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 Toc toc toc, mais qui est là?

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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Toc toc toc, mais qui est là?    Dim 20 Mar 2016 - 12:24




Toc toc toc mais qui est là?





« Merde… Merde… Fais chier ! »
Oui, parce que parfois jurer est la meilleure façon d’extérioriser sa colère. Et c'était ce que venait de faire Juliane, les dents serrées, le regard noir fixé sur le groupement de rodeurs qui déambulaient dans la ruelle. Elle s'était bien trompée… La jeune femme avait osé penser que la boutique de magie serait encore par chance épargnée par la masse imposante de cadavres qui avaient pullulé comme des dingues. A croire qu'ils avaient une capacité de reproduction ! Plaqué contre le mur, elle chercha une solution. Hors de question qu'elle reparte d'ici sans avoir au moins laissé un message à Ziggy. Et en même temps, hors de question qu'elle traverse le tas de croquecervelles juste là. Elle venait pas tenter un suicide !

L'oreille tendue, les sens en alerte, Juliane cherchait du regard quelque chose qui illumine son imagination et qui lui permette de parvenir jusqu'au magasin. Faire diversion, ce n'était pas envisageable, juste bon à se faire avoir. En plus de ça, la nuit était en train de tomber sur la ville, rendant la visibilité moindre, sans parlé de l'effet que cela avait sur sa sécurité. Il fallait qu'elle trouve un endroit pour la nuit. Une idée lui traverserait peut-être l'esprit… Et lui apporterait la solution à son problème. Elle avait besoin de repos, la route avait été longue jusqu'à Seattle. Elle ne tenterait rien de débile ce soir.

Bob était au courant d'où elle se trouvait. Enfin, il savait qu'elle était parti en ville. Ils avaient besoin de manger, et peu à peu les conserves se faisaient rare. Ça avait été l'occasion pour Jill de revenir sur ses pas, de revenir en ville. Elle n'avait pas oublié le magicien, ce jeune homme qui lui avait sauvé la vie, et à qui elle s'était attachée d'une façon un peu étrange. Elle voulait savoir, en avoir le coeur nette. Vivant ou non. Elle devait savoir. C'était dangereux, c'était sans doute un peu con… Mais de toute façon, n'importe quoi qu'ils fassent aujourd'hui devenaient dangereux.

Juliane repéra l'immeuble juste en face du magasin. Si elle parvenait à y entrer, elle passerait la nuit dans un des appartements, et aurait une vu parfaite sur celui de Ziggy. Ainsi elle pourrait savoir s'il était revenu ici, ou non. Autant éviter de se jeter dans la gueule du loup pour rien. Les grognements venaient de s'intensifier, prouvant à Juliane qu'elle s'était sans doute fait repérer. Elle serra un peu plus fort le manche de son couteau entre ses doigts, avant de s'élancer de l'autre côté de la rue. Elle était maintenant à découvert, mais cela ne durerait pas longtemps. Juste traverser, ouvrir la porte et la refermer.

Traverser : ok…
Ouvrir la porte… Bim… l'épaule en avant pour enfoncer la porte avec le plus de force possible, Juliane venait de se ramasser l'impact. La portait pivoté, mais avec bien moins de facilité qu'attendue. Un nouveau « -merde ! » alors qu'elle forçait le petit passage, faxant son corps entre la porte et le montant, ayant jeter son sac à dos devant. Une expiration de soulagement lorsqu'elle fut enfin dans le hall d'entrée du bâtiment. Un sursaut lorsqu'un infecté se pointa une main en avant pour tenter de l'atteindre. « -désolé... » souffla Juliane en s'approchant, mettant un terme aux souffrances de l'homme qui avait du être un policier… Même si elle savait que c'était nécessaire, elle avait toujours du mal à le faire.

Jill resta quelques secondes son couteau à la main, à regarder le corps sans vie qui coinçait maintenant la porte. Impossible de la refermer… Bon… Maintenant il fallait trouver un coin où se poser. Un regard pour la cage d'escalier, avant qu'elle ne récupère son sac et qu'elle ne commence à gravir les marches une à une, avec la plus grande prudence. Les gens avaient dut quitter l'immeuble dans la panique… Il y avait des valises, des sacs, des vêtements un peu partout. Pas de mauvaise surprise dans l'appartement qu'elle visita, juste un pincement au coeur lorsque ses yeux se posèrent sur les photos de la famille qui avaient vécu ici. Des fenêtres, elle voyait l'appartement de Ziggy. Un peu sur le côté, pas tout à fait la vu parfaite, mais au moins elle distinguerait s'il y avait de l'activité.
 

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Ziggy Haring
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MessageSujet: Re: Toc toc toc, mais qui est là?    Dim 20 Mar 2016 - 22:01


   
   
   

Toc toc toc, mais qui est là ? | Ziggy Haring & Juliane Lyndey

Deux semaines seul. Deux semaines à bosser dans la boutique comme un forcené, tout en surveillant les réserves de nourriture. Ziggy se mettait à tout répertorier. Ca avait été comme un réflexe, et son expérience de gestion des stocks et des commandes du magasin avait aidé. Il y avait donc des feuilles épinglées sur les portes de la cuisine, en dessous de l’évier et sur les meubles en hauteur, sur les étagères. Il y avait aussi une liste des produits non-comestibles, les produits ménagers et le reste, les outils pratiques comme les médicaments et les pansements. S’ajoutait la liste des farces-et-attrapes dont il se servirait probablement, un jour. Du moins, c’est ce qu’il espérait secrètement dans son esprit fou.

Et Ziggy n’avait pas eu tort de les lister aussi. Depuis deux jours, le gramophone était en panne. Impossible de le lancer à la va-vite. Le bras devait s’affaisser ou se bloquer, Ziggy ne savait pas bien, mais il fallait le réparer. Pourquoi ? Parce que le gramophone lui avait permit de maintenir les infectés à bonne distance, à ouvrir des brèches pour faire des allés-retours entre la boutique et la vile. En à peine deux jours, les infectés avaient découvert l’existence de cette rue, de l’avenue toute entière pour être précise. Ziggy devait alors planifier une escapade dans l’immeuble d’en face avec de quoi s’occuper pour réparer la bête. L’idée était également de le déplacer à l’autre bout de l’immeuble, voir même dans l’immeuble parallèle à celui-ci, soit à deux rues d’écart.

Le magicien avait alors profité du retour des beaux jours pour se faufiler avec un sac à dos rempli de quoi s’occuper de sa mission du jour. Ziggy aimait cela. Pourquoi ? Parce que cela lui donnait une envie de continuer, une motivation, un but à atteindre. Intérieurement, il était presque content que le gramophone soit tombé en panne. Ni une ni deux, habillés d’un pantalon orange en velours, d’une chemise blanche rentrée dans le pantalon, le grand dadais s’était élancé, son fusil à l’épaule et sa machette, se faufilant en forçant un peu la course avec les infectés, jusqu’à la porte de l’immeuble.

Il avait établit son petit atelier en début de matinée, s’installant avec précaution dans l’appartement dans lequel il avait posté le gramophone, une fenêtre perpétuellement ouverte ; par pure logique, il y faisait assez froid. Ziggy posa tout de même sa veste pour être libre de ses mouvements. Il avait prévu un petit quelque chose à manger, une bière et du matériel. Il avait aussi des pétards et des fusées de détresse qui avait été dans un carton, l’un d’eux qu’il avait oublié d’ouvrir aux côtés de Juliane, le jour où ils s’étaient embrassés.

Après plusieurs heures, du matériel était éparpillé un peu partout dans l’appartement, et Ziggy, assit nonchalamment dans un coin, trifouillait du tournevis et du marteau pour ouvrir la caisse de la machine. Il portait sur la tête une lunette de précision qui le faisait ressembler à un inventeur venu d’un autre siècle. La journée s’écoula, et après plusieurs essais, le gramophone était toujours hors service. La nuit commençait à tomber. Ziggy entendit alors une sorte de bruit étrange venant de la rue. Il s’était levé, avait regardé par la fenêtre, puis plus rien. Haussant les épaules pour lui-même, il était alors retourné à ses affaires. De toutes façons, la porte de l’appartement était fermée. Pas à clé, mais cela suffirait pour les infectés, qui n’avaient pas vraiment la conscience d’esprit de tourner une poignée de porte.

Sauf que les grognements s’intensifiaient la nuit tombée, et Ziggy fronçait les sourcils, se battant avec sa lampe à pétrole pour illuminer du mieux qu’il pouvait la pièce ; il se remerciait intérieurement d’avoir souvent fait les vides-greniers. Une petite pause pour manger un morceau. Ouvrant une boîte de raviolis, qu’il mangea froid, Ziggy jouait avec des petits paquets de pétards qu’il faisait passer entre ses doigts habiles, jusqu’à ce que l’une d’entre elle lui échappe des mains pour atterrir près de la lampe à pétrole. « Eh merde ! » Dit-il avait de se relever d’un bond alors que les pétards se mettaient à crisser dans le salon, faisant de petits bonds à chaque explosion. Dans la panique, Ziggy les lança par la fenêtre : On pouvait entendre les petites explosions s’effectuer pendant la chute, les pétards grillés atterrissant sur les infectés environnant. « Fait chier. » Un air blasé sur le visage, Ziggy se pencha à la fenêtre du dernier étage pour regarder si les infectés avaient comprit que cela provenait de l’immeuble. De toutes façons, ils ne pourraient pas monter jusqu’ici.   


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Toc toc toc, mais qui est là?    Dim 20 Mar 2016 - 23:09




Toc toc toc mais qui est là?





La nuit… L'absence totale de lumière dut au manque d’électricité. Avant Juliane adorait ce genre d détail, lui permettant de dormir à la belle étoile et de passer la soirée à admirer le ciel. Aujourd'hui, l'obscurité devenait une certaine forme d'angoisse. Lorsque le soleil déclinait, les survivants savaient qu'ils devaient trouver un endroit où se poser, pour être en sécurité. Ce soir, elle ne dormirait pas dehors, c'était déjà une bonne chose. Les nuits étaient encore fraîches malgré l'arriver du printemps. Et en plein coeur de Seattle, la photographe n'avait pas la moindre envie de se risquer à passer toute la nuit dans la rue.

Posant son sac à dos près du canapé, elle en sortie une bougie qu'elle alluma afin d'avoir un peu de lumière. De toute façon, hors de question qu'elle se balade ailleurs ce soir. Elle avait fermé la porte de l'appartement en rabattant une petite commode derrière, ça irait pour ce soir. Plus qu'à manger quelque chose et tenter de trouver le sommeil. Chose dont elle doutait fortement. Lorsqu'elle était seule, elle avait du mal à fermer l'oeil… Elle dormait assez mal, son couteau n'étant jamais bien loin. La bougie entre les doigts, elle s'approcha pour regarder les livres qui se trouvait sur les étagères. Elle en connaissaient quelques uns, d'autre lui était totalement étrangers. Mordant dans un morceau de viande séchée, elle en sortie un pour regarder de plus près la couverture.

Ce fut à ce moment là qu'une explosion se fit entendre, la faisant sursauter, son coeur loupant sans doute un battement. Elle avait lâché le livre et la bougie par la même occasion. Heureusement la petite flamme s'était soufflée toute seule. Reprenant ses esprits, les battements de son coeur tout de même bien soutenu, elle avança dans le noir jusqu'à l'une des fenêtres. Juliane distingua alors ce qui ressemblait à des pétards… Elle fronça les sourcils, ça sortait d'où ? Y avait-il quelqu'un dans la rue ? Si c'était le cas à quoi jouait-il bordel ? Le bruit les attiraient, c'était un des premiers trucs facile à comprendre pourtant. Reculant d'un pas, la jeune femme leva les yeux au plafond. On aurait dit un bruit… Et si la bâtiment avait encore des habitants ? Si elle n'était pas seule ici ?

La question maintenant c'était que faire ? Rester sagement ici et attendre que le bordel du dehors se calme ? Se faire toute petite et silencieuse… Ou bien tenter d'aller voir ce qui avait bouger plus haut dans les étages ? Bonne ou mauvaise idée ? Pff… La vie est faite de choix difficile mon enfant… souffla la voix de Médusa la méchante de la petite sirène à l'oreille de Jill. Le truc c'était qu'elle n'avait pas franchement envie que quoi que se soit lui tombe dessus.

Bon, c'était décidé, elle allait voir. Pour le moment, il n'y avait pas le moindre signe de vie dans l'appartement de Ziggy. Pas de lumière, et le gramophone restait silencieux. Peut-être que le magicien n'était jamais revenu à son magasin et qu'elle était venue se mettre dans le pétrin toute seule. Juliane prit le temps d'attacher ses cheveux, elle n'y voyait déjà pas grand-chose, alors autant que sa tignasse ne la gêne pas… Elle remit son sac sur épaule, après avoir sortie une lampe de poche dont les piles commençait vraiment à faiblir. La jeune femme tapa le cul de la lampe pour avoir droit à une faisceaux lumineux, et prenant son courage à deux mains, sortie de l'appartement.

Une grimace déforma les traits de son visage lorsqu'elle posa le pieds sur une latte grinçante une fois arriver au palier supérieur. Il y avait encore trois étages au dessus… ça allait lui prendre une plombe de tout visiter ainsi à la lampe… En même temps, elle n'avait pas grand-chose d'autre à faire. Elle pénétra dans le première logement sur la gauche du palier, et l'odeur qui l'accueillit lui donna une envie folle de vomir. Elle toussa même quelque peu avant de refermer la porte rapidement. Niveau discrétion c'était pas ça… Reprenant son souffle, le dos contre le mur, elle éteignit sa lampe. Faisant silence elle scruta le moindre bruit anormal… Jill avait envie de dire ta gueule à son propre cœur tellement il battait fort. C'était pourtant devenu assez courant de flipper ainsi. La peur était toujours bien là. Non celle de tomber sur des rodeurs, ça au pire elle commençait à en avoir l'habitude. Non, elle redoutait de tomber sur des gens malhonnêtes, qui en voudrait à sa vie seulement pour le contenu de son sac à dos, ou pour son petit cul.


 
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Ziggy Haring
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MessageSujet: Re: Toc toc toc, mais qui est là?    Lun 21 Mar 2016 - 1:11


   
   
   

Toc toc toc, mais qui est là ? | Ziggy Haring & Juliane Lyndey

Les pétards tombés par la fenêtre, Ziggy s’était arrêté de bouger. Il avait eu peur d’attirer les infectés à sa porte. Son gramophone n’était pas encore réparé et la pile de disque en cire commençait à faire la tête à leur propriétaire. Le magicien se passa une main dans les cheveux avant de faire la grimace. Ils avaient poussé depuis le début de cette épidémie. Ziggy avait dû sacrifier une partie de son goût pour l’esthétisme à défaut de se faire bouffer. Tant pis pour les belles fringues, le bon assemblage et les cheveux soigneusement coiffés. Il avait une petite barbe de trois jours qu’il détestait. Ce pantalon en velours était un rescapé de ce goût pour l’habillement et l’apparence que Ziggy avait autrefois.

Il n’avait pas eu le luxe de le conserver. Du coup, il se retrouvait dans une position ridicule, dans son pantalon orange, à ne pas bouger pour espérer entendre, ou ne pas entendre, un grognement rauque de l’autre côté de la porte. À la place, le silence nocturne. Ziggy fronça les sourcils pour lui-même et regarda sa lampe à pétrole comme s’il s’agissait d’une vieille amie. « Bon… » Dit-il pour lui-même avant de se détendre de nouveau, se rasseyant par terre en se laissant glisser contre le mur, tout près de l’encart dans laquelle la fenêtre du salon s’encastrait. Il rapprocha le gramophone de lui et de sa lampe à pétrole, abaissant sa lunette vers son œil droit pour recommencer à travailler.

Mais quelques minutes plus tard, il entendit une porte claquée. Il leva la tête et la secoua, persuadé que cela venait de son imagination. Il avait bien cru entendre des objets de son appartement lui parler. Mais ça c’était une toute autre histoire. Quelques instants plus tard, il entendit quelqu’un tousser, et ça, il ne l’avait pas rêvé. Soupirant, il se leva une nouvelle fois en balayant au passage la lunette de précision au dessus de sa tête pour se dégager le regard. « Mais sérieux… » Grommela-t-il en prenant sa machette dans une main, la lampe à pétrole dans l’autre. Le personnage cliché d’un film d’horreur… Il sourit pour lui-même en y pensant et secoua de nouveau la tête.

Déplaçant le meuble à vaisselle de l’entrée, il rouvrit la porte et sorti sur le pallier. Personne. Il arqua un sourcil en faisant une grimace et arpenta le couloir en illuminant devant lui, plissant les yeux en espérant ne rien apercevoir, pour pouvoir retourner à son bricolage. Mais ce bruit lui avait semblé trop humain, il sonnait différent à ses oreilles, différent des gargouillis d’infectés auxquels il s’était habitué. « Purée j’vais pas appeler quand même… » Murmura-t-il pour lui-même en jetant un œil à sa lampe à pétrole, toujours inanimée et toujours en cuivre. Levant les yeux au ciel pour lui-même, il tenta un peu plus fort : « Si y a quelqu’un dites… Dites… Ben j’sais pas mais dites-le on gagnera du temps. » Il avait dit ça en hésitant un peu, ne sachant pas vraiment s’il était judicieux de hausser le ton ou pas.

N’entendant pas de réponse, Ziggy haussa les épaules pour lui-même, un peu vexé par le silence, et lâcha un « Bon bah allez vous faire foutre. » avant de retourner à l’appartement du gramophone. Il fallait encore régler ce soucis, et il pourrait retourner chez lui, puisque la rue serait, logiquement dégagée des infectés qui préfèreraient profiter de la musique des années vingt dans la rue d’en face. C’était assez malin bien qu’une solution provisoire. Jusqu’à quand est-ce que ce petit stratagème allait fonctionner ? Est-ce que Ziggy ne finirait-il pas par perdre la boutique ? Ce serait comme perdre Betty une deuxième fois. Il se refusait à cela. En plus, c’était le seul endroit où il pouvait espérer retrouver les gens avec qui il avait pu entrer en contact, comme Juliane, qui venait parfois le visiter dans son sommeil.

En rentrant dans l’appartement, il n’avait pas remit le buffet à vaisselle devant. Il s’était contenté de retourner à son affaire, se remettant exactement dans la même position qu’auparavant, sa lunette devant pour s’atteler à la tâche.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Toc toc toc, mais qui est là?    Lun 21 Mar 2016 - 10:16




Toc toc toc mais qui est là?





Si Juliane avait pu se faire totalement invisible, ou bien ne faire plus qu'un avec le mur juste derrière elle… Un bruit était venu d'en haut. Celui d'un meuble qu'on déplace. Roh merde de merde de merde again… Il y avait vraiment quelqu'un. Et ce n'était pas un infecté. Ils n'avaient pas encore la capacité de déplacer des objets comme une vraie personne bien vivante. La question maintenant c'était de savoir si c'était ami ou ennemi… Si Juliane pouvait se montrer, ou bien si elle devait rester sur ses gardes. La jeune femme dont le corps était pressé contre le mur scrutait le haut de la cage d'escalier. Une lumière venait d’apparaître…

Une voix pas forcement très forte se fit alors entendre résonnant tout de même dans la hauteur du bâtiment vide et abandonné. Juliane déglutit avec difficulté. Elle ne reconnu pas la voix du magicien. Le temps avait passé depuis leur rencontre. Ils leurs étaient arrivés à l'un et à l'autre bien des choses. Elle cru un instant qu'il s'agissait de lui. Mais si elle se trompait et qu'en réalité elle se précipitait vers un homme qui lui était complètement étranger. Elle n'aurait pas tout le temps de la chance. Des hommes mauvais il y en avait… L’épidémie les faisait même apparaître comme les infectés. Alors elle secoua la tête, puis plissa les yeux. Un haussement de sourcil. Avait-elle bien comprit les derniers mots de cette voix masculine ?

La lumière se dissipa, et le noir total envahit à nouveau la cage d'escalier. Que faire ? En même temps c'était quand même bien con de se méfier de tout et surtout de tout le monde. N'étaient-ils pas censé s'entre aider au milieu de ce merdier ?  Juliane se mordit les lèvres le temps de prendre une décision. Il fallait qu'elle sache. Impossible de rester là en bas, planqué alors qu'il y avait quelqu'un d'autre dans le bâtiment. Elle prit une grande inspiration et reprit alors son ascension jusqu'au palier suivant, celui où devait se trouver l'étranger. Par miracle sa lampe avait bien voulu se rallumer.  

A nouveau les battements de son cœur s'étaient emballés. Son couteau toujours en main, jamais trop prudente, la jeune femme prit son temps pour monter les trois dernière marches. La lumière de sa lampe jouait à s'allumer et s'éteindre ce qui n'aida pas vraiment ses nerfs. C'était vachement le moment ! Elle avait besoin de visibilité. Elle grimaça pour elle même lorsque sa lampe lui dit fuck et décida de rendre l'âme. Les yeux montant vers le plafond elle rageait toute seule. Tant pis, elle allait le faire comme ça.

C'était peut-être plus judicieux de se signaler non ? La dernière fois, ça lui avait valu d'être blesser dans un petit affrontement alors autant éviter cette fois-ci. A l'autre bout du couloir, elle frappa à la porte du premier appartement du palier, ce qui fit sauter la poignée, ouvrant légèrement la porte. Elle n'y accorda pas vraiment d'importance, son attention toute fixé sur l'autre logement, celui où se trouvait l'autre être humain. « -hé ho ! » Lança-t-elle avant d'ajouter : « -Tu sors doucement… J'avance doucement ok ?! » Même si elle flippait, la main qui tenait son couteau ne tremblait pas.

La jeune photographe se forçait à respirer calmement, ce n'était pas le moment de céder à la peur. Tout allait bien se passer. Du moins c'était ce qu'elle avait envie de croire. Jusqu'à ce que la porte derrière elle ne grince, brisant le silence ambiant comme dans un putain de film d'horreur à deux balles. Étrangement, le sang de Jill se glaça dans ses veines. Elle s'était plantée d'appart ? Non, ce qui venait de ramper sur le carrelage du foyer abandonné n'était pas vivant. Ce qui lui attrapa la cheville avec force en la faisant presque chuter, avait été vivant. Aujourd'hui ce n'était qu'un corps en décomposition animé d'envie primaire. Juliane ne pu retenir un cri de surprise, de peur également. Allongée de tout son long sur le sol, elle se débattit en bougeant les jambes dans tout les sens. Les dents serrées, elle souffla pleine de rage : « -lâches moi bordel ! » Mais la chose avait une sacré force, et Jill avait beaucoup de mal à lutter. « -aahhhggg !! » grogna-t-elle en balançant sa chaussure dans la tête de ce qui avait été un homme de forte carrure, afro-américain. La bête ne sembla pas apprécier le goût des semelles de la jeune femme, redoublant de violence et de force. Elle avait besoin d'aide. Même si elle luttait avec tout autant de force et de rage que la créature qui voulait la bouffer.  
 
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Ziggy Haring
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MessageSujet: Re: Toc toc toc, mais qui est là?    Mar 22 Mar 2016 - 0:16


   
   
   

Toc toc toc, mais qui est là ? | Ziggy Haring & Juliane Lyndey

Bricolant sa machine, Ziggy fit la grimace quant il vit du sang perler de son doigt. Il avait atteint la trappe arrière du gramophone qui n’avait plus d’âge mais venait de se piquer le doigt avec un clou tordu. « J’ai pas fait mon rappel du tétanos. » Dit-il tout bas sarcastiquement avant de mettre son doigt sans sa bouche, sentant sur sa langue un goût de fer qui lui plaisait. Il secoua ensuite sa main avant d’entendre encore du remue-ménage plus bas dans l’immeuble. Le magicien se retenait d’y aller. Il n’avait pas encore envie de se faire de fausses joies. Il n’avait pas envie d’ouvrir la porte et de devoir éliminer pour la énième fois un infecté un peu trop aventureux. Il n’avait non plus l’intention de se rendre compte que son imagination commençait à prendre un peu trop de place, si tout cela n’était rien.

Mais il entendit alors une voix. Une voix de femme, étouffée par la distance entre les étages. Ziggy releva la tête de son appareil en arquant un sourcil. Les murs n’étaient pas épais dans cet appartement, construit une siècle auparavant. Il était sûr d’avoir entendu une voix. Il soupira, se leva de nouveau et essaya d’attraper sa machette et sa lampe à pétrole en même temps. Raté. Il jeta un œil au gramophone derrière lui et fini par ouvrir la porte pour sortir de l’appartement. C’est là qu’il entendit un cri. Ce cri le réveilla vraiment de son état somnolent, dans sa bulle. Il accéléra le pas et reconnu vite la voix de Juliane. Ca lui avait fait comme un électrochoc, il ferma les yeux un instant dans sa course pour se recentrer et faillit rater une marche et dégringoler les escaliers.

C’est là qu’il la vit, à l’étage du dessous. Elle était par terre et un infecté rampant lui avait attrapé la jambe. Ziggy poussa une exclamation assez étonnante et s’élança de tout son long, le bras levé, machette à la main, qu’il abattit sur la tête de la bête. Il y eu un grognement, parce que la machette n’avait pas tout a fait frappé dans le cerveau mais dans le crâne. Ziggy renouvela l’expérience qui valut quelques émulsions de sang sur le sol, les murs et une bonne partie du pantalon de la jeune femme, étalée sur le sol. Ziggy, haletant, mit un certain temps avant de retirer sa main du manche de la machette, qui était restée enfoncée dans le crâne du pauvre bougre.

Lorsqu’il le fit, il se laissa tomber sur les fesses, juste à côté de Juliane. Il se remit une mèche de cheveux en place, et souffla, le cœur battant à cent à l’heure, le souffle soutenu. Puis il se mit à rire, un rire amusé aussi bien que décontenancé. Il l’avait retrouvé, pour de vrai. Il faisait face à la personne qu’il avait eu le plus envie de retrouver ces derniers temps, depuis qu’il s’était retrouvé seul après que Kerwan ait quitté la boutique. Il plissa ses yeux bruns en posant son regard sur la jeune femme, avant de lui tendre la main pour la relever. La lampe, en tombant par terre, s’était éteinte à cause de la mèche qui était déjà bien abimée. « Je voulais pas te dire d’aller te faire foutre. » Expliqua Ziggy, au cas où elle aurait entendu ce qu’il avait pu dire dans le couloir de l’étage du dessus.

Lorsqu’il fut debout, en face d’elle, Ziggy ne savait pas comment réagir. Il avait même cru qu’elle allait le frapper. Est-ce qu’elle était revenue pour lui ? Ou simplement pour se mettre à l’abri. Il ne savait pas comment elle allait réagir non plus. Tout ce qu’ils savaient, c’est qu’il venait de la sauver d’une mort certaine. « T’as rien ? » Demanda-t-il quand même en penchant la tête sur le côté comme un chiot qui serait inquiet pour son maître.


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MessageSujet: Re: Toc toc toc, mais qui est là?    Mar 22 Mar 2016 - 21:20




Toc toc toc mais qui est là?




Allongée sur le ventre sur le sol poussiéreux, juste dans l'ouverture de la porte, Juliane tentait de s'accrocher à n'importe quoi. Elle ne cessait de battre des jambes dans le but de faire lâcher prise à la chose qui souhaitait tant lui croquer un morceau de mollet. La photographe était gênée dans ses mouvement par son sac à dos. Le peur lui tordait le ventre. Non ! Pas comme ça ! Pas aujourd'hui ! Pas ici ! Elle ne voulait pas que ça se termine ainsi. Il y avait quelqu'un là haut, quelqu'un qui avait sans le moindre doute entendu ses cris. S'il restait une part d'humanité dans ce monde, c'était le moment de le prouver et de lui venir en aide.

Ses ongles s'était agrippés au parquet du palier, seul moyen qu'elle avait trouvé pour ne pas se laisser entraîner dans l'appartement par l'être repoussant. A nouveau son pied était venu percuté la mâchoire du rodeur, lui retirant au passage une bonne partie de la chair en décomposition qui tenait encore sur les os. Tournant la tête une lueur de désespoir dans les yeux, en direction du couloir, ce fut à ce moment là qu'elle la vit. Une ombre… Il faisait sombre, il n'y avait pas de lumière pour illuminer la scène de cauchemar qui était en train de se dérouler ici.

L'ombre ne cessait de se rapprocher à une vitesse qui prouva à la jeune femme que a ne pouvait être que quelqu'un de bien vivant. Elle couvrit sa tête de ses deux mains, lâchant son couteau au passage, qui ne lui avait été d'aucune utilité dans son combat. Un grognement, une second coup et elle sentit que sa jambe n'était plus attirée par la chose. Jill avait fermé les yeux, serrée les dents avec force. La tête toujours couverte de ses mains, elle mit quelque secondes avant de détendre ses muscles et de respirer à nouveau. C'était fini…

Ce fut le rire qui s'éleva dans l'air qui lui fit retirer ses bras, et tourner enfin la tête vers l'homme qui se tenait juste à côté d'elle. C'était lui… Pas besoin de lumière pour savoir que celui qui venait de lui sauver la vie, c'était le magicien qu'elle était venue chercher. Alors elle se mit à sourire. Soulagée de le voir, soulagée qu'il soit apparu, soulagée de ne pas s'être fait avoir… Juliane glissa sa main dans celle de Ziggy, se remettant sur ses pieds. Elle le détailla de la tête aux pieds, malgré le peu de lumière. Elle ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. Elle était juste complètement heureuse de le revoir vivant. Son sourire s'élargit lorsqu'il s'excusa. « -tu l'as dis quand même... » répliqua-t-elle pour le faire culpabilisé et surtout pour le taquiner.

Juliane ne s'était pas posée plus de question que ça lorsqu'elle avait décidé de partir à la recherche du magicien. Elle ne s'était pas demandée comment ça allait se passer, s'il serait content de la voir ou non. Même ce qu'elle aurait pu lui dire elle n'y avait pas pensé. Elle baissa les yeux pour regarder son propre corps avant de secouer la tête négativement, le souffle tout de même toujours rapide : « -non… non c'est bon j'ai rien... » Normalement, c'était merci qu'il fallait dire non ? « -t'as juste pourri mon pantalon et ma godasse... » ajouta-t-elle. Elle ne savait pas ce qui était approprié. La jeune femme était ravie de le revoir, mais est ce qu'elle pouvait se permettre de lui sauter au cou ? Elle finit par caler son dos contre le montant de la porte, celui auquel elle avait tenter de se raccrocher quelques minutes plus tôt. L'une de ses mains passa sur son front, alors qu'elle poussait un soupire de soulagement. « -oh merde ça fait deux zéro... » Deux fois qu'il lui sauvait la vie…

Deux ou trois secondes passèrent sans qu'elle ne le quitte des yeux. Puis elle céda, et vint se blottir dans ses bras en soufflant : « -t'es vivant… merci… j'suis… » C'était un joli mélimélo de tout ce qu'elle ressentait qui tentait de s'exprimer dans ses mots. Mais elle recula assez vite, ne sachant pas si c'était correct de mettre autant de proximité entre eux. Après tout, ils n'avaient passé que deux jours ensemble. Elle n'était même pas capable de définir pourquoi est ce qu'elle était revenue. Un petit rire nerveux avant qu'elle ne plisse les sourcils et dise : « -toi ça va ? Qu'est ce que tu fais ici? »


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Il fut un temps où tu étais sauvage
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Toc toc toc, mais qui est là?

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