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 The man may be worse than the monsters

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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mar 26 Avr 2016 - 14:16


    Flann était debout, bien que relativement chancelante et ayant l'air de mettre pas mal de poids sur les épaules de Selene, mais elle était revenue à elle. Quand elle me répondit concernant la lampe de poche, je me rendis compte que je n'avais même pas prit la peine de lui dire mon nom, mais était vraiment important ? Nous aurions tout le temps de papoter de futilités une fois sortis d'ici et à l'abri. La cage d'escalier, éclairée uniquement par le maigre filet de lumière de la lampe torche que j'avais récupéré dans le sac à dos, avait des allures de film d'horreur ; c'était toujours mieux que rien, mais il était délicat de vraiment voir chaque recoin et je ne serais pas étonné de me faire surprendre au dernier moment par un macchabées. Mais étrangement ça n'arriva pas et nous étions arrivés dans le hall ; à part les quelques cadavres bel et bien morts tués par le chef du groupe et son acolyte qui gisaient non loin, les autres semblaient avoir disparus. Probablement qu'ils avaient prit le chemin de l'escalier par lequel nous étions monté avec Selene pour rejoindre Flann, attirés par les coups de feu et je ne sais quel autre bruit de porte. Nous avions eut de la chance finalement, mais il ne s'agissait pas de faire comme si nous étions déjà en sécurité alors que nous n'étions toujours pas sortis de cet hôtel. Jetant un regard un peu inquiet vers Selene, d'un air presque désolé de ne pouvoir l'aider à soutenir Flann, je pris la direction de la porte surplombé de l'indication ''issue de secours''.

    La lumière entra dans le bâtiment, amenant avec elle ce froid glacé dont j'avais presque oublié l'existence. Mais ce n'était pas plus mal, après avoir passé du temps à l'intérieur, dans un endroit où l'obscurité et l'odeur de renfermer dominaient quoi que ce soit d'autre, ça faisait un bien fou. Tout en jetant des regards alentours, je pris une profonde inspiration comme pour nettoyer mes poumons de cette poussière humide qui empreignait l'air de l'hôtel. Je remarquais rapidement un unique mort, coincé dans cette petite ruelle sans issue apparente et lui assenait sans réfléchir plus que cela un coup de machette sur le crâne. Cela fait, je me retournais vers les deux femmes ; l'air frais semblait leur avoir à la fois mis une claque suffisante pour avancer encore, et d'un autre côté la clarté révélait encore plus leurs traits tirés et au bord de l'épuisement. Selene prit la parole, émettant une idée pleine de logique, mais son visage s'étira soudain en une moue horrifiée : Flann n'arriverait jamais à passer par dessus le grillage avec sa main.

« Il faut qu'on trouve une solution... on va pas pouvoir rester là bien longtemps. »

    Commençant à faire les cents pas, je me mit à réfléchir à une solution correcte pour nous tirer de là. Je pouvais toujours tenter de prendre la jeune femme sur mon dos mais je n'étais pas certain d'avoir la force requise pour nous hisser tous les deux par dessus le grillage, et il ne s'agissait de se casser autre chose en se réceptionnant mal. Cette idée était donc vivement à réfuter, tout comme sectionner les mailles du grillage puisque nous n'avions pas les outils adéquats. Passer par le bâtiment juste à côté ? Qui sait ce qu'il se trouvait à l'intérieur... Soupirant d'agacement, je fis un signe de tête vers l'endroit par lequel nous étions sortis.

« Je sais que vous avez vraiment besoin de repos là, mais il va falloir qu'on retourne à l'intérieur, il y a forcément une autre sortie... »

    Je ne voyais pas d'autre solution et n'avait aucunement l'intention de faire l'appât pour attirer la horde qui tambourinait au rideau de fer qui avait été rabaissé avant que nous ne montions. Je n'avais même pas envie de savoir combien ils étaient, plus vite nous bougerons d'ici, et mieux ce serait. Entrant à nouveau dans le bâtiment, je m'attelais à longer les murs pour trouver une porte, avant de me rappeler la porte par laquelle voulait sortir cet homme qui venait de la pièce où était Selene avant que je ne la trouve. Mettant un certain temps à me réhabituer à la pénombre, je ne vis qu'au dernier moment le mort qui venait droit sur nous et me contentait en premier lieu de le pousser pour remettre un peu de distance. La menace ôtée de sa misérable vie, je repris mon avancée en m'assurant d'un coup d’œil sur les deux femmes étaient toujours derrière moi. Arrivé à la porte, je posais ma main sur l’enclenchement qui n'ouvrait la porte que de l'intérieur.

« Restez sur vos gardes, n'oubliez pas les morts qui cognaient aux fenêtre du réfectoire. »

    C'était le seul inconvénient apparent : nous ne savions pas si les macchabées qui étaient aux fenêtre auparavant étaient toujours là ou s'ils avaient été attirés par le boucan de la horde à l'entrée principale. Ce ne serait l'affaire que de quelques un d'entre eux, mais mieux valait rester prudents. Resserrant ma main autour de ma machette, je poussais la porte nous menant à l'extérieur, espérant sincèrement que cette fois-ci serait la bonne.





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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Sam 30 Avr 2016 - 14:00

Lentement, je sentais que la température de mon corps revenait à la normal, mais je savais que cela prendrait pas mal de temps. L'important était que je commençais à me sentir mieux. Les mots prononcés par Selene qui me disais que je délirais complétement m'aidèrent sans doute un peu, mais j'étais soulager par le fait qu'elle ne me laisse pas comme je le lui avait demandé. Je tentais de lui sourire, mais cela ressemblait plus à une grimace.

Une fois que nous fûmes en bas des escaliers, nous nous sommes retrouvé non loin d'une porte au dessus de laquelle se trouvait un panneau lumineux indiquant la sortie de secours. Nous la franchissions rapidement pour nous retrouver en face d'un cul de sac. Enfin je savais que sans moi, Selene et l'homme aurait pus franchir l'obstacle, mais avec mon poignet qui me faisait toujours mal et mon corps qui ne répondait pas totalement cela m'étais impossible.

Avant que je puisse dire quoi que se soit, nous nous retrouvions de nouveau dans l'hotel et cela ne me plaisais absolument pas, mais est ce que j'avais vraiment le choix? Je savais bien que non alors je devais prendre sur moi. Je ne savais pas trop où nous nous trouvions et de toute manière je n'étais pas vraiment doué pour me repérer dans l'espace. Pourtant lorsque nous entrions dans la salle où nous avions rencontrer le chef de la bande, je n'eus aucun mal à reconnaitre l'endroit.

J'entendis les coups contre les carreaux de la pièce et mon regard se posa sur eux. J'avais peur, je savais qu'ils nous avaient vus et que cela nous mettaient fortement en danger. J'eus beaucoup de mal à réfléchir, mais je fini par prendre la parole :


- La fenêtre. Nous devrions repasser par la fenêtre, mais je ne saurais pas dire où elle se trouve. Je suis perdue.

Je savais que je pouvais passer par la fenêtre que nous avions emprunter tout à l'heure avec Selene, car il suffisait de descendre et non pas d'escalader. Je ne voulais pas rester ici plus que nécessaire alors je voulais trouver le moyen le plus rapide de quitter l'hôtel et m'éloignée le plus possible de cet enfer. Je jetais un coup d'oeil vers Selene et l'homme dont j'ignorais toujours le nom et en qui je n'avais pas réellement confiance pour voir ce que nous allions faire maintenant.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Sam 30 Avr 2016 - 19:29

L’incertitude faisait la tension monter d’un cran. La fébrilité de Selene s’ajoutait à sa fatigue, Axel soupirait d’agacement et Flann ne semblait pas encore en état de marcher seule. Les yeux bleus de la musicienne s’accrochèrent avec désespoir au grillage, comme si cela pouvait le faire s’abaisser, ou le rendre plus facilement franchissable pour son amie. Avant même que le protecteur de leur trio ne parle, elle savait déjà ce qu’il allait proposer et n’avait pas envie de l’entendre. Retourner à l’intérieur… même si les rôdeurs qui étaient parvenus à entrer devaient désormais tous s’être agglutinés à l’étage, l’idée ne lui plaisait qu’à moitié.

La pianiste suivit pourtant, consciente que cette issue était une impasse et que plus ils restaient exposés, plus le danger augmentait. Comparée à l’extérieur, l’atmosphère de l’hôtel était étouffante. Saturée par des échos astraux de violences, de sang et de meurtre. Longeant les murs à la suite d’Axel, ils traversèrent le hall où gisait encore Doug et son acolyte. Éventrés, le visage dévoré goulûment, jusqu’à l’os, ils étaient méconnaissables. Selene ne ressentait toujours aucune culpabilité mais détourna le regard, révulsée par cette vision cauchemardesque.

L’étudiante retint au dernier moment un hurlement lorsqu’une charogne jaillit de la pénombre omniprésente. Son cœur s’acharnait à vouloir s’échapper de sa cage thoracique, même lorsque son aîné eut achevé la créature d’un coup de machette. Elle fut encore plus estomaquée quand elle le reconnut : c’était l’un des pillards. Celui qui l’avait giflée, qui était censé être parti se débarrasser des morts. Dans le feu de l’action, elle l’avait oublié… heureusement qu’il s’était fait avoir, sinon il aurait très bien pu venir dans son dos et la poignarder, comme elle l’avait fait pour son chef. Une erreur à ne pas refaire. Axel conseilla de rester sur leurs gardes et ça, la pianiste ne se le ferait pas dire deux fois.

Soutenant toujours Flan, elle avança, ses yeux découpant les ombres pour ne rien laisser au hasard. On entendait effectivement encore quelques coups sur les carreaux, signe que tous les rôdeurs ne s’étaient pas amassés avec les autres devant la façade principale. Selene comprenait l’inquiétude de son amie, bouleversé par son regard éteint par la douleur, mais il n’y avait plus de choix à faire désormais : Axel poussait déjà la porte de l’issue auxiliaire.

- Ça va aller, assura-t-elle en grimaçant, ça va aller…

Le jour l’éblouit une seconde fois. L’air glacé s’engouffra dans ses poumons, douloureux et délicieux. De ce côté-ci, il n’y avait rien pour l’instant. Seulement de la neige foulée par des pas incertains, tachée de sang et de résidus cadavériques. Se dégageant lentement, son corps tout entier criant son agonie, la musicienne ferma la porte et se tourna vers sa complice. Délicatement, elle enveloppa ses épaules de ses mains fines.

- Tu vas pouvoir marcher toute seule maintenant ? Est-ce que tu-merde !

Deux charognes venaient de les repérer. La première rencontra bien vite la lame d’Axel mais l’autre s’agrippait déjà à son bras. Désarmée, Selene tirait son membre désespérément, tout pour l’éloigner des dents noircies de la chimère. De sa main libre, elle repoussa la tête décharnée, la peau grasse de sa joue glissant, ne lui assurant qu’une prise incertaine. Elle n’avait plus de forces, le temps que leur sauveur ne la libère encore une fois lui parut durer une éternité. Ses jambes abandonnèrent la partie, la musicienne s’effondra les fesses dans la neige, secouées de tremblement. Un bleu ornait son poignet là où la goule l'avait retenue. Sa vision peinait à faire le point, sa tête était lourde, toute la souffrance retenue jusqu’à maintenant lui explosait au visage.

L’avenue dans laquelle ils se trouvaient était redevenue calme, mais ça ne durerait qu’un temps. Toute notion de sécurité était éphémère désormais, plus que jamais. Reprenant doucement son souffle, elle parvenait doucement à recouvrir le contrôle de ses membres. Elle leva alors une main en signe que tout allait bien.

- Il faut qu’on s’éloigne d’ici… trouver une planque… le temps qu’on se repose et que… la horde se disperse un peu…

Ses yeux se levèrent vers Flann et Axel mais ne voyaient pas leur visage à cause de la lumière du jour qui l’aveuglait. Juste une seconde… ensuite elle se relèverait, prête à outrepasser ses propres forces pour survivre. Parce qu’elle n’avait pas le choix : c’était ça ou rester dans la neige à attendre de se faire dévorer.


HRP:
 


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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Dim 1 Mai 2016 - 17:33


    La proposition de Flann de passer par la fenêtre n'aurait pas forcément mauvaise dans un autre monde, à un autre temps, mais avec les macchabées qui y cognaient encore quelques instants auparavant et ceux encore présents dans le bâtiment, ce serait bien trop dangereux ; nous devions par ailleurs éviter de nous séparer, mieux valait tous sortir d'ici en un seul coup. Et par chance cette nouvelle porte donnait sur une nouvelle ruelle d'où nous pourrions aisément sortir pour quitter définitivement cet endroit. Mais à peine ce constat fut-il fait que j'entendis la voix paniquée de Selene et la raison en fut toute évidente : deux morts étaient venus nous accueillir, ils étaient sûrement de ceux qui cognaient à la vitre et avaient finit par s'en lasser et simplement attendre qu'un casse-croûte ne vienne jusqu'à eux. Et nous voilà. Soupirant une nouvelle fois, je repoussais celui qui n'était qu'à quelques centimètres de moi avant de lui assener un coup de machette sur le crâne. J'avais l'impression de ne pas avoir traîné, et pourtant le deuxième cadavre avait déjà une prise bien ferme sur le bras de la brune, lui râlant à la figure tout ce qu'elle représentait pour lui. Le tirant en arrière tout en m'assurant que Flann allait bien malgré la panique, il écopa du même sort que son compagnon de galère. Et Selene se laissa tomber au sol, comme si ç'avait été la goutte de trop. Prêtant attention au calme dans la rue, je lançais un regard empreint de patience aux deux femmes.

« Ca va aller ? C'est presque finit maintenant, on va pouvoir rejoindre la route et quitter cet hôtel de malheur. »

    M'approchant de la brune, je passais une main sous son bras pour l'aider à se relever, ce qu'elle fit bien qu'un peu chancelante. Je commençais à me sentir agacé et fatigué d'avoir eut à libérer autant de cadavres, eux qui ne méritaient que de rester bloquer éternellement dans ces corps en putréfaction. Mais il était évident que les deux femmes en avaient bien plus bavé et qu'elles étaient foutrement mal en point ; je me demandait presque à quel moment l'une d'elles tomberait de fatigue. Nous ne devions cependant pas traîner, les cris poussés et l'agitation n'avaient pas dû passer inaperçu dans le calme ambiant du quartier et il ne suffisait que de quelques minutes pour qu'une horde nous bloque de nouveau le chemin. Recalant les sac sur mes épaules, je ne pu retenir un petit plissement d'yeux tant ils commençaient à peser ; l'apocalypse limitait les réserves, mais s'ils n'avaient pas de lieu précis où crécher, ce qui était dans ces sacs était certainement tout ce qu'elles avaient. Glissant dans ma poche la lampe de poche de Flann, au cas où elle servirait encore, je hochais la tête aux mots prononcés.

« Oui il faut vraiment qu'on parte, pas besoin de courir Flann on a le temps. On va trouver une boutique ou un truc sûr. »

    J'avais jeté un regard compatissant à la rousse, parce-que même si elle avait reprit quelques couleurs, il me semblait évident qu'elle ne pourrait pas se mettre à courir, ni Selene, mieux valait qu'elles gardent les forces qu'il leur restaient pour plus tard. Mais si nous voulions marcher, il fallait partir maintenant. Me mettant en marche, je jetais un regard en arrière pour m'assurer qu'elles me suivaient bien et qu'aucun macchabée n'était arrivé de l'autre côté.

    Une fois avoir rejoint l'allée principale, on pouvait entendre de l'autre bout du bâtiment la horde, méconnaissable par ce chœur de râles. Il n'y en avaient que quelques en dans la rue mais, trop occupés à se traîner contre les vitrines, ils ne remarquèrent pas notre passage. Faisant signe aux deux femmes, je m'engageais dans la rue en face, mieux valait s'éloigner un peu de ce foutu bâtiment. Après environ cinq minutes de marche et trois cadavres en plus, je m'arrêtais devant une boutique de souvenirs qui faisait un angle ; les portes étaient ouvertes, mais elles pouvaient facilement être bloquées de l'intérieur avec les loquets toujours présents. Y pénétrant, je fis rapidement le tour de la pièce pour m'assurer qu'il n'y avait pas de danger immédiat et alla directement fermer à clé la porte qui donnait sur l'autre rue. Déposant les sacs des deux femmes au sol entre les babioles renversées, je me tournais vers elle.

« Ici ça sera parfait, et si des morts attendent à une porte, vous pourrez toujours partir par l'autre. »

    Le jour avait déjà bien tourné et je ne pouvais me permettre de traîner plus longtemps au risque de me faire surprendre par la nuit ou, pire encore, de me faire sermonner par Carmen qui avait tendance à se faire du mouron pour rien. Je ne pouvais qu'espérer que les deux femmes iraient bien et qu'elles trouveraient un endroit sûr où s'établir ; j'avais hésité un instant à leur parler de la maison, mais je n'étais pas certain que de nouveaux visages seraient encore les bienvenus, nous étions déjà suffisant et c'était à peine si nous ne nous marchions pas dessus parfois. M'accroupissant pour ranger dans le sac de Flann sa lampe de poche, je me redressa et me dirigeais vers elles, posant une main rassurante sur le bras de Selene.

« Je serais bien resté plus mais je vais devoir partir avant la nuit. J'espère qu'on se recroisera. »

    Un léger sourire, un regard empreint d'un mélange d'inquiétude, de fatigue, et de regret d'avoir à les laisser seules ici. Je leur intimais de faire attention à elles, prendre le temps de se reposer dans cet endroit qui était pour l'instant relativement sûr, puis leur signifiais qu'elles n'auraient qu'à fermer à clé une fois que je serais parti. C'était étrange ce sentiment, dire au revoir à quelqu'un sans être sûr de le revoir un jour en vie, c'était un concept nouveau que nous devions tous apprendre à accepter, et par conséquent limiter les attaches pour ne pas souffrir d'une quelconque perte. Mais malgré tout, j'étais heureux d'avoir revu Selene, d'avoir été là au bout moment pour elle et son amie. Faire quelque chose de bien pour une fois.

HRP:
 





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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Lun 2 Mai 2016 - 15:58

L'homme qui était venu nous aider enchaînait les Malades et cela ne devait pas être évident. Il devait mettre une énergie monstre dans cela et j'étais certaine qu'il devait commencer à se fatiguer. Nous devions rapidement nous sortir de là et si possible en étant toujours vivants. Lorsque les deux Malades se jetèrent sur Selene, j'aurais voulu pouvoir l'aider, mais mes armes se trouvait dans mon sac à dos. Il m'étais donc impossible de faire quoi que se soit et même si j'avais eus mon couteau avec moi, est ce que j'aurais eus la force pour réellement intervenir?

Ce fut l'homme qui se trouvait avec nous qui se chargea, une fois de plus, à nous permettre de continuer à avancer et surtout à respirer. J'avais envie de vomir à causse de l'odeur qui se trouvait dans l'air de l'hôtel et je me demandais si je finirais par m'y faire tout en sachant que le jour où je serais capable de ne pas sentir cette odeur de cadavre ambulant, je serais sans doute morte moi aussi.

Quelques petites minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés dans une autre ruelle et cette fois aucun obstacle nous barraient la route et cela était une bonne chose. Je suivis le mouvement vers un abri ou l'homme nous firent entrer afin de nous permettre de nous reposer un tant soit peu. Je le vis remettre ma lampe torche dans mon sac à dos avant de venir vers nous pour nous dire qu'il devait partir.

Je ne savais toujours pas son nom, mais quelque chose me disais que je finirais par le croiser de nouveau que se soit en tant que vivant ou en tant que Malade. Je le regardais avant de prendre la parole :


- Prend garde à toi.

J'avais du mal à lui faire confiance, mais je savais que je ne pouvais pas dire ou même penser au fait qu'il se fasse transformer. D'une parce qu'il ne m'avais pas toucher comme mon bourreau l'avait fait et ensuite parce qu'il s'était montré protecteur avec Selene et moi. Pourtant je n'arrivais pas à me sortir de la tête qu'il était de leur bande. Je me sentais perdu et pas qu'un peu, cela était sans doute du au fait que je me trouvais dans un état second.

Le médicament que l'homme m'avais fait prendre commençait à faire effet et je commencais à me sentir plus à l'aise dans mes mouvements et je savais que j'allais pouvoir faire le tour de la boutique pour tenter de trouver un petit quelque chose pour stabiliser mon poignet. Rapidement, je mis la main sur une trousse de premier soin. Je pris la mallette avant de revenir vers selene.


- Est ce que tu peux m'aider à attacher deux morceau de bois pour regarder dans la bouche de part et d'autre avec une bande?

J'espérais vraiment qu'elle accepte et de cette manière, je pourrais l'aider à son tour. Il faut dire que maintenant que je voyais beaucoup mieux, je voyais nettement l'état dans lequel elle était et elle avait autant besoin de soin que moi. Je la regardais en attendant de voir ce qu'elle allait faire avant de prendre la parole de nouveau :

- Où est ce que tu vas aller maintenant? Moi je dois continuer à chercher Aori. Je ne veux pas laisser tomber. Je ne peux pas.

Avec tout ce qui venait de se passer et les sentiments qui avaient franchi mon esprit, je savais que si je laissais tomber les recherches, je risquais de sombrer et de ne plus pouvoir me relever et cela était pour ainsi dire hors de question.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Lun 2 Mai 2016 - 17:07

Ce furent les bras d’Axel qui la remirent sur pieds. Oui, ils devaient filer. Blanche comme une craie, son visage presque méconnaissable à cause du bleu et de l’épuisement qui déformait ses traits, Selene hocha la tête et se remit en route. Sa vision périphérique était complètement brouillée, la couleur immaculée de la neige se mêlait aux gris sales des immeubles. Le ciel paraissait s’étendre, se fondre sur les toits décrépis et absorber leur monde brisé. Plus que l’énergie, ou le désespoir, ou la peur, c’était la reconnaissance qui aidait encore la musicienne a mettre un pied devant l’autre. Un homme, avec lequel elle n’avait rien partagé d’autres que quelques instants confus et morbides, venait de lui sauver la vie. Il avait eu le choix de passer son chemin, de les ignorer, même de partir avec leurs sacs contenants vivres, armes et utilitaires, mais non. La preuve que la générosité existait encore, même à une époque où la loi du plus fort à remplacer la justice.

L’étudiante ne vit pas vraiment les affrontements. Elle ne perçut que des râles, des bruits de coups, des sons sourds de corps qui tombe. Parfois, elle piétinait une neige gorgée d’un sang presque noir sans même le remarquer. Aveuglément, elle suivit Axel dans une boutique souvenir abandonnée depuis des mois. Les étagères frigorifiées étaient plongées dans une semi-pénombre, couvertes de bibelots que personne n’achèterait plus jamais. Tout était calme. Ça faisait tellement bizarre de ne plus avoir une horde de charognes forçant un grillage en bruit de fond que Selene eut presque l’impression d’avoir perdu l’ouïe.

Elle réalisa à quel point elle tremblait lorsque la main de leur aîné se posa sur son bras. Après un instant d’effort, elle parvint à fixer ses yeux dans les siens. L’étudiante regrettait de n’avoir que quelques mots à lui offrir, parce que la gratitude qu’elle éprouvait était bien au-delà d’un simple « merci ». Que pouvait-elle faire d’autre sinon survivre pour ne pas gâcher sa prise de risque ? Elle acquiesça, la gorge sèche soudainement, et murmura :

- J’espère aussi… fais… attention.

Quelques paroles étranges. Les mêmes qu’on prononçait pour une amie avant l’épidémie. « Fais attention sur la route / dans les transports / en arrivant » ; des conseils dénués de sens parce qu’en réalité, on savait que la personne ne ferait pas plus attention que d’habitude. De toute façon, on ne croyait pas vraiment en la possibilité d’un danger. Aujourd’hui, c’était différent, car Axel pourrait réellement mourir. Peut-être même que dans 5 min, au coin de la rue, il se ferait dévorer.

- Merci, souffla encore Selene lorsqu’il passa à nouveau la porte.

Tous ses muscles courbaturés, ses membres engourdis, étourdie par le silence, elle s’approcha lentement pour faire tourner le loquet. Elle s’assit alors à même le sol, contre une rangée de tirelire aux allures de statue de la liberté, et entreprit s’inspecter son sac. Jusqu’à maintenant, elle n’avait pas eu le temps de s’assurer que tout était en place. Elle venait de terminer quand Flann revint vers elle avec une trousse de secours, sans doute débusquée sous le comptoir.

- Je vais le faire oui.

Grimaçant, la pianiste se remit sur ses pieds et chercha à son tour. Il fallait qu’elle trouve de quoi stabiliser le poignet de son amie si elle voulait faire une attelle digne de ce nom. Pendant qu’elle inspectait un à un les rayons, aidée de sa lampe torche, elle répondit un peu laconiquement :

- Je vais quitter Seatte. Un ami m’a parlé d’un endroit… un chalet en bas de montagne, sur la route Fish Hatchery. J’ai pas de carte ni d’emplacement exact, alors le mieux ça va être de suivre l’autoroute U.S. 101 jusqu’à Sequim et changer de direction là-bas… c’est ce qu’il m’a dit, ajouta-t-elle en mettant la main sur deux règles en bois posées en vrac sous la caisse.

Selene revint alors vers son aînée, prit la trousse de premier secours pour en sortir un rouleau de bandage et commença son œuvre. Pour lui faire le moins mal possible, elle s’efforçait de manipuler avec attention mais ses mains fébriles ne l’aidaient pas. Voir le poignet gonflé et violacé était si impressionnant que la pianiste avait mal pour Flann. Tout en ajustant son attelle – c’était la première fois qu’elle faisait ça – elle releva ses yeux bleus pour les planter dans ceux de son amie. Elles étaient proches, physiquement, psychologiquement et sensoriellement ; unies par la douleur. Un vague sourire rompit la raideur ses traits fatigués de la musicienne :

- Tu pourrais venir tu sais ? Je ne veux pas te dire d’abandonner ton amie mais… pour l’instant, tu n’es pas en état. Tu devrais t’économiser pendant quelques temps et… habille toi aussi. Tu as des vêtements dans ton sac ? Tu vas attraper la crève si tu gardes leur robe de chambre.


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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mar 3 Mai 2016 - 14:56

Selene se leva après avoir dit qu'elle allait me donner un coup de main. Je lui en était déjà reconnaissante sans qu'elle ai commencée la manipulation qui, je le savais, allait être des plus douloureuse. Je la perdit de vu lorsqu'elle passa derrière une étagère pour se rendre vers le comptoir. Lorsqu'elle revint à mes côtés, elle avait deux réglettes de bois à la main. Je savais que cela serait bien plus solide que ce que je lui avait proposer comme attelle.

Selene me parla de l'endroit où elle avait l'intention de se rendre une fois que nous aurions quitter cet endroit. Le lieu avait l'air d'être splendide. Se trouver là-bas devait être sécurisant, mais pour le moment je ne pouvais pas quitter la ville. Je devais trouver Aori quitte à en mourir.

Je serrais les dents avec force pendant que Selene était en train d'attacher les deux réglettes avec la bande trouver dans la trousse de premier soin. Cela était vraiment très douloureux, mais je savais que si je criais, les Malades risquaient de m'entendre et surtout que Selene risquait de stopper ce qu'elle était en train de faire. Je ne voulais pas que cela se produise alors je faisais tout pour ne pas crier.

Une fois qu'elle eut terminée, j'avais les larmes qui coulaient le long des joues, mais je me sentais mieux. La jeune femme pris la parole pour me proposer de venir avec elle, même pour quelques jours, mais cela était impossible. Je regardais la jeune femme avant de prendre la parole :


- Cet endroit semble merveilleux, mais je ne peux pas. Je dois rester ici. Je dois retrouver Aori. Je sais que je peux la trouver. Peut être que nous pourrions y venir ensemble ensuite.

Je lui souris délicatement pour pas brusquer les douleurs qui était les miennes. Je fouilla dans le sac de premier soin et en sorti une crème pour les coups que je tendis à Selene avant de reprendre la parole :

- Tien tu devrais te servir de cela pour soigner tes bleus. Je vais passer la nuit ici et demain matin, je prend la route.

Je m'allongea sur le sol et je fixais le plafond pour tenter de chercher le sommeil, mais j'avais la crainte de ne pas parvenir à me réveiller. Je restais donc ainsi en silence pour laisser mon corps prendre un minimum de repos.
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