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 Tyrell G. Westley - Keep on surviving

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Dim 6 Mar 2016 - 3:00


Tyrell Gabriel Westley
33 ans • Américain • Professeur Particulier • Emerald Freedom

i've got a war in my mind



Tyrell a toujours été un être profondément ordinaire, se distinguant uniquement par son intellect développé, qu'il tente d'enrichir au quotidien. Il n'a jamais cherché à atteindre les sommets, à devenir le meilleur en quoi que ce soit ou à être considéré comme un modèle.

Incapable de se mettre en valeur en raison de sa timidité et de ses inaptitudes à socialiser correctement, il sait que la plupart des gens tend à le prendre pour un incapable, un idiot innocent, enfermé dans son propre monde et incapable de faire face à la sombre réalité. C'est là le sous-estimer. Tyrell est beaucoup plus fort qu'il n'en a l'air.

Oh, il ne s'agit pas là d'exploits physiques ou d'un "mental d'acier", certainement pas. Tyrell est humain, capable de faiblesse, d'une sensibilité accrue. Il ne retient pas ses larmes, ne dissimule pas ses doutes, ne cherche pas à cacher ses failles. Il n'a jamais été très doué pour mentir, de toute manière. Non, Tyrell craque, ploie devant les affres de la vie, voit ses nuits hantées par des cauchemars et des regrets.

Mais il se relève. A chaque fois. C'est ça, sa force. Atteindre le fond ne l'achève pas. Tyrell remonte à la surface, encore et encore. Il tient le coup. Se reconstruit. Continue à croire en un avenir meilleur, avec un étrange optimisme. Il refuse d'abandonner, qu'importe l'obstacle, qu'importe les épreuves. Et, de la même façon, il ne laissera jamais personne derrière lui. Pas s'il est toujours en mesure de tenter quelque chose pour les sauver.

Difficile à croire dans un monde aussi chaotique que celui-ci, mais Tyrell est un homme profondément routinier. Il est attaché à ses petits rituels, qui ponctuent inlassablement ses jours. Qu'aujourd'hui ressemble à hier est d'une importance capitale pour lui, l'imprévu tendant à l'angoisser profondément. Bien sûr, face aux rôdeurs et autres éléments perturbateurs, Tyrell n'a pas vraiment le choix.

Mais la nervosité est là, à la surface, prête à s'emparer de lui et à lui retirer temporairement ce qu'il a de meilleur en lui, ne laissant que la peur, l'instabilité, l'insécurité, les doutes. Jusqu'à ce qu'il se ressaisisse. Jusqu'à ce qu'il ne se relève. Encore et toujours.

Passionné par la littérature et la culture populaire, Tyrell est une mine d'or d'informations à ce sujet. Il lui suffit de peu pour se lancer dans un discours passionné sur ses ouvrages préférés, délivrer une anecdote quelconque sur un film ou une série télévisée ou réciter au mot près les dialogues et citations qui l'ont profondément marqué. Peu doué pour détecter l'ennui ou le désintérêt chez autrui, il a généralement besoin d'une petite remontrance pour cesser ses bavardages et s'intéresser à des sujets plus "terre-à-terre".

Tyrell n'a rien d'un guerrier. Oh, il peut se battre si cela est nécessaire, même s'il ne sera probablement pas d'une furieuse efficacité (sa maladresse le trahissant régulièrement), mais il privilégie généralement les solutions diplomatiques ou le repli. Néanmoins, il ira à l'encontre de ses instincts pacifistes et n'hésitera pas à courir au devant du danger pour autrui, en particulier les enfants, auxquels il est particulièrement attaché.

En résumé, Tyrell est un intellectuel pur et dur, doté d'une profonde sensibilité et d'une certaine dose d'empathie, mais incapable de faire preuve d'une restreinte nécessaire pour être pris au sérieux. Tout en lui, son regard, sa voix, son corps, s'exprime avec une franchise désarmante. Ses mains battent pour signifier de la joie, son visage se tord de grimaces diverses et variées en fonction de ses émotions et il lui est difficile de jouer la comédie. A première vue, il ne ressemble pas vraiment à un survivant sur lequel on peut compter. Et pourtant...



and blood on my hands

Autrefois, Tyrell prenait grand soin de son apparence. Il n'aspirait pas à une élégance distinguée, mais ses vêtements étaient toujours propres, repassés méthodiquement et il ne se serait jamais avisé de sortir dans une tenue "négligée", en particulier dans le cadre de son travail.

Aujourd'hui, bien sûr, il s'accommode de ce qu'il a, mais il est toujours profondément contrarié quand ses habits sont tachés. Il passe son temps à les lisser du plat de le main, comme si cela pouvait vraiment leur rendre leur éclat d'antan. Un geste qui le rassure, tout comme d'autres tics du même genre.

Pour un homme, Tyrell est de petite taille, atteignant difficilement le mètre soixante-dix. C'était une véritable crevette avant l'apocalypse, mais il a gagné quelques muscles depuis, bien qu'on puisse difficilement le considérer comme quelqu'un de "costaud", loin d'être une menace potentielle.

Quand on l'observe un peu plus précisément, on note que le corps de Tyrell est en mouvement perpétuel. Ses doigts s'agitent, ses dents s'abattent sur ses lèvres, ses jambes remuent... Il semble incapable de rester complètement immobile plus de quelques instants, une attitude qui duplique ensuite ses tics et tend à le rendre plus anxieux encore.

Comme le veut le règlement, Tyrell a toujours une arme blanche sur lui, un couteau de survie qui lui a été fourni lors de son intégration à Garfield High School. Il utilisait précédemment un couteau de cuisine pour se défendre, mais l'objet, bien que tranchant à souhait, se fragilisait dangereusement face à un usage inhabituel.

Il avait également un pistolet 9 mm qu'il a ensuite volontiers abandonné à l'armurerie, ses tics le rendant peu apte à manier une arme à feu sans risque aucun. De toute manière, il n'a jamais été particulièrement à l'aise avec ce genre d'objets. Lui-même n'en possédait un que pour rassurer sa mère, qui tenait absolument à ce que son fiston ait de quoi se protéger si des voleurs s'introduisaient dans son appartement.

Pour finir, notons sa voix toute caractéristique, si douce et mesurée qu'elle semble incapable de s'élever. Il est pourtant bien en mesure de hurler, confronté à ses cauchemars ou à ses angoisses les plus profondes, mais son corps semble inconsciemment privilégier le priver tout simplement de sa voix lorsque la peur ou l'anxiété se fait beaucoup trop présente. Il n'est donc pas rare de le voir utiliser la langue des signes ou griffonner quelques mots sur un carnet, qu'il conserve toujours avec lui en cas de nécessité.


a storm is coming



Il s'appelait Elliot Anderson. 16 ans, déscolarisé depuis quelques semaines, suite à une tentative de suicide. C'était lui, Tyrell, qu'on avait choisi pour le remettre sur les rails, lui permettre de poursuivre ses études. L'enseignant n'avait pas même besoin de l'entendre parler pour sentir le poids qui pesait sur les épaules de l'adolescent, voir la noirceur désespérée qui habitait ses pupilles. Il avait souffert. Et continuait à souffrir.

Tyrell aurait pu se contenter de jouer son rôle et de lui transmettre son savoir, de s'assurer avec autorité qu'il ferait ses devoirs et travaillerait correctement. Mais ce n'était pas pour cela qu'il était devenu professeur particulier. Ce n'était pas pour cela qu'il avait choisi de travailler avec ceux qui ne pouvaient plus mettre un pied à l'école.

Elliot avait besoin de parler, mais il se taisait, ne s'exprimant que pour délivrer son agressivité, sa haine. Entre eux deux, il n'y avait pas cette confiance qui leur serait nécessaire pour avancer. Mais Tyrell était bien décidé à l'établir, quoi qu'il en coûte. Il ne connaissait pas encore Elliot, mais il l'aimait déjà, comme chacun de ses élèves avant lui.

Tyrell s'était assis à l'écart, libérant l'espace personnel de l'adolescent. L'important était qu'il sente qu'il avait le contrôle. Que Tyrell n'était pas là pour envahir sa chambre, sa vie ou quoi que ce soit d'autre. Qu'il était un allié et non un ennemi. Un invité en son domaine. Il n'outrepasserait pas les limites qui lui avaient été silencieusement imposées.

L'enseignant se mordit la lèvre. Son esprit était empli de discours, de paroles à délivrer, mais il n'était pas doué d'un talent pour l'éloquence. Rien ne sortait comme il le désirait, sa bouche se refusant à transcrire avec limpidité ce que ses pensées pouvaient lui dicter. A l'écrit, par ordinateur, Tyrell était d'une érudition avancée, maniant la langue anglaise avec élégance et aisance. Mais lorsqu'il s'agissait de parler, en tête-à-tête... C'était toute autre chose.

"Je... Je ne peux pas prétendre que je comprends ce que tu ressens, Elliot."

L'adolescent leva la tête vers lui, haussant un sourcil. Il était probablement habitué à ce qu'on lui dise que ce n'était que des "enfantillages", que ses camarades de classe l'avaient "taquinés", qu'il prenait ça trop à coeur, que eux, les adultes, savaient très bien ce qui se passaient et ce qu'il devrait éprouver face à une telle sensation.

Mais Tyrell préférait lui avouer son ignorance. Il n'était pas un être omniscient. Il n'était pas un "adulte parfait". Il était juste... lui-même. Et il s'efforçait de faire au mieux avec ce qu'il avait.

"Quand j'étais plus jeune, j'ai... j'ai connu ce genre de brimades. Les insultes. Les humiliations. Les coups. La violence. L'école n'avait rien d'un havre de paix, c'était... c'était une torture. Au quotidien. Il m'arrivait de me réveiller et de me demander "A quoi bon ?". A quoi bon continuer, si, jour après jour, je devais faire face à ça ?"

Tyrell soupira. Avec le temps, il avait appris à accepter les souvenirs. Le passé. Mais cela ne l'empêchait pas d'être douloureux. Ce petit pincement au coeur qui lui rappelait qu'il n'avait pas totalement pu pardonner à ceux et celles qui l'avaient blessé de la sorte, parce qu'il sortait un peu de la norme.

Enfant, Tyrell était un garçon curieux de tout, avide de savoir. Il avait appris à lire avant l'heure, mettant à profit une brillante cervelle. Il passait le plus clair de son temps le nez dans ses bouquins, une idée qui semblait horrifier ses petits camarades. La simple existence de celui qu'ils considéraient comme un "intello bizarre" leur était insupportable. Ils fallaient qu'ils lui fassent payer. Et ils l'avaient fait. Sans remords. Sans remise en question aucune.

"Mais quand je rentrais chez moi, j'avais la paix. Je regagnais mon appartement et je pouvais tout oublier. Je discutais avec mes parents, je me plongeais dans mes livres, dans un film... et je me détachais de tout. Les brimades ne me poursuivaient jamais à la maison. J'étais en sécurité. Je ne peux pas imaginer ce que cela pouvait signifier pour toi de ne pas même avoir cette consolation..."

Le regard de Tyrell s'attarda sur l'ordinateur du jeune homme. Merveilleuse technologie qui, entre les mauvaises mains, pouvait faire tant de mal... Il avait exploré les réseaux sociaux. Lu les horreurs qui étaient écrites sur Elliot. Vu les vidéos partagées. Les photos moquées, likées, commentées. L'humiliation était là, à portée de regard, exposée au monde entier. Elliot ne pouvait que la revivre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un enfer sur Terre...

"Tu ne veux probablement plus entendre parler d'école, d'éducation ou de professeurs. Ils n'ont jamais été là pour toi, n'est-ce pas ? Ils ne prenaient pas ça au sérieux. Ce n'était qu'un jeu. Une blague. On prenait ça trop à coeur. N'est-ce pas ?"

Une nouvelle fois, Tyrell se mordit la lèvre. Un petit "On ?" interrogatif s'extirpa de la gorge de l'adolescent. L'enseignant haussa les épaules :

"Ils m'ont dit les mêmes idioties. Les mêmes mensonges. Comme si c'était de ma faute. Comme si c'était moi qui prenait mal les choses. Comme si j'étais le seul à être en tort. A force, on finit par le croire. Mais ce n'est pas vrai. Personne n'a été là pour te le dire, mais... tu n'es en rien responsable de ce qui est arrivé. En rien."

Elliot n'avait eu personne pour le soutenir. Des parents absents, pas d'amis, un personnel enseignant négligeant... Elliot avait été seul. Seul face au pire. Si Tyrell s'était retrouvé dans ce cas-là, alors peut-être que lui aussi...

"Je ne suis pas là pour te juger. Pour te dire de retourner au lycée, de te remuer ou quoi que ce soit dans le même genre. Mais je voudrais te dire un truc : le lycée, ce n'est pas la vie. Il y a tellement plus qui t'attend après ça. Les gens disent que le lycée constitue la meilleure partie d'une vie, mais c'est faux. La meilleure partie de ta vie, tu ne l'as pas encore vécue."

Tyrell étira un sourire maladroit sur ses lèvres. Il évita le regard d'Elliot, dans lequel il pouvait voir briller des larmes. Il n'était pas à l'aise avec le contact visuel :

"Globalement, mon adolescence a été véritablement affreuse. Je n'avais pas d'amis, pas de petite-amie, des livres et des films pour seule compagnie, aucune énergie pour me lever et prendre la vie à bras-le-corps. J'avais l'impression que j'étais dédié à mener une existence aussi ignoble que vide. Inutile. Puis le collège et le lycée se sont finis. Je me suis jeté dans mes études. J'ai réalisé mes rêves. J'ai fait mon petit lot de conneries, comme tout le monde. Et aujourd'hui, je suis là, avec toi, pour te dire qu'il y a un après. Et qu'il vaut sacrément le coup, tu peux me croire."

Tyrell eut un petit rire. Oh, il n'avait pas vécu une existence extraordinaire. Il n'avait rien fait de particulièrement incroyable, rien qui ne graverait dans le marbre son passage sur cette terre. Mais il avait pu expérimenter les petits plaisirs de la vie, les petits bonheurs du quotidien, ces choses dont la grisaille permanente de son enfance et de son adolescence l'avait privé....

Il avait dû avoir quelques bons moments à l'école. Des professeurs intéressants, des camarades qui n'étaient pas cruels, des instants de partage et de simple félicité... Mais tout était dissimulé derrère la noirceur. Les coups. Les insultes. Les rires moqueurs. Toutes ces humiliations qui l'avaient brisé, à cette époque, à tel point que ses parents pensaient qu'il ne pourrait plus se reconstruire. Mais il l'avait fait.

Après la brimade de trop, Tyrell s'était tu et s'était renfermé dans son monde. Il n'était pas allé aux mêmes extrêmités qu'Elliot, mais... mais il avait créé un mur entre les autres et lui-même. Un mur que l'on croyait infranchissable. Un mur qui s'était érodé, petit à petit, grâce au soutien de son père et de sa mère et à celui de son professeur de l'époque, venu chez lui pour continuer à lui enseigner, bien que Tyrell ne semblait pas réceptif, bien qu'il ne paraissait pas l'écouter. Mais il l'écoutait. Il l'entendait. Et, peu à peu, il avait rétabli la communication.

D'abord grâce à des gestes, apprenant à manier la langue des signes comme personne. Il pouvait écrire pour se faire comprendre, bien entendu, mais... mais s'exprimer dans ce langage le libérait. Il redonnait la parole à son corps, à son âme, à son être. Il remuait les doigts, tordait son visage dans des expressions vives, agitait les mains... Il reprenait le contrôle de lui-même. Il reprenait le contrôle de sa vie.

Puis la parole lui revint. L'envie de continuer à apprendre. Et de suivre l'exemple de celui qui l'avait sauvé. D'être là pour ceux et celles qui ne trouvaient pas leur place. Leur apprendre plus que de l'arithmétique, de l'histoire ou de la littérature. Leur apprendre que la vie valait la peine d'être vécue.

Elliot s'était détendu, légèrement. La victoire n'était pas encore tout à fait là, mais Tyrell le sentait, il s'était aventuré sur le bon chemin. On ne se reconstruisait pas en quelques minutes, après tout. Lui-même continuait encore à rafistoler quelques pièces, par-ci par-là, dans sa petite vie douce et routinière, son existence de célibataire, partagé entre le refuge que constituait son appartement et ses escapades dans le monde extérieur pour transmettre son enseignement.

Un jour, peut-être, il s'efforcerait de construire quelque chose de durable avec quelqu'un. Mais la vie qu'il menait là le satisfaisait déjà pleinement. Savoir qu'il pouvait redonner le goût d'apprendre à des jeunes en détresse le comblait de façon inimaginable. Tyrell s'imaginait parfaitement poursuivre ce même quotidien jusqu'à la fin de ses jours. C'était sans compter sur l'Apocalypse...

on the highway to hell



Plus rien n'avait de sens. Tout s'était effondré, en l'espace de quelques mois. Le monde avait basculé et, avec lui, la petite vie confortable de Tyrell. La routine à laquelle il s'était tant attaché. Où étaient ses étudiants ? Qu'était-il advenu d'eux ? Etaient-ils toujours en vie, quelque part ? Ou peut-être qu'ils faisaient partie de ces morts qui marchaient librement, s'affranchissant des limites, défiant toute logique ?

Tyrell avait faim. Il avait soif. Il n'avait pas quitté son appartement depuis le début de l'Apocalypse, quand les choses avaient vraiment commencé à mal tourner. De temps en temps, il tentait une escapade pour le supermarché du coin, pour récupérer un semblant de son quotidien, trouver sa nourriture préférée, manger ce petit goût du passé, ce passé qu'il ne pouvait s'empêcher de regretter.

Il songeait à Elliot, à qui il avait assuré que les plus beaux moments de sa vie étaient devant lui. Mensonges. Il n'y avait rien pour eux dans ce futur. Rien sinon le désespoir, la mort, la souffrance. Elliot n'avait pas le courage de continuer. Il... il voulait juste retrouver sa vie. Ses repas devant la télé, à réciter en même temps que les acteurs les répliques de ses films préférés, ses heures passées à lire sans s'inquiéter d'une intrusion ou d'une attaque, ses élèves... bon sang, ses élèves...

Il ne cherchait pas spécialement à survivre. Il se laissait mourir, l'esprit ancré dans le passé, tentant de le recréer. Assis sur le sol de son appartement, au milieu du désordre, de la saleté, des déchets, Tyrell était recroquevillé, le regard vide, se balançant d'avant en arrière comme si quelqu'un était là pour le bercer. Pour le réconforter. Il n'y avait personne. Plus d'espoir. Plus de joie. Le néant.

Cette fois, peut-être, Tyrell ne se serait pas relevé si le destin n'avait pas mené quelqu'un à sa porte. Une bonne personne, si rare en ces temps-là, qui cherchait des provisions, un refuge peut-être. L'homme était seul et avait trouvé en Tyrell un possible compagnon, quelqu'un pour le détourner de ses sombres pensées. Un partenaire.

Il avait posé ses mains sur ses épaules. Cela faisait si longtemps que Tyrell n'avait pas été au contact de qui que ce soit. Il lui avait parlé, d'une voix douce, lui avait donné un peu d'eau, de quoi grignoter. Tyrell était maigre comme un clou, épuisé, perdu. Et la destinée lui avait envoyé un guide. Un ange gardien.

Pendant quelques temps, ils étaient restés à Medina, profitant de la vue que leur offrait la fenêtre de l'appartement de Tyrell, situé au dernier étage de l'immeuble, pour jauger le danger et s'aventurer, ou non, à l'extérieur pour se réapprovisionner. Ils étaient restés jusqu'à ce qu'ils ne puissent plusle faire. Plus assez de ressources, trop de rôdeurs...

Ils devaient partir. Trouver d'autres survivants. Reconstruire une vie, quelque part. Grâce à cet homme, Tyrell avait eu la force de continuer. De poursuivre en dépit de ses angoisses, de ses craintes, de ses doutes. De croire en un avenir meilleur.

Les jours et les nuits s'écoulaient, perturbant l'horloge interne de l'ancien professeur. Pour ce qu'il en savait, il aurait très bien pu louper son propre anniversaire. Difficile de savoir quel jour, quel mois ils pouvaient être... Tyrell était resté égaré dans son propre monde pendant si longtemps...

Quand ils avaient finalement atteint Seattle, leurs efforts avaient été récompensés, leurs espoirs concrétisés. Une communauté les attendait, une communauté encadrée, militaire, réglementée. Parfaite aux yeux de Tyrell, pour qui des règles claires et un quotidien millimétré constituaient la plus rassurante des perspectives.

La méfiance de son ami au sujet de ce lycée et de ceux qui dirigeaient leur communauté n'était pas partagée. Etrange ironie qu'un établissement scolaire puisse désormais constituer sa source la plus concrète d'espoir...

La vie ici lui convenait parfaitement. Tyrell avait pu instaurer sa petite routine, se séparer de son arme à feu qui le rendait nerveux, s'en remettre aux autorités pour le préserver de la dangerosité de ce monde. Lentement, il recommençait à être heureux, ignorant les signes évidents de la catastrophe à venir. Peut-être ne voulait-il pas les voir. Peut-être n'était-il tout simplement pas capable de les interpréter.

Toujours était-il que leur communauté s'était soulevée. Et que, dans cette grande rébellion, Tyrell avait perdu son ami. Son ange gardien. Celui qui lui avait redonné espoir. Il était mort, mort comme tant d'autres. Tout s'était effondré, une nouvelle fois. Pourtant, Tyrell s'était relevé. Il n'avait pas abandonné. Il ne s'était pas laissé aller. Il avait fini par comprendre que chaque destruction menait à une reconstruction. Que l'espoir était une flamme vacillante, que le vent menaçait d'éteindre, mais dont la lumière demeurait, toujours présente, aussi faible puisse-t-elle être.

Il avait continué à avancer. Instauré une nouvelle routine. Trouvé sa place. Peu importe les obstacles, les épreuves, les souffrances, la douleur... Tyrell était en vie. Il était là. Et c'était tout ce qui comptait. Tout ce qui importait.


time to meet the devil

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Kassandra Fletcher
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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Dim 6 Mar 2016 - 16:03

Super ton choix de visage, bonne marche vers la validation professeur. :MisterGreen:


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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Dim 6 Mar 2016 - 16:18

Excellent choix de vava, j'approuve.
Cependant si tu croises Spiderman, dis lui qu'il n'avait qu'à pas me laisser tomber ! :>
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Norman T. Owens
#Shemale
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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Dim 6 Mar 2016 - 17:46

Et moi qui regarde Frankenstein hier soir et me dit "C'bizarre que cet avatar ne soit toujours pas pris" :smile39:
Nice timing ! Hellcome Very Happy


I am just a man
It's just another war Just another family torn Falling from my faith today Just a step from the edge Just another day in the world we live
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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Dim 6 Mar 2016 - 17:54

Bienvenue par ici Ty
J'aime beaucoup ton perso c:
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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Lun 7 Mar 2016 - 15:50

Bienvenue parmis nous Smile



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

Mes AnnexesDwight écrit en #6699cc
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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Lun 7 Mar 2016 - 17:12



bienvenue à Emerald Freedom

Tu es maintenant validé(e) ! Tu vas pouvoir commencer à survivre au sein de Garfield High School !

Si tu as la moindre question supplémentaire, tu peux contacter le staff par MP pour de plus amples informations.





Pour en apprendre un peu plus sur ton groupe, tu peux :

Découvrir la description de Emerald Freedom

Afin que ton intégration se passe bien :

• Poste ta fiche de lien pour trouver des copains ♥
• Mais aussi tes annexes
• Et pour te lancer dans l'aventure viens faire une demande de RP !


N'hésite pas non plus à venir faire un petit tour dans le FLOOD et sur la CHATBOX, nous serons content de t'y accueillir !

Le staff au complet te souhaite une excellente apocalypse et un très bon jeu sur TWD ♥


Et hop Wink



- But I can't compete with the she-wolf,
What do you see in those yellow eyes ? -
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MessageSujet: Re: Tyrell G. Westley - Keep on surviving    Aujourd'hui à 16:58

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