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 À l'aube d'un jour nouveau...

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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Mer 18 Mai 2016 - 21:34

Je fis un petit bon en entendant l'affirmation que Selene venait de prononcer concernant le possible futur départ qui serait le mien. Je me demandais vraiment si elle pouvait comprendre que je ne voulais pas voir une personne se trouvant sous ce toit à causse d'un enfant qui pleurerait sans doute tout les trois heures dans les premiers temps. De plus, il allait falloir le nourrir, le changer et l'habiller, mais je savais que la nourriture allait être le plus important à trouver. Je crois qu'une vache serait bien, mais est ce que cet animal pouvait se trouver dans les environs?

Je ne venais pas de la ville de Seattle avant que tout commence alors je ne savais pas trop où il serait bon de fouiller pour trouver un animal de la sorte. J'étais en train de me poser ce genre de question lorsque Selene reprit la parole pour me dire qu'elle parlerais à Aori seulement si j'en étais totalement certaine. Bien entendu que je l'était, car je savais bien comment cela allait se finir si je le faisais moi même.


- Oui s'il te plais. Moi je ne peux pas parler de ça. Avec toi s'est différent, tu sais.

Cette petite phrase en disait beaucoup sur ce que je ressentais au fond de moi lorsque j'abordais la chose avec Selene. Je savais que le fait que je ne me confis pas à Aori risquait de ne pas trop lui plaire, mais je savais que Selene trouverais les mots ou en tout cas je l'espérais fortement. Je quittais les côtés de Selene pour m'approché de la fenêtre qui donnait sur l'extérieur. La vue était splendide et je me demandais si tout ces Malades étaient bien réels ou si j'avais tout imaginée. Par moment je me demandais si je ne dormais pas tout simplement, mais vu que le réveil n'arrivait pas, je savais que je n'étais pas dans les bras de Morphée.

Je restais rivée sur le paysage boisé qui entourait le chalet en entendant la remarque de Selene. Machinalement, je posa ma main sur mon ventre, car bien que je savais qui était son père, je voulais protéger cet enfant. Je ne me retournais pas tandis que je pris la parole :


- Je sais que je ne pourrais jamais prétendre que cet enfant est un cadeau du ciel, mais s'est un enfant en devenir et je ne pourrais pas faire ce genre de chose. Je veux lui donner une chance de briller.

Aprés avoir terminé ma phrase, je me tournais de nouveau vers Selene. Elle était mon alliée, je le savais et je comptais sur elle. Je me demandais si cela n'était pas de trop, car tout le monde avait des soucis dans le monde actuel et moi, je leur imposais les miens. J'écoutais la nouvelle prise de parole de la jeune femme avant de répondre du tac au tac :

- Je panique aussi tu sais. Je me pose une multitude de question sur ce qui pourrait arriver, mais je me force à ne pas penser au pire. Oui, elles pourraient nous aider, mais les garçons doivent aussi savoir, sans pour autant entrer dans les détails. Je pense que Aori en a les notions en effet, car avant tout cela elle était vétérinaire.

Je n'eus pas le temps de dire quoi que se soit de plus que des bruits de pas se firent entendre de l'autre côté de la porte. Je savais que s'était ceux de Aori et après un regard vers Selene, j'ouvris la porte pour tomber nez à nez avec ma bien aimée.

- Je viens de mettre Arun au lit, il s'est endormi en quelques secondes. Je ... Est ce que tu vas bien ma puce?

- Oui, tout va bien. Je vais vous laissez faire connaissance toute les deux et en attendant, je vais aller voir Bobby.

Je me sentais fautif de laisser Selene devant le fait accomplit, mais je savais qu'elle allait comprendre ou j'espérais tout de même qu'elle ne m'en voudrait pas longtemps. En tout cas, je traversais la maison dans le sens inverse pour me retrouver rapidement à l'extérieur. Je vis sans la moindre difficulté où se trouvait le géant de fer et je m'avançais dans sa direction. Il me fallut quelques minutes pour arriver jusqu'à lui et une fois que je fus à sa hauteur, je pris de nouveau la parole :

- Je peux t'aider Bobby?

Il fallait que je m'occupe, que je cherche un moyen de ne pas penser à la conversation qui devait avoir commencer entre Selene et Aori alors j'attendais que le géant de fer me dise ce que je pouvais faire.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Jeu 19 Mai 2016 - 17:39

Le mastodonte balafré creusait avec entrain la fosse qui allait servir de traquenard pour les porteurs du virus qui allaient menacer sa famille d’adoption. Avec l’arrivée des deux femmes et de l’enfant, la résolution du géant au cœur d’or était redoublée. Il sentait que le trio allait rester dans ce petit coin de paradis terrestre. Dans ce chalet qu’il voulait donner à son amie Juliane et qui maintenant elle n’est plus revenu. Voilà deux mois qu’il n’avait plus de nouvelles de la photographe. Bobby aurai tellement aimer lui présenter Breann, la journaliste qui avait capturé les pensées et l’âme du monstre de foire. Il ne connaissait pas le doux sentiment d’être amoureux, mais il se sentait bien avec elle comme avec aucune autre personne qu’il avait croisé sa misérable existence. Repenser aux yeux saphir, aux lèvres pleines qui produisaient des sourires sublimes et à la gentillesse de l’être divin fit plonger le colosse dans une sorte de transe, un état semi-lunatique. Il se voyait e train de danser avec la journaliste, lui caresser une joue pour en apprécier la douceur exquise. Sans s’en rendre compte, sa chaleur corporelle avait atteint un point tel qu’il avait enlevé sa chemise pour continuer son travail.


La sueur courait sur les muscles disproportionnés de la bête comme les doigts graciles d’une maitresse sublime. Les cristaux salés slalomaient entre les crevasses des anciennes cicatrices et se perdaient ensuite dans les airs, projetés par les mouvements réguliers du labeur du mineur. Laissant ses bretelles pendre sur ses flancs, l’erreur de la nature projetait une image d’un homme robuste et vigoureux. N’ayant aucune contrainte ni d’équipier, le travail était presque achevé. Toujours en train de détailler la silhouette si sensuelle et voluptueuse de Breann dans son imaginaire, le géant n’entendit pas les pas légers dans la terre humide. Son ouïe était amoindrie et la perte de son oreille n’arrangeait pas l’audition du golem de chair. Sursautant en entend les quelques mots, le premier réflexe de l’homme difforme fut de faire un pas pour essayer de récupérer sa chemise.


Fermant les yeux, il songea quelques instants. Sa mémoire le replaça dans le contexte d’une maison abandonnée. La rouquine avait déjà vu le désastre qu’il cachait sous sa chemise et elle avait passé outre, considérant l’humain sous la carapace monstrueuse. Ne pouvant pas s’empêcher de rougir néanmoins, le géant souleva ses larges épaules en signe de confusion.


Robert- Euh… J’ai fini de creuser… Euh… Faire des pieux ensemble si tu veux? Tu peux m’aider à faire un feu aussi… euh... Seulement si tu veux.



Plaçant ses deux mains près du rebord du trou le géant se propulsa à l’extérieur d’une puissante traction. Se penchant près d’une surface plane, il arracha le gazon pour délimiter la zone du feu. Après avoir placé quelques pierres pour la sécurité, le monstre de foire fit un sourire de remerciement à Flann pour les écorces et les branches qui allaient servir de combustible pour démarrer l’étincelle qui deviendra un feu ronflant. Utilisant son vieux zippo pour allumer le feu, Bobby eut un visage rayonnant qui chassa brièvement sa laideur habituelle. Désignant un tas de branches et de petits troncs à proximité, la voix rocailleuse du géant éclata le silence presque surnaturel du bois.


Robert- Euh… On fait des pointes et ensuite on les met dans le feu… Euh… Faire solidifier les pointes. Fais attention OK?


Tenant la machette à la jolie jeune femme d’une main hésitante, le colosse entreprit de faire son premier pieu à la hache. Chaque éclat de bois fendu allait dans le feu pour continuer à l’alimenter. Désignant une roche à proximité, le géant plaça sa chemise sur la pierre pour en couper le froid et invita la rouquine au regard ensorcelant à s’assoir. Montrant la technique pour mettre le bout pointu de l’arme primitive dans le feu, le géant regarda la rouquine directement dans les yeux. Le regard bleuté si pur et rempli de bonté de la bête submergea l’âme et le cœur de la personne qui avait suscité tant d’inquiétude à la lie de l’humanité. Les mots projetés par la gorge immonde du golem de chair étaient toutefois d’une douceur et d’une tendresse touchante.


Robert- Euh… Je suis content que tu as retrouvé Aori tu sais… Euh… Je m’en veux de ne pas put avoir été là pour t’aider tu sais. J’ai pensé à toi chaque jour et je priais pour toi et Aori… Euh… Je me mordais les doigts de ne pas avoir donné l’adresse d’ici. Heureusement que Selene te l’a donné.


Rougissant en pensant à son ange aux yeux de saphir, le géant continua à parler tout en travaillant.


Robert- Quand je suis parti, j’ai rencontré Breann… Euh… Elle est super gentille avec moi et elle a accepté de venir habiter ici. Comme si ça lui dérange pas mon… Euh… Ma… Euh... corps et tête. Elle me fait des câlins et on rit ensemble… Euh… Je l’aime beaucoup.


Se rendant compte de sa bévue, d’avoir avoué ses sentiments naissants envers l’être de lumière, le géant difforme se concentra sur son travail. Il reprit un peu de sa contenance et il rajouta timidement..

Robert- Euh… Aori à l’air gentille… Euh… Aussi le petit a l’air sympa. Euh… J’ai jamais rencontré de couple de dames avant. Vous avez l’air d’être bien ensemble… Euh… Comment vous êtes rencontré? Sauf si tu ne veux pas en parler, c’est OK pour moi…

Créature empathique, la bête de foire avait compris le lien qui unissait les deux femmes. Mais il ne voulait pas que Flann se sente obliger de parler…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Jeu 19 Mai 2016 - 20:41

C’était peut-être bête, mais Selene était rassurée par le fait que son amie demande à ce que tout le monde soit au courant. La situation serait déjà assez compliquée sans avoir, en plus, à gérer un secret. Savoir qu’Aori était vétérinaire par contre, ça ne l’enchantait qu’à moitié. Certes, ça la plaçait – de loin – en tête en terme des références en médecine dans le chalet, mais faire une jument ou une vache mettre bas n’avait rien à voir avec l'accouchement d'une humaine. Sa petite amie qui plus est ! La musicienne, bouchée bée, n’eut pas le temps de poser d’autres questions puisque la concernée frappait à la porte.

Elle devait avoir l’air bête à la fixer avec de grands yeux ronds mais heureusement, Aori ne regardait que Flann. L’étudiante était prête à s’éclipser, cachée par sa longue chevelure, pour que le couple puisse s’accorder quelques instants d'intimité… mais la libraire en décida autrement. En un battement de cils, elle était déjà dans les escaliers, prétextant aller voir Bobby, laissant Selene en compagnie de sa petite amie. Les mots lui manquèrent de longues secondes et il fallut que la vétérinaire se racle discrètement la gorge pour qu’elle se détourne de l’endroit où avait disparu la rouquine.

- Euh… oui, désolée…

La pianiste savait parfaitement où son aînée voulait en venir. Certes, elle s’était portée volontaire pour dévoiler le secret à Aori, mais ne s’attendait pas à ce que ça vienne si vite. Depuis combien de temps était-elle au courant, une dizaine de minutes ? Même pas eu l’occasion d’assimiler l’ampleur de leur situation que déjà, il fallait qu’elle joue les porte-paroles. Embarrassée, la musicienne n’arrêtait pas de passer ses mains dans ses cheveux, les rassemblant d’un côté, puis de l’autre, de son visage ivoirin. Finalement, sans oser regarder son interlocutrice dans les yeux, elle dit :

- Tu devrais… t’assoir. Vraiment…

Par où commencer ? Quels mots choisir ? Au fond, toute l’histoire tenait en une phrase, mais une phrase d’une laideur abjecte. « Flann s’est faite violée par des pillards et maintenant elle est enceinte ». Jamais elle ne pourrait dit ça de cette façon à sa petite amie, ce serait trop violent, trop cru, trop insensible. Que ressentirait la vétérinaire en apprenait que celle qu’elle aimait avait été profanée par un homme ? En fin de compte, alors que son cœur battait la chamade, Selene trouvait étrange que ces mots ne viennent pas de la concerné elle-même.

- En fait, elle voulait que je te parle de quelque chose qui nous est arrivé quand on s’est rencontrées à Seattle.

Pourquoi le silence était-il si lourd ? Ne pouvait-il pas y avoir un oiseau sous sa fenêtre, ou un bruissement de voix dans le couleur ? D’habitude quand Bobby travaillait tout proche, on pouvait l’entendre chanter. Aujourd’hui, il était à quelques centaines de mètres du chalet, loin du sombre secret qui s’énonçait. Ayant passé pour la énième fois ses doigts dans ses cheveux auburn, l’étudiante poursuivit :

- On s’est fait agressées par des mecs… un groupe de sales types qui se planquaient dans un hôtel et… ils nous ont gardées en vie elle et moi pour une seule raison…

Cascade de souvenirs. Etait-ce la réalité ou était son esprit qui les rendait plus sombres et plus malsains encore ? Tout apparaissait avec une effrayante clarté. Les locaux crasseux, les pillards aux regards lubriques, les traces de sang sur le sol, l’odeur de détergent dans leur geôle improvisée, le visage de leur chef… Selene ne savait pas si c’était la colère ou le remord qui faisait trembler sa voix. Sa gorge était nouée, luttait pour ne plus rien laisser filer, mais elle ne pouvait plus renoncer.

- Ils n’ont pas eu le temps… de me faire grand chose, ils m’ont juste tabassée, mais elle… elle ils l’ont…

Les yeux dans le vide, hypnotisée par l’atroce film du passé, la musicienne peinait à aller au bout. Une main chevrotante se plaqua devant sa bouche, comme si elle visualisait une scène particulièrement horrible. Prenant une grande inspiration, elle réussit enfin à s’arracher aux souvenirs pour regarder Aori dans les yeux. Elle n’avait pas su protéger sa petite amie, elle devait assumer…

- J’ai pas pu les en empêcher, j’ai pas pu… j'suis désolée... quand j’ai trouvé Flann, c’était déjà trop tard. Et maintenant… maintenant elle est…, ne pas détourner les pupilles, ne pas fuir. Bien plus pâle qu’à l’ordinaire, elle lâcha finalement : elle est enceinte.


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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Mer 25 Mai 2016 - 22:32

Je ne savais pas vraiment quels étaient les pensées du géant de fer, mais cela ne faisait pas le moindre doute que je l'avais sortie de ses songes. Il était torse nu lorsque je vins le rejoindre et comme la dernière fois que je l'avait vu dans cette tenue, je ne prenais pas garde des cicatrices qui lui parcourait le haut du corps. Après un petit moment où il semblait hésiter, il prit la parole pour me demander si j'étais partant pour faire des pieux. Je pensais que cela devait être destiné à finir au fond du trou que Bobby venait de terminer. Je le regardais avant de lui sourire et de lui répondre :

- Il va falloir que tu me guides dans la marche à suivre pour réaliser ces objets.

Il faut dire qu'en étant libraire je n'avais jamais eut à faire de travail manuel autre que ranger les livres sur les étagères de la boutique. Pourtant, maintenant, je regrettais un peu de ne pas avoir prit plus de temps pour faire ce genre de chose. Bobby me demanda de ramasser du bois et ça ce n'était pas du tout compliquer. Il me fallu peu de temps pour rassembler un tas de bonne taille que j'alla mettre à l'endroit que le géant de fer m'avait indiqué.

- J'espère que cela sera suffisant.

Bobby commença à prendre la parole pour m'expliquer en gros ce qui convenait de faire avec les gros morceaux de bois et le feu et moi je me contentais de jeter des regard en direction du chalet pour voir si Selene ou Aori venait nous rejoindre, mais rien. Je me retourna de nouveau vers le géant de fer lorsqu'il prononça le nom de ma bien aimée. J'écoutais tranquillement les paroles de bobby avant de reprendre la parole pour lui répondre quelques mots :

- Tu n'a pas à t'en vouloir tu sais. Tu en a fait pas mal, car s'est toi qui m'a donner l'idée de la chercher dans des endroits qu'elle pourrait aimer et s'est grâce à cela que je l'ai retrouvé. Pour l'adresse, cela n'a pas d'importance puisque comme tu l'as dit, Selene me l'a donner et maintenant nous sommes tous ensemble.

Je savais que nous allions avoir apprendre à connaitre tout ceux que nous n'avions jamais vu comme moi avec cette fille dont me parlais Bobby, Breann qu'il la nommait. Lui et Selene allait devoir découvrir Aori et Arun et tout les autres devrons apprendre à nous connaitre tout les trois et bientôt tout les quatre.

- Breann aussi à l'air d'être une chic personnes. Tu peux me parler de ceux qui vivent avec Selene et toi et que je ne connais pas?

J'avais envie de connaitre un minimum les habitants du chalet. Je ne voulais pas avoir de surprise lorsque je ferais leurs connaissance alors je préférais de loin que Bobby m'en parle. J'aurais pus demander à Selene, mais je savais que pour le moment elle était en pleine conversation avec Aori. Le sujet qu'elles abordaient étaient important et je savais que Bobby et les autres devaient aussi connaitre le fait que j'étais enceinte, mais je voulais attendre que Aori et moi en parlions une fois que selene le lui aurait dit. Bobby me demanda comment j'avais rencontrée Aori et ce fut avec un grand sourire que je pris la parole :

- J'ai grandis avec Aori. Elle ne parlais pas notre langue à l'époque, mais cela ne nous a pas empêchées de nous rapprocher. Plus tard nous avons compris ce que nous ressentions l'une pour l'autre et depuis nous sommes ensemble.

Il y avait eut des hauts et des bas depuis que j'avais rencontrée Aori, mais cela je le gardais pour moi, car je trouvais que s'était personnel et que cela méritait de rester entre nous. Maintenant que j'avais répondu à Bobby, je l'aidais, avec prudence, à faire les piques de bois pour le piège anti Malade.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Jeu 26 Mai 2016 - 14:13

Robert se laissa bercer par la voix de la rouquine. Il n’avait jamais pu assez se sentir à l’aise pour être près d’une dame torse nu. Sa laideur était visible parfaitement au regard cuivré de la jeune femme et celle-ci n’en fit aucun cas. À la mention de sa bien-aimée, le sourire étincelant qu’elle fit donna une indication à la profondeur de l’amour que les deux êtres se portaient mutuellement. La créature empathique pouvait sentir aisément l’amour, la haine, le dégoût, la fierté, la jalousie et d’autres sentiments que la plupart des gens essayaient de cacher aux autres personnes qui évoluaient près d’eux. C’était une bénédiction et une malédiction de posséder ce don pour la pathétique créature. Dans le sens positif, il pouvait se ressourcer aux ondes positives et aux éclats de bonheurs des rares individus qui le laissaient s’approcher d’eux. Le négatif était des plus évidents. La créature imposait soit de la jalousie, du dégoût ou bien de la haine à cause de son apparence grotesque et surtout hors norme. La petite colline humaine aux muscles disproportionnés et aux multiples cicatrices qui labourait son corps était souvent cataloguée de brute, de monstre et d’erreur de la nature. Donc, les contre coups psychologiques qu’il devait encaisser jour après jour avaient miner le peu de confiance en soi que Bobby pouvait posséder. Lunatique devant le sourire et les envolées lyriques de Flann, il secoua la tête pour prendre un peu de contenance et surtout pouvoir remettre ses deux bottes bien à plat sur le sol.

Prenant le coup des mains soyeuses de la beauté qui le voyait d’une façon si différente, il montra la technique sécuritaire et surtout pratique pour effiler les branches en pieux. Souriant timidement, il dit dans un murmure.

Robert- Toujours dans le sens du bois Flann… Euh… Le bois est vivant et il va se fâcher si on le respect pas comme il faut… Euh… Il va se briser si on le force ou ben fendre si on l’entame dans le sens contraire qu’il a grandi… Euh… C’est comme les gens tu trouves pas?

Rougissant un peu, le golem de chair redonna la lame à la jeune femme et il ouvrit un paquet de smarties. Consciencieusement, il sépara dans sa grosse paluche sept petits tas de friandises chocolatés avant d’en donner sa part à l’ange au regard cuivré. Avalant sa part de manière gloutonne, il replaça le reste dans l’emballage. Voyant Flann le regard avec des yeux inquisiteur, le géant au regard qui ressemblait à un océan de pureté et de tendresse dit d’une petite voix.

Robert- Je veux partager avec les autres, tu sais… Euh… Ma famille et j’aimerais bien que toi, Aori et le petit accepter de rester tu sais. Vous êtes tous gentils et Selene a l’air de vous aimer aussi. Oups… Désolé j’avais oublié ta question… Euh…

Levant quatre doigts énormes de sa main droite, Bobby commença à parler. Aussitôt il baissa deux doigts dans sa paume qui avait plus souvent connu la morsure froide des lames.

Robert- Ben je crois que moi et Selene tu connais bien sinon tu ne serais pas venu en emmener ce qui t’est cher ici… Euh… Selene t’a aidé toi aussi? Elle est super, mais je crois que je la fatigue un peu quand je l’appelle sœur… Euh… J’ai perdu Rosalie et je peux la comparer à Selene… Euh… Je vais tout faire pour la protéger… Comme toi et les tiens, tu sais.

Comme à son habitude, la bête était sincérité et chaque mot était véridique dans sa bouche. Regardant vers le ciel, il regarda le soleil qui allait se coucher bientôt à l’horizon. Il estima l’arrivée de la pénombre dans une heure environ et il reste à peu près vingt minutes pour compléter la fosse. Prenant les épieux prêts à l’usage, le colosse sauta dans le fond du trou et entreprit de bloquer les hampes de bois avec de la terre et des pierres. Continuant de parler de sa voix rocailleuse, mais dont les mots étaient teintés de douceur, le géant continua son énumération.

Robert- Il y a deux mois environ Selene est arrivée avec Baby… Euh… Son vrai nom est Harold. Il a tourné plus de cent films, tu sais… Euh… Il a dit que c’était des films d’un type spécial, mais je crois que c’est un acteur célèbre… Euh… Il ne dit pas son vrai nom, car il croit qu’on va lui demander un autographe… Très gentils aussi il aime rigoler avec moi des fois.

Riant tout seul de son sourire un peu béat, le géant ne savait aucunement que l’étalon à la peau de chocolat était en fait un célèbre acteur XXX. Encore vierge de corps et d’esprit, le mastodonte n’avait jamais vu une dame dans son plus simple appareil ni de revue ou bien de film olé olé… Rougissant alors comme la rouquine ne l’avait jamais vu faire auparavant, le colosse regarda la pointe de ses bottines en se balançant d’un pied à l’autre sous l’effet de la gêne et de la nervosité.

Robert- Il y a aussi Breann… Euh… Elle est vraiment un ange… EUH… Je voulais dire une personne super gentille et tout. Elle fait beaucoup de choses pour me faire sentir humain, tu sais… Euh… On parle tard dans la nuit et on promène les chiens aussi. Je me sens bien avec elle, comme j’ai jamais été avec une dame tu sais… Euh… Je me sens bien avec toi et Selene, mais avec Breann je sens que je peux dire n’importe quoi et je veux juste la faire sourire… Euh… Elle a un rire qui ressemble à une cascade d’eau et ses yeux brillent comme des pierres précieuses.

Soupirant doucement, comprenant que sa condition d’être répugnant ne pouvait tout simplement pas lui permettre d’approcher l’ange aux yeux si envouteur et resplendissant, Robert finalisa les derniers pieux. Sortant du trou, il enfila sa chemise sur son torse couvert de sueur. Regardant avec honnêteté et une sincérité des plus troublantes, le mineur dit alors à la rouquine un fait qu’il avait gardé pour lui seul.

Robert- Tout à l’heure tu avais un si beau sourire quand tu parlais d’Aori tu sais… Euh… Tu l’aimes beaucoup je le sens tu sais. J’aimerais beaucoup qu’une personne parle de moi avec des étoiles dans les yeux et un grand sourire… Euh… Mais ça n’arrivera pas. Les dames aiment mieux les hommes ayant un cerveau et un beau corps. Ça fait quoi quand on est en amour?

Comprenant sa bévue, le géant rosit de nouveau et ramassa ses outils, persuadé que l’ange au regard cuivré allait refuser net de répondre. Pourquoi elle se fatiguerait à parler d’un sujet que le monstre de foire ne pourrait jamais apprécier, même pas en rêve?



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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Jeu 26 Mai 2016 - 23:08

Selene retenait son souffle mais sur le beau visage d’Aori, elle ne décelait pas de trace de reproche. Ni même de surprise en vérité. Elle souffrait bien entendu, ce n’était pas un plaisir de voir sa petite amie hanter par des cauchemars, mais elle était déjà au stade de l’acceptation. La vétérinaire savait. Cette conclusion percutait l’esprit de la musicienne avec une clairvoyance soudaine. Après un instant de silence difficile, elle essaya de reprendre avec tact :

- Est-ce que tu…
- Je m’en doutais, coupa involontairement Aori, elle en rêve. Souvent. J’avais deviné qu’elle était enceinte aussi… ça se voyait à son comportement. Je ne voulais juste pas y croire.

Ça, la pianiste le comprenait. Encore plus maintenant qu’elles étaient retombées au moyen-âge. Pas d’hôpital, pas de sage-femme, pas de matériel d’anesthésie… combien de femmes mourraient en couche avant ? Certes, si la libraire avait la chance de donner une naissance naturelle, tout pouvait bien se passer, mais si ce n’était pas le cas ? S’il avait besoin de faire une césarienne pour sauver le bébé, Flann pourrait y rester. L’espace de quelques secondes, Selene fut tentée de demander à la vétérinaire de convaincre sa compagne d’avorter. Qu’ils trouveraient de quoi déclencher une perte, même s’il fallait partir en expédition sur le champ, mais elle se ravisa. Il suffisait de regarder Aori, sa souffrance résignée au fond de ses yeux noirs, pour comprendre qu’elle respecterait le choix de sa petite amie.

- Pourquoi… ne pas lui avoir dit ? Que tu sais.
- Mais parce que… je ne savais pas faire pour elle, sa voix commençait à trembler, du moins, à part l’aider à arriver ici. J’aurais préféré être avec elle, être à ta place, être à sa place même. Mais rien de tout ça n’efface ce qu’elle a enduré.

L’étudiante détourna ses yeux bleus, touchée par la détresse si noblement contenue. Elle mâchait ses mots, parce qu’elle se savait trop intuitive, trop impulsive, pour toujours sonner juste. La compassion se mêlait à la tristesse et à la rancœur. Elle aurait pu dire que les coupables avaient payé, ou rappeler qu’elle aussi aurait voulu prendre la place de Flann, ou encore blâmer le sexe mâle pour les atrocités de certains de leurs représentants. Le fait est qu’elle sentait que ce n’était pas ce qu’Aori avait envie – et besoin d’entendre ; du moins, ce n’était pas ce qui ferait du bien à Selene dans sa situation. Elle ne pouvait pas consoler son aînée, c’était Breann qui était douée pour les mots,mais quelques secondes de réflexions lui permirent de rassembler ses pensées.

- Tu devrais lui parler. Lui dire que tu sais et tout ce que tu as sur le cœur. Elle n’ose pas, parce qu’elle a peur de ta réaction, mais en même temps, elle a besoin que tu saches. Je pense qu’elle a surtout besoin de savoir que tu l’aimes et que tu la soutiens. Vous ne vous en rendez pas compte, mais vous êtes fortes toutes les deux ; alors ensemble, vous allez surmonter cette… épreuve.

La musicienne était convaincue parce qu’elle disait. La libraire avait beau faire des cauchemars, être morose ou affaiblie, elle était toujours vivante. Brisé physiquement et moralement, elle avait réussi à s’en sortir, à trouver sa petite amie, et à quitter Seattle. Combien aurait déclaré forfait en chemin ? La mort était une si belle délivrance lorsque notre propre corps n’était plus un refuge. En cela, Flann était bien plus forte que la pianiste. Elle serait devenue folle à sa place.

- Vous devriez en profitez maintenant pour vous parler, ajouta Selene, je peux vous laissez ma chambre pour avoir un peu d’intimité et… je m’occuperai d’Arun s’il se réveille. Je devrais m’en sortir, assura-t-elle avec un petit rire, je ne crois pas que vous devriez laisser des non-dits entre vous un jour de plus.

L’étudiante n’était pas sûre d’avoir touché juste, la vétérinaire sembla perdue dans ses pensées, mais elle finit par hocher la tête d’un air résigner. La pianiste réprima un petit soupir de soulagement et gratta l’arrière de son crâne. Si les deux compagnes pouvaient discuter, c’était un premier pas important. Pour le reste, que devait-elle dire à Bobby ? Elle se voyait mal lui raconter toute l’histoire, ça le mettrait certainement mal à l’aise, mais si elle se contentait de dire que la libraire était enceinte, il allait demandait comment… bon, un problème à la fois. Elle se pinça l’arête du nez avant de proposer :

- Je vais la chercher, d’accord ? Elle n’est pas loin.
- Oui…, oui ok.


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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Mar 31 Mai 2016 - 14:11

Flann était attentive aux directives que lui donnait le géant de fer et la manière dont il le faisait lui semblait étrange. Il est vrai qu'elle n'avait pas l'habitude de manipuler le bois pour en faire autre chose que du feu afin de se réchauffer ou tout simplement pour faire cuire quelque chose à manger alors peut-être que tout ceux qui étaient un temps soit peu manuels parlaient de cette manière pour décrire le ou les matériaux dont ils se servaient.

- Comment tu fais pour connaitre le sens du bois Bobby? Je ne suis pas douée et je te pris de m'en excuser. Toi, par contre, tu sembles bien t'y connaitre. Je ne sais plus si je te l'ai demandé lorsque nous nous sommes rencontrés tout les deux, mais qu'est ce que tu faisais avant tout cela?

Flann aurait aimé passer un peu plus de temps avec le géant de fer lors de leur rencontre, mais elle savait aussi qu'elle n'aurait pas put se permettre de le faire. Pourtant, elle se posait souvent la question de ce qui se serait passé pour elle si elle avait passée un peu plus de temps avec lui. Peut être que le petit être grandissant en elle n'y serait tout simplement pas? Peut être qu'elle n'aurait pas rencontrée Selene et qu'elle ne serait pas là en ce moment.

La jeune femme était convaincu que rien n'arrivait sans raison, mais depuis des mois elle vivait dans un véritable enfer et elle se demandais quand cela prendrait fin. Doucement, elle posa sa main sur son ventre comme elle l'avait fait un peu plus tôt lors de leurs arrivés. Bobby donnait la sensation à Flann qu'il ne se rendait pas vraiment compte de ce qui se passait dans le monde ou tout du moins dans le pays.


- Est ce que tu crois que la situation est aussi catastrophique partout dans le monde? Peut être qu'il y a un endroit où les Malades n'existent pas?

Flann connaissait la réponse à ces deux questions, mais elle avait besoin de croire que la venue de ce futur enfant pouvait finir par être tout sauf dangereux. Elle ne voulait pas voir tout le monde risquer ça vie et cette pensée ne passa pas inaperçu, car des larmes coulaient lentement le long de son visage bien qu'elle ne pleurait pas vraiment. Tournant la tête vers le chalet, elle trouvait assez étrange que personne ne vienne les rejoindre.

Bobby tendit la main vers la jeune femme en tenant en son creux des friandises en chocolats. Flann lui sourit malgré les larmes avant de prendre ceux que Bobby lui donnait. Elle les mit dans la bouches une par une afin d'en profiter un peu, car la jeune femme n'avait pas l'habitude de manger cela par les temps qui courraient, elle avait plus l'habitude de manger des boites ou parfois des paquets de gâteaux, mais cela était vraiment très rare.


- Cela est tout à ton honneur Bobby. Tu est quelqu'un qui pense aux autres avant de penser à toi et cela devient rare chez les hommes ces derniers temps.

La jeune Sinato avait du mal à avoir confiance dans le genre masculin depuis qu'elle avait été malmenée par ces derniers pour finir enceinte d'un homme qui ne respirait plus maintenant que ce soit en tant que vivant ou en tant que Malade. Flann fut attentive lorsque Bobby lui parla un peu des habitants du chalet avant qu'elle reprenne la parole pour répondre au géant de fer.

- Tout le monde à l'air bien. j'ai hâte de faire leur connaissance. Selene à fait bien plus que m'aider. Elle m'a sauver.

Bon, il est vrai que cette histoire est bien plus compliquée que ces quelques mots, mais cela semblait suffisant pour expliquer le lien qui existait entre elles deux. La question que posa Bobby concernant ce que l'on ressentait lorsque l'on était amoureux était un peu étrange, car elle avait la sensation de se trouver devant un enfant emplit de curiosité. Flann réfléchi un instant avant de lui donner une réponse.

- Comment te dire. Euh ... Moi je me sens protégée lorsque je me trouve avec Aori, comme si tout ce qui se passait autour de nous n'avait plus d’existence, comme si le temps s'arrêtait un moment. L'amour s'est lorsque deux personnes se font confiance au point qu'une personne sait tout de la vie de l'autre tout en acceptant le silence sur certain point, l'amour s'est lorsqu'une personne peut tout donner pour faire le bonheur de la personne qu'il porte dans son coeur, une personne en aimant une autre est capable de tout laisser tomber pour être avec l'élu de son coeur.

Tout cela était flou dans la tête de Flann qui ne savait pas trop quoi répondre d'autre, car elle n'avait jamais aimée quelqu'un d'autre que Aori alors elle ne pouvait pas vraiment être certaine d'elle. Machinalement, Flann regarda de nouveau vers le chalet et elle vit Selene en franchir la porte. Elle était toute seule et beaucoup de chose lui passa dans la tête. La demoiselle attendit un instant que sa soeur de coeur arrive jusqu'à elle dans un silence de plomb en attendant qu'un son sorte de la bouche de sa camarade.
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MessageSujet: Re: À l'aube d'un jour nouveau...   Aujourd'hui à 2:05

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