de quoi s'inquiéter. Certes, d'autres n'étaient peut-être pas très loin et nous devrions filer bientôt, mais ce n'était pas non plus l'urgence immédiate. La pluie gelée commençait à me taper sur le système et, tournant la tête vers le gris, je lui lançais d'un ton nonchalant.

« A vous l'honneur. »

    S'il comptait sur moi pour le tuer, il pouvait espérer longtemps. Si j'avais été seul j'aurais prit mes clics et mes clacs avant que ce mort ait pu poser ne serait-ce qu'un ongle sur moi ; j'aurai pu le faire, mais je voulais uns réponse à ma question. Le cadavre s'approchait toujours et je me demandais un instant si le plus vieux ne pensait pas que je plaisantais, mais je restais parfaitement fixé au sol, attendant qu'ils se décident soit à l'abattre, soit à lui tourner le dos et trouver un coin plus tranquille.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Mar 12 Juil 2016 - 14:15

La pluie ne les épargnait pas et en quelques minutes, ils se retrouvaient tous passablement trempés. Aucun ne semblait y prêter une réelle attention pourtant : le syndrome de ceux qui vivaient dehors depuis déjà longtemps. Et d’autant plus dans cette région où s’arrêter de vivre à chaque averse revenait simplement à s’enterrer vivant !

L’épisode du rôdeur coupa leur conversation et Axel invita les deux autres à régler son compte. Désireux visiblement de se préserver !

- Oui, évitons la carabine, rétorqua le vieil homme, ayant une confiance toute relative en la discrétion de l’inconnu.

Il fit un mouvement de tête en direction de son ami, lui offrant à son tour les pleins pouvoirs. L’indien récupéra la machette et alla à la rencontre de l’infecté. Moins de dix secondes plus tard, le corps de ce dernier s’écroulait au sol dans un bruit sourd, couvert par la pluie. Mani, à quelques mètres des deux autres, fronça alors les sourcils, percevant des sons que ses coéquipiers ne pouvaient entendre.

- Je crois que d’autres arrivent… leur apprit-il en revenant vers eux. A comprendre : nous devons partir. Tony fit un hochement de tête.
- Bien, ça suffit pour maintenant de toute façon, dit-il alors que son renard était fin prêt. Allons nous abriter ! Il se tourna vers le jeune homme. Vous nous accompagnez ? Nous pourrons préparer le gibier et le partager !

Comme à son habitude, il espérait pouvoir profiter un peu de la compagnie de ce garçon. Après tout, ils ne s’étaient encore rien dit. Qui ils étaient, d’où ils venaient, où ils allaient ? Non non non, impossible d’en rester là ! Les trois hommes quittèrent ainsi la nature toute relative du parc – et ses menaces – pour trouver un coin tranquille. Alors qu’ils s’étaient suffisamment éloignés de la zone dangereuse, en ayant dû éliminer deux macchabées supplémentaires, Warrington tenta de reprendre leur brin de causette, là où ils avaient été obligés de l’abandonner quelques minutes plus tôt.

- Vous disiez ? Reprit-il ainsi, et Axel se répéta. Nous venons de la Colombie Britannique, expliqua le cryptologue. Du canada donc, plein nord. Au nord de Vancouver, donc c’est le premier des états d’Amérique que nous traversons. Mais le Montana doit ressembler à ce que nous avons vu depuis Port Simpson… en terme de population… c’est bien la question ? A savoir des zones relativement peu habitées. Quoique la côté canadienne était bien moins déserte que les grands espaces de l’Etat du Trésor. C’est nettement plus tranquille qu’ici, c’est certain ! Vous cherchez une terre d’exil ?
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Sam 16 Juil 2016 - 12:10


    J'avais observé du coin de l’œil l'indien descendre le macchabée qui s'était approché ; il savait ce qu'il faisait, aucun doute là dessus. Un sourcil légèrement haussé, je soupirais légèrement en l'entendant parler d'autres morts qui n'allaient pas tarder à s'amener. C'était prévisible évidemment, je n'avais pas vraiment assuré en me servant de mon fusil, mais si ces deux gars n'avaient pas été là, je serais déjà repartis en route pour la maison ; ou pour un autre gibier, au vu de mes difficultés à chasser. Le gris s'était tourné vers moi, proposant de me joindre à eux pour le repas ; une partie de moi me disait de me tirer fissa, tant pis pour le renard. Mais d'un autre côté... ils avaient peut-être des informations sur ce qu'il se passait dans les provinces plus reculées, et je ne pourrais de toute façon pas rentrer jusqu'à la maison sous cette pluie horrible alors...

« Je vous suis. »

    Nous mettant alors en route vers un potentiel abri, je les avais une nouvelle fois laissés s'occuper des quelques cadavres qui approchaient ; à quoi bon m'y coller ? Ils n'étaient pas suffisamment proches pour être un réel danger pour moi. Je me sentais cependant de plus en plus agacé par cette pluie battante qui me glaçait les os, par chance ma veste en cuir permettait une certaine imperméabilité, mais mon pantalon et mon visage étaient trempés.

    Le gris reprit finalement la parole alors que nous marchions d'une allure sensiblement pressée, me demandant de répéter ma question ; ce que je fis en tentant de masquer mon agacement. Et à mon plus grand désarrois il n'en savait au fond rien, même s'ils semblaient avoir vu plus de pays que moi ; venir ainsi du Nord avait dû leur offrir leur lot de surprises. Soupirant légèrement, je secouais la tête à sa question.

« Ma famille y vit. »

    Pas besoin d'en dire plus. Inutile de préciser que je ne les avait pas vu depuis le début de cette apocalypse, et je n'avais pas vraiment l'intention de justifier du pourquoi j'étais encore ici plutôt qu'avec eux.

    La pluie ne semblait toujours pas faiblir, et après une dizaine de minutes, une sorte de petite baraque se dressait devant nous ; probablement qu'elle servait de point de repère pour les randonneurs. Ou peut-être pas, c'était égal en fait.

« Là, ça devrait faire l'affaire. »

    J'avais un peu accéléré le pas jusqu'à la petite bâtisse et alors que je me trouvais juste devant, un mort déboula de derrière et m'agrippa le bras. Le maintenant légèrement à distance je soupirais bruyamment en attrapant rapidement la machette calée dans la sangle de mon sac et la plantant froidement dans le crâne du macchabée. Secouant la tête en levant légèrement les yeux au ciel, j'essuyais rapidement mon arme dans l'herbe trempée.





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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Lun 18 Juil 2016 - 19:29

Warrington se serait bien gardé de juger Axel pour ne pas avoir tenté de rejoindre sa famille. Lui-même ne l’avait pas envisagé. L’homme était rationnel, il savait que c’était inutile. Il était aussi trop lâche pour pouvoir affronter de front une réalité trop dure. Celle de la mort des gens qui avaient compté pour lui. Sa mère, sa sœur, ses neveux, leurs enfants. Evelyn aussi. Alors il s’efforçait de ne pas penser à eux, bien conscient que s’attacher au passé ne pouvait que compromettre son présent. Peut-être que les deux hommes n’étaient finalement pas si différent.

- On va avoir du mal à faire un feu… fit remarquer Tony, alors qu’ils marchaient, sous la pluie qui tombaient toujours. Dans d’autres circonstances, il aurait cherché du bois sec pour anticiper la cuisson de leur prise. Mais aujourd’hui, c’était inutile. Ils ne parviendraient à rien… J’espère que vous appréciez la viande crue ! Déclara-t-il, sur un ton enjoué à leur nouveau compagnon. Inutile de préciser que le steak tartare n’était pas des plus répandus dans le pays de l’oncle Sam !

Ils s’approchaient de l’extrémité du parc quand ils se retrouvèrent devant une petite bâtisse. Cela ferait effectivement l’affaire ! Axel partit en premier, et se fit rapidement surprendre par un macchabé. Mani amorça un mouvement pour lui venir en aide, mais Warrington posa sa main sur son bras. Il s’en sortait très bien tout seul. Et silencieusement pour une fois ! Personne n’avait survécu jusqu’ici sans pouvoir régler son compte à un prédateur isolé.

- Warrington, dit Tony brièvement, pour se présenter en tendant une main pleine du sang du renard, alors qu’Axel finissait tout juste de nettoyer sa lame.
- Mani, précisa l’autre.

Ils s’approchèrent de la cabane. Elle était verrouillée et depuis une fenêtre, l’intérieur paraissait sommaire, presque nu. Le cryptologue essuya vaguement la crasse sur la vitre et précisa :

- Il n’y a personne… Il hésita une seconde puis haussa une épaule, avant de casser la vitre avec le manche de sa hachette. Il glissa alors son bras, pour essayer d’attraper la poignée, comme dans les films. Il l’effleura hélas seulement du bout des doigts. Hum je n’ai pas le bras assez long !

Il invita donc un des deux autres à essayer. Trouveraient-ils de quoi cuire leur bidoche là-dedans ? Rien n’était moins certain… à moins qu’ils ne trouvent un réchaud inespéré ! Dans le pire des cas, ils attaqueraient la viande comme ça. Pour les deux chevelus, ce ne serait pas la première fois. Mais Axel, il en pensait quoi ?
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Mar 19 Juil 2016 - 22:35


    Après avoir réglé son compte au mort surprise qui avait décidé de me barrer la route, je soupire légèrement, franchement agacé de ne pas pouvoir passer ne serait-ce qu'une seule journée loin de tout. Mes compagnons du jour reprennent alors la parole, se présentant comme si le moment était enfin venu de devenir plus intimes. Hochant la tête sans quitter mon air las, je leur réponds machinalement en regardant les alentours pour ne pas me faire surprendre à nouveau.

« Moi c'est Axel. »

    Toujours passablement distrait pas les alentours, je sursautais légèrement quand le gris brisa la vitre de la petite baraque. Pas le bras assez long... jetant un regard à l'indien dénommé Mani, je haussais les épaules, le voyant peu décidé à essayer en tenant les restes du renard. Levant légèrement les yeux au ciel, je m'approchais à mon tour du trou où se tenait une fenêtre et passa mon bras à l'intérieur. Quelques millimètres encore... m'enfonçant un peu plus en tirant mes doigts le plus possible vers l'avant, je ne prêtais pas réellement attention aux bouts de verre restants qui entaillaient ma veste. Là, la poignée, un peu plus haut le loquet ; j'y étais. Exerçant une pression vers le bas pour le déclipser, ma main glissa me faisant légèrement perdre l'équilibre, ce geste involontaire étant évidemment accompagné d'un soupir bruyant.

« Je l'ai presque... »

    Quelques secondes plus tard, mes efforts payèrent et la porte étaient déverrouillée. Me redressant, je me frottais machinalement les mains comme pour ôter toute crasse potentielle, et fis signe aux deux autres de s'engouffrer à l'intérieur. Un dernier coup d’œil en arrière pour m'assurer qu'il n'y avait pas de danger immédiat et je lui suivais. Une odeur de renfermée était présente, elle aussi était devenue presque normale, allant souvent de pair avec l'odeur âpre des macchabées. Refermant la porte derrière moi, je restais néanmoins contre celle-ci, peu rassuré d'être dans un si petit espace avec deux inconnus ; parce-que oui, connaître leurs noms n'en faisaient pas des camarades de confiance, loin de là.

« J'espère tout de même qu'on va trouver de quoi cuire cette viande. »

    L'idée de manger de la viande crue ne m'enchantait guère, pour tout dire je ne l'avais même encore jamais fait, mais rien qu'au souvenir de les voir boire le sang de la bestiole... J'en avais quasiment l’appétit coupé. Mais peut-être que faire un feu risquait d'attirer des morts, et dans cet espace confiné, par sûr que l'idée soit bonne. Le temps que mes yeux s'adaptent à la semi-obscurité, je regardais près de moi mais il n'y avait à priori rien qui pouvait servir de réchaud. Soupirant une nouvelle fois, je repensais à ces dires concernant les renards et tous les ''restes'' qu'ils ingurgitaient. Jetant un regard peu assuré aux deux hommes, je fis un signe du menton vers la bête déposée sur la petite table en bois.

« Vous êtes sûr que ça ne craint rien de manger ça cru ? »

    J'avais peut-être l'air d'un abruti comme ça, d'un ignorant, mais mieux valait demander que de faire n'importe quoi.





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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Lun 25 Juil 2016 - 18:39

Tony se fit la réflexion qu’Axel paraissait définitivement au bout de sa vie. Plus rien ne semblait l’enthousiasmer ou même le surprendre. Il était las et prenait chaque évènement comme une nouvelle fatalité désolante. Ce fut en tout cas avec cette mine là qu’il se présenta à son tour, sans un sourire, puis qu’il se résigna à essayer de passer le bras au travers de la vitre brisée. L’ancien professeur avait collé son nez contre l’autre côté de la fenêtre, espérant apercevoir l’avancée de l’entreprise. Mais il ne voyait rien. Cela ne l’empêcha nullement de dire pourtant :

- Oui, oui c’est bien ! Presque ! Alors donc qu’il n’en savait rien. Encouragements, encouragements ! Jusqu’à ce que : aaah ! Génial, merci ! Quand Axel parvint finalement à déverrouiller la porte.

Les trois hommes pénétrèrent ainsi à l’intérieur de la petite baraque. Au sec. Sans vraiment regarder autour de lui, Warrington se secoua un peu comme un chien. Sa fourrure expulsa les gouttes vers l’extérieur, tout comme sa chevelure trop longue. Olé ! Pendant ce temps, Mani, totalement imperturbable face à la météo, fit le tour de la pièce. Il y avait ici un banc des plus basiques, une petite table ainsi qu’une petite étagère. Elle était aussi quasi nue, et ne contenait effectivement pas de réchaud ou quoi que ce soit en mesure de cuire leur bidoche.

- Non, il n’y a rien, répondit-il ainsi au jeune homme. A quoi, Tony répondit vivement :
- Aucune importance ! Non ça ne craint rien. Il faut bien sûr ne pas trainer, mais on est largement dans les temps. Les bactéries qui pourraient secouer notre appareil digestif ne se déclarent qu’après 3 heures. Large !

Récupérant la machette, il entreprit de couper des morceaux de la chair de l’animal. Bien conscient de la réticence de leur nouveau compagnon, il lui tendit la plus belle pièce. La plus tendre aussi donc. Pas de nerf. Pas de gras. Non sans jeter un regard à son pote indien d’abord, en mode « désolé mec, on va faire un effort ! ». Il lui fila un rein pour se faire pardonner.

- Mâcher bien avant d’avaler, conseilla-t-il, tout en se découpant un bout pour lui. De toute façon, on ne peut plus vraiment se permettre de faire les difficiles, n’est-ce pas ? Et c’était bien le moins qu’il pouvait dire ! Cela amena d’ailleurs notre homme a essayé d’en apprendre davantage sur Axel. Ce n’est tout de même pas votre première viande depuis octobre, n’est-ce pas ? Auquel cas, il aurait toujours réussi à réchauffer ses proies. Vous avec un abri fixe dans les parages ? Vous y survivez avec du monde ?
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Chasse, pêche et tradition   Mer 27 Juil 2016 - 17:52


    J'avais espéré qu'un réchaud ou n'importe quoi soit caché quelque part ici, mais l'indien confirma après avoir fureté dans chaque coin qu'il n'y avait rien. Soupirant une nouvelle fois, je repensais un court instant à faire un feu mais le manque de discrétion n'était pas vraiment permit. Les mots du gris me tirèrent une légère grimace de dégoût ; nous étions ''large'' ? Mieux valait ne pas penser au pire, la rage et ce genre d'inconvénients... Avais-je faim à ce point ? Faut croire.

    Observant l'homme découper les parts de l'animal, je remarquait l'air légèrement mécontent de son partenaire ; apparemment, il n'avait pas eu le morceau qu'il souhaitait... restait plus qu'à espérer que le mien soit digeste. M'avançant lentement vers la table, je m'installais sur une caisse de bois qui traînait, face à eux et au morceau de viande qui m'avait été donné.

« On ne peut pas faire les difficiles en effet. »

    Haussant les épaules, je regrettais de pas avoir une assiette et des couverts pour manger plus convenablement, peu envieux de m'en mettre partout. Mais une fois encore, je n'avais pas vraiment le choix. Attendant quelques secondes que les deux hommes s'attaquent à leurs parts, je pris finalement le mien et l'humais avant de croquer dedans. Ç'avait déjà bien refroidi mais au final ce n'était pas aussi horrible que ce à quoi je m'étais attendu et la première impression de goût métallique passé, je tentais de faire fi du goût que ça avait réellement.

« Ce n'est pas ma première viande non, mais les précédentes étaient cuites. »

    Les gens pouvaient-ils seulement survivre dans ce monde sans avoir les apports nécessaires qu'apportait la viande ? Je n'eus pas le temps de m'étendre sur la question, reportant mon attention tour à tour sur les deux hommes en face, restant interdit quant à la question de Warrington. Après un court instant, je repris sur un ton neutre, tentant de masquer le stress naissant qui exacerbait déjà mon agacement.

« J'ai un abri fixe oui. »

    J'avais choisi de rester vague, même s'ils ne devaient pas être dupes et se douteraient bien que je cachais quelque chose, la preuve étant que je n'avais pas donné de plus amples précisions. Mais je ne connaissais en rien ces hommes, alors s'ils croyaient que j'allais leur proposer de venir à la maison, survivre ensemble et tout ce que les êtres humains recherchent désormais, ils rêvaient. La moitié de ma viande déjà engloutie, j'enchaînais rapidement pour détourner un peu le sujet.

« Qu'est-ce qui vous a poussé à aller vers le Sud ? Le Nord a dû vous offrir un avantage par rapport aux macchabées pendant l'hiver. »

    Pour sûr que dans les contrées un peu perdues plus au Nord les cadavres étaient moins présents, peut-être même qu'ils avaient été temporairement gelés pendant l'hiver ? Pour quelle raison ces deux hommes avaient-ils décidé de voyager plutôt que de se créer un coin confortable là-haut ?





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Chasse, pêche et tradition

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