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 The man may be worse than the monsters

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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Sam 16 Avr 2016 - 21:54

Pendant que les deux hommes me faisais quitter la pièce, tout ce que j'avais en tête était le mot "Pourquoi". Je me demandais pourquoi j'étais entrée dans cet endroit, pourquoi je n'étais pas partie lorsque j'en avais eus l'occasion ou encore pourquoi Selene, qui ne me connaissais pas vraiment, avait crié de la conduire à ma place. Que de question qui faisait naitre en moi un sentiment nauséeux.

Je n'avais pas peur, mais je savais ce qui m'attendais lorsque nous serions arrivés au troisième étage. J'avais dans l'esprit le fait que je préférais être celle qui allait souffrir plutôt que cette jeune femme que je ne connaissais pas plus. J'avais la sensation que malgré le fait que nous ignorions beaucoup de chose l'une sur l'autre, un lien assez fort était né entre nous deux.

Peut être que cela était à sens unique, mais s'était ce que je ressentais. Plus nous montions, plus j'avais l'estomac qui se nouait de plus en plus et j'avais vraiment beaucoup de difficulté à me retenir de vomir. Je devais me montrer forte en attendant de trouver une solution pour me sortir de là. Nous finîmes par quitter les escaliers pour atterrir dans un couloir faiblement éclairé. Je ne voyais pas grand chose, mais le trajet ne dura pas éternellement. L'homme qui se trouvait devant moi se stoppa avant de se tourné vers moi avant de prendre la parole :


- Nous y sommes.

Il avait un sourire sadique sur le visage et je savais que mon bourreau se tenait devant moi. Il décala sa tête pour regarder son partenaire qui avait fait le trajet derrière mes fesses et d'un simple regard, ils semblaient se comprendre, car j'entendis un rire retentir derrière moi. La porte fut ouverte et l'homme que je ne voyais pas me poussa avec force à l'intérieur au point que j'en tomba sur le sol.

Je me redressa avec le plus grand mal à cause de mon bras et en me relevant, je vis nos affaires dans un coin de la pièce. J'aurais aimée me jeter sur mon sac pour en sortir mon arme et lui tirer une balle en pleine tête, mais pour le moment cela m'étais tout simplement impossible. J'allais devoir jouer le jeu assez longtemps pour trouver le bon moment.

L'homme était entrée derrière moi et avant attendu que je me relève pour allumer la lampe qui éclaira la pièce d'une lumière clignotante. Je n'aimais pas cela, mais je savais qu'autre chose allait faire de cet instant un véritable enfer. Il me regarda avec son sourire terrifiant avant de reprendre la parole :


- A poil, ma beauté.

J'avais envie de dire que je ne voulais pas, lui dire de tout simplement aller se faire voir ailleurs, mais ma gorge refusait de faire ce que je voulais. Je pensais que mon corps voulait tenter de me protéger contre un plus grand danger. Je finis par faire ce qu'il venait de me demander lorsque j'entendis de nouveau sa voix rauque qui me faisait froid dans le dos.

- Ne soit pas si rapide. Laisse moi le temps de profiter du spectacle.

La nausée était de plus en plus forte, mais j'arrivais tout de même à me retenir. Mes yeux se fermèrent pendant que je ralentissais le rythme de mes mouvements pour donner à cet homme ce qu'il attendait de moi. Lorsque j'eus terminée, je le regardais tendit que son attention parcourait l'ensemble de mon corps dénudé. Je me sentais honteuse alors que je savais que je n'avais rien fait de mal.

Il fini par se rapprocher de moi avec une lenteur des plus surprenante. Je sentis mes jambes reculer avant que mon dos heurte le mur derrière moi. Je ne savais pas trop où nous nous trouvions, mais la pièce était assez large alors que les murs étaient totalement dépourvu de fenêtre.

Je finis par sentir les mains glacées de l'homme se poser sur moi et se balader un peu partout sur moi. Il passa de ma joue à mes seins et de ses derniers jusqu'à mes fesses qu'il pinça avec force. Je sentis une douleur assez forte et des larmes couler sur mon visage. Puis un rire retentis. Il était en train de rire de ma détresse, mais je savais que tout cela n'était pas terminé.

En effet, je fini par entendre un bruit de fermeture éclair avant de sentir une chose dur et assez large entrer en moi. Je savais ce que s'était bien que s'était la première fois puisque je n'avais jamais fait l'amour avec un homme. Je n'avais eus que Aori comme partenaire et je savais que cela serait plus jamais le cas.

L'homme me pris par les hanches avant de m'allonger sur le sol pour continuer son jeu démoniaque. Je ne savais pas quand cela prendrait fin, mais je ne fis aucun mouvement de défense. Je le laissais faire tout en me sentant de plus en plus sale et honteuse. Par trois fois, je sentis un liquide tiède se répandre en moi avant qu'il ne se retire et remonte sa fermeture.

Je savais que maintenant, l'homme qui devait attendre dans le couloir allait prendre la relève alors, pendant qu'il se dirigea vers la porte, je me rendis prêt de mon sac pour chercher mon arme à feu. Je l'avais en main lorsque le second homme entra et je lui tira une balle droit dans la tête. Mon bourreau revint et il subit le même sort que son ami. J'en avait terminé avec eux, mais je ne voulais pas que l'on me retrouve dans cette tenue alors je remis mes vêtements avant de retomber sur le sol et de me remettre à pleurer d'une manière non contenue.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Dim 17 Avr 2016 - 1:27

- T’en fais pas, siffla l’homme avec une jubilation malsaine, j’vais pas trop t’amocher, histoire que tu restes baisable.

Un autre choc lui coupa le souffle alors qu’elle se remettait enfin, puis un autre, un autre, et encore. Quand la salve fut terminée, Selene était allongée sur le sol, inerte, son corps crispée par une douleur généralisée. Un hématome fleurissait déjà sur sa joue gauche, sa tête était bouffée par la migraine, ses membres tremblaient et un point sur sa cuisse la faisait atrocement souffrir. Sa lèvre inférieure était en sang, tachant ses dents blanches, son menton d‘ivoire et l’enivrant d’un goût de fer. Battue avant d’être violée, le tableau gagnant. Si seulement elle trouvait une ouverture, si seulement…

Soudain, un choc, une chute, une voix qu’elle croyait reconnaître. Ses sens étaient engourdis, tout son être demandait une trêve, mais elle s’efforça de revenir sur terre. Ne pas s’évanouir, garder les yeux ouverts, embrasser la réalité. Elle sut que quelque chose était différent car le rire de son bourreau s’était tu. Dieu merci, il déchirait ses tympans enflammés. Une main sur son bras, doux, un ancrage de plus. Quand elle le reconnut, la surprise se lut sur son visage tuméfié :

- Axel…

L’étudiante se souvenait de lui alors qu’elle ne l’avait finalement que croisé, des mois auparavant. Sans doute parce qu’à l’aube de son errance, il avait été, avec Justin, le premier visage avec lequel elle avait familiarisé. Les deux hommes lui avaient donné des vivres, ils l’avaient aidée. Ils n’avaient pas sympathisé et pourtant, elle savait que c’était des gens bien. Alors que faisait-il ici ? Faisait-il parti de la bande ? Toute autre option était tellement improbable…

Selene accepta l’aide de son aîné. Jamais ça ne lui avait paru si difficile de se redresser. Le monde tanguait encore, s’obstinant à vouloir basculer à la verticale. L’une de ses mains se crispa sur l’épaule alliée : le temps de se ressaisir, d’avaler la douleur. Ce n’était pas encore fini, Axel le lui rappelait en parlant de Flann, seule dans les étages. Au milieu d’un brouhaha de morts qui frappaient sur les fenêtres barricadées, la pianiste hocha la tête en attrapant le couteau qu’on lui tendait :

- Ça va aller, t’en fais pas.

Du dos d’une main, elle effleura sa lèvre inférieure fendue, enflée et sanglante. Aïe. Elle grimaça, une trace vermeille laissée en souvenir sur sa main laiteuse. Un grincement la fit sursauter, presque le même qu’un peu plus tôt : le rideau métallique. Il devait avoir été abaissé pour contenir l’invasion de zombies. Un nuage de râles s’intensifiait en provenance du hall mêlé à des grognements bestiaux bien humain et des appels à l’aide. Déterminée, ignorant les signaux de détresse envoyés par son corps, Selene suivit Axel vers l’entrée, passage obligé pour rejoindre les étages.

Ils découvrirent Doug et son acolyte fluo, encerclé par une vingtaine de rôdeurs. Acculé, ils avaient dégainé leurs armes et s’étaient mis à tirer dans le tas. Les cadavres tombaient un à un, plutôt habile les deux gaillards, presque aucun raté, mais leurs munitions s’épuisèrent avant le groupe de mangeurs de chair. Le chef avait pu ouvrir un passage pourtant, il franchit les rangs de morts, prêt à retrouver une position plus avantageuse. Ce fut l’instant que choisit l’étudiante pour sortir de l’ombre : se glissant dans le dos de leur kidnappeur, motivée par une démence vengeresse, elle le poignarda à plusieurs reprises. Le dernier coup se ficha entre les deux omoplates, jusqu’à la garde, et elle s’approcha de son oreille pour lui souffler :

- Merci pour l’hospitalité, « Doug ».

Elle se retira violemment et l’homme à demi pétrifié tomba au sol, paralysé par la souffrance. Deux rôdeurs se jetèrent immédiatement sur lui, le dévorant à même le visage. Son acolyte subit un sort similaire car, surpris par l’intervention de la musicienne, il avait oublié de riposter. La jeune femme était comme galvanisée par cette vision. Oubliée la douleur, il n’y avait plus que le sang chaud qui poissait sa main droite et les palpitations de son propre cœur. Cette fois, ce n’était pas de la légitime défense, ni une grâce charitable. Elle avait tué un homme parce qu’elle le détestait et… n’arrivait pas à s’en vouloir.  Deux coups de feu la ramenèrent immédiatement dans le présent.

- Flann !

Sans savoir si Axel était sur ses talons ou s’il se débarrassait d’abord des quatre zombies restant, Selene s’envola vers les escaliers. La peur était revenue, peur de découvrir que l’irlandaise était morte et qu’elle n’avait pas su la protéger. En arrivant au troisième, elle ralentit, prudente, tendant l’oreille ; mais rien ne lui parvenait à part les rumeurs lointaines des rôdeurs qui cherchaient à entrer et… des pleurs. Des pleurs intenses, ceux d’une femme qui avait souffert.

La pianiste bondit sur le palier, le cœur prêt à en faire de même hors de sa poitrine frêle. Elle vit d’abord deux jambes étendues au travers de l’encablure d’une porte, puis le corps qui allait avec, puis son complice, puis…

- Flann ! Elle jeta la lame qu’elle tenait en main et s’accroupit à hauteur de son alliée pour prendre son visage entre ses mains, est-ce que ça va ? Qu’est-ce que… ils t’ont…

La question ne franchissait pas ses lèvres blessées, parce que c’était complètement évident. Pas besoin de le savoir, elle le sentait dans les larmes de son aînée. Sans réfléchir, sans vraiment savoir pourquoi, la pianiste prit sa complice du jour dans ses bras. Le geste le plus naturel qui lui était venu. Dans un coin de sa tête, elle songeait qu’elle n’avait pas dit à Axel de ne pas relever la grille : ils n’auraient qu’à rester cacher dans l’hôtel jusqu’à ce que les morts s’épuisent et aille voir ailleurs. Tant pis. Une seule chose comptait à l’instant et ses larmes se libérèrent également, se mêlant au sang qui coulait sur son menton. Des pleurs de compassion, de rage, de soulagement et de culpabilité…


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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Dim 17 Avr 2016 - 19:43


    Je fus étonné que la brune me reconnaisse, après tout le temps que nous avions passé chacun de notre côté dehors ; mais en y réfléchissant ce n'était pas si étonnant que ça, disons que ne croisait pas des centaines de personnes par jour maintenant. Selene eut un instant de flou avant de se ressaisir et de prendre l'arme que je lui tendais, je n'attendais pas réellement d'elle qu'elle se sorte d'ici seule, mais j'avais le sentiment qu'elle pourrait se défendre si le besoin s'en faisait sentir. Une fois relevée, je la regardais de longues secondes pour m'assurer qu'elle allait ''bien'', et derrière ses nombreux bleus elle semblait avoir repris ses esprits. Nous nous sommes alors dirigés rapidement vers l'entrée afin de rejoindre les étages où l'autre femme avait apparemment été emmenée, et j'ai pu y voir les dégâts qu'avaient engendrés l'ouverture du rideau.

    Deux hommes, apparemment le chef de la bande et son acolyte, étaient encerclés par une vingtaine de cadavres ; mettant mon bras devant Selene pour l'intimer à ralentir, je remarquais qu'ils savaient parfaitement comment tirer et ne loupaient que rarement leurs cibles. Mais c'était sans compter sur la haine de la brune pour ce qui avait été fait, elle profita d'une ouverture pour régler son compte au plus classe des deux. M'approchant prestement de la petite foule, j'assenais un coup de machette à deux morts qui s'approchaient un peu trop, regardant du coin de l’œil le deuxième homme leur servir de repas.

    Ni une ni deux, la musicienne ne traîna pas à se mit en route vers le troisième étage, grimpant les marches quatre à quatre malgré son corps affaiblit par les coups. Je la suivais en jetant des regards alentours pour m'assurer que nous avions éliminés tous les membres de la joyeuse petite bande, avant de la suivre jusqu'à une pièce où deux d'entre eux étaient allongés, morts. Selene se dirigea précipitamment vers son amie, Flann comme elle venait de l'appeler, et je me chargeais de vérifier que ces deux hommes n'allaient pas se réveiller. Une balle chacun, bien logée en plein front ; je ne pu m'empêcher d'être impressionné par le sang froid dont avait fait preuve les deux jeunes femmes malgré toutes les horreurs infligées.

    Me tournant vers elles, je serrais les dents en voyant l'état de celle qui m'était inconnue ; elle aussi avait des bleus, mais contrairement à Selene elle était nue, et son visage était tiré par tout ce qu'elle venait de vivre. Je remarquais ses habits dans un coin et me mit dans l'idée de les chercher. Me dirigeant lentement vers elles, je couvris les épaules de Flann de sa veste, d'un geste relativement calme en prenant bien soin de ne pas entrer en contact avec sa peau ; après ce qui avait dû lui arriver, et il ne fallait pas être le plus intelligent pour savoir quoi, elle n'avait certainement aucune envie qu'un homme la touche. Cela fait je déposais ses affaires derrière Selene et me dirigeais lentement vers la porte.

« Prenez le temps qu'il vous faut, je serais juste devant la porte, au cas où. »

    Rien ne servait de les brusquer, et au vu des râles qui nous parvenaient encore de l'extérieur, nous ne pourront certainement pas sortir dans l'immédiat. J'espérais qu'il n'y avait aucune entrée par laquelle ils pourraient se glisser, ayant pris soin de ne pas rouvrir le rideau de fer ; nous aurions tout le temps de chercher la télécommande plus tard. Ramassant au passage le couteau que j'avais donné à Selene, ayant comprit que les affaires dans la pièce étaient sûrement les leurs, j'étais sortis en refermant la porte derrière moi. Ma machette bien en main, je m'accroupis contre le mur en attendant ; porté par les grognements des macchabées et les quelques reniflements qui venaient encore de la pièce derrière moi.

    Une fois de plus, l'humanité m'avait bien prouvé que cette apocalypse était la meilleure chose qui puisse arriver et que la nature profonde de l'homme n'est que le reflet d'une horreur sans nom et d'une animosité qui regorge des pires vices.





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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Lun 18 Avr 2016 - 19:11

L'acte répétitif m'avais démoli au point que chaque mouvement que mon corps tentait de faire étaient douloureux. Je ne parvins même pas à atteindre le tas vestimentaire que mon bourreau m'avait, pour ainsi dire, obligé à constituer. Je ne savais pas que lors d'un acte aussi violent pour l'âme humaine l'imagination nous faisait croire tout ce dont notre cerveau avait envi.

Ce fut cela qui me poussa à croire que je portais des vêtements sur le dos alors que ce n'était pas du tout le cas, mais en le croyant, je pus permettre à mon corps de trouver un minimum de repos en me rassoyant sur le sol aussi glacé que les murs de la pièce. Lentement, je remontais les jambes le long de mon corps pour tenter de trouver une position qui me permettrais d'avoir une toute petite sensation de sécurité.

Mes yeux me brûlaient à causse des larmes qui s'y créaient tendis que je fixais les corps des deux hommes que je venais de priver de vie. Je ne savais pas comment j'avais réussi à toucher pile dans le crâne sans louper ma cible au moins une fois. Non, deux coups avaient été suffisant pour arrêter cette partie du cauchemar. Je venais d'être violer et tout ce que j'avais en tête, c'était comment j'allais dire tout cela à Aori ou encore si je devais le lui dire.

Pour le moment, je voulais sortir d'ici, mais mon corps avait trop mal pour que je puisse faire un mouvement. Je savais que Selene était toujours entre leurs mains et le fait que je ne puisse actuellement rien faire pour elle fit redoubler mes pleures. Je ne me rendais pas du tout compte du bruit que je faisais et de toute manière cela m'importais peu.

Je tentais de trouver des réponses à mes pensées tout en essayant de surmonter la douleur qui était la mienne. Je n'avais pas une parcelle de mon corps qui ne criait pas une pause alors que cela était tout bonnement impossible. Je venais de perdre plein de chose depuis que j'étais entrée dans ce maudit bâtiment. Mon coeur était en mienne et salit alors que je pensais avoir trahis Aori en les laissant faire.

Je sentis une crise de panique grandir en moi alors que j'entendis des bruits de pas dans le couloir entremêlé de prise de parole. Mes sanglots étaient tellement fort que je ne fut pas du tout capable de comprendre ce qui était dit alors que les mouvements se faisaient de plus en plus proche. Je ne voulais pas que cela recommence et j'étais prête à tout pour l'éviter. J'étais même prête à aller jusqu'à retourner mon arme contre moi.

J'étais en train de penser à cela lorsque je vis une personne entrer dans la pièce. J'eus le réflexe de lever mon arme dans sa direction avant de me rendre compte qu'il s'agissait de Selene. Elle avait l'air d'avoir passée un mauvais quart d'heure. Je sentis mes mains trembler autour de mon arme à feu alors que je me contentais de la regarder. Je l'entendis prononcer mon nom avant de se jeter dans ma direction. Je ne sais pas pourquoi, mais l'étreinte de Selene était douloureux alors que j'aurais pensée qu'il aurait été réconfortant.

Je savais que la seule personne au monde que je voulais en ce moment était Aori, mais elle n'était pas là et que j'allais devoir me ressaisir pour pouvoir la prendre dans mes bras le plus rapidement possible. Lorsque la question de Selene arriva à mes oreilles, mon corps tout entier se mit à trembler et mes larmes coulèrent davantage. Je savais que tout mon être était en train de répondre à Selene. Je fermais les yeux une seconde avant de lui répondre :


- J'ai fais exactement ce que tu as dis. J'ai laissé faire et j'ai agit dés que j'ai pu. Je suis désolé.

C'était tout moi ça. Je venais de subir un acte des plus monstrueux au plus haut point et tout ce que j'avais en tête s'était que je n'était pas parvenue à aller aider la jeune fille. Elle était plus jeune que moi et en tant qu'ainée, je devais veiller dessus. Je serrais à mon tour la demoiselle et cette fois, le contact fut assez agréable en tout cas ce fut le cas jusqu'au moment où je fis quelqu'un d'autre entrer dans la pièce.

Le fait de voir un homme était terriblement terrifiant et je ne me sentais pas bien du tout lorsque ce dernier s'approcha de nous. Il eut un geste que je n'expliquais pas vraiment puisqu'il déposa une veste sur mes épaules. Pour moi, cela ne faisait aucun doute qu'il était avec eux. Un homme dans ces lieux ne pouvait pas être quelqu'un de bien et pourtant le geste qu'il venait de faire me faisais croire le contraire. Je défis légèrement mon étreinte avant de reprendre la parole :


- Qui ... Qui est ce?

Je sentis mon corps se remettre à trembler tout en me rendant enfin compte de la tenue dans laquelle je me trouvais. J'étais nu alors que j'avais été convaincu que j'avais remis mes vêtements et je ne comprenais pas comment cela avait pu arriver ce qui me fis pleurer de nouveau.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mar 19 Avr 2016 - 17:41

La déclaration de Flann lui fit l’effet d’un couteau planté dans ses entrailles. Oui. C’était elle qui lui avait dit de se laisser faire… même si son aînée s’en était sortie, même si ce n’était pas un reproche, elle se sentait coupable. Elle n’avait pas su respecter son engagement : l’irlandaise avait dû se libérer toute seule, parce que Selene s’était surestimée, parce qu’elle était finalement impuissante. Elle aurait dû être là, elle aurait dû tuer ces types de ses propres mains avant qu’ils ne touchent sa nouvelle alliée mais au final… c’était Flann qui avait été profanée, sans personne pour l’entendre.

Les lèvres de la jeune femme se pincèrent. Elle n’arrivait pas à parler, étranglée par un cocktail d’émotions brûlantes. C’était con, elles se connaissaient à peine, mais la musicienne aurait vraiment donné n’importe quoi pour se trouver dans cette pièce à la merci de deux porcs pendant que sa complice se faisait sauvée par Axel. Parlant de lui, il venait de se manifester et Flann se remit à trembler. La pianiste s’écarta, contemplant le visage ravagée par les larmes et déglutit difficilement en essuyant ses propres joues :

- Il est avec nous, ne t’en fais pas.

Ça n’expliquait pas pourquoi il était là. Ça attendra un peu puisqu’il était sortit pour laisser un peu d’intimité aux deux femmes ; geste très délicat de sa part. Les mains de Selene s’approchèrent tendrement, enveloppant la tête de l’irlandaise, ses pouces balayant doucement ses pleurs. Ensuite, elles glissèrent pour s’arrêter sur ses épaules. Il y avait tellement de choses qu’elle voulait dire à cet instant… des excuses, des encouragements, des promesses, des mots réconfortants… rien de tout ça n’acceptait de franchir ses lèvres blessées. A la place, l’étudiante lui glissa :

- Rhabille-toi, d’accord ? Juste pour quelques minutes. Prends le temps de respirer, je ne serai pas loin. Quand tu seras prête, je t’accompagnerai, on chercherait une chambre avec une salle de bain fonctionnelle, et tu pourras te laver. Ok ?

Elle espérait que oui. Après quelques instants à soutenir Flann, la musicienne se remit sur ses pieds. La tête lui tourna, elle dut se rattraper au mur le plus proche pour ne pas tomber. Maintenant que l’adrénaline retombait, son corps lui rappelait qu’elle aussi avait dégusté. Heureusement que le type n’avait pas cherché à la tuer en la frappait, il aurait certainement pu lui briser la moitié des os et lui endommager les organes. A la place, elle ne s’en tirait qu'avec de bons hématomes, mais elle n’était pas habituée à encaisser comme un boxeur.

Quand le monde cessa de tournoyer, elle sortit de la pièce et referma doucement la porte derrière elle. Sa lèvre inférieure ne saignait plus mais son menton était rouge de son sang. Le bleu sur sa joue avait adopté une teinte violacée qui faisait mal rien qu’à le regarder, et elle ne pouvait s’empêcher de grimacer à chaque mouvement un peu trop intense. Axel était là, accroupit dans le couloir, sa machette en main. Selene vint se placer devant lui et attendit qu’il relève la tête pour parler – elle ne réussirait vraiment pas à plier son corps encore une fois.

- Merci… je ne sais pas ce que tu fais ici, mais tu nous as sauvées, toutes les deux. Alors… merci.

Les remerciements, c’étaient comme les excuses. Parfois, on voudrait tellement que ce simple mot signifie beaucoup plus… elle n’était plus certaine de l’opinion qu’elle avait eu de son aîné la dernière fois qu’elle l’avait vu. Mais aujourd’hui, c’était clair : une reconnaissance et une estime éternelle. Elle lui devait littéralement la vie et son intégrité corporelle. Ses yeux couleur océan se posèrent sur les deux cadavres au crâne perforé. Le dégoût revint la secouer comme une vague. C’était difficile à demander, mais il le fallait.

- Dis tu veux bien… m’aider à débarrasser le couloir de ces types ? J’ai pas envie que Flann tombe sur eux en sortant, elle s’empressa d’ajouter : je ne te demanderai plus rien après ça et… si je peux faire quelque chose pour toi… tu n’as qu’à me dire. Je… vraiment, n’importe quoi.

Et elle le pensait. Jamais elle ne s’était sentie aussi redevable. C’était une impression lourde, aussi désagréable que le sentiment d’être souillée par la culpabilité du viol de son amie. Car c’était ce qu’était l‘irlandaise désormais… et à jamais.


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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mer 20 Avr 2016 - 12:10


    Les pleurs se calmèrent dans la pièce derrière mois et je peu percevoir par moment des bribes de paroles, je n'aurais pas été capable de les comprendre réellement mais ça n'avait pas d'importance, ce qu'elles disaient ne me concernait en rien et même si je n'avais que peur côtoyé Selene, j'avais ce sentiment qu'elle n'était pas ce genre de personne à tuer pour avoir ce que l'autre a. Je ne pouvais en dire autant de son amie, me demandant si elle n'allait pas me réserver le même sort que ses deux bourreaux si toutefois j'avais le malheur d'entrer dans la pièce. C'est pris dans mes réflexions que Selene me trouve, mettant tous mes sens en alerte ; j'avais replacé ma main autour de ma machette que je finis finalement par lâcher en m'apercevant que c'était elle. Je me relevais pour me mettre à sa hauteur alors qu'elle m'adressait quelques remerciements ; un léger sourire en coin étira mes lèvres.

« On va dire que j'étais là au bon moment... J'ai cru te reconnaître quand tu étais dehors, heureusement que c'est bien toi. »

    Inutile de lui dire que je n'aurais peut-être pas risquer ma vie pour quelqu'un que je ne connaissais pas, ou que je traînais dans le coin uniquement pour aller à ce magasin de musique auquel j'allais avant tout ça, histoire de récupérer du matériel pour ma guitare. Il y avait ce genre de moments où une personne était là, au lieu et au moment précis où il devait être. J'avais des questions également sur son amie, Flann, mais le moment n'était pas vraiment opportun. Quand elle repris la parole, s'excusant de ce qu'elle venait de me demander, je balayais ses paroles d'un geste de la main ; je n'attendais rien d'elle, je n'avais pas fait cela pour un quelconque service retour, mais simplement parce-qu'elle méritait de vivre. Je lui répondis néanmoins d'un ton un peu nonchalant.

« T'en fais pas pour ça, le principale c'est qu'on sortie d'ici vivants. Un nouveau sourire qui se voulait rassurant, avant de reprendre. Tu as raison, allons bouger ces corps un peu plus loin. »

    Me dirigeant vers les deux cadavres, je gardais un œil sur la brune, pas vraiment certain qu'elle était apte à les porter. Je pris le premier par les bras, attendant qu'elle prenne les pieds. Malgré ses difficultés et ses traits tirés par la douleur je ne dis rien, me disant qu'elle avait peut-être besoin d'être de la partie, comme une sorte de ''revanche'' ; elle était vivante et pouvait virer leurs corps où bon lui semblait, eux n'étaient définitivement plus. Une fois le premier corps déposé dans une pièce à côté où il n'y avait rien d'autre que quelques chaises, nous entamions le même processus pour le second homme ; ce fut plus rapide cependant, peut-être parce-que nous avions compris comment il fallait faire pour être efficaces. Cela fait, je refermais la porte derrière moi et posais ma main dans le dos de Selene d'un geste calme.

« Tu te sens bien ? On va devoir trouver s'il y a un moyen sûr de sortir d'ici, mais si tu as besoin de te reposer on a aussi le temps. »

    Ce n'était que vérité ; plus d'impératifs, plus de patron qui attendait, et le magasin de musique serait toujours ouvert même si j'y arrivais à minuit ; je me mis cependant en tête l'éventualité de devoir y retourner une autre fois, ne souhaitant pas faire la route jusqu'à la maison en pleine nuit. Les râles dehors ne s'étaient pas encore atténués, et j'étais quasiment certain qu'il devait également y avoir des macchabées dans le hall du bas, après le bordel qui y avait été mit, tous ne sont pas morts d'un coup en plein crâne. Nous devions rester sur nos gardes, nous assurer que nous ne risquions ''rien'' à sortir, ou toutefois que l'endroit était sécurisé si nous devions y rester encore un peu.





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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Jeu 21 Avr 2016 - 14:14

Je n'étais pas certaine de ce que les paroles de Selene, concernant le fait que l'homme qui avait déposé la veste qui se trouvait sur mes épaules, me rassuraient. Je crois que toute cette histoire va me pousser à craindre un minimum les hommes. Pourtant, je savais que tout les hommes n'étaient pas tous mauvais. Il suffisait de voir comment s'était comporté Bobby avec moi lorsque je l'avais rencontré.

Une seule chose était certaine pour moi, j'étais perdu et apeurée alors je devais prendre le dessus et trouver le courage de me redresser. Je croisais le regard de Selene lorsqu'elle me promis une salle de bain pour prendre une douche. Pour toute réponse, je fis un faible mouvement de tête avant qu'elle se dirigea vers la porte. Elle quitta la pièce en me laissant seule et cela fit revenir le flot de larme qui s'était un peu calmé grâce à sa présence à mes côtés.

Je fixais la porte dans l'espoir qu'elle s'ouvre de nouveau sur Aori venant me réveiller en me disant que tout cela était un simple cauchemar, mais cela n'était pas le cas et mon amour ne se trouvait pas là alors j'allais devoir affronter les choses seule. Mon regard quitta la porte avant de se poser sur le tas de vêtements et je ne pouvais pas me résoudre à remettre ses vêtements sur mon dos.

J'avais d'autres fringues dans mon sac, mais je ne voulais pas m'en servir avant d'avoir fait partir ce sentiment de saleté extrême que je ressentais. Je pris appuis sur le mur afin de me remettre debout. Cet acte ne fut pas simple, car mon corps tout entier me hurlais de me remettre assise, mais je ne voulais pas rester ici plus qu'utile. Je m'avançais lentement vers mon sac pour prendre les vêtements que j'allais avoir besoin pour me changer lorsque je remarqua une lumière sur le sol.

Je ne comprenait pas vraiment comment cela était possible puisque je ne voyais pas d'autre porte et pourtant il y en avait bien une qui avait la texture et la couleur du mur sur lequel elle se trouvait. Je mis un petit moment pour mettre la main sur la manière de l'ouvrir. De l'autre côté se trouvait un long couloir qui devait être adjacent à celui que j'avais pris pour arrivé là.

Je jeta un regard à la porte par laquelle Selene était sortie avant de sortir de la pièce en empruntant la porte que je venais d'ouvrir et sans la refermer, je m'avançais nue et avec mes fringues sous le bras le long du couloir. Je pris soin de longer les murs, car j'avais la crainte de tomber lourdement sur le sol et me briser autre chose que mon poignet.

J'ouvris la première porte pour arriver dans une chambre vide. J'avançais dans la pièce jusqu'au lit sur lequel se trouvait une robe de chambre en coton violet. Me sentant frisonner, je m'en empara et la mis sur le dos en laissant tomber la veste de l'homme qui selon Selene était de notre côté. Je m'assis sur le lit une petite seconde avant de tomber en arrière sans avoir eus le temps de me retenir.

Mon corps était totalement épuisé par tout ce qu'il venait de subir et il ne voulait plus rien entendre de ce que je lui demandais. J'aurais aimée pouvoir me relever pour me rendre jusqu'à la salle de bain qui se trouvait non loin, mais cela me fus impossible alors je restais là, allonger sur le dos en train de fixer le plafond avec une simple robe de chambre de coton sur le dos.

Lentement, mes yeux finirent par me lâcher à leur tour m'obligeant, lentement, à baisser les paupières et ces dernières refusèrent obstinément de s'ouvrir de nouveau. Un soupir s'échappa d'entre mes lèvres avant que je commence à m'assoupir. J'avais besoin de repos, d'un temps de calme absolu, mais je ne savais pas si tout le monde avait été tué ou non. Pourtant, je n'avais plus la moindre énergie physique pour lutter alors je me laissais partir.

Je vis Aori avec un grand sourire en train de chantonner faiblement dans la salle de bain alors qu'elle était en train de se passer la brosse dans les cheveux en comptant jusqu'à cent. Je n'avais jamais compris pourquoi elle faisait cela, mais lorsqu'elle se coiffait, elle comptait toujours jusqu'au chiffre cent. Je me trouvais derrière elle et je la regardais avec tendresse avant que j'entende sa voix :


- Viens ma puce, je vais prendre soin de toi.

Elle me sourit de la même manière qu'elle le faisait habituellement alors que je tentais en vain de m'avancer vers elle. J'avais les jambes pris au pièce dans un étau alors que Aori répétait la même phrase à plusieurs reprises. Je voulais la rejoindre pour la prendre dans mes bras, mais je ne pouvais rien faire et ce sentiment d'impuissance devint bien pire lorsqu'un Malade se jeta sur elle pour lui dévorer chaque partie de son corps alors qu'elle m'appelais pour je vienne lui donner un coup de main, mais je ne pouvais rien faire d'autre que de prendre la parole :

- Aori, je peux pas venir. Je peux rien faire.

Aori criait des pourquoi tu m'aime pas avec force alors ce que je ressentais pour elle était bien plus fort que le simple amour puisque j'étais capable de mourir pour la sauver, mais les cauchemars étaient cruelle et mon corps ne voulait pas se réveiller puisqu'il avait besoin de prendre un maximum de repos.
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Aujourd'hui à 15:02

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The man may be worse than the monsters

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