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 When your lips can't explain the pain you feel.

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MessageSujet: When your lips can't explain the pain you feel.    Dim 24 Avr 2016 - 17:05




When your lips can't explain the pain you feel




Attroupement un peu trop compacte… Trop de monde, trop de pleure, trop de mines tristes… Le départ de la famille Karlson faisait mal à tout les habitants du chalet. C'était un coup dur de les voir partir ainsi, sans savoir si un jour ils reviendraient ici, sains et saufs. Tous les trois. Avec un membre de la famille en plus.

Buzz en avait gros sur le coeur même s'il tentait de ne rien laisser voir. Ça ne servait à rien de pleurer aussi là, devant tout le monde. Alan et Christy avaient fait leur choix, et personne n'avait le droit de les retenir. Ils pouvaient juste leur souhaiter une bonne route, leur donner un peu de courage. Espérer en croisant les doigts ou bien en pensant chaque jour à eux que tout irait bien. Le jeune homme espérait que son petit présent avait fait plaisir à la famille. Etrange qu'il ait fallu ce genre de circonstances pour qu'il décide de reprendre un crayon en main et de griffonner à nouveau sur le papier des traits représentant les visages de cette grande famille qu'ils formaient tous ici.

Son pote s'en allait également, et Buzz avait bien vu qu'il avait du mal à se faire à l'idée. Mais que dire ? Les mots ce n'était pas forcement son fort. Alors il avait préféré un regard et une tape fraternel dans le dos. Une pointe d'humour à la Buzz, histoire de voir à nouveau sourire Sven. Et puis il y avait eu Nara. Sa Nara en larmes, complètement dégoûtée que les Karlson les quittent. Nara a qui il avait prit la main pour lui apporté un peu de son soutien, un peu de force. Elle en avait besoin. Il le savait.

Et pourtant alors que la voiture s'éloignait, il se surprit à la chercher des yeux comme un con. Où était-elle passée ? Il avait fit signe aux passagers qui s'en allaient, un goût amer dans la bouche. Il se tourna assez rapidement vers la porte d'entrer. Il cru voir la silhouette de sa petite amie disparaître… Le jeune homme poussa un long soupire, alors que les gens se dispersaient peu à peu. Il alluma une cigarette, sachant pertinemment que Nara avait sans doute besoin d'un moment seule avec elle même. Il tira sur sa clope, avant de dévisager le tube de tabac. Rah putain rien que ça, ça lui faisait forcement penser au père et au fils Karlson… Lui aussi il allait avoir besoin d'un peu de temps pour encaisser le fait qu'il ne verrait plus leurs tronches dans le coin…

Un signe de tête à Arthur, avant qu'il ne baisse les yeux sur le peu de neige qui restait sur le sol. Ils reviendraient. Alan était bien trop têtu pour ne pas revenir à la maison. Il leur fallait juste le temps de retrouver leurs autres fils. Buzz écrasa son mégot, le jeta dans le cendrier improvisé à l'entrer du chalet d'une pichenette, et s'engouffra à l’intérieur. But : retrouver Nara. Il n'aimait pas la voir comme ça. Alors même si elle risquait de lui dire d'aller se faire voir au début, parce que pleurer devant lui c'était pas la chose qu'elle préférait, il insisterait.

Il prit tout de même le temps de retirer sa veste. Il toussa en portant son poing devant ses lèvres, avant de prendre la direction des escaliers qui menait à l'étage. Grimpant les marches deux à deux, il   passa la porte de leur chambre, vérifiant si elle pouvait se trouver là. Personne… Il aurait pu le parier. Trop de possibilité qu'elle soit retrouver facilement. Il jeta ses clopes et son briquet sur le lit, avant de refermer la porte pour prendre la direction des sanitaires. Un endroit qui fermait à clé… Les toilettes ? Hum… Nope… Buzz opta alors pour les différentes salles de bains de l'étage. Aller savoir pourquoi comme un con il ne commençait pas tout de suite par celle où ils allaient normalement. Parce qu'il pensait qu'elle se cachait vraiment ?

Le tatoué actionna les poignées des différentes salles de bain. Toutes vides. Personnes. Pas de Nara. Il tomba sur une porte close. Bingo ! Il gratta alors contre le bois et souffla : « -Nara ? C'est moi… » Quelques secondes passèrent avant qu'il n'entende du bruit à l’intérieur. Le verrou s'actionna et il se retrouva nez à nez avec un des vieux grincheux du chalet, une serviette autour de la taille, du savon sur le visage. « -oh merde ! » Buzz grimaça en levant les deux mains devant lui en signe de pseudo excuse. « -va dont draguer ailleurs petit con ! » grogna le vieux alors que Buzz s'éloignait déjà en grimaçant contre le vieil homme qui ne pouvait pas l'encadrer.

Bon plus qu'une solution… La salle de bain qui était la plus proche de leur chambre. Et cette fois-ci il était sur de ne pas se tromper puisque le petit chien que Nara avait adopté quelques temps plus tôt se trouvait rouler en boule devant la porte, pleurant à moitié. Buzz s’accroupit vers l'animal qu'il avait finit par accepté, et dit : « - viens là toi. » Il prit l'animal dans ses bras, avant de s’asseoir à même le sol. « -bébé ? C'est moi… tu veux bien m'ouvrir ? » Allait-elle le faire ? Il n'avait plus qu'à attendre. Hors de question qu'il la brusque.


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Nara S. Turner
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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Dim 24 Avr 2016 - 18:12








When your lips can't explain the pain you feel. | Pv. Bruce Detweiler
 
Le départ des Karlson avait fait paniquer Nara. Complètement paniquer. Nara n’était pas comme ça. C’était une petite dure à cuire. La petite nana prête à foutre un pain dans la gueule aux gens qui lui cherchaient des noises. La fille indépendante et combative qui savait se débrouiller en bricolant de quoi survivre avec ce qui lui tombait sous la main. La disparition de son père avait été un événement traumatisant, mais elle avait eu Buzz pour surmonter tout ça. Là, c’était la cocotte minute qui explosait. Trop de pression, Nara avait trop prit sur elle depuis tous les derniers évènements.

Quand tout le monde avait commencé à s’attrouper à la porte du chalet pour un dernier au revoir, alors que certains aidaient les Karlson à charger la voiture, Nara était partie en courant. Toumaï, qui restait collé à sa maîtresse, avant poussé un petit aboiement à en faire rire les autres chiens du chalet, puis avait fait ce qu’il avait pu pour la suivre. Elle avait monté les marches quatre à quatre pour s’enfermer dans la salle de bain. C’était l’endroit parfait pour exploser.

Elle avait refermé la porte et s’était cramponnée au lavabo comme si elle était à deux doigts de tomber. Toumaï chouinait derrière la porte, mais Nara n’arrivait pas à lui ouvrir. Elle commença elle-même à gémir avant de se regarder dans le miroir. Elle avait les yeux humides mais elle ne pouvait pas pleurer. Pas maintenant. Elle actionna alors le robinet de la baignoire. Cela couvrirait enfin le bruit. Le bruit de ses propres gémissements et des hoquets de ses pleurs. Nara s’assit sur le rebord de la baignoire et commença à sangloter. Elle avait envie de frapper les murs, le sol. Elle se contenta de donner un coup à l’aide de ses deux poings fermé contre la paroi en céramique de la baignoire.

C’était la frustration, l’agacement, l’épuisement qui parlait pour elle. Alors, quand après quelques minutes, elle entendit des pas dans les escaliers qui menaient à sa chambre, Nara n’osa plus bouger. Quand elle entendit la voix de Buzz, elle se raidit un peu plus avant qu’un hoquet ne lui échappe. Elle passa sa main dans l’eau froide avant de s’en appliquer sur le visage. Elle avait besoin d’aide, mais d’un autre côté, elle avait l’impression de trahir Buzz. Elle lui avait toujours renvoyé l’image de la fille forte, et là, elle était la petite amie en larmes, en larmes à cause de quelque chose qui s’appelait la fatalité.

Buzz demanda à Nara de lui ouvrir. Elle soupira, essaya de chasser quelques larmes de ses joues, n’osant même pas se regarder dans la glace. Elle savait qu’elle était toute rouge, et qu’elle était affreuse. Elle se savait ridicule mais cette fois-ci, contrairement à l’ordinaire, elle ne se fichait pas du regard des autres. Même si c’était Buzz. Elle se contenta alors de relever le loquet de la porte et de se rasseoir sur le rebord de la baignoire. Elle n’avait même pas relevé le surnom affectif et cette douceur dans la voix de Buzz. La jeune femme ne savait plus de quoi elle avait besoin. Mais voir Buzz ne pouvait pas lui faire de mal. Elle murmura quelque chose qui ressemblait à un « Tu peux entrer. » mais sa voix était enrouée et étouffée par le bruit de l’eau qui coulait. Alors elle se résolu à fermer l’eau qu’elle gaspillait.

Lorsque la porte s’ouvrit, elle poussa un soupire et essaya de s’arrêter de pleurer, sans vraiment y parvenir malheureusement.


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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Dim 24 Avr 2016 - 23:51




When your lips can't explain the pain you feel




Assis par terre dans le couloir, un peu comme un clochard, Buzz tenait dans ses bras Toum-toum qui semblait s’inquiéter pour sa maîtresse. Ou alors il voulait simplement jouer et comme Nara lui avait posé un vent, il chouinait. Aller savoir Buzz n'était pas dans la tête du chien après tout. Enfin en tout cas, ils étaient pour le moment l'un comme l'autre contre cette porte, attendant la même personne. Le jeune homme avait parlé d'une voix plutot neutre. Même s'il avait voulu y mettre une pointe de douceur.

Le truc avec Nara, c'était qu'il fallait savoir jaugé comme il le fallait. Il ne souhaitait pas qu'elle se mette en tête qu'il le prenait pour une petite chose fragile. Il ne l'avait jamais considéré ainsi, et ce n'était aujourd'hui que ça allait commencer. Sa Nara était forte. Vis à vis de la peine qu'il ressentait lui même pour le départ de la famille Karlson, il comprenait totalement qu'elle ait de la peine. Elle les appréciait beaucoup, retrouvant en Alan un peu le père qu'elle avait perdu. Sven était devenu son ami au fil des jours. Tellement qu'il était tombé amoureux d'elle au passage… Enfin ce n'était pas sujet. Buzz avait décidé d'y aller en douceur, de ne pas l'obliger à ouvrir la porte si elle ne le voulait pas. Il avait demandé gentiment, mais elle désirait qu'il dégage, de toute façon il allait le savoir bien vite.

Le clic de la serrure qu'on dévérouille se fit entendre, faisant lever la tête de Buzz. Il baissa à nouveau le menton, dévisageant le chien en gonflant ses joues, écarquillant les yeux. « -en piste body... » souffla-t-il à l'animal. Il aurait pu se précipité à l’intérieur de la pièce, demandé vite vite si elle allait bien. Mais d'une : c'était une question très con, et de deux, il savait que ce n'était pas ainsi qu'il fallait procéder. Le tatoué releva sa grande carcasse trop fine, le chien sous le bras. Un grognement passa ses lèvres alors qu'il fournissait l'effort pour se mettre debout, ses genoux craquant au passage.

Buzz regarda le chien, et une idée lui vint. Il ouvrit la porte, juste un peu, et fit glisser le chiot à l’intérieur avant de souffler : « -la voix est libre ? » Ne comprenant rien, le chiot préféra partir rapidement en direction de sa maîtresse, alors que Buzz ouvrait un peu plus la porte, pour entrer à son tour dans la salle de bain. Il croisa ses bras sur son torse, une petite moue s'affichant sur ses lèvres lorsqu'il découvrit son petit canaris, le visage rougit par les larmes. « -hey... » souffla-t-il en refermant la porte derrière lui, prenant soin de fermer à clé à nouveau.

Sans ajouter quoi que se soit, il avança pour se rapprocher de sa petite amie, d'un pas lent. Le jeune artiste s'installa à côté de Nara, ne la quittant pas des yeux. Son coeur était comme passé dans un mixeur. Il détestait voir ce spectacle. Cette petite frimousse toute barbouillée de larmes… A part les couinements du chien, le silence les entourait. Jusqu'à ce que Buzz décide que ça avait assez durée. Il ouvrit son bras, et souffla : « -viens là ma belle... » Même s'il venait de lui demander de se blottir dans ses bras, en réalité il ne lui laissa pas le choix. Entourant les épaules de celle qui comptait tant pour lui, il déposa un baiser dans ses cheveux.

Il n'était pas certain que dire quoi que se soit ait changer les choses. Même s'il avait envie de la voir sourire à nouveau. La peine était là bien présente. Il savait qu'elle tentait de contrôler tout ça. Il souffla alors avec une petite pointe d'humour made in Buzz : « -tu sais, y'a rien de grave à transpirer des yeux… » Il voulait qu'elle comprenne qu'elle n'avait pas à rester forte et dur tout le temps. Qu'elle était seulement avec lui. Alors si elle désirait pleurer pour évacuer et se sentir mieux, il ne valait mieux pas qu'elle se retienne.

Le petit chien posa ses pattes avant sur le pantalon de Buzz. Il sourit et ajouta : « -je crois que monsieur veut aussi faire parti du câlin... » Le jeune homme se pencha légèrement, choppant l'animal d'une main pour venait le caler entre lui et Nara.    

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Nara S. Turner
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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Mar 26 Avr 2016 - 0:34



   
   
   


When your lips can't explain the pain you feel. | Pv. Bruce Detweiler
 
Quand Nara vit le petit chien porté à bout de bras par Buzz, elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en coin, qui fût très vite rappelé à l’ordre par un nouveau hoquet. Elle tentait de contenir au mieux ses sanglots. Le chiot ne comprenait rien, tout ce qu’il voulait, c’était retrouver sa maîtresse qu’elle avait associé à la sécurité. Lorsqu’il serait adulte, il serait un excellent chien de garde, fidèle compagnon de Nara quel que soit l’issue de leur survie. Elle sera davantage les poings et baissa la tête lorsque Buzz apparut dans son champ de vision.

Il avait eu la gentillesse de refermer à clé derrière eux. Nara lui était reconnaissante silencieusement. C’était pour ça qu’elle l’aimait, c’était avec ce genre de détails qu’elle tombait amoureux de lui, encore une fois. Nara se sentait sous pression, une espèce de cocotte-minute qui se serait fait stopper dans son explosion. Lorsque Buzz passa un bras autour de son épaule, s’approchant un peu plus d’elle, elle décala sa main sur le genou de son petit ami. Elle sera alors son étreinte, pas assez pour lui faire mal mais assez pour soulager momentanément son envie de craquer. Mais ça ne suffisait pas. À chaque fois qu’il prononçait une phrase, elle se retenait pour ne pas émettre de son.

C’est quand il fit une nouvelle remarque que Nara laissa échapper un son étrange, à mi-chemin entre le sanglot et le gémissement. Elle colla ses deux coudes sur ses cuisses et se mit la tête dans les mains en pleurant subitement très fort, comme une enfant le ferait. Elle avait honte mais ne se rendait même pas compte de ce qui lui arrivait. Elle n’arrivait pas à s’arrêter de pleurer, le visage dans les mains. Quand Buzz l’attira vers elle, elle enfouit sa tête contre lui en continuant de pleurer. Le bruit de l’eau ne recouvrait plus rien, et on pouvait entendre ses sanglots à travers toute la pièce. Elle avait des hoquets et n’arrivait pas à s’arrêter, alors elle se cramponna à Buzz comme elle pouvait, parce qu’elle avait l’impression de se noyer dans son propre chagrin. Ses sanglots étaient ponctués de « Oh mon Dieu, oh mon Dieu ! » Elle priait le ciel pour s’arrêter de pleurer, parce qu’elle détestait ça. Mais là, la cocotte-minute explosait, et il n’y avait que Buzz et ce petit chien pour se prendre la vapeur brûlante en plein visage.

Elle se souvenait subitement de quelque chose. Quand sa mère les avait quittés, Samuel avait eu une période de renaissance. Il tentait de se remettre de cette trahison de la part de sa femme et ne fréquentait presque personne hormis sa fille. Elle était tout pour lui. Il ralentissait sur la bouteille, fumait beaucoup moins et l’emmenait même à l’école. Mais intérieurement, il était détruit. Un jour, Nara avait ouvert la porte de la chambre de son père, et elle l’avait trouvé, la tête dans un oreiller, en train d’étouffer des sanglots. Alors elle était venue se peloter contre lui, dans son pyjama en layette, jusqu’à ce qu’il veuille bien enfouir sa tête contre sa fille, qui caressait son crâne à travers l’épaisse touffe de cheveux noirs bouclées de son père.

C’était la même chose ici. Sauf qu’elle était son père, et Buzz faisait office de station d’accueil pour se craquement incontrôlé. Lorsque Buzz amena le chiot sur ses genoux, Nara n’y avait pas prêté attention. Elle avait juste lâché un autre hoquet. Elle n’osait même pas relever la tête pour regarder Buzz parce qu’elle avait honte de réagir comme ça. Elle chercha d’un tâtonnement de main, détachant celle-ci du pull de Buzz, la tête du chiot qui lui lécha la peau par compassion, en couinant adorablement.

Au bout d’un moment, Nara ralentit et pleurait en silence, désormais. Elle avait peur d’avoir une mine affreuse, alors elle n’osait toujours pas décoller son visage des clavicules de Buzz. Elle décrivait des caresses sur l’épaule de Buzz sur laquelle elle posait son autre main. Comme pour se bercer. Nara renifla comme elle put en gardant la tête baissée, pas vraiment fière du spectacle qu’elle offrait à son petit ami. Elle brisait le mythe de la femme forte qu’elle tentait d’être au quotidien, et se détestait.


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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Mer 27 Avr 2016 - 23:16




When your lips can't explain the pain you feel




S'il prenait trois secondes pour fouiller sa mémoire, Buzz n'était pas certain de se souvenir d'une seule, une seule petite fois où il avait pu assister à un tel spectacle. Et pourtant cela faisait un bon nombre d'années qu'ils se connaissaient Nara et lui. Ils avaient traversé pas mal de chose. Mais jamais ils ne s'étaient montré sous cette facette là. Sa petite amie était quelqu'un de fort. Une jeune femme avec un caractère fort, forgé avec ce que la vie lui avait imposé depuis son enfance. La fragilité, les larmes… Il se rendait compte qu'il ne connaissait pas Nara ainsi. Bien sur il aurait préféré que cela continue. Mais aujourd'hui… Aujourd'hui elle était arrivée à un point de rupture. La coupe était pleine et le barrage qui retenait tout ça venait de céder.

Elle semblait lutter contre elle même. Et il savait pourquoi. Parce qu'elle n'avait aucune envie qu'il la voit ainsi. Mais c'était pour ce genre de cas qu'il était là aussi. Pas seulement pour les bons moments, les fou rire et les délires. Pas seulement pour lui tenir la main, l'embrasser et l'aimer. Il était là pour être le rocher auquel elle pouvait se raccrocher. Comme une moule qui subit les asseaux de la marrée montante. Magnifique image… Poésie de Buzz…

Étrange comme il savait qu'il n'avait pas besoin de parler pour qu'elle sache qu'il était là pour elle. Bien présent et qu'elle pouvait laisser se déverser son chagrin et sa peine. Il ne se moquerait pas. Ne lui en reparlerait pas non plus. Il avait mal de la voir ainsi. De l'entendre s'étouffer dans ses sanglots qu'elle tentait de contenir tant bien que mal. Silencieusement, il lui parlait pourtant. Espérant que ses pensées lui parviendrait par télépathie. Qu'elle comprenne qu'elle n'avait pas à être forte. Pas ici, pas devant lui. Qu'il l'était pour deux, pour eux, pour elle. Que même s'il avait mal lui aussi à cause du départ des Karlson, il resterait debout pour l'aider à maintenir le cap. Lui dire que ça allait aller… Il savait qu'elle l'enverrait chier. Alors autant ne pas aggraver les choses. Elle n'avait pas besoin de ça. Seulement d'une épaule sur laquelle se reposer, de tendresse et de compréhension.

Peu à peu, Nara sembla se calmer. Était ce seulement une accalmie ? Buzz se contenta de caler son menton dans ses cheveux après y avoir déposer un baiser.. Il resserra son étreinte autour des épaules de celle qui lui était si chère, gardant toujours et encore le silence. Mais faudrait bien parler à un moment ou à un autre. Il le savait… Est ce qu'elle était prête ? Buzz laissa passer quelques minutes encore, alors que peu à peu les petit couinement du chien l'irritait. Il aidait pas vraiment celui là. Alors après un autre baiser plein de tendresse, il déposa l'animal dans la baignoire.

Puis il se leva avec lenteur, avant de venir passer ses bras autour de la taille de sa petite amie. Sans lui demander quoi que se soit, il la souleva du sol, et la prit dans ses bras. D'une main il plaça ses jambes autour de ses hanches, et ses bras autour de son cou. Il embrassa son front avant de reprendre place sur le rebord de la baignoire, Nara entre ses bras, sur ses genoux. Un main dans le bas de son dos, il passa l'autre dans les cheveux de la jeune femme, dévoilant ainsi un peu son visage rougit et baigner de larmes. « -ils reviendrons ma belle... » Buzz savait qu'Alan ferait son possible pour revenir jusqu'au chalet. Parce qu'ils avaient construit quelque chose ici. Parce qu'ils comptaient pour eux. Alors oui, le jeune artiste était confiant dans ce qu'il venait de dire.

« -regarde moi... » souffla-t-il avec une voix pleine de douceur. Ce n'était pas un ordre, plutôt une demande. « -hey... » Penchant un peu la tête, il chercha son regard, lui adressant un sourire. « -c'est pas grave de pleurer bébé… D'accord ? Ça fait du bien. » Il voulait qu'elle parvienne à ce mettre ça dans le crâne. Ce n'était pas parce qu'elle était en larmes qu'il allait la juger moins forte ou inutile. Parfois les gens craquaient, comme elle venait de le faire, parce qu'ils avaient été fort trop longtemps. Pleurer ça permettait d'évacuer. Chacun gérait ses émotions comme ils le pouvaient. Sa main caressa à nouveau les cheveux foncés de la jeune femme, alors qu'il ne la quittait pas des yeux. Il voulait qu'elle le regarde, qu'elle voit dans ses prunelles qu'il était là pour elle. Et qu'il l'aimait tout autant malgré son petit visage bouffi de larmes et ses yeux rougit. Malgré son petit nez qui coulait et la faiblesse passagère dont elle faisait étalage dans cette salle de bain.  



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Nara S. Turner
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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Jeu 28 Avr 2016 - 22:16



   
   
   


When your lips can't explain the pain you feel. | Pv. Bruce Detweiler
 
Il était difficile pour Nara de s’arrêter de pleurer, mais au moins, elle avait laissé les larmes couler à flot. Elle se sentirait mieux plus tard. C’était mal de tout garder pour soi. Heureusement pour elle, elle avait Buzz pour le lui expliquer. Elle ne pouvait pas se résoudre à jouer les dures à cuire. Elle avait besoin d’aide. Comme une petite fille qui aurait besoin de quelqu’un pour lui mettre un pansement sur sa plaie après une chute à vélo. Nara venait de tomber de vélo, celui sur lequel elle arrivait à tenir le cap depuis de début de l’Apocalypse, sans jamais faiblir.

Le contact de Buzz était paradoxal : D’un côté, elle se sentait bien d’avoir une épaule sur laquelle s’appuyer, et d’un autre, elle en souffrait. Son contact physique lui donnait l’impression d’une brûlure. Elle eut un petit sursaut au baiser dans ses cheveux. Puis elle lâcha un long soupire et s’appuya un peu plus contre lui, n’osant toujours pas relever la tête.

Mais elle ne s’attendait pas à ce que Buzz fasse ceci, la soulever pour s’occuper d’elle. Quand elle s’était laissée aller dans les bras de Buzz, il y a quelques mois de ça, elle savait que leur relation serait bénéfique. Elle savait ce qu’elle faisait, parce qu’elle était sûre de ses sentiments pour Buzz, ce garçon à l’œil vif et l’esprit créatif qu’elle avait rencontré au Burke Museum, adolescente. Il avait toujours été là. En fait, elle s’était rendue compte de ses sentiments lorsqu’elle avait rompu avec l’étudiant allemand. Elle ne supportait pas ce léger éloignement de Buzz parce qu’il ne s’entendait pas avec. Elle avait fait son choix. Elle l’avait choisi lui.

Elle se laissa entraîner dans le mouvement de Buzz, en relevant légèrement la tête pour enfin voir son visage, qu’elle évitait depuis tout à l’heure. Il la fixait du regard, après lui avoir dit qu’ils allaient revenir. C’était surtout son geste actuel qui signifiait beaucoup pour Nara. Elle toucha la nuque de Buzz du bout de ses doigts, ressentant ce petit pincement au cœur, synonyme de cet amour inconditionnel qu’elle éprouvait pour lui. Elle avait honte de son état, mais se sentait toute petite et fragile dans ses bras. Elle avait les yeux encore humides, essaya un sourire qui ne réussit qu’à lui arracher quelques larmes supplémentaires.

Quand Buzz lui dit qu’elle avait le droit de pleurer, la jeune chercheuse ne put s’empêcher de rebaisser le regard vers le bas, n’osant pas affronter cette réalité. Il n’y avait plus de conventions sociales en Post Apocalypsia, juste les stigmates de ce qui avait existé avant que l’épidémie ne se déclare. Dans ce cas, Buzz avait raison : Nara était tout à fait dans son droit que de fondre en larme quand la situation était trop compliquée. Alors elle essaya de se persuader de cela. Elle lâcha une main de son cou pour venir chasser ses larmes, d’un geste de rage, se trouvant bien pathétique tout de même. « J’suis affreuse… » Parvint-elle à articuler d’une voix légèrement enrouée, en lâchant un petit rire, qui ressemblait plus à un sanglot.

Elle se cramponna alors un peu plus à Buzz et enfouit sa tête dans son cou pour profiter de ce qu’il lui offrait, c’est-à-dire lui-même. Elle savait qu’il penserait que ça n’était pas grand-chose, mais pour elle, ça valait tout l’or du monde. Elle réussit à s’arrêter de pleurer et lâcha un petit gémissement de soulagement. Pour l’instant, elle gérait de nouveau. Son corps se sentait épuisé, peut-être un peu à cause de la tristesse qu’elle éprouvait, de cette crise de larmes, mais aussi parce qu’elle avait perdu du poids, malgré tous ses efforts pour se muscler en restant dynamique et volontaire. Elle ne put s’empêcher d’inspirer, en sentant cette odeur caractéristique de Buzz, l’odeur de l’homme qu’elle aimait.

Elle l’embrassa dans le creux du cou pour tenter de se donner de la contenance mais aussi pour le remercier de tout ce qu’il faisait pour elle. Elle détacha son visage de son étreinte, pour pouvoir regarder Buzz, clignant plusieurs fois des paupières avant que son regard ne veuille bien se mettre au point, après avoir été flou à cause des larmes depuis toutes ces minutes. « T’es génial… Quel spectacle à la con je t’offre là… » Articula Nara en esquissant un triste sourire en coin, avant de lever une main pour caresser la joue creuse de son petit ami. Elle le trouvait magnifique. Parfait. Elle savait qu’ils formaient un duo de choc, et que l’un tomberait sans l’autre : Une sorte de règle indirecte qu’ils n’osaient s’avouer entre eux.


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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Dim 1 Mai 2016 - 18:41




When your lips can't explain the pain you feel





Buzz pouvait puiser dans tout un tas de phrases toutes faites, que d'autres avaient déjà prononcé bien des fois. Des mots qui seraient capables de faire sourire à nouveau la jeune femme qu'il tenait dans ses bras. Des mots que ne colleraient pas du tout à ce que lui était. Qui sonneraient complètement faux dans sa bouche. De mots qui donneraient sans doute l'impression à Nara qu'il n'en avait rien à foutre de ce qui se passait dans son cœur et sa tête. Or ce n'était pas du tout le cas. Il avait mal pour elle. Et il savait qu'elle avait besoin de ce craquage, de lâcher les vannes pour que le mal intérieur se vide enfin. Elle avait été forte jusqu'à présent. Là c'était trop. Il voulait qu'elle le comprenne, que c'était presque une nécessité. Une besoin, une urgence que tout cela sorte, pour ne pas qu'elle étouffe et en crève.

« -moi j'te trouve magnifique avec ces petits yeux rougit. Tu ressembles tu sais, à un petit lapin albinos, ceux qu'on les yeux roses. » Buzz monta ses deux mains vers sa tête et mima deux oreilles tombantes en ajoutant : « -un lapin bélier albinos, avec les oreilles qui tombent comme ça... » Il fit une petite moue avec ses lèvres, avant de pencher la tête. Il finit par approcher son visage frottant son nez contre celui de Nara, passant à nouveau ses bras autour de sa taille. Il sourit pour lui même lorsqu'elle vint blottir son visage dans son cou. Il venait de dire de belles conneries, mais c'était pour la faire sourire. Ses lèvres embrassèrent les cheveux de la jeune femme alors qu'il serrait son petit corps entre ses bras, la berçant légèrement.

L'une de ses mains se glissant sous son t-shirt et il vint caresser le bas de son dos du bout des doigts. Elle relèverait la tête lorsqu'elle le voudrait. Il était là, pour elle. Alors même s'il devait avoir mal au cul pendant trois heures à cause du rebord de la baignoire, et bien tant pis. Il resterait là. Avec celle qui comptait plus que tout monde blottit contre lui.

Buzz lui sourit avec douceur lorsqu'il put enfin voir à nouveau sa bouille d'amour. Mais il l'embrassa assez rapidement, avec tendresse. Lorsqu'il détacha ses lèvres des siennes il se justifia : « -désolé… Mais si c'est pour dire des conneries comme ça, c'est peut-être mieux de se taire... » Un sourire avant qu'il ne lui fasse un clin d’œil. Spectacle à la con… C'était bien du Nara ça. Le jeune homme ajouta d'une voix douce et réconfortante : « -j'ai pas vu de close parlant de ça dans le contrat. Tu l'as rajouté ? » Un haussement de sourcils et il reprit : « -j'ai peut-être mal lu… Mais j'ai pas vu une seule ligne disant. » Buzz leva sa main comme pour écrire dans l'air : « - interdiction formelle de montrer la moindre trace de tristesse, de fragilité ou encore de pleurer. » Il reporta son regard sur Nara et dit : « - t'as pas à penser à l'image que tu me donnes. Parce que tu penses mal. J'te trouve vivante… Et craquante… Un brun sexy aussi... » A nouveau il se laissait glissé vers l'humour dans le but de la faire sourire.

« -attends... » Buzz se dandina quelques secondes, avant de poser sa main de l'autre côté de la baignoire et de se laisser glisser dans le fond, Nara toujours sur lui, leurs jambes relevé contre le paroi. Allongé ainsi dans le mauvais sens de la baignoire, Buzz hérité d'un chiot sur le ventre en plus de sa petite amie, et d'un grand coup de langue. Il n'y pensait plus à celui-ci ! Après une grimace il ajouta : « -je commençais à avoir mal au cul... » Un sourire pour sa belle, avant qu'il n'embrasse son front. Il n'avait pas envie de demander si elle allait mieux. C'était sans doute le meilleur moyen pour qu'elle recommence à pleurer de plus bel. Alors il décida de la fermer, lui laissant la parole si elle avait besoin de se confier à lui.

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MessageSujet: Re: When your lips can't explain the pain you feel.    Aujourd'hui à 4:09

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When your lips can't explain the pain you feel.

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