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 Comin' on like a hurricane.

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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 16:20

Elle manqua de tomber dans les bras de Noah lorsqu'il la remit sur ses jambes. L'issue qu'elle avait vu, la porte de la cuisine, menant vers l'extérieur, fut soudainement plutôt une sortie vers l'enfer. L'un des deux types tombé poussa un hurlement qui lui donna la nausée, notamment quand un rôdeur lui tomba dessus pour lui mordre le visage. Entre les injures et les balles, la juive ne savait plus ou donner de la tête. Tout ce qu'elle savait, c'était que l'échange de coups de feux avait attiré des zombies près d'eux, et qu'il y en avait tellement. Au point où ceux les talonnant n'avaient pas réussi à atteindre les cuisines, trop occupés ailleurs, pendant que le dernier de l'entrée commençait doucement mais sûrement à reculer quand un, puis deux morts, puis finalement cinq, finirent par rentrer dans l'idée de prendre eux aussi le déjeuner.

Alors, une autre issue ? Là, elle avait déjà du mal à réaliser que celle qu'elle avait trouvé, celle qui valait le coup de courir, était maintenant l'entrée des morts. Ça lui faisait mal au cœur de voir cet endroit qu'elle connaissait se faire doucement mais sûrement envahir. Tout ce qu'elle comprit dans tout ça, c'était qu'il fallait qu'ils se dépêchent de trouver autre chose, vite, très vite, parce que sinon ils allaient en finir surtout avec la vie et ça, pas question !

Elle vira la sécurité de son arme et tira d'une rafale sur les quelques rôdeurs qui s'approchaient. Au moins, elle partait pas sans rien. Pas de conserve, mais une arme dont elle pouvait se servir. Même si chaque détonation donnait l'impression que les battements de son cœur s'arrêtaient pour laisser l'arme parler à sa place. Les corps sans vies gagnèrent le sol, mais d'autres arrivèrent et Levia somma Noah de faire demi-tour « On remonte, TOUT DE SUITE ! », et en disant ça, elle s'exécuta, repassant dans le couloir pour arriver au hall encombré, là où une ligne d'hommes tenait en joue les morts qui rentraient pas paquet de six dans le bâtiment.

Ils se cassent ! Hurla l'un d'eux en les mettant en joue, obligeant la juive à s'arrêter avant de reprendre aussi vite sa route quand il fut contraint de changer de cible.
On s'en branle, faut pas que les mordeurs rentrent, Paul !
Merde ! Merde, FAIT CHIER !
Ils arrivent par le couloir !
Reculez !


Du reste des insultes, Levia n'entendit rien. Grimpant par les escaliers pour accéder au premier étage sans demander son reste. Là, elle commença à se rendre compte qu'avoir sauter un repas n'avait pas été sa plus riche idée, surtout pour un petit déjeuner. Ses jambes tremblaient à ne plus pouvoir s'arrêter alors qu'elle contourna l'un des couloirs pour suivre la lumière verte de l'issue de secours des étages, les menant à des plates-formes en métal qui déjà à l'époque faisaient polémiques quand à la sécurité toute relative qu'elles offraient. La brune envoya un grand coup de crosse dans la fenêtre qui s'éclata, se glissant par l'ouverture en s'écharpant la veste au passage contre un morceau de vitre brisée.

Alors qu'elle posa les pieds « au sol », celui-ci semblait tanguer, et grinça suffisamment. Elle jeta un regard à Noah, l'air de lui dire que, ok, c'était pas la meilleure idée du siècle mais que y'avait pas moyen qu'ils restent ici plus longtemps. Restait qu'à descendre l'échelle, et vite. Alors qu'elle jeta un coup d'oeil en bas, elle constata que les morts se pressaient vers les entrées, sans se rendre compte qu'ils étaient là. Mais surtout, qu'ils étaient nombreux, et plus ça allait, et plus ils l'étaient. La fuite à travers rues allait être un enfer...

Le pire, c'était que déjà au bout du couloir, les mordeurs arrivaient. Et que le temps de la réflexion était terminée.




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Noah A. Thompson
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 17:42


Remonter, courir, ne pas s'arrêter. Penser à respirer, et garder son calme. Ca faisant quand même beaucoup d'infos pour un seul cerveau en pleine situation de crise hein. Beaucoup trop. Au moins, Levia parvenait à garder la tête froide, et se concentrer pour la suivre restait le meilleur moyen de ne pas péter les plombs tout de suite, alors que les agresseurs leur foutait la paix le temps d'essayer de repousser les rôdeurs. Ouais, essayer quoi. Parce que vu le nombre qui leur était tombé dessus, pas sûr qu'ils s'en sortent indemnes.
Il eut tout juste le temps de faire volte face quand Levia brisait la vitre, pour viser un rôdeur qui les suivait et réussir à lui briser le crâne à l'aide d'une balle. La chance du débutant sans doute, lui qui n'avait jamais réussi à en toucher un a l'aide d'une arme à feu.

J'espère que t'as encore un peu de force pour courir, parce qu'apparemment la moitié de la ville se réunit dans le coin !

Il ne fit aucun commentaire sur l'état peu sécurisé de la plateforme, préférant suivre la petite brune dans son périple, descendant chaque barre de l'échelle en priant pour qu'elle ne cède pas sous leur poids. Sauf que l'échelle tint le coup, jusqu'à ce qu'il ne remarque les rôdeurs au dessus de sa tête, à tendre leurs bras vers eux sans prendre la peine de se dire qu'ils risquaient de tomber à se pencher dans le vide de la sorte.

Par un réflexe purement stupide sans doute, le paléontologue manqua une prise alors qu'une ex étudiante au visage difforme tentait de lui griffer le bras, l'empêchant de se rattraper à la barrière. Le choc de sa chute lui coupa la respiration, alors qu'il tombait le dos, avant de sentir une sensation de douleur parfaitement diffuse le long de son épaule, remontant jusqu'à son bras. La douleur manqua de lui arracher un hurlement qu'il étouffa contre son gré au fond de sa gorge, peinant à retrouver de l'air alors qu'il essayait de se relever sans grand succès sur son bras valide. 2 mètres, c'était quand même une sacrée chute quand on s'éclatait sur le dos, ne put-il s'empêcher de penser alors que sa vue se brouillait un instant, jusqu'à ce qu'il ne sente quelqu'un tirer sur sa manche; Levia sans doute, pensa t-il alors qu'il réussissait à se remettre sur pied par miracle, avant d'articuler.

Si t'as rien, tu prends les clés.

Ce qu'il avait à l'épaule, il n'en savait rien et il s'en foutait royalement là tout de suite. Mais au moins, Levia savait qu'elle pourrait pas compter sur lui pour conduire cette fois-ci, et ça lui laissait largement le temps  de se mettre en condition alors que son bras gauche semblait ne jamais plus vouloir fonctionner. Même agiter les doigts relevait de l'effort monumental alors... Il préféra néanmoins ne rien dire, se contentant de courir comme il pouvait, repoussant du plat de sa main valide tout rôdeur qui tentait de s'approcher un peu trop de leurs duo dans un piteux état.
Ce ne fût qu'une fois qu'ils arrivèrent à quelques mètres de leur voiture qu'il s'autorisa à lancer.

J'risque d'avoir besoin de toi une fois qu'on sera en sécurité.

Et comme il le remarqua enfin en croisant son reflet dans la vitre, l'angle bizarre de son épaule indiquait clairement d'ou venait le problème...




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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 17:58

Noah !

Levia commençait à se retrouver déborder de tous les côtés. L'homme était tombé, et il s'était fait mal, mais même là elle n'eut pas le temps de s'arrêter pour lui. Elle le remit péniblement sur ses jambes, comme elle le put, avant de tirer par réflexe dans la tête d'un infecté qu'elle trouvait beaucoup trop proche d'eux. Le sentiment qu'elle ressentit sur l'instant était indescriptible. Un mélange de hâte maladroite et d'une peur indicible qui lui brouillait la vue de larmes de terreur. Faisant tout pour les cacher au paléontologue qui avait déjà trop à faire de son côté pour survivre, elle avait fait en sorte de taire sa terreur en courant toujours plus loin.

Son cœur allait finir par lâcher a force de tambouriner de la sorte. Elle commençait à se dire que tout ça ne valait pas le coup, que peut-être ils feraient mieux d'arrêter de lutter bêtement pour ce monde qui n'en valait même pas la peine. Vivre, c'était quoi ?! C'était pas ça ! C'était pas piller des lieux pour de la bouffe, devoir tabasser des types pour survivre, presser sur la détente d'un flingue pour abattre un mort qui tentait de vous croquer la jambe ! Elle était épuisée de devoir se battre autant, pour rien, contre tout, contre le monde entier, sans espoir d'un avenir meilleur à côté de ça. Et maintenant que Noah était blessé, et qu'il risquait d'y rester, Levia se disait que tout ça avait encore moins de sens.

Elle attrapa juste les clefs de la voiture alors qu'ils fonçaient vers cette dernière sans s'arrêter. Ils étaient suivis, mais les mordeurs étaient bien trop lents pour pouvoir les rattraper. Quand le véhicule fut en vue, Noah en fit le tour pour se jeter sur le siège passager et Levia s'installa devant le volant sans prendre la peine de régler le fauteuil ou les rétroviseurs. Elle planta les clefs après avoir fermé la portière à la volée, balançant l'arme sur les genoux de Noah, et quand le moteur se mit à gronder férocement, elle recula en écrasant au passage le corps d'un grand type à la gueule arrachée, avant de passer la marche avant en appuyant sur l'accélérateur.

En sortant du parking, elle ne prit pas la peine d'éviter les obstacles. Son pied était trop enfoncé sur le plancher pour qu'elle pense à le retirer. Elle braquait le volant violemment pour mettre de la distance avec ce monde infernal. Elle passait les vitesses quand Noah lui hurlait de le faire parce que c'était comme ça qu'on faisait quand on avait un peu de bon sens. Elle manqua d'éclater une bouche incendie en lui rentrant dedans, puis de se prendre un lampadaire en esquivant un mort mal avisé de se jeter sur ses roues maintenant.

Au fond, elle détestait ce monde, elle détestait cette vie, elle détestait ce que Dieu avait fait de sa terre et des humains qui y vivaient. Et des larmes de haine, elle en avait à revendre sur ses joues crasseuses et maintenant recouvertes de son chagrin. Elle étouffa ses sanglots jusqu'à ne plus pouvoir rien voir dans le pare-brise déjà tâché de sang, roulant vingt bonnes minutes, extrêmement longues dans sa tête, avant de s'enfoncer dans une rue pavillonnaire et s'arrêter en plein milieu d'un seul coup. Ils se trouvaient non loin de Madrona, s'ils n'y étaient pas déjà, elle en était persuadée. Mais ce qu'elle pouvait s'en moquer désormais, comme si tout ça n'avait plus aucune espèce d'importance.

Et ils étaient loin, surtout, de leurs refuges de base. Très loin de Katarina et de son appartement, qu'ils auraient du quitter il y a de ça quelques jours tellement l'endroit n'était pas sûr de base.

J'ai défoncé un pneu en sortant du parking, réussit-elle à articuler d'une voix étonnement calme après un silence lourd et pesant dans l'habitable.




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Noah A. Thompson
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 18:28


Par chance, Levia eut nettement plus de réflexes que lui, à les enfermer dans la voiture pour démarrer en trombe. Peut-être un peu trop en trombe en fait, alors qu'ils se retrouvait à devoir lui hurler par instant de passer les vitesse, ou de freiner. Freiner, elle ne le fit jamais. Par instant, il fût persuadé qu'il allait y rester à cause d'un accident de voiture complètement con, en pleine épidémie d'un virus totalement inconnu des autorités sanitaires, si elles existaient encore.
Enfin, Levia pila au beau milieu d'un pavillon, alors qu'il se surprenait à enfin reprendre son souffle, et qu'il l'observait enfin avec un peu plus d'attention. Etait-ce des larmes qui avaient coulé sur ses joues, alors qu'elle lui sortait le plus normalement du monde qu'elle avait sans doute défoncé un pneu dans la panique.

Tu crois franchement que j'en ai quelque chose à foutre du pneu ?

Son épaule le torturait, mais les joues humides de la brune à ses côtés l'interpella d'avantage. Sans doute le contre coup. Elle n'avait rien lâché de toute l'expédition, jusqu'à maintenant après tout. Avec douceur, il vint poser sa main valide contre la joue de sa coéquipière, l'effleurant doucement pour capter son attention. Au stade ou il en était, son épaule pouvait bien attendre encore quelques minutes, avant de retrouver une sensation autre que la douleur.

Hé... Ca va aller. Je te promets que ça va aller. On va... Retourner a l'appartement, récupérer un maximum d'affaires, et reprendre la route. Mais on s'en sortira, tu verras.

Est-ce qu'il croyait à tout ce qu'il disait ? Oui, évidemment. Autrement, il n'aurait pas survécu jusque la. Il était habitué à vivre en milieu hostiles, mais avec une bande de malade anthropophages, certainement pas. Ca n'empêchait pas qu'il finissait par s'adapter, comme leurs ancêtres avant eux. La vie avait le don de toujours mettre les hommes à l'épreuve et ce, depuis la nuit des temps, alors pourquoi cela changerait-il aujourd'hui.
Mais Levia, avec toute sa force, avait tout de même ce besoin d'être rassurée semblait-il. Et ça, il pouvait le comprendre.

Tu vas respirer profondément, te calmer, et quand tu te sentira mieux, on reprendra la route. Mais ne baisse jamais les bras. On à survécu à tout ça, et on continuera à s'en tirer. Parce qu'on va s'adapter à ce monde de merde. D'accord ?

Il lui fit un rapide sourire, retirant sa main de sa joue pour venir la poser contre son épaule endolorie, dans l'espoir d'apaiser un peu la douleur, sans grand succès.



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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 18:58

Il s'en foutait du pneu. En tout cas, il lui souffla ça avec tellement d'aplomb que la brune en fut surprise. C'était la voiture qu'ils avaient depuis des semaines ensemble. Ils n'allaient presque nul part sans elle, et là, ils allaient être obligé de l'abandonner par sa faute, parce qu'elle avait défoncé un des pneus, et sans doute rayer la carrosserie au passage. C'était sans doute très bête, mais elle s'en voulait affreusement, un peu comme si elle avait fait tuer quelqu'un de leur équipe. Elle fit la moue, sentant sa lèvre trembler sous le poids de l'émotion. C'était qu'une voiture pourtant, hein, et c'était forcément encore plus bête de pleurer pour une voiture mais elle leur avait sauvé la vie tellement de fois aussi...

Alors en sentant la main de Noah contre sa joue, Levia en fut encore plus retournée. Elle porta ses yeux vers lui et le regarda fixement lui expliquer qu'ils allaient s'en sortir, lui promettre même qu'ils allaient s'en sortir et retourner à l'appartement et mettre les voiles de Seattle, parce qu'il était grand temps d'aller voir ailleurs si c'était mieux. Non, rien n'irait bien ailleurs, mais entendre qu'ils allaient s'éloigner et enfin s'épargner bien des peines, ça la soulagea au moins un peu.

Après l'épisode de l'université, alors qu'ils avaient été qu'à quelques pas de la chambre de Sasha et des souvenirs qu'ils renfermaient, un endroit où ils n'iraient à l'évidence plus jamais, c'était quand même quelque chose, et tous ces morts qui les avaient poursuivi et même ces vivants qui en voulaient à leurs vies, elle... Oui, voilà, elle craquait. Cette impression de n'être qu'un morceau de viandes pour tout le monde, morts comme vivants, alors qu'elle avait eu l'impression de mener une bonne vie jusqu'ici, de n'avoir jamais fait de mal à personne, excepté peut-être à Noah quand elle avait voulu lui apprendre un truc (genre à être sympa), c'était le pire.

J'ai tué la voiture, Noah... Geint-elle en posant sa tête contre le volant alors qu'il grimaçait à cause de sa blessure. Il faut qu'on fasse un truc pour ton épaule et qu'on trouve un autre véhicule pour rentrer et...

Et non, le plus urgent c'était l'épaule de Noah. Il allait y rester s'il continuait ainsi. Elle regarda autour, activa ensuite les essuies glaces. Madrona était vide pour l'instant, ça irait bien pour cette fois. Il y avait des pavillons autour, sans doute de quoi se poser une heure, ou deux, ou même un soir entier, pour se remettre d'aplomb. Fronçant les sourcils, elle essuya ses joues à l'aide de sa manche de veste déchirée, et revint vers le paléontologue :

On va faire une pause dans l'une de ces maisons, ordonna-t-elle simplement en ouvrant la portière.

Elle en sortit après avoir récupéré son armé, faisant le tour de la voiture pour venir ouvrir la porte à Noah et l'aider à sortir. Son idée n'était pas négociable, ils allaient devoir se poser pour remettre son épaule apparemment démise en place. Et elle ne savait pas du tout comment ils allaient réussir à faire ça. Avançant vers le porche de la maison la plus proche, la brune, éclata la vitre comme elle avait pris l'habitude de le faire depuis un moment, et tourna le verrou pour se faire une entrée. La porte grinça, s'ouvrit, elle pénétra, prête à se servir encore de la crosse de son arme pour tabasser du bord. Même si ses jambes étaient en train de trembler et qu'elle se sentait faible, elle attendit trois minutes dans l'antichambre pour voir qu'il n'y avait personne. Le salon était tout à fait disposé à les accueillir là.

Va t'asseoir, je vais le tour.

Déglutissant péniblement, elle referma derrière Noah. Tourna enfin le verrou. Et fit ce qu'elle dit.




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Noah A. Thompson
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 19:20


Elle se rendait compte au moins, que c'était juste une voiture, et qu'ils pourraient facilement s'en trouver une autre d'ici là ? Que le plus important étaient qu'ils soient toujours en vie, et en bonne santé - si on enlevait son épaule qui lui donnait envie de s'amputer dans la seconde - ?
Faire une pause. Voilà, très bien. Au moins ça aurait le mérite de la laisser se calmer un temps, avant qu'ils ne trouvent une autre voiture en état de marche. Grimaçant, il sortit tout de même de la voiture à sa suite, la laissant forcer la porte d'entrée avant de s'assurer que l'endroit était désert. Et désert, il semblait l'être. Pas d'odeur de pourrissement, de la poussière accumulée partout. Pas de traces de lutte, comme la plupart des endroits qu'ils visitaient. C'était déjà une bonne chose en soi...

Alors qu'elle faisait rapidement le tour de l'habitacle, il observa les voitures abandonnées sur le trottoir. Il y en avait au moins une dans toutes celles-ci susceptibles de fonctionner, il en était sûr. Il le fallait après tout, puisqu'il avait promis à la brune qu'ils s'en sortiraient. Rester plus qu'a prier la bonne étoile qui les suivaient de puis le début de l'épidémie hein...
Enfin, elle revint dans le salon alors qu'il relevait la manche de son pull avec peine lui demandant d'une voix grave.

Tu sais remettre ça en place ?

Serena avait eu l'épaule démise une fois, suite à un accident d'équitation. Mais de là à se rappeler exactement comment agir... Il se rappelait vaguement des conseils des pompiers alors qu'il avait remis l'épaule de sa soeur en place à même le sol avant de l'amener aux urgences, mais après... Il avait quoi à l'époque, 12, 15 ans à tout casser ?
Et il se rappelait parfaitement que sa soeur en avait bavé.

De c'que je sais, il faut que je reste allongé, et que tu tire le bras vers le haut pour forcer l'os à se remettre en place. Mais entre la pratique et la théorie hein...

Joignant le geste à la parole, il s'allongea non sans peine à même le sol, grimaçant à l'idée de la douleur qu'il allait devoir supporter.
Peut-être qu'il avait un petit peur oui. La tout de suite, il était tout sauf fier et en pleine forme. A l'inverse, il préférait penser à tout et n'importe quoi, plutôt que l'idée d'un os devant retourner sagement dans sa paroi.

Y'a des voitures dehors. Avec un peu de chance, y'en à une qui à de l'essence, ou alors un pneu en état de marche qu'on pourra échanger avec le nôtre, t'en dis quoi ?




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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: Comin' on like a hurricane.   Dim 3 Avr 2016 - 20:17

Remettre ça en place ? Après son tour du propriétaire, Levia était plutôt effrayée à l'idée d'y toucher, là, comme ça. Elle secoua la tête négativement, pendant que l'homme s'expliquait sur le pourquoi du comment il fallait s'y prendre parce qu'il l'avait déjà vu faire ou un truc du genre. Et il s'imaginait qu'elle allait s'en charger ? Non, non non et non. Elle voulut secouer la tête encore avant de se rendre compte qu'ils n'avaient pas le choix. Ils ne pourraient pas appeler les pompiers pour venir les aider à remettre cette épaule en place, et dans leur fine équipe de survivants, il n'y avait aucun médecin sachant faire ça.

Alors c'était pour sa pomme, parce que Noah n'allait pas rester ainsi à souffrir le martyr en attendant un miracle. Déglutissant péniblement, la brune vint s'installer à côté de lui. Il venait de s'allonger par terre, et la discussion dévia, sans doute pour qu'il se rassure un peu vis à vis de ce qui allait lui arriver. Il allait avoir mal, et ça allait forcément être de sa faute. La juive pinça les lèvres, se mordillant l'intérieur des joues pour se donner du courage.

Ouais, on va faire ça...

Sur le moment, elle parlait surtout des voitures dehors, là. Y'aurait moyen de faire quelque chose, même si là aussi, ça allait être pour elle vu que Noah n'allait pas pouvoir se servir de son épaule pendant un moment. En contemplant l'os, elle fit une grimace, avant de remarquer que son bras s'était fait écharpé au passage par une balle. Il faudrait recoudre ça dans la foulée pour éviter d'autres ennuis... Et niveau couture, il allait probablement falloir improviser.

Bon...

La brune attrapa la main de son ami de sa paume, posant l'autre sur la jonction entre les deux os de son épaule. Noah esquissa une grimace, et elle lui lança un « désolée » sincère qui n'annonçait rien de bon pour lui.

Et chose promise, chose due, à partir du moment où elle commença à remonter son bras comme il le lui avait demandé, les grognements du paléontologue s'élevèrent dans la pièce pour témoigner de la douleur. À nouveau, la juive tenta de se montrer rassurante, malgré la résistance manifeste qu'exerçait Noah malgré lui, en tirant par instant sur son bras pour se dégager d'elle. « Je suis obligée, je suis désolée » s'enquit-elle dans la foulée alors qu'elle posait un genou sur son torse pour le chevaucher à moitié, histoire de le garder immobile.

Mais vu son petit gabarit, et vu celui plus massif de Noah, c'était presque David contre Goliath. Pourtant, Levia envoya le bras de l'homme presque au-dessus de sa tête, après une résistance plus qu'active de sa part pour se dégager des mains de la juive. Il y eut un clac sonore dans la pièce, entre les insultes diverses et les grognements de son ami, puis finalement, un silence presque apaisant alors qu'elle venait de finir la manœuvre. L'épaule était remise, la douleur devait être moindre. C'était déjà un bon début. Aussi, la jeune femme retira son genou du torse du brun pour lui permettre de respirer un peu mieux, restant à côté.

Parce qu'il fallait pas croire, mais même pour elle, c'était sacrément éprouvant d'avoir du faire ça.

Je vais essayer de trouver une ceinture et une écharpe, pour t'immobiliser l'épaule pour quelques jours, fit-elle sans pour autant se redresser tout de suite.




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