Partagez | .
 

 Please don't call me on my bluff...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
Rose A. Warren
Administratrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 28/03/2014
Messages : 1554
Age IRL : 25

MessageSujet: Please don't call me on my bluff...   Dim 20 Mar 2016 - 23:47


Je savais que t'étais une salope. Mais une menteuse manipulatrice, ça... Je m'en serai pas doutée.

Elle n'avait pas pu s'empêcher de conserver son petit air suffisant, alors que Lara l'observait fixement, se demandant si son amie avait vraiment parlé de la sorte.
Les retrouvailles avaient été froides. Elle n'avait pas cillé quand l'ex mannequin s'était jetée dans ses bras en effusion sentimentale alors qu'elle revenait de l'expédition pour retrouver Hope, se contentant d'à peine deux mots en prétextant être épuisée. Il avait bien fallût une bonne semaine avant qu'elle ne parvienne à parler un minimum aux survivants, après avoir dormi une journée entière et commencer à prendre ses marques sur les environs. Elle avait généreusement accepté de soigner quelques blessures, avant d'aller se poser dans le salon pour boire une tasse de café jsuqu'à ce que Lara ne se pointe comme si de rien n'était, tentant d'échanger quelques politesses avec elle. Mais mots n'avaient pu s'empêcher de sortir de la bouche de la chirurgienne. Lara avait accueilli la réflexion avec un air offusqué, avant que les choses ne dérapent vraiment, lâchant tout simplement avec l'air le plus naturel du monde, qu'il s'agissait de sa vie ou de la sienne, et qu'elle avait préféré se sauver. Qu'elle n'avait fait qu'agir dans son propre intérêt, et celui des autres, en avançant qu'elle y était restée, avec son fils.
Sans doute que ce fût le moment ou Rose sentit ses nerfs lâcher, alors qu'elle se relevait brusquement de sa chaise, l'insultant de tous les noms possibles et imaginables, et que son ex meilleure amie faisait de même, peinant à suivre le débit de l'espagnole. Trop occupée à se jeter leurs quatre vérités au visage, elles n'avaient même pas remarqué les survivants qui les observaient d'un air médusé, jusqu'à ce que Lara ne tente de lui en coller une quand le sujet des mères de famillle fût jeté sur la table.

Mais ça va pas non ?!

S'interposant d'extrême justesse avant que le coup ne touche la joue de la chirurgienne, Daryl s'était interposé, poussant les deux jeunes femmes à bout de bras avant qu'elles ne parviennent à s'étriper pour de bon.

Essaie de me toucher encore une fois, et je jure que je viens t'étriper dans ton sommeil, hija de -
Stop !

Manquait plus que Joey se pointe tiens. Au moins avait-il eu le mérite de vertement remettre Lara à sa place en lui ordonnant de se casser de la pièce, alors que Daryl cessait enfin de la ceinturer. Comme une reine, elle s'était reculée de la scène, refusant d'écouter Daryl ou Joey qui tentèrent bien de la calmer, exigeant qu'on lui foute la paix. La paix, voilà tout ce qu'elle voulait. Retrouver cette chambre minuscule qu'on lui avait légué, et y rester un très long moment.
En revanche, ce qu'elle n'avait pas vraiment prévu, était de se retrouver à déballer enfin ses affaires, jusqu'à retrouver cette bouteille de rhum qu'elle avait glissé dans son sac peu avant leur départ de Seattle, en pensant que Daryl et Josh pourraient apprécier le geste. Observant ladite bouteille, elle avait fini par en boire une longue gorgée, grimaçant sous la brûlure de l'alcool, avant de la reposer sagement dans un coin, terminant de déballer ses affaires afin que la chambre vétuste ne ressemble à quelque chose ou elle se sentirait à l'aise. D'ailleurs, elle s'y sentit tellement à l'aise, que fêter ça en compagnie de sa nouvelle copine la bouteille de rhum lui parut logique. Tellement logique, qu'elle en vida une moitié seule, et que d'un coup, sa vie depuis le début de la fin du monde lui parut presque agréable. Ce qui n'était pas très compliqué, vu comme la tête lui tournait agréablement alors qu'elle s'allumait une des dernières cigarettes de son paquet, se laissant glisser le long de la porte, yeux fermés. Il faisait presque trop chaud dans cette pièce, même en restant immobile. Soupirant, elle jeta dans un coin sa veste en cuir et son pull en laine, ne conservant que son t-shirt. C'était déjà un peu mieux. Elle avait commencé à se lever en se disant que lit serait certainement un meilleur endroit pour finir de se bourrer la gueule, jusqu'à ce qu'on ne toque à la porte, alors qu'elle jurait en silence.

'Suis pas là, je suis restée à... CenturyLink. Voilà. Lâcha t-elle avant de rire bêtement à sa remarque puérile, finissant tout de même par ouvrir la porte pour voir qui avait le culot de venir lui prendre la tête durant l'heure de l'apéro. Du moins, son sourire disparut un court instant en reconnaissant le vissage renfrogné de son ex mari à peine lui faisait-elle face, manquant de la faire dessoûler dans la seconde.

Presque.

A la place, elle lui tendit la bouteille de rhum à moitié vide, s'effaçant pour le laisser entrer dans la pièce alors qu'elle refermait la porte derrière lui, venant s'asseoir sur le petit bureau en écrasant sa clope.

Le big boss à fini sa journée ?

Et puis qu'est-ce qu'il foutait là au juste ? Sans doute que Daryl avait encore ouvert sa grande gueule concernant Lara... Mais dans le doute, elle préféra rester silencieuse, conservant sa bonne humeur alcoolisée.


So cold
It's so quiet here
And I feel so cold
This house no longer
Feels like home.

© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Gary Warren
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/09/2014
Messages : 902
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 10:54

Il avait à peine eu le temps de revenir de sa séance de chasse et de vérifier l'état et l'avancée des barricades ce soir là qu'on lui était tombé dessus, à cinq. Et pour qu'on le coince comme ça sans lui laisser trop le choix de comprendre, c'était que pour lui, ça devait être vraiment très sérieux,du genre particulièrement vital. Gary avait ainsi croisé le regard de Daryl, Joey, Christina, et deux autres gusses qui lui avaient alors expliqué que sa femme et sa meilleure amie avaient eu l'occasion de se croiser. Ex-femme, avait-il rectifié pour la forme parce qu'il avait toujours autant mauvais caractère, et du reste, il avait dit comprendre, sans vraiment le faire.

En fait, il lui suffisait d'imaginer le caractère tout feu tout flamme de Rose et celui de pimbêche arriviste de Lara pour piger que ça avait du faire des étincelles. Et qu'à se titre, tant qu'elles étaient copines, ça pouvait encore passer, mais maintenant qu'elles étaient ennemies pour la vie et que y'aurait probablement aucun moyen de les réconcilier à aucun moment de leur existence, la vie au chalet allait rapidement devenir intenable. Comment il savait ? Bah, il avait vécu si longtemps avec Rose que ça aussi, c'était une évidence pour lui. Alors pas besoin de lui raconter le pourquoi du comment, si elles en étaient venues aux mains, il en aurait pas été étonné.

Aussi demanda-t-il où Rose se trouvait, pour aller lui en toucher deux mots. Il était le leader ici, et surtout son ex-mari, sans doute le mieux placer dans la chaîne alimentaire pour lui demander d'écraser deux secondes et de plus jamais recréer un précédent comme celui-ci. Il savait également que sur sa liste des tâches, aller demander à Lara de plus la ramener était en tête de liste, et qu'elle semblait pas l'avoir compris toute seule. Mais chaque chose en son temps. Le monstre était dans sa grotte, il devait s'équiper pour s'y rendre et éviter de se faire bouffer tout cru.

Et rien que pour ça, il détestait bien tous les autres, là, qui lui refilaient le bébé parce qu'ils avaient pas le courage de s'en occuper. Ça aussi, il pouvait très bien le comprendre. Faut dire qu'avec Rose, tout le monde avait l'impression de marcher sur des braises que ça enchantait personne. Et alors qu'il frappait à la porte pour qu'elle vienne lui ouvrir, il eut l'impression d'être envoyé tout droit à l'abattoir. A l'intérieur, pas un bruit, puis finalement une petite voix qui lui soufflait qu'il n'y avait personne, qu'elle était restée au stade, avant d'éclater de rire bêtement.

C'était quoi ce cirque ? Rose finit par venir lui ouvrir. Un sourire aux lèvres, l'air pas forcément très fraiche, une bouteille d'alcool à la main. Qu'est-ce qu'elle avait foutu ? Et ce commentaire... Le big boss a fini sa journée ? Bah non, vraisemblablement, vu qu'il devait gérer l'infirmière harpie avant d'avoir le droit d'aller se coucher. Rentrant dans la pièce, il referma derrière lui. Dans la foulée, la brune lui tendit la bouteille de rhum qu'elle avait descendu en bonne partie. Il l'attrapa sans en faire quoique ce soit, préférant s'avancer vers Rose pour la saisir par la taille et la forcer à aller s'asseoir. Vu ce qu'elle avait déjà bu, valait mieux ça qu'autre chose :

Parait qu't'as croisé Lara.

Il lui lança cela, accroupi juste en face d'elle, alors qu'elle se dandinait sur sa chaise avec un sourire un peu niais. Il la fixa dans les yeux, lui parlant d'une voix froide. Sans comprendre ce qu'il lui prenait de faire tout ça. Boire, pour Lara ? Pour oublier Lara ? Pour oublier qu'elle était une garce ? Depuis quand ça marchait ?

Les autres m'l'ont dit, lui signifia-t-il simplement. Ca va aller pour la gueule de bois ?

Parce que le reste, il s'en cognait un peu. Fallait juste lui expliquer qu'il fallait plus le refaire.




Go tell that long tongue liar. Go and tell that midnight rider. Tell the ramblr, the gambler, the back biter. Tell'em that god's gonna cut'em down. You can run on for a long time, sooner or later, God'll cut you down.
Revenir en haut Aller en bas
Rose A. Warren
Administratrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 28/03/2014
Messages : 1554
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 17:14


Complètement bourrée, voilà ce qu'elle était. Et ça lui allait très bien de se retrouver dans le même état que lorsqu'elle avait fêté la fin des examens de médecine, parce qu'au moins, elle se sentait joyeuse et insouciante, à la différence des 6 derniers mois. Ou même, de l'année entière en y repensant. Elle manqua bien de se ramasser par terre avant que Gary ne l'attrape par la taille, et elle se laissa faire sans broncher jusqu'à ce qu'il ne la force à s'asseoir, se contentant d'un beau sourire en guise de remerciement, alors qu'il lui parlait de Lara.
Ah bah. Il était déjà au courant tiens ? S'étirant comme un chat alors qu'il attendait une réponse, elle ferma les yeux un instant.

Ouais ouais, on à réglé nos comptes.

Aussi simple que ça, sauf qu'elle doutait fortement qu'il ne la croit avec une version aussi courte.

Enfin, elle à assumé sans détours d'avoir sauvé sa peau avant celle de sa "meilleure" amie, et de son neveu, alors j'lui ai dis c'que j'pensais quoi.

Et la gueule de bois dans tout ça ? Rose ne put s'empêcher de rire bêtement quand il en parla, attrapant même la bouteille pour se resservir une gorgée.

Hé, j'suis pas bourrée hein. J'ai bu un seul verre, un seul. Mais j'l'ai p'têt rempli plusieurs fois...

Pour un peu, et elle aurait même fait signe à Gary de se taire, sauf qu'elle préféra éviter de se prendre un savon de la part d'un ex alcoolique. Non, à la place, elle resta assise sagement sur sa chaise, allumant une énième cigarette parce que dans la logique, alcool et nicotine devenaient ses meilleurs amies. Et elles au moins, ne l'avaient pas abandonné à son sort en plein stade rempli de malades mentaux anthropophages.

J'avais b'soin de décompresser. Fit-elle remarquer à son ex mari avant de lui tendre son paquet de cigarette et la bouteille de rhum. D'ailleurs, accompagne ton ex femme dans la joie et la bonne humeur. Ca te fera pas de mal à toi aussi de te détendre, vu tout c'que tu fais dans la journée...

Parce que peste oui, mais conne, non. Elle remarquait bien qu'il ne se posait jamais, toujours occupé par monts et par veaux à tenter de faire survivre toute cette petite bande qu'il avait réussi à sortir de la merde au moment de la chute de Century. Pas comme ces gros cons de militaire qui eux, s'étaient rapidement carapaté une fois la situation critique...
Tirant une bouffée de nicotine qu'elle rejeta avec un soupir de bien être en fermant un instant les yeux, elle en profita pour donner son briquet à Gary, avant de finalement faire remarquer dans un bref élan de lucidité.

Tu sais, tu avais raison pour Lara. C'est une vraie connasse. Mais bon, maintenant on à réglé nos comptes, fin de l'histoire.

Une histoire d'une bonne dizaine d'année tout de même. Mais elle préférait ne même pas y penser. Sans doute que l'apocalypse rendait les gens terriblement stupides, ou à l'inverse, les transformer en survivants. Lara elle, s'était juste contentée de montrer son vrai visage, voilà tout.


So cold
It's so quiet here
And I feel so cold
This house no longer
Feels like home.

© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Gary Warren
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/09/2014
Messages : 902
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 17:27

Simplement réglé vos comptes? répéta-t-il en fronçant les sourcils.

Et elle disait ça l'air de dire « je suis allée chercher le pain et là tu devineras jamais j'ai croisé la voisine ». Il y croyait pas trop, surtout parce que sinon, il en aurait jamais eu vent. Daryl avait dit s'être interposé, Joey y avait mis du sien également, et il savait que la relation qu'elle avait avec Lara était vieille comme le monde, et précieuse à ses yeux. Au fond, Rose s'était faite lâchée par les deux personnes sur qui elle comptait le plus sur terre, l'un qui savait pas forcément ce qu'il était en train de faire, et l'autre qui en avait pleinement conscience.

Pendant longtemps, il s'était demandé si vivre sans sa famille pouvait valoir le coup, au moins seulement essayer. Joey lui avait dit qu'au pire, il pourrait bien retrouver une personne avec qui discuter, qu'au pire lui était là, au pire y'avait encore quelque chose à tenter. Mais à dire la vérité, Gary n'avait jamais entrevu une quelconque suite sans eux. Son avenir était fade, terriblement fade, voire même inexistant. N'être que le leader de ce groupe, ça n'était pas un but en soit, il lui avait fallu une autre motivation pour persister, et cette motivation, il l'avait. Norman était là, et même s'il était préférable de pas l'admettre, Rose aussi.

Si c'était qu'ça, on m'aurait pas coincé en bas pour que j'vienne te voir, tu sais ?

Il attrapa la cigarette en la remerciant d'un regard, avant de se saisir du briquet. Rose divaguait un peu, lui demandant de le suivre de sa descente aux enfers, dans son moment de débauche, et l'homme n'était pas certain de vouloir partager ça. Pas comme ça, en tout cas. Puis, après des mois sans toucher à cette merde, même pas aujourd'hui pour se tenir chaud, il se voyait pas retomber là-dedans pour lui tenir la jambe quelques heures et l'accompagner là-dedans. Il refusa simplement, attrapant le briquet.

La clope, c'était quand même une autre histoire, et vu comment il avait descendu son propre paquet et comment la nicotine pouvait lui manquer parfois, se laisser tenter, c'était quand même vachement facile. Il voyait un peu la cigarette comme une femme vachement belle et sensuelle, aguicheuse au possible, qui le toisait en lui demandant de la consumer. C'était le genre de truc que Gary était bien incapable de refuser, surtout parce que l'habitude du geste, le goût en bouche, la sensation, tout ça lui manquait, et ouais, Rose avait raison : il en avait besoin.

T'es sûre que y'a qu'ça ?

Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ? Il l'avait dit, quelques semaines plutôt, à Kassandra, d'une voix sèche un beau matin en plus de ça. Une pointe de colère dans le ténor, de surcroît. Il était pas psy. P't'être bien qu'il avait prêté l'oreille plus d'une fois, p't'être bien qu'il avait aussi donné son avis sans qu'ça change grand chose à l'histoire. Mais là, c'était Rose, et l'Histoire avec sa grande hache s'était tellement péter la gueule qu'essayer devait pas changer grand chose au cours des choses. Aussi tira-t-il une chaise supplémentaire pour venir s'installer en face d'elle.

En dehors de ça, Rose était pas Kassandra. Elle était peut-être seulement une amie désormais, une amie avec qui il y avait tellement de distance, mais elle était avant tout la femme de sa vie, et la mère de son enfant, et dans le contrat de leur mariage à l'église où elle l'avait traîné un peu de force, il y avait marqué que dans la santé ou la maladie, il devrait être là. Y'avait un contexte, mais l'apocalypse devait pas changer ça.

Pas définitivement en tout cas.




Go tell that long tongue liar. Go and tell that midnight rider. Tell the ramblr, the gambler, the back biter. Tell'em that god's gonna cut'em down. You can run on for a long time, sooner or later, God'll cut you down.
Revenir en haut Aller en bas
Rose A. Warren
Administratrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 28/03/2014
Messages : 1554
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 17:46


Evidemment qu'il ne l'avait cru que de moitié, et qu'il ne comptait pas clore la discussion là dessus. Au moins accepta t-il la clope, alors qu'elel buvait une nouvelle gorgée avant d'abandonner le reste de la bouteille sur le bureau, tandis qu'il prenait place en face d'elle en lui demandant à nouveau si elle était bien sûre qu'il n'y avait que ça.
Tirant sur sa cigarette, elle releva un instant le regard vers lui, avant de rire nerveusement en secouant la tête. Il la connaissait trop bien.

Bien sûr que non y'a pas que ça. C'comme... Imagine, que Joey te fasse la même chose. T'abandonner à ton sort, et assurer à tes proches qu'il t'a vu mourir de ses yeux avec ton fils ? Et que toi, tu t'retrouve comme un con dans un stade ou le paysage s'est transformé en une espèce de bouche de l'enfer gigantesque...

L'alcool commençait à lui donner chaud, alors qu'elle ramenait ses cheveux à l'arrière de son visage, la fraîcheur de ses mains allégeant un peu la tête qui lui tournait parfois un peu trop fort. A nouveau, elle tira sur sa cigarette, apaisant un instant la colère qui avait manqué de ressurgir.

Tu sais.. Quand on s'est séparés, Lara était là pour moi. Pas toujours de la meilleure des manières, mais elle tentait de prendre soin de moi. De me parler, m'écouter. On se connaît depuis un bail et... J'm'attendais pas à ce qu'elle me réponde le plus normalement du monde que, en gros, sa petite personne vaut plus que celle de deux autres.

Ca commençait à devenir dérangeant, de se plaindre autant en face de Gary. Pour un peu et elle se serait cru chez le psy, chose qu'il avait toujours détesté faire. Rose soupira un instant, réalisant doucement comment une si longue amitié pouvait voler en éclat en si peu de temps, avant de boire une petite gorgée d'alcool pour faire passer le goût amer de cette constatation.

Mais bon... C'la vie, qu'est-ce que tu veux y faire. Au moins, on s'en est sortis. J'me contenterais de ne pas lui parler, et la vie reprendra son cours hein. Puis, bois un verre avec moi, allez. Un seul, ça va pas te faire replonger d'un coup si ? En plus, c'est la seule bouteille que j'ai pu ramener, t'auras pas le risque d'être tenté ?

C'était bien la seule issue de secours qu'elle avait trouvé pour ne plus avoir à se confier sur la déception et la colère qui l'avait envahie suite à sa discussion avec Lara tiens. Lui ressortir son vice, l'air de rien, en mode "bah oui voyons prenons l'apéro après s'être à moitié foutu sur la gueule le jour de nos retrouvailles".
L'espace d'une seconde, elle observa la petite chambre qui lui appartenait désormais, ne pouvant s'empêcher de sourire en se disant que dans un sens, elle avait bien fait de rester. Malgré tout ce qu'elle avait pu dire sur le coup de la colère en tout cas.

J'dois reconnaître que t'as quand même fait un boulot d'enfer avec ce groupe. On voit qu'ils croient en toi, c'est bien.

Et pour une fois, c'était sincère, et sans une once de moquerie. Baissant un instant le regard sur sa cigarette dont elle tira une dernière bouffée avant de l'écraser, restant parfaitement soudée à sa chaise pour éviter de se ramasser par terre en cas de faux mouvement.

T'en auras fait du chemin depuis Phoenix hein. Mais en bien, et c'est ce qui compte.

Elle lui paraissait tellement loin par instant, cette époque ou il s'était pointé à Seattle uniquement pour casser la gueule d'un type dont il ignorait tout. Et cette simple pensée la fit à nouveau rire, avant de ramener la discussion sur un autre sujet.

Et toi alors ? T'as rien à me dire ? Parce que ça fait un peu psychothérapie à, et ça commencerai presque à me faire flipper de t'imaginer en psy .



So cold
It's so quiet here
And I feel so cold
This house no longer
Feels like home.

© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Gary Warren
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/09/2014
Messages : 902
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 17:59

Tout le long de son explication, Gary l'avait regardé droit dans les yeux. La cigarette coincée entre son majeur et son index, se consumant doucement sans qu'il n'y touche vraiment, il la fixa simplement et l'écouta avec une patience neuve, tandis qu'elle lui expliquait que non, il n'y avait pas que ça, qu'elle avait perdu une amie par-dessus ça et qu'il fallait l'encaisser. Il fut rassuré de savoir qu'elle se contenterait de l'éviter, de pas lui parler si jamais l'occasion se présenter. Que c'était déjà pas mal comme début, comme compromis. Mais il savait que ça serait jamais suffisant, car la trahison était grande, sans doute trop pour pouvoir passer par-dessus.

T'vas t'faire à ce monde, j'suis sûr, souffla-t-il sereinement. C'était une manière de l'encourager en partie, d'lui dire que y'avait finalement qu'une seule fatalité : celle de mourir ou de vivre. T'as juste b'soin de ton rythme, mais elle ne devait pas douté à quel point elle était précieuse ici, au moins pour ses talents.

Il soupira.

Gary lui même se sentait trahi par tout ça. Il secoua à nouveau la tête quand elle lui demanda de prendre un verre, se moquant un peu de ce que ça pouvait lui faire. Elle se rendait pas compte de tout ça. Et il avait pas besoin d'être bourré pour perdre un peu de sa lucidité. Un nuit sans sommeil, deux nuits sans dormir, tout ça, c'était déjà bien assez, et il avait pas besoin de son mauvais penchant pour en rajouter une couche. Il soupira simplement alors qu'elle poursuivait, et voilà qu'elle se mettait à le complimenter.

Il avait fait du bon boulot avec le groupe, avec l'endroit, avec ce que c'était en train de devenir. Il ne lui suffit qu'à tourner la tête pour voir le début de la barricade en train de se monter, par la fenêtre de la chambre de Rose. C'était pas grand chose pour l'instant, mais dans les projets qu'il avait fait avec Aaron autour de ça, c'était un rempart efficace pour les laisser vivre dans ce monde en guerre. Un paradis à eux, pour eux ? Ouais, c'était l'idée. Mais un paradis qui se mériterait, et qui serait pas toujours en paix. Il le savait par avance.

C'est pas facile, fit-il simplement alors qu'elle lui demandait si lui n'avait rien à lui dire en retour, tout ça parce qu'elle se sentait gênée de se confier à lui. En retour, il se disait simplement que si y'avait bien quelqu'un avec qui il pouvait parler, c'était Rose. Elle le trahirait pas. C'est loin de tout c'que j'connais, et j'sais pas si j'suis toujours juste ici, avec tout l'monde. J'veux juste que les gens s'fassent vite à tout ça, et devoir être méchant parfois, tout le temps, ça m'pèse.

Il haussa les épaules. Durant une demi-seconde, il s'imagina fondre contre la poitrine de Rose pour s'y blottir, et se contenter d'entendre simplement les battements du cœur de sa femme. D'une régularité exemplaire, d'une douceur sans pareille, de pouvoir sentir le parfum de sa peau et d'oublier qu'il avait un monde à faire tourner en compagnie d'autres gens qui comptaient sur ses directives pour savoir quoi faire. Il n'en fit rien. C'était pas possible.

Ils commencent à comprendre, prononça l'homme en écrasant finalement aussi sa cigarette dans le cendrier improvisé de Rose. Ils peuvent tous l'faire et survivre ici, on sait tous c'qu'on a à perdre, c'pour ça que ça marche. Personne veut revivre c'qui s'est passé au stade.

Faisant craquer sa nuque, il reprit :

Mais faudrait pas oublier qu'c'est possible. C'est ça qui m'fait le plus peur je crois.




Go tell that long tongue liar. Go and tell that midnight rider. Tell the ramblr, the gambler, the back biter. Tell'em that god's gonna cut'em down. You can run on for a long time, sooner or later, God'll cut you down.
Revenir en haut Aller en bas
Rose A. Warren
Administratrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 28/03/2014
Messages : 1554
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Ven 25 Mar 2016 - 18:22


Elle s'y ferait, disait-il. Elle fût bien tentée de lui faire remarquer qu'elle pouvait se faire une paire de talons vertigineux et douloureux, mais moins facilement à l'apocalypse,sans pour autant l'énoncer à vois haute de risque de voir Gary se vexer. Et puis, pour une fois
qu'ils discutaient sans se hurler dessus... L'espace d'une seconde, elle se revit le jour de leur rencontre, alors qu'ils avaient discuté au bar, avant d'atterrir chez elle sans se douter qu'elle finirait enceinte et mariée à peine six mois plus tard. Cette brume de pensée la fit sourire, alors qu'il se confiait un peu à son tour sur ses doutes. C'était logique, que la situation pour lui soit parfois pesante mais dans l'ensemble... Il avait plutôt posé de bonnes bases, de ce qu'elle voyait. Tout le monde ici marchait droit, sans remettre en question ce qu'il pouvait demander.

Ils sont pas cons, ils doivent bien s'douter que tu fais pas ça par pur sadisme...

Sans doute. A défaut d'avoir les mots exacts pour le rassurer, elle se contenta de venir effleurer sa main du bout des doigts, ramenant son regard vers lui un instant. Ca, ça lui avait manqué. De simples gestes tendres avec lui, même si désormais ils ne devaient plus dire grand choses à ses yeux. Il ne lui avait jamais reparlé de leur dernier baiser dans la tente après tout.

Un frisson la parcourut, alors qu'ils reparlaient de la chute du stade. A nouveau, elle baissa le regard vers ses mains, ayant l'impression de s'y retrouver en moins d'une minute.

Tu sais... Quand vous êtes partis, à bord des camions. Sally, l'ex de Daryl. Elle à ... été mordue, et s'est laissée dévorer pour nous faire gagner du temps. Elle disait que c'était la meilleure chose à faire. Et même si j'la portais pas dans mon coeur, j'pense que c'est ça qui m'empêche encore de dormir. La voir se faire éventrer, bien consciente de ce qu'il lui arrivait. Alors non, faut pas oublier que tout est possible, et ça t'permettra de pas reproduire les erreurs du stade.

A croire que l'alcool la rendait philosophe sérieux. L'espace d'une seconde, elle se serait presque félicitée toute seule de ce discours, tout en s'auto commandant de fermer sa gueule.

Dis toi que l'pire est passé. Maintenant, faut juste aller de l'avant. Chacun à son rythme, dit-elle en écho à ce qu'il lui avait conseillé peu de temps auparavant.

L'ambiance sembla changer une demi seconde, alors qu'elle réalisait avoir encore sa main contre la sienne, la retirant brièvement pour récupérer son paquet et leur sortir deux nouvelles cigarettes. A défaut de picoler, s'intoxiquer restait tout de même relativement agréable au vu de la situation. Un moyen de relâcher la pression, en somme. C'était déjà mieux que rien... Quoi que, il y avait bien une idée pour détendre l'atmosphère qui lui trottait en tête, qu'elle préféra garder pour elle en buvant une nouvelle gorgée de rhum pour faire passer ça. La gorgée coula presque comme de l'eau le long de sa gorge, avant qu'elle ne tire une nouvelle bouffée sur sa clope pour faire passer le tout, virant son pull pour ne conserver que son débardeur. Il faisait décidemment beaucoup trop chaud dans la pièce quand elle se retrouvait avec du rhum à la place du sang ouaip. Trop chaud.

J'crois qu'en fait je suis vraiment bourrée. Fit-elle remarquer à son ex mari en observant le peu de liquide qui survivait encore dans la bouteille qu'elle reposa, avant de rire sincèrement de son état d'ébriété. Mais ça fait un bien fou, de pas penser à tout ce qui me torture d'habitude.

Elle ne lui aurait même pas avoué sous la torture, mais dans un sens, elle comprenait mieux les états dans lesquels elle avait pu le retrouver parfois, peu de temps après leur rupture...


So cold
It's so quiet here
And I feel so cold
This house no longer
Feels like home.

© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Please don't call me on my bluff...   Aujourd'hui à 10:34

Revenir en haut Aller en bas
 

Please don't call me on my bluff...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» When everything goes wrong, call Superman.[with Chase Turner]
» Gamertag , Call of duty MW2 ( X360)
» Call of Chtulhu LCG
» ~ call me maybe (baptiste)
» Bluff Party

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-