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 Pretty piece of flesh

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Pretty piece of flesh   Mer 30 Mar 2016 - 14:51


Pretty piece of flesh



J'étais revenue au point de départ. Cela faisait près de six mois, probablement plus, que mon cauchemar avait commencé. J'avais réussi à m'évader quelques temps dans les montagnes, mais à présent, j'étais de nouveau ici, comme si je pensais que tout serait redevenu comme avant, ou, comme si j'étais incapable d'oublier ce que j'avais vécu ici, comme si j'avais un réel besoin de me retrouver là. Perdue dans un fragment de temps. Je me haïssais de ne pas avoir suivie le mouvement lorsque mon boulet de copain avait décidé de prendre la fuite, et je me haïssais encore plus d'être seule à présent. Et par dessus tout, je me haïssais d'être revenue dans cette Université dans laquelle, j'avais vu plusieurs de mes amis se faire dévorer par des monstres excités par les pulsations d'un cœur encore frémissant.

Ma main droite agrippée à mon sac en bandoulière, je serrais les dents. Le crépuscule donnait une sorte d'atmosphère pesante, et les grognements qui émanaient de ce qui fût jadis, ma sororité, déclencha alors quelques frissonnements qui longèrent ma colonne vertébrale. " Fuis... " Me dis-je intérieurement alors que je gravissais avec lenteur les trois marches du perron. " FUIS " J'inspirais longuement, à l'intérieur, au deuxième étage, se trouvait Dents de cheval ainsi que Tracey... Je laissais échapper l'air durement gagné lentement, comme si cela aller m'aider à faire fonctionner le mécanisme de la poignée que j'avais prise en main quelques secondes auparavant. Et puis, alors que je me disais que ce ne serait pas une bonne idée finalement, je me décidais à faire demi tour. Ce n'était pas ici que j'allais pouvoir avoir de la nourriture. Je m'installais alors sur les marches du perron, faisant attention au moindre son, au moindre mouvement qui pouvait survenir tout autour de moi. Mon cœur battait à tout rompre jusqu'à provoquer une douleur vive au niveau de ma cage thoracique. Je me redressai d'un coup, une soudaine idée me traversant l'esprit. La fraternité des sportifs... Aucun membre de cette fraternité aurait pu être à l'intérieur de la maison lors de la semaine grecque. Les barres faites de protéines, ils les collectionnaient, dans le garde manger, dans les chambres, il devait y en avoir partout, et si personne n'avait déjà piller cette baraque, elles y seraient encore.

" Je rempli mon sac... et ensuite... je me barre... "

Me parler à haute voix me rappelait de manière subtile que j'étais encore humaine, que je ne devais pas me laisser abattre, que je devais survivre, que je le méritais, que j'y arrivais... Les autres s'étaient fait prendre... pas moi... Et ça, c'était déjà une grande victoire.

Lentement, je longeais la rue avec lenteur, les yeux rivés sur la maison de mon nouvel espoir. Plus qu'une maison et j'y serais... Mon coeur se mit à battre encore plus fort, je tentais de réfréner la douleur qui commençait à devenir vive, puis m'arrêta durant quelques secondes. Je ne devais pas m'exciter ainsi, je devais être maîtresse de moi-même, je devais le faire pour ma survie. Et alors que je tournais à l'angle de la rue, je me rappelais que la semaine grecque s'était déroulée exactement dans cette zone là. Nez à nez avec presque tout les membres des confréries, je sentis mon coeur m'abandonner.

" Merde ! "

Je courais, plus le temps de réfléchir, plus le temps de rien, l'espoir s'envolait de nouveau, et la peur.... la peur me lacérait le ventre, et m'arrachait les boyaux. Plus je m'enfonçais dans l'Université, et plus je rencontrais des difficultés, des morts, il y en avait partout, il y en avait par dizaine, voire plus... La peur prenait le dessus d'une telle manière qu'à présent je pleurais, ma vision troublée, je ne pouvais plus gérer ma fuite. Je m'arrêtais. Je devais trouver une solution, et rapidement. C'est alors que je me souvins des bennes à ordures qui se trouvaient à côté du grand réfectoire. Je tournais la tête à gauche, elles étaient là. Juste à quelques mètres de moi. Avec un hoquet léger, découvrant une dernière forme d'espoir, je m'élançais à travers le parterre d'herbe morte qui me séparait d'elles, et ni une, ni deux, je plongeais dedans, refermant le couvercle.
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Cody Harrison
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MessageSujet: Re: Pretty piece of flesh   Mer 6 Avr 2016 - 2:02

Il y a quelques semaines de ça, Nathaniel était arrivé à la maison des Momsen et revoir un homme avec des enfants, agir de manière humaine, donné les conseils d'un parent à un autre, rire avec Feather, s'endormir avec Margaux sur ses genoux, se réveiller et retrouver ce qu'il restait de sa famille et ses nouveaux amis, pour le petit dèj, malgré le froid. Tout ça, lui avait fait oublier une chose essentielle, le monde avait changer et ce nouveau monde était incroyablement plus cruel et dur pour Cody désormais. S'il pensait que les railleries des élèves de son ancien lycée était désagréable, que les rues de son quartier d'enfance était difficile à vivre, maintenant il sait bien mieux qu'il n'était pas si à plaindre et qu'il aurait du se délecter de chaque moment passé dans la paix. La disparition de Feather l'ayant plongée dans une profonde dépression, l'homme n'arriverait plus à s'en relever. La mort de trop, la voir s'éteindre sous ses yeux, à nouveau. Il se sentait brisé, découragé. Jamais plus il ne pourrait avancer et il ne voit aucun avenir pour sa famille. Dean, Margaux et Ann. Quand vont-ils mourir ? Rien que cette idée lui donnait la nausée. Après qu'on est enterré le corps de la jeune femme, Cody s'était laissé vivre. Mangeant peu, il dormait encore moins qu'avant. Si Feather l'avait ramené de ses retranchements sombres après son arrivée dans la maison, elle n'était désormais plus là pour le repêcher à nouveau. Penser à elle le faisait souffrir, repenser à tout le bien qu'elle lui avait fait après tout ça, l'espoir qu'il avait ressenti à ses côtés. C'était comme se savoir en rémission d'un cancer et rechuter après avoir été certain qu'on vivrait encore longtemps.

S'il était sur les routes ce jour-là, ce n'était pas sa force de volonté mais plutôt celle de Nath qui conduisait son véhicule à côté de lui. Jetant parfois un regard vide sur l'homme. Il fût assez soulager qu'il ne l'oblige pas à parler le long de la route. Il l'avait déjà secoué un peu pour le faire sortir, lui qui ne voulait jamais quitter les murs de la villa, il ne trouvait plus aucune motivation suffisante pour continuer à survivre. Certainement que son état morne avait agacé Nath, mais ce n'était pas Dwight qui allait l'aider à se reprendre et Dean avait beau essayer de le faire parler, son jumeau se refermait de plus en plus sur sa coquille. Les remouds de la route emmènent assez loin les deux hommes et c'est avec un certain malaise que Cody compte les minutes qui le sépare de sa chambre et de sa famille. Le nouvel arrivant de Weeping Willow n'était pas passé par 4 chemin. Avec la mort de Feather, les circonstances actuels, il n'était plus possible de manquer d'hommes sur le terrain. Forcer de voir le côté essentielle de la recherche de vivres, se terrer à l'intérieur n'aidait personne si ce n'est que représenter un poids mort. Et dans l'esprit de Cody, ce fut une immense claque qu'il se prit, réalisant que ce qui avait tué la jeune femme, ce n'était pas la maladie, mais le manque de médicament, la feignantise des jumeaux à braver leurs peurs, l'habitude de se reposer sur les Momsen pour avoir eau et nourriture, sans jamais prendre de risque à leurs tours. Le poids de la culpabilité fut si lourde, qu'il ne voyait plus d'excuses pour rester enfermer à s'apitoyer sur son sort.
Il avait parcouru certainement plus d'une vingtaine de kilomètre et la raison d'une telle distance était expliquer en partie par le vivre disparus de certains quartier, les plus calmes et la présence trop pressente dans les autres. Le nombre de mort augmentait dans les environs, Cody n'était pas mécontent que Dean ne s'aventure jamais à l'extérieur. Et Feather maintenant dans un autre monde, il ne se détendra certainement plus devant la vision des filles jouant dans le jardin. Mourir pour revenir tel un monstre, l'image d'un Jace dévorant sa mère lui causait toujours des cauchemars, il ne supporterait pas d'en rajouter plus. Ils garent la voiture à l'extérieur du prochain quartier. La mission était de trouver d'abord les maisons abandonnées pour ramasser les vivres facile à récolter. La batte de la station essence entre les mains, il explore les lieux dans un silence entendu. Nath prenait les pas devant et n'ouvrait que rarement la  bouche pour communiquer, préfèrent geste et regard pour se faire comprendre. Ils avaient fait deux maisons et récupérer principalement des conserves pour chats et chiens, le reste étant des produits pourri ou certainement embarqué lorsque les habitants s'étaient envolés pour un lieu plus sûre.

A pied dans des lieus où Cody n'avait pas mis les pieds depuis sa tendre jeunesse, les deux hommes s'étaient retrouver à rebrousser chemin face à l'influence des morts vivants de plus en plus croissante. Forcé de fuir et de s'éloigner de leur voiture pour mieux la retrouver plus tard, ils se mettent à courir pour distancer les limaces humaines. Par instinct, suivre les chemins qu'il semblait connaître il y a des années, l'amène jusqu'à l'université où il a atterrit 20 ans plus tôt avec son frère jumeau. C'est a bout de souffle, qu'il s'arrête dans l'angle d'un bâtiment. Il crachait ses poumons alors que Nath semblait plus familier avec l’exercice. Le visage en feu et rouge, ses cheveux venaient se coller sur son front et Cody râlait entre deux respirations.

« J'en peux plus...  Faut qu'on s'abrite, je pourrais pas aller plus loin »

Et c'est ce qu'ils firent, rejoignant le premier bâtiment qui lui était vaguement familier. Ils passèrent par les escaliers de secours à l'extérieur, grimpant d'abord sur le premier étage. Hors de portée des morts, Cody s'écroule sur le perron métallique. En état de choc, il n'avait pas fait de telle course de toute sa putain de vie. L'air lui manquait, la salive devenait salée, son corps tout entier transpirait malgré la fraîcheur de l'atmosphère. Il lui fallu quelques minutes de répit. Juste quelques minutes, un moment, il était envahi par la peur, la sentait plomber son estomac, faire trembler ses membres. Il était terrifié. Il était à deux doigts de la crise de panique, si Nathaniel n'était pas intervenu...

L'obligeant à monter les derniers étages jusqu'au toit. Les bâtiments n'excédaient pas les deux étages et s'étalaient devant eux, plusieurs structures similaire avant la grande cours qui donnait sur l'établissement universitaire. Les confréries et les bâtiments dortoir, son ancien campus. Un bruit perça le silence des lieux et attira l'oreille malveillante des zombies. Si bien que leur détournement d'attention alerta celles des deux hommes. Ils virent la scène de cette jeune femme blonde dégringolé la ruelle jusqu'à la poubelle et s'y enfermer dedans... Et s'y piéger... Comme absorbé par ce divertissement, Cody observa horrifié la situation. Comme ce moment où il a vu ce gamin se faire bouffer par son propre père, impuissant et spectateur, il sentit un sentiment familier d'être l'épargner et l'empathie qui voulait de lui qu'il l'aide. Mais comment ?

« Faut la sortir de là ! »

Le regard de Nath inquiète Cody et le supplie du regard. Il n'a rien pu faire pour Feather, mais cette jeune femme, de loin, pouvait lui rappeler ce qui fut autrefois celle qui lui avait redonner espoir. « S'il te plait, il faut qu'on l'aide ! Faut qu'on y aille ! »



Eventually, everything goes away
Allegiant ⊹Depuis tout petit, je sais une chose: que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres. (by anaëlle)
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Nathaniel L. Wright
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MessageSujet: Re: Pretty piece of flesh   Mer 6 Avr 2016 - 14:42

Nathaniel conduisait la voiture qu'il avait récupérée pour évacuer avec sa famille de Seattle. Le bon 4x4 moderne ronronnait docilement. C'était un beau véhicule, mais pas le plus adapté au niveau consommation de carburant. Le conducteur songeait à mettre prochainement la main sur un modèle moins vorace, plus léger et réactif. Cela lui permettrait en outre de s'amuser un peu. Et puis, pourquoi pas dénicher une moto ? Ce serait encore plus intéressant pour lui. À côté de lui sur le siège passager, Cody était muré dans un silence maussade. Sur la banquette arrière, Jess gigotait un peu, impatiente de se dégourdir les pattes, allant observer l'extérieur d'une fenêtre à l'autre. Le père de famille tâchait de ne pas penser à ce qui s'était déroulé à l'arrière de cette voiture. À Allison, sa femme défunte, qui agonisait sur le trajet jusqu'à la maison de Dwight. C'était il y a un moment déjà, mais la douleur était toujours aussi vive.
Il avait pleuré, bien sûr. Il continuait à le faire, souvent. Il était conscient d'avoir perdu l'amour de sa vie, celle à qui il devait tant, la mère de ses enfants. Pourtant, il ne se laissait pas abattre. Il l'aurait pu. Mais elle lui avait fait promettre dans son dernier souffle qu'il irait de l'avant, qu'il continuerait à combattre et à s'occuper de leur famille. Alors, il avait redressé la tête. Chacun de ses actes, chacune de ses inspirations, c'était pour elle qu'il les faisait. Il gardait précieusement quelques photos de sa femme, dont une toujours sur lui, contre son cœur, à l'intérieur de ses vêtements. Et il vivait, encore et toujours, cette optique rendant le deuil plus simple.

Le cascadeur gara leur véhicule un peu à l'abri des regards en arrivant dans le quartier de la banlieur de Seattle qui les intéressait. Il leur fallait avant tout trouver des vivres, et quelques trucs utiles. Ça, c'était totalement dans ses compétences, et il avait pour cela emmené avec lui sa chienne, compagne de toutes ses sorties urbaines quand il survivait encore à Seattle. À l'origine, on ne pouvait pas dire que Jess avait reçu un entraînement spécifique. Elle vivait en appartement, mais se défoulait énormément avec son maître : dressage, agility, un peu de pistage, et beaucoup de balades. Cela avait contribué à la garder en forme et alerte. La seule chose qu'elle n'avait pas faite, c'était l'entraînement de chien d'attaque... pourtant, même si elle n'était pas agressive pour un sou, la présence des rôdeurs depuis le début de l'épidémie tendait à développer son instinct protecteur. Elle commençait à attaquer lorsqu'il le fallait, et devenait un vrai chien de garde, sans rien perdre de son côté enthousiaste, joueur et un brin casse pied.
Les premières fouilles furent celles de maisons abandonnées, dont ils durent forcer quelques portes. Nathaniel était à l'aise avec ça, contrairement à son taciturne partenaire. Las de tenter de lui arracher quelques mots, il avait opté pour le silence, mais il parlait parfois à sa chienne. Leur butin fut composé de beaucoup de conserves et d'aliments secs, comme des pâtes, des chips, du riz... ou encore toutes sortes de céréales. L'examen d'une maison ne leur offrit guère mieux que des aliments pour animaux, qui suscitèrent l'intérêt de Jess. Apparemment, les occupants avaient fui en emportant tout ce qui pouvait être utile. Alors qu'ils sortaient, le malinois se mit soudain à aboyer frénétiquement en se jetant contre un muret. Un chat tigré roux au poil épais et sale sortit alors de sa cachette, gonflé de peur et crachant contre le chien qui le menaçait. Le cascadeur eut un sourire et tira sa chienne par le collier pour la ramener vers lui, en profitant pour lui mettre sa laisse.


« C'est qu'un chat, espèce d'idiote. Allez viens, on continue.

En sortant, ils furent accueilli dans les rues par quelques créatures, sans doute attirées par les aboiements de Jess. Il leur fallut dès lors piquer un petit sprint pour les distancer, une formalité pour le cascadeur et sa chienne qui étaient habitués à ce genre d'exercice depuis bien avant le début de l'épidémie. On ne pouvait pas en dire autant de Cody, qui réclama à grands cris une pause, tout essoufflé, alors qu'ils étaient parvenus à proximité de l'université. En guise de réponse, Nathaniel haussa les épaules, et ils gravirent ensemble l'escalier de secours pour se mettre en sécurité sur le toit, et souffler un peu. Gardant toujours le malinois en laisse, il alla faire un petit tour pour observer les environs, en laissant son camarade récupérer. Il avait beaucoup pratiqué les sorties ravitaillement dans cette ville, et il aurait préféré qu'ils ne s'attardent pas trop. Au moins, ils n'étaient pas à proprement parler au centre, ce qui réduisait un peu la population de rôdeurs présente. Toutefois, il y en avait énormément dispersés dans la ville, et même si ce petit exercice lui faisait du bien, le cascadeur préférait ne pas trop pousser la chance...

- On devrait retourner à la voiture dès que t'aura repris ton souffle. Seattle n'est pas vraiment le coin le plus sûr...

Comme en écho, il aperçut des rôdeurs qui en avaient après une proie humaine. Leur odeur portée par le vent les frappa, faisant gronder Jess alors qu'elle hérissait le poil. Une jeune femme tentait de semer les créatures en contrebas, et pour se faire elle plongea tête la première dans une benne à ordures. La scène fit apparemment tilt dans l'esprit de Cody, qui se mit à le supplier de porter secours à l'inconnue. Mais de toute façon, que pouvaient-ils faire d'autre ? Nathaniel détacha la laisse du collier de sa chienne, sachant que dans pareille situation elle se débrouillerait pour rester hors de portée des infectés sans trop s'éloigner de lui.

- Y en a pas tant que ça. Ca devrait être vite réglé.

Laissant son fusil en bandoulière autour de lui, et son 9mm à sa ceinture, le cascadeur porta sa main à son dos et la referma sur la poignée de son épée. Une arme véritable, cadeau d'un ami forgeron pour le cinéma. Il avait pris soin de toujours l'entretenir, et elle lui rendait désormais de fiers services. Lorsqu'il la tira du fourreau accroché dans son dos, elle émit à peine un léger chuintement, sa lame argentée captant les timides reflets du soleil. Sans attendre de voir s'il était suivi, il descendit les marches pour rejoindre le plancher des vaches, sa chienne sur les talons. Parvenu en bas, il trouva les rôdeurs trop occupés à s'intéresser à la benne dans laquelle leur proie avait disparu pour se soucier immédiatement de lui. Sans tarder, il abattit son épée dans le crâne de la créature la plus proche. Le crâne qui commençait à être friable céda sous l'impact, et la chose s'écroula. Il eut le temps d'en abattre deux autres avant que la bande de cadavres ambulants se rende compte de sa présence et décide d'agir. Au total, il devait y en avoir un peu moins d'une quinzaine. Pas trop de soucis, ils étaient en terrain dégagé et relativement égal. Nathaniel en abattit un quatrième alors que les autres s'avançaient lentement vers lui. Un coup de pied en repoussa un, qui s'étala sur un de ses semblables avec une lourdeur exagérée. Jess aboyait en tournant autour du groupe de rôdeurs, ceux-ci la négligeant au profit de son maître, plus grand et gustativement plus intéressant. Bientôt, l'épéiste en eut abattu deux autres. Une fois que toutes ces choses seraient bel et bien mortes, il pourrait aider l'inconnue à sortir de sa poubelle. À peine cinq minutes plus tard, la tête du dernier rôdeur roulait au sol, loin de son corps. Pour faire bonne mesure, le cascadeur transperça le crâne, puis il nettoya soigneusement sa lame avant de la remettre au fourreau. Il s'essuya ensuite le visage et remit sa laisse à Jess, avant de se tourner vers Cody, puis la poubelle.

- C'est bon, vous pouvez sortir. »


This world is a fucking joke
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MessageSujet: Re: Pretty piece of flesh   Dim 1 Mai 2016 - 15:49


Pretty piece of flesh



Des bruits, des bruits partout, des secousses, comme s'ils m'entouraient. La peur me tordait les entrailles tandis que je me recroquevillais en boule la tête entre les mains. Je m'étais piégée en quelque sorte, et bien que ce soit horrible, j'espérais que quelqu'un arrive pour faire diversion afin de pouvoir m'enfuir à toute jambe. Mon coeur battait de plus en plus fort alors que je ressentais le trouble m'envahir. Mais c'est à ce moment précis qu'une chose inattendue se produisit. Des bruits de lutte, des aboiements qui résonnaient tout autour de moi.

Haletante, de je me redressais quelque peu, aplatissant mon oreille contre la paroi de plastique qui me servait de bouclier contre les morts.  J'attendis patiemment, non pas car je ne souhaitais pas montrer mon soutient à celui ou à ceux qui me venaient en aide, mais car il m'était impossible de me défendre. Je refusais catégoriquement de saisir une arme entre mes doigts, tuer était une chose que de toute ma vie, je serais réticente à faire. Aussi j'attendis patiemment que tout prenne fin. Que je n'entende plus aucun grognement, ni aucun son de lutte afin de pouvoir me détendre. Bientôt, j'entendis le bruit d'une lame que l'on rangeait dans son fourreau. Et alors que je laissais échapper un soupir, une voix brisa le silence qui s'était installé dans les alentours. " C'est bon, vous pouvez sortir. "

Mais je ne fis rien. Prise soudainement d'une angoisse étrange. Cela faisait un moment que je n'avais pas vu quelqu'un de vivant m'adressant la parole. Cela faisait bien trop longtemps que j'étais seule au monde. Je ne sais pas si cette angoisse était due au fait que ce soit la première fois depuis des lustres que j'entendais une voix humaine, ou si c'était la crainte de les voir repartir sans moi. La solitude commençait à me peser, et il m'arrivait même de vouloir parfois en finir, lorsque je me rendais compte que je développais un goût prononcé pour des monologues où je créais une discussion avec moi-même à voix haute.

Je fermais les yeux un instant, mes doigts se resserrant sur la sangle de mon sac tandis que je laissais échapper un profond soupir. Il était temps pour moi de sortir et de faire face aux Hommes. De ma main droite, je poussais le couvercle de la poubelle et me redressa lentement, les yeux rivés sur le premier homme qui se dressa devant moi. C'était celui au sabre. Mon regard pivota sur le chien qui l'accompagnait, c'était la première fois que je voyais un animal depuis que l'épidémie avait commencé à se faire des plus importantes. Je tournais la tête encore une fois, un autre homme se trouvait à côté de la poubelle dans laquelle je me trouvais encore. Je me décidais enfin à sortir, puis regardant l'un et l'autre, je me raclai la gorge.

" Merci... Vous n'aviez pas à prendre ce risque... "
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