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 I hate everything about you.

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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 11:10

Mais tu crois quoi ? Que la merde, ça touche que toi ? Rétorqua-t-elle à peine avait-il fini son monologue.

Ok, il cherchait sa sœur. Ok, il était tout seul. Ok, il vivait mal la situation. Mais était-il vraiment le seul à qui tout ça arrivait ? N'avait-il pas l'impression que ça valait pour tout le monde, absolument tout le monde sur cette terre, et que justement dans son malheur, il était loin, très loin, d'être le seul ? Etait-ce possible d'être à ce point égoïste ? Levia leva les yeux au ciel pendant un long moment avant de pousser un soupir. Déjà, l'homme s'était dégagé, prêt à repartir vers sa voiture pour prendre la tengente. Il ne l'avait pas fait, sans doute parce qu'il avait du sang à éponger. Aussi en profita-t-elle :

Alma, Tsalèl, Ravit, Gavriel, souffla-t-elle assez fort pour qu'il l'entende. Ioseph et Dana. Ajoute à eux Ben-Li, Dorine et Oded, des gens que je connais depuis toujours et qui sont de ma famille. J'ai deux autres frères et deux sœurs ! Et une famille dont on ne voit jamais le bout !

Sa voix s'était étranglée dans sa gorge en disant ça. Parce que de tous ces gens, elle n'en aurait sans doute plus jamais des nouvelles. Et que, de se faire une raison, c'était suffisamment compliqué pour venir rajouter tout le reste en plus. Les zombies et les abrutis, la faim, le froid, la soif, toutes ces choses absolument horribles qu'elle commençait doucement mais sûrement à trouver épuisantes. Et pourtant, elle n'était pas venue lui cracher sa bile sur les chaussures, à aucun moment. Était-ce trop demandé d'avoir le respect qu'elle lui avait donné, au moins à sa manière ?

Ils sont à Tel-aviv quasiment tous, et le dernier, mon petit frère, se promène quelque part dans tout le continent pour tenter de me rejoindre ! Il est probablement mort mais je l'attends ici alors que c'est cent fois plus risqué que de partir... Elle s'avança d'un pas : Ça fait des mois que je n'ai plus de nouvelles de ma famille entière, je suis toute seule depuis le début. Et crois moi, ça, ça me change. Pourtant, il me semble que je ne t'ai jamais sauté à la gorge et que j'ai au moins fait l'effort d'être un peu plus agréable que toi !

Une question lui traversa l'esprit : Pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi lui expliquait-elle toutes ces choses sur elle alors que ça faisait des mois qu'elle n'avait même pas prononcé le nom de ses parents, et encore moins de sa sœur Ravit ? Et que rien que le fait de le faire lui faisait un mal de chien. Elle avait de plus en plus de mal à voir leurs visages, à s'en souvenir, et se dire qu'ils étaient probablement morts si la situation était la même à Israël...
Déglutissant péniblement, elle n'avait pas la réponse. Elle n'avait aucune raison pour vouloir lui faire entendre raison, le rendre plus gentil. Il ne changerait jamais pour une inconnue. Mais au fond, elle s'était dit que Dieu n'avait pas fait des plans pour rien, jamais, ça n'était pas son genre. Et qu'au fond, il n'y avait jamais de hasard, seulement des rendez-vous. Que Noah, aussi crétin puisse-t-il être, en était déjà à son deuxième rendez-vous en sa compagnie, et aussi incompatibles pouvaient-ils l'être, ça n'était pas pour rien. Il n'y avait rien de vain.

Du coup, après un silence un peu pesant, elle reprit en tentant de raccrocher les wagons ensemble, pour donner du sens à tout ça :

Alors pour un gars qui semble ne pas supporter l'humanité, je trouve que ton prétexte pour te comporter comme un abruti, il est un peu paradoxal.




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Noah A. Thompson
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 17:27


Pour la première fois depuis qu'il avait rencontré cette fille, il se sentit royalement con alors qu'elle lui sortait la moitié de la liste des personnes vivants sur terre et qui visiblement, comptaient parmi des membres de sa famille. Une part de lui fût tenté de lui demander si sa famille avait la capacité de se reproduire comme des lapins, mais il préféra fermer sa gueule en la fixant sans broncher, alors qu'il ressentait une énorme culpabilité lui écraser les épaules d'un coup.
Il avait été con. Bien sûr qu'il souffrait de la perte de sa famille mais au final... Cette fille avait visiblement le même problème, triplé. Parce qu'il n'avait peut-être pas retenu tous les noms, mais ça faisait un sacré monde toute cette histoire. Alors pour une fois, il la laissa finir jusqu'au bout sans la couper, se sentant bien ridicule sans pour autant le montrer, se mordant l'intérieur de la joue en se maudissant d'avoir agi peut-être de manière un peu cruelle avec elle, qui n'avait aucun signe de vie de sa famille vivant à l'opposé de leur bled.

Ok. Se contenta t-il de souffler, sans pour autant réagir sur son laïus, préférant lui tourner le dos pour démarrer le moteur de sa voiture, s'assurant qu'il n'était pas encore à court d'essence.

Peut-être qu'il aurait dû la laisser là. Vivre en communauté vu la situation, avait le don d'attirer les emmerdes mais bon. Vu ce qu'elle venait de lui balancer à la gueule...

Allez, monte... Grogna t-il dans sa barbe en se pliant pour ouvrir la portière passager, l'invitant à s'y asseoir.

Son invitation ne tiendrait qu'une seule fois, une seule. Mais au fond de lui, il sentait que c'était peut-être le bon choix, de ne pas la laisser sur le carreau quand elle lui avait dans un sens sauvé la mise -après lui avoir explosé le nez, du moins-. Et de toute manière, elle aurait bien été capable de le retrouver pour le faire payer si il l'abandonnait alors... Foutu pour foutu hein. Et puis, peut-être que survivre à deux avait ses avantages. Plus de sommeil, moins de risques de se faire surprendre en pleine nuit par un mordeur. Double de terrain fouillé, possibilité de veiller l'un sur l'autre. C'était peut-être si dégueulasse en fin de compte.

Par contre, j'veux savoir un truc. Lâcha t-il en jetant à l'arrière son bordel quotidien composé de couvertures et bouteilles d'eau pour lui permettre de se mettre à l'aise. Ton nom. Parce que bon, ça m'emmerderait de devoir t'appeler "Casse couille" toute la journée hein. Et j'suis pas sûre que ça te plairait non plus.

Et malgré la douleur, il parvint tout de même à lui offrir un infime sourire, ni moqueur ni arrogant. Observant la rue déserte, il ne put s'empêcher de rajouter.

Alors, ou est-ce qu'on va ?

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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 17:40

Ok ?

Ok quoi ? Eut-elle envie de lui rétorquer, avant de se mettre à hurler encore un monologue cette fois-ci en arabe parce qu'elle ne se sentait pas capable de réfléchir à nouveau en anglais dans cette situation. Noah la rendait chèvre, mais vraiment. Elle resta bien comme deux ronds de flan à le regarder allumer le moteur, prête à se ruer sur lui pour le cogner (et ce fut bien la première fois de sa vie qu'elle en eut une envie aussi brève que fulgurante) avant qu'il ne lui somme de monter à l'intérieur. Pour tout avouer, Levia resta bien bête devant cet ordre. Il était sérieux ?

Avant que ses jambes ne se mettent à bouger d'elle-même. La brune fit le tour du véhicule avant d'ouvrir la portière arrière et d'y fourrer son sac, bondissant comme une puce sur le siège avant. Elle se retrouva là, le cul posé sur un fauteuil presque confortable, les yeux rivés sur le tableau de bord, ravie de pouvoir avoir de la compagnie mais aussi un endroit où se réchauffer pour de vrai. Elle ne tourna les yeux vers Noah que lorsqu'il lui demanda son nom, pour de vrai de vrai, pour éviter de l'appeler « casse-couilles » comme il disait.

Elle lui adressa un sourire, répondant au sien. Elle le savait ! Il n'y avait aucun hasard, aucun ! Seulement des rendez-vous, brefs, mais des rendez-vous quand même, et ça s'appliquait à eux deux dans la pire des situations.

Levia, souffla-t-elle simplement en gardant sa risette. La petite brune était persuadée que si elle lui en avait donné la signification, il en aurait rigolé. Mais déjà qu'il souriait pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, et qu'elle en profitait bien assez, peut-être que le faire rire aurait été trop lui en demander.

Pour elle-même, elle se dit simplement qu'il était beau quand il souriait. Bien plus que lorsqu'il faisait sa tête de constipé.

Aussi, quand il lui demanda où aller, Levia se mit à regarder la route. Elle n'en savait strictement rien. Avoir un compagnon de route, c'était tout nouveau pour elle, dans sa tête, il n'y avait pas forcément de prochaine étape toute définie. Elle haussa les épaules, semblant réfléchir, et elle répéta pour elle-même en se mordillant la lèvre :

Ou on va? ça semblait difficile de le déterminer comme ça. Elle demanda s'il avait une carte, quand il lui signifia que non, elle regarda simplement au bout de la route comme pour essayer d'y voir apparaître l'évidence. Un signe par exemple. Mais non, rien du tout. C'était juste dans la direction où la horde de tantôt était partie, et où ils allaient éviter de se rendre tout de suite pour ne pas mourir le plus bêtement du monde. Ils parlaient de famille avant. Elle fit un effort surhumain pour se souvenir de tout ce qu'il lui avait dit la première fois, en dépit de toutes les insultes en arabe qu'elle gardait pour elle dans sa tête : Tu disais que ta sœur bossait dans un musée, non ? Tu disais même qu'elle aurait pu trouver refuge là-bas, on peut peut-être aller voir sur son lieu de travail si elle y est, ou si elle y a laissé un moyen de la trouver.

Ils avaient besoin d'un objectif. Au moins un objectif. Rester sur Seattle en attendant Gavriel, c'était trop léger pour ça. Rechercher quelqu'un dans toute la ville, par contre, ça pouvait leur prendre des jours, des semaines, voire des mois, et bon sang, ça leur occuperait les mains :

On sait pas, peut-être que...

S'il avait mieux, elle prenait.




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Noah A. Thompson
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 18:00


Levia.

C'était pas mal, pensa t-il pour lui même. Bien mieux que les Britney, Shannon et autres noms bling bling qu'il avait entendu au cours de sa vie. Sans doute lié à ses origines, pensa t-il. Oh, quoi que. Ses parents l'avaient bien appelé Noah parce qu'ils aimaient la consonance, et en aucun cas en référence biblique alors BON.
Visiblement, tout comme elle, il n'avait aucune idée de l'endroit ou aller et il ne put s'empêcher de la regarder avec une sincère surprise quand elle lui parla du musée ou bossait Serena, en profitant pour la détailler un peu plus.

Mh, non. C'est gentil de proposer, mais j'ai déjà fouillé, y'a rien à part des cadavres et des vitres brisées. Grimaça t-il en enclenchant la marche arrière pour au moins quitter leur ruelle avant que d'autres connards ne se pointe pour tenter de les bouffer.
Y'avait peut-être une idée qui le taraudait, mais ne risquait-il pas de passer pour un psychopathe auprès de sa nouvelle coéquipière si il passait aussi directement de gros con associal à homme presque aimable ?
De toute manière au vu de la situation... Mieux valait qu'il apprenne rapidement à devenir social si il voulait éviter de se faire péter le nez toutes les 5 minutes parce que madame avait des principes alors bon.

Ton frangin là... Tsalil ? Risqua t-il avec son accent de merde, avant de rajouter. 'Bref, celui qui s'balade en Amérique. Y'a pas moyen qui soit dans les alentours de Seattle à ton avis ?

De toute manière, on ne lui enlèverait pas du crâne que non, rester en ville n'était PAS une putain de bonne idée. Mais au moins, ça aurait toujours le mérite de leur donner un semblant de direction et peut-être de la convaincre que la campagne était moins craignos que le centre ? On pouvait toujours rêver hein...

D'ailleurs, y'a un truc que j'me demande. De ce que tu me dis, t'es pas née ici alors... Pourquoi t'es là ?

Peut-être que la question risquait de l'offusquer mais en même temps... Après 6 mois à se parler à lui même, fallait pas attendre un miracle d'amabilité de sa part. Alors pour éviter qu'elle ne tente de lui briser une autre partie du corps, il préféra ouvrir la boîte à gant pour lui lancer un paquet de bonbon déjà entamé, lui faisant signe de se servir alors qu'ils coupaient au travers d'une rue pour rejoindre une rue moins encombrée de véhicules abandonnés. Ils devraient aussi penser à se trouver un abri, songea t-il pour lui même en observant les habitations abandonnées. Mais ils auraient sans doute tout le loisir d'en parler plus tard.

Allez, raconte moi un peu. J'suis pas sûr de c'que j'avance, mais ma soeur disait toujours que les gens normaux faisaient ça.

Ce qui était vrai en plus. Comme les trois quarts de sa famille, bavard comme pas permis qui n'avaient jamais compris que leur fils soit aussi peu amène avec le reste des gens vivants. Alors maintenant que les trois quarts avaient disparus, si il ne faisait aucun effort...

Ils étaient pas dans la merde pour une cohabitation tiens.
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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 18:17

C'est Tsalel, plaisanta-t-elle. Et non, Tsalel est à Jerusalem, aux dernières nouvelles, c'est Gavriel qui était à Washington DC. Sauf que tu t'en doutes, il ne m'a pas appelé pour me dire son avancée depuis quelques mois.

La petite brune haussa les épaules, souriant quand Noah lui montra un petit paquet de bonbons bien rangé dans la boite à gant. Elle en attrapa deux qu'elle fourra dans sa bouche, se délectant du sucre fondant sur sa langue. Elle adorait ça, les bonbons. D'ailleurs, elle s'était mise à en manger assez régulièrement en arrivant en Amérique, parce que sa mère refusait de leur en acheter lorsqu'ils étaient tous ensemble à la maison. Elle dérogeait à cette règle, se sentant parfois coupable, avant d'oublier la culpabilité et de profiter de ce petit plaisir sucré qui suffisait à la rendre heureuse. Noah commença à s'intéresser à elle, et comme il aurait été dommage de ne pas l'encourager à sociabiliser, la petite brune se prêta au jeu :

Les études, répondit-elle simplement. J'ai toujours adoré parlé alors me suis tournée vers les langues dès l'adolescence. Je parle Arabe, Hébreu et Anglais. Russe et Chinois aussi. Mais je suis pas sûre que ça soit des compétences très utiles aujourd'hui, soupira-t-elle en regardant les ruelles abandonnées et encombrées de véhicules.

C'était paradoxal non ? Noah conduisait, ne prêtant qu'une oreille distraite à la discussion. Alors qu'elle le regardait du coin de l'oeil, pinçant les lèvres, se rendant compte que discuter, c'était carrément pas le truc de son voisin alors qu'au contraire, c'était son truc à elle, elle sourit en coin en se rendant compte à quel point son nouveau partenaire de route était très différent d'elle. Et il n'avait suffit d'une petite heure, à peine, pour qu'elle réalise qu'elle avait trouvé son opposé sur terre.

Je devais finir mon diplôme et rentrer a Israël pour les vacances, avant de chercher un travail ici, ou... Enfin, je savais pas trop où m'installer de toute façon.

La russie, la chine, l'amérique... elle savait qu'il y avait du travail pour elle, à Jerusalem, dans le monde diplomate surtout où on avait besoin de gens comme elle. Levia n'était pas sûre qu'elle aurait pu se faire à cette vie ou tous les mots avaient des doubles sens, mais essayer de lui aurait pas déplu. Au moins, maintenant, la question était réglée. Elle était coincée loin des siens, dans un autre monde, et fallait qu'elle s'habitue à ça au risque de mourir.

Et toi alors, hein ? fit-elle en se tournant vers lui, curieuse.

Les rues qu'ils doublaient étaient désertes pour l'instant, le soleil était encore à son zenith, ils avaient du temps à tuer devant eux. Elle le regarda, le détailla, sans se gêner un seul instant, avec une pointe d'insolence dans le regard. Lorsqu'il lui avait parlé de Tsalel tout à l'heure, elle savait très bien où il voulait en venir, ce pourquoi elle lui demanda de but en blanc :

Tu veux quitter Seattle, pas vrai?

Pour lui, c'était emballé. Elle s'en rendait compte. Sa sœur n'était ni chez elle, ni à son travail. Les camps de réfugiés n'avaient pour la plupart pas tenus le coup dans la mégalopole. Gavriel n'y arriverait pas entier et eux n'y survivraient pas s'ils s'y attardaient trop longtemps.

Je sais que la ville est pas sûre, admit-elle comme une confidence. Elle n'était pas bête. Mais c'était douloureux de prendre le risque d'y perdre Gavriel a jamais. Aussi devait-elle s'y résoudre : On devrait faire le plein dans une grande surface avant. Prendre le maximum et mettre les voiles vers une ville moins grande peut-être ?




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Noah A. Thompson
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 18:39


Tsalel. Répéta t-il en sentant attardé de tenter d'adopter un accent qu'il ne connaissait pas, tandis qu'elle lui expliquait un peu plus d'ou elle venait, et ce qu'elle venait faire ici.
Ah ça pour parler putain... Mais il se contenta de rester parfaitement silencieux quand son nez le lança un instant. Elle était bien mignonne la Levia, mais mieux valait ne pas tenter le diable en disant à quel point elle était bavarde. Et lui alors dans tout ça ? Il l'observa en coin avant de reporter son regard sur la route, tendant sa main pour piocher dans le paquet de bonbon.

J'viens de Seattle. Dit-elle après avoir gobé sa poignée. J'suis paléontologue, spécialiste des carnivores du Crétacé, j'sais pas si ça te parle.

Au vu du nombre de personnes qui l'avaient regardé avec de gros yeux quand il sortait des termes aussi barbares, il s'en serait pas vraiment formalisé. Mais bon, il se doutait que Levia ne se serait pas arrêté à une simple explication de ce genre, aussi rajouta t-il.

J'ai toujours voyagé un peu partout dans le monde après mes études. J'ai vécu avec une femme, ça s'est mal passé. Elle supportait pas mon mode de vie, et on s'est séparé un peu avant tout ça. Je suis revenu à Seattle pour un chantier de fouille. Quand la radio à commencé à expliquer le bordel que c'était, mon équipe et moi nous sommes séparés, chacun pour retrouver nos familles. J'espère qu'ils ont eu un peu plus de chance que moi.

C'est tout ? Souffla sa conscience. Réflechissant un instant, il continua sur sa lancée.

En dehors de ça... Bah j'parle juste l'anglais. Je suis incapable de parler autre chose, j'suis toujours parti du principe que c'était la langue la plus parlé au monde et basta. Ca à gonflé les français avec lesquels je bossais sur des chantiers d'ailleurs, mais moi ça me faisait marrer. Lança t-il avec un léger rire en y repensant.

Faire chier le monde dans un sens, ça lui plaisait. Voir les gens s'offusquer de son manque de sociabilité, tout ça. Ca l'avait fait marrer un bon moment avant de finir par se faire larguer d'ailleurs.
Une chose était sûre, c'était que Levia, en plus d'être bavarde, était intelligente. Elle l'avait parfaitement cernée en lui demandant de but en blanc si il voulait quitter la ville, ce à quoi il répondit par un hochement de tête affirmatif, presque coupable après ce qu'elle venait de lui raconter sur sa vie.

Ecoute... Commença t-il alors qu'elle parlait de se ravitailler avant de quitter les lieux. Je sais ce que c'est, de vouloir rester dans un coin pour y trouver un membre de sa famille, alors... On à qu'à dire qu'on plante la tente encore quelques jours, genre fin de semaine ? On essaiera de trouver des coins ou ton frère est susceptible de crécher, et après on s'casse. Ca nous laissera le temps de trouver des vivres, des fringues... De quoi tenir en extérieur jusqu'à l'arrivée des beaux jours, et même siphonner un peu d'essence, vu la vitesse à laquelle cette bagnole la dépense ?

C'était un bon compromis. C'était tellement beau, qu'il en aurait un contrat quoi. Un beau contrat sur papier vélin, avec des signatures, comme ces journées entière ou il griffonnait ses notes sur des carnets de fouilles tiens. Sauf que là, il divaguait à peine.

Mais la condition, ce s'ra de trouver un lieu sécurisé. Peut-être en hauteur, ou on est sûr que ces têtes de cons ne puissent pas squatter, et si possible, un endroit ou on crèverait pas trop de froid. Ca te dirait à toi ?

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Levia T. Isaakovitch
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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Ven 25 Mar 2016 - 18:54

Je sais pas pourquoi, ça m'étonne pas vraiment, rétorqua la brune. Lui, un emmerdeur ? Non vraiment, ça lui ressemblait si bien. C'était un peu comme une seconde nature, elle n'en doutait pas. Et alors qu'il lui expliquait les trucs qu'il voulait mettre en œuvre pour les contenter tous les deux, la jeune juive l'écouta avec attention. Trouver des endroits où Gavriel pourrait aller, lui laisser des mots, faire le tour du quartier pour récupérer des trucs utiles et s'en aller vers un endroit plus sûr. Elle ne savait pas vraiment ce que Noah voyait comme endroit en hauteur, mais ça pouvait pas être pire que nul part. Ouais ça me va. On a un deal.

Elle lui adressa un sourire alors que leur regard se croisait, et à peine reporta-t-elle ses yeux sur le tableau de bord qu'une silhouette titubante se colla en travers de leur chemin.

REGARDE LA ROUTE ! Hurla-t-elle dans sa langue maternelle alors que Noah pilait un bon coup sec pour tenter de s'arrêter ou de l'éviter sans y parvenir.

En une seconde à peine, le crâne du mort cogna contre la vitre assez solide pour encaisser le choc et s'éclata comme une pastèque dessus. La voiture s'arrêta maintenant que ni l'un ni l'autre n'y voyaient à travers, et la brune se trouva enfoncée dans son siège passager, les yeux ronds et choqués et les griffes plantées dans le tissu du fauteuil. Elle tremblait aussi. Sans doute parce que c'était un peu comme avant, percuter un mort ou un vivant, le principe restait le même, ça choquait. En l’occurrence, quand ça étalait de l'hémoglobine presque brune et vraiment dégueulasse, ça faisait un petit effet supplémentaire.

C'est tellement sale, fit-elle en regardant le plafond tandis que le sang recouvrait l'intégralité du pare-brise et que Noah activait les essuie-glaces pour retrouver en visibilité.

Mais ce qu'ils virent ne fut pas vraiment ce qu'elle espérait. Le rôdeur qu'ils avaient renversé n'était que l'amuse gueule, car trois autres déboulèrent sur le capot pour tenter de grimper dessus et les dévorer. Noah enclencha la marche arrière pour les faire dégager d'ici, tandis que d'autres déboulaient des rues transverses en venant se coller contre les vitres. Les dents cognaient si près d'eux, sans pouvoir les saisir. Levia eut le réflexe de porter sa main à son couteau, s'éloignant le plus possible de la portière passager, prête à sauter sur les genoux de Noah si ça pouvait changer quelque chose :

En fait, je suis d'accord pour qu'on parte tout de suite !

Là, en l'état, elle ne pensait plus vraiment à Gavriel, ni à tout le reste. Trouver les endroits où il pourrait se rendre ? Et puis quoi encore ?! Elle voulait partir très très loin d'ici, si loin, genre sur une île déserte à manger des noix de coco toute la journée même si elle n'aimait vraiment pas ça. Ça lui aurait pas déplu, comme plan.

Le sud de Seattle ! Tonna-t-elle dans l'habitacle : C'est là où je vivais avant, et c'est là où Gavriel viendrait s'il devait m'y rejoindre, on peut aller chez moi et... je sais pas ! Improviser là-bas...

ça urgeait non ? Tant qu'ils ne restaient pas ici de toute façon, c'était sans doute bien mieux. Enfin, c'était bien la première fois qu'elle proposait à quelqu'un, un homme surtout, d'aller chez elle. Sur le coup, elle n'y pensa pas, mais pour sûr que lorsqu'ils y seraient, elle ferait plus vraiment la même tête.




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MessageSujet: Re: I hate everything about you.    Aujourd'hui à 19:34

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