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 Sometimes you have to shut your mouth and just listen

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Mar 15 Mar 2016 - 21:51

Le visage du colosse se transmua progressivement. Comprenant tout à fait les mots interrogatifs de l’ange à la chevelure cuivrée, les lèvres exsangues de l’homme se crispèrent pour ne former qu’une petite ligne de chair. Le grand sourire fut envolé, la joie qui scintillait dans les yeux du doux géant fut remplacée par une incertitude et une compréhension nouvelle. Reculant d’un pas, le golem de chair saisit alors dans ses grosses mains rugueuses une couverture déposée sur le sofa en face du foyer aux flammes dansantes. Une nouvelle blancheur venait de se rajouter aux traits étirés de fatigue de la bête. Une douloureuse révélation venait de se loger dans l’esprit de l’homme difforme. Encore un fois les gens avaient abusé de sa gentillesse. De sa naïveté de croire que les gens pouvaient réellement lui accorder un peu d’amitié. Laissant sa voix rauque s’exprimer, le monstre de foire s’exprima alors tout doucement, avec une peine diffuse.

Robert- Non tout le monde était parti quand je me suis réveillé… Euh… J’ai laissé une note à Ziggy pour m‘excuser pour le sang. Je croyais que les gens allaient venir ici…


Baissant les yeux vers le plancher de bois franc, le colosse aux muscles disproportionnés tordit la couverture rapiécée dans ses mains. Ses épaules immenses avaient ployé sous le coup de poing qu’une tristesse mesquine avait asséné de plein fouet à son âme si pure et trop humaine.

Robert- Il n’y a que toi qui as tenu ta promesse de revenir… Euh… Avant que je m’endorme. Euh… Tu vas me traiter de con, mais Sandra est venue me voir pendant que je dormais chez Ziggy.


Relevant les yeux vers la silhouette svelte et si magnifique de la photographe, le mastodonte eut un petit sourire énigmatique. La majorité des gens auraient mis cette expression sur l’imbécilité de la créature. Mais c’était un sourire sincère et surtout annonciateur d’une bonne nouvelle pour la jeune femme.

Robert- Ma nièce voulait me ramener avec elle loin d’ici… Euh… Au pays imaginaire. Mais j’ai refusé, car je lui ai dit que je ne voulais pas te quitter. Que je ne voulais pas abandonner ma seule amie… Euh… Quand j’ai pu me lever, j’ai trouvé un camion pou venir ici… J’avais mal, mais je savais que tu allais revenir à la maison.


Soulevant les épaules en signe d’incompréhension, le colosse à l’esprit si lent continua un peu sur sa lancée maladroite.

Robert- Quand j’ai pu enfin sortir, j’ai été à l’autre chalet… Euh... Il y a eu des gens qui sont venus là. Mais ils sont partis. Il n’y a que moi ici avec cheval qui vient d’arriver.


Pointant de son index vers l’extérieur du refuge, un sourire franc et honnête embellit l’horrible faciès du monstre de foire.

Robert- Il a décidé de me suivre… Euh… Il a perdu sa propriétaire. Je croyais que c’était toi, car la madame te ressemblait vue de loin. Euh… J’ai eu peur sur le coup que les méchants t’avaient eu.

Une lueur interrogative des plus prononcés s’intensifia dans le bleu si pur du regard de l’homme.

Robert- Pourquoi les autres ne sont pas là Juliane? C’est plus sécurité… non sécuritaire ici qu’en ville non? J’ai fait une bêtise pour les rendre en colère?

Mais une franchise et une sincérité émouvante bercèrent les derniers mots de la créature ayant une apparence de cauchemar.

Robert- Je me suis ennuyer de toi et merci d’être revenu… Euh… Tu es une bonne personne. Tu veux venir voir cheval? Il sera content de te voir, j’en suis sur!

Bobby tendit sa main démesuré vers Juliane pour l'inviter à le suivre...



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Jeu 17 Mar 2016 - 9:17




Sometimes you have to shut your mouth and just listen





Un léger sourire illumina le visage de Jill. Un petit mot pour Ziggy… Bob était vraiment quelqu'un d'unique… Sur que le magicien avait sourit en lisant ça. Enfin, l'expression du visage de Juliane changea à nouveau. Elle baissa les yeux tout en croisant les bras sous sa poitrine, calant son épaule contre le montant de la porte. Un pied sur l'autre, elle bougeait un peu les orteils pour les réchauffer. Elle était déçue. Pas pour elle. Mais pour Bob. Lui qui avait apporté son aide voilà qu'il se retrouvait à nouveau seul. Enfin maintenant elle était là. Mais elle en voulait un peu autre tout de même. Enfin, elle n'avait pas vraiment envie de repenser à ça. Alors elle écouta la voix rauque de Robert lui parler de Sandra. La jeune femme releva le menton pour regarder le géant.

Plus il parlait, plus Juliane souriait tendrement. Ce qu'il était en train de lui dire lui prouvait que leur amitié était autant dangereuse que bénéfique. Ils s'étaient mis à danger soit soit l'autre pour se retrouver. Mais c'était grâce à ce lien unique que Bob s'était battu pour reprendre des forces et revenir à la vie. Jill se contenta de lui sourire avant de baisser les yeux, presque gênée par tout ça. Parce qu'elle n'avait pas été là justement. Mais en même temps, elle ne regrettait pas le chemin qu'elle avait prit et les rencontres qu'elle avait fait.

« -cheval ? » demanda la jeune femme en fronçant un sourcil, le regard aussi interrogateur que la voix. Elle se déplaça quelque peu pour voir l'animal par la fenêtre et elle sourit à nouveau. Elle tourna la tête vers Robert et lança pour la rassurer : « -impossible, j'suis trop forte pour eux ! » C'était de l'humour bien entendu, mais elle voulait alléger l'ambiance. Mais Bob se chargea de ramener le sujet qui faisait mal sur le tapis.

La jeune femme se pinça les lèvres entre elle, avant de répondre : « -j'en sais rien Bob. » Sa voix était un peu plus froide. Elle croyait avoir avalé tout ça, mais c'était toujours bien présent. Elle avait toujours des choses à dire au géant, des choses qui allait peut-être faire mal. Sûrement même. Mais ça ne pouvait pas rester en elle. « -j'suis partie parce que j'étais pas à ma place, je sais pas ce qui s'est passé après. » Elle replaça ses cheveux, détournant le regard pour à nouveau le poser sur l'animal en dehors du chalet.

« -attends. » Elle regarda ses pieds une petite moue enfantine sur le visage. « -j'peux pas sortir en chaussette. » Un clin d'oeil et elle s'approcha de ses chaussures. Elle en enfila une en sautillant sur elle même, avant de faire en vitesse les lacets. Une fois les deux misent, elle prit sa veste et l'enfila tout comme son écharpe et son bonnet. Un sourire pour Bob afin de lui dire que c'était bon, et elle le suivit dehors. Le froid la saisit. Elle était quand même mieux à l’intérieur…

« -hey salut toi... » souffla la jeune femme en approcha une main vers l'animal. Celui-ci ne bougea pas. Alors elle pu passer sa main sur lui, souriant, heureuse du contact. « -tu ne lui a pas trouvé de nom ? » demanda-t-elle en regardant Robert. « -parce que cheval c'est pas terrible quand même... » Pour le moment, l'ambiance était à la retrouvaille. Mais les explications viendraient… Elle voulait mettre les points sur les I avec le géant. Le faire comprendre certaines choses. Et elle trouverait le moyen pour que ça rentre dans sa tête !
 

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Lun 21 Mar 2016 - 21:27

Le colosse rougit en voyant les chaussettes de l’ange à la chevelure cuivrée. Il était tellement heureux de revoir Juliane qu’il n’avait pas remarqué qu’elle avait enlevé ses chaussures. Une petite expression de déception passa brièvement dans le regard bleuté de l’homme difforme. Il se demandait si la photographe avait trouvé la surprise que Robert avait préparée depuis de nombreux jours. Dans son for intérieur, il espérait que non, mais la prescience de la Texane était hallucinante des fois. Souriant bêtement en voyant la petite danse du laçage de chaussures, le mastodonte emmena sa seule véritable amie à l’extérieur. Le parquet protesta sous les lourds pas de Bobby et la porte arrière grinça quand elle fut ouverte. La magnifique monture regarda les deux êtres, un céleste et l’autre monstrueux, s’approcher de lui. Une joie diffuse parcourra le visage aux traits atypiques et durs du mineur. Un bonheur de voir un tel amour se propager presque instantanément entre Juliane et le cheval. Une question fut alors posée, que la réponse devait être trouvée par l’ange elle-même. Sans mots dire, avec une délicatesse et une tendresse sans borne dont il avait le secret, Robert déposa la vieille couverture rapiécée sur les flancs du quadrupède. Sans le savoir, il avait complètement oublié d’enlever la selle ou était noté les inscriptions des forces de l’ordre de Seattle. Il y avait quelques sacs qui pendaient aussi, les maigres possessions de la malheureuse victime ainsi que de l’avoine. Flattant l’encolure de sa main immense et rugueuse, les doigts du monstre de foire entrèrent en contact avec ceux graciles et effilés de la Texane. Habituellement l’homme maintes fois brisé aurait enlevé sa main en vitesse en rougissant. Mais Robert a maintenant une confiance aveugle envers la jeune brunette. À la place il resta quelques merveilleux instants figés, prolongeant un contact si doux. La voix rauque, mais si douceâtre de l’homme au grand cœur s’éleva avec une telle légèreté que Juliane dut certainement tendre l’oreille pour en percevoir les mots.

Robert- Je suis heureux de te voir avec cheval… Euh… Il a l’air de bien t’aimer.

Baissant un peu le regard, l’homme à l’apparence monstrueuse rajouta avec une tendresse infinie dans le regard bleuté si pur qui semblait émettre de son âme elle-même.

Robert- Je sais que c’est pas Tonnerre, mais tu vas pouvoir refaire de l’quitra… équa… du cheval. Euh… Le truc de la vitesse grisante et liberté qui te fait sourire, tu sais.

Laissant tomber le bras sur son flanc dont la zone douloureuse était encore à vif, une grimace de douleur fugace traversa le faciès monstrueux de la bête. Respirant un bon coup, l’homme difforme sourit de manière un peu crispée pour essayer de faire une illusion pathétique de bien-être. De ne pas inquiéter l’ange déchu du paradis et qu’elle se concentre sur le magnifique animal.

Robert- Tu sais t’en occuper et pas moi… Euh… Selon Charlie Rocky le chien du patron de la mine est mort à cause du chocolat que je lui donnais… Euh… Elle m’en empêcher de faire la même gaffe avec Gary tu sais… Euh… Et j’ai toujours été nul dans les noms.

Baissant de nouveau la tête, une légère rougeur se propagea sur les joues du mastodonte, synonyme d’une demande de sa part.

Robert- Tu peux lui trouver un nom?

La voix du géant devient encore plus faible, un murmure avait plus d'impact que le ton que Bobby employait à cet instant.

Robert- Je me suis ennuyé de toi mon amie...



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Jeu 24 Mar 2016 - 21:53




Sometimes you have to shut your mouth and just listen





L'animal était magnifique. Et Jill était vraiment heureuse de retrouver la proximité d'un cheval. Cela faisait remonter en elle bien des souvenirs, provoquant un joli mélange d’émotions douces et fortes à la fois. Elle avait appris à monter très tôt, lorsqu'elle n'était qu'une petite fille. Son père était obligé de l'aider à grimper. Mais ce fut aussi très vite qu'elle avait développé des talents pour l'équitation. Elle adorait depuis toujours la présence de ses animaux, la caresse de leurs robes, la douceur de leurs yeux. La jeune femme avait toujours été très lié à Tonnerre. Il avait été un ami fidèle. ET Jill s'était toujours plu à croire qu'il la comprenait. Poussant la galop un peu plus vite lorsqu'elle avait besoin de s'évader. Alors le cheval qu'elle était en train de caresser n'était pas le sien, mais elle était tout de même heureuse de faire sa connaissance.

La jeune femme regarda Bob, son sourire s'étirant un peu plus sur ses lèvres fines. Un sourire rien que pour lui, parce qu'elle était soulagée de l'avoir retrouvé vivant. Elle vit cependant la petite grimace qu'il esquissa, son regard restant appuyer quelques secondes sur le géant. Ce simple signe de douleur le renvoyait quelques jours en arrières, lorsqu'ils s'étaient retrouvés. Elle se souvenait à la perfection de la blessure qu'il avait. Et c'était sans doute normal qu'il est encore mal.

« -je t'apprendrais. » souffla-t-elle à son ami. Il n'y avait rien de bien compliqué. Et elle savait déjà que Robert se montrerait doux avec l'animal. Jill reposa ses yeux sur le cheval, penchant la tête sur le côté souriant encore et toujours. Elle avait une furieuse envie de grimper sur son dos puissant et de s'élancer. Mais elle était aussi bien fatiguée, et l'animal ne la connaissait pas. Alors ça attendrait. Demain peut-être… Rien ne pressait. Il fallait juste lui trouver un endroit sur. Malheureusement, l'animal aussi devait certainement être un plateau repas pour les infectés.

Un regard pour Robert, et elle pencha la tête de l'autre côté, méditant sur un nom qui pourrait coller… «-hum… Que penses tu de… Caramel ? » Le cheval souffla comme pour montrer qu'il n'était pas d'accord, ce qui fit rire Juliane avant qu'elle ne réponde en posant sa main sur le museau du cheval : « -d'accord… Pas celui là… Alors… Biscuit ? » Jill haussa les sourcils, souriant toujours. L'animal sembla apprécier vu qu'il colla un peu plus sa peau contre la main de la jeune femme. « -tu aimes ? » demanda-t-elle en regardant Robert.

Mais elle baissa les yeux en entendant la phrase de Robert. Elle n'aurait sans doute pas du le laisser, partir ainsi. Mais il était plutôt bien entouré lorsqu'elle avait décidé de mettre les voiles. Elle se mordit la lèvres inférieurs, avant de réprimer un frisson. Elle finit par dire : « -je pense qu'il ne faut pas le laisser trop loin du chalet… Histoire d'avoir un œil sur lui. » Implicitement ça voulait dire qu'elle n'avait pas envie de le voir se faire attaquer par des rodeurs. Une dernière caresse pour l'animal, et elle demanda : « -tu as encore mal ? » Non elle n'était pas aveugle, et ça ne servait à rien qu'il lui mente. Elle l'avait vu. « -tu veux que je regarde ? » demanda-t-elle même si elle était prête à parier qu'il allait se mettre à rougir. La où était située la blessure, ce n'était peut-être pas des plus évidents pour faire un pansement tout seul. Enfin elle lui laissait le choix, il n'y avait rien d'obligatoire.    


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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Ven 25 Mar 2016 - 12:31

Le mastodonte fut prit un d’un rire enfantin, des plus léger en entendant le nom du cheval. Non pas un rire de dérision, mais une simple joie infusée par son âme si pure. Détachant la bride du splendide animal de la rampe de la galerie, Robert parla tout bas, avec une tendresse des plus incongrues pour un homme de sa condition physique.

Robert- C’est un beau nom Biscuit! Un nom à croquée…

Une nouvelle quinte de toux le fit grimacer, la blessure à son flanc rappela le mineur à son bon souvenir. Ne voulant pas inquiéter son amie avec cet élancement, Robert ayant une endurance hors du commun et surtout une habitude à régler ses soucis seuls, il murmura à l’oreille de l’étalon.

Robert- Je te l’avais dit… Juliane est très intelligente hein.

Un hennissement et un hochement de tête affirmatif salua l’affirmation de Bobby et le sourire de l’homme s’agrandit tellement pour chatouiller ses lobes d’oreilles.

Robert- Euh… On pourrait cacher au chaud Biscuit dans le garage cette nuit? Il sera bien et je pourrais lui faire un lit avec les vieux vêtements que j’ai trouvé dans des boites… Euh… C’est ok selon toi?


Pointant une sorte de cabanon non loin du chalet, le visage de Bobby s’éclaira subitement comme si sa stupidité habituelle venait de fondre pour laisser place à un esprit ingénieux.

Robert- C’est un truc pour pêcher sur la glace tu sais… Euh… C’est assez grand pour Biscuit et il y a un petit poêle à bois… Euh… Tu en pense quoi?

Se plantant les mains dans les poches, il fit signe de la tête au cheval de le suivre. L’ancien mineur était heureux que Juliane semble avoir oublié la blessure. Mais une parole figera la masse de muscle disproportionné aussi surement d’un coup de feu. Baissant la tête pour regarder le sol, une petite gêne se propagea sur les traits atypiques de Bobby.

Robert- Euh… Ça étire encore un peu et ça pique. Je ne veux pas d’embêter avec ça Jill… Euh… Mais je sais que si tu veux voir tu vas tout faire pour y arriver… Même me chatouiller à mort…

Un petit rire franc se dégagea de la gorge de l’homme démesuré. Il hocha la tête pour donner son éternel accord à sa seule amie qui lui restait dans ce monde chaotique. En fait la seule qu’il n’avait jamais eue à part ses deux anges trépassés. Le ton rocailleux et trainant du mineur du Kentucky s’éleva comme une douce complainte de baleine dans l’air.

Robert- On met Biscuit bien à l’aise et ensuite on regarde le petit bobo… Euh… On a plein de trucs pour guérir dans la salle de bain de l’étage… Euh... Ou bien mon ruban gris aussi… Ensuite, manger! Tu as bien mangé? Je n’étais pas là pour faire le repas et manger de ta nourriture c’est risqué pas vrai…


Un sourire sincère et complice se déposa sur les lèvres de l’homme. Comme à son habitude, le golem de chaire meurtri se souciait des personnes autour de lui avant son propre confort. Il resta alors telle une gargouille de granit, immobile et silencieux, dans l’attente de la décision de Juliane pour l’abri de Biscuit…



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Mar 29 Mar 2016 - 21:24




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Un petit sourire espiègle se dessina sur les lèvres de Jill lorsqu'elle vit Bob parler à l'oreille du cheval. Elle ne put s'empêcher de dire amusée : « -ne commencez pas à faire des cachotteries tous les deux. J'vous ai à l’œil. » La jeune femme pointa ses deux yeux avec ses doigts avant de les diriger vers le géant et l'animal les paupières légèrement plissées. Elle hocha la tête de façon affirmative pour signaler à Robert que son idée était bonne. Au moins l'animal ne serait pas dehors. Protégé de la menace permanente des rôdeurs qui ne cessaient de croître à mesure que les jours passaient. Elle n'avait pas la moindre envie de le voir se faire dévorer.

Lorsqu'elle parla de la blessure du géant, cela sembla lui provoquer comme un électrochoc. Elle pouffa de rire en voyant son ami baisser les yeux. Impossible de le changer celui là ! Approchant de lui, elle posa sa main sur le bras de Robert et dit avec un peu plus de sérieux. « -je te chatouillerais pas promis, j'ai pas envie de te faire encore plus mal. Je regarderais tout à l'heure. » c'était pas compliqué, il n'avait pas le choix. Elle y jetterait un coup d’œil, referait le pansement s'il le fallait. Elle n'avait pas envie qu'il fasse une septicémie simplement parce qu'il était trop gêné qu'elle voit son torse nu. C'est bon ! Juliane s'en tapait de ça.

Elle ouvrit la bouche pour dire qu'elle était d'accord avec la planning qu'il était en train d'établir pour eux, mais la dernière phrase qu'il prononça la fit grimacer et répliquer : « -ah… ah… ah… très drôle monsieur je cuisine comme un chef ! » Elle saisit la bride du cheval et commença à avancer, passant devant Bob comme si elle boudait, avant de lancer par dessus son épaule : « -si je suis revenue c'est que j'ai survécu à ça ! » Une fois près du garage, elle leva les yeux vers le ciel, une moue sur le visage et elle souffla : « -bon d'accord, c'est pas moi qui faisait à manger… mais ! » Elle leva son index et dit : « -mais quand même je sais faire deux ou trois trucs ! Mauvaise langue va ! » Un léger coup de coude à son ami, visant avec beaucoup d'attention un endroit de son corps où il n'était pas blessé. « -aller ouvre la porte qu'on mette Biscuit au chaud, et nous aussi par la même occasion. »

ça lui faisait du bien de retrouver son ami. Il lui avait manqué. Sa simplicité et son don pour la faire rire avec un rien lui faisait chaud au coeur. Même si elle ne perdait pas de vu qu'elle avait des choses à lui dire. Des choses qui n'allaient pas être tendres, qui n'allaient sûrement pas le faire sourire et encore moins rire. Mais il fallait qu'elle lui parle avec franchise et sincérité. Pour lui, pour elle, pour que tout soit enfin réglé. Pour le moment, elle profitait de leurs retrouvailles qu'elle avait imaginé tout autrement. Sans compter la présence du cheval qui semblait les avoir adopté assez rapidement.

Lorsque la porte fut ouverte, la jeune femme fit avancer Biscuit dans sa nouvelle maison et elle lui retira le mord qu'il avait entre les dents. « -voilà… ça va mieux ? » Elle ne savait pas depuis combien de temps il portait ça. La jeune femme montait le plus part du temps sans tout ça lorsqu'elle partait en balade avec Tonnerre. Comme les indiens le faisaient… Elle préférait, même si c'était plus risqué niveau chute. Ça lui avait valu une belle cicatrice sur l'omoplate lorsqu'elle était enfant…

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Jeu 31 Mar 2016 - 15:01

Le géant au grand cœur avait un sourire radieux. La pâleur de la fatigue de l’homme fut repoussée devant la soudaine joie enfantine et sincère. Suivant sa chère amie pour mettre Biscuit en sécurité pour la nuit, la complicité entre les deux êtres aux destins entrecroisés semblait des plus intactes. D’un petit coup de coude moqueur dans les côtes du colosse juste au sous-entendu cocasse, Robert se sentait à des lieux de ce monde désolé. Ce lieu où les récentes trahisons avaient perforé sa confiance en cette humanité chancelante. Quand il s’était réveilleur seul dans la chambre dans la boutique de Ziggy, le monde du mineur s’était effondré comme un château de cartes. Une frayeur s’était lovée dans son estomac et des pensées sombres avaient hanté l’esprit lent de Bobby. Dans ses visions qui l’avaient suivi juste au chalet, il voyait ses amies se faire déchiqueter par des goules aux masques mortuaires grimaçants. Les jours avaient passé sans réelle lueur d’espoir et la déchéance de l’homme se prolongeant sur une telle souffrance qu’il mangeait à peine. Il avait même demandé à sa nièce d’accompagner Juliane juste à lui et de lui accorder sa protection divine. Une pensée transportant de sincères remerciements s’échappa de l’imaginaire du colosse pour rencontrer l’esprit translucide de Sandra qui accompagnait Bobby à chaque seconde de son existence. Voir la Texane parler au cheval et lui caresser la crinière fit renaitre l’espoir de l’homme tel le phœnix qui renait de ses cendres.

Tendant sa main immense vers l’ange à la chevelure cuivrée, le mineur n’était qu’une immense aura de bonheur et de gratitude. La voix rauque du géant résonna dans l’air froid.

Robert- Euh… Tu viens Jill? Tu crois que Biscuit sera bien ici? Et je suis sûr qu’il a hâte de te faire un tour…

Le mastodonte indiqua un petit escalier qui emmena le duo vers le rez-de-chaussée. La porte de la salle de bain était située à la droite de Robert et celui-ci entra dans la pièce. Farfouilla avec sa subtilité légendaire, les grosses paluches du mineur éparpillèrent les flacons de médicaments et pansements sur l’évier. Laissant poindre une légère timidité, les habitudes avaient la vie dure, Robert enleva ses bretelles. Laissant les serpentins d’élastiques noirs tombés sur ses flancs, la confusion régna sur les traits atypiques de l’homme.

Robert- Euh… Tu veux que je m’installe où Jill? Assis sur le bol ou ben je reste debout?

Suivant les indications de la personne qui avait le plus d’importance dans sa vie, le golem s’exécuta en grognât un peu pour faire une tentative de farce. Un ronchonnement comme il avait pris l’habitude pour faire rouler les yeux de la magnifique femme et faire apparaître un sourire pince-sans-rire qu’il était si friand. Souriant bêtement et piquant un fard sur ses joues mal rasées, Bobby enleva sa chemise. Dévoilant sa honte au regard de bronze de fusion de son amie, Bobby plongea dans l’étendue des fenêtres de l’âme de Juliane. Aucune dérision, aucun malaise ne planèrent dans les iris de la Texane. Un sourire de gratitude flotta sur les lèvres exsangues du géant. Un murmure de soulagement rocailleux se forma dans l’air.

Robert- Euh… Tu es vraiment une personne avec une belle âme Jill… Euh… Les gens n’aiment pas voir mes cicatrucs… Cicatrices. Et moi j’aime pas non plus me voir… Pas beau du tout même monstrueux comme le disait une infirmière pour mon bobo par balle…

Le désastre de ce corps parsemé des sévices de la jalousie des hommes se révéla au grand jour. Cette armure de cuir tanné par tant de labeurs semblait être rapacité tant de fois par des filins rosâtres ou bien blanchâtres. Même un impact rond, point d’entrée d’un projectile, décorait le pectoral gauche. Comme une médaille sordide. Aucune graisse n’alourdissait les muscles saillants et souvent disproportionnés de cette solide charpente. Le pansement rougi par une fine pellicule de sang séché indiquait que la blessure avait assez bien tenu les chocs journaliers de l’homme. Sous le bagage de fortune, les lèvres de la plaie avaient suinté de quelques gouttes de fluide vital. Un peu comme un œil ayant les paupières fermées et que quelques larmes sanguinolentes avaient coulées par les commissures. Mais un sourire coquin, joyeux et épanoui se profila sur les traits tirés par la fatigue de l’homme.

Robert- Regarde bien. Sandra riait à chaque fois...

Petit air:
 

Chantonnant une chansonnette entrainante, Robert fit bouger ses pectoraux en rythme. La voix du mineur était un délice pour les oreilles lorsqu’il chantait. Comme si son âme si belle et remplie d’humanité était mise à nu. À cet instant, c’était la pureté enfantine de son for intérieur qui s’amusait à faire bouger les muscles. Après quelques instants des plus comiques, le géant s’esclaffa et du se mordre les lèvres pour trouver un semblant de contenance. Alors, une des phrases dites par la Texane percuta le subconscient du colosse. Une franchise et une bonté assaillirent le visage de granit à peine travaillé de l’homme et il demanda simplement.

Robert- Euh… Tu n’as pas fait de manger dernièrement? Euh… Tu étais avec des gens? J’espère qu’ils ont été gentils avec toi… Euh… Ce n’est pas de mes affaires désolé…

Juliane pouvait faire ce qu’elle voulait et Bobby ne voulait pas la restreindre. Chacun devait être libre et il savait qu’il serait toujours là pour la seule personne qui ne l’avait pas laissé tomber comme un déchet d’humanité…



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