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 2016 Jump Street

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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Dim 10 Avr 2016 - 23:16

Alors que Ray cherchait sûrement la clé pour ouvrir ce qui avait été son appartement, Jill cala son dos contre le mur du couloir, son bras valide replié sur ses côtes douloureuses. Son corps tout entier la faisait souffrir… Le souffle encore court, elle cherchait de l'air tout en levant la tête vers le plafond. Un endroit où se poser, un endroit tranquille. Douce satisfaction. Et soulagement lorsque le jeune homme ouvrit enfin la porte. Elle ne laissait rien paraître mais elle avait du mal à tenir debout.  Elle sentait un liquide poisseux et chaud couler le long de sa main droite, du côté où elle était blessée. La douleur était là, bien présente, et forçait la photographe à serrer les dents et à puiser en elle le peu de forces qui lui restaient.

Effort à nouveau difficile lorsque Jill se décolla du mur qui la soutenait, pour entrer dans le petit studio. Elle avala sa salive, avant de respirer par la bouche, le pas traînant. Elle adressa un petit signe de tête à son hôte alors qu'il s'éloignait pour rejoindre ce qui devait être la salle de bain. Son sourire s'effaça rapidement lorsqu'elle fut seule, alors qu'elle calait à nouveau son corps contre un mur. Merde… Elle se sentait vraiment mal… Son regard se baissa sur sa main. Du sang gouttait sur le sol. Et en plus voilà qu'elle dégueulassait tout ! La jeune femme savait qu'il allait falloir qu'elle regarde, qu'elle sache vraiment d'où venait ce sang. Mais elle avait peur de retirer sa veste, ainsi que sa chemise et de constater les dégâts. Elle avait entendu le coup de feu lorsqu'elle était passée par la fenêtre, juste après Ray. La douleur avait été fulgurante… Alors…

La jeune femme releva le menton en entendant les bruits de pas qui revenait dans sa direction, et elle se redressa avant que Ray ne fasse son retour. Elle fit quelques pas, ouvrit de grands yeux lorsqu'il lui envoya une bière, mais fut capable de la rattraper au vol. Son regard revint sur le jeune homme et elle réalisa qu'il était torse  nu. Elle commençait à être à l'ouest et elle n'aimait pas vraiment ça. Lorsqu'il lui demanda sa s'asseoir, elle se pinça les lèvres entre elle avant d'enfin se décider à retirer son sac de ses épaules. La moindre mouvement lui faisait mal, et elle eut bien du mal à retirer la sangle du bras droit. Une légère grimace passa sur son visage avant qu'elle ne pose son sac non loin d'elle. « -tiens moi ça tu veux... » demanda-t-elle à Ray en lui confiant sa bière.

La jeune femme aux cheveux mouillés qui lui collaient au visage tourna le dos à son hôte pour retirer sa veste sans qu'il ne la voit grimacer comme une folle. Oh merde elle avait trop mal… Et elle avait de moins en moins de sensation dans les doigts… Une fois sa veste enlevé, elle baissa les yeux sur le haut de son bras. Sa chemise à carreaux étaient noir de sang… Elle leva les yeux au ciel, dégoutté, avant de souffler pour elle même : « -fais chier... » La jeune femme vint alors prendre place juste à côté de Ray. Miracle elle était enfin assise ! Elle prit trois secondes pour reprendre quelques forces en fermant les yeux et elle souffla les dents serrées : « -je crois que… » Elle retira la première manche de sa chemise, avant de baisser avec lenteur l'autre pour laisser apparaître la blessure : « -je crois que va falloir plus que du sparadrap... » Ce connard sur le toit ne l'avait pas loupé… La raison de la vive douleur qui lui faisait perdre tant de sang : un éclat de balle était venu se loger dans son bras. 

Malgré cela, elle leva les yeux vers Ray et lui adressa un petit sourire avant que sa langue ne passe sur ses lèvre et qu'elle réponde : « -j'suis juste trop forte c'est tout... » La jeune femme roula sa chemise en boule dégoutté de ce qui lui arrivait. Elle tentait pourtant de répondre avec le sourire et une pointe d'humour. Elle ajouta d'ailleurs : « -j'faisais de l'escalade principalement… Et pas mal de sport à côté. Je crois que... » Un regard pour son bras et elle reprit : « -j'crois qu'on va devoir se soigner l'un l'autre, j'arriverais pas à virer ce truc toute seule, ni à faire des points. Et toi t'as des morceaux de verres partout... » Elle n'avait pas perdu de vu que sur le toit il avait parlé à quelqu'un qu'elle était incapable de voir. Mais pour le moment, ils avaient encore besoin l'un de l'autre. Si elle ne tournait pas de l'oeil, ils allaient pouvoir faire connaissance.

D'un geste d'habitué, elle ouvrit sa bière et en avala une belle gorgée. Elle était assoiffée en plus d'être en mode batterie faible. Ils en arrivaient au moment qu'elle trouvait gênant, le moment où on avait peur de mettre les pieds dans le plat bien comme il fallait en parlant du passé. En demandant un truc qui ne fallait pas, qui éveillait les souvenirs douloureux. A voir les un ou deux soutiens gorges qui traînaient, elle supposait que Ray ne vivait pas seul. Avant. Où était passé la femme qui partageait sa vie ? Elle se contenta de dire: "-rah putain j'suis désolée, j'mets du sang partout..." Comme si c'était vraiment important...


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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Jeu 21 Avr 2016 - 13:27

Juliane n'allait pas bien du tout. Je l'observais, tenant sa bière, retirer son blouson, dos à moi. L'espace d'un instant, mon cœur fait un bond à la fois d’excitation et de douleur. Si elle n'était pas en sang, le fait qu'elle enlève ses vêtements aussi lentement, serrai assez sexy, mais, d'un autre coté, le fait que je ressente ça, combiné au lieu, fait remonter des tas de souvenirs qui me font souffrir. Je m'efforce de garder mon sourire mais je sent bien qu'il se fait plus mélancolique que chaleureux. Chaque mouvement est de plus en plus douloureux et je commence à être pris de quelques vertiges mais je serre les dents.

Perdu dans mes pensées, je ne reviens à la réalité que lorsque Juliane lâche qu'il va falloir du plus lourd pour soigner sa blessure. Constatant la plaie béante truffée de plomb, je panique un peu, mais, reprenant rapidement mes esprits, je réfléchit à ce que j'ai qui pourrai faire l'affaire. J'entend également ma compagne me parler du fait qu'elle était sportive et que j'était couvert de bout verre. Puis elle finit par s'excuser de mettre du sang partout, ce à quoi j'allais répondre quand j'entendit une autre voix, une voix qui me fit frissonner.

"- Un garrot sombre con. Commence par ça pour ralentir le saignement. Allez Ray bouge toi, je dois te rappeler toute les blessures qu'on à soigner ici ou quoi ? Tsss ... Après tout t'es peut-être pas capable de sauver qui que se soit, moi le premier."

Assis sur le bord du lit, je lève les yeux vers Doug et les écarquilles. On aurai dit un zonard ... C'était bien Douglas, mais avec des lambeaux de chair en moins et dégoulinant de sang. La terreur monte en moi. Et si il avait raison ? Jusque ici je n'ai que retarder la mort de certaines personnes, mais les ai-je réellement sauvés ? Mon cœur s'emballe et la douleur physique se fait plus présente. Soudain, je réalise. Juliane est ici, vivante, et j'ai beau avoir peur de m'attacher aux gens, après ce qu'on vient de vivre, je me rend compte que survivre seul n'est plus une option.

Il est peut-être temps de mettre fin à cette solitude.

Je me fige  en le regardant, debout devant le couloir.

"- La ferme ..." ai-je chuchoté

"- Tu ne peux pas la sauver indéfiniment et tu le sais. Elle mourra, sûrement à cause de ta lâcheté, à un moment ou à un autre, et ça aussi tu le sais. Et ..."

"- LA FERME !" ai-je crié cette fois, en me levant et jetant ma canette de bière sur le fantôme, qui disparût.

Mon souffle est rauque, haletant et la douleur fulgurante sur tout mon corps, et dans mon cœur, me laissant échapper quelques larmes. Sans jeter de regard à Juliane, je me dirige à nouveau vers la salle de bain, pour prendre des bandages, des antibiotiques et une pince à épiler. Elle vivra. On va se sauver de cet enfer. Je le jure.

D'un pas rageur, je reviens dans la salon et jette le matos sur le lit, avant d'ouvrir la table de chevet de Raven pour me saisir d'une aiguille et de fil, renversant sa guitare au passage, mais n'y prêtant que peu d'attention. Le passé ne me ralentira plus. Je ne souris plus du tout et me concentre sur Juliane, évitant son regard. Je saisis alors un tee-shirt au sol pour en déchirer une manche que j'enroule autour du haut de son bras.

"- Ca va faire très mal, accroches toi Jill. Je vais retirer les éclats et recoudre."

Mon ton était sec. Trop peut-être.

Je serre d'un coup sec le nœud de fortune autour de son bras, désinfecte la plaie et commence mon opération de fortune. Rapidement, mes mains sont couvertes de sang, mais je ne pert pas ma concentration, malgré ma propre douleur, se faisaient de plus en plus insoutenable et m'obligeant à me figer de temps à autre pour serrer les dents.
Je sent alors une main se poser sur mon épaule, une main douce. Un début de sourire se dessine sur mon visage. Je me décide alors à parler à Jill alors que je suis en train de recoudre, après avoir enlever le plomb.

"- Désolé si je t'ai fait peur. Et mal. Je douille bien comme il faut aussi mais ta blessure était plus grave." Je marque une petite pause dans mes mouvement et expire un grand coup avant de reprendre. "- Pour tout à l'heure ... Quand j'ai jeté ma bière ... *ricane* Disons que je vois des gens qui sont morts, et que celui là m'a affirmer que j'était un lâche." Je fait un geste de la tête pour lui désigner la photo du groupe au dessus du lit. "- C'est le brun avec l'Ibanez orange fluo qui est venu me rendre visite. Il s'appelait Douglas. Les deux autre, c'est son frère Travis et la fille c'est Raven ma ..." Je m’arrête à nouveau pour respirer et secouer la tête."- On formait un groupe de rock amateur dont j'était le chanteur. On avait quelques fans dans les quartiers Est mais pas plus. Ça me manque de chanter parfois."

J'approche alors mon visage de son bras pour couper le fil avec les dents.

"- Et voilà ma belle. C'est fini. C'est pas de la grande chirurgie mais ça devrait tenir si on reste tranquille quelques jours."

Je lui rentent sa bière et suis pris d'un violent vertige, m'obligeant à m'effondrer sur le lit. J'ai du perdre trop de sang.

"- C'est grave docteur ?" ai-je articulé péniblement.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Sam 23 Avr 2016 - 9:04

Dans le vide…
C'était ce qu'il venait de faire.
Parler dans le vide.
Jeter sa bière.
Et elle, elle avait l'impression d'avoir parlé dans le vide.

L'éclat de voix de Ray, cette sorte de seconde personnalité qui venait de jaillir de lui même, cette colère et cette violence dans les mots comme dans les gestes. Étrangement, Jill avait la sensation que tout ça n'était pas dirigé contre elle. Bon ce qui était certain, c'était qu'elle n'avait pas rêvé sur le toit tout à l'heure. Il s'était bien adressé à quelque chose ou quelqu'un… Qu'elle n'était pas capable de voir. Décidément, elle ne croisait que des mecs qui traînaient leur fantômes ! Lorsqu'elle le vit sortir de la pièce, Jill serra les dents avant de fermer les paupières. C'était peut-être pas vraiment le moment pour l'épisode psychotique là !

Si elle avait été sur pieds, peut-être serait elle partie. Mais pour le coup, elle avait besoin de quelqu'un. Alors dingue ou pas, elle allait devoir faire avec ce mec. C'était soit ça, soit elle allait se vider son sang. Et sincèrement, ce n'était vraiment pas ce qu'elle voulait. Elle tenait à trop à la vie pour se laisser crever ainsi. La jeune femme venait de chopper une bande de gaz, bien décidé à se faire un bandage provisoire, mais le propriétaire des lieux revint à grand pas. Franchement, elle avait bien trop mal et elle était bien trop mal en point pour dire ou  faire quoi que se soit. Elle se contenta de hocher la tête positivement lorsqu'il lui demanda de s'accrocher. Les dents serrées elle trouva drôle de dire : « -si je tombe dans les vapes, c'est pas parce que je suis une petite nature ok ?! » Malgré la douleur qui pour le moment ne devait être que minime, elle adressa un petit sourire en coin à son docteur.

Mais se sourire s'envola bien vite laissant place à une grimace et à tout une flopée de gros mots. Ça  n'aidait pas, mais ça faisait du bien quand même. Jill avait les larmes aux yeux. La jeune femme n'était pas une douillette, mais là pour le coup, la douleur était horrible. Elle cru qu'elle allait tourner de l'oeil, mais Ray commença à lui parler, et elle se raccrocha à sa voix pour rester sur terre.

Les yeux fermés, le visage crispé elle lâcha : « -désolé… c'est tout ce que t'as trouvé ? » ironie bien entendu. Il était en train de la soigner alors qu'il était lui aussi blessé. « -enfin tu me dira… » elle serra les dents lorsqu'il passa l'aiguille dans sa peau : « -c'est sympa comme rendez vous... » Un grognement passa ses lèvres alors qu'elle écarquillait les yeux, serrant les points pour contenir la douleur. Elle leva sa main valide pour demander trois secondes de répit. Elle avait besoin de reprendre un peu d'air. Juliane tourna légèrement la tête vers Ray, un sourire au coin des lèvres. Elle souffla alors en réponse : « -merci de me rassurer. J'ai cru trois minutes que tu étais juste fou. » Elle déglutit avec difficulté et ajouta en tapotant du bout des doigts le genou du jeune homme : « -t'en fais pas… » Elle pouvait très bien comprendre ça. Avant on aurait appelé ce genre de vision une sorte de psychose post apo. Aujourd'hui, c'était simplement des fantômes. Bob en voyait aussi. Ziggy s'était plus dans sa tête et son coeur. Alors un de plus ou un de moins qui voyait des gens…

La photographe leva le menton, détaillant le cliché qui lui indiquait Ray. Des proches… Des très proches… Il y avait donc bien eut une petite amie. Tous morts ? Certainement vu qu'il en parlait au passé. Sujet sensible… Elle se contenta de grimacer, son corps se crispant sous l'aiguille. « -aïeuh ! » râla-t-elle.

La jeune femme poussa une longue expiration lorsqu'il lui annonça que c'était fini. Bon ça c'était fait. Mais lorsqu'elle le sentit s'effondrer à côté d'elle, Jill se dit que le combat n'était pas terminé. Il allait falloir qu'elle lutte encore un peu. Histoire que son acolyte ne passe pas l'arme à gauche. Elle avala une grande gorgée de bière et inspira à fond : « -ok laisse moi trois secondes… » Ouais trois secondes pour se remettre vite fait de tout ça. Une fois Ray soigné lui aussi, ils pourraient prendre du repos.

Jill cligna des paupières quelques secondes, essayant de cloisonner la douleur dans une partie de sa tête. C'était pas le moment. Elle dégluti une nouvelle fois et regarda Ray à côté d'elle. « -aller montre moi tout ça » La jeune femme commença ses soins, concentrée au maximum sur la peau de Ray, évitant de penser à son propre corps. Après avoir retiré un bon nombre d'éclats de verre, elle souffla avec un rapide coup d'oeil pour son partenaire : « -tu sais, si tu veux pas en parler, t'es pas obligé. Je peux comprendre. » Elle l'avait fait avec Bob, elle avait accepté pour Ziggy. Alors quelques fantômes de plus ou de moins… Tout en appliquant de désinfectant sur chaque plaies, ses doigts prenant soins de faire ça en douceur, la tête légèrement penchée sur le côté, Jill préféra changer de sujet. « -ça me manque aussi assez souvent le chant, la musique… La danse… Tout ce qui fait du bruit en fait ! » Elle prit le menton de Ray entre son index et son pouce, lui sourit avant de lui faire tourner avec lenteur le visage pour tamponner doucement  le sang qui perlait encore d'une plaie. « -le dos ça va ? » finit-elle par demander. La chute dans la benne à ordure avait du être tellement confortable… « -dis moi ce que je dois faire, j'suis pas hyper experte en homme blessé. » Non, elle était experte pour les blesser elle même, au niveau de leurs sentiments. Elle avait retiré tout les morceaux de verres, désinfectés chaque plaie...


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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Jeu 5 Mai 2016 - 14:55

Alors que je me sentait sombrer dans l'inconscience, la voix et le contact de Juliane me ramena sur Terre. Elle a les mains très douces, mais peu assurées. C'est fou comme la chaleur humaine m'avait manqué. La douleur et la douceur se mêlent dans un concerto de sensations étranges, ne manquant pas de me rappeler ma chère Raven. Je vois alors sa guitare que j'ai renversée quelques instants plus tôt. J'ai envie de me lever et de la ranger à sa place, mais je suis trop faible pour faire le moindre mouvement. Comme après une séance de sport de chambre trop intense, la douleur en plus. Mais je m'égare.

Alors que je replonge dans une profonde nostalgie de ma vie d'avant, j'entend Juliane me dire qu'elle pouvait m'écouter si j'en avait besoin et que la musique lui manquait aussi. De temps à autre, je pousse un gémissement de douleur mais m’efforce de serrer les dents. Elle m'aide à me redresser une fois sa besogne finie et m’éponge le front, s’inquiétant de mon état. La journée ne fut pas de tout repos il est vrai. Nos visage sont très proches maintenant. Je peux détailler ses traits avec plus de précisions, et me surprend à penser qu'elle est très belle. J’entrouvre la bouche pour lui répondre, mais suis pris d'une folle envie de l'embraser, sans raison. Alors que j'amorce le mouvement, un pincement au cœur m'arrête, je ferme les yeux et pose mon front sur celui de Jill, en souriant de nouveau.

Je suis pas prêt pour ça encore. Je sais pas si je le serrai un jour.

Je m'écarte de Jill et passe mes mains sur les plaies qu'elle a soignées. Débrouillarde la petite. C'est pas du travail d'expert mais ça tiendra si je me repose. Je plante mon regard dans le sien et commence à parler, assis sur le bord du lit, à sa droite.

"- T'en fait pas pour mon dos et le reste. Du repos c'est ce qui me faut, et a toi aussi. Et ... Désolé pour ça ... Je suis un peu à l'ouest ... *se masse l'arrière de la nuque* C'est juste que ... J'en ai assez de vivre avec mes fantômes pour seule compagnie. J'ai aidé bon nombre de survivants, mais j'ignore si maintenant ils sont morts ou pas. J'ai peur de m'attacher tu comprend ? Peur de commettre les même erreurs ..."

Je baisse la tête et soupir un grand coup. Ouais. Parler ça peut faire du bien. Mon psy me le disais souvent. Cela dit, je ne la connais ni d'Eve ni d'Adam, malgré le fait qu'elle vienne probablement de me sauver la vie, ce dont je lui suis reconnaissant. Mais ... Comme je l'ai déjà dit, survivre seul est peut-être une très mauvaise idée au fond. Rhaaa ... Je sais pas quoi faire ...

"- Je les ai perdus parce que j'était trop lâche pour les aider. Doug avait raison au fond. Je suis peut-être pas capable de sauver qui que se soit. Pas faute d'essayer. Et quand je vois ce sont ce qui reste de l'Humanité est capable, je me pose des questions sur notre avenir. La peur nous fait faire des conneries, mais les gens ne le réalise pas. J'aimerai tous vous aider. Tous vous sauver. Mais je sais que c'est impossible. Ta présence me terrifie et me rassure en même temps. Je peux pas m’empêcher de me demander quand est-ce que je vais te faire tuer par ma bêtise, comme aujourd’hui. T'as failli y passer à cause de moi. Alors si tu veux partir je t'en empêcherai pas. Qui voudrait survivre avec un abruti qui voit des fantômes, incapable de sauver une vie, autre la sienne ?"

Je ne m'était pas rendu compte qu'une larme perlait sur mon visage, bientôt suivie par d'autre, plus abondantes, et silencieuses. Par réflexe, je pose une main sur la genou de Jill et serre un peu ma prise.

Pour la première fois depuis que tout à commencer, je craque enfin.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Jeu 5 Mai 2016 - 18:53

Écouter tout en restant silencieuse, sans interrompre la personne qui vidait son sac, c'était dans les cordes de Jill. Depuis toujours les gens s'étaient tournée vers la jeune femme pour se confier, demander des conseils, soulager leur tourments… Aller savoir pourquoi. Sans doute parce qu'elle avait un visage qui inspirait confiance, que sa joie de vivre et son sourire donnait envie de lui parler facilement. Joie de vivre et sourire qui s'étaient un peu terni avec le changement actuel… Actuellement, elle ne savait pas vraiment à quoi elle ressemblait, sans doute pas bien à grand-chose, mais si Ray avait besoin de parler, elle saurait être l'oreille attentive dont il avait besoin. La personne capable de l'aider à faire face, à prendre du recule et lâcher prise.

Tout en soignant, elle avait du s'approcher bien plus près, et une petite pointe de panique l'avait saisit lorsqu'il avait plongé son regard au fond du sien. Il allait quand même pas l'embrasser ? Non parce que ça y ressemblait bien quand même… Soulagement lorsqu'il colla son front contre le sien. Elle se contenta de sourire, trouvant que ce geste était sans doute un peu intime alors qu'ils ne se connaissaient pas encore. Mais bon, elle lui avait proposé son aide, sans donner la marche à suivre. S'il avait besoin de ça pour aller mieux, juste un contact de front à front, elle pouvait le lui donner.

La jeune femme prit une grande inspiration, serrant les dents quelques secondes afin de cloisonner la douleur dans une partie de sa tête, et de tenter de l'oublier. Elle se passa une main dans ses cheveux en bataille, toujours aussi indomptable, détournant les yeux de Ray alors qu'il commençait à parler. « -c'est rien... » Pas la peine qu'il soit désolé. Ils avaient tous leurs démons, leurs angoisses, leurs problèmes. Elle n'était personne pour se permettre de le juger. Surtout que c'était quelque chose qu'elle n'aimait pas. Juger sans connaître. Même si elle était quelqu'un de plutôt catégorique et qu'elle se faisait une idée des gens très vite. Généralement elle ne se trompait pas. Mais elle tentait d'assouplir sa façon de penser. Un léger regard pour le jeune homme. Elle comprenait tout à fait ce qu'il pouvait ressentir. Même si elle se ne baladait pas avec une guirlande de fantômes collée à ses basques.

La peur de s'attacher… Elle ne connaissait que trop bien la chose. Et pas besoin de mort-vivants dans les rues pour ça. Non, ce sentiment elle le connaissait d'avant. « -je comprends... » souffla-t-elle simplement. Sans pour autant vouloir couper la conversation, Jill avait une grande envie de s'allonger. Elle avait la tête qui tournait un peu, et se sentait bien faible. Mais elle fit un effort pour rester en position assise, écoutant la suite.

Elle eut un léger rire lorsqu'il parla de sauver tout le monde. Le mec se prenait pour un super-héro ou quoi ? Il y avait plein de choses qu'elle avaient envie de répondre, parce qu'il était en train de lâcher pas mal de conneries. Mais il ne lui laissait pas le temps d'en placer une. Et lorsqu'elle ouvrit la bouche pour répondre, mais elle vit les yeux de Ray complètement embué de larmes, et elle resta quelque peu sur le cul. Wahou… ça c'était fort… Elle ne pensait pas en arriver là en lui proposant de parler… Mais visiblement il en avait gros sur la patate. Jill baissa les yeux sur la main qu'il venait de poser sur son genou. Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne pose la sienne par dessus celle de Ray et tourne le visage vers lui pour dire : « -t'as fini ? A mon tour alors. » Elle n'avait pas envie de le cajoler comme un bébé. C'était pas du tout son genre. Alors elle commença : « -déjà pour le moment, je reste parce que je suis pas capable d'aller bien loin. Ensuite, tu n'es pas responsable de ce qui c'est passé. J'étais là, toi aussi. Ça s'appelle une rencontre… » Un sourire malicieux et elle ajouta : « -un peu particulière c'est sur. Si j'avais pas voulu te suivre, je l'aurai fais. Je suis pas quelqu'un qui se laisse diriger. De moins de vu, tu m'as plus sauver la vie. Enfin, on fait un bel équilibre en sauvetage réciproque je crois. »


Elle marqua une légère pause et reprit toujours avec petite pointe d'humour : « -pour ce qui est de s'attacher aux gens, je souffre de la même trouille que toi. Mais on a pas fait de promesse par le sang ou de bague au doigt. Donc je crois qu'on peut évité de stresser pour le moment tu penses pas ? » Jill pencha légèrement la tête, cherchant un sourire de la part de Ray. « -je te connais pas Ray, mais sincèrement t'as pas la carrure d'un lâche. Et… » Jill ferma les paupières en détachant sa main de celle de Ray pour la porter à son bras. Putain de douleur… « -désolé faut que je m'allonge... »

La jeune femme ne demanda pas la permission et s'allongea doucement, les deux pieds touchant toujours le sol. Position loin d'être glamour, totalement à l'aise, à la Juliane. Elle se força à fixer le plafond et ajouta : « -j'pense que survivre seul c'est chaud… Mais il faut trouver les bonnes personnes… Le bon endroit… Et en ville… C'est hors de question. Y'a trop de moches de partout. T'as déjà pensé à t'éloigner ? » Vivre seule c'était impossible. Bob était parti… Et en solo Juliane savait qu'elle n'y arriverait pas. Même si elle ne connaissait ce mec que depuis quelques heures, elle le sentait bien. « -hé au fait : heureusement pour toi que t'es déjà bien amoché, parce que sinon j'pense que j't'aurai collé une baffe… T'en dis beaucoup de connerie quand même… » Elle ne l'avait pas précisé, mais le fait qu'il se soit permis de pleurer devant elle, ça signifiait beaucoup. Non pas qu'il était un mec faible. Loin de là même. Jill y voyait une preuve de confiance. « -tu sais… Malgré le passé, il faut avancer. Même si ça fait mal, si ça revient parfois… Sinon c'est ça qui va te faire crever. » Elle voulait le voir sourire, alors elle ajouta : « -ils pensent quoi de moi tes potes ? Dis leurs que le sang et la transpi j'y suis pour rien. »




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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Jeu 5 Mai 2016 - 19:47

Jill m'avait écouté presque sans rien dire. Elle m'a écouté m'effondrer sur place et lui montrer un autre visage que celui tout sourire que je sert d'habitude. Pourquoi est-ce que je me livre comme ça à une inconnue moi ... Un bon feeling apparemment. Mais dans le monde actuelle se baser sur une intuition n'est pas du tout une bonne idée. Mais ... Je sais pas ... C'est le fait que j'ai eu envie de l'embrasser qui me perturbe ? Peut-être bien. Cela dit elle a été si gentille avec moi et elle m'a écoutée sans me juger. Et voilà qu'en plus elle plaisante pour me remonter le moral. Ce qui a son petit effet vu que je sens qu'un sourire naît de nouveau sur mes lèvres à chaqu'unes de ses remarques.

On a fait une bonne équipe certes. Et dans la catégories rencontres comme elle dit on a déjà vu mieux je dois dire. D'un autre coté elle aussi raison sur le fait qu'on ne s'est engagé à rien l'un envers l'autre. Je pourrai aussi bien la virer de chez moi une fois rétablie. Je pourrai ainsi reprendre ma train de vie et continuer seul. Mais ... Après tout ... Il est peut être temps que je me pose.

Je me laisse tomber sur le lit à coté d'elle et soupire pendant qu'elle continue de parler. Je rit un petit coup lorsqu'elle menace de me mettre une baffe. Je penche la tête sur le coté pour la regarder pendant son speech. Elle est vraiment canon ... Oh non mais je vous jure ... Penser avec son entrejambe dans un moment pareil ... Je hais être un mec parfois.

A l'évocation de mon passé mon sourire devient mélancolique mais ne disparaît pas pour autant. C'est vrai que ce passé me tire vers le fond. Mais j'estime que c'est aussi ce qui me maintient en vie envers et contre tout.

"- Mon passé est ce qui m'aide à avancer Jill. Aussi stupide que ça en a l'air. Sans Raven je ..."

Je sent une nouvelle larme perler sur ma joue mais la chasse immédiatement. Mon cœur se serre dans ma poitrine mais j'ai déjà pleurer. Ça suffit. Elle a raison. Faut que j'avance.

"- Raven ... Était tout pour moi. J'aimais cette fille plus que la vie elle même. C'est très romanesque je sais. *ricane* Mais que veux tu ? On contrôle pas ses sentiments. Ses cheveux de feu me rendait dingue dès que je la voyais. Son rire me manque. Ses gémissement aussi parfois *rit de bon cœur un instant* Doug et Travis aussi me manque. C'étaient des frères pour moi. J'avait que ces trois là au monde. Pas de famille. Je suis orphelin tu sais ? Mais ça m'a jamais déranger plus que ça au fond."

Je marque une petite pause pour regarder le cadre au dessus du lit et reprend.

"- Ils sont mort à cause de moi. J'ai pas eu le cran de faire ce qu'il fallait pour les sauver. A vrai dire dans le cas de Travis je sais pas trop ce qu'il est devenu. Il était à l'hosto quand tout à commencer. Il peut être en vie. Ou peut être pas. Tu sais Jill ... J'ai voulu t'embrasser tout à l'heure. Vraiment. Mais va faire ça quand le fantôme de la femme de ta vie te regarde l'air de dire 'Je vais t'arracher les couilles si tu le fait' dans les yeux."

Je rit encore une fois avant de constater qu'ils sont là. Au pied du lit. Tout les trois. Ils me sourient et Raven me regarde avec compassion. Elle fait un signe de tête vers Jill que je prend pour un encouragement. Mais à quoi ? A rester avec elle ? Pour survivre ? Ouais ... Plus ça va plus je me dit que c'est une si mauvaise idée. C'est quelqu'un de bien je pense. C'est trop rare de nos jours. Et ensemble on peut survivre. On pourra peut être aider d'autres personnes qui sait ? Reconstruire un semblant de vie quelque part. Ouais ... Ça me parait bien comme idée.

Je me tourne sur le coté pour regarder Jill de nouveau avec un grand sourire.

"- Tu parlais de sortir de la ville. Avec les bonnes personnes. Je prend ça comme une proposition. Les autres ont l'air de bien t'aimer. Mais avant tout ma belle parle moi de toi plus avant. Parce que à part le fait que tu faisais de l'escalade et que tu rechigne pas à boire une bière je sais pas grand chose de toi. Oh si. Autre chose. Tu as une structure corporelle tout à fait remarquable si je puis me permettre."
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Juliane Lyndey
Northern Creek
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MessageSujet: Re: 2016 Jump Street    Jeu 5 Mai 2016 - 23:20

Pff… Jill n'aimait pas évoquer le passé des gens. Surtout maintenant. Ça devenait un truc délicat, qui faisait remonter tout un tas de trucs dans la gorge. Ça donnait comme là avec Ray, des larmes, de la tristesse, de la douleur… Mais bon, c'était la question qu'on devait le plus poser maintenant : tu faisais quoi avant ? C'était quoi ta vie ? Ça devenait dur lorsque comme pour le livreur, les êtres chers n'étaient plus là. Qu'on les avait vu mourir… Qu'on avait la certitude qu'ils étaient morts. Jill n'avait pas cette douleur à endurer. C'était déjà pas mal. Jill haussa les sourcils avec un sourire en coin, comme pour faire comprendre à Ray que ouais, c'était peut-être too much… Visiblement, il était quelqu'un de romantique. Enfin en tout cas qui avait connu l'amour, le vrai. Quelqu'un qui croyait à ce sentiment… Ce qui n'était pas le cas de Jill…

Lorsqu'il évoqua le fait qu'il n'avait pas de famille à part ses amis, Jill baissa son regard sur lui. Elle ne savait pas ce que c'était ce genre de solitude. Comment est ce qu'on pouvait se construire sans la présence d'un père et d'une mère. Deux personnes qui étaient si importante pour elle. « -arrêtes de te blâmer pour ça. » Plus facile à dire qu'à faire. Ça elle le savait. Mais de toute façon, cela ne changerait pas les choses que Ray s'en veule à mort. Aujourd'hui, il lui avait sauver la vie. Cela prouvait qu'il avait apprit de ses erreurs passées, qu'il avait changé.

Il était culotté ce mec… Voilà qu'il lui balançait en pleine figure et sans la moindre gêne qu'il avait bien eut envie de l'embrasser. Jill sourit à nouveau en haussa les sourcils. Ouais avec ce genre de vision c'était certain que ça ne devait pas être évident. Elle ne le dit pas, mais c'était sans doute mieux qu'il n'ait pas été jusqu'au bout de son geste. « - évite alors... » souffla-t-elle juste pour lui faire comprendre qu'elle ne partageait pas l'envie qu'il avait. Pas qu'il soit moche ou qu'il ne lui plaise pas. A contraire, il était bien foutu, sympa, marrant… Elle n'était juste pas dans le truc. Elle était épuisée, son corps lui faisait mal comme jamais… Et puis dans sa tête il y avait Ziggy… Même si elle ne lui avait rien promis, loin de la même, elle tenait à ce type. Et son souvenir était bien présent.

Un rire jaillit de la gorge de Juliane lorsque Ray la complimenta à sa manière sur son physique. « -merci... » répondit la jeune femme en tournant la tête vers lui. « -ouais c'est une proposition, si tu es partant. Faut juste trouver l'endroit idéal après... » Survivre ensemble, ne pas être seule face au monde… Elle en avait déjà parlé avec Ziggy… Mais le magicien avait besoin de temps pour se faire à l'idée de quitter la ville. Son magasin surtout… « -et sinon et bien… J'étais, enfin je suis photographe de métier. J'ai grandit au Texas. J'étais sur la route avec mon sac à dos et mon appareil photo lorsque l'épidémie c'est déclarée. » Que dire d'autre… Elle n'aimait pas parler d'elle… Elle se décida à ajouter : « - si on part sur une collocation faut juste que tu saches que je suis nulle en cuisine. » Un petit rire avant qu'elle ne grimace à cause de la douleur.

« -ça te gêne si j'emprunte la salle de bain ? » Avec lenteur elle se remit en position assise. Avec la réponse positive de Ray, Jill se dirigea d'un pas mal assuré vers la pièce d'eau. Elle poussa la porte avant de venir poser ses mains sur le rebord du lavabo. Lorsqu'elle se vit dans le miroir, elle se dit que ce mec devait être aveugle. Avec la tête qu'elle avait comment pouvait-il avoir envie de l'embrasser ? Juste un besoin de tendresse ? Certainement… Elle se passa de l'eau sur le visage, et prit quelques minutes pour elle.

La nuit tomba peu à peu sur la ville, alors que la discussion entre Jill et Ray se poursuivait. Peu à peu, ils apprenaient à se connaître. Elle lui parla de sa passion pour la photo, de son amour pour la nature et la vie. Il put comprendre par lui même qu'elle était quelqu'un d'indépendant, qui avait un sacré caractère. La nuit fut calme, et Jill tomba dans un sommeil lourd assez rapidement, épuisée par la journée de dingue qu'ils avaient eut.

Le lendemain matin, après s'être changée alors que Ray dormait encore, Jill sortie une carte des environs de son sac. Elle l'étala sur la table basse, assise sur le bord du lit sur lequel dormait encore le livreur. En silence, avec une envie folle de café bien chaud, Jill étudiait les possibles endroits où ils pourraient élire un campement. S'éloigner de la ville, sans pour autant se perdre trop. Loin des grands axes, sans être coupé du monde… Lorsque Ray bougea enfin, elle lança : « -debout la belle au bois dormant ! » Elle lui balança un oreiller en pleine tronche avant d'ajouter : « -bien dormi mise à part que tu ronfles ? »


Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
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