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 Please don't call me on my bluff...

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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 18:36


Non, il ne faisait pas tout ça par sadisme, en effet. Il en était incapable, tout méchant qu'il pouvait être. Gary était bien loin d'être un héros, mais il était pas non plus un monstre et il se targuait bien de ne pas rentrer dans cette définition manichéenne du monde. Regardant son ex-femme lui expliquait que les gens ici étaient pas bêtes et qu'ils comprenaient tous la nécessité qu'il y avait à être un peu rude parfois, l'homme hocha simplement la tête.

Et elle lui assura qu'oublier, il le ferait pas. Sa tête était de toute façon trop pleine de souvenirs et de regrets, pour les laisser un jour de côté. Se pardonnerait-il de l'avoir laissé derrière ? Jamais. C'était impossible à envisager seulement. Il ferait comme si, mais se pardonner, c'était sûrement au-dessus de ses forces. Il était pourtant heureux de les avoir retrouver, heureux de voir que Norman lui en voulait pas d'avoir été faible. Heureux de voir que Rose arrivait à lui parler malgré l'amertume et les horreurs qu'elle avait vécu sans lui.

Mais le pardon, c'était pas pour aujourd'hui, pas encore. Pas maintenant qu'elle lui disait pour Sally, pour le sacrifice de cette femme qu'il n'avait pas sauvé non plus, mais qui avait pas hésité une seconde à se faire dévorer vivante pour permettre à sa famille de s'enfuir et leur donner une chance. Après tout, c'était tout ce que tout le monde demandait ici. Une chance seulement. De continuer à vivre. Et c'était à croire que parfois, c'était au-dessus des forces de celui qui faisait cette terre. Espérer, c'était franchement le truc le plus douloureux du monde.

La brune fit un petit mouvement pour retirer son pull, et Gary la regarda faire, écarta doucement sa chaise du sol pour lui laisser de l'espace. Il n'entama pas une seconde cigarette, ne regarda pas la bouteille non plus. Ses yeux étaient plutôt rivés sur sa femme, sur sa peau, qu'il aurait voulu sentir tantôt, un maigre sourire sur les lèvres. Sincère, le sourire, même si tellement mince comparé à tout ce qu'il pouvait ressentir à l'intérieur

Je suis heureux que tu sois là, Rose.

La déclaration sortit d'elle même et il ne fit rien pour la retenir. Il devait le dire, même s'il le méritait pas forcément et que c'était pas non plus une excellente idée à partager tout de suite. Elle qui disait que ne pas penser ça faisait du bien, bah Gary ressentait la même chose : il n'avait pas pensé du tout à ce que ça engendrerait de lui dire ça. Il avait pas pensé non plus qu'il se lèverait ensuite pour la rejoindre, se rapprocher d'elle inexorablement et de venir saisir ses lèvres.

Bordel. Il savait même pas pourquoi il faisait ça, et il savait que c'était sans doute très très con de sa part, mais ça lui faisait du bien de pouvoir sentir ça. Même l'odeur de rhum par-dessus le perturba pas, alors que sa main vint se poser sur l'épaule de sa belle, pour se tenir à elle, pour pouvoir effleurer sa peau une ultime fois de plus. Elle allait lui péter un scandale probablement, et il se targuerait dans la foulée d'avoir fait ça pour l'honneur et le point final, que ç'aurait été dommage de se priver. N'empêchait que ce baiser, c'était quelque chose. Il avait un goût différent de tous les autres avant, différent mais pas déroutant pour autant.

Il avait le goût de la fin du monde et de l'espoir amer.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 19:00


Bourrée, c'était bien tout compte fait. Et tant pis si demain il supplierait le chalet entier de se taire et de lui donner la dose maximale d'aspirine qu'ils auraient en leur possession pour les gober avec de l'eau, ou même de la neige fondue. Ca vaudrait le coup.
En revanche, elle ne s'était pas attendue à entendre son ex mari lui dire qu'il était content qu'elle soit là. Un instant, elle l'observa, ayant l'impression d'avoir basculé de dimension, avant de répondre avec un rire.

Ah ouais ? Arrêtes... Malgré les coups de gueule, les disputes, et les insultes envers les mama-

Elle n'eut jamais le loisir de terminer sa phrase, puisque le geste suivant de l'homme la fit dessoûler en une demi seconde, alors qu'il ses lèvres contre les siennes. Elle s'était attendue à beaucoup de choses, avait imaginé tout un tas de choses, mais ça... Ca, elle ne s'était pas attendu à ce que ça arrive là maintenant tout de suite, alors qu'elle était beurrée et devait empester le rhum à dix milles mètres. Les gens squattant le salon lui auraient dit le lendemain qu'ils savaient ce qu'elle avait bu qu'elle n'en aurait pas été étonnée. Pourtant, ses pensées finirent par se taire, alors qu'elle fermait les yeux en sentant la main de son ex mari contre son épaule. Au final, ce n'était pas l'alcool dont elle avait besoin, ou de fumer un paquet de cigarette entier. C'était juste, ça. Elle se laissa faire un instant alors qu'elle le réalisait, alors que le baiser s'arrêtait et qu'elle relevait son regard vers lui une petite seconde à peine. Presque sans trébucher, elle se releva de sa chaise pour lui faire face, tout du moins, avant de se pencher à son tour vers lui pour réclamer ses lèvres, une de ses mains venant se perdre contre sa nuque alors qu'elle se collait contre lui avec peut-être beaucoup plus de force qu'elle n'en avait d'habitude. Sans doute que l'alcool la rendait plus démonstrative tiens.

J'm'attendais pas à ça. Souffla t-elle à Gary avec un sourire tendre, venant déposer un baiser contre son cou en restant dangereusement proche de lui, rajoutant encore. Peut-être que moi aussi... Contrairement à tout ce que j'ai pu affirmer en arrivant ici comme une con, aurait-elle dû rajouter pour reconnaître à quel point elle avait pu être stupide ce jour là.

Ca lui avait tellement manqué, réalisa t-elle en venant à nouveau lui voler un baiser avant de jeter finalement son débardeur dans un coin. Tant pis pour ses élans prudes et sa partie sobre qui devait hurler de terreur devant son corps à moitié dénudé. A ce stade, ce n'était plus le souci. En à peine une demi seconde, Gary avait réussi à la rendre plus vivante que jamais, par le simple biais d'un aveu et d'un baiser. Et être vivante, c'était bien tout ce qu'elle demandait. Alors, si en plus c'était dans ses bras... Elle pourrait mourir heureuse, ça oui.

Tu m'as manqué. Avoua t-elle tout de même à demi mots avant de venir enfouir son visage contre son cou, posant ses mains le long de son dos en désirant ne plus jamais se séparer de lui. Tant pis pour la situation, ils auraient bien tout le loisir d'en reparler plus tard. Pour l'instant, rien d'autre ne comptait en dehors de sa présence, et de ce qu'il venait de lui dire.


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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 19:14

Oh bien sûr, les disputes, les remarques, les méchancetés sur les mamans, tout ça, Gary, il y avait eu à faire et il les comprenait mieux que personne. Ça faisait pas du tout plaisir et il allait pas lui dire le contraire mais bon sang, à côté d'un baiser, ça avait plus aucune importance. Il ne stoppa pas l'échange tout de suite parce que même lui avait besoin d'en profiter, et même lui en avait envie, et c'était pas seulement pour la surprendre ou la faire taire ou pour faire genre, il avait pas d'excuses pour tout ça. Il en avait seulement envie et besoin.

Il rouvrit les yeux lorsque ses lèvres se séparèrent de celles de sa femme. L'embrasser, c'était une habitude, bien sûr, parce qu'ils avaient appris à bien se connaître tous les deux et à savoir ce qui leur plaisait ou non. Il la regarda un temps, alors qu'elle était presque blottie contre lui, qu'elle le tenait aussi, qu'elle lui avouait être surprise par son geste et ne pas s'être du tout attendue à ça. Peut-être qu'elle aussi était heureuse d'être ici en fin de compte, peut-être qu'ils étaient heureux de se retrouver.

Pour Gary, il n'y avait aucun doute sur la question. Lorsqu'elle était là, il était plus fort que tout le monde, et quand Norman était avec lui, il se devait d'être le meilleur pour deux. Il avait plus que tout besoin d'eux comme d'un moteur pour fonctionner et continuer à exister. Sans eux, il avait juste plus d'identité, plus de personnalité, il était qu'une coquille vide. Gary s'était rendu compte depuis longtemps que leur présence changeait toute son existence. Avoir rencontré Rose, ça avait tout fait pour lui, et surtout, ça avait fait de lui l'homme qu'il était aujourd'hui.

Un peu perdu, certes. Pas toujours sympa, certes. Pas le meilleur mari du monde ni le plus compréhensible. Mais sa famille, c'était sa fierté. Cette femme à la gueule trop grande qui hurlait si facilement ses humeurs à la tronche des autres, c'était celle qui était SA femme, à lui et rien qu'à lui, et bordel, ça faisait tout. Et son fils, cette canaille, ce crapaud comme il aimait l'appeler amicalement, un peu timide et maladroit souvent, bien plus sage et censé que ses deux parents réunis, c'était SON fils. Et à eux deux, ils valaient tout l'or du monde, absolument tout l'argent de cette planète. Être loin d'eux, ça avait été l'enfer. Pire que ça encore...

Elle avait retiré son haut et elle était venue se blottir contre lui. Il en attendait pas tant d'elle, mais maintenant que c'était fait, il la souleva contre lui, la faisant passer ses jambes autour de sa taille pour la tenir d'un bras sous ses fesses. Sans gêne, il lui adressa un petit sourire en coin, venant lui dérober un autre baiser. Son autre main libre lui tenait la cuisse pour qu'elle ne glisse pas contre lui, alors qu'il se tournait pour les amener tous les deux vers le lit minuscule de Rose. Ça suffirait pour cette fois, si c'était que pour une fois en plus de ça. Alors qu'il faisait tomber son pull et son haut, dénuant sa ceinture, faisant glisser ses chaussures à même le sol, il en profita pour embrasser ce corps offert qu'il connaissait déjà et qu'il redécouvrait à nouveau.

Même totalement saoule, elle était belle comme au premier jour. Et dieu savait comme il l'avait trouvé belle, malgré cette première fois un peu brusque qui les avait amené l'un comme l'autre à devenir amants, amis, parents, et tout le reste.

Y'avait des gens qui étaient destinés à se croiser, inlassablement. Son destin était intimement lié à celui de Rose. Sa vie intimement liée à la sienne, il n'avait aucun doute là-dessus. Son âme, pareillement. Sinon comment expliquer à quel point il se sentait entier seulement lorsqu'elle était là ? Alors qu'il terminait de les déshabiller, revenant se blottir tout contre elle pour venir profiter de son odeur, alors qu'ils allaient se prouver à l'un comme à l'autre combien être ensemble était l'essence même de cette discussion, Gary vint l'embrasser une énième fois.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 19:43


Les personnes faites pour finir ensembles, étaient toujours amenée à se retrouver. Elle s'était souvent moquée de cette phrase, avant de se séparer de Gary, et de réaliser à quel point une personne manquait à sa vie une fois qu'elle n'en faisait plus partie. Et si elle avait pris la décision de se séparer, le remord n'avait jamais cessé de la pourchasser, l'épidémie en rajoutant une couche. Et au final, ils n'avaient cessé de se retrouver. Au stade, à l'enterrement de son père, pour Norman. Peut-être que son arrivée à Evergreen était une nouvelle chance du destin. Et cette fois-ci, elle n'était pas prête de la laisser passer. Il l'avait rencontrée à une période étrange de sa vie, et l'avait en un sens, rendu meilleur en lui offrant une vie de couple, et un fils. Toutes ces petites choses qui l'avaient faite grandir, sans qu'elle ne s'en rende compte réellement. Bien sûr, il y avait eu les mauvais moments, qui avaient bien évolués depuis le temps. Et malgré leurs disputes incessantes, les insultes bien placée et les piques acérées, une chose était sûre. Elle n'avait jamais cessé d'être amoureuse de lui finalement. Elle s'était menti trop longtemps à elle même, et désormais, il était grand temps de rattraper le temps perdu.

Elle s'était laissée soulevée du sol en croisant ses jambes contre sa taille pour maintenir l'appui, rendant son sourire à l'homme qui lui faisait face alors qu'elle sentait son corps s'embraser comme il ne l'avait plus fait depuis un moment. Et malgré les années passées, après toute ces séparations, il avait toujours su exactement quoi faire, connaissant son corps à la perfection. Effleurant sa joue un instant avec douceur, savourant cette nouvelle tension qui naissait au creux de son ventre, alors qu'elle débouclait lentement la ceinture de l'homme sans pour autant le lui retirer.

Rapidement, ils avaient atterrit sur le lit en se débarrassant de leurs vêtements mutuels désormais gênants, alors que cette nouvelle danse avait comme un air de première fois qui ne lui plaisait que d'avantage, et qu'elle collait son bassin contre le sien, se relevant sur les coudes pour l'embrasser a nouveau avec force, redécouvrant la force des sentiments qu'elle pouvait éprouver pour lui sans pour autant oser lui murmurer entre deux baisers. Elle y pensa bien une seconde, quand elle croisa son regard alors qu'elle découvrait à nouveau le corps de l'homme qu'elle aimait, sans oser le dire de peur de détruire cette ambiance qu'ils parvenaient enfin à retrouver, après toute ces épreuves.
Lui mordant la lèvre avec douceur, et l'alcool aidant certainement, elle profita d'une demi seconde de flottement pour échanger leurs places, venant s'installer sur lui sans pour autant les unir, posant à nouveau ses lèvres sur les siennes et descendant le long de son torse, s'amusant à attiser son envie. Y'avait pas de raisons après tout, il lui avait fait la même bien des fois par le passé. Après plusieurs minutes à sentir son désir s'attiser, et estimant que le supplice avait assez duré pour eux deux, elle vint unir leur corps en happant ses lèvres à nouveau, ne pouvant contenir un léger soupir.

Ca aussi, ça lui avait manqué. Sa douceur, cette complicité qu'ils avaient dans un sens toujours eu sans pour autant le reconnaître quand ils s'étripaient à moitié au cours de leur dispute. Un instant, elle rouvrit les yeux pour s'assurer que tout allait bien, entamant un léger mouvement de bassin alors que ses doigts se refermaient instinctivement contre l'épaule de son mari, venant l'embrasser passionnément.
Ils devraient bien en discuter ne put-elle s'empêcher de penser, avant d'oublier sa pointe de conscience. Plus tard, pas maintenant.



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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 20:11

Il la regardait, se refusant à fermer les yeux un instant pour être sûr et certain que c'était ce qui était en train de se passer entre eux. Qu'ils en revenaient là, à faire ce qu'ils savaient l'un comme l'autre très bien faire, danser ensemble de cette manière là précisément.

Bordel, c'était Rose et lui, à nouveau ensemble ! C'était pas rien ! Et il avait l'impression de devenir dingue à imaginer ce genre de chose. P't'être que se réveiller là, maintenant tout de suite, dans son plumard à lui, après avoir rêver tout ça, bah ç'aurait pas été spécialement déconnant sur l'instant. Il songea à ça, ouais. Il se dit que tout ça là, c'était peut-être que son imagination, que Rose était pas vraiment là et que Norman était pas au chalet non plus, et que sa tête faisait tout ça pour le sauver de la solitude et du chagrin.

Mais tous ses sens étaient en éveil, et le plaisir qu'il en tirait était si fort qu'il pouvait pas imaginer ça. C'était pas possible. Ç'aurait été de la torture bête et méchante. Ç'aurait été insoutenable. Il aurait plus qu'à se tirer une balle dans le crâne en sursautant, et ça réglerait la question. Alors ça avait intérêt à être vrai, très vrai, parce qu'il aurait été incapable de supporter ça une fois encore, et de devoir se faire à l'oubli ensuite.

Il ferma les yeux en sentant le plaisir se saisir de lui. Les lèvres de Rose sur les siennes, le contact de sa peau sur la sienne, tout ça, ça le rendait de plus en plus dingue, et si c'était pas la folie qui le gagnait là présentement, c'était sans doute un trop plein de tendresses et de sentiments qu'il ressentait à l'égard de sa femme. Y'avait bien qu'elle pour le mettre dans ces états. A quel moment il viendrait remercier Lara pour lui avoir paradoxalement rendu celle qu'il aimait ? Parce que tout ça, c'était un peu grace à la copine garce de Rose...

Oh, ouais. En parlant de ça, il allait p't'être pas tout de suite lui raconter l'histoire de la fois où Lara avait manqué de lui sauter dessus. Là, il était trop concentré sur l'instant présent pour en avoir envie, trop concentré sur Rose et sur l'effet qu'elle lui faisait malgré elle. Elle profitait tout autant que lui, se laissait aller aussi, comme si ce physique pur et dur était un besoin, une nécessité brûlante pour réaliser ce qu'il leur arrivait. Des mois, et là, Gary était fin prêt à comprendre tout, absolument tout.

Le rythme s'accéléra, ralentit, il l'attrapa par les hanches pour s'accrocher à elle et se redresser et venir se coller à elle. Il vint l'étreindre avec force pour plus avoir la lâcher, plus jamais de sa vie. Jusqu'à l'extrême limite où il se laissa aller, et finalement elle aussi, il se tint à elle avec vigueur pour ne plus jamais la laisser s'échapper et plus jamais l'abandonner derrière. Ses mains la maintenaient avec force contre lui, alors qu'il enfouissait son visage dans le cou de son amante, qu'il laissait son souffle chaud lui brûler la peau et son parfum le rendre un peu plus fou.

Lorsqu'il retomba sur le matelas, après cet instant étiré qui dura sans doute longtemps ou pas, il en savait foutre rien et il voulait même pas savoir, alors que Rose vint se poser tout contre lui, partager sa chaleur une dernière fois, et qu'il rabattait la couverture sur eux deux parce que les nuits étaient sans doutes ardentes entre eux mais pas tout le temps, Gary se laissait gagner par un état de béatitude qu'il n'avait que très peu connu dans sa vie. Bordel, là, il était heureux. Là, il allait bien. Là, tout avait un sens.

Alors qu'il fixait le plafond de la chambre en caressant les cheveux de sa douce, il se rendit compte que toute cette survie, c'était pas pour rien.

C'était plus pour rien.




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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 20:36


La passion brûlait sa peau, alors qu'elle perdait toute notion du temps, tentant de ne pas sombrer trop vite à ses désirs alors que son corps entier se cambrait de plaisir, et qu'elle avait la certitude de ne plus jamais vouloir s'éloigner de lui. Il lui avait bien fallût une année et la fin du monde pour le comprendre réellement mais là, contre lui, alors qu'elle perdait pied, au rythme de leur danse, Rose en était persuadée. Il était l'homme qu'elle aimait, et sa raison de continuer à se battre dans un monde aussi horrible. D'espérer, et continuer à aller de l'avant, avec lui à ses côtés. Tout était possible désormais.

Elle ne put retenir un gémissement bien plus prononcé que les autres alors qu'elle se cambrait une ultime fois au meilleur moment de leur étreinte et qu'elle se laissait complètement aller dans ses bras, la laissant éreintée et dans un sens, plus sereine que jamais. Tremblante, elle se laissa tomber sur le matelas à ses côtés alors qu'il ramenait la couverture sur eux, venant se caler contre son épaule comme elle avait eu l'habitude de le faire si souvent par le passé, venant embrasser sa peau avec tendresse, son visage enfoui dans son cou pour réaliser que tout était réel, et qu'elle ne se réveillerait pas en sursaut dans une voiture à l'arrêt, à des kilomètres de cet endroit.

Quelques instants, elle resta silencieuse, histoire de reprendre ses esprits tout en appréciant le calme qui était enfin revenu entre eux après toutes les tempêtes qu'ils avaient pu affronté, se serrant un peu plus contre lui en souhaitant ne plus jamais le lâcher. Et à nouveau, le doute s'empara d'elle à peine quelques secondes. Devaient-ils parler de tout ça ? Étaient-ils officiellement ensembles, à nouveau ? Ou avaient-ils seulement dérapés de manière très agréable, dans un moment de détresse émotionnelle ?
Un instant, elle rouvrit les yeux sans oser le regarder, avant de finalement trouver la force de venir se relever sur un coude, venant l'embrasser presque timidement, en totale paradoxe avec la manière dont elle s'était comportée un peu plus tôt. L'appréhension sans doute, ou l'alcool qui commençait enfin à la laisser lucide, après une danse endiablée.

Dis ... Nous deux, là tout de suite...

Comment amorcer clairement la question, sans risquer de plomber l'ambiance ?

C'était pas juste pour la nuit ?

Non pas après ce qu'il lui avait dit. Les choses se seraient passées différemment, c'était forcé. Et pas après ce qu'ils avaient décidé au stade, juste avant sa chute. Elle devait avoir confiance en lui, accepter de sauter dans le vide, et le suivre les yeux fermés, tout simplement. Elle n'avait pas besoin de préciser ce qu'elle voulait elle, de toute manière. Il n'avait pas besoin de l'entendre le dire pour le savoir. Ses gestes, son regard, tout en elle suffisait pour exprimer son ressenti sur la situation. Sans doute qu'on leur poserait des questions, et qu'ils devraient en discuter avec leur fils qui allait certainement abandonner la partie avec ses parents qui devait par instant le désespérer, mais ça viendrait. Avant toute chose, ce qui comptait, c'était eux deux, et la force de leur sentiments.

Pas tout le reste.



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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 20:50

Pour la nuit ?

Gary eut un petit rire qu'il ne put retenir lorsqu'elle lui posa la question. Oh bien sûr, il savait qu'elle allait le cogner pour lui faire peur comme ça, mais il secoua la tête par la négative. C'était pas pour la nuit, hein. Ils en avaient discuté avant, au stade, de reprendre tous les deux, en leurs âmes et consciences. C'était fait maintenant, c'était en route. Ils étaient prêts à ressayer.

Bien sûr, il était pas encore question de l'annoncer à tout le monde au campement avant qu'ils soient un peu plus sûrs d'eux. C'était toujours tâtonnant mais pour l'instant c'était bien, et si ça durait ainsi, alors l'évidence s'imposerait aux yeux de tous sans qu'ils aient besoin de faire grand chose pour ça. Norman, il serait le privilégier dans l'histoire, il le saurait avant les autres que ses parents s'aimaient toujours, même s'il n'en avait jamais vraiment douté, et qu'il le savait sans doute bien avant eux dans tout ça.

Attrapant la main de la brune, il vint lier ses doigts aux siens, le posant ensuite sur son torse nu. Son autre bras passant autour des épaules de sa douce, pour venir la coller encore plus contre lui. Elle lui tenait chaud. Il lui tenait chaud. Il fit en sorte que la couverture remonte jusqu'au haut de ses épaules pour que jamais elle ne souffre du froid. Peut-être de la gueule de bois demain matin, mais ça, il ne pourra pas y faire grand chose, et comme il l'avait jamais vraiment vu ultra saoul le lendemain, ça valait probablement le détour.

C'était pas pour la nuit. C'était même hors de question de s'arrêter à cette nuit. Gary était comme un loup souvent. Il avait une femme, il la trouvait, et il la gardait aussi longtemps que possible. C'était la sienne, elle avait de l'importance. Et ce camp, c'était sa meute. Ça pouvait paraître dingue comme ça, mais c'était ainsi qu'il ressentait les choses désormais. Les siens imposeraient le rythme, et il ferait en sorte de garder la meute soudée. Forte. Ils seraient jamais méchants, justes au possible. Il se disait juste qu'avec Rose, c'était plus facile.

Alors non, pas que pour cette nuit.

Pour toutes les autres qui suivraient, et pour toutes les journées qui allaient les accompagner. Et p't'être même pour les mois qui allaient devenir des années, à survivre dans un monde pourri jusqu'à la moelle.

Ils allaient essayer de faire les choses biens, voilà.

FIN




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MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Aujourd'hui à 7:02

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