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 Stay with me

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Lilou Black
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Stay with me   Mer 6 Juil 2016 - 3:03

Lilou ne pourrait donner une excuse à son geste. Il y a beaucoup et à la fois pas vraiment. Si depuis l'arrivée au chalet, sa vie s'est considérablement améliorer, elle a toujours été en proie à ses démons intérieur. La dépendance. Faire passer ses mots de tête et ses crampes abdominales pour des simples montées de fièvre ne marchait que parce que les infirmières du début la laisser mentir. Mais jamais elles n'ont cédés au demande répéter de Lilou pour avoir telle ou tel cachet. Elle s'était confié à Tamara lorsqu'elles avaient fumé le dernier joint qui lui restait. Puis elles s'étaient démerder à deux pour que Lilou reste le plus discret possible. Jamais elle n'aurait cru retomber la dedans un jour, non pas par volonté, mais par défaut. Alors quand elle a fait sa trouvaille, la tentation était bien trop grande. Cachet même plus dosés que ce dont elle avait l'habitude, l'impression de tout oublié était trop réjouissante. Ne pensant plus à quel sort son frère ou sa sœur aurait pu subir, ne se sentant plus complètement abandonnée par sa famille, tous mort probablement. Le problème quand tu forces par la suite sur un dosage qui t'échappe c'est de contrôler la redescente. Se traduisant par une sensation de tournis en plein sommeil, des cauchemars. Des bras qui vous soutiennent et vous donne la sensation de poignard sous la peau.

Une voix familière souffle à son oreille et tente de l'extirper de son sommeil. La blondinette grimace, grommelle en tournant la tête à l'opposé. Comme ces matins où plongé en plein rêve, votre mère tente de vous réveiller pour aller à l'école. L'effet désagréable était là. Forcé par le fauconnier, le corps de Lilou s'asseoit sur le lit. Mais tout son corps le regretter, elle agissait de manière désordonnait, fuyait sans le vouloir le contact d'Edwin, qui la perturbait plus qu'il ne la rassurait. La lumière du jour lui broyait la rétine et ses paupières restaient à moitié clause. Elle y voyait flou mais reconnaissait Edwin bien qu'elle distinguait à peine l'expression qu'il pouvait bien faire. « Hmmm laisse moi... » Chouine-t-elle comme une enfant. Mais les claquements de doigts ne l'aide pas à se replonger dans ses songes comme tout à l'heure.

Les mots d'Edwin sont doux, sa voix est douce. Elle passe d'un sentiment de frustration et un sentiment de besoin. Si le toucher l'exaspère, la voix suave et bienfaisante d'Edwin lui donne envie de se glisser contre lui. Elle passa sa main sur le visage du brun, tendrement mais maladroitement. Elle s'approche pour l'embrasser et ses lèvres touchent celle d'Edwin mais il se dérobe et ses yeux deviennent plus sévère. « Edwiiiineuh, laissez moi t'embrasser... » Elle sourit bêtement alors qu'au fond ça l'embête, elle tente encore une approche et cette fois ci, il la retient et la repousse. Elle se mord la lèvre inférieur. « Mais qu'est-ce que tu fais ? ». Lilou était totalement à côté de la plaque, ne répondant pas vraiment aux questions de son amant, inquiet. Elle se jette en arrière, voulant se recoucher. « Réveille moi plus tard » lâcha-t-elle dans un ton et une articulation douteuse.

Avant même que la californienne comprenne, elle finit sous la douche, encore bien habillé, la température de l'eau lui arrachant un cri de surprise, les yeux écarquillés. Si les effets de la drogue sont toujours là, sa conscience, elle, est revenue à la surface. Ses lèvres commencent à trembler et c'est seulement quand Lilou commence à se débattre que l'eau s'arrête de pleuvoir. « Putain mais qu'est-ce que tu fous ? » Lacha rageusement l'ancienne laborantine. Elle attrape une serviette qu'Edwin eut la gentillesse de tendre et s'échappe de la salle de bain pour retrouver la chambre, non sans tituber. « Putain ! » N'arrêtait-elle pas de répéter en se séchant puis retirant ses vêtements tremper, les jetant au sol. Si elle avait toute sa tête, Lilou se sentirait certainement coupable, voir désolé pour Edwin, qu'il ait eu à la trouver ainsi. Mais pour l'instant c'était surtout tout la frustration et l'agitation d'une junkie qu'il avait devant elle. Sûrement rien de très attirant. Elle s'enroule dans la couverture. Claquant encore des dents. « Tu pouvais pas me laisser tranquille. Ta pas un butin de chasse à t'occuper... »

Elle pince l’arrête de son nez en grimaçant, le mal de crâne de la redescente. Trop violente d'ailleurs. L'envie de reprendre un cachet pour la calmer était tentant, mais la présence du brun l'empêcher d'aller piocher sous l'oreiller où elle avait tout planquer provisoirement...


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Edwin I. Cross
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MessageSujet: Re: Stay with me   Mer 6 Juil 2016 - 9:35

Le refus. C'est tout ce à quoi il est heurté. La jeune femme refusait catégoriquement de faire un minimum d'efforts pour l'aider à comprendre ce qu'il se passait. Elle bougeait et agissait comme un pantin désarticulé dont les fils étaient emmêlés alors que le propriétaire tentait vainement d'arranger la chose sans que cela aille mieux.

- Non, ne m'embrasse pas et surtout pas dans cet état !

Edwin repoussait sa compagne pour la première fois. Dans l'intimité de leur chambre, le fauconnier constatait, avec désarroi, la situation dans laquelle il se trouvait. S'il s'était presque fait avoir par la première tentative de baiser de la blonde, au point où elle avait pu effleurer ses lèvres, le michiganais repoussa sèchement la californienne lors de son second essai. Il prenait enfin conscience des choses quand la laborantine grommela en se laissant retomber, décidée à fermer les yeux pour piquer un somme. Enfin. Enfin il réalisait.

Le poing serré alors que la femme redevenait une larve, Edwin se remémora un passé pas si lointain et pas agréable pour autant. Alors qu'il entrait dans la vingtaine, il se souvient de Jason, son frère aîné, toujours enfermé dans sa piaule, ne laissant personne le voir si ce n'était son cadet. Le brun de remémora les différentes odeurs de ce trou qu'était la chambre de son blond de demi-frère. Tabac froid, alcool, bouffe rance, drogue. Ouais il se souvenait de ça mais plus encore de l'attitude du jeune adulte qu'était Jason. La même qu'avait Lilou. S'en était trop pour l'homme. Il fallait réagir. La femme ne le connaissait pas encore suffisamment pour savoir de quoi il était capable. Ah ouais, elle était perchée ? Eh bah elle allait vite ravoir les pieds sur Terre, la miss.

Sans qu'elle proteste ou refuse, Edwin avait transporté la blonde sous la douche et avait actionné le robinet, laissant l'eau gelée s'écraser sur la chevelure blé de sa douce. Enfin, une réaction qu'il attendait. Le cri de surprise, la rage, le réveil, les mouvements pour arrêter la chute des gouttes.

- Ce que je fous ? J'te ramène à la réalité, ca se voit pas ?

Sa moitié avait attrapé sans problème la serviette qu'il lui avait tendu avant de se tirer sans demander son reste, retrouvant la chaleur de la chambre en pestant contre son copain. Si elle avait retrouvé une certaine vivacité d'esprit, ses gestes restaient désordonnés et brusques. Habituellement, quand Lilou se déshabillait, il avait toujours cette envie de vouloir lui faire l'amour. Cette fois, cependant, il attendit qu'elle se couvre comme elle le souhaitait. La colère coulait dans les veines de l'homme et il évitait de parler pour ne pas exploser. Sérieusement ? Elle se droguait, sous son nez ? Elle osait ? Était-ce pour ça les cauchemars ? Et puis elle ouvrit la bouche. Qu'elle ne fut pas son erreur.

Il se baissa pour se mettre au niveau de sa dulcinée, lui attrapant le menton et le bloquant pour l'empêcher de se défaire de son emprise afin qu'elle puisse garder ses yeux bleus coincés dans le regard sombre du brun. La respiration rapide et profonde de ce dernier trahissait un profond mécontentement.

- Un butin de chasse ? Mais tu crois que je suis quoi au juste ?! Un chasseur comme t'en as vu dans une putain d'émission à la con que tu regardais probablement sous LSD ?! Ça fait un putain de moment que je suis là et je me suis inquiété en ne te voyant nulle part. Bah merde. Si j'avais su que j'étais tombé sur une saloperie de junkie, j'aurais évité de te fréquenter et de tomber amoureux. Bordel !

Tout en parlant, l'homme avait commencé à hausser la voix, se retenant tout de même pour préserver leur intimité. A la place, il avait mit un puissant coup de pied dans un meuble en bois massif. La douleur ne se fit pas attendre mais elle fut tellement moindre face à la rage que ressentait le soigneur. Ca lui coûtait tellement d'avouer que dans l'instant il regrettait de s'être lancé dans une relation avec la laborantine qui ne réagissait même pas au propos.

- Elle est où ta putain de dope ?!

Pas un geste, pas une réponse. Juste un vide. Cette fois, c'était trop. Beaucoup trop à accepter pour lui. Il se mit à retourner les meubles, déplacer les objets et les vêtements afin de trouver le poison de la californienne. Enfin ! Sous l'oreiller. Là, juste à l'endroit où ils se reposaient tout deux. Comment pouvait-elle être si égoïste ?! Le paquet entre les mains, il contempla avec dégout le nombre de cachetons que contenait le petit sachet. Combien y en avait à la base ? Plus que ça, certainement. Grinçant des dents, il fourra la merde dans sa poche alors que la jeune femme revenait une fois de plus à elle, rageant autant que lui. L'apothéose fut lorsque Edwin s'entendit dire à Lilou qu'il allait de ce pas balancer la cochonnerie. Elle avait réagit et tenter de reprendre son bien alors que l'homme la repoussait sans problème. Ouvrant le sachet à l'aide des dents, il déversa le contenu dans le siphon de lavabo en gardant la Junkie éloignée de son bras libre.

Elle se fâchait bien plus, hurlait, l'air de se ficher pas mal de ceux qui pourrait l'entendre. Une grimace de colère s'afficha sur la figure de l'ancien boulanger. Sans retenue, il attrapa sèchement les épaules féminines et gronda.

- Tu veux que je te foute la paix ? Très bien ! Va te faire voir ! Mais sache un truc Lilou, c'est ta merde ou moi et aucune cohabitation ne sera possible ! Et si je pars, je ne me retournerai pas ! Penses-y bien, droguée !

Après son ultimatum, le fauconnier quitta la chambre, claquant fortement la porte derrière lui.

De nombreux jours passèrent et il refusait encore de retourner à sa chambre, ne s'y rendant que lorsque c'était nécessaire, soit pour récupérer ses affaires, ses vêtements de rechange et ainsi de suite. Il ne restait jamais longtemps et quand la blonde y était, il l'ignorait au plus haut point, ne daignant même pas lui offrir un regard. Il préférait les fauteuils de la salle principale plutôt que retrouver les bras de son amante à qui il en voulait toujours autant. Ce jour là pourtant, alors qu'il rangeait de l'équipement dans la dépendance côté du chalet, il entendit la porte s'ouvrir et se fermer. En se retournant, il constata, à la fois surpris et agacé qu'il s'agissait de sa compagne, cette dernière lui bloquant en plus le passage, une mine déconfite au visage.

- Laisse moi passer. J'ai des choses à faire. S'il te plaît.

Tout avait commencé ici, est-ce ici que la boucle serait bouclée ?


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Lilou Black
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MessageSujet: Re: Stay with me   Mer 6 Juil 2016 - 12:27

Lilou était passé d'un état de bien être artificiel à une colère noire en l'espace de quelques minutes. Les cris d'Edwin et son ton accusateur ne changeait rien. Au lieu de se sentir coupable, elle lui en voulait plus qu'autre chose. « J'aurai évité de te fréquenter et de tomber amoureux... » Cette phrase résonne dans sa tête et si à l'intérieur d'elle, ces mots la blessa plus qu'autre chose, elle se contenta de se renfermer dans le silence, à bout d'argument, le regard fixer vers la fenêtre. « Une saloperie de junkie ». Voilà comme il la voyait désormais. Parce que c'est vrai que Lilou ne se résume qu'à ça ? Plus elle ressassait ce qu'il venait de dire, plus elle se sentait brisée et elle lui en voulait pour ça. Il n'avait pas le droit lui faire ressentir ça ! Il se mit à chercher la drogue partout dans la chambre et Lilou se fige en le voyant si déchaîné. Elle réalise alors qu'elle ne l'avait jamais vu dans un état pareille, surtout contre elle. C'était effrayant.

Puis il trouve le sachet...

C'était plus fort qu'elle. Comme si on venait de lui retirer son moyen de survit, elle se jette sur Edwin, le supplie de ne pas faire ça, de ne rien jeter, elle se met même en larme hystérique pour ça. Il ne savait pas ce que c'était d'être en manque, il ne savait pas ce que c'était d'en avoir besoin, il ne sait pas ce que ça représente d'avoir à penser de nouveau par soi-même quand on s'est longtemps coupé du reste ainsi. Tout était gaché dans le siphon du lavabo et il agrippa ses épaules, lui faisant même mal. Il lui pose un ultimatum et pas de la manière la plus délicate, il est brutale, blessant, la traite de droguée, la rabaissant à quelque chose de nuisible. Elle n'avait jamais vu un pareil sentiment dans son regard et elle s'effondra sur le sol quand il claqua la porte derrière lui en partant. Elle pleura pendant un bon moment après qu'il soit parti, de la perte de sa drogue, du dégoût qu'il avait manifesté et montrer à Lilou, du sentiment qu'il avait fait réapparaître chez elle.

Le premier soir, elle fût surprise qu'il ne revienne pas dormir dans la chambre mais ne s'inquiéta pas plus que de raison. Encore dévastée de leur engueulade et de la lucidité qui avait pris sa place. Elle refusa autant de sortir de son lit aussi longtemps qu'il refusa de revenir vers elle. Parfois, elle pleurait pour lui. Parfois, elle pleurait pour la drogue qu'il avait gâché. Le deuxième jour, elle avait même tenté de démonter le siphon espérant retrouver quelque chose, mais tout s'était dissous en une pâte infecte. S'inquiétant de ne pas la voir dehors depuis un bout de temps, Tam retrouva la petite blonde qui se laissait mourir de faim, mourir de honte. Sans manger depuis l'altercation avec Edwin, elle avait pris les choses en main et Lilou s'était laisser aller à pleurer dans ses bras. Jusqu'à ce qu'elle en ait assez et devienne presque injuste avec la tatouée et la renvoi sans un merci. La californienne passait par de drôle d'étape et ce n'était pas forcément à cause du manque. Et comme si il s'était passé le mot, c'est Abel qui vient prendre le relai, apportant de quoi grignoter à Lilou. Elle s'en veut d'ailleurs des mots qu'elle avait dit à Tam et demande à l'homme de faire passer le message. Abel est plus calme et la façon dont il s'adresse à Lilou est plus soigneuse, plus compatissante. A ce moment là, ce dont elle a besoin, c'est juste d'une épaule sur laquelle se reposer et l'ancien agent lui paraît la meilleur option. Dans la discussion, les conseils d'Abel font sens et fait réaliser à Lilou combien Edwin a dû être inquiet et doit l'être encore, probablement. Mais ses deux amis ne préférant pas intervenir dans leur querelle, donnèrent juste assez de courage pour que Lilou prenne les choses en main.

Ce jour-là, elle l'avait suivit jusque dans la dépendance. Celle-là même où il avait jouer avec la neige en y allant. Elle se souvient alors de la complicité, de son sourire et ce regard bienfaiteur. Rien à voir avec celui qu'il lui lança quand il la vit entrer dans la pièce. Elle resta pourtant dans le chemin, le regard parfois fuyant, le sourire inexistant. C'était difficile de l'affronter, surtout maintenant, que rien ne venait entraver son humeur, que rien ne l'aider à lui tenir tête. Aussi fragile qu'un château de carte, il lui suffirait de souffler pour qu'elle s'écroule.

« Edwin, s'il te plait, laisse moi parler... Tu peux pas me fuir indéfiniment si ? »

Elle lui lança un regard implorant. L'autre jour, il lui avait demander de choisir, impliquant que ce n'était pas encore terminer entre eux. Avait-il changé d'avis.

« Je sais que tu m'en veux. » Incapable de tenir son regard elle baisse la tête, plus facile pour parler à cœur ouvert. « Et je suis vraiment... vraiment désolée. » Elle se mord à nouveau la lèvre, jusqu'à s'en faire mal. « souffrir je déteste ça... je ne sais pas comment l'arrêter. C'est comme si on me torturait encore et encore... Et il y a quelques temps de ça, un peu après que ma mère soit morte, j'ai plongé la-dedans. Ne trouvant aucun réconfort ailleurs. » Elle sentit qu'Edwin allait sortir quelque chose de cinglant. Alors elle le coupe dans son élan. « Je sais que ce n'est pas une excuse pour ce que j'ai fais l'autre jour mais j'ai encore du mal... Quand j'ai trouvé ça, c'est comme si je n'arrivais plus à réfléchir ou respirer, fallait que je l'ai... Et c'est devenu soudain plus facile. »

Il s'écarte, elle rattrape sa main, elle serre aussi fort qu'il essayait de s'en tirer.

« Quand tu es là, ça va. Mais quand tu disparais, il n'y a plus que moi. Et je ressens tout, tout ce que j'ai perdu, je n'arrive pas à faire la part des choses, j'ai toujours besoin qu'on me fasse penser à autre chose et les corvée au chalet ne suffise plus. Je sais que c'est égoïste de dire ça, alors que je suis pas là seule, toi en premier. Je sais que tu cherches encore des proches à toi. Mais je t'en prie, pardonnes moi, pardonne moi, je n'ai que toi... Il n'y a que toi qui importe. »

Au lieu de s'écrouler en sanglot comme elle l'aurait cru, sa voix se brisa juste et ses larmes perlèrent sur son visage. Résigné à souffrir. « Je n'arriverai pas à surmonter ça sans toi. J'ai besoin de toi... Pitié...»


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Edwin I. Cross
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MessageSujet: Re: Stay with me   Jeu 7 Juil 2016 - 10:16

La voir ainsi, fuyante, triste, presque désespérée fit mal au fauconnier. Il avait contribué à la mettre dans cet état de mal-être lorsqu'il avait claqué la porte quelques temps auparavant. "Tu peux pas me fuir indéfiniment si ? " Bien évidemment qu'il ne pouvait. Déjà qu'il avait du mal à accepter le fait d'avoir imposé un ultimatum à celle qu'il aimait, comment elle croyait qu'il supportait l'idée d'être loin d'elle ? Par moment Tam lui donnait des nouvelles. Ils n'étaient pas très proches, la considérant plus comme l'amie de Lilou. Lui avait préféré se réfugier dans ce qu'il savait faire de mieux. S'occuper de son Sora, son rapace. Par moment, il était rejoint par Norman, le fils Warren avec qui il passait des heures. Ce gamin lui rappelait tellement le sien... Travis était à peine plus vieux que l'enfant de Gary et Rose... Et puis il y avait la partie disant "Je sais que tu m'en veux" et Lilou ne croyait pas si bien dire. Les mâchoires du soigneur se crispèrent. Oui, il lui en voulait, bien sûr qu'il lui en voulait. S'il l'avait sauvé, ce n'était pas pour qu'elle se détruise à petit feu. Pouvait-elle, ne serait-ce que comprendre de ça ?! Peut-être, oui, si elle était là. Et puis, c'est qu'elle avait fait un choix, non ? Elle semblait choisir son couple plutôt que son paradis artificiel, non ?

Et puis il avait écouté la suite, assimilant les explications de la jeune femme auxquels il aurait voulu répondre que si tout le monde gérait sa peine comme elle, ils seraient déjà tous morts de faim, de froid et peut-être même bouffés. Cependant, il n'eut pas le temps de placer sa pique qu'elle reprenait la parole pour le couper dans son élan. Alors il l'écouta attentivement, sourcils froncés, soucieux. Était-elle en train de lui dire qu'en fait, elle préférait carrément s'empoisonner l'esprit ? Il en eut l'impression lorsqu'elle lui expliqua qu'elle avait eu BESOIN de se plonger dans son monde d'illusion. C'en était trop, ne voulant pas entendre la suite, il s'écarta pour rejoindre la porte, convaincu qu'elle lui disait adieu. Il ne voulait pas admettre que c'était ainsi que cela pouvait se finir mais avant même qu'il ait pu la dépasser, elle lui attrapa la main. Il tenta de s'extirper de son emprise mais elle s'accrochait avec la force du désespoir. Il pestait et elle reprit la parole.

L'âme du fauconnier se fissura à mesure que la voix de sa moitié se brisait. Il risqua un œil vers elle et vit les larmes perler sur ses joues. Il sentait de plus en plus clairement à quel point la jeune femme était brisée. Edwin déglutit difficilement quand il repensa aux proches qu'il cherchait encore. Jason et Travis était encore dehors, allez savoir où. Le michiganais savait que ses parents ne s'en étaient pas sortis, Julia, son ex, était morte sous ses yeux et tout ce qu'il savait c'est que son frère et son fils étaient dehors. Et puis, il l'avait elle. Lilou. Et elle n'avait que lui. C'est le petit "Pitié" qui acheva de fracasser l'âme de l'employé de zoo. Culpabilisant tout à coup d'avoir mit autant d'écart entre sa compagne et lui, culpabilisant parce qu'il l'avait abandonné à son sort en claquant la porte. Culpabilisant de ne pas l'avoir aidé à surmonter son addiction, préférant l'ignorer et la fuir. Il avait vu son frère se détruire à la drogue, la quittant uniquement quand sa copine lui annonça attendre un gamin. Comment le brun aurait-il pu accepter que la laborantine se tue à petit feu ? Fallait-il qu'il lui fasse un enfant pour qu'elle sorte de ce cercle vicieux ? Est-ce que ça marcherait seulement ? Pourtant il n'eut qu'un seul. Un seul, celui qu'il avait eut chaque soir à chaque fois qu'elle craignait de s'endormir. Edwin enlaça la californienne, la serrant fortement contre son torse.

- Je suis là. Je suis là, je ne te laisserai plus...

D'un coup, l'homme s'était fait tendre et doux. Il serrait la blonde contre lui, passait une main le long de son dos pour apaiser ses sanglots, laissant l'autre main se promener dans ses cheveux. Il posa aussi quelques baisers sur son front et ses tempes, souhaitant désormais la rassurer. Il avait eut peur. Peur de la perdre. Peur qu'il soit trop tard. Peur qu'elle lui annonce qu'à ses yeux, le couple paraissait moins important que la connerie qu'elle ingurgitait. Mais là, la coinçant entre ses bras, Edwin comprenait à quel point il tenait à Lilou. Oui, il en était amoureux et l'idée de devoir lui dire potentiellement adieu l'avait blessé. Pas plus qu'elle avec qui il avait été cruel mais il se doutait qu'un trou béant s'était crée pour elle.

- Je ne te laisserai plus jamais, Lilou. Plus jamais. Je serai là pour toi.

Délicatement, le fauconnier s'écarta pour pouvoir poser les mains sur les joues de son aimée, collant délicatement le front au sien tout en essuyant ses larmes des pouces. Il chuchotait comme pour que ses paroles n'appartiennent qu'à eux.

- Tu sais pourquoi je serai toujours là pour toi ?

Ed inspira un bon coup. C'était la première fois qu'il dirait à la demoiselle ce qu'il ressentait. Directement.

- Parce que je t'aime. Je t'aime Lilou...

Il lâchait la bombe, le lui disait une bonne fois pour toute alors que jusque là, l'un comme l'autre n'avait pas déclaré purement et simplement le sentiment qu'ils partageaient. Enfin, toujours aussi délicatement qu'il avait soulevé son visage, il vint coller ses lèvres aux siennes, effleurant les lèvres de la blonde tout doucement, l'invitant tout en lui laissant le choix d'accepter ou non les excuses silencieuse de son amant.


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Lilou Black
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MessageSujet: Re: Stay with me   Jeu 7 Juil 2016 - 21:25

En entrant dans cette dépendance, elle n'espérait qu'une chose, le récupérer. Ces jours passés à dormir seule, le sentir déconnecté d'elle, ne plus rien partager ensemble, a été les plus difficile depuis la chute de Century. Elle s'était senti aussi abandonnée que coupable de ce qui était arrivé. Lilou a le chic pour foutre sa vie en l'air et détruire ce qui peut la rendre heureuse. Peut-être pour ça qu'elle a mit autant de temps à accepter ses sentiments pour Edwin. Pour ça, qu'elle a réalisé combien il était important avant de pratiquement le perdre. Non elle savait que sans lui, elle serait incapable de continuer. Ça lui paraît plus qu'évident, il est sa seule raison de vivre. Quand elle avait prononcé son dernier mot, l'estomac était noué, la nausée la convoitait et son corps battait plus que de raison, aussi bien que ses oreilles et ses joues en devenaient brûlantes. C'était la peur, l'angoisse et l'espoir entremêlés. Puis enfin, le contact fuyant d'Edwin se transforme et les bras du jeune homme viennent entourer les épaules de Lilou pour la ramener contre lui. Avec ces mots, comme une promesse. Lilou ne tient plus et se mets à s'effondrer dans ses sanglots, le visage enfoui contre son t-shirt. Plus il essayait de l'apaiser plus elle pleurait. Elle avait eu si peur de l'avoir perdu que le soulagement en était insoutenable. Elle passe ses bras autour de sa taille et se serre finalement contre lui, s'assurer qu'il était bien là, qu'elle n'était pas truandé par un de ces rêves. Car ses excuses, elle a rêvée une bonne paire de foi de les faire et se réveillé toujours déçue que la réalité en soi tout autre. Et plus il promettait de ne jamais l'abandonné à nouveau, plus elle serrait son étreinte. Elle ne le mettait guère en doute. Mais à sa façon elle lui disait qu'il représentait beaucoup. Beaucoup trop d'ailleurs. S'il venait à disparaître, Lilou n'y survivrait pas dans l'état actuel des choses.

Elle eut du mal à le laisser s'écarter et le regarder à nouveau dans les yeux plus difficile qu'il n'y paraissait. Même si ses mots étaient devenues plus tendre, plus gentil. Elle craignait de revoir le dégoût qu'il avait montrer quand il l'avait traité de junkie. Elle n'arrêtait pas de pleurer cette idiot, tout était flou avec toute ces larmes. « Tu sais pourquoi je serai toujours là pour toi ? » Elle secoue la tête, encore secouer de sanglot. Elle essaye de relever le visage, de se calmer. Mais d'un coup, plus aucun souffle, ni soubresaut. Son visage se fige. Elle pouvait enfin ses yeux, ses yeux magnifique. Elle les regardait enfin à nouveau.

Si Edwin l'embrassa de manière douce après avoir attirer son visage, Lilou s'y perdit en écrasant ses lèvres un peu plus, approfondissant leur baiser comme un cri de désespoir. Elle y met tout ses sentiments, sa passion. Et entre deux baisers, elle laisse parler son cœur, un secret qu'elle gardait pour elle depuis des semaines maintenant. « Je t'aime Edwin... Oh je t'aime, si tu savais... » Bon pas dit qu'elle parlait de manière sensé non plus, si il ne savait pas, il ne pouvait plus l'ignorer. Les mains de Lilou emprisonne le visage du fauconnier, tout son corps se redresse et se rapproche d'Edwin pour s'y coller. Elle ne voulait pas qu'il arrête de l'embrasser, ni de la toucher. Elle se fichait de l'endroit, ni de sa fraîcheur, les flocons de l'hiver avait depuis longtemps disparu et Lilou ne voulait plus qu'une chose, c'était lui, qu'il l'étreigne aussi fort qu'il l'aimait. Elle était prête à échanger une drogue pour une autre.

Les lèvres de la californienne quittent celle du brun, seulement pour goûter sa peau, sentir l'odeur de son cou. Ses mains sont implorantes, tremblante. Comme si c'était la première fois entre eux. Pourtant ils avaient eu plus que leurs moments d'intimités et de partage. Ses doigts se faufilent sous son t-shirt, lui retire vicieusement le tissu de son torse en le caressant. Elle ne pouvait le laisser s'échapper ou fuir, elle avait besoin de le sentir, contre elle, contre sa peau, en elle. Dans un souffle presque coupé, elle l'implore. « S'il te plait Edwin... S'il te plait... Aime moi... »


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Edwin I. Cross
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MessageSujet: Re: Stay with me   Ven 8 Juil 2016 - 17:49

Il l'embrassait et elle répondait positivement. Plus que positivement d'ailleurs puisqu'elle voulait aller plus loin et le montrait de par son impatience, surtout quand le t-shirt du fauconnier tomba, dévoilant le torse que la jeune femme s'empressa de caresser. D'abord hésitant, Ed avait fini de lutter quand les lèvres de sa moitié vinrent s'écraser dans son cou. Elle le savait qu'il céderait si elle s'en prenait à cet endroit. Alors, pour lui prouver qu'il était partant, malgré le lieu qui n'était certainement pas propice à de telles pratique, le brun enlaça sa blonde, posant de multiples baisers sur son visage, papillonnant sur ses lèvres et venant les loger dans son cou. Délicatement, il défit Lilou de son haute, le laissant rejoindre le sien, sans vergogne. Un instant, il en profite, comme à chaque fois pour détailler ce corps qu'il adorait. En revenant se coller à la demoiselle, il glissa les doigts dans ses cheveux avec un sourire taquin, chuchotant alors près de sa bouche.

- Tu es certaine de vouloir le faire ici ?

Trop tard, il n'attendait plus de réponse, préférant passer les bras autour de la fine taille pour la maintenir étroitement contre lui. Les mains de l'homme glissèrent le long des côtes de la californienne pour s'arrêter à ses hanches, les caressant des pouces tandis qu'ils échangèrent un langoureux baiser. Elle voulait qu'il l'aime. Et il l'aimait plus que tout, se faisant un plaisir de pouvoir le lui faire comprendre à quel point ses sentiments étaient puissants. Ce n'était pas leur première fois mais à chaque fois, il éprouvait ce sentiment de renouveau quand il se retrouvait à coucher avec la laborantine. En y réfléchissant bien, quelque part, c'était une première fois puisqu'ils n'avaient jamais eu l'idée de le faire dans un endroit où les passages pouvaient être fréquents. Pourtant, peu importait dans l'immédiat que déjà il terminait de déshabiller la femme, sans précipitation, voulant profiter au maximum de cet instant.

N'ayant pas d'endroit plus ou moins adapter pour l'acte, Edwin souleva sa compagne et vint la poser assise sur les rebords du petit établi en coin de la dépendance, faisant tomber tout ce qui pouvait être dangereux. Paisiblement, le coeur battant la chamade et le désir déjà élevé, il vint se placer entre les jambes de la blonde, passant les mains sur ses cuisses. Son toucher se fait doux, il se fait patient, attendant le moment adéquat pour enfin la faire sienne. Le fauconnier multiplia baisers et caresses passionnés, intenses et désireux, allant jusqu'à l'intime pour lui soutirer quelques gémissements d'envie. Cherchant à contenir ses pulsions, l'employé de zoo vint parsemer chaque parcelle de peau de sa douce de quelques effleurements du bout des lèvres, alternant avec des taquineries du bout de la langue.

Enfin, revenant plaquer sa bouche contre celle de la jeune femme, il se colla un peu plus, craquant enfin et n'ayant plus envie de lutter. Il sentait la prise de la blonde se resserrer autour de lui et il vint enfin s'offrir à elle, la comblant tendrement et alors qu'il s'unissait à elle, Edwin n'avait eu de cesse de répéter combien il était amoureux de la blonde, la maintenant un peu plus contre lui, comme pour éviter qu'elle se défile ou tout simplement pour éviter qu'elle ne s'éloigne de lui. Il ne voulait plus être aussi loin d'elle, pas comme il l'avait été ces derniers jours.


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Lilou Black
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MessageSujet: Re: Stay with me   Ven 15 Juil 2016 - 1:01

Certaine de l'endroit, pas vraiment, mais Lilou était loin d'avoir envie d'y réfléchir. Loin d'Edwin depuis des jours, elle avait besoin de ressentir son étreinte, qu'il la désire, qu'il la rassure. Un appel à l'aide dans un appel au vice. Elle se laisse se faire dénuder et ses mains à elle, partent en exploration sur le corps légèrement musclé du beau brun. Ses caresses, ses baisers, le sentir, le toucher, l'embrasser. Tout ça l'excitait un peu plus, avec le désespoir de ressentir ses sentiments, le soulagement de l'avoir retrouver. Il la soulève doucement et elle se laisse emporter.

Au fond, la drogue était une sacré saloperie, mais Lilou le voyait comme un moyen de comblé ce vide qui la ronge depuis l'enfance, ce comble qui s'est amplifié à la mort de sa mère. Se sentant terriblement seule et abandonnée dans ce monde, elle avait bien trop de problème de confiance pour se jeter dans les bras du premier gars. Le cœur fragile, elle s'est brisé contre des murs plus d'une fois, mais sa mère a toujours été là pour réparer et recoller les morceaux. Lilou, gentille blonde, toujours entourés de copains et de copines, n'a jamais su créer de profond lien aussi éternelle que celui d'une mère et sa fille. Oh oui, elle aimait Edwin, elle l'aimait à s'en faire du mal, à en avoir peur. Peur qu'un jour tout s'arrête. Peur qu'un jour il parte à la recherche de son frère et de son fils. Peur qu'il meurt avant qu'elle ait pu se reconstruire. Elle lui avait enfin donner sa confiance mais la conscience était une salope qui lui soufflait les solutions de facilité. Se plonger dans les drogues, oublier ses doutes, renforcer un esprit fragile.

Une caresse entre ses cuisses lui arrache un gémissement qu'elle tente d'étouffer pour ne pas se faire surprendre. Il la torture amoureusement, elle l'embrasse, elle se cambre. Elle a tellement envie de lui. Enfin, comme si il répondait à ses prières, ils ne font qu'un et Lilou se sent merveilleuse bien. L'embrassant à chaque mouvement, se gavant de ses mots qu'il n'arrêtait pas de lui souffler à l'oreille. Lilou s'abandonne au traitement tendre et amoureux de l'homme qu'elle aimait.

Désormais, Edwin ne le réalisait pas, mais il était son monde, sa raison de vivre. Sans lui, Lilou s'écroulera au moindre coup de vent, ce qu'il lui avait promis avait plus d'importance qu'il ne pouvait le réaliser. Et dans la jouissance de ce moment, Lilou souhaita que rien ne change entre eux, que rien ne puisse les séparer à nouveau.


Il est naturel d'avoir peur, de là, né le courage.Kery James
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