Partagez | .
 

 This is War.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Gary Warren
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/09/2014
Messages : 902
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: This is War.    Mer 9 Mar 2016 - 11:12

Des éclats de voix. De ce qu'on pouvait vaguement appeler des conversations, même si ça y ressemblait pas. Il s'y passait trop de choses, et ils mirent tous un certain temps à arriver jusque là-bas. En silence, autant que faire ce peu. Gary ressentait la morsure du froid puissance mille, sans trop savoir quoi faire ou quoi dire. Il n'écoutait que les sons qui lui parvenaient, en tentant de contrôler les battements réguliers et forts de son palpitant nerveux. Ouais, nerveux. Il l'était. Bien sûr qu'il l'était. Plus il s'approchait d'eux et plus il sentait que quelque chose allait pas comme il fallait, qu'il y avait plus que ça. Il entendait des femmes, des hommes, il entendait les hurlements, les ordres qu'on donnait, le bordel que c'était d'être là-dedans.

Il comprit également qu'il n'y avait pas de rôdeurs. Tout du moins, pas sur l'instant. Ceux-ci vinrent s'inviter à la petite sauterie, le temps que les victimes tentent de prendre la poudre d'escampette sans y parvenir. A travers les bois, l'homme ne vit pas grand chose, adossait à un tronc en regardant comme il le put, à la lumière des phares allumés, il plissa les yeux pour mieux comprendre ce à quoi il avait à faire. Clint jetait de temps en temps des regards vers lui, trépignant sur place ; Il retenait ses aboiements alors qu'il allait et venait sur lui-même, prêt à s'élancer quand il le pourrait.

Jusqu'à entendre une voix qui le paralysa sur place.

C'est Rose.

Il murmura ça, à l'attention des autres, sans être sûr qu'ils l'avaient entendu. Mais là, il en était persuadé. Son cœur s'emballa dans sa poitrine, comme s'il venait de courir un sprint pour sa vie. Mais c'était plus que ça. Dans le fond, c'était pire que ça. Cette voix venait de faire remonter des tas et des tas de souvenirs qu'il avait pourtant pris soin de soigneusement ranger dans les boites de son esprit, celles qu'il ne voulait et ne pouvait plus toucher tant ça faisait mal de les oublier. Il dut se faire violence pour ne pas partir en courant vérifier que ce n'était pas elle. Parce qu'au fond, il en était sûr. Persuadé. Si persuadé qu'il en était paralysé.

C'est Rose, merde, c'est elle ! Reprit-il de plus belle pour être certain qu'ils avaient compris.

Et Rose avait des gros problèmes visiblement.

Ferme ta grande gueule, pétasse ! Ok. Est-ce qu'un gros enculé était en train de parler comme ça à sa femme ? Gary se raidit, prêt à intervenir. Il ne l'avait pas fait jusqu'ici parce que ç'aurait été très con de mettre les autres dans la merde alors qu'ils avaient l'avantage de la surprise pour débouler, mais là... Là, il en avait gros. L'homme, à la démarche lourde et pataude dans la neige, annonça : J'vais check ce qu'il y a à l'intérieur, on s'ra fixé.
Clint ! Sans pouvoir le tenir par le collier, le chien venait de détaler vitesse grand v dans la direction du bordel, un grognement furieux dans sa gorge : Merde !

Clint n'avait que quelques secondes d'avance sur eux. Quelques secondes.

D'ou il sort lui ?! Fit l'un des hommes avant de se faire chopper par le bras qui ouvrait la portière, les crocs se plantant dans son vêtement et entamé sa peau. Il poussa un hurlement et quelques insultes, en tentant de se libérer. Mais Clint tenait bon, prêt à le mettre au sol et à lui bouffer le visage s'il voulait vraiment vérifier ce qu'il y avait dans cette voiture.

Gary, derrière, bondit de l'ombre, arbalète en avant.  

On y va !

Sortant du sous bois, il se dirigea au pas de course avec son arme tendue pour être sûr de donner le change. La colère et l'adrénaline battaient à ses tempes. Il voulait la voir. Il voulait vraiment la voir. Elle ne fut pourtant que dans sa vision périphérique quand il déboula et que ceux qui le virent modifièrent leur cible. Quatre hommes, dont un occupé avec Clint qui aboyait toujours pour faire reculer le dernier de la voiture. Les babines couvertes de sang tandis que son vis-à-vis se tenait le bras en essayant de faire partir ce cabot.

Lâche-les, sombre merde, ordonna-t-il froidement tandis que les flingues se braquaient dans sa direction. Il s'en cognait. Il s'en cognait tellement fort qu'il en avait le vertige. Là, alors qu'il apercevait le sang sur la lèvre de SA FEMME VIVANTE PUTAIN, il avait surtout très envie de lui dessouder la tête.
On se calme, on fait que discuter ok ! fit celui qui semblait être le leader et qui le prenait pour un gros con.

Même pour Gary, qui était pas le plus doué pour la conversation, c'était pas tout à fait de la discussion. Fallait pas non plus le prendre pour une buse.




Go tell that long tongue liar. Go and tell that midnight rider. Tell the ramblr, the gambler, the back biter. Tell'em that god's gonna cut'em down. You can run on for a long time, sooner or later, God'll cut you down.
Revenir en haut Aller en bas
Arthur E. McLeod
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 570
Age IRL : 31

MessageSujet: Re: This is War.    Mer 9 Mar 2016 - 23:22

Nos pas se pressent de plus en plus. La neige et les brindilles au sol craquent sous mes pas, je n'y fais plus attention. Je sens quelque chose en moi, comme un stress, comme l'adrénaline. Comme un sixième sens, sonnant l'alerte dans tout mon être. Mes mains tremblent, je claque des dents. Mon ventre se tord comme s'il était sous l'emprise de l'acide. La guerre me rattrape, encore une fois. Décidément, je n'y échapperai jamais.. Si tel est mon destin, alors j'offrirai à ce monde le triste spectacle du soldat. Le roc capable du pire pour ce qu'il juge être le meilleur.

" Putain ça tire.. "

Triste constat. Les armes parlent à nouveau. A mesure que nous approchons, je détaille de mieux en mieux la situation. Des voix féminines, dont une qui hurle à l'aide. D'autres qui hurlent des insultes et des ordres. Des cris de douleurs..
Ma main soulève le volet, me laissant admirer la balle dans la chambre de mon fusil. Mon pouce place le sélecteur sur le tir semi automatique. Je vérifie l'absence de sécurité sur l'arme de poing, ainsi que la présence de mon couteau, à la gauche de ma hanche.

Je ne respire presque plus, écoutant ces voix.. Une principalement. Celle qui hurle à l'aide. J'ai reconnu cette voix, mais j'ai besoin d'en être sûr. Peut être est ce simplement un rêve ? Mon imagination ? Ce que je veux entendre ? Oh oui, la raison de cet empressement. Cette poigne qui me hisse au dessus de tout ce qui existe, jusqu'à ne plus rien en avoir à foutre. Cet instinct, celui du sang, de deux âmes mêlées à tout jamais. Tout peut se justifier maintenant. Machinalement, je souffle un " CHUT " autoritaire aux murmures qui parasitent l'étude de cette voix. Et puis.. Il y a cette phrase, que j'entend aussi clairement que je peux voir mes compagnons. J'en suis sûr et certain..


" LACHE MOI ESPECE DE FILS DE HYENE !!! A L AIDE !"

C'est Elyse qui appelle à l'aide. Je reconnais la voix, je reconnais les mots. La combinaison ne fait plus aucun doute..
Mes paupières s'ouvrent, immenses. Mon visage se ferme. Je serre les dents, retroussant mes lèvres comme un animal assoiffé de sang, près à bondir sur sa proie pour en faire un tas de viande éparpillés en de nombreux morceaux de chairs de tailles inégales. Dans un dernier effort de lucidité, j'attache ma puissante lampe torche sous mon fusil, grâce au rail. Clic clic.. Et sans dire un seul mot aux autres, je disparais. Je me fond dans la nature, lampe éteinte pour l'instant. Mon but est clair, passer de l'autre côté, pour me rapprocher au mieux de la voix de ma soeur. La délivrer, peu importe le prix. Peu importe comment. Peu importe l'avis des autres. Il n'y a plus rien qui existe, de toutes façons.. Elle, le danger, et moi.

Je suis enfin là où je le voulais, caché dans les ombres. Je vois alors la voiture. Ces hommes qui rôdent autours. Je reconnais Rose.. Et ensuite.. je la vois enfin. Elyse, tenue par un mec, qui appuie son flingue sur sa tempe. Cet homme menace ma soeur. Il.. la menace. Je le regarde fixement. Je ne le lâche pas. Ma vision se teint de rouge, et mon coeur devient un tambour de guerre. Boom.. boom.. Mon sang pulse dans mes veines si fort.. J'ai l'impression que mes tempes et mes doigts vont exploser. Dans ma respiration lourde, j'entends mes propres grognements.. Vous vouliez l'animal ? Vous l'avez, pauvres fous.

Un clic, j'allume ma lampe. Je me redresse. Pas de ménagement. Pas d'économie. Pas de pitié. Laissons donc s'exprimer la haine et la folie. Le faisceau lumineux se pose sur le visage de celui qui menace la vie de ma soeur. Quand il tourne la tête pour l'observer, comme l'idiot sans expérience qu'il est, il s'en retrouve aveuglé. Un rictus malsain se forme alors sur mes lèvres.


" ELYSE COUCHE TOI ! "

Je hurle cet ordre peut être une seconde après que Gary et un de ces types n'échangent leurs premiers mots. Non. Pas de discussions. Pas de négociation. La mort, rien d'autre. C'est si simple, de tuer.
Mon arme crache deux balles, parfaitement logées dans des zones non mortelles. Oh non, tu ne vas pas mourir si facilement, pauvre merde. C'est l'épaule du bras armé en premier, et ensuite le genoux que je touche. L'homme lâche son flingue et perd l'équilibre, tombant lourdement au sol en lâchant prise sur ma soeur. Elle ne cherche pas à comprendre et exécute mon ordre. Aussitôt, je place le sélecteur en tir automatique. Huit balles, voilà ce qu'il me reste. J'aligne le premier debout que je vois, qui semble avoir été la victime de Clint. Cible parfaite..
Je serre la détente de toutes mes forces. Cinq tirs lui perforent le corps, le dernier perçant son crâne d'enfoiré, laissant une partie de son cerveau et de son sang flotter dans l'air sous la forme d'une petite bruine humaine, formée par la puissance d'un tir de 7.62. Quel ravissant spectacle. Les trois dernières balles ne touchent pas, mais elles plongent ces enculés dans une bien violente réalité, sifflant à leurs oreilles. Ils ont déjà perdu. J'ai l'ascendant sur eux, et j'offre à mes équipiers le même avantage. L'incompréhension, la peur et la pisse doivent commencer à envahir ces crétins, qui chercheront sûrement à se foutre à couvert. Les miens n'ont plus qu'à les achever.

J'aurai pu dégainer l'arme de poing pour prendre la vie de ces mecs là, leur imposant dans les dents toute l'expérience de la guerre qui coule dans mes veines. Mais non. J'ai mieux à faire, et je fais confiance à Gary pour laisser, lui aussi, parler l'animal. Maintenant, c'est le moment de devenir méchant.
Je claque mon Scar au sol, et me retourne sur celui que j'ai blessé, quelques secondes plus tôt. Sonné encore par le choc des tirs, il tente lamentablement de ramper vers son arme. En vain. En deux pas, je suis sur lui, et j'écrase cette main tendue sous ma botte.


" Toi.

Je le regarde. Je me tiens au dessus de lui, impérieux, déjà victorieux mais pas encore animé de l'envie de terminer la rencontre. Ce que je lui réserve est pire qu'une exécution notoire. Haha.. Pour lui la mort ne sera pas un châtiment, mais une délivrance. Elle ne viendra qu'avec ma pitié, lorsque j'en aurai fini. Je me penche pour saisir par les cheveux, de ma main gauche. C'est la que je remarque son bras en sang. Blessure infligée par ma soeur ? Non.. C'est une morsure de monstre.. Et ça me fait sourire.

Je le soulève, ce qui le fait hurler de douleur, et me donne encore plus de force. Je lui envoie mon genoux en pleine face, lui explosant le nez. Son sang coule encore plus sur la neige. Je le traîne, laissant les traces derrière lui. Il est à moi.. Je suis le prédateur, et je le traîne jusqu'à mon antre. Elyse relève la tête et me regarde transporter mon trophée.


Arthur.. ?

Je ne l'entends pas. Je ne l'écoute pas. Je vais terminer mon oeuvre, dans l'ombre.
Assez loin de l'action à mon goût, je lève un peu plus la tête de ma victime pour l'envoyer rencontrer le sol de toutes mes forces. Deux coups de pieds s'en suivent, avant de m'arrêter un instant.


Personne..

Je le soulève encore. Je me laisse maintenant couler dans la violence la plus extrême. Ma main droite se ferme, serrant le poing si fort que j'ai l'impression que mes doigts pénètrent ma chair. J'écrase ce poing une fois contre la tempe de cet homme.

Ne touche...

Je grogne littéralement, frappant à nouveau deux fois, puis trois, quatre.. je n'arrête plus. Je percute le visage de l'enfoiré, sans cesse, avec plus de violence à chaque fois encore, comme si c'était possible.

À...

C'est son oeil qui à pris le plus, gonflé sous l'impitoyable autorité de mes mains. Mais je ne suis pas rassasié.. Je me mord les lèvres jusqu'à goûter à mon propre sang.. Je laisse même s'échapper un gémissement de haine pure, ce genre de petit son qui annonce que là.. maintenant, ca va vraiment chier. Je frappe sa nuque. Si fort que je sens sa chair s'attendrir sous l'impact.

MA SOEUR !!!!

Les frappes se répètent, portant l'agression à son zenith. Le poing fermé martèle cette nuque qui m'est offerte. Les attaques se succèdent. Je ne les compte plus. Depuis quelques coups déjà, je sens à quel point la tête de l'homme devient lourde dans ma main. J'ignore même s'il hurle ou non, je n'y prête plus attention. Non, je n'entends plus rien d'autre que ma respiration bestiale. Au dernier coup que je porte, je lâche ses cheveux, l'envoyant embrasser le sol une nouvelle fois. Je le retourne alors, imposant ma véhémence à sa faiblesse. Vit il encore seulement ? Je n'en sais rien. Peu importe.. J'abat ma semelle sur son torse, son ventre, puis ses parties génitales. Cette fois, je l'ai écouté gargouiller, crachant son sang et ses dents en un râle implorant ma pitié, dont je n'ai cure. Cela me fait seulement sourire.

Ferme ta gueule et crève, espèce de sous merde... FERME TA GUEULE ET CRÈVE !!

Je me rue sur lui, appuyant mon genou contre son sternum. Je saisis sa tête encore, de mes deux mains, et je l'écrase trois fois contre le sol. Mes pouces s'enfoncent dans ses yeux, le faisant suffoquer dans un râle d'agonie encore. Son sang jaillit hors de ses orbites. Je pourrai commencer à hurler le nom d'Elyse, mais là, c'est bel et bien Arthur qui martèle.
J'ai envie de le mordre, de le bouffer. Mais lui étant maintenant infecté, je me retiens, préférant laisser le surplus de haine s'exprimer en un hurlement déchiré, distordu, rendant ma voix non reconnaissable.


TU VAS CREEEEEEEEVEEEEEEEEEEEEER !!!!!

Je soulève une dernière fois son crâne et l'envoie percuter le sol, bien plus fort que les fois précédentes. Je l'entend soupirer ce qu'il reste de vie en lui.. Il est mort, ce n'est qu'une question de temps. Mais c'est à moi de décider de son heure. Je possède le droit de vie sur lui. Je reste là à le regarder, tentant de reprendre le contrôle de mon souffle. L'acte de torture prend fin, il est maintenant temps de signer le grand final. Je prend donc mon couteau. L'unique oeil ouvert de l'homme me regarde, comme une proie vaincue par son prédateur, qui s'en remet au jugement de ses crocs.

Adieu... "

Je me recule, plongeant lentement ma lame dans son foie. Je la laisse descendre, tranchant ses chairs et ses organes, alors qu'il gémit la fin de son existence. Je retire la lame, la replonge en lui au niveau du nombril, et l'agite de droite à gauche, comme on tourne ses clés pour démarrer un véhicule. Et finalement, fixant cet oeil ouvert qui lentement se retourne, je lève la lame, et l'abat dans son crâne. Terminé.

Je me relève, crachant sur la dépouille. Le rouge qui envahissait ma vision se dissipe enfin. Mes mains, mes vêtements, même mon visage sont tâchés de son sang. Tâché ? Non, j'en suis couvert. Je viens de passer cet homme à tabac avant de lui ôter la vie. J'avance vers Elyse, reprenant mon fusil vide de munitions au passage. Je frotte ma main droite contre mon pantalon, pour la tendre ensuite à ma soeur, toujours allongée au sol. Elle me regarde. Elle a vu. Elle a entendu.


" Personne... "



Revenir en haut Aller en bas
Alan S. Karlson
Modératrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 1635
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: This is War.    Jeu 10 Mar 2016 - 22:20


    Plus on s'approchait de l'endroit d'où était parti la fusée de détresse et plus on pouvait entendre les éclats de voix qui s'en élevaient. Pour ce qui était de la discrétion on pouvait dire que c'était foutrement loupé, est-ce que ces gens étaient seulement conscient du danger potentiel qui les entourait ? Un cri me sorti de mes pensées, un cri de femme. Peut-être était-ce eux, le danger ? Ne ralentissant toujours pas la marche, ma hache bien en main, je ne quittais pas Clint des yeux, m'arrêtant un instant derrière Gary en attendant la suite. Mais la suite n'était pas ce à quoi je m'étais attendu ; qui aurait pu s'y attendre ?

« Qu'est-ce que... Quoi ? Nan c'est pas possible que ce soit... »

    Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase que Clint s'était déjà élancé à l'endroit de l'agitation, suivit par son maître. Et là je l'ai vu, Rose. Mais elle n'était pas seule, il y avait ces mecs qui les tenaient en joue, elle et d'autres. Mon sang ne fit qu'un tour. Ils étaient entrain de les menacer là ? C'était évident, et il semblait que le chien était arrivé à temps sur l'homme qui s'apprêtait à ouvrir la voiture. Le froid était soudain devenu secondaire, tout comme la faim ou la fatigue due à cette journée bien trop longue ; tout ce qui comptait était à présent de sortir les notre de cette impasse. Mais tout se passait vite, beaucoup trop vite, et en un instant Arthur n'était déjà plus là ; j'avais simplement vu sa silhouette filer sur la gauche pour ressortir un peu plus loin. Il s'adressa à la femme tenue en joue en mentionnant le nom de sa sœur ; je n'y prêtais pas d'attention immédiate, ne pensant pas une seconde à ce qui pourrait arriver à cet homme qui la menaçait, ni à celui mordu par Clint. Ils auraient ce qu'ils méritent, c'était évident. Suivant le même chemin que l'ancien sergent, je remarque un Coyote qui se traîne non loin, se dirigeant tout droit sur la blonde qui assise au sol sous le choc. M'assurant qu'aucun des attaquant ne faisait attention à moi, je sors de la pénombre et abat la cadavre ambulant d'un coup de hache bien ciblé. Prenant toutefois soin de soutenir le corps désormais définitivement sans vie pour ne pas alerter les hommes face à Gary, dont un qui tien toujours son arme à feu.

    Me dirigeant vers lui d'un pas rapide mais discret, je passe sans réfléchir mon bras autour de lui, calant ma hache contre son cou. Alors qu'il s'apprête à riposter, je resserre un peu la pression de mon arme.

« A ta place je resterais calme, elle est bien aiguisée et pleine de sang pourri, si tu vois de quoi je parle. »

    Pas besoin d'en dire plus pour que cet enfoiré reste immobile en regardant son pote face à Gary d'un air suppliant ; un faut mouvement et il serait contaminé. Nous étions supérieurs en nombre, c'était évident, mais les choses pouvaient rapidement tourner en désavantage pour l'un comme pour l'autre ; surtout avec ce boucan qui allait indéniablement attirer tous les Coyotes des environs. Mon regard passant de Gary à ce mec qui semble être le ''chef'' de la bande, j'entends en bruit de fond les hurlement d'Arthur que rien ne semble pouvoir calmer ; hasardant un coup d’œil vers l'endroit où il se trouve, je remarque à quel point il s'acharne sur celui qui tenait auparavant sa sœur. Peut-on seulement lui reprocher ? J'imagine que j'aurai fait la même chose s'il avait s'agit de Christy ou Sven ; il aurait tout le temps de culpabiliser plus tard, rien ne servait d'en rajouter une couche inutilement. Un nouveau coup d’œil en arrière et j’aperçus Rose, elle semble mal en point mais est en vie ; c'est tout ce qui compte pour le moment. Se casser d'ici en vie et rentrer, tous ensemble.



Revenir en haut Aller en bas
Edwin I. Cross
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 136
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: This is War.    Ven 11 Mar 2016 - 17:20

Si c'est d'abord intrigués que les hommes s'approchent de lieu indiqué par Clint, ils se mirent rapidement à avancer malgré la neige. Des tirs fusaient. A mesure qu'ils réduisaient à néant l'espace entre eux et la source d'inquiétude, ils purent entendre des voix. D'un côté, des voix autoritaires, aboyant ordres sur ordres et de l'autres, d'autres pestant et protestants. Des humains donc. D'abord à couvert comme les autres, le fauconnier sentit son coeur se serrer. Rose ? Vivante ? Un mélange de joie, de culpabilité et d'inquiétude fondirent en lui. Enfin il comprenait qu'ils avaient abandonné l'hispanique et le jeune Norman qu'Ed appréciait grandement. Un regard vers Gary et le michiganais sentit un peu plus le poids de cet abandon sur les épaules. Il avait forcé l'homme a déguerpir et ils avaient dû laisser derrière eux sa famille qu'il pensait décimée. Pourtant, l'Univers donnait la chance au leader du groupe. Une chance de retrouver ce qu'il avait perdu, sa raison d'être. Instantanément, le soigneur savait qu'il aiderait son ami à obtenir ce trésor.

Malheureusement pour eux, Clint décida de foncer dans le tas pour sauver sa maîtresse, rapidement de suivit de Gary qui donnait l'ordre d'y aller. Dans un geste trop naturel à son goût, Edwin détacha son arme de sa ceinture, le pointant en avant, suivant de près ses camarades, ne remarquant qu'après qu'Arthur s'était éclipsé. Ed n'eut pas le loisir de le chercher du regard qu'ils arrivèrent vite au contact des ennemis. De nouveau coups de feu explosèrent non loin d'eux, touchant l'un des hommes qui retenait la sœur du sergent. En surnombre comparé aux ennemis, les survivants du stade n'attendirent pas bien longtemps avant de prendre le dessus. Gary en face du "chef" adverse, Arthur réglant son compte à un des sbires alors qu'il a abattu la victime du chien, Alan tenant l'un à la gorge. Edwin vint à son tour se poster près de sa bande, arme levée, prêt à tirer sur le premier de ces connards qui osera faire quoique ce soit. D'un regard, il voit un homme un peu amoché, sans doute un des survivants du stade qu'ils avaient laissé derrière. S'approchant de Dante, l'employé de zoo lui tapote l'épaule, lui faisant ainsi comprendre qu'il passait à ses côtés.

Derrière le groupe, trois nouveaux marcheurs s'invitèrent au spectacle, probablement attirés par la fusée de détresse et tout le brouhaha des vivants. En s'approchant d'un des opposants, Ed n'hésita pas à lui dérober son flingue et sa lame. S'il avait voulu protesté, l'inconnu se retint quand le canon du soigneur se colla contre sa tempe. L'ancien boulanger le savait, il appuierait sur la détente s'il le fallait, ne serait-ce que pour protéger les siens. Arrivant au niveau du compagnon des femmes, il mit entre les mains les armes réquisitionnées et le poussa vers la bande. Non loin, les râles gutturaux se faisaient de plus en plus proche.

- M'en occupe.

Rangeant son flingue, il mit au clair son couteau de combat et vint à la rencontre des silhouettes qu'il connaissait très bien. Ces corps dépourvus d'âme qui n'ont que pour seul but d'étriper le restant de l'Humanité. Attirant les cadavres vivants vers lui, Ed enfonça l'acier affûté dans un crâne puis laissa tomber la dépouille, reculant à nouveau en attirant les autres, répétant encore une fois les actions. L'endroit nettoyé, il grimaça. En comptant celui qu'avait abattu papa viking, ça faisait quatre malades. A ce rythme, d'autres arriveraient bientôt. Soupirant enfin, il récupéra son flingue, attendant patiemment la suite des évènements. Combien de temps prendraient ces idiots avant de comprendre qu'ils n'avaient aucune chance ?


Arrivage de Futur Papa
Revenir en haut Aller en bas
Dante Lassiter
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 2641
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: This is War.    Sam 12 Mar 2016 - 19:25

La cadence de marche était élevée, pourtant il était difficile d'évaluer à quel moment le groupe arriverait à atteindre son but. Des cris et des coups de feu résonnaient, cela ne laissait rien présager de bon car les personnes, vers qui ils se rendaient, représentaient vraisemblablement un danger pour eux, que ce soit direct ou indirect avec des rôdeurs en nombre ou pouvant l'être par tout ce bruit. Les voix se faisaient entendre de façon plus distinctes au fur-et-à-mesure de leur avancée et Gary ne tarda pas à identifier l'une d'elle ; celle de Rose. Était-ce réellement possible qu'il s'agisse bel et bien de l'hispanique ? Tout le monde la pensait morte, alors ils l'auraient finalement abandonné dans le stade ? Dante n'arrivait pas à se dire que cela pouvait être le cas, mais l'assurance dont Gary faisait preuve ne pouvait être faussée à ce point. C'était impossible.

Le canadien prit place en dernier auprès des autres qui venaient de se stopper, le temps d'analyser la situation, et son regard navigua de gauche à droite afin d'observer au mieux les positions de chacun et force est de constater qu'il s'était trompé, les Hommes présents étaient le danger. Clint se mit à courir en direction de l'un des hommes qui semblait menacer une des femmes présentes, Dante posa ses yeux sur celle-ci et... C'était elle... Rose.. En vie. Il était partagé entre la joie de la voir vivante et la colère vis-à-vis du groupe, lui y compris, de l'avoir abandonnée la pensant morte.

Gary lança l'assaut, Arthur et Alan partirent d'un côté tandis que le brun suivit Edwin et le chef du groupe. Tout se passa très vite, Dante tenait fermement son arme et la pointait en direction d'un de ces types. Ils étaient faits, c'était évident, ils étaient en infériorité numérique et encore plus lorsque Arthur s'occupa de l'un d'eux. S'occuper était bien faible en comparaison au déchaînement de rage et de haine dont il faisait preuve, mais c'était tout à fait compréhensible car le nouveau cadavre menacait la sœur de l'ancien sergent et si un jour le canadien se retrouvait dans une situation similaire il n'était pas à écarter l'hypothèse qu'il perde une nouvelle fois son contrôle pour protéger un être cher.

Un autre homme était mal en point et même sans être juste à côté de lui, il était évident que ce dernier venait de se faire mordre, et pas qu'un peu. Qu'allaient faire les habitants du chalet des types leur faisant face ? Le canadien n'en avait pas la moindre idée et il s'en fichait pas mal de les voir vivre ou non, ce n'était pas la chose essentielle pour lui. Dans tous les cas, ce n'était pas lui qui prendrait la décision, mais en attendant il était préférable de les désarmés.

Pendant que les deux ''chefs'' de groupes commençaient à discuter, Dante se dirigea vers l'un des types et se plaça à l'arrière de ce dernier en lui collant le canon de son Beretta dans le cou « On ne bouge pas, merci. » lui dit-il d'un ton sec mais avec un large sourire. De sa main libre, il saisit l'arme rangée dans son étui et la lame mise à la ceinture. Pour le pistolet, il le rangea dans l'emplacement de sa propre arme et pour l'autre, il la garda en main avant de se reculer de quelques pas afin de contrôler l'homme et de se placer sur son côté droit.

Edwin avait déjà désarmé l'un des Hommes avant de partir s'occuper de rôdeurs se rapprochant d'eux. Il était préférable que tout cela se termine le plus rapidement possible et sans de nouveaux éclats de voix ou de coups de feu pour éviter d'en attirer d'autres. Il serait idiot de se retrouver en danger en s'attardant trop ici. Le brun cherchait du regard une personne qu'il n'avait pas encore revu ; Norman, le fils de Gary et Rose. Il ne le trouvait pas et ne préférait pas demander où il pouvait être car si Rose s'en était sortie, peut-être que leur enfant, lui, en revanche n'avait pas pu. Ce n'était vraiment pas le moment d'évoquer ce sujet.




#306B57
Revenir en haut Aller en bas
Gary Warren
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 25/09/2014
Messages : 902
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: This is War.    Lun 14 Mar 2016 - 18:47

Si lui avait gardé son calme par miracle, ce ne fut pas le cas de ce cher Arthur qui avait laissé la bête se défouler. Hors de lui. Et sur l'instant, alors que son regard croisa celui de cette femme, sa femme, effrayée, au bord de la crise de nerfs, il se demanda bien pourquoi est-ce qu'il se gardait de péter un câble lui aussi. Il ne le savait pas. Pas vraiment en tout cas. Ses mains tremblées d'agacement, alors que son ennemi reculait d'un pas quand lui avançait d'un autre. Il aurait pu le faire courir sur des kilomètres s'il avait fallu.

Il n'entendit que la porte de la portière s'ouvrir maladroitement, et le chien grimper à l'intérieur pour aller voir son jeune maître. Le reste fut à la discrétion de l'habitacle, alors que Gary tâtait doucement la gâchette de son arme. Il avait envie d'appuyer dessus. Il en avait tellement envie. Du coin de l'oeil, il vit simplement Daryl se relever et rejoindre la voiture, soudainement rassuré, rasséréné, après tout ce qu'il venait de se passer. Il cracha du sang sur la neige, extirpant du bout de ses doigts la molaire qu'on lui avait déchaussé en le tabassant tantôt. Une insulte lui échappa, alors que son vis-à-vis comprenait qu'il n'aurait pas la main ici, plus maintenant en tout cas, et que sa chance se trouvait sans doute ailleurs ce soir :

Mec, c'est bon. Tu m'as eu, avec ton crew. On est désarmés, laisse nous juste partir, ok ? On te laisse les armes, et tout ce qu'on a... On va plus le refaire, j'te le promets... On va-
On va pas discuter.

La voix de Gary sonna comme un grognement de bête. Entendre la voix de ce type, qui s'était comporté comme une enflure avec la femme qu'il aimait, c'était trop pour lui. Pas question de le laisser causer. Pas question de le laisser approcher qui que ce soit d'autre. Il le prenait vraiment pour un con ! On va plus le refaire ? Bah voyons. Le prochain, ça sera pire pour sa pomme. La fin du monde datait que de quelques mois pourtant, et ça empêchait pas les humains d'être ce qu'ils avaient toujours été : des bêtes.

Et lui ne faisait pas exception.

La flèche de son arbalète partit et se planta dans la gorge de celui qu'il visait. Il n'y eut qu'un sifflement à peine perceptible dans le blizzard, mais les gargouillis sortant de ses poumons cherchant de l'air, eux, l'étaient. Quand l'homme tomba à terre, lâchant son flingue au passage qui s'enfonça dans l'épaisse couche de neige, Gary s'en détourna. Il en restait. Et eux non plus ne pouvait pas rester, pas si près de leurs camps, pas après ce qu'ils avaient vu. Si lui avait été capable de presser la détente, il savait pas si les autres y arriveraient. A dire vrai, il s'en fichait. Il fallait qu'ils le fassent, ou lui s'en chargerait. Nécessité oblige. En attendant, il fallait être clair :

Abattez les.

Le chasseur se tourna vers les rescapés, vers celle qu'il avait reconnu. Sa froideur l'avait quitté, alors qu'il fit un pas vers elle sans se douter de ce qui l'attendait. Il perçut juste un mouvement de la part de la chirurgienne, un mouvement ample suivant et puis...

Eh, qu'est-ce que tu-
Rose, je-

Gary n'entendit que le coup de feu, en regardant sa femme droit dans les yeux. Elle avait une arme, braquée sur lui. Les pupilles folles de celle qui perdait pied. Et Daryl à côté se trouvait bien comme deux ronds de flanc à pas comprendre ce qu'il venait de se passer. Puis il y eut la douleur alors qu'il atterrissait sur le cul. Quand il tourna la tête et qu'il porta sa main à son épaule, en voyant le rouge commencer à teinter la neige.

Ah putain... Grogna-t-il sans réaliser ce qu'elle venait de faire.
MAMAN !

Norman bondit sur le tableau de bord, tapant comme un fou contre le pare-brise pour appeler sa mère de toutes ses forces. Clint l'accompagna, aboyant dans l'habitacle avec son jeune maître. Et Gary lui, perçut finalement la douleur vive qui lui grimpa jusqu'à la gorge.

Ah putain la conne...

Elle venait de lui tirer dessus...

C'EST PAPA ! C'EST PAPA !

ELLE VENAIT DE LUI TIRER DESSUS.

Heureusement qu'elle sait pas viser, souffla-t-il en pressant sa plaie comme il le put, lâchant son arbalète à la suite. Encore un peu, et sans doute qu'il aurait pu rigoler.




Go tell that long tongue liar. Go and tell that midnight rider. Tell the ramblr, the gambler, the back biter. Tell'em that god's gonna cut'em down. You can run on for a long time, sooner or later, God'll cut you down.
Revenir en haut Aller en bas
Rose A. Warren
Administratrice
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 28/03/2014
Messages : 1554
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: This is War.    Mar 15 Mar 2016 - 0:33


L'espace d'une seconde, elle crut que la chance avait tournée. Du moins, jusqu'à ce qu'un des nouveaux arrivants dont elle n'arrivait pas à voir le visage, éclairé par les phares de la voiture, ne finisse par se jeter sur l'un des bourreaux d'Elyse en hurlant comme un diable. Elle sentit la poigne contre sa gorge s'atténuer, lui permettant même de s'échapper pour observer le massacre.

Sans doute que ses nerfs lâchèrent, alors qu'elle ne reconnaissait même pas les visages de ceux venus les aider, trop horrifiée par les hurlements de démon de l'un, alors qu'Elyse observait la scène traumatisée, et que la chirurgienne se jetait sur le corps encore chaud de l'homme qu'elle avait poignardé, fouillant frénétiquement ses poches dans l'espoir d'y trouver l'arme qu'elle n'avait pas pu récupérer. A moitié allongée dans la neige alors que son corps ne faisait plus la différence entre la douleur ou le froid, ses doigts gelés finissant par atteindre le métal de l'arme.
Les hurlements ne cessaient pas. Leurs assaillants se faisaient tailler en pièce alors qu'une voix annonçait l'ordre de les abattre. Eux, ou bien les pillards ? Elle n'en savait rien, et n'était même pas sûre de vouloir attendre pour être au courant. Mû par l'instinct de survie, elle s'était contentée de jeter frénétiquement les balles dans le chargeur, de se relever vivement, et de tirer sur la première silhouette venue, alors que le recul de l'arme manquait de la faire tomber au sol, et que tout s'enchaînait. Norman sortant en trombe de la voiture, Daryl se jetant sur elle pour la désarmer en lui hurlant dans les oreilles de stopper le massacre, un aboiement de chien. Tout s'enchaînait tellement rapidement qu'elle en sentit la tête lui tourner désagréablement, alors que Daryl ramenait en arrière ses épaisses boucles brunes pour la forcer à le regarder.

C'est Gary ! Ils sont venus nous aider Rose, c'est terminé !
Qu... Quoi ?

Elle devait offrir un bien piètre spectacle, alors qu'elle ramenait lentement le regard vers la petite troupe qui terminait d'abattre le dernier pillard, et que Norman fonçait dans les bras de son père. C'était un rêve. Elle avait dû mourir, et arriver au Paradis en compagnie de tous ceux qui avaient perdus la vie au CenturyLink, voilà.
Un désagréable bourdonnement noyait sa tête, alors que ses yeux abîmés par la lumière des phares lui permettaient enfin de distinguer les visages de tous ceux qui avaient vécu à ses côtés au stade.

Gary ?

Sa propre voix l'étonna, alors qu'elle s'approchait enfin de l'homme à terre d'une démarche chancelante, réalisant dans un premier temps que la balle n'avait fait qu'une blessure mineure. Alan, Arthur, Dante, Edwin, et Gary. C'était bien eux. Elle finissait enfin par reconnaître leurs visages, qu'elle avait pourtant enfoui dans un coin de sa mémoire traumatisée après la chute du stade.
Elle ne sentit même pas tomber à genoux devant Gary alors que la tension qui nouait ses muscles depuis des semaines s'envolait.

Vous avez réussi à vous en sortir ?

Sa question avait presque été un murmure tant les mots lui manquaient, et qu'une bouffée de haine pure manquait de gagner son esprit en réalisant qu'ils l'avaient bel et bien laissé pour morte. Mais le soulagement des retrouvailles apaisa cet accès, alors qu'elle venait serrer son mari contre elle à l'en étouffer et qu'un sanglot s'étranglait dans sa gorge.
C'était terminé. Daryl le lui avait dis, et les visages autour d'elle lui assuraient qu'elle était vraiment en sécurité.

J'ai cru...

La simple idée d'évoquer leur mort la terrorisait trop pour l'admettre alors qu'elle collait son visage contre le cou de Gary, fermant les yeux pour cacher ses larmes de soulagement. Elle aurait pu rester ici des heures durant, sauf qu'une image lui revint en tête aussi violemment qu'un coup de poing.

Ta blessure... Perdona me, perdona me. Ils nous sont tombés dessus d'un coup, on à rien vu venir...

Elle entendit bien Daryl dans son dos faire remarquer qu'il n'avait pas risqué grand chose vu sa manière de tirer, mais ne releva pas.

Comment vous avez fait pour nous retrouver dans c'bled paumé putain ? Ne put-il s'empêcher de faire remarquer aux nouveaux arrivant, alors qu'il s'appuyait contre la voiture en grimaçant, soulagé de pouvoir enfin souffler.


So cold
It's so quiet here
And I feel so cold
This house no longer
Feels like home.

© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: This is War.    Aujourd'hui à 3:25

Revenir en haut Aller en bas
 

This is War.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-