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 The man may be worse than the monsters

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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Ven 1 Avr 2016 - 17:35

D’une main, celle qu’avait n’avait pas mordu au sang, l’homme l’avait soulevée. Dans sa poigne d’acier, elle ne semblait pas peser grand-chose. L’étau serrait sa gorge, puissant, coupant la voie à l’air qui cherchait à se frayer un chemin vers ses poumons. Selene continuait à se débattre, frappait ce corps bien plus solide que le sien, griffait les avant-bras nus, jusqu’à ce que des lambeaux de chair lui restent sous les ongles. Quand sa vision s’assombrit, au bord du précipice, ce fut son genou droit qui s’anima enfin. Coup déloyal sous la ceinture. L’agresseur lâcha sa prise, elle inspira douloureusement, titubant à l’aveugle.

« Se battre comme une fille » elle n’avait jamais aussi bien compris le thème de ce vieil album d’Emilie Autumn qu’aujourd’hui. Se battre bec et ongles, sans retenue, sans peur, car plus rien ne nous entrave dans nos écrins de bienséance. Une femme qui se bat est un monstre ; parce qu’elle ose tout, parce qu’elle ne craint plus rien. L’étudiante comprenait, mais se sentait épuisée désormais. Ses jambes peinaient à la porter, des taches noires dansaient toujours devant son champ de vision, ses oreilles bourdonnaient. C’était enveloppée dans un manteau de coton qu’elle se vit faire volte face, dresser son canon pour mettre en joue l’homme qui avait toujours une main crispée sur ses bijoux de famille, amorcer sa pression sur la détente et… le trou noir.  

Ce fut une douleur à l’arrière de la tête qui l’éveilla. Avant même qu’elle n’ouvre ses yeux bleus, ses sens la rappelaient à la réalité. Un hématome sous le cuir chevelu, des muscles engourdis, une odeur de agressive, et plus que tout : le goût du sang resté sur ses lèvres. Bien évidemment, on l’avait délestée de toutes ses affaires : sac, couteau, flingue… ça faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi nue.

Sa gorge lui faisait mal aussi. Quand une voix s’éleva dans les ténèbres, Selene mit de longues secondes avant de ne répondre que par un grognement enroué. Pourquoi ? Pourquoi être partie seule, et vers le sud, alors que Bobby lui avait parlé d’un chalet dans le nord… après ce qui s’était passé chez Ziggy, elle n’avait qu’à prendre le large, quitter cette ville gangrénée, plutôt que de s’offrir cette stupide « dernière aventure ». C’était couru d’avance : il n’y avait rien au bout de cette voie que les ennuis, mais son arrogance avait pris le dessus…

- Comment tu t’appelles ? demanda-t-elle faiblement.

La jeune femme avait ouvert les yeux mais restait allongée. De toute façon, il faisait noir. Autant attendre… que ses forces reviennent, que son imagination travaille, qu’elle trouve une solution, …

- On est dans la merde ensemble, autant qu’on connaisse au moins nos prénoms…  

Savoir sur qui se reposer. Donner un nom à un souvenir, dans le cas où elles s’en sortaient, ou à l’unique alliée qui l’accompagnerait au moment de mourir. A cette idée d’ailleurs, elle était étrangement calme. Comme si son âme était partie depuis bien longtemps. Il ne restait qu’une enveloppe de chair gorgée d’émotions violentes et contradictoires. Une bête qui n’avait pas dit son dernier mot.

- Je commence si tu veux, dit soudainement la brunette en se redressant, je m’appelle Selene Sweetnam.

Ses yeux commençaient à s’habituer à la pénombre. Elle distinguait les limites de cette pièce. Pas très grande, on ne pourrait pas ajouter plus de trois locataires en positions assises. Peut-être un local qui faisait office de placard à ménage ? Il n’y avait pas de fenêtre, seulement une lucarne haut-perché et barricadée de scotch noir. Une vieille odeur de détergent et de serpillère sale s’obstinait, presque entêtante désormais. Aucun objet à l’horizon, rien pour permettre de fomenter une évasion ou une rébellion. Il fallait attendre…


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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Lun 4 Avr 2016 - 14:06

Le noir de la pièce commençait à s'éclaircir. Je savais que cela était du au fait que mes yeux commençaient à prendre leurs marques. L'endroit était assez restreint et cela était à double tranchant. J'avais tendance à me sentir en sécurité dans ce genre de lieu, mais je savais que dans ce cas de figure, la sécurité n'allait pas être présente.

Un grognement se fit entendre et pendant un petit moment, je crus qu'un Malade se trouvait avec nous. Pourtant, je vis seulement une silhouette se dessiner dans la peine ombre alors je sus rapidement que c'était mon imagination qui me jouait des tours. J'avais peur et le moindre son augmentait considérablement ce que je ressentais.

La jeune femme qui se trouvait dans la même merde que moi fini par prendre la parole pour me demander comment est ce que je me nommais. Je ne savais pas si cela était une bonne idée de faire les présentations, car cela allait nous lier et rien ne laissais penser que nous allions nous en sortir vivant. De plus, avec mon poignet qui me faisais souffrir je ne savais pas si j'allais être capable de me battre pour sortir de là.

Déjà que je n'était pas forte en mode combat en temps normal, il allait être encore plus compliquer de me battre dans cet état. De plus, je n'avais plus ni armes, ni affaire personnelle et là les chances était encore plus complexe. La demoiselle semblait avoir pas mal de ressource d'après ce que j'avais vu, mais je n'étais pas certaine qu'elle fasse le poids.

Elle se présenta à moi sous le nom de Selene Sweetnam. Bien que le courage faisait partie de moi en temps normal, j'étais aussi logique et en ce moment, la peur était tellement grande que je ne parvenais pas vraiment à ressentir la moindre parcelle de courage. J'attendis un petit instant avant de prendre la parole :


- Je me nomme Flann ... Flann Sinato. Est ce que tu vas bien?

J'avais envie de lui dire que sortir par la fenêtre après l'avoir fait exploser avec été stupide et que cela nous avaient mis en danger, mais au fond de moi, je savais que cela n'avait rien à voir avec ce que les deux hommes avaient en tête. De toute manière, sortir par la fenêtre avait été une solution bien que cela ne nous ai pas servi des masses.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mer 6 Avr 2016 - 22:15

- Ça va…, murmura l’étudiante.

En tout cas, elle n’était pas gravement blessée. Sa tête lui rappelait régulièrement le choc qui l’avait assommée, mais c’était surmontable. L’autre n’avait pas l’air très vivace. Flann. Terrorisée sans doute. C’était normal. Dans cette situation, c’était Selene qui était d’un calme inexplicable. Forgée par l’âpreté hivernale des derniers mois, elle n’était plus la même personne qu’avant le début du chaos. Avant elle aurait supplié, hurlé, paniqué. Désormais, elle comprenait que c’était inutile. Les Hommes étaient morts ou fous, chacun à leur façon. Cherchant indirectement à rassurer son alliée, la jeune femme lui glissa :

- Je les tuerai tous, et on sortira de là.

A mi chemin entre le chant d’espoir et la conviction inébranlable, sa voix ne trembla pas. Une détermination enflammée brûlait à l’intérieur de ses entrailles frêles. Elle avait beau n’être qu’une créature fragile, elle n’avait plus rien à perdre et était gorgée d’une rage inexprimée. Ils ne la connaissaient pas, alors qu’ils étaient si faciles à cerner. Des hommes sadiques, retranchées dans un bâtiment intramuros parce qu’au fond, ils avaient trop peur de s’aventurer dehors. Ils vivaient de larcins et de dépouillages de morts, ils s’armaient de-ci de-là. Si elles étaient toutes les deux encore en vie, c’était simplement parce qu’ils avaient des attentes particulières. Des « besoins » bestiaux dont leur survie de rat ne pouvait les libérer.

- Laisse-toi faire, souffla soudainement la musicienne, au début… laisse les faire. Ils ne nous tueront pas tant qu’on les « distrait », alors vaut mieux éviter de se faire tabasser. … le temps que je trouve une idée.

Comprendrait-elle ? Sans doute. Les femmes comprenaient toujours ce genre de situations ; celles où elles n’étaient plus rien que des corps de chairs consommables. La porte s’ouvrit brusquement et la lumière artificielle s’engouffra dans la pièce. Selene masqua ses yeux agressés et pendant de longues secondes, elle ne distingua rien d’autre d’une silhouette noir dans l’encablure de la porte.

- Aller debout mes jolies, on y va !

Une voix rocailleuse. Aussi rugueuse qu’un mur de béton. La musicienne se redressa et sortit à l’aveugle, se heurtant par mégarde au type qui empestant la clope froide. Il la poussa dehors sans ménagement. Leur geôle était bien un cagibi, dans un couloir éclairé par des suspensions fatiguées. Une des issues de secours n’était pas loin, à moins de 10 m, mais elle était barricadée de l’intérieur. Et puis, l’homme au timbre de roche n’était pas seul : il était accompagné d’un acolyte aux longs cheveux hirsutes et à la barbe mal entretenue. Il sourirait déjà, une expression perverse alors qu’il la détaillait de haut en bas.

- Par là.

On leur indiqua une voie. Remonter le couloir, descendre deux étages, revenir au rez-de-chaussée plongé dans une semi-pénombre, prendre un large corridor et débouler dans ce qui devait, jadis, être une salle de restauration. Aujourd’hui, la plupart des tables étaient repoussées contre les murs, les fenêtres étaient condamnées et dans un coin s’entassait tout un tas de denrées non périssables. Conserves, principalement, pack de bouteilles d’eau, aliments séchés, … leurs réserves.

L’éclairage était fatigué ici aussi. C’était même un miracle que le courant ne soit pas coupé. Selene comptait 6 hommes en tout. Ils ne s’affichaient pas comme armés ; sans doute n’avaient-ils que des armes légères. Celui qu’elle avait combattu plus tôt arborait un épais bandage sur sa main blessée et la dévisageait d’un air mauvais. La musicienne lui renvoya une expression illisible jusqu’à ce qu’on l’arrête devant un type distingué, vêtu d’un costume 3 pièces bleu foncé impeccable. A ses côtés, un acolyte hyper voyant avec un pantalon rouge et un pull orange fluo.

- Mesdemoiselles…, commença le type en costard, navré de vous avoir fait attendre. Moi c’est Doug, c’est grâce à moi et ma petite équipe que ce… « refuge » tient encore la route.

L’étudiante l’observa sans ciller. Mine de rien, ce mafieux du dimanche semblait organisé. Ils n’étaient peut-être pas nombreux, mais l’endroit était sous contrôle. Pas étonnant qu’ils s’en sortent si mal. En jetant un œil à Flann, elle s’aperçut seulement de son poignet enflé et violacé. Ce n’était vraiment pas le moment pour se casser quelque chose…

- Normalement on a une politique bien spéciale en ce qui concerne les intrus mais… vous n’êtes pas n’importe quels badauds égarés, on était bien obligés de faire montre d’un peu plus d’hospitalité.


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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Lun 11 Avr 2016 - 0:12


    Le plus gros de la tempête de neige était à présent passé et bien que celle-ci couvrait encore toute la ville d'un voile blanc, il était bien plus simple de s'y aventurer. On voyait nettement la différence avec l'hiver dernier, quand la neige dans les rues n'était qu'une sorte de boue noircie par les pots d'échappement des voitures ; là elle était belle et bien blanche malgré que de nombreuses traces étaient visibles. J'en ajoutais de nouvelles en passant avec ma bicyclette ; je n'étais pas vraiment revenu en ville depuis que j'avais trouvé Shawna au début du mois et je ne pouvait pas nier qu'il m'était bien plus simple d'avancer maintenant que le temps était un peu plus clément. J'avais longuement réfléchi avant de quitter la maison pour revenir, mais même si je prenais peu à peu conscience que je ne reverrais certainement aucun membre de ma famille, je ne pouvais empêcher une partie de moi d'espérer encore ; moi qui avant tout ça n'attendais plus rien du monde ou de la vie, voilà que maintenant que j'avais eu cette opportunité de recommencer à zéro je me remettais à espérer. Pathétique, mais quelle personne arrive à se rendre à l'évidence qu'il n'y a plus d'espoir pour les siens en une fraction de seconde ? J'étais peut-être un "taré" aux yeux de certains, mais je n'étais pas aussi insensible que cela, pas quand ça touchait les miens.

    Pédalant calmement en regardant à droite à gauche d'un air un peu absent, je me rendais compte que le couinement de ma bicyclette m'apaisait plus qu'il ne me stressait ; certes, si on abordait le sujet de la discrétion elle était quasiment nulle, mais je n'en avais rien à faire, je me sentais plus en sécurité qu'à pied. Passant aux abords d'une ruelle j'entendis des coups de feu, trois ; c'était quoi ça ? Fonçant les sourcil je descendis du deux roues que je calait contre un mur avant de passer la tête dans la rue en prenant ma machette. Deux femmes y étaient engagées mais rapidement rejointes par deux hommes ; elles ne faisaient pas le poids, c'était impossible. Mais devrais-je m'en mêler ? Ce n'était aucunement mes affaires après tout... Mais il semblait cependant que le sort en avait décidé autrement. Alors que je m'apprêtais à rebrousser chemin pour continuer ma route, je cru reconnaître Selene. Est-ce que c'était seulement possible ? Elle serait donc restée en ville depuis tout ce temps ? Je pouvais très bien me tromper, tout le monde se ressemblait à présent, les vivants venaient même parfois à ressembler aux macchabées. Mais si c'était vraiment elle... Le bénéfice du doute était bel et bien présent et je ne pouvais me résigner à la laisser dans une telle situation ; parce-que je n'avais aucune considération pour mes semblables, mais j'avais déjà croisé la jeune femme et je savais qu'elle ne méritait pas de telles horreurs, et celles que les hommes lui préparaient, à elle et son amie, pouvaient aisément se lire sur leur visage.

    Les deux hommes traînèrent les femmes à l'intérieur d'un petit hôtel dont une sortie donnait dans la rue ; ç'avait tout l'air d'être un endroit miteux, pas vraiment glorieux même avant que le monde ne change. J'attendis de longues minutes, peut-être dix, avant de m'engager plus en avant dans la rue ; je me déplaçais de manière assez furtive, ne pouvant voir combien ils étaient à l'intérieur. Passant devant une vitre brisée, je hasardais un coup d'oeil et me rendis compte que la chambre était vide et la porte avait été enfoncée ; enjambant le rebord je me glissais dans la pièce, mon arme toujours bien en main, et me calais derrière la porte, écoutant chaque bruit. Les minutes défilaient, je ne voulais pas me jeter dans la gueule du loup sans avoir réfléchi au meilleur moyen, au plus sûr... J'entendis plus loin des chahutements et des bruits de glissement, mais où les emmenaient-ils ? Est-ce que c'était le moment d'y aller... ? Je failli m'engager dans le hall quand je cru distinguer de nouveaux sons s'approchant. En effet, des pas passèrent juste devant me forçant à retenir ma respiration pour me faire le plus discret possible.

« Paraît que Doug a trouvé deux bonnes femmes, je sens que les jours à venir vont être sympas ! »

    Je ne pus m'empêcher d'afficher une mine de dégoût en entendant l'air intéressé et vicieux dans la voix de l'homme, son acolyte lui répondit d'une blague vaseuse avec le même ton baveux tandis qu'ils s'éloignaient. Je jetais un oeil rapide vers leur direction pour me rendre compte qu'ils allaient à l'autre bout du hall, là où une grande porte donnait sur quelque chose qui était peut-être une salle de déjeuner. J'étais déjà resté bien trop longtemps à attendre et si je traînais trop qui sait ce qui allait arriver... M'en approchant lentement tout en tâchant de rester aux aguets de ce qui m'entourait, je commençais à distinguer les voix venant de la pièce ; apparemment ce Doug était le chef, et ils devaient tous être là avec Selene et l'inconnue. Il fallait que je réfléchisse à la meilleure manière de procéder, ces hommes étaient indéniablement plus nombreux que moi et je n'avais aucunement envie de me retrouver pris dans leurs filets. Faisant demi tour pour retrouver la pauvre sécurité de la chambre où j'étais entré afin de réfléchir à une stratégie, j'évitais de justesse un coup de poing en pleine face, me le prenant finalement dans le torse. Sûrement un retardataire pour leur petite réunion... Sans réfléchir j'assenais un coup rapide de machette dans le cou de l'homme qui eut à peine le temps d'ouvrir de grands yeux avant de tomber mollement au sol. La tension était montée d'un cran et je creignait que cette altercation n'ait alerté le groupe entier. Jetant un regard rapide aux alentours pour trouver une solution, je me rendis compte que l'homme avait dans sa main un boîtier ; c'était ça, ma diversion ? Il n'y avait que deux boutons dessus, appuyant sur l'un d'eux, un bruit assourdissant ne tarda pas à se faire entendre alors que je voyais le rideau de fer de l'entrée s'ouvrir. Ils allaient venir, c'était inévitable... Mais les morts que j'avais vu sur mon chemin, non loin, risquaient aux aussi de venir, attirés par les coups de feu et maintenant le bruit strident du rideau qui s'enroulait.

    C'était quitte ou double. Soit les macchabées serait un avantage, soit ils causeraient notre perte à tous. Me précipitant derrière led cartons qui longeaient le mur de l'entrée, je m'abaissais derrière afin de me faire le plus discret possible, attendant le bon moment.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mar 12 Avr 2016 - 23:02

J'avais du mal à me souvenir de tout ce qui s'était passé après que nous nous sommes faufilés au dehors en passant par la fenêtre brisée par les coups de feu, mais je me souvenais nettement de la douleur. Je ne parle pas seulement de la douleur que je ressentais au niveau de mon poignet, mais aussi celle qui était la conséquence de la peur qui était en train d'enserrer mon coeur et mon estomac. Je sentais que les ennuis n'étaient pas terminé.

Je releva la tête en entendant les paroles que Selene venait de prononcer. J'avais du mal à croire qu'elle allait pouvoir nous sortir du pétrin dans lequel nous étions lorsque je savais qu'elle n'avait pas eus le dessus longtemps sur l'assaillant qui l'avait pris en grippe dans la cours de l'hôtel, mais je ne voulais pas le lui dire. Je savais que si je venais à faire ce genre de chose, l'espoir qu'elle semblait ressentir risquait de s'envoler bien plus vite que nécessaire.

Bien entendu, je n'étais pas stupide et je savais très bien que dans sa tête elle devait savoir. Savoir que nous nous en sortirions pas à si bon compte. Je ne trouva pas ce que je pourrais lui dire pour la conforter dans son idée vue que de mon côté je n'y croyais pas réellement. Je resta donc silencieuse jusqu'à ce que la demoiselle reprenne la parole. Je savais que cela était la meilleure des choses à faire, mais cela ne me plaisais absolument pas. Je n'avais pas envie de devenir le pantin de ces hommes dont nous ne connaissions pas vraiment le nombre. Je la regardais une seconde avant de prendre la parole :


- Je sais.

Ma voix était tremblante et montrait de manière claire que j'avais la trouille alors que celle de Séléne montrait une force étonnante que je ne comprenais pas. Pendant une seconde j'eus l'idée qu'elle était avec eux et que s'était pour cela qu'elle n'avait pas peur, mais lorsque la seconde fut passée, l'idée me sembla tellement ridicule que je ne pus me retenir de glousser. Je savais que la crainte jouait sur mes réactions, mais je n'avais pas du tout l'habitude d'agir de la sorte lorsque j'avais peur sinon cela ferais bien longtemps que je serais morte.

L'échange verbal entre Selene et moi fut des plus courtes, car la porte s'ouvrit assez brutalement sur un type plus costaud que ceux de tout à l'heure et cela ne laissait rien présager de bon. Il nous ordonna de nous lever, mais j'avais tellement la trouille que mes jambes ne voulais rien entendre. Je le vis s'approcher de moi avant de prendre la parole avec un ton dur et sec :


- Tu attends un invitation sur papier peut être?

Il m'attrapa le bras avec force que je sentis la forme de sa main si incruster. J'allais sans doute avoir sa marque pendant deux trois jours. Il nous guida à travers les couloirs du bâtiment en nous faisant tourner en rond comme s'il ne voulait pas nous permettre de nous orienter facilement. Je suivais le mouvement avec une grande difficulté, car la douleur devenait de plus en plus forte au point que mon corps menaçait de défaillir à tout instant.

Nous finîmes par entrer dans ce qui devait être la cantine des lieux et cette dernière était emplis de monde. Je n'aurais jamais crus que ce groupe serait aussi nombreux. Je ne voyais vraiment pas comment Selene allait faire pour tous les tuer comme elle l'avait dit un peu plus tôt.

Les deux hommes qui étaient venus nous chercher nous conduisirent devant un homme qui d'après ces dire devait être le chef de tout ces être infâmes qui nous regardais avec envie. Je comprenais très bien le sort qui nous étaient réservées et bien que cela avait été ce que j'avais pensée, je ne pus retenir mon corps de trembler. L'homme était mielleux avec nous pendant un petit moment avant qu'un bruit terrible se fit entendre. Il nous regarda un moment avant de se tourner vers deux de ses hommes et de prendre la parole :


- Conduisez celle ci au troisième étage. L'autre vas restez ici tandis que je vais aller voir de quoi il en retourne.

Les deux hommes s'avancèrent vers moi et me conduisirent dans les couloirs en passant par une autre porte. Je savais ce qui m'attendais. Une chose était certaine, j'allais devoir me débrouiller seule, car Selene ne se trouvait pas avec moi.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mer 13 Avr 2016 - 17:36

Les mots brûlaient ses lèvres. La jeune femme avait envie de faire de l’esprit, de les titiller un peu, de leur montrer qu’elles avaient du répondant. Du coin de l’œil, elle vit Flann. Terrorisée et bien consciente de ce qui allait se passer. Elles étaient des inconnues il y a peu et désormais, Selene sentait que leurs destins étaient liés ; ou leurs avenirs en tout cas. Elle voulait prendre la main de sa complice improvisée, lui faire comprendre qu’elle la défendrait, mais il y avait trop de témoins et elles étaient trop éloignées.

Un bruit fit sursauter la musicienne. Ça ressemblait au crissement d’un rideau de fer. A voir la tête que faisaient leurs geôliers, ce n’était pas prévu au programme. Pourtant, la peur que la pianiste maintenant scellée dans ses entrailles mit à mal sa résistance. Rien ne garantissait que ce contretemps leur serait bénéfique… peut-être qu’il annonçait pire. Elle n’avait même pas eu l'occasion de se mettre à réfléchir à une stratégie que déjà, un élément perturbateur venait ajouter une complication. Enfin…

Selene cessa de penser quand Doug désigna deux larbins pour entraîner Flann au troisième. Non ! Pas question qu’ils les séparent. Ce n’était pas tant la solitude qui l’effrayait, mais l’idée que son aînée soit seule avec ces types qui respiraient les mauvaises intentions. Le peu que l’étudiante connaissait de son alliée lui renvoyait l’image d’une personne fragile, perdue, que ces brutes n’auraient aucun mal à briser.

- Hé ! Emmenez-moi au troisième à sa place. Laissez-là tranquille, elle…

Une gifle lui coupa la parole et un bras se referma sur le sien. Une poigne solide. Son rythme cardiaque s’accélérait : finalement, rien ne se passait comme elle l’aurait pensé. Ceci dit, elle n’avait pas vraiment anticipée cette situation. Ses yeux bleus exhalaient peur et résignation quand le chef de la bande quitta la salle de restauration, son acolyte fluo sur les talons. Seuls deux hommes restaient en compagnie de la jeune femme : celui qui la retenait, un type sec et dégingandé, le faciès propre mais disgracieux, et l’hispanique qu’elle avait mordu au sang. Avant même que ce dernier ne fasse claquer sa langue sur son palais pour briser le silence malsain qui s’était installé, Selene comprit qu’elle allait passer un sale quart d’heure.

Le barbu peinait à dissimuler ce qu’il ressentait à l’égard de l’étrangère face à lui. Sans doute rêvait-il de la brutaliser jusqu’à ce qu’elle se casse en plusieurs morceaux. Une poupée de porcelaine, un parfait exutoire. Réduisant lentement la distance qui les séparait, il attaqua froidement en s’essuyant machinalement le bord des lèvres :

- T’fais bien la maline là. Tu joues la courageuse, tu veux t’sacrifier pour ta pote… mais t’inquiète. Même si tu pleures pas encore, j’te promets que ton p’tit cul va chialer avant ce soir.

L’étudiante se raidit. Pétrifiés sa détermination, ses plans d’évasion et ses apparences insensibles. Le ton de ce type témoignait de tellement de colère que ce qu’elle pensait pouvoir supporter avec bravoure la terrifiait désormais. Bientôt il serait assez près pour la toucher. Elle voulait lui cracher au visage mais n’avait pas de salive ; sa gorge était sèche et nouée. Vainement, elle tenta de se libérer, mais le type qui la retenait raffermit sa prise en ricanant.

- Aaaah… tu comprends maintenant ? Que t’as fait la conne et que tu vas pendre ? Tu peux te pisser dessus, y’a pas de honte. Tu seras pas la première.

Nouveau gloussement gras trop proche de son oreille. Ses pensées avaient du mal à se remettre en route. Il fallait qu’elle trouve quelque chose, n’importe quoi. Si elle devait mourir dans tous les cas, alors elle allait se montrer indomptable, pas vrai ? Leur faire regretter jusqu’au bout. Prenant une profonde inspiration, Selene parvint à bomber le torse et à défier son interlocuteur en plongeant dans ses yeux noirs ses glaciers bleus. Le barbu eu un sourire faussement impressionné et au moment où il allait ajouter quelque chose, un bruit résonna dans la pièce. Il ne fallut pas longtemps pour les identifier : deux ou trois rôdeurs, attirés par le bruit assourdissant de la grille un peu plus tôt. Ils cognaient sur les vitres condamnées, râlaient, griffaient, grognaient…

- 'Chier… occupe-toi en, Dan.
- Quoi ? Non mec, il faut mieux que je reste, t’inq-
- Ces enfoirés font un putain de boucan. Va les dégommer avant qu’ils rameutent leurs potes !

Selene serra les dents tandis que l’étreinte sur son bras se défaisait. Il n’attendait que ça ce type. Massant doucement sa main bandée, non sans grimacer, il observa son complice disparaître avant de poser ses yeux enflammés sur la musicienne.

- Plus que nous deux on dirait…
- Ouai…, elle réussit enfin à ouvrir la bouche mais ne pouvait empêcher sa voix de trembler, vous êtes sûr que c’est une bonne idée ? J'vous aurais tué tout à l’heure si je me souviens bien.

Les mots de trop, bien sûr. Elle se plia en deux quand le poing de son interlocuteur s’écrasa lourdement au creux de son estomac. Étranglée par la douleur, la musicienne tomba à genoux en toussant, l’impression que l’intégralité du contenu de ses boyaux venait de remonter jusque dans sa gorge.


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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Jeu 14 Avr 2016 - 15:20


    A peine quelques secondes après avoir levé le rideau de fer que j'entendis les mots tranchants de deux hommes qui s'amenaient vers l'entrée, ils étaient encore à une distance raisonnable alors que de nombreux morts faisaient déjà irruption dans le bâtiment. Bien, autant en faire un atout et les laisser faire diversion à ma place. Alors que je longeais les cartons pour rejoindre la pièce du fond où tous les hommes étaient réunis quelques minutes plus tôt, je ne pu m'empêcher de crisper tout mes muscles en entendant le sifflement plein de rage d'un des deux hommes.

« BORDEL ! Si je retrouve celui qui a osé descendre Andy je... »

    Je ne pris pas la peine d'écouter la suite, mon temps était compté, tout comme celui de Selene et de l'autre femme qui était apparemment avec elle. Ma diversion était efficace mais j'imaginais aisément qu'après tous ces mois de survie, ces mecs devaient forcément savoir se débarrasser de quelques macchabées ; voire même d'humains au vu de la manière dont ils les traitaient. En pensant à cela je ne pu m'empêcher de secouer la tête ; moi aussi, je venais de tuer un homme alors que je ne savais rien de lui... mais ça me faisait ni chaud ni froid, qu'importe si j'avais l'air d'être un monstre.

    J'arrivais au bout des cartons et comprenais vite qu'il me faudrait me mettre à découvert si je voulais rejoindre le réfectoire. Amorçant un pas en avant tout en restant sur mes gardes, je me fis surprendre par un homme qui arrivait au détour du couloir où je m'apprêtais à m'engager. Il ouvrit de grands yeux un peu abrutis et se précipita vers moi avec un couteau qu'il avait sortit de sa poche. La lame de son arme passa sur mon bras, je fis de mon mieux pour ne pas hurler, serrer les dents ; il ne fallait pas que quelqu'un sache que ce mec qu'ils cherchaient était ici, surtout pas... Sans ménagement, je lui offrais le même sort qu'à son copain Andy, prenant toutefois soin de ne pas endommager le cerveau ; une diversion en plus ne ferait pas de mal, et de toute façon c'était tout ce qu'il méritait, revenir en cadavre ambulant.

    Repoussant le corps je pris à mon tour la direction de la pièce au bout du couloir, jetant au préalable un œil derrière moi pour m'assurer qu'il n'y avait personne d'autre. La porte était entre ouverte et par dessus les râles des morts à l'extérieur on pouvait aisément percevoir des bruit de coups ; pas ces coups contre la vitre, des coups sur un corps. Des gémissements de douleur, le rire malsain d'un homme qui semblait prendre son pied en se sentant pour la première fois supérieur à quelqu'un. Passant par l'encadrement je me précipitais vers l'homme et lui assena un coup de manche dans le dos, appuyant mon pied sur lui une fois qu'il fut au sol.

« J'espère que t'as bien prit ton pied parce-que c'était la dernière fois. »

    Il parti dans un rire hystérique en tentant de se relever, comme si j'étais juste entrain de lui faire une bonne blague. Soupirant, ce fut la lame de ma machette qu'il rencontra ; quand il s'en rendit compte il était déjà trop tard. Me tournant vers le corps de la femme allongée sur le sol derrière moi, je serrais les dent et m'accroupis auprès d'elle en posant une main sur son bras. C'était bien elle...

« Selene ? Ça va aller.. »

    Je ne savais même pas pourquoi je disais cela, je n'avais aucune garantie que je parviendrais à nous sortir d'ici sains et saufs ; et si ça se trouvait, peut-être même qu'elle ne se souvenait même plus de mois. L'aidant à se redresser, je fis de mon possible pour ne pas faire attention à son visage crispé par la douleur.

« Elle est où l'autre femme ? Ces enfoirés ont parlé de deux... Tu pourras te défendre ? »

    J'avais haussé un sourcil à la fois inquiet et interrogateur. Si elle voulait qu'on sorte aussi sa copine de là, il faudrait qu'elle m'aide ; j'avais eut de la chance jusque là mais j'en avais assez bavé pour savoir qu'elle tournait bien trop vite. Sortant de mon pantalon mon couteau-évideur, je lui tendis d'un air un peu nerveux alors que les cadavres se faisaient de plus en plus nombreux de l'autre côté des fenêtres.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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The man may be worse than the monsters

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