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 Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 13:24


SIOBHAN ALEXANDRIE KANE
28 ANS • BRITANNIQUE & AMÉRICAINE • GARDE FORESTIER • TRAVELERS

i've got a war in my mind

Je crois qu’on peut dire qu’il y a deux versions de nous. Celle d’avant, celle de maintenant. La première version s’efface jour après jour un peu plus pour laisser la place à la seconde. C’est un peu terrifiant de voir à quel point une personne peut changer. J’ai changé depuis que tout est parti en couille. Mes parents ne m’ont pas appris la fidélité ou la loyauté, mais ils m’ont appris la patience et le dévouement envers les autres. C'est mon beau-père qui m'a appris loyauté comme la droiture. Il a toujours du, « ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse ». Bien que plusieurs trouve cette phrase idiote, pour moi elle a été une ligne directive dans ma vie. J’ai toujours voulu aider les autres. J’imagine qu’à force de me faire dire d’aider mes frères et sœurs c’est devenu comme une seconde nature chez moi. Prendre soin des plus jeunes, avoir peur quand ils font quelques choses de complètement folles ou complètement débiles, mais surtout être présente pour sécher leurs larmes après. J’ai toujours été la personne qui leur offre le confort, la sécurité même. C'est rarement, mais il m'arrive quelques fois d'être téméraire lorsque la situation l'exige. Prendre des décisions sur un coups de tête n'est pas dans ma nature sauf quand le temps joue contre moi ou que je suis sur le point de me faire tuer / manger.

Certains de ces traits ont beaucoup évolué avec les années. J’ai dû devenir plus forte afin de protéger les plus jeunes. J’ai été blessé par ceux qui m’entourent, ceux en qui j’ai eue une fois confiance. Je suis de nature orgueilleuse. Je ne pardonne pas facilement voir pas du tout même. Je me suis fait des murs afin de me protéger des autres. Je me cache derrière mon sarcasme et mon humour noir parce que c’est plus facile ainsi que de réellement devoir faire face à toute la douleur que je sens quand je pense à tous ceux que j’ai perdue, tous ceux que j’ai dû tuer ou tous ceux qui ont disparu depuis le début. J’ai appris à avoir confiance en mes capacités, en ce que je peux faire. Si je veux survivre, je dois faire face à la vérité et savoir bien reconnaître ceux qui sont un danger plus qu’un aide. Je suis méfiante, mais loyale envers ceux qui gagnent mon respect. Je vais me battre pour eux. J’imagine qu’on peut dire que j’ai appris à être tenace avec le temps. J’ai vécue un bon nombre d’échecs de toutes sortes dans ma vie et j’ai appris à y faire face. Certains n’apprécient pas mon honnête. Ils me trouvent trop directe, mais je préfère voir la vérité en face que me compter des mensonges. Soyez un peu réaliste, le monde ne va jamais aller mieux. Soit on va tous finir par mourir ou on va vivre encore un bon moment avant de finir par mourir. C’est tout. Ma froideur face au risque de ma propre mort où celle des autres est deux choses ne sont que très rarement bien vus par les autres.

Je sais que je vous donne sans doute l’impression d’être un peu une garce emmerdeuse qui se moque des autres et qui n’en a rien à faire de qui meurt ou vie, mais en vérité… ce n’est pas totalement faux… mais pas totalement vrai non plus. Je me soucis, juste beaucoup moins qu’avant. Je me soucis que de ceux qui sont proches, de ceux qui vaut le coût que je risque ma vie pour eux. Les autres peuvent bien crever la bouche ouverte, ce n’est pas franchement mon problème. Ça sonne un peu trop détaché pour vous? Dommage. C’est qui je suis.


and blood on my hands

J’ai travaillée en forêt pendant des années. Je crois avoir marché dans chaque recoin du parc national d’Olympique. Tout ça pour dire que j’ai toujours été en forme. Je suis une personne athlétique depuis mon enfance. Je fais en sorte de bien prendre soin de moi en sachant que si je ne le fais pas, je risque de ne pas voir le prochain jour se lever. Mes cheveux ont toujours été longs, en dessous de mes épaules voir même jusqu’au milieu de mon dos parfois, et d’un blond doré envoûtant. Aujourd’hui, ils sont moins brillants… les douches sont souvent quelque chose que je priorise moins. Je les attache en tresses afin de toujours avant mon visage libre. Mes yeux autre fois du même bleu que le ciel par une belle journée d’été sont maintenant plus gris et terne qu’un jour d’orage. La vie est moins présente dans ceux-ci. Je suis plus expressive qu’on peut s’y attendre. En général, mon visage va refléter l’émotion que je ressens, car mes yeux ne semblent plus capables de le faire.

Mon style vestimentaire est assez simple, jean, chemise, bottes de marche et veste de sport d'hiver tous de couleur sombre. J'ai quelques armes, pas grand chose, mais juste assez pour me défendre. Mon équipement est plutôt limité comme je dois me déplacer souvent. J'ai un vieux fusil à verrou, deux matraques de police ainsi qu'un piolet. J'ai un vieux sac à dos de survie que j'ai utilisé pendant des années comme garde forestier. Il y a du matériel de base d'escalade, une corde et des attaches.

a storm is coming

« Dis tante Sio, est-ce que ça fait mal de grandir? » Je lève les yeux dans le rétroviseur pour regarder mon neveu qui attend que je lui réponde avec une patience étonnante pour un enfant de cinq ans. Quand je le regarde, je vois totalement mon frère en lui. Des grands yeux bleus curieux et les cheveux bruns en bataille, c’est totalement le portrait de son père. Je peux répondre oui tout simplement, mais je me sens mal de dire juste oui parce que c’est lui mentir. Grandir c’est difficile par moment, certains tentent même de repousser le plus longtemps possible l’inévitable alors que d’autres grandissent sans avoir le choix. Je suis dans cette deuxième catégorie. J’ai grandi trop vite, trop jeune. On m’a donné des responsabilités trop tôt dans ma vie. Prendre soin de Lux, Jonah ou d’Émile n’a jamais été difficile en soit, mais à sept ans ce n’est pas ce que vous vous attendez. Notre vie de famille à Londres a toujours été tranquille et agréable. Pendant des années, j’ai vraiment cru que mes parents se sont aimés plus que tout. J’imagine que quelque part, dans le passé, ils se sont vraiment aimés. C’est devenu différent après la naissant des jumeaux, Lux et Jonah. Il y a eu le début de signe entre eux. Je me souviens bien l’avoir vue, mais n’y avoir pas vraiment prêté attention trop prise avec l’arrivée de mes nouveaux frère et sœurs. Quand le plus jeune de la famille, Émile, est né. Tout est parti en vrille. Mon père toujours absent de la maison et ma mère qui pleure pour dormir. Tout ça n’est pas normal. Quand ma mère s’est assise avec moi pour me dire que nous que nous quittons Londres pour aller chez ces parents aux États-Unis, je n’ai pas compris que mon père est exclu dans cette phrase. Moi qui ai été si proche de lui depuis ma naissance, je me suis senti perdu sans lui. Il m’a demandé de veiller sur les autres et c’est ce que j’ai fait.

Mon père est à peine venu nous voir après leur divorce. Il est resté à Londres et parfois, lors de rares étés, on est allé le visiter. Je peux vous dire que j’ai eue du mal à m’intégrer ou à me faire des amis à cause de mon accent britannique ou du fait que je n’ai plus de père. Mais en réalité, non. Je me suis rapidement liée d’amitié avec les enfants de notre voisinage, Matt, Fabrice ou Theresa. Seattle a été une vraie renaissance pour notre famille. Ma mère a recommencé à sourire et rire. Elle a même fini par rencontrer un nouvel homme, Hecto. Aujourd’hui, je me rends compte que bien que la décision de quitter mon père et Londres pour venir ici a été difficile pour elle, c’est la meilleure chose qu’elle a pu faire pour nous tous. Encore aujourd’hui, ma mère est avec Hector qui est plus un père pour nous que le nôtre. Triste non? C’est drôle parce que c’est lui qui m’a inspiré à choisir le métier que je fais depuis plus de six ans. Il est garde forestier au Parc Olympique de Seattle. Je l’ai suivie dans les bois et sur les divers sentiers pendant des années, et ce même durant mon adolescence. La nature a pris une place importante dans ma vie depuis. Je sais que ma mère a été déçue par mon choix de carrière. Elle a toujours voulu voir ses enfants être médecin, avocat ou un truc dans le genre. Au lieu de ça, nous avons tous choisi des métiers pour aider les autres. Pompier, ambulancier ou assistant social… faut croire qu’aider notre prochain est dans nos veines en fin de compte.

La seule différence entre les autres membres de ma famille et moi est sans aucun doute le fait que je ne semble pas être capable de trouver la bonne personne pour moi. J’ai eue le cœur plus souvent brisé qu’autre chose que ce soit par des hommes ou par des femmes. Mon premier petit ami a couché avec ma meilleure amie, vous vous souvenez que j’ai mentionnée une fille du nom de Theresa, c’est la même. Pas besoin de vous dire que nous ne sommes pas vraiment restées amies après ça… comme avec Matt qui est le petit ami en question. Au final, le seul ami qui me reste de mon arrivée à Seattle est Fabrice. Il m’a prouvé à quel point je peux compter en tout temps sur lui. Même encore aujourd’hui, il est toujours là. Fabrice a été présent lors de chaque coup dur dans ma vie. Mes échecs amoureux, quand j’ai appris pour le cancer de ma mère ou quand je suis devenue tante Sio. Il a été une constante dans ma vie que je suis plus que reconnaissante pour. C’est aussi la personne qui m’a remis sur pied quand ma plus sérieuse relation m’a sauté au visage. Il y a deux ans, je suis sortie avec une femme, qui a d’ailleurs été ma dernière relation amoureuse sérieuse. Une Australienne du nom de Shayne qui a travaillé comme assistante du procureur. Séduisante à souhait, je me suis laissé avoir par ses charmes. Notre relation a duré deux ans avant qu’elle ne me quitte. La raison? Je n’ai pas voulu m’engager plus loin avec elle. Shayne a voulu du permanent alors que moi j’ai aimée l’évolue lente, mais stable de notre relation. En gros, j’ai refusée le mariage et ça m’a coûtée ma relation avec la personne que j’ai le plus aimée.

Après le départ de Shayne, j’ai eue une très mauvaise passe. Je me suis littéralement écroulé et pendant des mois je n’ai rien fait de bon de ma personne. Jusqu’à tant que Callie, la femme de mon frère meure dans un accident de voiture. J’ai réalisée qu’il a besoin de moi et je me suis repris afin de pouvoir être là pour Jonah, mais aussi pour mon filleul, Dorian. Je crois que tout le monde a été soulagé de me voir remonter pour aider ma famille. J’ai toujours été celle qui prend soin des autres, c’est dans ma nature d’être ainsi. Jonah et Dorian vivent avec moi depuis plusieurs mois maintenant. C’est agréable de ne plus être seule dans le duplex que Shayne et moi avons acheté avant notre séparation. « Dis tante Sio, est-ce que ça fait mal de grandir? » La question résonne de nouveau dans ma tête. « Ça ne fait pas mal de grandir, mon cœur, mais ce n’est pas facile pour autant. Pour l’instant, tu n’as pas à avoir peur de grandir. Tu as tout le temps pour. » Aujourd’hui, quand j’y pense bien, je réalise que mes paroles ont perdu tous leurs sens.

on the highway to hell

Vous savez quand j’ai entendu parler à la radio des premiers cas de violences, je ne me suis pas vraiment arrêté pour y penser. Pour moi, ce n’est qu’une autre preuve que notre monde ne tourne pas franchement rond. Puis, ça s’est intensifié. Jonah a commencé à être de plus en plus inquiet, comme chaque membre de ma famille. Quand le début de la fin, littéralement, a frappé, je me suis retrouvée toute seule. J’ai tenté de rejoindre Émile dans un premier temps pour le ramener avec moi sans succès. Lux est hors d’atteinte, mais en sécurité avec son mari. J’ai donc couru chez moi pour me rendre à Jonah et Dorian. On s’attend à des rues dévastées remplies de cris, mais non. Mon quartier est calme, trop calme. Au loin, on entend les bruits des sirènes dans le centre-ville. La terreur est papable, peu importe combien on s’en éloigne. Mon cœur frappe dans ma poitrine et dans ma tête il n’y a qu’une seule pensée, les retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Je suis arrivée trop tard. Je vais être hanté par tout ça pour le restant de ma vie.

La porte de mon logement est défoncée presque arrachée du cadrage. Je mets un pied dans le duplex et je peux entendre un étrange bruit rauque, une respiration peut-être? Je monte l’escalier avec tellement d’empressement que je tombe presque à mi-chemin. Je me dirige vers la chambre de mon filleul qui se trouve tout au bout du couloir. Ça vient de là. Je peux entendre le battement nerveux de mon cœur résonner dans mes oreilles alors que je pousse la porte d’une main tremblante. Je ne suis pas du tout préparé à l’horreur qui m’attend. Je vais voir cette scène pendant très longtemps quand je vais fermer les yeux. Une petite forme est accroupie au-dessus d’un corps. Dans l’obscurité de la pièce, je ne peux pas vraiment voir ce qu’elle fait, mais je peux entendre des drôles bruits en plus du bruit rauque. Ces bruits… je crois que ce sont des bruits de mastications. Mais… c’est impossible … Tremblante, terrifiée même, j’ai ouvert la lumière. Avec la lumière vient la réalité de la scène qui se trouve devant moi. Jonah est étendu sur le dos à peine vivant. Penché sur lui se trouve Dorian. Son petit visage autrefois si joyeux, si plein de vie est maintenant vide. Il est couvert de sang ainsi que de chair. Tout se passe si vite. Il se lève en tendant les mains vers moi alors que je recule de nouveau dans le couloir. Je frappe le mur toujours incapable de fuir ou de réaliser que ce qui a devant moi n’est définitivement plus le petit garçon que j’ai t’en aimer. Ce n’est plus l’enfant que j’ai bordé hier et avec qui j’ai pris mon petit déjeuner ce matin. Il n’est plus là, mais pourtant mon cerveau ne veut pas le comprendre. Je tends la main vers lui comme s’il va réaliser soudainement que c’est moi. Il bondit vers moi et tente alors de me mordre. D’instinct, je le repousse le plus loin possible. Pendant un instant, le silence complet règne sur l’étage. Jonah ne gémit plus, ne bouge plus tout comme Dorian. Je suis assise contre le mur le regard vide vers le corps de mon filleul. Celui-ci finit par s’agiter de nouveau. Comme possédé, il se remet debout. Je réalise alors que je dois partir, je dois sortir d’ici au plus vite. Je bondis sur mes pieds quand je vois le corps de mon frère ou plutôt de ce qui semble avoir été mon frère autre fois bouger. Il me regarde avec les mêmes yeux vides que son fils. Ils sont partis. Ils ne sont plus là. Si je ne veux pas finir ainsi, je dois bouger. Dorian n’est pas difficile à contrer. Jonah est beaucoup plus costaud et je ne veux pas me battre avec lui.

Je m’éloigne d’eux rapidement en courant dans les escaliers de nouveau. Les larmes coulent sur mon visage et j’ai du mal à voir où je vais au point où je me prends les pieds dans le tapis et écroule contre l’îlot de la cuisine. Ma tête frappe contre celle-ci et pendant un très court instant tout devient noir. Quand j’ouvre les yeux à nouveau, ils sont en face de moi. Je me lève et je sors de la maison par la porte arrière. Je saute par-dessus la clôture pour tomber nez à nez avec le canon d’une arme. Je pousse un cri effrayé. Éric, notre voisin, se trouve devant moi. « Tu as été mordu? » Je le regarde tremblant de peur. « Qu.. Quoi?? » Il pousse son arme plus proche de mon visage. « Je t’ai demandé si une de ces choses t’a mordue. » Je secoue la tête frénétiquement. Il me regarde un moment avant d’abaisser son arme et de tourner les talons. Je respire alors. « Tu es seule ? » Je le regarde, il attend à la porte de sa maison. Je tourne la tête vers la clôture. Les larmes coulent de nouveau sur mon visage. Il a compris. « Ils ont eu ma Emma. Viens. Il ne faut pas rester dehors. »

On a attendu quelques jours barricadés dans sa maison en espérant que la situation s’améliore. À la fin du mois d’octobre, on décide de partir pour tenter de trouver un endroit plus sûr pour survivre. Mais avant de partir, je dois faire une dernière chose. Je retourne dans ma maison. Ils sont toujours là. Errant entre les murs qui ont connu les derniers moments de leurs vies? Je sais maintenant que ce n’est plus ceux que j’ai aimés autrefois. Ils sont morts et je ne veux pas les laisser ainsi. J’ai abattu Jonah en premier sous le regard vigilant d’Éric, puis avec un sanglot, j’ai abattu l’enfant qui m’a apporté tellement de bonheur dans la dernière année et qui n’a jamais mérité de finir ainsi. Il ne va jamais grandir, il ne va jamais voir le monde, il ne va jamais pouvoir vivre. Je les ai enterrés dans le jardin, puis j’ai pris quelques trucs et je suis partie sans un regard en laissant ma vie derrière moi. J’ai suivie Éric parce qu’il est la seule personne qui me semble apte à nous maintenir en vie. Des gens réfugiés dans un garage nous ont laissés se joindre à eux. J’ai arrêté de compter les jours et les semaines après quand le mois de décembre à commencer. Le jour de Noël a été assez tendu. Plus le temps a passé, moins nous sommes. Certains sont partis d’eux-mêmes en croyant que c’est mieux ailleurs, d’autres sont morts tués par ces choses qui errent dehors ou d’autres humains. On ne peut faire confiance à personne maintenant. Éric a décidé de m’apprendre à mieux tirer, à mieux me battre. Il m’a appris à survivre.

Décembre à passer, puis janvier. Le monde ne nous a pas épargnés. Le groupe passe de trente à dix-huit, puis à douze et au final, nous ne sommes plus que cinq. Notre refuge n’en est plus un. Il devient finalement une tombe. Par miracle, un petit groupe de dix vient se greffer au nôtre. Les nouveaux arrivants sont pleins d’espoir jusqu’à ce qu’on soit attaqué par un autre groupe. Éric meurt en tentant de nous protéger. C’est là que je réalise qu’il vaut mieux être seul pour ne pas souffrir de la perte des autres. Il est la seule personne qui me retient ici. Il est la seule personne qui m’appelle encore Siobhan et non pas Kane. Maintenant qu’il est mort, je n’ai plus rien à faire dans cet endroit. Alors, je pars même quand le groupe tente de me faire changer d’avis. J’ai pris la peine de brûler le corps de l’homme qui a pris soin de moi en lui promettant de survivre le plus longtemps possible. Je ne suis jamais retourné au garage. J’ignore ce qui est advenu des autres et je m’en fiche un peu. Je survis et c’est ce qui compte. Je suis seule pendant des semaines avant de rencontrer Zero, un jeune chien huskies que je trouve piégé dans un sous-sol écrouler. Au début, je tente de le faire fuir, mais finalement il devient mon compagnon de route. Je n’ose même pas tenter de quitter la ville. J’imagine que c’est parce que je ne sais pas où aller ou qu’il n’y a personne pour moi dehors. Je suis allée à la demeure de chaque membre de ma famille. J’ai trouvée le corps de ma mère et de mon beau-père, bien mort dans leur chambre. Je les ai enterrées. Je dois dire que maintenant je me contente de faire mon chemin, de survivre sans trop m’impliquer avec les autres. J’évite les vivants encore plus que les morts. Ils sont plus dangereux et je l’ai bien compris. Je suis bien consciente que survivre seule risque devient de plus en plus difficile. Qui sait, je vais peut-être enfin pouvoir retrouver un groupe à qui me greffer. Ça reste toujours à voir.

time to meet the devil

• pseudo › Thirteen ou KimCass
• âge › 26 ans

• comment as-tu découvert le forum ? › J'étais dessus avant le reboot
• Ton ancien personnage ?  › Il y a bien longtemps, je fus Micheala J. Vause.
• et tu le trouves comment ? › toujours aussi sympa
• présence › minimum 4 jours

• code du règlement › Ok - Jay
• crédit › Canarygif
passeport :
 

fiche (c) elephant song.
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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 13:28



bienvenue sur le forum !

Te voilà fraîchement inscrit sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un Administrateur.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire ! Si tu choisis d'intégrer le groupe des solitaires, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

6 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.

Bonne rédaction !


Bienvenue o/
Si tu as des questions n'hésite pas !
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Tamara C. Kroeger
Tam Capone
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 832
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 13:30

Bienvenue Smile



★ The Heart Is An Organ Of Fire ★

Mes AnnexesJ'écris en #ccff99

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http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 13:32

Bienvenue
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Alan S. Karlson
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 1635
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 13:33

Bienvenue Siobhan ! Bon courage pour ta fiche :103:

(et merci aux paroles sur ton gif qui m'ont mis une chanson en tête )



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Jasper McCarthy
Sanctuary Hills
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Date d'inscription : 01/11/2015
Messages : 1850
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 15:51

(Saraaaaaa)
Oups pardon. C'pas le bon nom.
J'aime beaucoup ton choix d'avatar.
Bienvenue et surtout, bonne rédaction pour ta fiche et impatient de te voir en jeu


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Mar 22 Mar 2016 - 16:01

Merci à tous!

Jasper, Sara elle a trop la classe :111:
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN   Aujourd'hui à 20:22

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Ce n'est pas les morts qui me font peur, mais les vivants. + SIOBHAN

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