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 God Was Never On My Side

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: God Was Never On My Side   Mar 1 Mar 2016 - 12:10


God Was Never On My Side
PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian n’allait pas bien, la petite conversation qu’il avait eue avec Daniel la veille ne faisait qu’empirer la situation. Sur le coup, ça l’avait un peu soulagé, mais après une nuit de plus sans dormir, il n’en pouvait plus. Il devait bien se rendre à l’évidence qu’il n’avait qu’un moyen d’allait mieux. Aller parler à Rosaleen. Elle l’écouterait et l’aiderait certainement mieux que n’importe qui d’autre ici. Il avait tué un militaire pour la sauver. Rien que ça, c’était compliqué à accepter. Il avait eu envie de rendre son âme également. Il était incapable d’accepter cette idée surtout après avoir vu la tête de la rousse dans le stade, qui n’avait fait qu’une chose en apprenant la nouvelle, s’enfuir. Il s’était alors retrouvé seul en plus de se sentir coupable d’avoir tué un homme avec une arme à feu, il s’était doucement détruit de l’intérieur, n’arrivant plus à trouver le sommeil ni l’appétit.

Il avait très peur, il ne voulait pas la perdre, est-ce la véritable raison pour laquelle le sommeil est dur à trouver ? Peut-être, il n’en savait rien et n’admettrait pas facilement qu’il est juste bien perturbé par la rousse. L’idée ne lui plaisait pas, même si une part de vérité se cachait derrière. Il secouait la tête en signe de négation. Peut-être un peu trop fort, il se sentait déboussolé, malgré ses efforts pour rester debout il perdit l’équilibre, heureusement le mur n’était pas loin. Il s’adossa à ce dernier pour reprendre ses esprits. Ses forces étaient en train de l’abandonner petit à petit. Il venait d'en avoir la preuve une énième fois. C’était sans parler de son malaise la veille. Il espérait que Rosaleen n’eut pas eu vent de ses exploits sinon elle risquerait certainement de s’énerver un peu. Ce qu’il comprendrait parfaitement.

Il n’avait pas cherché à dissimuler ses cernes, son visage semblait presque défiguré par ses deux traits violets sous ses yeux. Ils se creusaient un peu plus chaque jour. Il se demandait presque s’il disparaitrait un jour tant il était encré dans son visage. Il savait que pour disparaitre, il devrait commencer par dormir, mais ce n’était pas gagner encore. Il espérait qu’après cette journée tout irait un peu mieux dans sa tête. Une fois de plus, il s’était shooté avec plusieurs cafés pour reprendre un peu ses esprits et gagné en fluidité dans ses mouvements. Il avait fini par apprendre où dormait Rosaleen et avait décidé d’aller la voir. Il ne pouvait pas vraiment lui apporter un bouquet de fleurs, mais il aurait aimé. Il n’était pas très doué alors si un présent pouvait l’aider, il aurait été content.

C’est donc avec beaucoup d’appréhension qu’il toqua à la porte ou cette dernière dormait. La pièce n’était pas trop loin de l’infirmerie. Il était content de ne pas avoir eu d’escalier à monter. C’était vraiment une horreur avec sa démarche de canard boiteux. Il attendait patiemment qu’elle indique qu’il pouvait entrer. Il espérait ne pas l’avoir réveillé. Après tout c’était encore le matin, lui ne dormait plus donc il ne se rendait pas vraiment compte de l’heure qu'il était. La notion du temps, il l’avait perdue depuis bien plus longtemps. Il soupirait de soulagement lors que la petite voix lui indiquait qu’il pouvait entrer. Il ne s’était pas trompé, c’était bien l’endroit de Rosaleen. Il était content de pouvoir l’entendre. Une sensation assez étrange l’enveloppait alors qu’il ouvrait doucement la porte.

Elle semblait en forme, du moins plus que lui. Ce n’était pas vraiment compliqué quand on le regardait. Il ne faisait même plus l’effort de s’habiller correctement, fini le costume cravate tirée aux quatre épingles. Il avait toujours la chemise, mais elle flottait en dehors de son pantalon, elle semblait beaucoup trop grande pour lui. Il n’avait pas non plus mis sa cravate qui lui avait été fort utile pour sa jambe. Il s’en voulait, car il l’avait abimé dans l’opération. Enfin, aujourd’hui il n’était plus que l’ombre de lui-même. C’est donc avec le visage grave qu’on ne lui connaissait qu’à l’intérieur de l’infirmerie qu’il prit la parole. « Excuse-moi de te déranger, mais j’ai BESOIN de te parler. Si tu préfères, je peux revenir plus tard, mais je pense qu’on s’est évité suffisamment longtemps. » Il avait insisté sur le mot besoin, mais en même temps c’était la vérité. Ian ne lui en voulait pas de ne pas être venu le voir, après tout il n’avait pas fait le premier pas non plus. Il espérait juste qu’elle serait prête à l’écouter aujourd’hui.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: God Was Never On My Side   Mer 2 Mar 2016 - 19:16


''God was never on my side''
ft. Ian




Chacun tentait de reprendre le cours de leurs vies, s’accommodant à la nouvelle situation tant bien que mal. Certains y parvenaient mieux que d'autres ; et malheureusement pour elle, la rousse faisait partie des ''autres''. Elle s'était peu à peu isolée, n'étant en contact avec les membres du lycée que quand il fallait ; aider pour quelques soins, pour des rangements, ou toutes sortes de broutilles. Et comme à chaque fois elle se plantait avec ce sourire qui semblait contraster avec des yeux où la flemme qui y perçait avant semblait s'être atténuée. Mais elle prenait pour elle, essayant d'accepter tout ça et de ne pas se faire de soucis quant à l'avenir. La plupart du temps elle y parvenait, quand elle trouvait de quoi s'occuper. Mais le soir, c'était toujours la même histoire. Elle rejoignait assez tôt la salle de classe qu'elle avait investi, ressentant le besoin de s'isoler de toute cette agitation, mais il était évident que l'isolement n'était en aucun cas bon pour la jeune femme. Parce-que seule, couchée sur son duvet, elle fixait bêtement le plafond, repensant à la façon dont les choses avaient évolué en si peu de temps. Ce n'était pas des choses simples à encaisser, et elle avait plus que tout besoin du réconfort de sa famille pour ne pas perdre pied ; mais eux non plus n'étaient pas là. Elle avait bien eut envie d'aller voir Ian, discuter avec lui de tout ça, mettre les choses à plat, mais elle ne pouvait s'empêcher de le revoir tuer ces êtres humains, et c'était certainement l'une des choses les plus compliquées à accepter.

Elle avait à nouveau mit des heures à trouver le sommeil et en se réveillant ce matin là elle n'avait aucunement l'envie de sortir de sa pièce. Elle se l'était un peu appropriée, pour avoir un semblant de ''chez elle'', plaçant quelques bougies ci et là, déposant ses plantes et crèmes sur une table dans un coin. Une boîte en vieux bois orné s'y trouvait aussi, renfermant les nombreuses pierres qu'elle avait emportées avec elle. Elle avait rapidement enfilé la seule robe qu'elle avait emporté, apportant un peu de couleur dans cette pièce où les volets ne laissaient passer que de très légers traits de lumière. Elle s'était placée sur le sol, allumant une bougie devant elle et un peu d'encens, et avait récupéré son améthyste pour calmer un peu son corps, se déstresser et apaiser ses muscles noués par l'angoisse ; elle espérait que cette boule sans cesse présente dans sa gorge partirait, mais elle avait fait son possible pour ne pas pleurer depuis les récents événements, gardant ainsi en elle le plus gros de sa peine. Quand quelqu'un toqua à sa porte, elle s'effraya presque ; personne n'était venu depuis et elle se demandait presque si quelqu'un savait qu'elle était ici. Peut-être n'avaient-ils pas osé venir la déranger ?

Elle indiqua au visiteur qu'il pouvait entrer et, quand elle vit Ian, elle était partagée entre un poids qui s'enlevait, et la crainte que ce qui était peu à peu né entre eux se soit définitivement brisé. Elle le regardait avec des yeux un peu inquiets, et les mots de l'urgentiste n'arrangèrent rien à cette angoisse ; il avait parlé d'un ton à la fois suppliants et sec sur la fin, peut-être ne s'en était-il même pas rendu compte. La rousse avait évidemment besoin de lui parler aussi, mais elle avait peur de ne pas trouver les mots, de ne pas pouvoir mettre son appréhension de côté. Serrant un peu plus la pierre qu'elle tenait dans sa main gauche, elle lui répondit.

« Il faut qu'on parle oui... assieds-toi. »

Il s'était avancé de cette démarche claudicante qui était la sienne, rappelant une fois de plus à la jeune femme qu'aucun d'entre eux n'avait été épargné, que ce soit physiquement ou mentalement ; elle avait toutefois eu la chance de ne pas écopé d'une blessure grave. Suivant le brun des yeux, elle ne se rendit même pas compte que la bougie qui donnait des airs de rituels ou l’encens pouvaient peut-être déranger Ian, c'était comme elle était ailleurs, attendant le coup de massue de cet homme qu'elle appréciait et qu'elle craignait avoir blessé en ne parlant pas plus tôt. Cherchant ses mots, elle commença par engager une discussion banale sur son état.

« Ça a l'air d'aller un peu mieux ta jambe... »

Elle ne pouvait cependant s'empêcher de quitter du regard le visage fatigué de l'urgentiste ; ses traits devaient certainement être aussi tirés que les siens mais contrairement à elle, il avait bien plus de poids sur les épaules. Elle avait cru entendre qu'il ne se portait pas très bien, mais n'avait pas eut le courage de discuter plus en avant avec les personnes qui l'avaient entourées la veille et n'en savait donc pas plus que cela.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: God Was Never On My Side   Mer 2 Mar 2016 - 22:08


God Was Never On My Side
PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian essayait de déchiffrer le regard de la rousse, mais il n’y arrivait pas. Il avait l’impression que son regard vis-à-vis de lui avait changée. Elle avait l’air d’avoir peur, si c’était le cas et qu’il l’effrayait, ça serait bien plus compliqué que ce qu’il pensait pour retrouver sa confiance. Il avait le cœur lourd lorsqu’il traversa la pièce pour se rapprocher d’elle. Il savait qu’il avait été invité à le faire, mais il avait du mal à accepter sa présence ici. Il avait l’impression de se tenir debout dans le sanctuaire de la rousse et que sa présence n’était pas acceptée. C’était un maître dans l’art de se faire des films plus improbables les uns que les autres et aujourd’hui c’était tout particulier. Il s’était rendu compte que le manque de sommeil l’avait rendu paranoïaque.

Il était persuadé qu’elle ne lui aurait pas ouvert la porte et lui aurait mis une baffe qu’il aurait amplement méritée. Lui serait resté coi en attendant que ça se passe et qu’on lui claque la porte au nez. C’était bien différent puisqu’elle ne lui avait pas dit de dégager en le voyant pointé son nez. Il s’était donc simplement contenté d’obéir à l’ordre qui lui disait de s’assoir. Il aimait bien l’ambiance de ça salle. C’était calme et apaisant, il se rappelait qu’il dormait encore à l’infirmerie avec un peu d’amertume dans son regard. Enfin ce n’était pas vraiment important. Il s’assit en face de la route en se laissant glisser le long du mur pour ne pas se débattre comme un canard en essayant tant bien que mal de se poser sur le sol.

Il essayait tant bien que mal d’avoir l’air en forme ce qui ne devait pas être flagrant. En tout cas, il était content de pouvoir de nouveau la voir et pour une fois sans avoir tout un tas de personnes autour d’eux et pendant plus de cinq secondes. Il était vraiment heureux, mais son sentiment de peur ne voulait pas se dissiper pour autant. Il regardait la douce Rosaline, mais finalement avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit elle lui parlait de sa jambe. C’était comme pour commencer la conversation doucement sans parler directement du sujet qui fâche. « Ce n’est pas encore ça, mais oui. Du moins, maintenant j’ai une attelle donc ça m’aide à ne pas faire de mauvais mouvement. J’en ai pour au moins trois mois avant de pouvoir poser le pied par terre sereinement. » Il avait mal c’est sûr, mais il ne voulait pas se shooter, il avait besoin de se sentir vivant, mais si c’était de la douleur qu’il ressentait c’était mieux que rien. L’urgentiste était bien loin de pouvoir courir le marathon, surtout que courir ce n’était pas vraiment son fort.

Il regardait toujours la rousse avec un air résigné. Il n’avait plus qu’une chose à faire lancer sa bombe et voir sa réaction. Il passait une main sur son visage avec lassitude pour empêcher ses yeux de voir flou. Il remarquait alors sa barbe qui poussait alors qu’il était toujours impeccablement rasé jusque-là. Il s’était vraiment laissé tout entier à l’abandon et il s’en rendait compte aujourd’hui. « Ses derniers jours m’ont paru les plus longuets de toute mon existence. J’ai dû faire face à beaucoup de blessés ainsi qu’à Thalia qui a accouché, alors que je n’avais qu’une chose en tête venir te parler. J’aurais dû venir bien plus tôt. » Oui il aurait dû le faire, mais il en était simplement incapable, il faut bien l’admettre. Il s’était regardé longtemps dans un miroir essayant de trouver les bons mots lorsqu’il serait en face de la rousse et maintenant, il était devant le fait accompli et il avait peur.

Il regardait autour de lui, comme si les bougies plaçaient dans la pièce pouvait lui donner du courage. L’urgentiste avait déjà eu le courage de lui dire qu’il était triste et désolé, maintenant il devait arriver à lui expliquer qu’il n’avait à aucun moment pensé à mal et qu’il ne voulait pas la perdre, c’était bien évidemment bien plus délicat. « J’ai fait des choses atroces la dernière soirée qu’on a passé dans le gymnase, je le sais. J’en souffre encore aujourd’hui. Maintenant, si je ne l’avais pas fait, je ne serais certainement pas en train de te parler à l’heure actuelle. Alors si tu m’en veux je peux le comprendre. Si tu as besoin de me frapper ou me faire mal, je me laisserais faire sans rien dire. Mais s’il te plait, ne m’ignore plus. » Il ferma les yeux une seconde, tout son corps était en train de trembler, s’il avait était une feuille, en une rafale de vent il aurait été au sol. Le vent en question serait certainement les prochains mots de la rousse qu’il avait devant lui. Il attendait sa sentence sans rien dire.



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MessageSujet: Re: God Was Never On My Side   Mer 2 Mar 2016 - 22:58


''God was never on my side''
ft. Ian




La jeune femme ne pouvait s'empêcher de remarquer l'air stressé de Ian, et elle parvenait aisément à lire la peine dans ses yeux ; il semblait perdu et elle ressentit immédiatement la culpabilité la prendre. Elle aurait dû aller le voir d'elle-même, et plus tôt que ça. Elle le savait pourtant que c'était en discutant que les choses s'arrangeaient, et pourtant elle n'avait pas été capable de prendre les choses en main. La rousse avait cru pouvoir d'abord se mettre en accord avec elle-même, accepter ce qu'elle vivait et tout ce à quoi elle avait assisté, mais il semblait qu'il lui était impossible de faire cela et qu'elle avait besoin d'aide. Il fallait cependant bien qu'elle s'avoue que malgré ses craintes, l'urgentiste était exactement celui à qui elle avait besoin de parler pour aller mieux, ou du moins pour ne pas perdre pied et reprendre le chemin du haut.

Elle écouta le brun parler de sa jambe, souriant légèrement bien que ne pouvant retenir une petite grimace quand il annonça les trois mois qui l'attendaient. Elle jugeait cependant qu'il savait mieux que quiconque ce qu'il faisait et qu'il valait mieux qu'il se repose ; ce qui était loin de faire à l'heure actuelle, toujours entrain de se déplacer à droite à gauche pour venir en aide à tout le monde. Elle s'apprêta à répondre quand il entra dans le vif du sujet. Ils y étaient, ce moment tant redouté de règlement de compte, tentant de briser les murs qu'ils avaient eux-même hissés devant eux, s'infligeant des peines inutiles au vu de la situation déjà difficilement gérable.

Plusieurs sentiments traversèrent la galloise. Elle eut d'abord de l'admiration pour Ian quand il parla de tout ce qu'il avait eut à faire, puis elle se laissa prendre par une vague de joie quand il lui annonça qu'il n'avait juste eut l'envie de venir la voir. Il marqua une pause et elle attendit, sentant qu'il en avait encore gros sur le cœur et avait pour le moment simplement besoin d'une oreille attentive. Puis l'urgentiste reprit la parole, revenant sur ce qu'il avait fait, sur les raisons qui l'avaient poussé à le faire, et le cœur de la jeune femme se serra ; elle finit par ressentir toute la peine qu'il avait gardé en lui jusque là et le poids sur son cœur ne s'estompa pas. La culpabilité la prit une fois de plus, encore plus forte qu'auparavant. Il avait fait des choses atroces, oui, mais comme il n'avait si bien dit, s'il ne l'avait pas fait elle ne serait sûrement plus là, alors elle n'avait pas le droit de lui reprocher quoi que ce soit, ni d'avoir peur. Il devait avoir plus peur de lui-même à cet instant et il était inutile d'en rajouter une couche. Elle le voyait trembler dans la faible clarté de la pièce, et quelque chose en elle se brisa, peut-être qu'elle allait enfin pouvoir laisser sortir toute cette peine, mettre les choses à plat. Elle baissa la tête, regardant bêtement ses mains serrées qui devenaient légèrement floues.

« Je suis désolée. »

Elle avait parlé dans un simple souffle à peine audible, sa cage thoracique était comme compressée par les regrets qu'elle avait de ne pas avoir soutenu l'urgentiste comme elle l'aurait dû, elle avait le sentiment que c'était trop tard, et qu'elle avait faillis à sa tache. Elle n'avait cependant pas envie de tout gâcher et se rendait compte pour la première fois à quel point il avait prit de l'importance pour elle, étant peu à peu devenu la personne qui comptait le plus ici. Elle n'avait pas prit la peine de s'attarder sur ce ressenti, parce-qu'elle n'imaginait pas qu'elle puisse rester ici aussi longtemps, mais les faits étaient bien là : elle était encore là, et avait eut peur. Pas seulement pour elle, surtout pour lui. Peur qu'il termine comme les autres avec une lame en plein cerveau, et qu'elle ne pourrait plus jamais entendre sa voix. Sa peur repris une nouvelle fois le dessus, et elle fit son possible pour ne pas fondre en larme.

« Je... Sa voix s'était légèrement brisée mais elle avait repris après s'être éclaircie la gorge. Je ne t'en veux pas, Ian. C'est à eux que j'en veux, ceux qui nous ont poussé à prendre ces décisions, ceux à cause de qui le sang à coulé, mais je ne t'en veux pas... »

Elle ne l'avait pas regardé, sentant que le moment était mal choisi. Mais elle avait pourtant besoin de voir les réactions de l'homme, le sonder encore et savoir ce qu'il ressentait. Elle s'attendait à ce qu'il la secoue comme un prunier pour lui faire prendre conscience de tout ça, pour la faire revenir à elle, alors elle ferma un instant les yeux avant de poser son regard lourd de sens sur lui et de poursuivre ; elle ne faisait même plus attention à sa main aux jointures blanchies qui serraient la pierre un peu trop fort.

« La vérité c'est que j'ai peur. Peur de ce qu'il va nous arriver, de ce qu'on va devenir, de ce qui peut pousser les hommes à s'entre-tuer. Elle réfléchit un instant, se demandant si elle devait dire le fond de ses pensées et, baissant à nouveau les yeux, en vint à la conclusion qu'elle lui devait bien la franchise. J'ai peur de me retrouver comme eux, avec une lame dans le crâne pour que je ne sois pas un nuisible. »

Rosaleen avait survolé le problème même si elle en avait déjà dit assez. Elle omettait pour le moment de lui dire à quel point les nuits étaient difficiles, à quel point elle avait peur seule, angoissée à l'idée que l'un d'eux ne viennent en pleine nuit pour mettre fin à ses jours.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: God Was Never On My Side   Jeu 3 Mar 2016 - 9:26


God Was Never On My Side
PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian avait les yeux rivés sur elle comme si la fixer pouvait lui donner les réponses qu’il attendait. On avait l’impression qu’il voulait à tout jamais graver ce visage dans sa mémoire, mais en réalité, il voulait simplement essayer de comprendre ce qui était différent. Il reconnaissait ses traits, mais il la trouvait changée. Il ne saurait dire vraiment, mais il se doutait que c’était à cause des derniers événements. Il se doutait bien que vu ses croyances elle avait du mal à réagir. Il avait fini par la comprendre sans être sûr d’en saisir les subtilités. L’urgentiste faisait de son mieux, mais ce n’était pas toujours facile pour lui qui n’avait appris qu’à penser à ligne droite. On lui demandait actuellement de faire des spirales et des courbes.

L’image résumait plutôt bien le brouillard qu’il avait à l’intérieur de son être. Il avait besoin de lui parler, et c’est pour ça qu’il était là. Il avait l’impression d’avoir recraché la boule qu’il avait en travers de la gorge. Il essayait d’interpréter chacune des expressions qu’elle abordait, mais il voyait bien que c’était vain. Il n’était pas vraiment doué pour ça, il le savait. Rien n’indiquait que ce serait différent aujourd’hui en dehors du fait qu’il avait vraiment envie d’y croire et d’y arriver. C’est rempli d’étonnement qu’il vit les yeux de la rousse le quitter du regard et s’excuser. Une fois de plus il était surpris. Il ne comprenait pas. Il avait attendu plein de réactions, mais pas ça. C’était à peine audible et pourtant, il avait très bien compris.

Il ne voulait même pas d’excuse, elle n’avait rien fait de mal. Elle avait juste réagi comme elle le pouvait et ce n’était pas de la meilleure façon, mais il le comprenait. Il savait que le doux Rosaleen avait une idée bien précise de la mort et qu’il ne fallait pas trop la remettre en question. Il savait aussi que la vie n’était pas facile ici. Vivre n’avait jamais été facile, on est toujours confronté à des problèmes qu’on ne sait résoudre ou des choix qu’on ne veut pas faire. Il savait que sa rousse serait touchée parce qu’il venait de se passer, mais il n’aurait jamais pensé qu’elle le soit autant. « Tu sais Rosie, c’est dans la nature de l’être humain de se battre, il y a toujours eu des guerres aux quatre coins du globe. La seule différence qu’il y avait aujourd’hui c’est que tu connaissais la plupart des protagonistes. C’est normal, de leur en vouloir. Ils ont fait des atrocités sans nom. » Une fois de plus l’homme avait toujours agi de la sorte, mais il ne commenta pas plus ses propos alors qu’il pensait à l’extermination des juifs ou même à l’esclavage. L’Homme avait toujours fait des conneries…

Ian sentait qu’elle n’était pas bien en même temps lui non plus au final. Il avait l’impression de voir deux petits caliméro en train d’échanger leurs points de vue sur les éléments qu’ils avaient vécus. C’était une comparaison très drôle alors que leurs vies étaient loin de l’être. S’il avait été un homme courageux, il se serait rapproché d’elle pour la prendre dans ses bras et lui dire que tout irait bien. Cependant, il n’était pas comme ça et se contentait de la regarder. Il cherchait désespérément ses mots. Il était incapable de dire des mots gentils, ils avaient l’impression qu’ils s’étaient envolés de son répertoire. Il remarquait alors le point de Rosaleen. Il n’arrivait pas à comprendre son geste, mais il préférait ne pas faire la moindre remarque, quel que soit le sentiment qu’elle ressentait… C’était tout ce qui a de plus normal.

Elle reprit la parole et Ian faisait de son mieux pour analyser ses mots. Essayer de comprendre si un sens caché était présent en plus de ce qu’elle lui avouait.  « Ne t’en fais pas pour ça. Il aura fallu de longs mois avant d’user l’acceptation des civils et des actes vraiment impardonnables des militaires. Je suis presque sûre que ça ne se reproduira plus à présent. Je connais pratiquement tous ceux qui sont encore parmi nous et ce n’est pas parce que la plupart se sont transformés en survivant pendant l’assaut qu’ils sont pour autant des bêtes assoiffées de sang. » L’urgentiste repensait en cet instant au propre méfait qu’il avait fait. Il s’en voulait et se sentait coupable. Il devrait certainement vivre deux longues années avec ce sentiment sur la conscience. Il n’avait aucun moyen de le faire disparaitre. Même lorsqu’il dormait, il rêvait de ça, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’arrivait pas à dormir depuis des jours.

La peur de la rousse était bien évidemment légitime et il s’était rendu compte qu’il s’était attendu à beaucoup de choses sauf à ça. Pourquoi est-ce qu’un tel châtiment devrait lui arriver ? Oui certaines personnes la prenaient pour une sorcière, mais il ne tuerait pas pour le plaisir. C’était une certitude. L’ordre des civils était de ramener tous les vivants pour les faires soignés et d’achever ceux qui étaient déjà morts. S’ils avaient transgressé cette règle, Ian n’était pas au courant. Il était occupé ailleurs. « Pourquoi ? Il n’y a aucune raison qu’il t’arrive une chose pareille ! Je me suis interposé une fois, je le ferais une deuxième sans hésiter et même une troisième et surtout autant de fois qu’il le faudra. Avec Jared, vous êtes les deux personnes à qui je tiens énormément ici et je ne pourrais accepter de vous perdre. » Dans le feu d’action, il était capable de beaucoup plus de choses que lorsqu’il avait le temps de réfléchir à tête reposée. Il savait que ce qu’il avait réussi à faire une première fois, il pourrait recommencer.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: God Was Never On My Side   Ven 11 Mar 2016 - 18:31


''God was never on my side''
ft. Ian




Rosaleen ne pouvait s'empêcher de culpabiliser de ce qui était arrivé, de cet éloignement qu'elle avait mit entre elle et tous les autres, mais elle n'avait eut d'autre choix et il lui était encore difficile d'affronter les regards de ceux qui n'avaient pas hésité à abattre leurs semblables, ou à poignarder une nouvelle fois ceux qui étaient déjà morts. C'était sur ce point là qu'elle avait le plus de mal, c'était ça qui l'empêchait de dormir ; les revoir sans cesse commettre ces actes horribles, même Phil et Kaycee y avaient participé. Elle avait hoché la tête aux paroles de l'urgentiste, comprenant qu'elle n'était pas forcément en tord de leur en vouloir, mais aussi qu'ils n'avaient pas vraiment eut le choix. Ce qu'il confirma une nouvelle fois lorsqu'il repris la parole, parlant des ''survivants'' en lesquels ils s'étaient transformés. Sans vraiment le vouloir, elle repensa à la manière dont s'était passé, aux yeux vides d'émotions qu'ils avaient pour la plupart lorsqu'ils avaient tiré pour défendre le gymnase. Est-ce que tout cela valait vraiment le coup ? Probablement, mais il faudrait maintenant apprendre à vivre avec ça et ce n'était pas chose aisée. Les yeux toujours fixée sur la flamme de la bougie en bas, la rousse parlait d'une petite voix presque résignée.

« Je sais que tout cela ne s'est pas passé sans raison, mais avant ça n'aurait jamais pu arriver, il y aurait eut des lois, des sanctions... la mort est une sanction bien trop grande et personne ne devrait avoir le droit de l'appliquer. »

La galloise n'avait jamais été pour la peine de mort, estimant qu'il était bien plus bénéfique pour le coupable d'avoir le temps de réfléchir à ses actes afin de ne pas les reproduire lors de sa prochaine vie ; expier ses fautes avant de mourir, c'était de ça qu'il s'agissait, apaiser son karma. Alors qu'ils aient prit la décision de mettre en place une sentence aussi arbitraire... ça la dépassait complètement. Mais le mal était fait à présent, et il n'y avait plus aucun retour en arrière possible.

Quand elle avait dit à Ian une partie de ses pensées et qu'il avait tenté de la rassurer en lui disant que personne ne viendrait l'achever dans son sommeil, qu'il n'hésiterait pas à s'interposer entre quiconque lui voudrait du mal et elle, la rousse repensa à ce moment où elle avait poussé le militaire de toutes ses forces. Elle s'était rapidement retrouvée sous lui, bien amochée au visage. Et il l'aurait tuée sans scrupule si... si Ian ne l'avait pas abattu. Elle devait sa vie au brun, sans lui elle aurait finit sur le bûcher comme les autres, mais il l'avait protégée. Pourtant elle était partagée entre la reconnaissance et l'angoisse ; n'aurait-il pas pu simplement tirer dans le bras du militaire ? Ou dans sa jambe pour le déstabilisé ? Est-ce qu'une balle en pleine tête avait réellement été la seule issue ? Relevant la tête vers lui, elle ressentit la boule qui lui crispait le ventre remonter dans sa gorge, portant un flot de larme jusqu'à ses yeux qu'elle peinait à contenir.

« Pourquoi es-tu donc prêt à prendre la vie d'un homme pour sauver la mienne ? Comment fais-tu pour vivre avec ça ? »

Elle aurait dû le remercier, lui dire à quel point elle était heureuse d'être encore en vie grâce à lui, mais elle n'en fit rien. Parce-que même si elle n'avait tué personne, c'était comme si elle portait le poids de tous ces morts sur ses frêles épaules, comme si tout ceci n'était que de sa faute. La rousse espérait que Ian ne soit pas vexé par sa question même si elle avait eut conscience du fait que ses paroles soient déplacées. Elle pouvait cependant bien apercevoir que l'homme en face était blessé, et surtout épuisé par tous ces maux qui le rongeaient. Dans la lueur de la bougie devant elle, elle voyait le visage de l'urgentiste qui semblait comme changé depuis la dernière fois, il était toujours lui même, mais il semblait qu'il y avait quelque chose en plus, comme s'il portait lui aussi le poids du monde sur son dos, comme s'il avait eut un retour à la réalité monstrueux qu'il ne pouvait désormais plus fuir. Ne le quittant pas des yeux, la mâchoire serrée, elle ne se rendit même pas compte de la larme qui avait roulé sur sa joue, s'écrasant sur le dos de cette main serrée.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: God Was Never On My Side   Lun 14 Mar 2016 - 0:21


God Was Never On My Side
PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian ne pouvait détacher son regard du doux visage de la rousse. Il sentait toutes les émotions qui se chevauchaient dans son esprit. Il l’était certainement tout autant qu’elle, son métier c’était de sauver les gens et voilà que maintenant il les tuait. Il n’avait jamais tué avant, même s’il avait soigné des gens qui avaient fait des atrocités et qu’il n’avait eu qu’une envie de leurs dires non. Le serment d’Hippocrate, il l’avait signé comme tous les autres médecins et il avait fait son boulot correctement. Il laissait son cœur et ses émotions au placard, lorsqu’il enfonçait sa blouse sur les épaules. Il n’avait plus ce symbole à l’heure actuelle et avait simplement fait de son mieux pour la garder le plus longtemps possible sans s’écrouler. Il n’avait pas pu assister à tout ce que la rousse avait vu. Il savait ce qui s’était passé, Jared avait pris un malin plaisir à lui raconter tout ce qu’il savait.

C’était
encore qu’un enfant à ses yeux et le voilà contraint de tuer des gens qui était membre du collège depuis aussi longtemps que lui et qu’ils aimaient bien. La vie est vraiment injuste, le monde devient presque flou pour Ian. Une nouvelle fois le visage du brun se décomposa lors qu’elle parlait de la peine de mort. Il avait si longtemps lutté pour sauver des gens qu’il ne comprenait pas non plus. Cependant, d’un autre côté, il n’était pas choqué à l’idée de tuer un homme qui était la cause d’une extermination de masse. « Avec tout le respect que j’ai pour toi, nous n’aurions jamais pu juger les militaires. Moore n’aurait jamais puni ses hommes et en admettant qu’il le fasse, ils les auraient enfermés trois jours au cachot pour montrer l’exemple avant dès les libérés avec la parole qui ne recommencerait pas. La prochaine, ça aurait pu être Axel ou même Kaycee… » La fin de sa phrase resta bloquée dans sa bouche. Mais il avait eu peur qui lui arrive la même chose. Il aurait été hors de lui, s’il avait dû apprendre une telle nouvelle.

Il savait qu’il pourrait être violent pour la protéger, même si c’était loin d’être dans sa nature. Il l’avait déjà prouvé et il savait également qu’elle n’arrivait pas à l’admettre. Il n’avait pas besoin qu’elle le lui dise, il le savait. Il avait suffisamment discuté avec elle pour le savoir. Il ne voulait pas de remerciement, rien que de la voir bien vivante ne lui suffisait pour qu’il soit heureux aujourd’hui. Sa question ne l’attrista pas. Il s’attendait à entendre une question dans le même genre. Il savait qu’il devrait justifier son acte et c’est aussi pour ça qu’il était là. Il en avait besoin s’il voulait la rédemption. Il regardait toujours la rousse. Il sentait ses yeux brillés, il savait que son corps avait presque atteint ses limites.

Il inspirait un grand coup. Il n’avait pas de mot pour expliquer ce qu’il avait ressenti à ce moment présent. Il revoyait la scène, sa main tremblante tendue devant lui. « Je ne voulais pas lui tirer dans la tête, ni même le tuer. Je ne sais pas bien tirer, j’ai fait de mon mieux pour tirer de façon à être sûr que je ne te blesserais pas. De plus au moment où j’ai appuyé sur la détente il a bougé. » Peut-être qu’il se cherchait des excuses et qu’il l’avait volontairement tué, mais vu qu’il était piètre tireur il en doutait sincèrement. Ses images le hantaient et tout son être était perturbé, l’empêchant de dormir. C’est pour cette raison qu’il n’avait répondu qu’à la première partie de la question, la seconde était bien plus dure.

Il voyait la première larme couler le long de la joue de la Rosie, il se sentait encore plus mal. Il ne vivait plus depuis des jours. Sa vie s’était tout simplement mise en pause. Finalement c’était cette question qui lui faisait mal. Il sentait une sorte de colère mélangée à du désespoir monté en lui. C’est avec une dernière once d’énergie que d’une traite, il prononça les mots suivants. « Justement, je ne vis plus. Je ne dors plus depuis une semaine, le dernier repas que j’ai pris c’est parce que Daniel m’a forcé. J’ai eu un haut-le-cœur à chacune des bouchées que j’ai avalé. Je me suis tué à la tâche pour soigner les gens, au sens littéral du terme. » Il se sentait vidé, son corps s’affaissait un peu plus contre le mur qui le soutenait. Il avait les mains qui tremblait incapables qu’il était de se contrôler. Il était secoué par de légers soubresauts d’un homme qui ne voulait pas pleurer devant la femme qu’il appréciait, mais qui avait stocké la pression depuis bien trop longtemps et qui commençait à venir au bout de sa résistance physique.



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