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 Opportunity | ft. Zack

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MessageSujet: Opportunity | ft. Zack   Mar 5 Avr 2016 - 23:52

Le silence.

Il est pour moi encore plus douloureux que le coup de poignard que je me suis pris dans la jambe. Le silence me fait souffrir. J’en viens à prier un Dieu en lequel je ne crois pas pour tomber face à un autre homme ou même face à un putain de vorace, qui briserait au moins cet affreux silence de son râle vaseux et affamé.
Le silence vous rappelle constamment que vous êtes seul. Tellement seul que votre propre voix se retrouve elle aussi, emprise par ce terrible silence. La souffrance qu’il m’inflige, je ne l’ai jamais connu de ma vie auparavant. Le monde que je connaissais était un monde bruyant, fourmillant d’activité, certes toutes plus crades les unes que les autres, mais tout de même. Je n’avais pas à me soucier d’une quelconque solitude. J’étais constamment accompagné, que ce soit de gens que j’apprécie ou non, de quelques gonzesses, ou même simplement de quelques passants. Aujourd’hui, il n’y a plus rien. Les seules bribes d’existence qui me croisent sont les voraces et leurs gémissements incessants. Un bruit, briseur de silence et donc de solitude, que je me dois de détruire, pour ma simple survie. Ce monde m’oblige donc à détruire ce qui me fait vivre pour pouvoir mieux survivre… paradoxal, pas vrai ? De toute façon, ce monde est un putain de paradoxe incarné, alors si je m’en fais trop, ma tête finira par exploser. Alors j’essaye d’éviter de m’en faire.

Je me suis réveillé tôt aujourd’hui, et pour une fois, ce n’était pas à cause d’un vorace qui venait gratter à la fenêtre. Cette fois, c’est le putain de matelas à ressors miteux sur lequel j’ai dormi qui m’a réveillé… Bordel de merde, et dire qu’au début j’aimais bien ce nouveau monde. Pourvu que je finisse par trouver une solution pour l’apprécier à nouveau, sinon je ferais pas long feu… J’ai quitté la petite maison de banlieue dans laquelle j’ai logé cette nuit à 7 heures pour commencer à migrer vers le nord et m’éloigner encore plus du centre de Seattle. Je me rends compte petit à petit que la ville est de moins en moins peuplée de gens toujours en vie, et de plus en plus par les voraces : rien de bon, pour ainsi dire. Du coup, je suppose, par logique, que beaucoup de gens ont migrés vers la campagne qui doit être devenu beaucoup moins inhospitalière que la ville : Ça me fera de nouvelles cibles. Ou alors… Je me demande… Ce serait peut-être pas une si mauvaise idée que je me calme un peu sur le pillage. Enfin je veux dire, non, je vais continuer, puisque c’est le seul truc marrant que je puisse faire, mais… me faire des alliés serait sans doute pas con du tout. Les gens ont tendance à se regrouper maintenant, ça m’est devenu quasi-impossible de les attaquer, puisque je suis seul… Ouais. Me faire des alliés, voilà un nouveau but. Bon, après, il faut que j’en trouve.

Après quelques heures de marche vers le nord, la faim commença à se faire sentir. Le problème était que ma dernière boite de conserve avait été finie hier… Espérons que les maisons du coin n’aient pas encore été trop dévalisées…

Après avoir fouillé quelques baraques en vain, je fini par tomber nez à nez avec un petit chalet au cœur de la forêt du nord de Seattle, un endroit relativement bon pour survivre sans trop de soucis. Les portes du bâtiment ne semblaient pas ouvertes… Par conséquent, pouvais-je en déduire que la maison n’avait pas été visitée ? Mouais. Je doute. Vu l’état de toute les baraques du coin, ça m’étonnerait que celle-là ait été épargnée par l’opération du Saint-Esprit. A mon avis, du monde crèche là-dedans… Reste à savoir combien ils sont, s’il y a bien du monde.

Furtivement, je me rapproche du chalet et me pose juste à côté de la porte, colt chargé en main. Planquant mon dos contre le mur, je pose d’abord ma main sur la poignée pour commencer à la tourner doucement et silencieusement afin de voir si la porte est verrouillée : en effet, elle l’est. Tout en restant à couvert, je me décide donc à toquer à la porte : si ça répond, soit la maison est habitée par des vorace, soient par des gens qui n’en sont pas encore. Si ça ne répond pas… c’est sans doute qu’il n’y a personne, dans quel cas ce serait louche que la porte soit restée gentiment fermée depuis tout ce temps. Dans tous les cas : restons sur nos gardes.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Opportunity | ft. Zack   Ven 8 Avr 2016 - 19:35


Encore une journée à chercher quoi faire. C'était devenu de plus en plus compliqué pour le blond, lui qui avait l'habitude avant l'apocalypse de sortir, courir à longueur de journée, voilà qu'il n'avait pour seule occupation quelques livres qu'il avait emporté d'une librairie avant de quitter Seattle. A son arrivée ici, il avait trouvé pas mal de choses à faire ; entre sécuriser l'endroit et aménager un coin ''réserves'', il ne s'était pas ennuyé. Mais maintenant, le temps semblait s'éterniser et il se demandait parfois s'il ne ferait pas mieux de retourner en ville, au moins là-bas il croiserait du monde, vivant ou non, mais Zack ne pouvait que se rendre à l'évidence que Seattle était devenu bien plus dangereux que la forêt. Alors il fallait rester, en espérant que ça se calme. Et Molly alors ? Est-ce qu'elle et son mari avaient survécu ? L'homme d'affaire ne pouvait que l'espérer, il serait bien allé jusqu'à Salem lui-même mais s'ils avaient eut la même idée ? Et tout cela finirait forcément par se calmer, ça ne pouvait être autrement.

Zack s'était bien agité la veille, traînant dans les environs à la recherche de petits gibiers, mais il n'avait jamais été réellement attiré par la chasse et ses capacités en étaient par conséquent moindre ; suivre des traces ? Il pouvait y arriver, sur deux mètres au moins ! Le bois devenait plus sec par endroit il avait donc finit par en apporter au chalet pour être sûr de ne pas mourir de froid la nuit, et le petit être en pierre dans un coin du chalet aidait grandement.

Ce matin là, le blond avait décidé de ne rien faire de sa journée, parce-que de toute façon, il n'y avait rien à faire. Il avait suffisamment de nourriture pour l'instant et songerait plus tard à aller fouiller des maisons. Allongé sur le matelas trop mou et à même le sol qui lui servait de lit, il ronchonna un peu en se tournant sur le flanc pour prendre le livre qu'il avait commencé la veille ; cet endroit n'avait rien du confort auquel il était habitué, et même s'il était conscient de ne pas avoir le choix, il ne pouvait s'empêcher d'être excédé par l'endroit parfois. Tournant les pages de son livre pour retrouver celle où il s'était arrêté, il fut interrompu par des bruits à l'extérieur, puis la clenche s'était mise à tourner. C'est quoi ce bordel ?! Se relevant en essayant de faire le moins de bruit possible, il enfila un sweat et ferma rapidement la tirette. Ok, faut pas traîner, mais j'vais quand même pas sortir à moitié à poil hein. Son Desert Eagle dans la main, il ouvrit lentement la fenêtre donnant sur l'arrière du chalet et sorti, pied nu, dans ce qu'il restait de neige.

D'un pas lent, Zack fit le tour sans faire le moindre bruit, jetant des regards alarmés aux alentours. Et si c'était tout un groupe là dehors ? Il se demanda un instant s'il n'avait pas mieux fallu qu'il fasse le mort, mais le ou les visiteurs auraient sûrement fait leur possible pour ouvrir la porte. Passant la tête au coin du mur, il aperçut un unique homme posté près de la porte, lui aussi sur ses gardes. Il s'en approcha et, à presque un mètre de l'inconnu, s'arrêta et braquant son arme vers lui. « J'peux t'aider peut-être ? » Son ton était un peu sec et son regard dur, aucune crainte n'y était visible tout simplement parce-qu'il avait apprit à rester maître de lui-même, et ce n'était pas une seule personne qui allait mettre sa vie en péril ; il avait l'avantage, et n'hésiterait pas à presser la détente.

Un léger silence s'était installé, Zack ne prit la peine d'en ajouter, haussant un sourcil interrogateur en attendant la réponse de l'homme en face de lui. Il était encore tôt, et les seuls bruits qui s'élevaient dans les arbres étaient les piaillements des oiseaux qui venaient faire leurs nids à l'approche du printemps ; des sons apaisant en soi, mais relativement pesant au moment actuel où deux hommes se jaugeaient de la sorte.



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MessageSujet: Re: Opportunity | ft. Zack   Sam 9 Avr 2016 - 0:51

« OHPUTAIN » La voix de l’inconnu arrivé furtivement juste derrière moi me fit brusquement sursauter. Dans un même mouvement, je me retournai d’un seul coup en manquant de me prendre le canon de son Desert Eagle dans l’œil. C’est super fourbe comme attaque, mais j’aurais fait pareil.
Je reste tout d’abord les yeux écarquillé, rivés sur le dangereux outil de métal face à moi et la main serrée sur mon colt, comme subitement complètement paumé. Putain il s’est passé quoi au juste ? J’étais discret, il sort d’où ce gars ?! Bon, reprend ton calme Jonah, tout va bien se passer.

M’éclaircissant d’abord nerveusement la gorge, j’offre un grand sourire niais au braqueur en coinçant doucement mon colt dans mon dos, sous ma ceinture. D’un ton amical et stressé et tout en levant timidement les mains en l’air, je m’adresse alors au connard qui pointe son Desert Eagle en plein sur ma face. « Okaaaay je vois, sympa l’approche ! » Un rire nerveux s’échappe de mes lèvres. « Bon heu… mec ?... Je… Je cherchai juste un peu de vivres, rien de plus, tu vois… » Riant encore bêtement, j’agite mes mains d’un air innocent et totalement inoffensif. Non, je ne le suis pas. Oui, c’est une ruse.

« Ecoutes, je... je voulais pas t’importuner hein, le flingue c’est juste pour… comment dire… les formalités avec les éventuels voraces qui trainent, haha ! » Eeet la petite blague de merde qui va bien pour me faire passer pour un vrai petit loser de première. La parfaite victime, pas de quoi se soucier d’un gars comme ça, pas vrai ? Espérons en tout cas… Je repris la parole après un bref moment de silence très pesant. « On peut peut-être s’arranger, nan ? Je te voulais pas de mal, je voulais juste fouiller la maison, je pensais que c’était vide… » Ooooh terrible mensonge. « Heu… T’es bien de la maison hein ? » Ouais, c’est vrai, en fait je suis même pas sûr de ça ! Ca pourrait très bien être un inconnu croisé par hasard et qui veut lui aussi fouiller la baraque !... Ah oui mais non. Il est bien d’ici. Comment je le vois ? Bah, disons qu’un mec pieds nus en pleine forêt ça se trouve pas facilement en général. Ce petit malin a dû sortir par une fenêtre à l’arrière. Gardant mes yeux posé sur ses pieds donc, je pus répondre moi-même à ma question. « Ah ouais, tu dois être d’ici… » Je redresse mon regard, gardant toujours les mains en l’air. « Bref. Je te propose un deal : je laisse ta maison tranquille, je ne reviendrais pas, promis, et en échange tu me laisses partir… et… Putain de merde, est ce que tu peux baisser ce foutu flingue ? » Dis donc, je joue bien le mec angoissé ! Je m’admire sur ce coup-là, haha ! « Je suis désolé mais j’arrive pas à communiquer quand je vois un danger de mort face à moi, je suis comme ça depuis que je suis tout petit, tu vois, quand on était gosse mon frangin était un inconscient, il m’a déjà pointé avec le fusil de papa et ça m’a vraiment traumatisé du coup je » VLAN ! DECONCENTRATION ! DIVERSION ! Ce discours débile débité à la vitesse de l’éclair m’a permis de surprendre le gars et surtout de me laisser le temps d’élaborer une petite contre-attaque. D’une : j’écrase violemment son pied nu avec ma chaussure droite. De deux : je remonte tout aussi violemment mon genou gauche dans ses burnes en gardant l'autre pied sur le sien. De trois, je lui colle un pain en pleine face. Et dernière étape, je lui arrache le flingue des mains.
Voilà qui est fait. L’arroseur arrosé, comme on dit… Ouais c’est vrai, à la base c’est moi l’arroseur, enfin passons. Maintenant c’est moi qui braque ce pauvre type pieds nus, et avec deux flingues puisque je viens de ressortir mon colt de sous ma ceinture. « Bon alors maintenant mon bonhomme tu vas plus jouer au con et tu vas m’écouter : T’as fait le malin avec la mauvaise personne, que se soit clair, mais y a toujours moyen qu’on s’arrange. Je m’excuse pour les coups vieux, c’était de la légitime défense. Certes, pour le truc du « je suis traumatisé », c’était faux, mais quand même, je me sens pas complètement à mon aise quand un inconnu sans godasses vient me pointer son Desert Eagle sous le nez. Donc tu m’excuseras hein vieux, y a rien de personnel là-dedans. » Au fur et à mesure de mes paroles, mon ton est étrangement passé de « malade agressif » à « gentil vendeur de barbe-à-papa ». « DONC, mon p’tit pote. Je te propose un truc : on pose tous les deux nos armes… enfin JE les pose pour le coup – et on discute calmement de ce qu’on va faire hm ? »

En temps normal, j’aurais tabassé ce type, j’aurais pris toute ses affaires et je me serais barré, mais quelque chose me trotte dans la tête depuis maintenant pas mal de temps… Je suis tout seul. Et croyez-moi, j’en ai vraiment, vraiment plein le cul. Alors si y a des chances que je ne me fasse pas seulement des ennemis mais plutôt quelques alliés de plus, on est partis ! C’est une simple question de gestion, comme dans les entreprises d’autrefois, vous savez : plus on de salariés, plus on peut produire. Et bien là c’est pareil : plus on a d’alliés, plus on est efficace face à ce que les entreprises auraient appelé « la concurrence » et qu’on appellera nous « de pauvres innocents aux poches biens remplies ».
Ce type que je braque est peut être le dernier des cons, et ne voudra peut-être pas de mon offre, soit, mais ça ne coûte rien d’essayer… Et dans tous les cas, s’il n’est pas d’accord, je le tuerais. Ma petite rencontre avec ce connard de David, en Février, m’a fait me fixer une règle… si quelqu’un menace de me tuer, de me blesser, ou m’emmerde d’une quelconque façon… je le bute.
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Opportunity | ft. Zack   Lun 11 Avr 2016 - 23:35


C'était toujours quelque chose de relativement étrange de rencontrer quelqu'un que l'on ne connaissait pas auparavant dans ce nouveau monde ; on ne savait pas à qui on pouvait faire confiance, ni si la personne en face de nous n'allait pas nous planter un couteau dans le dos à peine retourné. Zack faisait très probablement parti de ceux qui n'avaient aucun scrupule, parce-qu'il fallait bien survivre, et que de toute façon personne n'allait être aux petits soins pour lui ; c'était chacun pour sa gueule maintenant, et ça il l'avait rapidement compris. Peut-être même en y pensant qu'il avait déjà découvert ce concept bien avant, parce-que le milieu des affaires c'est pas un milieu de tendre, et celui de la drogue encore moins ; œil pour œil comme on dit, et s'il voulait pas perdre un œil, fallait faire les choses bien et ne pas laisser à l'autre en face la chance de lui rendre l'appareil. Mais ce mec là... C'était quoi au juste ? Il ne faisait que déblatérer des paroles cons comme s'il était le dernier des imbéciles ; sérieusement ? T'as vraiment l'air d'un idiot toi... mais c'est clair que derrière ta bonne gueule y a autre chose, on se reconnaît entre enfoirés par vrai ? Le blond avait haussé un sourcil presque agacé, prit dans ses réflexions. Il écoutant vaguement les mots de l'inconnu face à lui, le braquant toujours de son Desert Eagle ; il se demanda un instant s'il n'aurait pas mieux faire d'ouvrir simplement la porte du chalet et de l'accueillir comme ça se faisait avant mais l'idée lui paraissait vraiment trop farfelue.

« Ouais bon mon gars, viens droit au but. Si tu veux quelque chose dis-le et sinon casses-toi. » Son ton avait été froid et sans appel, mais ça ne suffit pas à recentrer l'homme en face. Quand il se mit à parler de sa peur des flingues, l'attention de l'homme d'affaire s'estompa un peu plus et il commença vraiment à se demander si ce gars était pas réellement un idiot de première. Grave erreur. Quelques secondes après il s'était retrouvé les fesses dans la neige, ne sachant pas vraiment s'il devait se tenir le pied ou les couilles tant la douleur était intense ; il ne s'était rendu compte de rien, ç'avait été comme un éclair qui l'avait traversé en y mettant toute l'énergie possible. Le blond n'avait pu retenir un hurlement au moment des coups et regardait l'inconnu d'un air où se mélangeait la rage et l'incompréhension ; en effet, il était loin d'être aussi con qu'il en avait l'air. Et maintenant ? Zack écoutait ses paroles idiotes, crispant la mâchoire pour essayer de contenir sa colère. Il avait voulu jouer au con ? C'était qui qui était venu faire chier l'autre ?! « Désolé mec, la prochaine fois j'penserai à mettre des godasses quand on viendra frapper à ma porte. » Malgré la douleur toujours bien présente au fond de ses yeux, on pouvait y voir une pointe de défi ; s'il avait pu lui casser sa jolie gueule il l'aurait fait sans hésité, et il aurait bien prit son temps. Mais il se rendait bien compte qu'il n'était pas à son avantage, assis dans la neige avec un air d'ahuri et totalement démuni de toute arme.

Le mec en face continuait son petit bavardage, s'excusant presque de ce qu'il avait fait, tout en lui faisant bien comprendre qu'il n'y avait pas à tergiverser et qu'ils devaient discuter. Discuter de quoi hein ? J'ai rien à te dire moi. Fronçant les sourcils, Zack prit tant bien que mal appui sur ses mains pour se relever ; il ne pu s'empêcher de grimacer tant la douleur était encore présente mais il n'avait pas l'intention de rester assis là à se geler le cul. Maintenant qu'il était debout, il ne devait dépasser l'homme en face que d'un ou deux centimètres, est-ce que ça rééquilibrait la balance ? Preuve que non. « Soit, discutons. Mais pas dehors, j'me les pèle. » Expliquant rapidement au gars que les clés étaient à l'intérieur et qu'ils devaient à nouveau entrer par la fenêtre, il se mit en direction de celle-ci sans prêter attention à la réponse de sa rencontre du jour. Coup dans le dos, qu'il fasse seulement, je l'attend au détour. Se glissant à travers la fenêtre, il attendit que l'homme en face de même tout en prenant dans une main son couteau posé sur l'établi, le cachant derrière son avant-bras. Une fois entré, Zack laissa l'inconnu détailler les lieux et, alors qu'il lui tournait à demi le dos un court instant, il se glissa derrière lui et plaqua son arme contre son cou. « Bon, laisse ces flingues et pose ton cul là-bas. Tu veux discuter, soit, mais oublies pas que t'es chez moi. » Son ton avait été sans appel une nouvelle fois, il ne savait pas si l'homme allait ou non l'écouter mais il finit finalement par poser les armes à feu non loin de la fenêtre et l'homme d'affaire desserra son emprise ; juste une manière de lui montrer qu'ils pouvaient tous les deux jouer au plus con, ça serait de savoir lequel irait le plus loin.

Le couteau toujours dans la main, il s'éloigna un peu de l'inconnu qui était près du fauteuil dans le coin et se cala contre un meuble en face, le détaillant sans gêne les sourcils toujours froncés. « Alors, j't'écoutes. » Son air était un peu nonchalant malgré le fait que tous ses sens étaient en éveil. Qu'allait-il se passer maintenant ? Il n'avait aucunement l'intention de crever de la sorte, mais comment être certain que ce mec ne cherchait pas justement cela, la sensation que procurait le meurtre ? Peut-être parce-que si c'était le cas, il l'aurait déjà descendu. Laissant un silence lourd peser dans le chalet, le blond attendait une réponse, n'étant pas vraiment enclin à discuter après ce qu'il venait de se passer.



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MessageSujet: Re: Opportunity | ft. Zack   Mer 13 Avr 2016 - 1:23

Bien que sa réponse à ma proposition fut froide, je fus tout de même surpris par le fait qu'il l'ait acceptée aussi rapidement et sans trop broncher. Ce type là n'avait pas l'air très commode, mais il n'avait pas non plus une tête de tueur psychopathe en puissance, alors c'est avec un peu mais pas trop d'inquiétude que j'acceptais de le suivre pour entrer à l'intérieur. « Sur ce point je suis bien d'accord ! Même si je suppose que tes radiateurs doivent pas chauffer un max, ce sera toujours mieux que de rester dehors. » Je lui adressai un petit sourire narquois et lui fit signe du bout des deux flingues de de diriger vers l'endroit d'où il était sorti.

Je lui fis d'abord signe de rentrer en premier, histoire que je sois sûr de ne pas me faire attaquer dans le dos. Enfin, j’entrai à mon tour en commençant à scruter les lieux d'un oeil curieux. Ancrant fièrement mes deux pieds sur le sol du petit chalet après être passé par là fenêtre. Je regardai l'inconnu avec un air heureux et tranquille. « Bah voilà ! Manque plus qu'un petit capuccino et deux trois cookies et ce serait parfait ! » A peine avais-je eu le temps de finir ma phrase que le type me sauta dans le dos pour ma plaqué un couteau sorti de je ne sais où sur la gorge. D'un mouvement brusque, je m'adressais à lui en criant presque de surprise, mais toujours avec une certaine ironie. « WOOOOH DU CALME ! J’déconnais pour les cookies, je t'en veux pas si t'en as pas ! » L'homme m’ordonna alors de déposer les deux flingues. Mon ton devint alors un peu plus exaspéré, mais toujours d'une voix surprise. « Oui, c'est ce qui était convenu, laisse moi au moins le temps de le faire ducon ! » Doucement, je déposai alors les deux armes à feu près de la fenêtre, suite à quoi nous nous en sommes quelque peu éloignés.

Le type se décida enfin à me lâcher et se recula pour s'appuyer légèrement sur un meuble, face à moi. Au moins il était un minimum sympa, il me laissait le fauteuil. Un silence pesant se fit ressentir une fois que nous fûmes en place. Je décidai alors de briser le silence en me jetant dans le fauteuil en soupirant. « Sympa la déco. C'est très… cocooning. » Je lui adressai un petit sourire faussement amical et le gars me demanda enfin de m'expliquer.
Un léger rire s'échappa de mes lèvres. Comment expliquer ce que je voulais ? « Hum… Alors primo, je voudrais te pauser une question si tu veux bien. » Mon regard devint soudainement plus sombre alors que je me penchais légèrement vers lui d'un air inquiétant. « As tu déjà tué quelqu'un ? » Houla. C'est bien froid comme question ça. Disons que… c'est important de le savoir, et surtout dans les circonstances sans lesquelles nous sommes. « Pour ma part, je vais pas te mentir, j'ai déjà tué deux gars. Alors oui, je sais bien, ma question est un peu bizarre mais… disons que… je cherche du monde, voilà. Enfin... » Je grimaçai légèrement est pestai, agacé par la difficulté que j'avais à m'expliquer clairement. « J’m’y prend mal. Avant ça je vais plutôt te demander... comment tu t'y prends pour survivre ? Je veux dire, t'as des techniques ? Oh, et puis question que j'aurais dû te poser dès le début : tu vis seul ici ? » Nerveusement, je ravalai ma salive et changer légèrement de ton, comme pour passer à la confidence. « T'as déjà… volé ? A d'autres survivants ? »
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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Opportunity | ft. Zack   Jeu 14 Avr 2016 - 16:31


Nan mais il joue à quoi ce gars ? S'il continue à me prendre pour un con encore longtemps ça va pas le faire. Le blond avait froncé les sourcils quant aux remarques idiotes de son invité surprise ; des cookies, sérieusement ? Il se croyait où au juste ? L'homme d'affaire l'avait regardé s'installer un peu trop confortablement dans son fauteuil, comme s'il faisait déjà partie des lieus. Il croisa ses bras sur son torse et haussa un sourcil en attendant ce que cet inconnu avait bien à lui dire. Un message d'un autre monde peut-être ? Zack faillit rire en y pensant, quoi que tout ce qui les entourait avait tellement changé qu'il était certain que presque plus rien ne pourrait l'étonner. Le mec en face demanda presque s'il pouvait poser une question, mettant à mal la patience du blond qui voyait déjà sa journée complète foutue en l'air. « T'es là pour ça nan ? Alors vas-y et tourne pas autour de pot trente ans. » Il ne s'était cependant pas attendu à ça.

Tuer quelqu'un ? Ce n'était pas une question habituelle, la plupart du temps c'était plutôt ''T'as de la bouffe ? J'peux vivre chez toi ?'', l'inconnu était vraiment étrange et Zack ne pu s'empêcher de froncer les sourcils d'un air un peu hébété. « Mec... tu viens m'parler cookies et déco pour finalement me demander si j'ai déjà tué ? T'as vu le monde dans lequel on vit ou quoi ? » Il avait répondu sans réfléchir, parce-que de toute façon ce n'était que la pure vérité, y avait-il seulement une personne en ce monde qui n'avait pas eut à tuer ? Qu'importe la raison, pour la survie ou non, chaque motif avait une certaine légitimité aux yeux de quelqu'un. Arquant un sourcil interrogateur quand l'homme annonça qu'il cherchait du monde, l'homme d'affaire sentait un rire nerveux monter sa gorge. Tu cherches du monde pour quoi hein ? Faire le sale boulot à ta place peut-être ? Un léger sourire qui ressemblait plutôt à un rictus avait étiré les lèvres du blond et il s'était hissé sur le meuble derrière lui, le couteau toujours en main.

Il ne quittait pas l'inconnu des yeux, cherchant à le sonder pour comprendre ce qu'il était réellement venu chercher mais en réalité il avait juste envie de retrouver sa tranquillité ; ce mec n'avait pas l'air d'avoir grand chose à offrir, et quel idiot venait frapper à la porte d'un chalet aussi bêtement ? Il enchaîna alors d'autres question assez rapidement, ne laissant même pas le temps au blond d'y réfléchir, le laissant pantois un instant. « Ça t'avances à quoi de savoir tout ça ? Nan parce-que si c'est ma dernière heure j'ai pas envie de me confesser, merci. » Et puis quoi, il devait vraiment répondre à tout ça ? C'était quoi au juste ce mec ? Un flic ou un truc du genre, peut-être qu'il était l'éclaireur d'un groupe de survivants, sinon il n'en aurait rien à faire de tout ça. Mais devant l'air sérieux qu'il abordait, Zack se contenta de soupirer avant de ''coopérer''. « Je vis seul et comme tu vois je me débrouille pas trop mal, même pieds nus. Et oui, j'ai déjà volé, il faut c'qu'il faut hein. » Ça ne l'enchantait pas plus que cela d'avoir à dire cela, mais il ne s'en cachait pas pour autant. Le domaine des affaires dans lequel il évoluait avant était un monde plein de rapace, et ce nouveau monde était sensiblement le même ; c'était la loi du plus fort, et Zack n'avait aucun scrupule à faire partie des ''plus forts'', parce-qu'il n'avait aucunement l'intention de mourir.

Passant une jambe au dessus de l'autre, il prit une cigarette du paquet posé derrière lui et l'alluma sans même demander à l'homme en face si ça le gênait ; c'était chez lui nan ? Tirant une longue bouffée, il ferma les yeux une seconde en se laissant submerger par la nicotine, essayant de calmer son agacement. « Sérieusement mon gars, c'est quoi ces questions ? Tu cherches quoi au juste ? Nan parce-que si ton groupe attends plus loin j'aimerais quand même être au courant. » Il était évident que le mec n'allait pas lui dire que ses hommes étaient dans le coin, la discrétion c'était le premier truc à apprendre de ce monde, mais le blond n'avait jamais apprécié l'idée de se faire entuber.



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MessageSujet: Re: Opportunity | ft. Zack   Ven 15 Avr 2016 - 23:55

J’eus un mouvement d'agacement lorsque le type me parla de ne pas vouloir se confesser. Il ne comprenait vraiment rien à rien ce gars. Peut être que je ferais mieux de le tuer tout de suite finalement. Après tout, j'ai toujours mon couteau et ma batte à portée de main dans le sac que j'avais posé à mes pieds en m’asseyant… Mais je savais qu'au fond, ce n'était pas une bonne idée. « Je te parle pas de te confesser, bordel, si je voulais te tuer je l'aurais déjà fait ! »

Le fait qu'il m'avoue qu'il était seul m'arracha tout de même, malgré cet agacement, un petit sourire. Je me rendossai alors dans le fauteuil avec ce fameux sourire, les doigts tapotant joyeusement le bout des accoudoirs. Cependant, ils se stoppèrent subitement d'un air nerveux lorsque je l'entendis me parler de mon soi disant “groupe”. Il ne savait pas, cet abruti, que si mon “groupe”, comme il disait, était encore avec moi, il serait déjà crevé et dépouillé à l'heure qu'il est. « Écoute mec, j'ai autant de groupe que toi, tu piges ? Si je viens te poser toutes ces foutues questions, c'est justement parce que je cherche des gens seuls, comme toi et moi, qui seraient prêts à me suivre pour qu'on ait, chacun, une aide de la part de l'autre. » J'avais soudainement repris mon sérieux en prononçant ces paroles. Habituellement je ne suis pas sérieux, non, j'aime pas ça. J'ai essayé une fois. C'est mauvais pour moi foie. D'un geste décidé, je me relevai du fauteuil en m’approchant légèrement de l'homme face à moi. « Si tu me dis la vérité en ce qui concerne ta… “solitude”, je suis sûr que tu penses la même chose que moi : c'est pas simple de survivre tout seul. De… voler tout seul. Pas vrai ? » Je l'observai alors sans rien dire tirer sur sa cigarette. Je pointai alors vaguement le paquet qui traînait sur le meuble sur lequel il était appuyé. « Ça te dérange si je t’en pique une ? » J'en avais enckore dans mon sac, mais mon paquet à moi était quasiment vide, alors tant que je pouvais les économiser...

Je voyais bien l'air réticent du gars. En même temps, c'était compréhensible, vu ce que je lui avais mis avant de rentrer… Peut être que la manière un peu plus… “forte” le ferait réagir. Je me dirigeai alors à nouveau nonchalamment du fauteuil, ou plus précisément de mon sac posé à son pied. Me baissant alors en sifflotant presque, je commençai à ouvrir la fermeture éclaire et repris alors la parole. « Je sais… que les gens seuls sont forcément en galère dans ce monde. Tu crois peut être que tu es en sécurité dans ta petite forêt, mais crois moi, tu te trompes. On n'est en sécurité nulle part. Et on l'est encore moins… quand on est seul ou qu'on décide de l'être ou de le… devenir, si tu vois ce que je veux dire. » J'entendais par là "tuer ceux qui sont censés être nos alliés", bien sûr. La fermeture était maintenant ouverte et je commençai à fouiller mon sac. « En bref, si tu ne m'as pas menti en me disant que tu étais seul, on est clairement tout les deux dans la même merde... » Lentement, je sortis alors ma batte de mon sac. Cette même batte qui avait servie à fracasser le crâne de ce type qui avait osé essayer de me voler. « Enfin, encore une fois… si tu ne m'as pas menti, bien sûr. » La menace règle parfois beaucoup de problèmes… Cependant, je préfère garder mon arme pendante le long de ma cuisse sans trop pointer le type face à moi pour l'instant, de crainte qu'il ne s’excite un peu trop en la voyant se rapprocher à son goût trop prêt de sa tête. Mes mouvements n'étaient donc pour l'instant pas clairement menaçant, mais j'essayais tout de même de bien lui montrer l'objet que j'avais entre les mains. « Alors, t'en penses quoi de tout ça, …. ? » Le haussement de sourcils qui succéda à ma phrase lui ferait sans doute comprendre que je souhaitais connaître son petit nom.
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Opportunity | ft. Zack

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