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 Sometimes you have to shut your mouth and just listen

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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Sam 5 Mar 2016 - 14:43




Sometimes you have to shut your mouth and just listen





La forêt était silencieuse. La neige couvrait encore le paysage de son grand manteau immaculée. Même si elle trouvait cela très beau, Jill avait tout de même du mal à s'habituer à tout ce blanc, mais aussi au froid mordant. Elle avait prit son courage à deux main pour quitter Weeping Weelow et ses habitants. Elle avait serré Feather dans ses bras, avant d'adresser à Dwight un sourire complice. Un salut pour les autres et la jeune femme avait reprit la route. En sens inverse. Elle voulait rejoindre le chalet, celui dont ils avaient parlé. Celui où, elle l'espérait, se trouvait Bob, Ziggy… Sans doute Selene et peut-être Harry. En réalité, la jeune photographe n'en savait rien. Elle avançait dans la neige avec détermination, espérant les retrouver. Mais plus elle gagnait du terrain, plus elle sentait son ventre se tordre. La peur ? Les doutes ? Oui, elle ne savait pas ce qui allait se passer. Et pourtant elle voulait pousser la porte du chalet. Elle verrait bien.

Au loin, elle aperçu une légère fumée. La cheminée… Une pointe d'espoir s'éveilla en elle, l'aidant à trouver encore un peu de force pour parcourir les derniers kilomètres. Elle était frigorifiée, ne sentant plus ses orteils ni le bout de ses doigts. Encore moins la pointe de son nez pourtant protéger sous une grosse écharpe. Lorsque son regard se posa enfin sur le bâtiment devant elle, Juliane resta bloquée quelques secondes. Planté au milieu du chemin enneigée, elle hésitait. Et si elle n'avait plus sa place ici ? Et si Bob était… Et si ce n'était pas des personnes connues qui se trouvaient ici ? Déglutissant avec difficulté, elle tenta de se calmer et trouver un peu d'air. Ses poumons la brûlaient à cause du froid. Mais elle prit tout de même le temps de se poser. Le dos contre un arbre, elle leva son regard vers la cime des arbres, baissant son écharpe. Elle souffla sur ses doigts pourtant confinés dans des moufles. Elle ne pouvait pas rester dehors. La nuit reviendrait bientôt. Impossible de passer celle-ci dehors.

Serrant les dents, la jeune femme se dirigea alors en direction du chalet, d'un pas décidé. Elle tapa ses pieds contre les planches de bois du perron, avant de jeter un coup d’œil par la première fenêtre venu. Le feu était en train de mourir dans la cheminée. Et cela ne semblait alarmer personne. Fronçant les sourcils, elle se décida à frapper à la porte. Mais après trois longues minutes d'attente, elle actionna la poignée. Petit grognement. Ça aurait été trop beau… Non mais c'était hors de question qu'elle reste là dehors. Elle n'en pouvait plus, il lui fallait de la chaleur.

Son regard se porta sur la baie vitrée. Si avec un peu de chance elle était merdique comme celle de chez ses parents… Un coup d'épaule et… Yes ! Un sourire s'afficha sur les lèvres de la jeune femme. Elle avait l'impression de devenir experte pour rentrer dans des maisons par effraction. Mais  elle n'avait pas le choix, c'était soit ça, soit elle perdait ses doigts de pieds !

Une fois à l’intérieure, Jill referma derrière elle, laissant le froid dehors pour savourer la chaleur du chalet. C'était étrangement silencieux. Il n'y avait donc personne ici… Sur ses gardes, la jeune femme posa son sac à dos, saisissant son couteau, juste au cas où. Elle avança sur la pointe des pieds, cherchant du regard quelque chose qui pouvait lui prouver que ce lieu appartenait vraiment à ceux qu'elle avait quitté à Seattle. « -y'a quelqu'un ? » Finit-elle par crier tout en posant les pieds sur la première marche de l'escalier, le regard rivé vers le haut. « -c'est Juliane ! Bob ?! Ziggy ?! »

Est ce qu'elle avait trop traînée ? Est ce qu'elle avait bien fait de revenir sur ses pas ? Après avoir ouvert toutes les portes, passé dans chacune des pièces, mouillé une bonne partie du parquet avec ses chaussures et son jeans, Juliane sentit sa gorge se serrer. Il n'y avait personne. Est ce qu'elle les avait loupé ?

Elle rangea son couteau, pour revenir vers la cuisine. Comme si elle était chez elle, elle se servit dans un paquet de gâteau dans un placard. Calant son épaule contre le montant de la porte du salon, elle poussa un long soupir avant de mordre dans l'un des biscuits secs. Baissant son regard sur ses chaussures, elle avala sa bouchée et se décida à quitter ses affaires trempées. Lorsque se fut choses faites, elle remit une bûche dans la cheminée, avant de s’asseoir dans le canapé, remontant ses genoux sous son menton. Juste une heure ou deux, histoires de se réchauffer…. Si personne ne revenait d'ici là, elle improviserait. Elle avait l'impression d'être boucle d'or dans la maison des trois ours… Sauf qu'elle n'était pas blonde…
 

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Dim 6 Mar 2016 - 15:35

Le mastodonte esseulé venait de ranger en laissant promener son regard bleuté si pur sur le paysage presque féérique qui s’offrait à lui. Poussant un soupir à fendre l’âme trop humain de la bête, son côté lunatique reprise le dessus peu à peu. Dans cette stase, le monstre de foire ne bougea plus aucun muscle. L’homme disproportionné gagna dans le même souffle une immobilité digne pour devenir figurant comme gargouille sur les clochers d’église. La laideur naturelle du géant pouvait aisément se comparer avec les grotesques gardiens de pierres. Son esprit lent et hésitant baissa pavillon pour se réfugier dans la pénombre de sa conscience. Doucement, les paupières lourdes de fatigues se fermèrent et les traits atypiques et du colosse disproportionné se fermèrent. Soupirant lourdement, Robert se prépara à revoir le film peu glorieux de sa vie qui commença à tourbillonner sur le paravent de ses rideaux de chaires fermé. Étant un spectateur muet du carrousel d’images de son existence médiocre, le géant déformé ne pouvait que sourire au tout début. La naissance de son ange, les merveilleuses promenades dans le bois, les chants et les contes ne pouvaient que ravir le cœur débordant de bonté et d’humanité de Robert. Mais ce que redoutait tant le monstre de foire surgit alors des tréfonds de sa mémoire, tels un spectre qui se nourrissait de la terreur et l’angoisse de l’homme pétrifié. Dans un premier souffle la maladie de Sandra. Ces longs mois de souffrance et d’impuissance que le mineur vivait chaque jour. Il ne voulait pas perdre son ange, celle qui était si gentille avec lui et qui le comprenait si bien. L’homme à la constitution malséante s’était caché pour rester avec sa nièce adorée dans la chambre de l’hôpital. Il avait été là juste à sa rémission. Ce faux sentiment de sérénité qui venait de soulager le cœur si meurtri de la bête. Et maintenant la scène finale, les cadavres déchiqueter et complètement éviscérer de sa sœur et de sa nièce. Le bruit écœurant de son propre cœur qui venait de fendre en mille morceaux. De ses larmes salines qui embrouillaient sa vision bleutée. Ses mains rugueuses et immenses caressant une dernière fois la chevelure des deux êtres qui avaient permis au monstre qu’il fût de partager ces moments divins en leur compagnie. Mais de la nouveauté macabre venait de se rajouter à l’horreur de ce cauchemar. L’errance sans but et le gout de la mort qui venait titiller l’essence même de son for intérieur voulaient que son âme rejoindre ses anges. Mais une merveille de la vie s’était imposée à ce tragique destin.

Juliane avait surgi des noirceurs de l’insécurité comme une apparition divine, un ange venu du ciel pour soulager quelque peu la détresse de l’homme au cœur torturé. Elle avait donné plus de compassion, de chaleur et de sourires à l’être difforme que la totalité des gens que le hasard avait fait croiser la route sinueuse du colosse. Un lien si fort s’était installé entre les deux âmes vagabondes, une relation de confiance et surtout d’amour presque fraternel que même la mort ne pourrait briser. Ils avaient connu la joie, la tristesse, l’angoisse et un tel maelstrom d’émotions que les deux avaient sortirent grandis des épreuves que le monde sans foi ni loi avait réservées au duo mal assorti. Bobby était resté près de la malade le temps nécessaire à sa guérison, chantant pour accompagner les cauchemars de la brunette. Donc, une sorte de trahison, un coup de couteau en plein cœur avait mis en ébranler le monstre à la sorti de sa convalescence forcée. Dans la chambre de ses douleurs, le géant avait eu l’espoir un peu fou de voir la Texane près de lui. Lui chuchoter des mots réconfortants. Car avant que l’inconscience ait pris possession de l’homme si souvent brisé, Juliane lui avait assuré qu’elle serait de retour sous peu. Le cœur affolé, la panique plus forte que la douleur, l’erreur de la nature se leva en chancelant. Démontrant une endurance et une constitution formidable, le mastodonte erra dans les pièces de l’appartement de magie à la recherche de ses anges. Mais Juliane, Abigail, Selene et les autres personnes présentent lors de l’arrivé tragique des blessés s’étaient tout bonnement évaporés. Serrant les dents, des larmes de peur et d’une tristesse immesurables qui inondaient le faciès cauchemardesque. Le teint pâle, les idées noires qui remplissaient son esprit lent, Bobby écrivit un mot de sa main mal habile. L’écriture si semblable à un enfant permit à la créature de s’excuser à Ziggy pour le sang coagulé dans la chambre et qu’il sera au nouveau chalet pour tous ceux qui allaient découvrir la note laissée en évidence sur la table. Car l’instant de Robert le poussa vers le refuge somme tout relatif de la montagne. L’homme difforme avait pris son lourd sac à dos, les larmes plein les yeux et il s’était avancé dans la froideur de la nuit qui n’égalisait aucunement celle de son âme.

La chance avait quelque peu des on côté, car il trouva une voiture ayant encore les clefs sur le contact et tout doucement, le moteur à explosion avait transporté le golem de chair affaibli presque à la maison. Les derniers lieus il du les faire de sa démarche d’ours, trainant un peu les pieds et grimaçant de souffrances. Mais la vue du cadeau qu’il voulait donner à Juliane apparut alors à sa vue. Un espoir bientôt anéanti. Aucune fumée ne se dégagea de la cheminée, aucune trace de pas dans la mince neige. Le monde de Robert éclata alors comme un château de verre. Les jours suivants furent consacré à un repos ou les pensées macabres ne venaient qu’angoisser le pauvre homme, des nuits blanches à ne rester éveiller, revoyant des morts toutes plus horribles et dégoutantes que dont ses amis étaient les acteurs hurlants. Des cernes noirâtres avaient apparurent autour des yeux de Robert et une pâleur maladive avait été transposé sur sa peau malmenée. Un peu comme si le mastodonte était rendu une âme en peine qui ne survivait qu’avec la seule perceptive que tout allait rentrer dans l’ordre. Et brutalement l’esprit de Robert réintégra son corps et qui fit mouvoir avec lenteur le colosse vers la porte arrière.

Voilà cinq jours que les tourments du golem de chair perduraient et la veille il avait pu sortir pour rejoindre le premier chalet, le petit havre de paix que lui et Juliane avaient partagé. Lieu où une amitié si solide avait vu le jour. En entrant dans le minuscule refuge, Bobby eut un espoir en voyant que les lieux avaient été habités. Des chaises déplacées, de la vaisselle sale dans l’évier. Mais aucune trace de Juliane ni de ses amis. Juste une note bizarre sur la table que le géant empocha sans comprendre la signification. La neige avait recouvert les traces des visiteurs et l’esprit lent de Robert compris qu’avec la poudreuse de la veille, les gens avaient dû quitter avant la tombée de la neige. Un nouveau coup de poignard lézarda de nouveau le cœur de la bête. Une nouvelle nuit de cauchemar lui avait tendu les bras.

Alors, le monstre de foire sorti pour affronter une autre journée dans ce monde chaotique et infernal qui était son quotidien. Seule compensation, il était près de la nature. Ce lieu où les animaux se foutaient de son apparence et ne l’injuriaient aucunement. Robert pouvait même laisser ses doutes et ses peurs des gens de côté. Il pouvait être un peu l’homme que ses anges voyaient.

Avança à grands pas dans la direction qu’il avait sélectionnée la veille, lieu de sa prochaine fouille pour trouver des produits essentiels sa survie, Robert souriait maintenant grandement. Ce sourire, si souvent absent de son horrible faciès, repoussait au loin la laideur de l’homme pour ne laisser pulser toute la bonté et la gentillesse du géant au cœur d’or. Respirant l’air vivifiant, mais froid de ce début d’hiver, la douceur modelait les traits durs du visage du golem de chair. Un apaisement sublime semblait avoir chuté sur les épaules massives de l’être à l’intellect douteux. Avançant tel un soldat au rythme chantant des oiseaux nichés dans les branches dépourvues de leurs parures, Bobby s’enfonça sans craindre dans les bois qui avaient perdu leur parure. Aujourd’hui il avait décidé d’aller voir la tour d’observation au cas que ses amis fussent réfugiés dans les hauteurs réconfortantes. Bientôt une neige, plus un ballet de cristaux gelé, déposa sa froideur sur l’homme déformé. Robert profita de ce petit plaisir, si simple et si souvent ignoré des gens en général, en basculant sa tête vers l’arrière. Laissant les flocons merveilleux atterrir sur les traits atypiques de son visage, Bobby laissa la douceur de cette caresse que la nature offrit à la lie de l’humanité. Mais l'attitude sereine du mineur changea subitement. Les échos d’une fusillade venaient de faire taire le concert privé qui ravissait totalement le cœur tendre du monstre et celui-ci se pétrifia telle une statue grossière faite par un artisan peu doué en la matière. Ses pensées allèrent vers ses anges disparus depuis si longtemps. Sa nièce, Sandra qui avait su voir au-delà de la laideur du monstre et voir l’homme tapi au tréfonds de l’âme de Bobby, lui avait dit de se tenir loin des déluges de violence que les gens semblaient adorer déclencher. L’esprit lent de la chose horrible allait ordonner au corps disproportionné de rebrousser chemin quand l’humanité du géant s’offusqua avec véhémence. La conscience de l’homme massif ne pouvait se résigner à laisser des gens souffrir. Dans un sens n’est-il pas sur terre pour éviter aux gens qu’il aimait de souffrir? Le corps était parsemé des sévices cruels et barbares que les gens normaux avaient laissés au fil des années. Des stigmates autant physiques que psychologiques avaient procuré une carapace bien solide pour l’être si souvent diminué. Et si c’était ses amis, si c’était Juliane qui était en difficulté ? N’écoutant que sa conscience, cette petite voix qui allait à coup sûr tuer l’erreur de la nature, Bobby reprit ses gigantismes enjambés vers le lieu de ce nouveau drame. Et si c’était des gens méchants, peut-être qu’il pourra trouver une nouvelle paix grâce à eux. Que les personnes paniquées allaient pointer leurs armes vers l’erreur de la nature qui ressemblait maintenant à une âme en peine. De presser la détente et de mettre fin à sa vie pathétique, de souffrance et de tristesse. De laisser entrevoir le visage si doux de sa sœur et de sa nièce bien installé au paradis avant que son âme monstrueuse soit plongée vers les abysses de l’enfer. S’avançant lourdement dans la pureté virginale de la neige, laissant des traces immondes ici et là, le monstre de foire accéléra le pas. Une peur grandissante nouait les tripes de la chose, mais aussi une sorte d’espoir guidait ses gestes. Une possible rédemption pour ne pas avoir su être près de ses anges lorsqu’elles avaient de sa protection. De mourir avec elles. De retrouver la photographe et de la serrer dans ses bras.

En farfouillant, le sol à la recherche d’indices, les yeux si purs du géant notèrent une anomalie. Comme si le destin avait décidé d’emmener l’abruti de service à cet endroit précis. De la neige défoncée par des pas rapides, des petites taches rougeâtres et des branches cassées indiquaient la voie à suivre pour l’être cauchemardesque. Le cœur de l’homme déformé battait la chamade lorsqu’il suivit la piste. Une petite clairière devant lui apparut graduellement à sa vision, mais l’âme de Robert hurla silencieusement. Sur un bouleau près de lui, une empreinte sanglante semblait s’être figée par la froideur ambiante. Tout à sa découverte, aidé grandement par l’affolement et l’état lunatique qu’il plongeât quotidiennement, Robert ne remarqua aucunement la lutte de plus en plus faible d’une brunette que deux goules festoyaient sur son corps gracile. Mais les gémissements de satisfaction permirent au monstre de foire de voir le drame. Reconnaissant la silhouette de la femme, un cri d’horreur rauque fit écho dans le boisé.

Robert- JULIANE NON!!!!

Des têtes aux bouches barbouillé de sang frais se levèrent, mais le géant pris d’une frénésie monstrueuse chargea vers son amie. La force titanesque fut alors décuplée et le géant abattit alors deux fois sa hache comme le bourreau sur des condamnés à mort. Tel des bouchons de champagne, les têtes des aberrations s’envolèrent dans les airs et tombèrent non loin de leur dépouille agitée de spasmes. Laissant tomber son arme au sol enneigé, Robert enserra le corps maintenant sans vie de son amie. Une tristesse sans borne brisa le cœur et l’âme de l’homme disproportionné. Au travers de la rivière salée qui chutait de ses yeux bleutés, le monstre de foire eut un instant de lucidité La femme, cette brunette ayant la silhouette de Juliane, n’était pas elle. Des rides annonçaient un âge beaucoup plus avancé que celui de l’amie du géant. Les traits du visage, sous un masque mortuaire, n’étaient aussi divins. S’essayant les larmes qui semblaient avoir des réserves inépuisables, Bobby sentait presque l’âme de la dame s’élever de son corps charnel. Un dernier soupir confirma les doutes de l’homme et tout doucement, il se releva. Prenant sa hache dans le même mouvement, la voie douce et rocailleuse de la bête fit écho au départ de l’esprit de la femme.

Robert- Désolé madame je suis arrivée trop tard… Euh… Maintenant vous n’avez plus mal…

Levant haute la lourde lame, le tranchant mortel de la hache décrivit un arc funeste et Robert permit à la femme de ne pas renaître en monstre. Il allait reprendre le chemin de la tour quand un hennissement paniquer alarma l’ouïe amoindrit du mineur. Un cheval attaché à un arbre non loin de là paniquait, une goule s’approchant de la proie terrifiée et n’ayant aucune voie de retraite.

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Ne voulant pas assister à une nouvelle mort, le mastodonte chargea de nouveau. Une branche fouetta sauvagement le visage de l’homme, lacérant quelque peu la joue. Mais la rage fit oublier la douleur et il percuta de son épaule la forme chétive du zombie. La goule fut propulsée sur une certaine distance et Robert put achever la créature morte-vivant d’un puissant coup de sa hache. Alors, Bobby se tourna vers le majestueux animal. Le quadrupède semblait terrifié et aussitôt l’homme difforme laissa tomber la hache au sol. Levant les mains dans un geste d’apaisement, l’instinct protecteur du colosse prit le relais sur la rage. Le cheval noir semblait épargné par les blessures, mais une terreur sans nom reluisait dans son regard. Une voix tendre et calme s’extirpa des lèvres exsangues de l’homme.

Robert- Tout doux cheval. Je te libère et ensuite tu vas pouvoir t’enfuir loin d’ici ok?

Après une dizaine de minutes de tentatives d’apaisements et de chants doux, Robert avait vu cela dans un film, le majestueux animal noir de jais se calma. Avec une telle douceur, les mains rugueuses du géant caressèrent l’encolure de l’étalon et il défit le harnais attaché solidement à l’arbre. Il laissa alors pendre les rênes, laissant l’animal si puissant choisir sa destinée. Mais le regard si expressif de la mouture, car il avait la selle et même les sacoches remplies de choses, se porta dans les yeux bleutés de l’homme difforme. L’instinct animal, tellement supérieur pour reconnaître le bien chez les gens, décela la bonté de l’être à l’allure grotesque. D’un coup de son museau, le cheval nicha la tête près du cou de l’homme et Bobby put lui murmurer des mots doux tout en continuant de caresser la crinière soyeuse.

Robert- Toi aussi tu es seul? On est deux… Euh… Viens avec moi on va rester ensemble si tu veux d’accords.

Comme si l’animal avait compris la bête, un hennissement répondit à la phrase du monstre de foire et les deux êtres reprirent le chemin du refuge si grand et vide de vie. Le chemin fut des plus plaisants pour Robert qui sentait son cœur se remplir d’une allégresse. Rendu près du chalet, il attacha les rênes au balcon arrière et parla de son ton rocailleux, mais si doux.

Robert- Attend moi la cheval, je vais te chercher de l’eau ok? J’aurai bien aimé que tu rencontres Juliane… Je m’ennuie d’elle… Euh… Demain on va essayer de la chercher encore tous les deux tu veux… Euh… Tu étais policier?

Sur la selle, le géant pouvait déceler l’inscription « POLICE » en jaune. Soulevant ses immenses épaules, le colosse se dirigeant vers la porte de la cuisine pour aller chercher un récipient rempli d’eau sans se douter d’une ombre furtive se tapait dans un recoin du refuge…



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Lun 7 Mar 2016 - 10:44




Sometimes you have to shut your mouth and just listen





Le regard perdu dans les flammes du foyer, Juliane ne cessait de penser. Elle n'aurait pas du partir. Mais en même temps elle ne regrettait pas les cinq jours qu'elle avait passé avec les habitants de Wepping Willow. Si elle n'avait pas décidé de partir, elle n'aurait pas fait le rencontre de Dwight, et surtout elle n'aurait pas pu lui sauver la vie. Peut-être qu'il serait mort à l'heure qu'il est. Alors non, elle ne regrettait pas. Elle espérait juste que les autres s'en soit sorti.

Lorsqu'elle avait passé cette journée en tête à tête avec Ziggy, ils s'étaient plus à croire qu'ils parviendraient peut-être à former un groupe. Mais ce n'était pas seulement Bob et Selene qui avaient passé la porte. Ils étaient arrivés à bien plus. Et avec de beaux problèmes. Même si Robert était blessée, qu'elle avait peur pour sa vie, elle ne s'était pas sentie à sa place là-bas. Son regard s'était posée sur Abi, sur Selene. Et elle s'était dit qui son ami avait trouver d'autre personne pour prendre soin de lui. Qu'elle n'était plus utile, qu'elle faisait tâche dans le décor. Elle avait bien vu leur regard. Sans les comprendre d'ailleurs. Aujourd'hui, assise dans ce canapé, elle regrettait seulement d'avoir ainsi perdu Ziggy. Elle l'appréciait beaucoup. Mais peut-être que…

Jill poussa un grand soupir, levant le regard vers le plafond. Elle se pinça les lèvres, et décida de retourner fouiller les pièces du haut. C'était moche, mais s'était la seule façon pour elle d'en apprendre plus. Elle faisait peut-être une grosse erreur en revenant. D'un pas lent, elle grimpa les escaliers, et entra dans la première pièce. Rien en objet personnel…. Qui habitait donc ici ? Il y avait forcement quelqu'un, le feu dans la cheminée n'était pas apparu tout seul.

Après avoir regardé dans autres pièces, elle finit par coller son dos contre le mur du couloir. Son esprit était soudainement oppressé par les doutes. Mais qu'est ce qu'elle foutait là ? Et si elles étaient là ? S'ils avaient tous trouvé leur équilibre, et qu'ils vivaient tranquillement, sans elle. Qu'allait-elle dire ? Bonjour ! Je suis de retour ! Youpi ! Doucement elle se laissa glisser jusqu'au parquet. Que devait-elle faire ? Demi tour ? Rester tout de même pour avoir droit à des explications ? Qu'est ce qui l'attendait ? Elle ne comptait pas s'excuser. Parce qu'elle n'était pas fautive. Elle avait seulement agit comme elle le faisait toujours. Sur un coup de tête, suivant ses sentiments, ses émotions. Elle s'était sentit de trop, alors elle avait décidé de tracer la route.

Mais avait-elle réellement envie de replonger dans tout ça ? De devoir se justifier, expliquer par A+B le pourquoi du comment ? Qu'est ce que ça pourrait changer de toute façon ? Ce qui était fait, était fait. Elle n'était pas une gamine, elle n'avait de compte à rendre à personne. Si les gens ne pouvaient pas comprendre son attitude, son comportement, et bien elle ferait comme elle l'avait toujours fait, elle passerait son chemin.

Juliane était quelqu'un d'aimant, qui voulait voir un sourire sur chaque visage croisé. Mais elle avait une âme solitaire. Elle était une sorte d’électron libre, avec un besoin constant de changement, de bouger, de voyager… Et elle n'avait pas la moindre envie de que des morts avides de sang et de chair lui bloque le passage. Depuis sa première rencontre avec ces choses, elle avait évolué. Aujourd'hui, elle ne les comptait plus. Elle savait se défendre, survivre.

La photographe prit une grande inspiration, cherchant ce qu'elle devait faire. Quelqu'un allait bien finir par revenir ici. Elle attendrait. Elle se donna deux heures. Après elle reprendrait son sac et la route. La neige commençait à fondre peu à peu, la printemps pointait le bout de son nez. Seule elle y arriverait.

Les coudes sur les genoux, son couteau entre les mains, elle prit son mal en patience. La porte finirait bien par s'ouvrir. Sur quelqu'un de connu ou non. Si c'était non, elle avait seulement bouffé deux biscuits secs et profiter de la chaleur du feu. Si c'était oui… Elle n'en savait rien….  

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Lun 7 Mar 2016 - 13:14

Farfouillant dans toutes les armoires de cuisine, le colosse réussit à mettre la main sur une grosse marmite qui pourra faire office de gamelle pour la fière monture. Le plaçant dans l’évier de la cuisine, Robert soupira doucement. Enserra la poignée de fonte de la vieille pompe manuelle, le bras du mineur se leva. Les muscles de l’avant-bras semblaient à peine forcés, les cicatrices bougeaient au rythme du mouvement régulier de la pompe d’eau. Après deux poussées, une eau limpide coula et Robert actionna le mécanisme juste au moment que le récipient métallique soit rempli de cristal liquide. Sortant à l’extérieur pour emmener le breuvage vital à la monture, bobby plaça la marmite sur la première marche du balcon. D’un puissant hennissement, le noble étalon plongea son museau dans l’eau et commença à boire rapidement. Passant une main rugueuse sur l’encolure du  destrier des temps moderne, Bobby lui murmura quelques mots de sa voix rocailleuse.

Robert- Je vais te trouver une couverture et je vois que le foyer va bientôt s’éteindre… Euh… Je remets du bois et on va te trouver une maison ok ?

Quittant l’animal assoiffé, Robert monta les quelques marches et ouvrit la porte du chalet. Celle-ci grinça sous l’effort et l’homme difforme entra. L'homme à la carrure impressionnante se mit à marcher lourdement dans la direction du salon, traînant un peu les pieds comme un ours traîne les pattes. Ses bras eux, sans osciller, pendaient ballants à ses côtés comme ceux d'un gorille. Le parquet protesta sous l’effort qu’il devait déployer pour soutenir pareille masse. Empruntant un petit corridor de service, le golem de chair s’arrêta alors devant le foyer mourant. Des petites braises rougeâtres combattaient vaillamment pour rester en vie, essayant de rechercher un combustible. Prenant une énorme buche, de l’érable pour sa senteur et sa durée de vie, le mastodonte plaça son offrande dans les derniers soubresauts mourant du feu. Celui-ci reprit vie à la seconde et le colosse tomba dans son attitude lunatique. Il était assis sur les talons, en petit bonhomme l’horrible faciès de l’homme se transforma en un masque de tristesse. Il s’ennuyait de ses amis, surtout de Juliane. De son rire, de son humanité, de sa joie et des beaux moments qu’ils ont passés ensemble. Les deux âmes s’étaient surement sauvées mutuellement. Comme des êtres en perditions qui avaient pu s’accrocher l’un à l’autre pour freiner la folie ambiante et se donner une seconde chance de vivre. Construire une maison, un refuge pour laisser les horreurs du monde chaotique à l’extérieur. Avoir une bulle de bonheur pour se réfugier… La voix douce et si juste du colosse commença alors à s’élever, à s’envoler dans les airs. Le chant s’infiltra sans peine dans chaque pièce du chalet, dans le même souffle que la chaleur du foyer revenu à la vie. Une chanson porteuse d’espoir et d’une simple question. Si les gens que la bête tenait, surtout la Texane qui occupait une place si précieuse dans son cœur, allaient revenir à la maison…





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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Mer 9 Mar 2016 - 22:34




Sometimes you have to shut your mouth and just listen





Ses paupières venaient de s'ouvrir rapidement, les sens en alerte, sur le qui-vive. C'était un sursaut qu'il l'avait cueillit. Merde… Elle s'était endormie… Le temps de marche dans le froid et la neige avait pompé ses maigres réserves d'énergies. Et la longue attente dans le silence apaisant du chalet, sans compter la chaleur que produisait le feu dans la cheminée, tout ceci avait eu raison d'elle. Jill cligna des yeux, se passant une main sur le visage pour chasser le reste du sommeil. Quelque chose l'avait tiré de son sommeil. Généralement, elle dormait d'un œil lorsqu'elle n'était pas dans un endroit connu. Mais là, elle s'était laissée surprendre par la fatigue. La jeune femme fronça les sourcils. Elle ne s'était pas réveillée naturellement, quelque chose était venait perturber son repos. Un léger frisson parcouru son échine, combien de temps avait-elle passé sur le parquet du couloir de l'étage supérieur ?

La plus silencieusement possible elle se redressa, prenant appui contre le mur derrière elle. Tendant l'oreille, elle cherchait des réponses. Son cœur avait légèrement accéléré ses battements. La porte d'entrer venait de grincer. Jill se figea. Ami ou non… Voilà la question ! Le parquet grinça lui aussi, et elle en profita pour bouger en même temps pour rejoindre le haut de l'escalier. Elle descendit telle une petite souris, son couteau toujours entre les mains. Une fois ne bas des marches, elle stoppa son avancée. Merde… Elle baissa les yeux sur ses pieds. Elle était en chaussettes ! Si jamais s'était pas un gentil… Roh ! Juliane leva les yeux au ciel avec une furieuse envie de se frapper le front. Bravo ! Elle n'avait plus qu'à prier pour que le personne présente dans la pièce à côté soit…

Soudainement elle écarquilla les yeux sans bouger d'un pouce. La voix qui s'élevait dans l'air… Elle la connaissait. Est ce que s'était son jour de chance ?! Où alors elle était encore en train de rêver ? Pour être sur du truc, elle se pinça. Non, elle n'était pas en train d'imaginer quoi que se soit. C'était bien la voix de Bob qu'elle entendant… Toujours aussi silencieusement, elle se colla contre le mur, prise soudainement de doutes. Que devait-elle faire ? Comme réagirait-il ? Hein ? Mais depuis quand elle avait apprit à réfléchir avant d'agir ?! Ah oui, depuis que les morts étaient volontaires pour bouffer les vivants.

Mais c'était Robert qui se trouvait là ! Juste là à quelques pas ! Juliane ferma les yeux en serrant un peu plus fort son couteau. Elle prit une grande inspiration écoutant les paroles de la chanson le coeur serré. Lorsque la voix de Bob s'arrêta, elle rangea son couteau et elle se présenta dans l'encadrement de la porte. Le cheveux toujours aussi mal coiffé, en chaussette, elle souffla : « -j'suis revenue Bob… J'suis rentrée à la maison... » Elle ignorait totalement comment il allait réagir. Même si elle lui avait confié la raison de son départ avant qu'elle ne prenne son sac et quitte l'appartement de Ziggy. Elle ne savait pas s'il l'avait entendu ce jour là. S'il avait comprit. S'il lui en voulait ou non. Elle afficha un petit sourire sur son visage en voyant son ami, mal à l'aise de ramener sa fraise comme ça.

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Sam 12 Mar 2016 - 13:11

Jill-j'suis revenue Bob… J'suis rentrée à la maison...

La douce voix de la Texane fut transportée avec une légèreté telle qu’un frisson parcourut l’échine du géant accroupi. Le mastodonte se releva alors lentement et il resta alors à regarder les flammes dansantes. Depuis ces derniers jours, l’esprit lent de la chose avait cru entendre les voix de ses anges et entrevu leurs silhouettes divines. Mais la déception et la peine furent les seuls compagnons de la solitude du colosse. Craintivement, le regard bleuté apeuré de voir l’illusion s’escompter à sa vue, Robert se retourna lentement. Le parquet protesta un peu durant ce pas de deux des plus grossiers.  La chose croisa enfin le regard cuivré de la photographe. Un instant le facies monstrueux de Bobby ne put qu’exprimer une totale surprise mélangée avec un air totalement abruti. À cet instant le subconscient ne pouvait tout simplement pas valider ce que ces yeux lui envoyaient comme image. Juliane ressemblait  de s’être levé, en chaussettes et la chevelure encore ébouriffé.  Levant une main démesurée, la lèvre inférieure tremblante à cause de l’émotion qui semblait le saisir à la gorge, Robert fit un pas vers Juliane. Un pas craintif, comme si la bête de foire craignait que l’illusion se dissipe encore. Qu’il se retrouverait encore seul dans ce monde effrayant, sans aucune personne à qui parler. Mais ça devrait être le destin d’une erreur de la nature d’être reclus. Après ce premier pas hésitant, la jeune femme resta près du cadre de la porte, un petit sourire sur ses lèvres charnues. C’est ce petit sourire qui permit à l’homme difforme d’avancer d’un autre pas. Les lèvres exsangues du mastodonte s’ouvraient et se refermaient, tel un poisson sorti de l’eau et qui cherchait à prendre une gorgée d’air salvatrice. Les mots, les interrogations et toutes les phrases qui tournaient en boucles dans l’esprit lent de la créature de cauchemar  furent brutalement stoppés par la boule d’émotion brute  qui s’était formée dans la gorge de Robert. Une lueur d’espoir sur un fond d’incertitude reluisait dans le regard si pur de l’abomination. Un dernier pas et maintenant l’ombre grossière de la montagne de muscle engloba la frêle silhouette de l’ange à la chevelure cuivré.  Retenant son souffle, persuadé que son geste n’allait rencontrer que la résistance de l’air, Bobby déposa son index sur la joue satinée de la douce apparition. Le contact fut d’une douceur et d’une tendresse des plus merveilleuses. Peu de gens auraient cru qu’une masse de muscle tel que le géant pourrait cacher une délicatesse et une bienveillance en son for intérieur. Quand le contact chaud de la peau de l’ange certifia que Juliane était réellement en face de lui, la beauté du géant se manifesta de la plus belle façon qui soit. Une sourire éclaira totalement le visage aux traits atypiques et une joie, mélangé à du soulagement et une béatitude complète pour bien définir le tableau. Un murmure rauque, mais aux mots si tendres qu’on oubliait le son des pierres qui s’entrechoquaient s’extirpa de l’homme difforme.

Robert-  Tu es vraiment là… Euh… J’ai eu si peur…

Et sans y songer un instant, laissant pour la première fois sa gêne maladive de côté, Bobby passa ses bras semblables comme des troncs d’arbres autour du corps svelte et gracile de Juliane. Au lieu de l’écraser comme le suggéraient ses muscles disproportionnés, le câlin fut doux et protecteur. Cet instant put se comparer un peu comme une oasis de chaleur humaine dans ce monde froid et désolé. Une lueur d’humanité dans cette noirceur. C’était la première fois que l’homme enserrait quelqu’un de la sorte, à part sa famille. Rosalie avait même déjà assuré une fois à Robert que la femme qui allait se trouver nicher dans ses bras aimants allait enfin connaître le paradis. Des larmes salées, de pure joie, furent alors relâchées des profondeurs de l’âme de la chose. Cet instant fut doux et nécessaire pour dissiper les derniers doutes de l’homme. De croire encore un peu à la vie.  Rompant un peu son étreinte, laissant le choix à Juliane de prolonger ou non cet instant de complicité et de bien-être,  Robert put enfin retrouver la maitrise de sa voix.

Robert- je si heureux de te voir Juliane! Je croyais que tout le monde m’avait abandonnée… Euh… Moi et cheval on allait partir essayer de te trouver… Euh… Abi, Selene, Ziggy, Harry et Kate sont là?

Le regard bleuté, maintenant rempli totalement de bonheur et d’espoir, essaya de percer les ombres du chalet, s’attendant presque à une entrée joyeuse des gens comme lors d’une surprise-party…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Dim 13 Mar 2016 - 14:04




Sometimes you have to shut your mouth and just listen




En apparaissant ainsi, Jill ne pensait pas provoquer autant d'émotions chez Robert. Même si le voir en vie, là juste devant elle poussait à sourire un peu plus. Il ne semblait pas bien capter qu'elle était revenue. Ou alors qu'il s'agissait vraiment d'elle. Après tout, elle savait qu'il parlait parfois au spectres de sa nièce, alors il doutait peut-être de l’authenticité de sa vue. Mais elle ne préféra rien dire, le laissant approcher doucement, comme s'il était un animal craintif. Lorsqu'il posa son index sur sa joue, elle le laissa faire, alors que son sourire se faisait amusé. Avec son franc parlé elle lâcha en se foutant gentiment de lui, comme elle en avait prit l'habitude : « -Bob, c'est vraiment moi. » Impossible que son gros doigt passe à travers. Elle était bel et bien là, en chair et en os.

Ce fut un rire joyeux qui sortie de la gorge de la jeune femme lorsque Robert constat à son tour que oui, c'était bien elle. Pour la partie sur la peur qu'il avait eut, on verrait plus tard. Pour le moment, il venait de la prendre dans ses bras, et ce geste permit à Juliane de comprendre qu'il ne semblait pas lui en vouloir… Elle était heureuse et soulagée de le voir. Mais elle n'avait pas envie de pleurer alors elle ajouta toujours avec humour : « -ah non ! tu va pas faire le bébé ! » Elle le charriait, mais c'était aussi pour dédramatiser la situation. Elle ne voulait pas que tout ça tourne à retrouvaille pleine de larmes. Stop, elle voulait de la joie. Assez de peine et de douleur.

Lorsqu'il relâcha son étreinte, Jill pu reposer les pieds sur le parquet qu'elle avait quitté lorsque Robert l'avait prit dans ses bras. Un sourire toujours bien présent sur les lèvres et répondit : « -moi aussi… » comme une sorte de soulagement. Mais elle fronça bien vite les sourcils quant à la suite de la phrase de son ami. De quoi parlait-il ? « -de quoi tu parles ? » Elle avait forcement loupé des épisodes, et du coup, elle ne comprenait pas de quoi il parlait. Cheval ? Enfin ça c'était pas le mot qui la troubla le plus. Non se fut les prénoms qu'il prononça. Il n'y avait donc personne ici avec lui ? Bon pour Kate, elle avait la réponse, mais pour les autres ? Que s'était-il passé après qu'elle ait quitté l'appartement de Ziggy ?

A pire que le magicien n'ait pas suivit, elle pouvait le comprendre, mais les filles ? Le petit fan club Bobby ? D'un certain côté, même si elle détesta ressentir cela, Jill fut presque déçu que Robert pense encore à la petite blonde. Décidément, Juliane n'était pas faite pour comprendre les autres femmes… Elle s'était sentie de trop là-bas au milieu de toute ses autres femmes, au milieu de ses regards noirs qu'on ne cessait de lui lancer. Et voilà qu'elle revenait ici, ne sachant pas si elle faisait bien. Et qu'elle trouvait Robert seul au monde ?! « -attends j'ai pas compris… y'a personne d'autre que toi ici ? » Il y avait une pointe d’amertume dans sa voix, non contre Bob, mais contre les autres… Sans compter qu'elle était aussi déçue de ne pas pouvoir retrouver Ziggy.


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MessageSujet: Re: Sometimes you have to shut your mouth and just listen   Aujourd'hui à 10:02

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